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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 10:50
Comme plusieurs d'entre vous, j'ai des réserves ou des désaccords sur certaines dispositions du programme, de la stratégie ou de déclaration du candidat Mélenchon. Cependant, j'écoute tous les candidats et force est de constater que celui qui me parait être le plus proche de mes propres convictions s'avère être le candidat que soutient mon parti le PCF. Je note aussi que Mélenchon en s'expliquant davantage s'approche encore d'elle. Bien sûr je peux déplorer que sur la question européenne il fait trop peu de cas à mon avis des interventions citoyennes et politiques des peuples européens et du peuple français lui-même. Oui je pense que la maîtrise de l'économie et de la finance ne peut se régler uniquement par un partage moins injuste des richesses, mais par une vraie maîtrise des banques et du système financier pour avancer sur de nouveaux critères de gestion. Oui, je sais qu'il revendique une stratégie dégagiste (qui pourrait faire ses preuves) en considérant second les partis politiques. Voire. Une réflexion de Mélenchon sur sa péniche appelant les spectateurs à faire et à participer, me laisse penser que les partis politiques ont encore, évidemment ôur moi, un grand rôle à jouer, dans les mobilisations et surtout dans les options politiques. Oui, je peux évoquer encore d'autres sujets qui me grattent.
Mais sur des sujets essentiels, emploi et salaires directs et différés, droits nouveaux des travailleurs, libertés, paix, éducations, investissements publics, préservation de l'agriculture et de l'industrie, élargissement de l'accès à la culture et la protection des artistes... beaucoup de thèmes rejoignent mes préoccupations et y répondent pour partie. C'est faire confiance au peuple, aux débats démocratiques qui enrichiront encore le programme et la pratique. Rien n'est figé. Tout au contraire. Tout devient possible. Les paroles maladroites ou regrettables concernant une majorité sans frondeurs, ne me feront pas dévier de l'essentiel. Eliminer les candidats du libéralisme et de l'aggravation d e la crise pour la grande masse de nos concitoyens. Ouvrir des perspectives enthousiasmantes de progrès sociaux, démocratiques et pacifiques. Mélenchon au 2e tour peut lever l'énergie populaire d'un changement attendu depuis des décennies. Et le rôle des partis qui se présentent comme révolutionnaires n'est-il pas de favoriser le possible aujourd'hui à notre porte? Je me refuse de me décourager en votant inutile ou blanc, ce qui reviendrait finalement à refuser le changement possible même s'il n'est pas tout celui que nous aurions voulu. Mais serait-est-ce un progrès ou un recul ? Bon tout indique, les personnes que je rencontre sont très intéressées, les regards et les décisions de vote bougent, que cela va dans le bon sens. Notre combat en sortira renforcé et validé. La fenêtre s'ouvrira-t-elle sur la lumière ?
C'est de notre responsabilité collective...et personnelle.
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 03:22

Ça vaudrait quand même le coup.

Imaginez JL Mélenchon au 2e tour !

Que croyez-vous qu'il adviendra ?

N'est-ce pas pensable que se lève alors un espoir irrépressible ? Que l'impensable encore il y a quelques semaines se produise ? Je veux parler de la volonté exprimée par de très nombreux électeurs de changer leurs vie. Et combien d'autres voudront le faire pour le 2e tour et ainsi concrétiser ce rêve inaccessible ?
J'entends ceux qui me disent déjà, mais Mélenchon ceci, mais Mélenchon cela...Et nous alors, nous tous qui aurons permis cela, qui voudrait ou pourrait être sourd à cette exigence massive ? Les difficultés d'entente actuelles ne seraient pas levées ? Bien sûr que si. A Montreuil Coquerel candidat contre les communistes ? En cas de victoire il occupera un poste de Ministre, à qui bon convoiter un siège de député pour lui inaccessible ? Faudrait-il que la FI présente des candidats contre les députés communistes sortants ou au contraire agir pour en faciliter leur élection, comme des candidats FI, Verts ou socialistes de gauche dans d'autres endroits pour former majorité parlementaire et gouvernementale ?
En cas de présence au 2e tour du candidat de la FI soutenu par le PCF, beaucoup de choses changeront. L'état d'esprit et la force de l'espoir imposeront la responsabilité que devront avoir tous ceux qui espèrent en la victoire du peuple.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 03:20

Les 10 jours qui ébranlèrent le monde. 10 c'est le nombre de jours qui nous séparent du 1er tour d'un scrutin présidentiel dont l'issue pourrait être historique. 20000 c'est le nombre de ceux qui' dans le nord décrié se sont rassemblés pour entendre le candidat de la FI et du PCF décliner le programme de progrès et des vers du poète communiste Paul Eluard, comme un message. Tandis que tous les réactionnaires qui rient jaune désormais, tente de dresser des digues contre l'élan populaire et l'espoir, la force du peuple enfle et semble balayer les vieilles badernes ringardes, remises au goût du jour comme un appel à l'aide, impuissant . L'hystérie s'empare des intelligences, la caricature remplace la critique, le mensonge la vérité. Ils sont tombés bien bas les gens de la haute, qui craignent pour leurs privilèges. La roue tourne, enfin.
Encore 10 jours. Les 10 jours qui ébranlèrent le monde.

 
 
 
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 13:21
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 16:01
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 09:19

janvier 2017

"Cher Jean-Luc Mélenchon,
J'aurais 70 ans bientôt.
Pendant de nombreuses années j'ai été militant communiste.
J'ai commencé à travailler à 14 ans comme beaucoup de jeunes de ma génération.
Adhérent aux MJC dès l'âge de 14 ans, puis au PCF à 16, j'ai quitté le parti sous le secrétariat de Robert Hue.
Je suis resté très proche de mes camarades communistes avec qui je partage l'essentiel de l'analyse et tous leurs combats.
Autant dire que des luttes politiques, des campagnes électorales, des votes de raison (souvent à contre-cœur), j'en ai vécu quelques uns.
Fils de déporté-résistant, contrairement à vous, je n'ai jamais été admiratif de Mitterand et Jospin m' hérisse le poil encore aujourd'hui.
Malgré cela, dès mai 2016, j'ai soutenu votre candidature car elle me semblait la plus (et elle me semble toujours) rassembleuse et électoralement la plus efficace pour lutter contre les droites et les démagogues se réclamant de la gôôôôche.
En octobre-novembre, lorsque le PCF a eu à se prononcer sur ses choix pour la présidentielle, je n'ai pas voté bien entendu puisque je ne suis plus adhérent, mais j'ai pu, à leur invitation, m'exprimer devant mes camarades.
J'ai défendu l'option du nécessaire soutien à votre candidature. Vous connaissez le résultat du vote des communistes à ce sujet. Je ne fus qu'un petit maillon de la chaîne et j'en suis bien heureux.
Dans le corset de la V ème République, l'élection présidentielle et les élections législatives sont indissociables. (A noter que nous devons cette inversion « des normes » à l’inénarrable Jospin).
Indissociables, parce-que à quoi bon être président sans majorité forte pour atteindre les objectifs annoncés ?
Aujourd'hui je ne comprends pas votre attitude sectaire (je ne veux pas comprendre, cela serait trop désastreux) qui va à l'encontre de l'intérêt collectif et votre refus de négocier les candidatures de circonscription.
Au-delà de vos paroles rendant hommage aux communistes lors de vos différentes interventions, j'entends, je lis, ici et là de la part des Insoumis des propos anti-communiste indignes, même des plus incultes de vos recrues ceci est fort regrettable. 
Votre charte n'est valable que pour les Insoumis. Vous ne pouvez pas l'imposer à vos soutiens et partenaires .
Sauf à ne pas vouloir une majorité forte pour nous donner les moyens de nos engagements de campagne, vous ne pouvez pas continuer dans cette voie, au risque de perdre ce que nous avons eu tant de mal à construire.
Persister dans cette logique est suicidaire et la faute politique vous incombera.
Vous connaissez la discipline politique et l’honnêteté des communiste français. Ils ne trahissent pas, jamais. Mais se sont (nous sommes) des résistants dans l'âme et par conviction. Respectez nous.
A défaut, nos chemins divergeront et vous porterez le poids de la déception.
Au contraire, faisons en sorte de construire des candidatures fortes qui nous permettent de remporter le plus grand nombres de sièges possibles.
Bien fraternellement ,
Gil Boulanger."

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 13:31
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 06:42

Je reviens ici sur un "papier" paru dans la NR le 26 novembre 2016 intitulé "Le Front d gauche veut mobiliser"

L'article d'une trentaine de ligne sur une colonne indique que les dirigeants du FDG n'ont pu s'entendre sur une stratégie commune et JLM qui a prématurément annoncé sa candidature avec la "france Insoumise" a pu choquer. 

En rappelant qu'en 2012 "plusieurs centaines de personnes ont fait campagne" (sic)  le "FDG (divisé donc) organise une première réunion publique pour "soutenir JLM17 et de créer des comités "France Insoumises" pour faire connaître le programme "l'avenir en commun".

Voilà pour les faits.

Maintenant le commentaire. 

Il est pour le moins curieux que l'article véhicule une telle confusion qui n'éclaire en rien les débats et les enjeux. Car enfin, de quoi s'agit-il pour les prochaines échéances électorales ?

Ni plus ni moins que de trouver les moyens politiques tout à la fois d'empêcher la main-mise de la droite extrêmisée et de l'extrême droite sur les rênes du pays et de relancer l'espoir pour parvenir à une candidature de gauche avec un programme progressiste partagé, pour une politique de progrès social, écologique, démocratique et de paix.

Or le programme du Front de gauche "l'Humain d'abord" se trouve éliminé, supplanté, remplacer par "l'avenir en commun" qui du coup n'est plus commun. Sur plusieurs points importants les différences, voire les divergences sont notables. Aussi est-il hasardeux d'impliquer le Front de gauche que d'ailleurs JLM17 , après que le  candidat auto-proclamé ait déclaré lui-même le FDG dépassé. Désormais, selon lui,  seul le cadre de la "France Insoumise" caractérise son projet. Donc clarté et vérité doit s'imposer dans le débat public. Donc, honnêtement, ce n'est pas le FDG qui se range dans la "France Insoumise" mais un certain de nombre de personnes, ex-front de gauche, qui font ce choix.

Pour ce qui concerne les communistes, inclus dans le front de gauche, ils ne souscrivent pas au cadre, selon eux étroit, de la FI. Ils militent depuis toujours pour élargir le rassemblement du front de gauche ce qui implique nécessairement de rassembler au-delà de nous-mêmes.

C'est paradoxalement l'inverse que produit du coup la "france insoumise" en refusant de s'ouvrir à la discussion aux autres et en exigeant comme seule solution politique, non pas la discussion et le compromis, mais le ralliement, au programme, à la candidature présidentielle auto-proclamée, puis aux candidatures de la FI aux législatives, dans le cadre de la FI et ses règles.

J'interroge : comment avec ces exigences unilatérales, réussir le rassemblement ?

Les communistes ont décidé majoritairement de ne pas ajouter leur  candidature à d'autres candidats déjà trop nombreux à gauche. Leur combat pour rassembler sur des propositions progressistes à gauche, avec comme fond le programme du FDG l'"Humain d'abord" guide leur action. Ils sont favorables et militent pour des discussions avec tous ceux qui le veulent pour d'aboutir à des propositions communes, viables. Pour ce faire et comme tremplin vers le rassemblement, ils ont décidé majoritairement appeler à voter JL Mélenchon en mobilisant par une campagne autonome, sur les moyen's économiques et politiques nécessaires pour un vrai changement, sans intégrer le cadre de la France insoumise et en créant les conditions de l'élection de nombreux députés communistes et de gauche "hétérodoxe"

C'est d'ailleurs ce que les communistes de Thouars, dont l'activité fût mise en sommeil consécutivement au changement de responsables décidé par la fédération et qui a abouti à son mutisme et sa paralysie, ont décidé de faire. Depuis quelques semaines, la direction nationale du PCF a fait droit aux militants "exclus" et ceux-ci reprennent le flambeau du combat. Ils ont ainsi édité et distribué un tract pour s'opposer à la disparition de La Poste à Saint Varent, ils se sont réunis à plusieurs reprises pour tenter de rétablir des relations normales avec les instances fédérales, ils proposent une orientation et une candidature pour les législatives dans la 3e circonscription, ils entendent participer aux débats qui auront lieu durant la campagne électorale. 

Pour ma part, je suis persuadé que la presse locale jouera le jeu du pluralisme, de la clarté et de l'équité en donnant à voir la réalité de l"action des forces politiques qui agissent sur notre territoire. Ce blog y prendra part.

 

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 07:28

André Chassaigne : « Dans les conditions actuelles, il n’est pas possible de soutenir Mélenchon »

Le Parti communiste doit déterminer quelle candidature il propose ou soutient en 2017. André Chassaigne, député PCF et président du groupe Front de gauche à l’Assemblée, exprime ses doutes envers celle de Jean-Luc Mélenchon et n’exclut pas de présenter la sienne.

Regards. Vous sortez d’un conseil national décisif. Serez-vous en mesure d’arrêter une stratégie politique avant la mi-novembre, comme Pierre Laurent s’y était engagé ?

André Chassaigne. Au regard de l’urgence de la situation politique et de l’éclatement de la gauche, le Parti communiste français s’apprête à faire un choix décisif pour l’avenir. Mais comme nous l’avons toujours fait lors des moments cruciaux, nous prendrons nos responsabilités. C’est pour cela que nous nous réunirons en conférence nationale le 5 novembre pour arrêter les options définitivement soumises aux communistes.

Sur quoi reposera la consultation des communistes ?

Il y a trois hypothèses sur la table. La première est celle du statu quo pour marquer notre détermination à faire émerger une candidature de rassemblement. Dans ce cas de figure, le PCF ne ferait pas le choix immédiat d’un candidat pour parvenir à cette candidature de rassemblement. La deuxième hypothèse suggère une candidature issue du PCF. Il ne faudrait pas, pour autant, y voir un repli identitaire. Au contraire, nous aurions là une candidature qui défendrait certes les idées communistes, mais en poursuivant l’objectif d’un rassemblement large pour parvenir une candidature unique. Enfin, dernière option : un soutien à Jean-Luc Mélenchon. Mais il ne se ferait pas sans clarification.

« Avec Jean-Luc Mélenchon, on est face à une dérive égocentrique qui s’accompagne de divergences de fond. »

Justement, Éric Coquerel, interrogé la semaine dernière parRegards, nous disait que si le PCF privilégiait cette dernière hypothèse – ce qu’il appelle de ses vœux – « ça ne peut conduire à se soumettre aux conditions de ceux qui arriveraient en dernier », dit-il.

C’est terrible de dire cela. Cela veut dire qu’il ferme la porte à toute candidature de rassemblement. Personnellement, je n’exclus pas un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, mais je ne peux pas admettre que ce soit à prendre ou à laisser. Je crois par ailleurs que l’on est face à une dérive égocentrique qui s’accompagne de divergences de fond. Nous devrons nécessairement avoir cette discussion avec Jean-Luc Mélenchon, comme nous pourrions l’avoir aussi avec d’autres candidats déclarés. Il nous faut rencontrer tout le monde avant de nous prononcer.

À ce stade, y a-t-il des désaccords de fond avec Jean-Luc Mélenchon et le mouvement des Insoumis ?

Nous avons une base commune qui s’appelle l’Humain d’abord, notre programme de 2012. Nous avons porté et défendu ce programme tout au long de ces cinq dernières années à l’Assemblée nationale avec les députés du Front de gauche. Il faut l’étoffer et l’adapter aux nouveaux enjeux. Je pense notamment aux questions internationales, de conflits, d’évasion fiscale, de migrations.

Pas de quoi vous fâcher avec Mélenchon, donc…

Il y a des expressions qui fâchent et une volonté de grappiller des voix un peu partout qui brouille les pistes. Des mots employés qui ne correspondent pas à ce que l’on souhaiterait d’une politique commune. Je n’entre pas dans les polémiques lancées sur les "migrants" ou les "Gaulois". Sur un sujet moins polémique en apparence, l’agriculture : je crois qu’on ne peut pas apporter des solutions durables en disant simplement qu’il faut changer les pratiques alimentaires. Tout ça pour accrocher un électorat. Ce sont des raccourcis fâcheux qui nourrissent les divergences de fond. Nous n’échapperons donc pas à ce débat. Il sera utile et nécessaire.

« Mélenchon veut construire "l’autre gauche", nous on se bat pour rassembler la gauche. »

Il n’est pas déjà un peu trop tard pour aborder ces questions programmatiques ?

Non. Il faut tout poser sur la table. Parce que je crois qu’il subsiste un désaccord stratégique qui a son importance. Je ne crois pas aux deux gauches irréconciliables, comme le suggère Mélenchon. Lui, il veut construire "l’autre gauche", nous on se bat pour rassembler la gauche, parler aux militants et aux élus socialistes en souffrance, aux écologistes, c’est notre combat et notre priorité pour reconstruire une gauche de transformation sociale.

Vous ne semblez pas convaincu par une candidature de Jean-Luc Mélenchon. Votre choix est-il arrêté parmi les trois hypothèses que vous venez de présenter ?

Je pense en effet que dans les conditions actuelles, il n’est pas possible de soutenir Jean-Luc Mélenchon : exiger la soumission comme il le fait est contre-productif. Ça ne marchera pas. Mélenchon n’aura d’ailleurs pas le soutien des militants communistes sans un accord préalable avec le PCF. Nous devons construire du commun et réveiller l’espoir. Pour autant, il peut devenir notre candidat commun, mais dans le cadre d’un rassemblement large.

Alors, que privilégiez-vous, finalement ?

L’échec d’une candidature de rassemblement serait lourd de conséquences. Nous devons rassembler toutes celles et tous ceux qui ne résignent pas et qui ne veulent pas renoncer à une vraie politique de gauche. Ensemble, nous sommes la seule alternative à gauche porteuse d’espoir. Mais pour y parvenir, pour être crédibles, nous devons être rassemblés. À la fois pour préparer une stratégie commune à la présidentielle et aux législatives, mais aussi pour reconstruire à gauche, demain. Je crois, à ce titre, qu’une candidature présentée par le PCF pourrait largement y contribuer et ainsi bousculer cette campagne présidentielle.

« C’est uniquement à la demande de la direction du Parti que je pourrais envisager d’être candidat. »

Vous pourriez être ce candidat ?

Si l’option d’une candidature communiste était celle retenue, il y aura sans doute un appel à candidatures. En ce qui me concerne, c’est uniquement à la demande de la direction du Parti que je pourrais envisager d’être candidat.

Au final, cette stratégie ne va-t-elle pas au contraire renforcer les querelles d’ego et ajouter de la division à la division ?

Non, puisque la candidature communiste – si cette hypothèse était retenue par les militants – s’engagera jusqu’au bout à créer les conditions d’une candidature de rassemblement. En mettant tout le monde autour de la table, je crois qu’une candidature peut s’imposer. Il y a celles qui sont présentes aujourd’hui dans le débat public. Et puis il y en a d’autres qui peuvent émerger et faire consensus. Je suis peut-être d’un optimisme béat, mais nous montrerions enfin un nouveau visage de la politique. Nous en sortirions tous grandis. Je crois qu’on ne pourra rabibocher la politique avec les citoyens qu’en lui redonnant ses lettres de noblesse.

Mais vous croyez vraiment qu’un candidat unique de la gauche qui s’oppose à la politique du gouvernement est encore possible aujourd’hui ?

Non seulement j’y crois, mais c’est surtout souhaitable et nécessaire. Je suis désespéré de cette dispersion à gauche. Alors que rassemblée, elle serait majoritaire dans le pays. J’en ai la conviction. Et s’il n’y a qu’un fenestrou [1] pour qu’on puisse passer à travers, il ne faut pas le boucher, mais au contraire l’élargir et saisir cette ouverture jusqu’au bout.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 06:27

Echéances électorales : “Ne nous laissons pas détourner de l’essentiel” !

ROBERT CLÉMENT·JEUDI 30 JUIN 2016

Je lis, je prends connaissance des différents propos, des commentaires qu’ils suscitent sur ce qui semble être la question des questions : Quel candidat soutenir à la présidentielle ? Qu’elle soit une préoccupation, on peut le comprendre. Mais ne risquons-nous pas de se laisser enfermer dans un piège à notre corps défendant ? L’élection présidentielle est redoutable. Tout se ramène à une formule chère aux partisans de la Vème République : « la rencontre d’un homme avec le peuple ». Le projet politique, sa construction avec les citoyens deviennent l’accessoire. Tout se ramène à une seule question : « le ralliement ». Les communistes, partisans d’une VIème République depuis bien longtemps, ne sauraient en aucun cas participer à ce théâtre d’ombres. Mais, alors que faire ?

D’abord, et je reprends ici le titre de l’Humanité d’hier, « LOI TRAVAIL, PAS DE VACANCES POUR LA CONTESTATION ! » Alors que plus qu’une majorité des français continuent d’être opposés à cette loi scélérate. Qu’ils sont 73% à se dire opposés à un nouveau 49-3, il convient de redoubler d’efforts pour soutenir et participer aux mobilisations sociales et à poser le débat des perspectives pour que le mouvement populaire définisse et garantisse ses propres solutions.

Et puis, c’est un impératif, mettre en œuvre les décisions de notre 37ème congrès avec détermination, imagination et esprit de suite. Sans plus, mais c’est déjà beaucoup ! Donner la parole à notre peuple. Écrire avec lui, avec toutes les forces, les personnalités, un pacte d’engagements communs sur lequel on pourra se construire une candidature à gauche. Contribuer à la réussite de cette écriture c’est atteindre 500.000 mille rencontres avec le questionnaire « QUE DEMANDE LE PEUPLE ». Un pacte d’engagements soumis à une votation citoyenne nationale. C’est cela et seulement cela qui peut changer la donne ! J’ajoute que le processus collectif qu’a retenu notre congrès ne saurait concerner la seule élection présidentielle. Pour changer de politique, pour redonner du pouvoir au peuple, il ne suffit pas de changer de président. Il faut changer de majorité. Notre pays doit donc compter sur un parlement placé sous le contrôle des citoyens.

Je comprends et je partage l’agacement, pour ne pas dire davantage, que déclenchent les récents propos de Jean-Luc Mélenchon, n’hésitant pas à tordre les décisions du 37ème congrès, en écrivant : « Le PCF a choisi à une écrasante majorité de tourner le dos à ma candidature (…). Dont acte (…). Pour moi, la page est donc tournée. C’est clair la « France insoumise » est le cadre dans lequel se situe la campagne que j’anime pour les élections présidentielles et législatives ». Pour rassembler, il y a mieux à faire !

J’ai également pris connaissance de l’opinion de Marie-George Buffet. Personne ne conteste sa liberté d’expression. Pour ma part je ne partage pas son point de vue. Pour une raison extrêmement simple. N’évoquer aujourd’hui que le rassemblement « autour » de Jean-Luc Mélenchon, nous renvoie aux affres du présidentialisme, en expédiant aux oubliettes la construction citoyenne d’un pacte d’engagements communs et la désignation d’une candidature porteuse de cette démarche. Qui peut nier que des approches différentes existent sur certains sujets. Sur l’Europe par exemple pour rester dans l’actualité. Le débat entre les forces que nous voulons rassembler dans un nouveau front populaire et citoyen ne s’impose-t-il pas ? Pour qu’elles disent ce qu’elles souhaitent, jusqu’où elles veulent aller !

Mais c’est précisément là que le piège peut se refermer. Prenons garde. Ne nous engageons dans de vaines polémiques qui au bout du compte feraient le jeu de ceux qui voudraient tenir notre peuple en marge de cette nécessaire construction. C’est le but que poursuivent les chiens de garde des médias, montant en épingle telle ou telle déclaration pour faire échec à toutes les initiatives citoyennes qui constituent la feuille de route des communistes, de tous les communistes dans leur diversité. Ne leur faisons pas ce cadeau. Notre 37ème congrès a envoyé le signe de communistes unis pour rassembler et construire un projet politique de gauche porté par un front populaire et citoyen. Une unité leur permettant de travailler ensemble sans effacer les opinions différentes, voire divergentes.

Je fais mien ce que disait Pierre Laurent dans son discours de clôture du congrès : « J’entends déjà tous les sceptiques me dire, mais c’est trop tard. Cette idée elle est bonne mais on n’y arrivera pas. Je sais tous les obstacles réels qui existent. Jean-Luc Mélenchon va dire qu’il avance, quoi qu’il arrive, qu’il n’a pas de temps à perdre avec toutes ces discussions. Arnaud Montebourg prépare aussi son retour. Les écologistes se demandent comment faire entendre leur voix. Et beaucoup d’autres rêvent de concourir au moins dans une primaire ». « Mais à tous ceux qui sont venus ce week-end en répondant à notre invitation, je dis : Arrêtons ce gâchis. Non il n’est pas trop tard. Soyons conscients de nos responsabilités. La droite et l’extrême droite menacent. L’affaire est grave. La France que nous aimons peut le payer très cher. François Hollande et Manuel Valls emmènent la gauche au suicide. Tout ne peut pas attendre l’après 2017 »

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BRUNO FORNACIARI

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