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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:27

Echéances électorales : “Ne nous laissons pas détourner de l’essentiel” !

ROBERT CLÉMENT·JEUDI 30 JUIN 2016

Je lis, je prends connaissance des différents propos, des commentaires qu’ils suscitent sur ce qui semble être la question des questions : Quel candidat soutenir à la présidentielle ? Qu’elle soit une préoccupation, on peut le comprendre. Mais ne risquons-nous pas de se laisser enfermer dans un piège à notre corps défendant ? L’élection présidentielle est redoutable. Tout se ramène à une formule chère aux partisans de la Vème République : « la rencontre d’un homme avec le peuple ». Le projet politique, sa construction avec les citoyens deviennent l’accessoire. Tout se ramène à une seule question : « le ralliement ». Les communistes, partisans d’une VIème République depuis bien longtemps, ne sauraient en aucun cas participer à ce théâtre d’ombres. Mais, alors que faire ?

D’abord, et je reprends ici le titre de l’Humanité d’hier, « LOI TRAVAIL, PAS DE VACANCES POUR LA CONTESTATION ! » Alors que plus qu’une majorité des français continuent d’être opposés à cette loi scélérate. Qu’ils sont 73% à se dire opposés à un nouveau 49-3, il convient de redoubler d’efforts pour soutenir et participer aux mobilisations sociales et à poser le débat des perspectives pour que le mouvement populaire définisse et garantisse ses propres solutions.

Et puis, c’est un impératif, mettre en œuvre les décisions de notre 37ème congrès avec détermination, imagination et esprit de suite. Sans plus, mais c’est déjà beaucoup ! Donner la parole à notre peuple. Écrire avec lui, avec toutes les forces, les personnalités, un pacte d’engagements communs sur lequel on pourra se construire une candidature à gauche. Contribuer à la réussite de cette écriture c’est atteindre 500.000 mille rencontres avec le questionnaire « QUE DEMANDE LE PEUPLE ». Un pacte d’engagements soumis à une votation citoyenne nationale. C’est cela et seulement cela qui peut changer la donne ! J’ajoute que le processus collectif qu’a retenu notre congrès ne saurait concerner la seule élection présidentielle. Pour changer de politique, pour redonner du pouvoir au peuple, il ne suffit pas de changer de président. Il faut changer de majorité. Notre pays doit donc compter sur un parlement placé sous le contrôle des citoyens.

Je comprends et je partage l’agacement, pour ne pas dire davantage, que déclenchent les récents propos de Jean-Luc Mélenchon, n’hésitant pas à tordre les décisions du 37ème congrès, en écrivant : « Le PCF a choisi à une écrasante majorité de tourner le dos à ma candidature (…). Dont acte (…). Pour moi, la page est donc tournée. C’est clair la « France insoumise » est le cadre dans lequel se situe la campagne que j’anime pour les élections présidentielles et législatives ». Pour rassembler, il y a mieux à faire !

J’ai également pris connaissance de l’opinion de Marie-George Buffet. Personne ne conteste sa liberté d’expression. Pour ma part je ne partage pas son point de vue. Pour une raison extrêmement simple. N’évoquer aujourd’hui que le rassemblement « autour » de Jean-Luc Mélenchon, nous renvoie aux affres du présidentialisme, en expédiant aux oubliettes la construction citoyenne d’un pacte d’engagements communs et la désignation d’une candidature porteuse de cette démarche. Qui peut nier que des approches différentes existent sur certains sujets. Sur l’Europe par exemple pour rester dans l’actualité. Le débat entre les forces que nous voulons rassembler dans un nouveau front populaire et citoyen ne s’impose-t-il pas ? Pour qu’elles disent ce qu’elles souhaitent, jusqu’où elles veulent aller !

Mais c’est précisément là que le piège peut se refermer. Prenons garde. Ne nous engageons dans de vaines polémiques qui au bout du compte feraient le jeu de ceux qui voudraient tenir notre peuple en marge de cette nécessaire construction. C’est le but que poursuivent les chiens de garde des médias, montant en épingle telle ou telle déclaration pour faire échec à toutes les initiatives citoyennes qui constituent la feuille de route des communistes, de tous les communistes dans leur diversité. Ne leur faisons pas ce cadeau. Notre 37ème congrès a envoyé le signe de communistes unis pour rassembler et construire un projet politique de gauche porté par un front populaire et citoyen. Une unité leur permettant de travailler ensemble sans effacer les opinions différentes, voire divergentes.

Je fais mien ce que disait Pierre Laurent dans son discours de clôture du congrès : « J’entends déjà tous les sceptiques me dire, mais c’est trop tard. Cette idée elle est bonne mais on n’y arrivera pas. Je sais tous les obstacles réels qui existent. Jean-Luc Mélenchon va dire qu’il avance, quoi qu’il arrive, qu’il n’a pas de temps à perdre avec toutes ces discussions. Arnaud Montebourg prépare aussi son retour. Les écologistes se demandent comment faire entendre leur voix. Et beaucoup d’autres rêvent de concourir au moins dans une primaire ». « Mais à tous ceux qui sont venus ce week-end en répondant à notre invitation, je dis : Arrêtons ce gâchis. Non il n’est pas trop tard. Soyons conscients de nos responsabilités. La droite et l’extrême droite menacent. L’affaire est grave. La France que nous aimons peut le payer très cher. François Hollande et Manuel Valls emmènent la gauche au suicide. Tout ne peut pas attendre l’après 2017 »

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 14:53

Olivier Dartigolles et Isabelle de Almeida, comité de liaison de la primaire de la gauche


« Nous voulons un débat d’idées qui unit »
vendredi 19 février 2016

Déclaration d’Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, et Isabelle de Almeida, présidente du Conseil national, lors de la réunion du comité de liaison de la primaire de la gauche et des écologistes.

« Nous voulons un débat d’idées qui unit »

Nous voulons dire en toute transparence les propositions que le Parti communiste a porté lors de cette réunion pour que progresse et réussisse le processus qui est lancé.

C’est d’abord l’extrême gravité de la situation qui nous motive. Nous entrons dans des temps très compliqués : les perspectives d’une crise financière plus grave encore que celle de 2008, les risques d’un éclatement de l’Europe dans les pires conditions, planent sur nos têtes. Ces menaces s’ajoutent à la crise climatique et à celle du travail secoué par les réponses libérales à la révolution informationnelle.

Jamais comme aujourd’hui notre peuple, le monde du travail et de la création, n’auront eu besoin de réponses de gauche à ces grands enjeux. Et jamais comme aujourd’hui ces réponses de gauche n’ont été autant marginalisées par François Hollande et Manuel Valls. Ils ont confisqué le pouvoir en s’étant affranchi de toute contrainte parlementaire et de leur camp politique. Ils ont signé leur adieu à la gauche.

Le scénario d’ores et déjà installé pour 2017 est celui d’un véritable cataclysme. Si rien ne bouge, c’est un match à trois qui se déroulera dès le premier tour de la présidentielle entre Marine Le Pen, le candidat de la droite et celui du clan Hollande-Valls, et toute autre candidature sera pratiquement disqualifiée du fait du mécanisme de vote utile. C’est dire que les réponses de gauche, les aspirations populaires au changement seraient hors jeu dès le premier tour. Au second tour, il y a fort à penser que ce serait un match entre Le Pen et la droite. Derrière, ne sous estimons pas les dégâts sociaux et politiques pour le pays. Prenons bien la mesure de la rupture démocratique qui s’ensuivrait. Combien de longues années avant que ne puisse commencer à se reconstruire un espoir ! Nous ne pouvons laisser se réaliser ce cauchemar sans réagir.

Nous voulons donc ouvrir dès maintenant une nouvelle voie et nous avons la conviction que c’est réellement possible. Des forces immenses sont aujourd’hui disponibles. Ils sont des millions, les électeurs du Front de gauche, les électeurs écologistes, des électeurs socialistes, à dire aujourd’hui : « ça ne peut plus continuer ainsi ». Ils ont été désorientés, sidérés parfois devant les abandons successifs du président de la République et du gouvernement et ils se sont démobilisés. Mais avec la déchéance de nationalité, avec la casse du code du travail, ils disent : « Maintenant, trop c’est trop ! »

Ces femmes et ces hommes disponibles sont aussi les syndicalistes, les militants associatifs qui pensent que maintenant, il faut qu’ils se mêlent de ces échéances politiques. Ce sont aussi les salariés, les enseignants, les soignants, tous ces travailleurs humiliés par le manque de considération pour leur travail, leur expérience, leurs conditions de vie. Ce sont les millions de chômeurs, de pauvres, méprisés, exclus, montrés du doigt. Les jeunes à qui l’avenir est refusé.

Toutes ces forces en mouvement ou en attente, aujourd’hui trop dispersées, nous voulons aider à les faire converger. C’est ce que nous avons contribué à faire en 2005 lors du referendum sur le traité constitutionnel européen, c’est ce qui nous guidait quand nous avons lancé le Front de Gauche. Nous proposons à toutes les forces du Front de gauche de poursuivre cette démarche dans les conditions inédites d’aujourd’hui qui nous permettent de le faire à une bien plus grande échelle.

Comment ?

Nous ne voulons pas d’une démarche de sommet, nous voulons un peuple acteur.

Il s’agit de relancer une dynamique d’intervention populaire. Nous pensons que le peuple doit investir le processus des primaires de gauche pour qu’il réussisse. C’est à dire pour parvenir à faire émerger, pour l’élection présidentielle une candidature commune qui bouscule la donne, qui relance une gauche de rupture avec la politique suivie depuis 2012, de rupture avec l’austérité et les recettes libérales. Et une gauche qui créé la surprise et gagne.

Nous proposons dans un premier temps l’élaboration citoyenne d’une plate-forme commune qui soit le socle d’entrée de la primaire pour les candidates et les candidats comme pour les électrices et électeurs. Les candidats acceptant ce mandat populaire, débattraient publiquement en exposant leurs propositions pour le mettre en œuvre. Le choix des citoyens se porterait alors sur le candidat le mieux à même selon eux, par ses engagements de réaliser ce mandat populaire. De bout en bout, ce processus est celui du débat et d’un choix d’idées et de contenus et jamais un simple casting. Tout ce qui nourrirait le présidentialisme condamne à l’échec.

Nous ne voulons pas d’une bataille de personnes qui divise, nous voulons un débat d’idées qui unit.

Nous proposons de réfléchir ensemble aux outils pour l’élaboration collective et citoyenne de cette plate-forme. Pour ce qui concerne les communistes nous prendrons des initiatives et nous participerons à tout ce qui s’inscrit dans cette démarche pour aller à la rencontre des citoyennes et citoyens pour recueillir leurs avis à partir de quelques grandes têtes de chapitre et bâtir avec eux le mandat populaire. Nous formulons ces propositions pour la réussite du processus de primaires de gauche et redonner espoir au pays.

Nous voulons que le maximum de celles et ceux qui souhaitent une candidature de gauche en rupture avec ce qui a été fait depuis 2012, s’investissent dans ce processus collectif. Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature. Nous souhaitons que la dynamique que nous engageons le conduise à accepter le cadre collectif sans lequel une candidature de la gauche en rupture avec l’austérité et le libéralisme, n’a aucune chance de succès. Cette démarche que nous voulons impulser, les objectifs de rassemblement gagnant de toutes les forces de gauche et citoyenne que nous visons, ne permet pas dans notre esprit que l’emporte une candidature qui se fixerait l’objectif de poursuivre ce qui a été fait par le président de la République et le gouvernement depuis 2012. Nous avons d’ailleurs bien compris que ni Manuel Valls, ni François Hollande n’expriment l’intention de se plier à l’exercice des primaires.

Nous rendrons compte de nos échange de ce matin au Conseil national du PCF les 5 et 6 mars. Les communistes auront à décider des suites qu’ils voudront donner à ce processus.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, Isabelle De Almeida, Présidente du Conseil national,

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 21:40
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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 20:10

 

Cette fois, c'est pour fraude au RSA que Marc Loyen, le candidat régulier aux élections locales en Saumurois est à nouveau condamné. L'ancien dirigeant départemental du FN devra payer une amende de 500 euros et rembourser 15 000 euros au Conseil Général de Maine et Loire.

 

 

Marc Lyoen, la cinquantaine, est un personnage haut en couleur. Le verbe haut et les idées plus tranchées que les méthodes de gestion, celui-ci n'est pas à sa première condamnation. La série avait débuté, il y a une vingtaine d'années, lorsque, propriétaire d'un magasin de vêtements discount en centre ville, il avait été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour la présence de 6 personnes sans contrat de travail dans son magasin.

 

400 000 euros sur son compte.

 

En 2008, les services de Contrôles fiscaux constatent qu'une somme de 400 000 euros est sur son compte en banque alors que celui-ci touche le RSA. Interrogé sur cette coquette tirelire qui n'avait pas été déclarée, Marc Lyoen a expliqué qu'elle provenait de la vente d'un immeuble d'une SCI  appartenant majoritairement à son père et dans laquelle, il n'avait que quelques parts. Celui-ci se serait servi de son compte pour faire transiter de l'argent momentanément.

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 02:21

Politique - le 4 Juin 2012

 

Depuis 2007, le PCF ne compte plus qu'un député à Martigues, le seul en région Paca. Le département est pourtant très industriel. Mais misant sur l'élan présidentiel du candidat Front de Gauche, le Parti Communiste espère faire mieux en juin, retrouver sa place dans les quartiers de Marseille comme à Aubagne, auprès des salariés en lutte de Fralib.


"On ne concède rien au privé"


Au bord de l'Etang de Berre, le dernier député PCF de la région est Michel Vaxès, qui a passé le flambeau pour 2012 à Gaby Charroux, maire depuis 2009 de Martigues, la "Venise provençale", connue pour la qualité de ses équipements et services publics. "On n'a pas fait les mêmes choix qu'à côté, on ne concède rien au privé", fait valoir M. Charroux. Le bastion tient aussi, selon lui, à "une grande richesse industrielle" autour du port voisin de Fos-sur-Mer, "dont les gens ont gardé la culture". Et le FN ne ferait pas campagne sur le terrain, bien que Marine Le Pen soit arrivée en tête le 22 avril dans la circonscription.

 


Deux sondages ont crédité le candidat du Front de Gauche de plus de 30% des voix au premier tour. La 13e circonscription des Bouches-du-Rhône devrait donc rester communiste en juin, malgré la dissidence de Paul Lombard, l'ancien cadre local du parti, qui a du mal, à 84 ans, à passer la main dans son bureau de maire honoraire.

 

Pierre Dharréville le secrétaire départemental du parti communiste, se verrait bien récupérer de nouvelles circonscriptions. "Avoir plusieurs députés serait normal au regard de notre enracinement historique" et certains scores locaux de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle permettent de l’espérer. Notamment sur la 7e circonscription dans les quartiers nord de Marseille, perdue en 2007 et où "il y a toujours eu une forme de radicalité, que décrit Robert Guédiguian dans ses films", estime M. Dharréville.

 

L'élection s'y joue à gauche et le communiste Jean-Marc Coppola croit en ses chances face au député PS Henri Jibrayel et au candidat EELV Karim Zéribi, qui se disputent leurs électeurs depuis 2007.

 

La gauche contre le sentiment d’abandon


"Sur les 100 territoires les plus pauvres recensés en France, 24 sont à Marseille", souligne M. Coppola, conseiller régional. Et dans les 44 cités de la circonscription où il a fait du porte-à-porte, "le mot qui revient le plus souvent, c'est abandon", dit-il, en prônant des solutions collectives face aux réponses individuelles du clientélisme.


Le Front de Gauche pense aussi avoir une carte à jouer à Aubagne-La Ciotat (9e circonscription), où les salariés de l'usine Fralib luttent depuis plus de 600 jours contre sa fermeture mais où la droite a été largement majoritaire à la présidentielle. De même dans la 10e à Gardanne, dont le maire communiste Roger Meï a été le dernier député de gauche et où l'ex-usine d'alumine Péchiney vient d'être vendue par Rio Tinto à des financiers. Des terres de lutte sociale, où le PCF et son allié du Parti de Gauche aimeraient renouer avec les victoires passées.

 

Vers un nouvel âge d’or du PCF dans les Bouches-du-Rhône


"Cela commence à dater", répond Pierre Dharréville, secrétaire départemental du parti communiste, quand on lui parle des législatives de 1978. Le PCF remporte alors sept circonscriptions sur les 11 du département, plus une dans le Vaucluse et une dans les Alpes-de-Haute-Provence. Trois ans plus tard, les Bouches-du-Rhône sont seules en France, avec la Seine-Saint-Denis, à placer Georges Marchais en tête du premier tour de la présidentielle.

 

Le parti amorce alors son déclin. Mais il reste bien implanté localement, une exception dans une région où le Front national monte en puissance. Trois des cinq plus grandes villes derrière Aix et Marseille - Aubagne, Gardanne et Martigues - sont toujours communistes. Des quatre circonscriptions encore remportées aux législatives de 1997, le PCF n'en conserve cependant qu'une seule en 2007, à Martigues, perdant à Marseille un siège qu'il détenait depuis 1936.

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 07:32

3ème circonscription - Le Front de gauche se divise autour de la candidature d'Elodie Delion

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Scrutin.?Craignant un duel UMP-FN dans la troisième circonscription le 17 juin prochain, les membres historiques du Parti communiste réclament le retrait de la candidate du Front de gauche, et soutiennent Nicolas Soret.?photo d’archives florian salesse

Scrutin.?Craignant un duel UMP-FN dans la troisième circonscription le 17 juin prochain, les membres historiques du Parti communiste réclament le retrait de la candidate du Front de gauche, et soutiennent Nicolas Soret.?photo d’archives florian salesse

Alors que le Parti de gauche et une partie du PCF militent pour le maintien de la candidature d’Élodie Delion, les historiques du parti communiste montent au créneau pour soutenir le PS Nicolas Soret.

Les luttes d’influence se poursuivent dans la troisième circonscription. Et l’avantage semble tourner en faveur du candidat socialiste. Après le bureau national d’Europe Écologie-Les Verts, ce sont des membres historiques du Parti communiste icaunais qui se rangent derrière Nicolas Soret.

 

« Pour le succès du candidat le mieux placé »

Dans un communiqué, signé entre autres (*) par l’ancien maire de Sens, Jean Cordillot, le directeur de campagne d’Élodie Delion, Claude Marache, et le conseiller général de Sens, Alain Ladrange, une quinzaine de représentants du PC appelle au retrait de la candidate du Front de gauche. Et milite pour le succès du « mieux placé, à savoir le représentant du PS, Nicolas Soret. »

 

Ils en profitent pour dénoncer les « méthodes du Parti de gauche et de certains dirigeants du PCF ». « Quand le vote ne correspond pas à la volonté du secrétaire départemental, on recommence », ironise Jean Cordillot. Le 23 mai, le conseil départemental du PCF proposait « d’utiliser le bulletin de vote Nicolas Soret ». Le samedi suivant, un nouveau conseil votait le maintien du Front de gauche. « Les stratégies sénonaises pour négocier les municipales de 2014 ne m’intéressent pas », répond le secrétaire départemental du PCF, Alain Raymont.

 

« Rien à voir, rectifie Jean Cordillot. S’il y a une petite chance pour que le retrait d’Élodie Delion permette une triangulaire, je préfère la saisir. Nous avons le courage d’affronter le risque FN. Daniel Paris est-il lui aussi capable?de se retirer?? C’est un défi à lui lancer. »

 

Parce qu’à trop durer, la lutte fratricide entre Soret (PS) et Paris (PRG), qui se disputent une légitimité depuis des mois, pourrait conduire à un duel UMP-FN le 17 juin. Lors des présidentielles, le FN s’était placé en deuxième position avec 25,37 % des voix. L’UMP avait pris la tête avec 28,16 % des suffrages le 22 avril.

 

« Le risque de ce duel existait avant notre candidature, rappelle donc Élodie Delion. Nous sommes les seuls sur le terrain à combattre les idées du Front national. Preuve que nous avons raison de nous maintenir. »

 

En attendant, Nicolas Soret se contente de se « réjouir du soutien de ces personnalités qui font autorité sur notre territoire. » Et Daniel Paris semble de plus en plus isolé.

Willem van de Kraats



(*) Ont signé le communiqué : Éric Bizot, Patrick Blin (conseiller régional), Hélène Brun, Jean Cordillot, Claude Josselin (premier adjoint à Joigny), Jean-Pierre Hanryon, Alain Ladrange, Chantal (mandataire d’Élodie Delion) et Jean-Claude Le Goff, Claude Marache, Brigitte Picq-Debelle, Daniel Picq, Pierre Vigreux.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 07:29

 

Élections 2012

Le Front national pris en faux par Mélenchon

30 mai 2012 à 21:46
Jean-Luc Mélenchon le 12 mai à Hénin-Beaumont.
Jean-Luc Mélenchon le 12 mai à Hénin-Beaumont. (Photo Jean-Michel Sicot pour Libération)

Récit Hénin-Beaumont. Le candidat du Front de gauche porte plainte contre un tract du Front national.

Par Christophe Forcari

Contre le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, la candidate du Front national, Marine Le Pen, a choisi de sortir les armes lourdes. Un tract a été distribué, il y a trois jours, dans toutes les boîtes aux lettres d’Hénin-Beaumont, où l’on voit le visage de l’ancien candidat à la présidence de la République sur un fond vert et blanc, couleurs de l’islam et du drapeau algérien, à la place du traditionnel fond rouge de sa formation politique.

 

Ce tract reproduit une citation exacte d’un discours prononcé en avril à Marseille, mais totalement sortie de son contexte. «Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb», avait alors déclaré Mélenchon. Sous cette phrase, un appel à voter pour lui avec sa traduction en arabe… mais écrite à l’envers. Un tract non signé et qui ne porte aucune mention de l’imprimeur. En clair, le patron du front de gauche est le candidat des étrangers…

 

«Ennemi». Devant l’ampleur de la polémique suscitée par ce tract, le Front national en a endossé, sans barguigner, la responsabilité. «Ce sont effectivement des gens proches du FN qui sont venus nous le proposer et nous avons accepté», reconnaît Bruno Bilde, directeur de cabinet de la présidente du FN et candidate dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. «Il faut que Mélenchon assume ses prises de position en matière de droit de vote des immigrés, de régularisation des sans-papiers et d’accueil des Roms», martèle Steeve Briois, le secrétaire général du FN et prétendant à la mairie d’Hénin-Beaumont. «La vérité, c’est que Mélenchon, par ses positions ouvertement immigrationnistes et antifrançaises, est l’ennemi du peuple ouvrier», ajoute-t-il.

 

Dans un communiqué, Marine Le Pen déclare «soutenir pleinement» la distribution de ce tract anonyme. Derrière cette manœuvre, le FN voudrait surtout faire éclater les divergences entre les tenants d’un PCF à l’ancienne, style Georges Marchais, et les supporteurs réputés plus bobo du président du Front de gauche. Un PCF qui, dans l’esprit des responsables frontistes locaux, ne partagerait pas les mêmes options en faveur du droit de vote des immigrés que les mélenchonistes pur jus.

 

Jean-Luc Mélenchon, lui, ne décolère pas. «Ce tract est un grossier faux destiné à exciter les gens les uns contre les autres. Cela va coûter très cher à Mme Le Pen parce qu’elle a reconnu les faits. Cela peut [lui] coûter l’inéligibilité dans tous ses mandats», a-t-il déclaré. Le Front de gauche a décidé de porter plainte contre la diffusion de ce document. «Nous les obligeons à mordre. On ne peut attaquer un tract anonyme que s’il comporte des injures, des propos diffamatoires ou si les propos qu’il rapporte sont faux. Ce qui n’est absolument pas le cas. Nous sommes donc très tranquilles», rétorque Bruno Bilde.

 

«N’importe quoi». En riposte, le FN a décidé également de porter plainte contre le Front de gauche, dont des militants auraient pris à partie ceux du Front national, surpris en pleine distribution de ce tract. Pour éviter tout souci avec la justice, Marine Le Pen a annoncé que les frais liés à ce tract seraient intégrés à son compte de campagne. Pour en rajouter encore dans la polémique, l’équipe de campagne de Marine Le Pen assure que le leader du Front de gauche «a explosé son compte de campagne et dépassé le montant légal autorisé». «Le FN est tellement en difficulté aujourd’hui qu’il est obligé de raconter n’importe quoi», a répliqué Hervé Poly (PCF), suppléant de Jean-Luc Mélenchon.

 

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"Libération" aussi, au passage, affuble Jean-Luc Mélenchon d'un nouveau titre : celui de Président du Front de gauche.

Il est vrai que la direction du PCF, qui s'efface progressivement devant Mélenchon et le Front de gauche dont le PCF est pourtant la principale composante, favorise ces "prétentions" qui ne sont aucunement démenties par elle.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 13:07

- le 29 Mai 2012

Le gouvernement doit "sortir du flou assez vite, on ne pourra pas durer très longtemps avec quelques annonces symboliques" en matière d'emploi, a déclaré mardi sur France Info le secrétaire national du Parti communiste français (PCF).


Pierre Laurent réagissait à l'ouverture ce mardi matin des consultations engagées par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avec les organisations syndicales et patronales représentatives. Revenant sur son échange avec le chef du gouvernement en fin de semaine dernière, le leader du PCF a indiqué qu'il avait formulé deux propositions pour l'emploi à Jean-Marc Ayrault, auxquelles le Premier ministre n'avait répondu que de façon "très vague". Il s'agit:

  • "d'un moratoire sur les licenciements jusqu'à l'entrée en vigueur de la nouvelle Assemblée nationale"
  • de l'inscription "en priorité à l'ordre du jour de la session parlementaire des mesures anti-licenciement et des mesures de relance industrielle".

Sur la relance industrielle, le PCF veut "des mesures fortes tout de suite" et sur les salaires, "nous ne voulons pas un petit coup de pouce. Nous voulons une augmentation sensible", a souligné Pierre Laurent. "Nous ne rentrerons pas dans un gouvernement qui ne prendra pas en compte (nos) propositions. Nous voulons des inflexions par rapport au projet de François Hollande. Si c'est pour aller se rallier à la politique de François Hollande, point final, sans prise en compte de nos propositions, ça n'est pas possible".

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 11:33

Le Front de Gauche en tête du 1er tour dans les 4ème et 7ème circonscriptions de Marseille, selon un sondage

par Pirrottina Michel, dimanche 20 mai 2012,  

Marie-Jo Cermolacce arriverait en tête au 1er tour avec 24% dans la 4e circonscription de Marseille et des Bouches du Rhône, devant Patrick Mennucci, elle est créditée de 24%, selon un sondage de la Tnc Sofres-Paca pour le journal La Provence (édition Marseille du 19 mai 2012) . 

Dans cette circonscription qui correspond au centre ville de Marseille et où la gauche avait recueilli 69% des suffrages au 2ème tour des présidentielles, le candidat socialiste Patrick Mennucci obtiendrait 21,8% seulement, celui de la Guériniste dissidente socialiste Lisette Narducci 15,2%, le candidat d'Europe Ecologie- Les Verts 7,5%.

 

Ce sondage a été réalisé par téléphone du 15 au 17 mai auprès d'un échantillon de 805 personnes, représentatif de la population de la circonscription âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales. Méthode des quotas.

 

Dans la 7ème circonscription de Marseille qui correspond aux quartiers de Nord de Marseille, le député socialiste sortant Henri Jibrayel serait largement devancé au 1er tour par le candidat communiste Jean-Marc Coppolla.

 

Toujours d’après un sondage de la Tnc Sofres-Paca pour le journal régional La Provence, le communiste Jean-Marc Coppolla obtiendrait 23,2% au 1er tour des législatives et devancerait ainsi le Front National qui obtiendrait 19,9%, le candidat socialiste Henri Jibrayel obtiendrait seulement 18,7%, Karim Zeribi le candidat d'Europe Ecologie- Les Verts soutenu par Jean-Noël Guérini obtiendrait quand à lui 17,3%.

En cas de duel Front de Gauche contre Front National au second tour, Jean-Marc Coppolla, le candidat du Front de gauche obtiendrait 66% des voix et son adversaire d'extrême droite 34%. 

Sondage réalisé par téléphone du 15 au 17 mai auprès d'un échantillon de 869 personnes, représentatif de la population de la circonscription âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales. Méthode des quotas.

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 01:09

Le Monde.fr | 25.05.2012 

Jean-Marc Ayrault sur le plateau de France 2, le 16 mai 2012.

Le gouvernement va "mettre en œuvre la politique de redressement productif dont notre pays a le plus urgent besoin".

 

C'est la réponse qu'a faite, vendredi 25 mai, Jean-Marc Ayrault au Parti communiste français (PCF), qui réclamait des "décisions d'urgence" pour éviter les plans sociaux dans les entreprises en difficulté.

 

Dans un courrier au secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, le premier ministre explique qu'Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, "s'est saisi dès son installation de l'ensemble des dossiers en cours" et que "chaque situation fait l'objet d'un examen et d'un suivi particulier".

 

Le numéro un du PCF avait écrit, jeudi, une lettre ouverte au premier ministre, cosignée par Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe Communiste républicain et citoyen (CRC) au Sénat, et Roland Muzeau, président du groupe CRC-PG à l'Assemblée nationale, dans laquelle il demandait un "moratoire immédiat sur les plans sociaux" jusqu'à la rentrée parlementaire et "un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session".

 

 LICENCIEMENTS BOURSIERS


Rappelant les engagements pris pendant la campagne de François Hollande, M. Ayrault souligne, dans son courrier de réponse, que la mise en œuvre d'"une politique d'ensemble permettant le renouveau industriel de la France" est "une priorité" qui "se traduira notamment par la mise en place de nouveaux outils de financement de l'économie et de la Banque publique d'investissement".

 

Le premier ministre assure aussi qu'il présentera au Parlement "un certain nombre de mesures précises sur les licenciements boursiers et sur l'obligation, pour un groupe, de céder à un repreneur un site industriel rentable qu'il envisagerait de fermer". Enfin, il rappelle que ces thèmes seront traités lors de la conférence nationale sociale, prévue avant le 14 juillet, qui sera préparée début juin par une "conférence de méthode" 

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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