Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 10:19

janvier 2017

"Cher Jean-Luc Mélenchon,
J'aurais 70 ans bientôt.
Pendant de nombreuses années j'ai été militant communiste.
J'ai commencé à travailler à 14 ans comme beaucoup de jeunes de ma génération.
Adhérent aux MJC dès l'âge de 14 ans, puis au PCF à 16, j'ai quitté le parti sous le secrétariat de Robert Hue.
Je suis resté très proche de mes camarades communistes avec qui je partage l'essentiel de l'analyse et tous leurs combats.
Autant dire que des luttes politiques, des campagnes électorales, des votes de raison (souvent à contre-cœur), j'en ai vécu quelques uns.
Fils de déporté-résistant, contrairement à vous, je n'ai jamais été admiratif de Mitterand et Jospin m' hérisse le poil encore aujourd'hui.
Malgré cela, dès mai 2016, j'ai soutenu votre candidature car elle me semblait la plus (et elle me semble toujours) rassembleuse et électoralement la plus efficace pour lutter contre les droites et les démagogues se réclamant de la gôôôôche.
En octobre-novembre, lorsque le PCF a eu à se prononcer sur ses choix pour la présidentielle, je n'ai pas voté bien entendu puisque je ne suis plus adhérent, mais j'ai pu, à leur invitation, m'exprimer devant mes camarades.
J'ai défendu l'option du nécessaire soutien à votre candidature. Vous connaissez le résultat du vote des communistes à ce sujet. Je ne fus qu'un petit maillon de la chaîne et j'en suis bien heureux.
Dans le corset de la V ème République, l'élection présidentielle et les élections législatives sont indissociables. (A noter que nous devons cette inversion « des normes » à l’inénarrable Jospin).
Indissociables, parce-que à quoi bon être président sans majorité forte pour atteindre les objectifs annoncés ?
Aujourd'hui je ne comprends pas votre attitude sectaire (je ne veux pas comprendre, cela serait trop désastreux) qui va à l'encontre de l'intérêt collectif et votre refus de négocier les candidatures de circonscription.
Au-delà de vos paroles rendant hommage aux communistes lors de vos différentes interventions, j'entends, je lis, ici et là de la part des Insoumis des propos anti-communiste indignes, même des plus incultes de vos recrues ceci est fort regrettable. 
Votre charte n'est valable que pour les Insoumis. Vous ne pouvez pas l'imposer à vos soutiens et partenaires .
Sauf à ne pas vouloir une majorité forte pour nous donner les moyens de nos engagements de campagne, vous ne pouvez pas continuer dans cette voie, au risque de perdre ce que nous avons eu tant de mal à construire.
Persister dans cette logique est suicidaire et la faute politique vous incombera.
Vous connaissez la discipline politique et l’honnêteté des communiste français. Ils ne trahissent pas, jamais. Mais se sont (nous sommes) des résistants dans l'âme et par conviction. Respectez nous.
A défaut, nos chemins divergeront et vous porterez le poids de la déception.
Au contraire, faisons en sorte de construire des candidatures fortes qui nous permettent de remporter le plus grand nombres de sièges possibles.
Bien fraternellement ,
Gil Boulanger."

Repost 0
7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 14:31
Repost 0
5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 07:42

Je reviens ici sur un "papier" paru dans la NR le 26 novembre 2016 intitulé "Le Front d gauche veut mobiliser"

L'article d'une trentaine de ligne sur une colonne indique que les dirigeants du FDG n'ont pu s'entendre sur une stratégie commune et JLM qui a prématurément annoncé sa candidature avec la "france Insoumise" a pu choquer. 

En rappelant qu'en 2012 "plusieurs centaines de personnes ont fait campagne" (sic)  le "FDG (divisé donc) organise une première réunion publique pour "soutenir JLM17 et de créer des comités "France Insoumises" pour faire connaître le programme "l'avenir en commun".

Voilà pour les faits.

Maintenant le commentaire. 

Il est pour le moins curieux que l'article véhicule une telle confusion qui n'éclaire en rien les débats et les enjeux. Car enfin, de quoi s'agit-il pour les prochaines échéances électorales ?

Ni plus ni moins que de trouver les moyens politiques tout à la fois d'empêcher la main-mise de la droite extrêmisée et de l'extrême droite sur les rênes du pays et de relancer l'espoir pour parvenir à une candidature de gauche avec un programme progressiste partagé, pour une politique de progrès social, écologique, démocratique et de paix.

Or le programme du Front de gauche "l'Humain d'abord" se trouve éliminé, supplanté, remplacer par "l'avenir en commun" qui du coup n'est plus commun. Sur plusieurs points importants les différences, voire les divergences sont notables. Aussi est-il hasardeux d'impliquer le Front de gauche que d'ailleurs JLM17 , après que le  candidat auto-proclamé ait déclaré lui-même le FDG dépassé. Désormais, selon lui,  seul le cadre de la "France Insoumise" caractérise son projet. Donc clarté et vérité doit s'imposer dans le débat public. Donc, honnêtement, ce n'est pas le FDG qui se range dans la "France Insoumise" mais un certain de nombre de personnes, ex-front de gauche, qui font ce choix.

Pour ce qui concerne les communistes, inclus dans le front de gauche, ils ne souscrivent pas au cadre, selon eux étroit, de la FI. Ils militent depuis toujours pour élargir le rassemblement du front de gauche ce qui implique nécessairement de rassembler au-delà de nous-mêmes.

C'est paradoxalement l'inverse que produit du coup la "france insoumise" en refusant de s'ouvrir à la discussion aux autres et en exigeant comme seule solution politique, non pas la discussion et le compromis, mais le ralliement, au programme, à la candidature présidentielle auto-proclamée, puis aux candidatures de la FI aux législatives, dans le cadre de la FI et ses règles.

J'interroge : comment avec ces exigences unilatérales, réussir le rassemblement ?

Les communistes ont décidé majoritairement de ne pas ajouter leur  candidature à d'autres candidats déjà trop nombreux à gauche. Leur combat pour rassembler sur des propositions progressistes à gauche, avec comme fond le programme du FDG l'"Humain d'abord" guide leur action. Ils sont favorables et militent pour des discussions avec tous ceux qui le veulent pour d'aboutir à des propositions communes, viables. Pour ce faire et comme tremplin vers le rassemblement, ils ont décidé majoritairement appeler à voter JL Mélenchon en mobilisant par une campagne autonome, sur les moyen's économiques et politiques nécessaires pour un vrai changement, sans intégrer le cadre de la France insoumise et en créant les conditions de l'élection de nombreux députés communistes et de gauche "hétérodoxe"

C'est d'ailleurs ce que les communistes de Thouars, dont l'activité fût mise en sommeil consécutivement au changement de responsables décidé par la fédération et qui a abouti à son mutisme et sa paralysie, ont décidé de faire. Depuis quelques semaines, la direction nationale du PCF a fait droit aux militants "exclus" et ceux-ci reprennent le flambeau du combat. Ils ont ainsi édité et distribué un tract pour s'opposer à la disparition de La Poste à Saint Varent, ils se sont réunis à plusieurs reprises pour tenter de rétablir des relations normales avec les instances fédérales, ils proposent une orientation et une candidature pour les législatives dans la 3e circonscription, ils entendent participer aux débats qui auront lieu durant la campagne électorale. 

Pour ma part, je suis persuadé que la presse locale jouera le jeu du pluralisme, de la clarté et de l'équité en donnant à voir la réalité de l"action des forces politiques qui agissent sur notre territoire. Ce blog y prendra part.

 

Repost 0
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 08:28

André Chassaigne : « Dans les conditions actuelles, il n’est pas possible de soutenir Mélenchon »

Le Parti communiste doit déterminer quelle candidature il propose ou soutient en 2017. André Chassaigne, député PCF et président du groupe Front de gauche à l’Assemblée, exprime ses doutes envers celle de Jean-Luc Mélenchon et n’exclut pas de présenter la sienne.

Regards. Vous sortez d’un conseil national décisif. Serez-vous en mesure d’arrêter une stratégie politique avant la mi-novembre, comme Pierre Laurent s’y était engagé ?

André Chassaigne. Au regard de l’urgence de la situation politique et de l’éclatement de la gauche, le Parti communiste français s’apprête à faire un choix décisif pour l’avenir. Mais comme nous l’avons toujours fait lors des moments cruciaux, nous prendrons nos responsabilités. C’est pour cela que nous nous réunirons en conférence nationale le 5 novembre pour arrêter les options définitivement soumises aux communistes.

Sur quoi reposera la consultation des communistes ?

Il y a trois hypothèses sur la table. La première est celle du statu quo pour marquer notre détermination à faire émerger une candidature de rassemblement. Dans ce cas de figure, le PCF ne ferait pas le choix immédiat d’un candidat pour parvenir à cette candidature de rassemblement. La deuxième hypothèse suggère une candidature issue du PCF. Il ne faudrait pas, pour autant, y voir un repli identitaire. Au contraire, nous aurions là une candidature qui défendrait certes les idées communistes, mais en poursuivant l’objectif d’un rassemblement large pour parvenir une candidature unique. Enfin, dernière option : un soutien à Jean-Luc Mélenchon. Mais il ne se ferait pas sans clarification.

« Avec Jean-Luc Mélenchon, on est face à une dérive égocentrique qui s’accompagne de divergences de fond. »

Justement, Éric Coquerel, interrogé la semaine dernière parRegards, nous disait que si le PCF privilégiait cette dernière hypothèse – ce qu’il appelle de ses vœux – « ça ne peut conduire à se soumettre aux conditions de ceux qui arriveraient en dernier », dit-il.

C’est terrible de dire cela. Cela veut dire qu’il ferme la porte à toute candidature de rassemblement. Personnellement, je n’exclus pas un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, mais je ne peux pas admettre que ce soit à prendre ou à laisser. Je crois par ailleurs que l’on est face à une dérive égocentrique qui s’accompagne de divergences de fond. Nous devrons nécessairement avoir cette discussion avec Jean-Luc Mélenchon, comme nous pourrions l’avoir aussi avec d’autres candidats déclarés. Il nous faut rencontrer tout le monde avant de nous prononcer.

À ce stade, y a-t-il des désaccords de fond avec Jean-Luc Mélenchon et le mouvement des Insoumis ?

Nous avons une base commune qui s’appelle l’Humain d’abord, notre programme de 2012. Nous avons porté et défendu ce programme tout au long de ces cinq dernières années à l’Assemblée nationale avec les députés du Front de gauche. Il faut l’étoffer et l’adapter aux nouveaux enjeux. Je pense notamment aux questions internationales, de conflits, d’évasion fiscale, de migrations.

Pas de quoi vous fâcher avec Mélenchon, donc…

Il y a des expressions qui fâchent et une volonté de grappiller des voix un peu partout qui brouille les pistes. Des mots employés qui ne correspondent pas à ce que l’on souhaiterait d’une politique commune. Je n’entre pas dans les polémiques lancées sur les "migrants" ou les "Gaulois". Sur un sujet moins polémique en apparence, l’agriculture : je crois qu’on ne peut pas apporter des solutions durables en disant simplement qu’il faut changer les pratiques alimentaires. Tout ça pour accrocher un électorat. Ce sont des raccourcis fâcheux qui nourrissent les divergences de fond. Nous n’échapperons donc pas à ce débat. Il sera utile et nécessaire.

« Mélenchon veut construire "l’autre gauche", nous on se bat pour rassembler la gauche. »

Il n’est pas déjà un peu trop tard pour aborder ces questions programmatiques ?

Non. Il faut tout poser sur la table. Parce que je crois qu’il subsiste un désaccord stratégique qui a son importance. Je ne crois pas aux deux gauches irréconciliables, comme le suggère Mélenchon. Lui, il veut construire "l’autre gauche", nous on se bat pour rassembler la gauche, parler aux militants et aux élus socialistes en souffrance, aux écologistes, c’est notre combat et notre priorité pour reconstruire une gauche de transformation sociale.

Vous ne semblez pas convaincu par une candidature de Jean-Luc Mélenchon. Votre choix est-il arrêté parmi les trois hypothèses que vous venez de présenter ?

Je pense en effet que dans les conditions actuelles, il n’est pas possible de soutenir Jean-Luc Mélenchon : exiger la soumission comme il le fait est contre-productif. Ça ne marchera pas. Mélenchon n’aura d’ailleurs pas le soutien des militants communistes sans un accord préalable avec le PCF. Nous devons construire du commun et réveiller l’espoir. Pour autant, il peut devenir notre candidat commun, mais dans le cadre d’un rassemblement large.

Alors, que privilégiez-vous, finalement ?

L’échec d’une candidature de rassemblement serait lourd de conséquences. Nous devons rassembler toutes celles et tous ceux qui ne résignent pas et qui ne veulent pas renoncer à une vraie politique de gauche. Ensemble, nous sommes la seule alternative à gauche porteuse d’espoir. Mais pour y parvenir, pour être crédibles, nous devons être rassemblés. À la fois pour préparer une stratégie commune à la présidentielle et aux législatives, mais aussi pour reconstruire à gauche, demain. Je crois, à ce titre, qu’une candidature présentée par le PCF pourrait largement y contribuer et ainsi bousculer cette campagne présidentielle.

« C’est uniquement à la demande de la direction du Parti que je pourrais envisager d’être candidat. »

Vous pourriez être ce candidat ?

Si l’option d’une candidature communiste était celle retenue, il y aura sans doute un appel à candidatures. En ce qui me concerne, c’est uniquement à la demande de la direction du Parti que je pourrais envisager d’être candidat.

Au final, cette stratégie ne va-t-elle pas au contraire renforcer les querelles d’ego et ajouter de la division à la division ?

Non, puisque la candidature communiste – si cette hypothèse était retenue par les militants – s’engagera jusqu’au bout à créer les conditions d’une candidature de rassemblement. En mettant tout le monde autour de la table, je crois qu’une candidature peut s’imposer. Il y a celles qui sont présentes aujourd’hui dans le débat public. Et puis il y en a d’autres qui peuvent émerger et faire consensus. Je suis peut-être d’un optimisme béat, mais nous montrerions enfin un nouveau visage de la politique. Nous en sortirions tous grandis. Je crois qu’on ne pourra rabibocher la politique avec les citoyens qu’en lui redonnant ses lettres de noblesse.

Mais vous croyez vraiment qu’un candidat unique de la gauche qui s’oppose à la politique du gouvernement est encore possible aujourd’hui ?

Non seulement j’y crois, mais c’est surtout souhaitable et nécessaire. Je suis désespéré de cette dispersion à gauche. Alors que rassemblée, elle serait majoritaire dans le pays. J’en ai la conviction. Et s’il n’y a qu’un fenestrou [1] pour qu’on puisse passer à travers, il ne faut pas le boucher, mais au contraire l’élargir et saisir cette ouverture jusqu’au bout.

Repost 0
1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:27

Echéances électorales : “Ne nous laissons pas détourner de l’essentiel” !

ROBERT CLÉMENT·JEUDI 30 JUIN 2016

Je lis, je prends connaissance des différents propos, des commentaires qu’ils suscitent sur ce qui semble être la question des questions : Quel candidat soutenir à la présidentielle ? Qu’elle soit une préoccupation, on peut le comprendre. Mais ne risquons-nous pas de se laisser enfermer dans un piège à notre corps défendant ? L’élection présidentielle est redoutable. Tout se ramène à une formule chère aux partisans de la Vème République : « la rencontre d’un homme avec le peuple ». Le projet politique, sa construction avec les citoyens deviennent l’accessoire. Tout se ramène à une seule question : « le ralliement ». Les communistes, partisans d’une VIème République depuis bien longtemps, ne sauraient en aucun cas participer à ce théâtre d’ombres. Mais, alors que faire ?

D’abord, et je reprends ici le titre de l’Humanité d’hier, « LOI TRAVAIL, PAS DE VACANCES POUR LA CONTESTATION ! » Alors que plus qu’une majorité des français continuent d’être opposés à cette loi scélérate. Qu’ils sont 73% à se dire opposés à un nouveau 49-3, il convient de redoubler d’efforts pour soutenir et participer aux mobilisations sociales et à poser le débat des perspectives pour que le mouvement populaire définisse et garantisse ses propres solutions.

Et puis, c’est un impératif, mettre en œuvre les décisions de notre 37ème congrès avec détermination, imagination et esprit de suite. Sans plus, mais c’est déjà beaucoup ! Donner la parole à notre peuple. Écrire avec lui, avec toutes les forces, les personnalités, un pacte d’engagements communs sur lequel on pourra se construire une candidature à gauche. Contribuer à la réussite de cette écriture c’est atteindre 500.000 mille rencontres avec le questionnaire « QUE DEMANDE LE PEUPLE ». Un pacte d’engagements soumis à une votation citoyenne nationale. C’est cela et seulement cela qui peut changer la donne ! J’ajoute que le processus collectif qu’a retenu notre congrès ne saurait concerner la seule élection présidentielle. Pour changer de politique, pour redonner du pouvoir au peuple, il ne suffit pas de changer de président. Il faut changer de majorité. Notre pays doit donc compter sur un parlement placé sous le contrôle des citoyens.

Je comprends et je partage l’agacement, pour ne pas dire davantage, que déclenchent les récents propos de Jean-Luc Mélenchon, n’hésitant pas à tordre les décisions du 37ème congrès, en écrivant : « Le PCF a choisi à une écrasante majorité de tourner le dos à ma candidature (…). Dont acte (…). Pour moi, la page est donc tournée. C’est clair la « France insoumise » est le cadre dans lequel se situe la campagne que j’anime pour les élections présidentielles et législatives ». Pour rassembler, il y a mieux à faire !

J’ai également pris connaissance de l’opinion de Marie-George Buffet. Personne ne conteste sa liberté d’expression. Pour ma part je ne partage pas son point de vue. Pour une raison extrêmement simple. N’évoquer aujourd’hui que le rassemblement « autour » de Jean-Luc Mélenchon, nous renvoie aux affres du présidentialisme, en expédiant aux oubliettes la construction citoyenne d’un pacte d’engagements communs et la désignation d’une candidature porteuse de cette démarche. Qui peut nier que des approches différentes existent sur certains sujets. Sur l’Europe par exemple pour rester dans l’actualité. Le débat entre les forces que nous voulons rassembler dans un nouveau front populaire et citoyen ne s’impose-t-il pas ? Pour qu’elles disent ce qu’elles souhaitent, jusqu’où elles veulent aller !

Mais c’est précisément là que le piège peut se refermer. Prenons garde. Ne nous engageons dans de vaines polémiques qui au bout du compte feraient le jeu de ceux qui voudraient tenir notre peuple en marge de cette nécessaire construction. C’est le but que poursuivent les chiens de garde des médias, montant en épingle telle ou telle déclaration pour faire échec à toutes les initiatives citoyennes qui constituent la feuille de route des communistes, de tous les communistes dans leur diversité. Ne leur faisons pas ce cadeau. Notre 37ème congrès a envoyé le signe de communistes unis pour rassembler et construire un projet politique de gauche porté par un front populaire et citoyen. Une unité leur permettant de travailler ensemble sans effacer les opinions différentes, voire divergentes.

Je fais mien ce que disait Pierre Laurent dans son discours de clôture du congrès : « J’entends déjà tous les sceptiques me dire, mais c’est trop tard. Cette idée elle est bonne mais on n’y arrivera pas. Je sais tous les obstacles réels qui existent. Jean-Luc Mélenchon va dire qu’il avance, quoi qu’il arrive, qu’il n’a pas de temps à perdre avec toutes ces discussions. Arnaud Montebourg prépare aussi son retour. Les écologistes se demandent comment faire entendre leur voix. Et beaucoup d’autres rêvent de concourir au moins dans une primaire ». « Mais à tous ceux qui sont venus ce week-end en répondant à notre invitation, je dis : Arrêtons ce gâchis. Non il n’est pas trop tard. Soyons conscients de nos responsabilités. La droite et l’extrême droite menacent. L’affaire est grave. La France que nous aimons peut le payer très cher. François Hollande et Manuel Valls emmènent la gauche au suicide. Tout ne peut pas attendre l’après 2017 »

Repost 0
20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 14:53

Olivier Dartigolles et Isabelle de Almeida, comité de liaison de la primaire de la gauche


« Nous voulons un débat d’idées qui unit »
vendredi 19 février 2016

Déclaration d’Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, et Isabelle de Almeida, présidente du Conseil national, lors de la réunion du comité de liaison de la primaire de la gauche et des écologistes.

« Nous voulons un débat d’idées qui unit »

Nous voulons dire en toute transparence les propositions que le Parti communiste a porté lors de cette réunion pour que progresse et réussisse le processus qui est lancé.

C’est d’abord l’extrême gravité de la situation qui nous motive. Nous entrons dans des temps très compliqués : les perspectives d’une crise financière plus grave encore que celle de 2008, les risques d’un éclatement de l’Europe dans les pires conditions, planent sur nos têtes. Ces menaces s’ajoutent à la crise climatique et à celle du travail secoué par les réponses libérales à la révolution informationnelle.

Jamais comme aujourd’hui notre peuple, le monde du travail et de la création, n’auront eu besoin de réponses de gauche à ces grands enjeux. Et jamais comme aujourd’hui ces réponses de gauche n’ont été autant marginalisées par François Hollande et Manuel Valls. Ils ont confisqué le pouvoir en s’étant affranchi de toute contrainte parlementaire et de leur camp politique. Ils ont signé leur adieu à la gauche.

Le scénario d’ores et déjà installé pour 2017 est celui d’un véritable cataclysme. Si rien ne bouge, c’est un match à trois qui se déroulera dès le premier tour de la présidentielle entre Marine Le Pen, le candidat de la droite et celui du clan Hollande-Valls, et toute autre candidature sera pratiquement disqualifiée du fait du mécanisme de vote utile. C’est dire que les réponses de gauche, les aspirations populaires au changement seraient hors jeu dès le premier tour. Au second tour, il y a fort à penser que ce serait un match entre Le Pen et la droite. Derrière, ne sous estimons pas les dégâts sociaux et politiques pour le pays. Prenons bien la mesure de la rupture démocratique qui s’ensuivrait. Combien de longues années avant que ne puisse commencer à se reconstruire un espoir ! Nous ne pouvons laisser se réaliser ce cauchemar sans réagir.

Nous voulons donc ouvrir dès maintenant une nouvelle voie et nous avons la conviction que c’est réellement possible. Des forces immenses sont aujourd’hui disponibles. Ils sont des millions, les électeurs du Front de gauche, les électeurs écologistes, des électeurs socialistes, à dire aujourd’hui : « ça ne peut plus continuer ainsi ». Ils ont été désorientés, sidérés parfois devant les abandons successifs du président de la République et du gouvernement et ils se sont démobilisés. Mais avec la déchéance de nationalité, avec la casse du code du travail, ils disent : « Maintenant, trop c’est trop ! »

Ces femmes et ces hommes disponibles sont aussi les syndicalistes, les militants associatifs qui pensent que maintenant, il faut qu’ils se mêlent de ces échéances politiques. Ce sont aussi les salariés, les enseignants, les soignants, tous ces travailleurs humiliés par le manque de considération pour leur travail, leur expérience, leurs conditions de vie. Ce sont les millions de chômeurs, de pauvres, méprisés, exclus, montrés du doigt. Les jeunes à qui l’avenir est refusé.

Toutes ces forces en mouvement ou en attente, aujourd’hui trop dispersées, nous voulons aider à les faire converger. C’est ce que nous avons contribué à faire en 2005 lors du referendum sur le traité constitutionnel européen, c’est ce qui nous guidait quand nous avons lancé le Front de Gauche. Nous proposons à toutes les forces du Front de gauche de poursuivre cette démarche dans les conditions inédites d’aujourd’hui qui nous permettent de le faire à une bien plus grande échelle.

Comment ?

Nous ne voulons pas d’une démarche de sommet, nous voulons un peuple acteur.

Il s’agit de relancer une dynamique d’intervention populaire. Nous pensons que le peuple doit investir le processus des primaires de gauche pour qu’il réussisse. C’est à dire pour parvenir à faire émerger, pour l’élection présidentielle une candidature commune qui bouscule la donne, qui relance une gauche de rupture avec la politique suivie depuis 2012, de rupture avec l’austérité et les recettes libérales. Et une gauche qui créé la surprise et gagne.

Nous proposons dans un premier temps l’élaboration citoyenne d’une plate-forme commune qui soit le socle d’entrée de la primaire pour les candidates et les candidats comme pour les électrices et électeurs. Les candidats acceptant ce mandat populaire, débattraient publiquement en exposant leurs propositions pour le mettre en œuvre. Le choix des citoyens se porterait alors sur le candidat le mieux à même selon eux, par ses engagements de réaliser ce mandat populaire. De bout en bout, ce processus est celui du débat et d’un choix d’idées et de contenus et jamais un simple casting. Tout ce qui nourrirait le présidentialisme condamne à l’échec.

Nous ne voulons pas d’une bataille de personnes qui divise, nous voulons un débat d’idées qui unit.

Nous proposons de réfléchir ensemble aux outils pour l’élaboration collective et citoyenne de cette plate-forme. Pour ce qui concerne les communistes nous prendrons des initiatives et nous participerons à tout ce qui s’inscrit dans cette démarche pour aller à la rencontre des citoyennes et citoyens pour recueillir leurs avis à partir de quelques grandes têtes de chapitre et bâtir avec eux le mandat populaire. Nous formulons ces propositions pour la réussite du processus de primaires de gauche et redonner espoir au pays.

Nous voulons que le maximum de celles et ceux qui souhaitent une candidature de gauche en rupture avec ce qui a été fait depuis 2012, s’investissent dans ce processus collectif. Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature. Nous souhaitons que la dynamique que nous engageons le conduise à accepter le cadre collectif sans lequel une candidature de la gauche en rupture avec l’austérité et le libéralisme, n’a aucune chance de succès. Cette démarche que nous voulons impulser, les objectifs de rassemblement gagnant de toutes les forces de gauche et citoyenne que nous visons, ne permet pas dans notre esprit que l’emporte une candidature qui se fixerait l’objectif de poursuivre ce qui a été fait par le président de la République et le gouvernement depuis 2012. Nous avons d’ailleurs bien compris que ni Manuel Valls, ni François Hollande n’expriment l’intention de se plier à l’exercice des primaires.

Nous rendrons compte de nos échange de ce matin au Conseil national du PCF les 5 et 6 mars. Les communistes auront à décider des suites qu’ils voudront donner à ce processus.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, Isabelle De Almeida, Présidente du Conseil national,

Repost 0
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 21:40
Repost 0
5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 20:10

 

Cette fois, c'est pour fraude au RSA que Marc Loyen, le candidat régulier aux élections locales en Saumurois est à nouveau condamné. L'ancien dirigeant départemental du FN devra payer une amende de 500 euros et rembourser 15 000 euros au Conseil Général de Maine et Loire.

 

 

Marc Lyoen, la cinquantaine, est un personnage haut en couleur. Le verbe haut et les idées plus tranchées que les méthodes de gestion, celui-ci n'est pas à sa première condamnation. La série avait débuté, il y a une vingtaine d'années, lorsque, propriétaire d'un magasin de vêtements discount en centre ville, il avait été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour la présence de 6 personnes sans contrat de travail dans son magasin.

 

400 000 euros sur son compte.

 

En 2008, les services de Contrôles fiscaux constatent qu'une somme de 400 000 euros est sur son compte en banque alors que celui-ci touche le RSA. Interrogé sur cette coquette tirelire qui n'avait pas été déclarée, Marc Lyoen a expliqué qu'elle provenait de la vente d'un immeuble d'une SCI  appartenant majoritairement à son père et dans laquelle, il n'avait que quelques parts. Celui-ci se serait servi de son compte pour faire transiter de l'argent momentanément.

 

Repost 0
5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 02:21

Politique - le 4 Juin 2012

 

Depuis 2007, le PCF ne compte plus qu'un député à Martigues, le seul en région Paca. Le département est pourtant très industriel. Mais misant sur l'élan présidentiel du candidat Front de Gauche, le Parti Communiste espère faire mieux en juin, retrouver sa place dans les quartiers de Marseille comme à Aubagne, auprès des salariés en lutte de Fralib.


"On ne concède rien au privé"


Au bord de l'Etang de Berre, le dernier député PCF de la région est Michel Vaxès, qui a passé le flambeau pour 2012 à Gaby Charroux, maire depuis 2009 de Martigues, la "Venise provençale", connue pour la qualité de ses équipements et services publics. "On n'a pas fait les mêmes choix qu'à côté, on ne concède rien au privé", fait valoir M. Charroux. Le bastion tient aussi, selon lui, à "une grande richesse industrielle" autour du port voisin de Fos-sur-Mer, "dont les gens ont gardé la culture". Et le FN ne ferait pas campagne sur le terrain, bien que Marine Le Pen soit arrivée en tête le 22 avril dans la circonscription.

 


Deux sondages ont crédité le candidat du Front de Gauche de plus de 30% des voix au premier tour. La 13e circonscription des Bouches-du-Rhône devrait donc rester communiste en juin, malgré la dissidence de Paul Lombard, l'ancien cadre local du parti, qui a du mal, à 84 ans, à passer la main dans son bureau de maire honoraire.

 

Pierre Dharréville le secrétaire départemental du parti communiste, se verrait bien récupérer de nouvelles circonscriptions. "Avoir plusieurs députés serait normal au regard de notre enracinement historique" et certains scores locaux de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle permettent de l’espérer. Notamment sur la 7e circonscription dans les quartiers nord de Marseille, perdue en 2007 et où "il y a toujours eu une forme de radicalité, que décrit Robert Guédiguian dans ses films", estime M. Dharréville.

 

L'élection s'y joue à gauche et le communiste Jean-Marc Coppola croit en ses chances face au député PS Henri Jibrayel et au candidat EELV Karim Zéribi, qui se disputent leurs électeurs depuis 2007.

 

La gauche contre le sentiment d’abandon


"Sur les 100 territoires les plus pauvres recensés en France, 24 sont à Marseille", souligne M. Coppola, conseiller régional. Et dans les 44 cités de la circonscription où il a fait du porte-à-porte, "le mot qui revient le plus souvent, c'est abandon", dit-il, en prônant des solutions collectives face aux réponses individuelles du clientélisme.


Le Front de Gauche pense aussi avoir une carte à jouer à Aubagne-La Ciotat (9e circonscription), où les salariés de l'usine Fralib luttent depuis plus de 600 jours contre sa fermeture mais où la droite a été largement majoritaire à la présidentielle. De même dans la 10e à Gardanne, dont le maire communiste Roger Meï a été le dernier député de gauche et où l'ex-usine d'alumine Péchiney vient d'être vendue par Rio Tinto à des financiers. Des terres de lutte sociale, où le PCF et son allié du Parti de Gauche aimeraient renouer avec les victoires passées.

 

Vers un nouvel âge d’or du PCF dans les Bouches-du-Rhône


"Cela commence à dater", répond Pierre Dharréville, secrétaire départemental du parti communiste, quand on lui parle des législatives de 1978. Le PCF remporte alors sept circonscriptions sur les 11 du département, plus une dans le Vaucluse et une dans les Alpes-de-Haute-Provence. Trois ans plus tard, les Bouches-du-Rhône sont seules en France, avec la Seine-Saint-Denis, à placer Georges Marchais en tête du premier tour de la présidentielle.

 

Le parti amorce alors son déclin. Mais il reste bien implanté localement, une exception dans une région où le Front national monte en puissance. Trois des cinq plus grandes villes derrière Aix et Marseille - Aubagne, Gardanne et Martigues - sont toujours communistes. Des quatre circonscriptions encore remportées aux législatives de 1997, le PCF n'en conserve cependant qu'une seule en 2007, à Martigues, perdant à Marseille un siège qu'il détenait depuis 1936.

 

Repost 0
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 07:32

3ème circonscription - Le Front de gauche se divise autour de la candidature d'Elodie Delion

Lu 137 fois

Scrutin.?Craignant un duel UMP-FN dans la troisième circonscription le 17 juin prochain, les membres historiques du Parti communiste réclament le retrait de la candidate du Front de gauche, et soutiennent Nicolas Soret.?photo d’archives florian salesse

Scrutin.?Craignant un duel UMP-FN dans la troisième circonscription le 17 juin prochain, les membres historiques du Parti communiste réclament le retrait de la candidate du Front de gauche, et soutiennent Nicolas Soret.?photo d’archives florian salesse

Alors que le Parti de gauche et une partie du PCF militent pour le maintien de la candidature d’Élodie Delion, les historiques du parti communiste montent au créneau pour soutenir le PS Nicolas Soret.

Les luttes d’influence se poursuivent dans la troisième circonscription. Et l’avantage semble tourner en faveur du candidat socialiste. Après le bureau national d’Europe Écologie-Les Verts, ce sont des membres historiques du Parti communiste icaunais qui se rangent derrière Nicolas Soret.

 

« Pour le succès du candidat le mieux placé »

Dans un communiqué, signé entre autres (*) par l’ancien maire de Sens, Jean Cordillot, le directeur de campagne d’Élodie Delion, Claude Marache, et le conseiller général de Sens, Alain Ladrange, une quinzaine de représentants du PC appelle au retrait de la candidate du Front de gauche. Et milite pour le succès du « mieux placé, à savoir le représentant du PS, Nicolas Soret. »

 

Ils en profitent pour dénoncer les « méthodes du Parti de gauche et de certains dirigeants du PCF ». « Quand le vote ne correspond pas à la volonté du secrétaire départemental, on recommence », ironise Jean Cordillot. Le 23 mai, le conseil départemental du PCF proposait « d’utiliser le bulletin de vote Nicolas Soret ». Le samedi suivant, un nouveau conseil votait le maintien du Front de gauche. « Les stratégies sénonaises pour négocier les municipales de 2014 ne m’intéressent pas », répond le secrétaire départemental du PCF, Alain Raymont.

 

« Rien à voir, rectifie Jean Cordillot. S’il y a une petite chance pour que le retrait d’Élodie Delion permette une triangulaire, je préfère la saisir. Nous avons le courage d’affronter le risque FN. Daniel Paris est-il lui aussi capable?de se retirer?? C’est un défi à lui lancer. »

 

Parce qu’à trop durer, la lutte fratricide entre Soret (PS) et Paris (PRG), qui se disputent une légitimité depuis des mois, pourrait conduire à un duel UMP-FN le 17 juin. Lors des présidentielles, le FN s’était placé en deuxième position avec 25,37 % des voix. L’UMP avait pris la tête avec 28,16 % des suffrages le 22 avril.

 

« Le risque de ce duel existait avant notre candidature, rappelle donc Élodie Delion. Nous sommes les seuls sur le terrain à combattre les idées du Front national. Preuve que nous avons raison de nous maintenir. »

 

En attendant, Nicolas Soret se contente de se « réjouir du soutien de ces personnalités qui font autorité sur notre territoire. » Et Daniel Paris semble de plus en plus isolé.

Willem van de Kraats



(*) Ont signé le communiqué : Éric Bizot, Patrick Blin (conseiller régional), Hélène Brun, Jean Cordillot, Claude Josselin (premier adjoint à Joigny), Jean-Pierre Hanryon, Alain Ladrange, Chantal (mandataire d’Élodie Delion) et Jean-Claude Le Goff, Claude Marache, Brigitte Picq-Debelle, Daniel Picq, Pierre Vigreux.

Repost 0

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre