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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 06:32

3ème circonscription - Le Front de gauche se divise autour de la candidature d'Elodie Delion

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Scrutin.?Craignant un duel UMP-FN dans la troisième circonscription le 17 juin prochain, les membres historiques du Parti communiste réclament le retrait de la candidate du Front de gauche, et soutiennent Nicolas Soret.?photo d’archives florian salesse

Scrutin.?Craignant un duel UMP-FN dans la troisième circonscription le 17 juin prochain, les membres historiques du Parti communiste réclament le retrait de la candidate du Front de gauche, et soutiennent Nicolas Soret.?photo d’archives florian salesse

Alors que le Parti de gauche et une partie du PCF militent pour le maintien de la candidature d’Élodie Delion, les historiques du parti communiste montent au créneau pour soutenir le PS Nicolas Soret.

Les luttes d’influence se poursuivent dans la troisième circonscription. Et l’avantage semble tourner en faveur du candidat socialiste. Après le bureau national d’Europe Écologie-Les Verts, ce sont des membres historiques du Parti communiste icaunais qui se rangent derrière Nicolas Soret.

 

« Pour le succès du candidat le mieux placé »

Dans un communiqué, signé entre autres (*) par l’ancien maire de Sens, Jean Cordillot, le directeur de campagne d’Élodie Delion, Claude Marache, et le conseiller général de Sens, Alain Ladrange, une quinzaine de représentants du PC appelle au retrait de la candidate du Front de gauche. Et milite pour le succès du « mieux placé, à savoir le représentant du PS, Nicolas Soret. »

 

Ils en profitent pour dénoncer les « méthodes du Parti de gauche et de certains dirigeants du PCF ». « Quand le vote ne correspond pas à la volonté du secrétaire départemental, on recommence », ironise Jean Cordillot. Le 23 mai, le conseil départemental du PCF proposait « d’utiliser le bulletin de vote Nicolas Soret ». Le samedi suivant, un nouveau conseil votait le maintien du Front de gauche. « Les stratégies sénonaises pour négocier les municipales de 2014 ne m’intéressent pas », répond le secrétaire départemental du PCF, Alain Raymont.

 

« Rien à voir, rectifie Jean Cordillot. S’il y a une petite chance pour que le retrait d’Élodie Delion permette une triangulaire, je préfère la saisir. Nous avons le courage d’affronter le risque FN. Daniel Paris est-il lui aussi capable?de se retirer?? C’est un défi à lui lancer. »

 

Parce qu’à trop durer, la lutte fratricide entre Soret (PS) et Paris (PRG), qui se disputent une légitimité depuis des mois, pourrait conduire à un duel UMP-FN le 17 juin. Lors des présidentielles, le FN s’était placé en deuxième position avec 25,37 % des voix. L’UMP avait pris la tête avec 28,16 % des suffrages le 22 avril.

 

« Le risque de ce duel existait avant notre candidature, rappelle donc Élodie Delion. Nous sommes les seuls sur le terrain à combattre les idées du Front national. Preuve que nous avons raison de nous maintenir. »

 

En attendant, Nicolas Soret se contente de se « réjouir du soutien de ces personnalités qui font autorité sur notre territoire. » Et Daniel Paris semble de plus en plus isolé.

Willem van de Kraats



(*) Ont signé le communiqué : Éric Bizot, Patrick Blin (conseiller régional), Hélène Brun, Jean Cordillot, Claude Josselin (premier adjoint à Joigny), Jean-Pierre Hanryon, Alain Ladrange, Chantal (mandataire d’Élodie Delion) et Jean-Claude Le Goff, Claude Marache, Brigitte Picq-Debelle, Daniel Picq, Pierre Vigreux.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 06:29

 

Élections 2012

Le Front national pris en faux par Mélenchon

30 mai 2012 à 21:46
Jean-Luc Mélenchon le 12 mai à Hénin-Beaumont.
Jean-Luc Mélenchon le 12 mai à Hénin-Beaumont. (Photo Jean-Michel Sicot pour Libération)

Récit Hénin-Beaumont. Le candidat du Front de gauche porte plainte contre un tract du Front national.

Par Christophe Forcari

Contre le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, la candidate du Front national, Marine Le Pen, a choisi de sortir les armes lourdes. Un tract a été distribué, il y a trois jours, dans toutes les boîtes aux lettres d’Hénin-Beaumont, où l’on voit le visage de l’ancien candidat à la présidence de la République sur un fond vert et blanc, couleurs de l’islam et du drapeau algérien, à la place du traditionnel fond rouge de sa formation politique.

 

Ce tract reproduit une citation exacte d’un discours prononcé en avril à Marseille, mais totalement sortie de son contexte. «Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb», avait alors déclaré Mélenchon. Sous cette phrase, un appel à voter pour lui avec sa traduction en arabe… mais écrite à l’envers. Un tract non signé et qui ne porte aucune mention de l’imprimeur. En clair, le patron du front de gauche est le candidat des étrangers…

 

«Ennemi». Devant l’ampleur de la polémique suscitée par ce tract, le Front national en a endossé, sans barguigner, la responsabilité. «Ce sont effectivement des gens proches du FN qui sont venus nous le proposer et nous avons accepté», reconnaît Bruno Bilde, directeur de cabinet de la présidente du FN et candidate dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. «Il faut que Mélenchon assume ses prises de position en matière de droit de vote des immigrés, de régularisation des sans-papiers et d’accueil des Roms», martèle Steeve Briois, le secrétaire général du FN et prétendant à la mairie d’Hénin-Beaumont. «La vérité, c’est que Mélenchon, par ses positions ouvertement immigrationnistes et antifrançaises, est l’ennemi du peuple ouvrier», ajoute-t-il.

 

Dans un communiqué, Marine Le Pen déclare «soutenir pleinement» la distribution de ce tract anonyme. Derrière cette manœuvre, le FN voudrait surtout faire éclater les divergences entre les tenants d’un PCF à l’ancienne, style Georges Marchais, et les supporteurs réputés plus bobo du président du Front de gauche. Un PCF qui, dans l’esprit des responsables frontistes locaux, ne partagerait pas les mêmes options en faveur du droit de vote des immigrés que les mélenchonistes pur jus.

 

Jean-Luc Mélenchon, lui, ne décolère pas. «Ce tract est un grossier faux destiné à exciter les gens les uns contre les autres. Cela va coûter très cher à Mme Le Pen parce qu’elle a reconnu les faits. Cela peut [lui] coûter l’inéligibilité dans tous ses mandats», a-t-il déclaré. Le Front de gauche a décidé de porter plainte contre la diffusion de ce document. «Nous les obligeons à mordre. On ne peut attaquer un tract anonyme que s’il comporte des injures, des propos diffamatoires ou si les propos qu’il rapporte sont faux. Ce qui n’est absolument pas le cas. Nous sommes donc très tranquilles», rétorque Bruno Bilde.

 

«N’importe quoi». En riposte, le FN a décidé également de porter plainte contre le Front de gauche, dont des militants auraient pris à partie ceux du Front national, surpris en pleine distribution de ce tract. Pour éviter tout souci avec la justice, Marine Le Pen a annoncé que les frais liés à ce tract seraient intégrés à son compte de campagne. Pour en rajouter encore dans la polémique, l’équipe de campagne de Marine Le Pen assure que le leader du Front de gauche «a explosé son compte de campagne et dépassé le montant légal autorisé». «Le FN est tellement en difficulté aujourd’hui qu’il est obligé de raconter n’importe quoi», a répliqué Hervé Poly (PCF), suppléant de Jean-Luc Mélenchon.

 

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"Libération" aussi, au passage, affuble Jean-Luc Mélenchon d'un nouveau titre : celui de Président du Front de gauche.

Il est vrai que la direction du PCF, qui s'efface progressivement devant Mélenchon et le Front de gauche dont le PCF est pourtant la principale composante, favorise ces "prétentions" qui ne sont aucunement démenties par elle.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 12:07

- le 29 Mai 2012

Le gouvernement doit "sortir du flou assez vite, on ne pourra pas durer très longtemps avec quelques annonces symboliques" en matière d'emploi, a déclaré mardi sur France Info le secrétaire national du Parti communiste français (PCF).


Pierre Laurent réagissait à l'ouverture ce mardi matin des consultations engagées par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avec les organisations syndicales et patronales représentatives. Revenant sur son échange avec le chef du gouvernement en fin de semaine dernière, le leader du PCF a indiqué qu'il avait formulé deux propositions pour l'emploi à Jean-Marc Ayrault, auxquelles le Premier ministre n'avait répondu que de façon "très vague". Il s'agit:

  • "d'un moratoire sur les licenciements jusqu'à l'entrée en vigueur de la nouvelle Assemblée nationale"
  • de l'inscription "en priorité à l'ordre du jour de la session parlementaire des mesures anti-licenciement et des mesures de relance industrielle".

Sur la relance industrielle, le PCF veut "des mesures fortes tout de suite" et sur les salaires, "nous ne voulons pas un petit coup de pouce. Nous voulons une augmentation sensible", a souligné Pierre Laurent. "Nous ne rentrerons pas dans un gouvernement qui ne prendra pas en compte (nos) propositions. Nous voulons des inflexions par rapport au projet de François Hollande. Si c'est pour aller se rallier à la politique de François Hollande, point final, sans prise en compte de nos propositions, ça n'est pas possible".

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 10:33

Le Front de Gauche en tête du 1er tour dans les 4ème et 7ème circonscriptions de Marseille, selon un sondage

par Pirrottina Michel, dimanche 20 mai 2012,  

Marie-Jo Cermolacce arriverait en tête au 1er tour avec 24% dans la 4e circonscription de Marseille et des Bouches du Rhône, devant Patrick Mennucci, elle est créditée de 24%, selon un sondage de la Tnc Sofres-Paca pour le journal La Provence (édition Marseille du 19 mai 2012) . 

Dans cette circonscription qui correspond au centre ville de Marseille et où la gauche avait recueilli 69% des suffrages au 2ème tour des présidentielles, le candidat socialiste Patrick Mennucci obtiendrait 21,8% seulement, celui de la Guériniste dissidente socialiste Lisette Narducci 15,2%, le candidat d'Europe Ecologie- Les Verts 7,5%.

 

Ce sondage a été réalisé par téléphone du 15 au 17 mai auprès d'un échantillon de 805 personnes, représentatif de la population de la circonscription âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales. Méthode des quotas.

 

Dans la 7ème circonscription de Marseille qui correspond aux quartiers de Nord de Marseille, le député socialiste sortant Henri Jibrayel serait largement devancé au 1er tour par le candidat communiste Jean-Marc Coppolla.

 

Toujours d’après un sondage de la Tnc Sofres-Paca pour le journal régional La Provence, le communiste Jean-Marc Coppolla obtiendrait 23,2% au 1er tour des législatives et devancerait ainsi le Front National qui obtiendrait 19,9%, le candidat socialiste Henri Jibrayel obtiendrait seulement 18,7%, Karim Zeribi le candidat d'Europe Ecologie- Les Verts soutenu par Jean-Noël Guérini obtiendrait quand à lui 17,3%.

En cas de duel Front de Gauche contre Front National au second tour, Jean-Marc Coppolla, le candidat du Front de gauche obtiendrait 66% des voix et son adversaire d'extrême droite 34%. 

Sondage réalisé par téléphone du 15 au 17 mai auprès d'un échantillon de 869 personnes, représentatif de la population de la circonscription âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales. Méthode des quotas.

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 00:09

Le Monde.fr | 25.05.2012 

Jean-Marc Ayrault sur le plateau de France 2, le 16 mai 2012.

Le gouvernement va "mettre en œuvre la politique de redressement productif dont notre pays a le plus urgent besoin".

 

C'est la réponse qu'a faite, vendredi 25 mai, Jean-Marc Ayrault au Parti communiste français (PCF), qui réclamait des "décisions d'urgence" pour éviter les plans sociaux dans les entreprises en difficulté.

 

Dans un courrier au secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, le premier ministre explique qu'Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, "s'est saisi dès son installation de l'ensemble des dossiers en cours" et que "chaque situation fait l'objet d'un examen et d'un suivi particulier".

 

Le numéro un du PCF avait écrit, jeudi, une lettre ouverte au premier ministre, cosignée par Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe Communiste républicain et citoyen (CRC) au Sénat, et Roland Muzeau, président du groupe CRC-PG à l'Assemblée nationale, dans laquelle il demandait un "moratoire immédiat sur les plans sociaux" jusqu'à la rentrée parlementaire et "un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session".

 

 LICENCIEMENTS BOURSIERS


Rappelant les engagements pris pendant la campagne de François Hollande, M. Ayrault souligne, dans son courrier de réponse, que la mise en œuvre d'"une politique d'ensemble permettant le renouveau industriel de la France" est "une priorité" qui "se traduira notamment par la mise en place de nouveaux outils de financement de l'économie et de la Banque publique d'investissement".

 

Le premier ministre assure aussi qu'il présentera au Parlement "un certain nombre de mesures précises sur les licenciements boursiers et sur l'obligation, pour un groupe, de céder à un repreneur un site industriel rentable qu'il envisagerait de fermer". Enfin, il rappelle que ces thèmes seront traités lors de la conférence nationale sociale, prévue avant le 14 juillet, qui sera préparée début juin par une "conférence de méthode" 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 23:58

« Affiches lacérées ou taguées, insultes, menaces physiques, les militants du Front de Gauche qui m’apportent leur soutien sont l’objet d’agressions constantes de la part de nervis opérant lors de la campagne électorale pour l’élection législative dans la 5ème circonscription de Seine St Denis (Bobigny/Drancy/Le Bourget)

 

Jeudi soir ce climat de violence a franchi un nouveau seuil.


A Drancy, 4 militants bénévoles qui apposaient mon affiche officielle sur les panneaux électoraux ont été harcelés toute la soirée par des bandes organisées qui les attendaient dans les quartiers et empêchés au mépris du droit électoral de coller l’emplacement qui m’est réservé. C’est un déni total de démocratie que je condamne avec la plus grande fermeté !!!

 

Mais pire encore, alors qu’ils avaient mis fin au collage pour leur propre sécurité,  les militants ont vu leur véhicule saccagé : pneus crevés, capot forcé avec arrivée d’essence coupée, un sac personnel dérobé, affiches et matériel d’affichage volés…

 

L’agression ne s’est pas arrêtée là puisqu’ils  ont été encore menacés par un de ces nervis armé d’une bombe lacrymogène, alors qu’ils attendaient l’arrivée de la Police. Ces derniers faits  se sont déroulés à proximité du domicile de la responsable du Parti communiste, elle-même suivie par de grosses berlines allemandes à plusieurs reprises.

 

Cette affaire fait suite à d’autres incidents qui émaillent la campagne à un niveau jamais vu. Il y a deux semaines déjà un militant présent au Marché de la Ferme pour me soutenir s’était vu entouré, bousculé puis frappé, ses affiches arrachées et du matériel électoral volé par des individus appartenant à un groupe de soutiens au député sortant Jean Christophe LAGARDE.

 

L’affaire fait l’objet de deux plaintes dont j’attends le résultat afin d’identifier le ou les coupables.

Plusieurs plaintes sont donc déposées. Il est urgent de faire cesser ce climat  de violence et exiger le respect de la démocratie.


Si je comprends les raisons de la fébrilité de mes adversaires, je dénonce très fermement le climat délétère de cette campagne qui l’accompagne

 

Les idées que je défends avec le Front de Gauche sont plus fortes que ces intimidations et chaque jour, au fil de ma campagne, se confirme l’intérêt grandissant des citoyens en faveur de ma candidature face à un député sortant qui ne trouve assez de subterfuges pour masquer son soutien sans faille à Nicolas Sarkozy.

Parce que la coupe est pleine, j’appelle tous les habitants qui ont à cœur les valeurs de démocratie, de respect du droit d’expression, et qui veulent assurer la sérénité de la campagne des législatives dans nos villes de Bobigny, Drancy, Le Bourget,  à se rassembler Samedi 26 mai à 11h30 devant le 50 rue Marcellin Berthelot à Drancy.


Abdel Sadi, Conseiller général, Premier adjoint à la Maire de Bobigny, Candidat présenté par le Front de Gauche

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 01:05

Comment s'explique l'échec des négociations à gauche sur un accord national aux législatives ?

  • Propos recueillis par Adrian Buffel
François Lamy, Martine Aubry, Jean-Luc mélenchon et Pierre Laurent

François Lamy, Martine Aubry, Jean-Luc mélenchon et Pierre Laurent

 

Le Parti socialiste, Europe écologie-Les Verts et le Front de gauche rassemblant le Parti de gauche et le Parti communiste, ne sont pas parvenus à signer un accord électoral la semaine dernière pour les législatives. Décryptage avec un spécialiste.

Vendredi dernier, le Parti socialiste (PS), Europe écologie-Les Verts (EELV) et le Front de gauche (FG) se renvoyaient encore la faute de l’échec des négociations, lancées depuis l’après-6 mai et visant à présenter un candidat unique de la gauche dès le premier tour, dans les circonscriptions où la gauche risque d’être éliminée aux législatives par le FN ou par l’UMP.

 

Francetv 2012 s’est entretenu avec Romain Ducoulombier, professeur d’histoire, spécialiste du PCF et auteur de "De Lénine à Castro. Idées reçues sur un siècle de communisme".

 

Comment interprétez-vous l’échec des négociations de la gauche pour trouver un accord national aux législatives ?


Romain Ducoulombier. Il faut voir les motivations des partenaires. Dans les négociations, l’objectif du Parti socialiste (PS) est d’obtenir la majorité à l’Assemblée nationale, afin de disposer d’une marge de manœuvre très large, ce qui serait un évènement historique. L’enjeu est énorme pour les socialistes. Le PS ne veut donc rien lâcher.

Pour le Front de gauche (FG), la question tient à la nature même de sa structure avec un Parti de gauche (PG) allié au Parti communiste (PCF). Ce dernier a de beaux restes ancrés localement, mais n’a aucune personnalité charismatique.

Le Parti de gauche (PG), lui, veut renforcer sa présence vis-à-vis du PS, alors que Jean-Luc Mélenchon se considère comme le bénéficiaire de son score à la présidentielle (11,1% des voix au premier tour). Mais convertir un score électoral à la présidentielle en un score élevé aux législatives n’est pas évident.

 

Le PS a accusé le PG, qui a négocié indépendamment du PCF, d’être responsable de l’échec des négociations. Selon vous, le PG a-t-il fait une erreur politique ?

Oui, en un sens, mais c’est la rançon du succès. Aux sénatoriales, on avait eu le même psychodrame. L’inconvénient de cette stratégie, c’est que cela interdit le réflexe de bloc de gauche face à la droite.

C’est un échec moral, mais ça peut se comprendre pour tous les partenaires. Et puis, le PCF est plus sensible à la pression du PS, alors que le PG a fait de son indépendance son image de marque.

 

Le PCF peut-il survivre sans le PG ?

Oui, mais c’est la participation au gouvernement qui va lui poser problème. Le PCF est tiraillé entre une attraction vers le PS et, inversement, son attraction historique vers l’opposition gouvernementale. Sa participation dépend du résultat des législatives.

Le PCF n’est plus un parti de masse depuis les années 1990. Il a survécu grâce à la résilience de ses élus et à leur bonne implantation locale.

Dans la négociation, le PCF est dans une situation délicate. Le PS fait pression sur lui pour le séparer du PG. En même temps, le PCF ne peut pas laisser le PG se développer, et il espère avoir un groupe parlementaire à lui tout seul.

Pour le PG, l’enjeu est inverse. Si le PS manque la majorité au Parlement, les députés du PG seraient à la charniere des votes de toutes les lois du quinquennat. Tout dépend si le PCF arrive à créer un groupe indépendant à l’Assemblée. Dans ce cas, le PG serait affaibli car il n’aurait plus besoin de lui.

 

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 00:48

LE MONDE | 24.05.2012 à 11h31 • Mis à jour le 24.05.2012 à 11h31

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

 

 

 

Au Front de gauche, on voit grand pour les législatives. Certains parlent d'une trentaine de députés, d'autres de doubler le groupe. Actuellement, ils sont 16 députés du Parti communiste et 3 du Parti de gauche. Le groupe parlementaire compte aussi 2 députés d'outre-mer.

 

Chez les communistes sortants, certains sont en difficulté. En Seine-Saint-Denis, Jean-Pierre Brard (apparenté PCF) doit affronter le socialiste Razzy Hammadi, soutenu par la maire de Montreuil, l'écologiste Dominique Voynet. François Asensi (apparenté PCF) doit, lui, faire face à la candidature de son ex-dauphin, Stéphane Gatignon, passé chez Europe-Ecologie et soutenu par le PS.

 

 SITUATION COMPLIQUÉE POUR LE PARTI DE GAUCHE


Dans le Rhône, Michèle Picard, qui prend la relève d'André Gerin, a vu la circonscription modifiée au profit du PS. L'échec des négociations avec les autres partis de gauche n'a pas non plus arrangé les affaires du Front de gauche ; le PCF a dû renoncer à quatre circonscriptions jugées gagnables.

 

Du côté du Parti de gauche, la situation s'avère encore plus compliquée, les trois députés sortants ayant été élus avec d'autres étiquettes politiques. Si Marc Dolez, député du Nord (ex-PS), a de bonnes chances d'être réélu, la situation est plus compliquée pour Martine Billard (ex-Verts) dont la circonscription parisienne a été fortement remodelée.

 

Dans celle de Jacques Desallangre, député de l'Aisne qui ne se représente pas, c'est un communiste qui reprend le flambeau. C'est donc sur les épaules de Jean-Luc Mélenchon, qui se présente face à Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais, que reposent les espoirs.

 

Des législatives dépendront le rapport de force avec le PS. Si ce dernier obtient seul, ou avec ses alliés écologistes, la majorité absolue, il pourra se passer du Front de gauche. Si ce n'est pas le cas, se posera alors la question de la participation gouvernementale.

 

"UNE VRAIE POLITIQUE DE GAUCHE"


Le PCF a longtemps été le partenaire privilégié du PS. Les communistes ont participé au gouvernement dirigé par Lionel Jospin de 1997 à 2002. Une expérience dont ils ne gardent pas forcément un bon souvenir. "Les gens ont cru à la gauche au pouvoir pour avoir une politique de gauche, mais cette dernière n'a pas été au rendez-vous et ça a donné le 21 avril 2002, estime Michel Laurent, membre de la direction du PCF et frère de Pierre Laurent, le secrétaire national du parti. On aspire à pouvoir exercer nos responsabilités au plus haut niveau mais pour une vraie politique de gauche."

Un conseil national du PCF se tiendra à l'issue des législatives, le 18 juin, suivi d'un vote des militants et d'une conférence nationale extraordinaire deux jours plus tard, pour trancher la question. Le sujet est délicat car s'ils choisissent d'envoyer des ministres au gouvernement, les communistes prendront le risque de faire exploser le Front de gauche, qui les a fait passer de 1,93 % des voix en 2007 à 11,10 % cinq ans plus tard.

 

Les noms du député André Chassaigne ou de la sénatrice Nicole Borvo Cohen-Seat, évoqués pour participer au gouvernement, ne sont pas confirmés au PCF. "On ne cherche pas la place pour la place, comme Cécile Duflot qui a fait fi de son identité politique", assure Lydie Benoist, chargée des élections au PCF.

 

"AUTONOMIE CONQUÉRANTE"


Pour Michel Laurent, sans infléchissement de la politique des socialistes, les communistes ne participeront pas au gouvernement. Un avis partagé par Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Il précise que son parti sera très attentif à la question du traité européen.

 

"Par-delà les belles déclarations sur le thème de la croissance, tout se fait sans qu'un millimètre ne soit touché au traité, estime-t-il. L'austérité, conjuguée à une souveraineté limitée, ferait que tout gouvernement de gauche qui l'appliquerait aurait les pieds et les poings liés." "Nous ne participerons pas à un gouvernement, fusse-t-il de gauche, qui lierait son destin à ce traité", affirme-t-il.

 

Resterait alors à trouver la bonne formule. "On soutiendrait les textes qui vont dans le bon sens tout en se battant contre les autres", explique M. Dartigolles. Pour M. Mélenchon, cela s'appelle "l'autonomie conquérante". Pour un cadre PCF, cette expression "ne veut rien dire".

Actuellement, ils sont 16 députés du Parti communiste et 3 du Parti de gauche. Le groupe parlementaire compte aussi 2 députés d'outre-mer. Chez les communistes sortants, certains sont en difficulté. En Seine-Saint-Denis, Jean-Pierre Brard (apparenté communiste) et François Asensi (Fase) constesté dans sa circonscription par son ex-ami Maire de Sevran passé avec armes et bagages à EELV...


 
 


Le Monde
 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 00:44

Plans sociaux: le PCF alerte Ayrault

AFP Mis à jour le 24/05/2012 à 21:07 |

Le PCF a demandé jeudi à Jean-Marc Ayrault de prendre "instamment" les "décisions d'urgence qui s'imposent" face aux plans sociaux qui s'annoncent dans le pays, jugeant "inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel".

Dans une lettre au Premier ministre, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe CRC au Sénat et Roland Muzeau, président du groupe CRC-PG à l'Assemblée nationale, écrivent : "passées sous silence au cours des dernières semaines de campagne de l'élection présidentielle, les menaces de plans sociaux drastiques se précisent et se multiplient aux quatre coins du pays", citant notamment Air France, Carrefour ou la grande distribution.

"Il nous paraît inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel français alors que les Français ont exprimé avec force leur volonté de mettre un coup d'arrêt à ce gâchis et que votre gouvernement a affiché dans l'intitulé de son ministère l'ambition d'engager le redressement productif du pays", poursuivent-ils.

Les responsables communistes demandent "instamment" au Premier ministre de prendre "les deux décisions d'urgence qui s'imposent" : "l'adoption d'un moratoire à effet immédiat sur les plans sociaux et licenciements jusqu'à l'entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale" et "l'inscription en priorité à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session".

"Nous vous proposons d'inscrire dans ce débat la discussion sur la proposition de loi contre les licenciements boursiers débattue au Sénat le 16 février dernier", concluent-ils. Le Sénat avait rejeté cette PPL communiste visant à interdire les licenciements boursiers à la suite de l'abstention des radicaux de gauche, témoignant de l'étroitesse de la majorité de gauche au Sénat.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 19:56

Législatives : Voynet soutient le candidat PS à Montreuil

Il n'y aura pas de candidat écologiste pour la législative sur la circonscription de Montreuil-Bagnolet. L'écologiste Dominique Voynet a annoncé, dimanche 20 mai, que Europe Ecologie-Les Verts n'avait pas déposé de candidature et soutenait désormais Razzy Hammadi, le candidat du Parti socialiste. 'Nous souhaitons donner une majorité au président de la République et pour Montreuil, nous ne voulons pas ajouter de la division à la division déjà existante à gauche', explique la maire de Montreuil.

 

Voilà des mois que le suspense durait. Après avoir renoncé à se représenter lors de la sénatoriale au profit de l'écologiste Aline Archimbaud, l'ancienne ministre laissait croire qu'elle pourrait briguer le siège de Jean-Pierre Brard député (apparenté PCF) sortant et candidat du Front de gauche. Elle en avait envie mais n'était pas sûre de l'emporter. Les instances nationales d'EELV avaient gelé la circonscription en attendant sa décision, au grand dam de Mireille Ferri, conseillère régionale d'Ile-de-France,elle aussi candidate. Mais 2008 et sa victoire surprise sur le vieux communiste lors de la municipale semble loin...

 

À DEUX ANS DES MUNICIPALES

 

Dominique Voynet traverse en effet une mauvaise séquence électorale à Montreuil : lors des cantonales de 2010, sa candidate, Catherine Pilon, s'est faite battre par celui du Front de gauche  et, pour la présidentielle, Eva Joly n'a obtenu que 4 % des voix dans ce fief écolo. Présenter un candidat dans ce contexte risquait fort de se solder à nouveau par un petit score. Or Mme Voynet, contestée à gauche pour sa gestion de la ville, ne pouvait se permettre de se montrer affaiblie à deux ans de l'élection municipale.

Mme Voynet espère ainsi que l'alliance qu'elle dessine avec le PS réussira à faire barrage à Jean-Pierre Brard. Le député n'a jamais fait mystère de son envie de prendre sa revanche. 'Je ne veux plus qu'à Montreuil, on ait comme seul (...)

 

Malgré tout le let'motiv' des verts c'est de battre ou de faire battre les candidats Front de Gauche et singulièrement les candidats communistes.. Hélas pour la gauche.

 

 

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BRUNO FORNACIARI

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