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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 10:54

Avec quatre députés sortants PCF et apparentés, la Seine-Saint-Denis devrait rester un des derniers grands bastions communistes de ces législatives même si les attaques venues des partenaires de gauche s'intensifient.

Seuls à rivaliser avec cette "banlieue rouge" du "93", le Nord et les Hauts-de-Seine avec chacun trois députés Front de gauche (FG) sur un total de 19 à l'Assemblée.

 

En Seine-Saint-Denis, les sortants ont de très bonnes chances d'être réélus dans un département "où Jean-Luc Mélenchon a fait son meilleur score à la présidentielle" (17% contre 11,1% au niveau national), "où la droite se casse la figure et où le FN a perdu cinq points depuis 2002", explique à l'AFP Lydie Benoît, chargée des élections au PCF.

Ce scrutin doit normalement être une formalité pour Marie-George Buffet (PCF) et Patrick Braouezec (Fédération pour une alternative sociale et écologique), dans la 4e et la 2e circonscription. Pour François Asensi (Fase) dans la 11e et l'apparenté PCF Jean-Pierre Brard (7e), la bataille sera plus difficile.

 

Rattaché au FG, M. Asensi dont la suppléante est Clémentine Autain a, comme M. Braouezec, quitté le PCF en 2010, dénonçant l'impossibilité de changement dans le parti. Et dans sa circonscription, on assiste à une véritable affaire de famille.

 

Le maire communiste de Tremblay, 66 ans, se retrouve face à son ancien collaborateur parlementaire, Stéphane Gatignon, un ex-PCF de 42 ans, passé fin 2009 à Europe Ecologie-Les Verts (EELV), aujourd'hui soutenu par le PS via l'accord national de novembre.

 

Ce quadragénaire, maire de Sevran, chez qui Nicolas Hulot avait déclaré sa candidature à la primaire d'EELV, a obtenu le renfort de Daniel Cohn-Bendit lors d'un meeting lundi auquel participait aussi Robert Hue, l'ex-numéro un du PCF.

Le FG reste confiant car "Asensi est très populaire". Mais "à notre âge, il faut savoir terminer ses mandats!", a lancé "Dany" au député élu depuis 1981.

 

De son côté, Jean-Pierre Brard compte aussi garder son siège face à Razzy Hammadi, même si le socialiste est désormais soutenu par la maire EELV de Montreuil Dominique Voynet, qui ne pouvait se permettre un faible score d'un candidat "écolo" après les 4% d'Eva Joly à la présidentielle sur ce secteur.

 

Ce renfort de Mme Voynet fait grincer des dents à Montreuil. Certains à la section PS pensent que l'ex-sénatrice verte, décriée dans sa ville, veut "créer les conditions pour revendiquer en 2014 une tête de liste" aux municipales avec le soutien du PS.

 

M. Hammadi, qui "ne compte pas se mêler des conflits qui minent la gauche" ici, s'en défend : "Elle m'a apporté son soutien et tout ce qui va dans le sens du rassemblement est à féliciter, mais il n'y a aucune discussion" sur 2014.

Au FG en tout cas, pas d'inquiétude pour M. Brard, affirme Mme Benoît qui juge "pas très réglo" que socialistes et écologistes "s'unissent pour essayer de dégommer un partenaire à gauche". Mais à EELV, "nationalement on ne soutient personne" dans cette affaire, assure David Cormand, délégué aux élections, car "on souhaitait un candidat écologiste" mais "le groupe local n'a pas voulu".

 

Ailleurs en Seine-Saint-Denis, le PCF, en progrès aux dernières cantonales, affiche également de "grandes ambitions" pour Abdel Sadi, jugeant "quasi sûr" que le candidat FG sera en tête de la gauche sur cette 5e circonscription détenue par Jean-Christophe Lagarde (Nouveau centre) où François Hollande l'a emporté largement.

Dans la 6e circonscription, le PCF espère aussi un "bon score" avec Patrick Le Hyaric, directeur de L'Humanité, et qui sait, "peut-être une surprise" face à Elisabeth Guigou (PS).

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 06:49

Législatives : bataille fratricide en Seine-Saint-Denis

Publié le 21/05/2012 Par Jennifer Declémy

Le député sortant de la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis, François Asensi, retrouve sur sa route un ancien compagnon de route du PCF, le maire de Sevran, Stéphane Gatignon. Une bataille entre les deux hommes qui ravive les rancoeurs.



C'est une véritable bataille fratricide qui est sur le point de débuter dans la onzième circonscription de Seine-Saint-Denis, où le député sortant apparenté PCF, François Asensi, devra affronter le candidat investi par le PS et Europe Ecologie, Stéphane Gatignon, maire de Sevran et ancien proche d'Asensi qui voit d'un mauvais oeil son ancien poulain venir tenter de lui ravir sa place.

"Je le prends mal, évidemment (...) Je vois ça comme quelque chose qui est un peu dégueulasse. C'est une bonne petite trahison" n'avait pas hésité à déclarer l'élu communiste en novembre dernier, quand il a appris la nouvelle. Stéphane Gatignon ne fut en effet pas seulement un compagnon de route au PCF, il fut aussi l'ancien assistant parlementaire de François Asensi, et ce fut ce dernier qui l'introduisit dans la ville de Sevran que la gauche voulait à l'époque ravir à la droite.

C'est en 2010 que leurs chemins se séparèrent, quand le maire de Sevran adhéra à Europe Ecologie, alors que le député du 93 lui rejoignait le FASE, une composante du Front de Gauche. Depuis, la détestation est de vigueur entre les deux hommes qui vont donc s'affronter jusqu'au 17 juin, dans une circonscription ancrée à gauche. Si Stéphane Gatignon réfute le terme même de trahison, expliquant simplement être "allé au bout de sa démarche politique", chez les communistes en revanche ça ne passe pas et Pierre Laurent parla même de "faute politique" quant cette candidature commune de PS-EELV contre un communiste. Et dans un contexte où le Front de Gauche et les socialistes n'ont pas réussi à s'accorder électoralement dans une cinquantaine de circonscriptions dans toute la France, l'atmosphère risque d'être encore plus tendue à gauche dans la circonscription.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:39

La rupture entre les partis de gauche sur la marche à suivre dans la cinquantaine de circonscriptions les plus à droite augure mal de la suite

 

Une réelle menace que l'Assemblée nationale reste ancrée à droite le 17 juin prochain ? À gauche, nul ne le clame aujourd'hui.

 

Seul David Corman, l'un des négociateurs d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), a évoqué cette hypothèse vendredi soir. Il venait d'admettre l'échec des partis de gauche à s'entendre sur des candidatures uniques dans la cinquantaine de circonscriptions les plus marquées à droite, celles où la gauche risque l'élimination au premier tour si elle part à la bataille en ordre dispersé.

 

Élu au Conseil municipal de Pau et porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles ne se montre pas particulièrement inquiet. Mais il réagit assez vivement à « l'attitude hégémonique du PS » qui aurait fait capoter les discussions. « Les socialistes ont une stratégie qui consiste manifestement à obtenir la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Le PS souhaitait conduire la bataille dans les trois quarts des cas, le compte n'y était pas », regrette-t-il.

 

Olivier Dartigolles reconnaît qu'il y a eu sur ce dossier « des tiraillements en milieu de semaine » entre le PCF et le Parti de gauche, les deux composantes du Front de gauche. « Mais nous avons présenté une proposition commune », ajoute-t-il.

 

Les écologistes restent zen

Ce n'est pas l'analyse de Noël Mamère, qui ne faisait pas partie de la délégation d'EELV. Selon le député-maire de Bègles (Gironde), « le Front de gauche essaie de faire porter la responsabilité de l'échec au PS, mais les problèmes les plus criants sont entre le PCF et le Parti de gauche. On ne peut que regretter ce désaccord, mais nous nous sentons assez étrangers à ce conflit », analyse-t-il.

 

Si Noël Mamère redoute un retour aux crises de nerfs permanentes de la gauche plurielle époque Jospin, il veut toutefois croire à la « cohérence » des Français, qui « échaudés par les cohabitations, donneront une majorité à François Hollande ».

Le paysage électoral tel qu'il résulte du vote du premier tour de la présidentielle l'autorise à l'optimisme. Avec une abstention semblable à celle des législatives de 2002 et de 2007, le FN pourrait se maintenir dans quelque 200 circonscriptions au soir du premier tour. Ce qui occasionnerait une ribambelle de triangulaires potentiellement mortelles pour l'UMP et pour certains de ses cadors.

 

Jean-François Copé, le patron du parti, pourrait ainsi se retrouver très menacé en Seine-et-Marne. De même que Christian Jacob (Seine-et-Marne), Éric Ciotti et Christian Estrosi (Alpes-Maritimes), Bruno Le Maire (Eure), François Baroin (Aube), Luc Chatel (Haute-Marne) ou encore Nadine Morano (Meurthe-et-Moselle).

 

 

 

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La gauche dispersée pour les législatives

Le Parti socialiste, les écologistes et le Front de gauche n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur des candidatures uniques dès le premier tour.


Chacun pour soi. La gauche n’ira pas aux législatives unie dès le premier tour. Le Parti socialiste et ses alliés (Europe écologie-Les Verts, Radicaux de gauche) ont échoué, vendredi 18 mai, à trouver un accord national dans cette perspective avec le Front de gauche (Parti de gauche, Parti communiste) sur des candidatures uniques dans des circonscriptions où la gauche risque d’être éliminée du second tour en raison de la force du Font national ou de l’Union pour un mouvement populaire.

 

Depuis 1967, la règle à gauche veut que, dans chaque circonscription, il y ait désistement pour le second tour au profit du candidat le mieux placé. Autrement plus ambitieux est de présenter un seul candidat dès le premier tour dans les circonscriptions jugées difficiles ou très difficiles, ce qui était l’objet de ces discussions engagées après le second tour de l’élection présidentielle du 6 mai. 

 

L’entreprise était hardie, compte tenu des divergences importantes existant entre le Parti socialiste et le Front de gauche en matière de programme et de stratégie.

 

Pour se maintenir au second tour des législatives, il faut avoir obtenu 12,5 % des inscrits ou être arrivé deuxième. Dans des circonscriptions très à droite, il pourrait s’avérer que la gauche soit incapable d’atteindre ce niveau. 

 

Oeuvrer à « une cohérence » au plan national

Pour cette dernière, une entente préalable était une façon d’œuvrer à « une cohérence » au plan national des résultats entre présidentielle et législatives.

 

Le dialogue a été tendu et, de part et d’autre, on se renvoie la responsabilité de l’échec. Martine Aubry, première secrétaire du PS, l’impute aux « désaccords au sein du Front de gauche » entre PCF et Parti de gauche, qui ont préféré mener des discussions séparées. 

 

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, reproche au PS d’avoir cherché à obtenir « une prime invraisemblable d’élus supplémentaires ».


Les discussions ont porté au total sur une cinquantaine de circonscriptions. Le Front de gauche estimait pouvoir obtenir une candidature unique pour six circonscriptions : quatre pour le PCF et deux pour le Parti de gauche. 

 

Mais les différentes formations ne sont finalement pas parvenues à s’entendre sur ce compromis. Le PCF a dénoncé un « très mauvais signe pour le rassemblement à gauche ». Les partenaires sont toutefois convenu de laisser la porte ouverte à des « accords locaux ».


"La Croix" ANTOINE FOUCHET
 

 


 

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:24

Le porte-parole des députés du Front de gauche, Roland Muzeau (PCF), assure le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de leur "implication résolue" pour "la réussite de la gauche", et réclame plusieurs mesures sociales immédiates, dans une lettre rendue publique dimanche.

 

Le porte-parole des députés du Front de gauche, Roland Muzeau (PCF), assure le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de leur "implication résolue" pour "la réussite de la gauche", et réclame plusieurs mesures sociales immédiates, dans une lettre rendue publique dimanche.

 

Il cite "une augmentation significative du SMIC et des minima sociaux, l'application du droit de réquisition des logements vacants et la suspension de tout plan de licenciements dans les grandes entreprises jusqu'à la tenue d'une conférence avec les partenaires sociaux".

 

"Je veux vous assurer, avec la plus grande sincérité, de l'implication résolue du Front de gauche et de ses parlementaires pour la réussite de la gauche", écrit M. Muzeau, dans cette missive datée de vendredi, et qui ne fait pas référence à l'échec des négociations entre le PS et le FG sur les élections législatives.

 

"Dans cet esprit, nous soutiendrons chaque mesure qui ira dans le sens d'une plus grande solidarité et du progrès social et, fidèles aux engagements que nous avons pris devant les citoyennes et les citoyens, nous serons tout aussi déterminés quand tel ne sera pas le cas", ajoute le député des Hauts-de-Seine.

 

"Vous pourrez compter sur nous, ainsi, pour faire barrage efficace aux oppositions et pressions conservatrices qui ne manqueront pas à droite", conclut-il.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:19

Politique. La candidate du PCF/Front de gauche était en réunion publique. Isabelle Voillot à l’écoute des gens

le 20/05/2012 à 05:00 par Edwige Labruyère 

Jean-Louis Mitaine et Isabelle Voillot. Photo E. L.

Jean-Louis Mitaine et Isabelle Voillot. Photo E. L.

Isabelle Voillot, candidate aux prochaines législatives pour le Front de gauche, a proposé une réunion publique mercredi soir, dans le fief de celui qu’elle compte bien balayer.

Vingt ans de politique libérale dans le Charolais-Brionnais, on n’en peut plus. » Isabelle Voillot, candidate du Parti communiste français/Front de Gauche, a présenté son programme avec son suppléant Jean-Louis Mitaine à une quarantaine de Parodiens et environs, attentifs, impliqués aussi.

Dans la salle, « l’humain d’abord », slogan de sa campagne, a en effet pris tout son sens. Car juste après une présentation globale par la candidate, les partisans étaient invités à s’exprimer sur les thématiques qui leur tenaient le plus à cœur. Isabelle Voillot s’était même entourée de plusieurs intervenants, spécialisés dans un domaine précis avec des exemples locaux. L’emploi et la souffrance au travail notamment, ont largement été débattus.

Jean-Louis Mitaine, suppléant très investi, n’a pas hésité à appuyer les propos du public en dénonçant « la stratégie salariale actuelle qui consiste à bosser et à fermer sa g… », et en garantissant que « si Isabelle Voillot était élue, demain, les salariés auraient des droits nouveaux ».

Des solutions pour l’emploi

« Le Charolais Brionnais a perdu 10 % de salariés, poursuivait la candidate. On a tous des exemples autour de nous. Pour les entreprises qui existent encore, il s’agit pour nous de les pérenniser à travers une autre dynamique. Pour les autres, il faut revenir aux relocalisations. » Pour ce faire, le PCF Front de gauche a des solutions. « Il faut créer un pôle public de financement de l’activité industrielle pour stopper la distribution d’argent dans le vide, comme cela a été le cas avec Manitowoc, par exemple. Il faut revenir à la diversification industrielle à partir des circuits courts. Comme l’inox à Gueugnon aujourd’hui transformé en Italie alors qu’il pourrait l’être sur place. Ou comme la céramique à Digoin, Paray, Marcigny ou Charolles, à qui il faut redonner de la production, au même titre que le bois ou l’agriculture, toujours à travers la transformation de la production sur place pour inciter à consommer plus localement. »

Les services publics, la jeunesse, la santé, le logement étaient autant de thèmes abordés lors de cette longue soirée très interactive entre la salle et le duo du PCF Front de gauche.

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 23:35

Le Front de gauche ne s'accorde pas avec le PS et EELV

Selon "Le Figaro"

 

Lydie Benoît, responsables élections du PCF, a annoncé vendredi que son parti n'avait pas trouvé d'accord avec le PS et EELV dans les circonscriptions où il y a un risque d'élimination de la gauche à cause du FN. Le PCF «a fait des propositions pour 29 circonscriptions», permettant que 9 soient attribuées au Front de gauche (à répartir entre PCF, PG et Gauche unitaire), 8 à EELV (Europe Écologie-Les Verts), 11 au PS et une pour le PRG (Parti radical de gauche)», explique-t-elle. «On se retirait dans 13 circonscriptions sur 29, donc c'était un beau geste», a-t-elle ajouté. Mais «le PS a trouvé que c'était insuffisant au total, car il voulait négocier sur davantage de circonscriptions (55, selon un chiffre cité en début de semaine, NDLR)».

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 03:50

Le climat n'est pas vraiment au beau fixe entre le Parti de gauche et le Parti communiste, tous deux membres fondateurs du Front de gauche, sur la 4e circonscription de la Haute-Garonne. Monique Durrieu, membre du PCF, sera la candidate sur la 4e circonscription pour porter les idées de son parti et du Front de gauche. Sur l'affiche, elle pose avec le logo du Front de gauche. Porte-parole du Parti de gauche, Jean-Christophe Sellin s'insurge : « Il est anormal que la 4e circonscription n'ait pas été réservée à l'ouverture, il ne s'agit pas seulement de Madame Durrieu, c'est une question politique. Toulouse est la seule grande ville de France où les candidats communistes sont les uniques représentants du Front de gauche pour les législatives. » Jean-Christophe Sellin aurait notamment souhaité que l'un des membres du NPA qui avait rejoint Jean-Luc Mélenchon pendant la présidentielle puisse se présenter sous l'étiquette Front de gauche. Une demande qui arrive trop tard selon le PCF qui n'a pas souhaité bouleverser les investitures. T.Bl.

 
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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 03:47

 

A écouter

POLITIQUE NORD NORD

Législatives : pas d'accord entre le PS, les écolos et le Parti de Gauche

Créé le 18/05/2012 à 15h00 - Mis à jour le 18/05/2012 à 18h33

Pierre Laurent, Martine Aubry et Cécile Duflot.

Pierre Laurent, Martine Aubry et Cécile Duflot. / AFP

 

Aucun accord national n'a été trouvé au plan national entre le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et le parti de Gauche en vue des élections législatives de juin. Les différents interlocuteurs ne seraient pas parvenus s'entendre, alors qu'il y a pourtant des risques d'élimination des candidats de gauche dès le premier tour à cause du Front National. Le Parti communiste estime que cet échec est "irresponsable". La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a dit "regretter" l'absence d'accord avec le Front de Gauche. Une responsabilité qu'elle attribue au parti de Jean-Luc Mélenchon. Les candidats ont jusqu'à 18 heures pour déposer leur candidature en vue du scrutin de juin.   

"C'est une décision parfaitement regrettable des socialistes", déplore Pierre Laurent, le N.1 du Parti communiste Les négociations "n'ont pas abouti, et elle n'aboutiront pas", a indiqué Lydie Benoît, responsable élections du PCF, vendredi à la mi-journée.

 

De son côté, le secrétaire national du Parti de gauche Eric Coquerel a affirmé : "Il n'y a pas d'accord avec le Parti de Gauche (PG), donc pas d'accord avec le Front de Gauche" (FG).

Selon Lydie Benoît, le PCF "a fait des propositions pour 29 circonscriptions", permettant que 9 soient attribuées au FG (à répartir entre PCF, PG et Gauche unitaire), 8 à EELV (Europe Ecologie-Les Verts), 11 au PS et une pour le PRG (Parti radical de gauche)."

Le Front de Gauche souhaite un groupe "puissant" à l'Assemblée national  après le score à la Présidentielle de Jean-Luc Mélenchon (11,1%) qui s'est, lui, lancé dans la circonscription socialiste de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Marine Le Pen (FN) est également candidate.

"Nous avons travaillé dans un très bon climat avec nos partenaires. C'est une responsabilité qui dépend d'eux, que nous regrettons. Mais le travail a été fait dans de bonnes conditions", a expliqué à la mi-journée Martine Aubry aux journalistes.

Priée de dire si cet échec représentait un danger pour la gauche, la première secrétaire du PS répondu par la négative. "C'était des circonscriptions où nous souhaitions être au second tour parce que la droite et le Front National risquaient d'être seuls. Mais des circonscriptions qui ne sont pas gagnables", a-t-elle expliqué.

Dans un communiqué, le PCF estime que l'absence d'accord lance "un très mauvais signe pour le rassemblement nécessaire à gauche". Il précise néanmoins que ses candidats "restent disponibles pour discuter localement là où s'avéreraient indispensables des accords locaux pour écarter le risque qu'un accord national n'a malheureusement pas pu écarter."

Le Parti de Gauche avait quitté dès mercredi les négociations qui ont définitivement échoué vendredi entre les communistes d'un côté, le PS et EELV de l'autre.

(Avec dépêches)

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 13:32

Législatives: pas d'accord électoral entre le PS et le Front de gauche

Par LEXPRESS.fr, publié le 18/05/2012 à 15:28, mis à jour le 19/05/2012 à 15:23


Législatives: pas d'accord électoral entre le PS et le Front de gauche

Martine Aubry a toutefois estimé que cette absence d'accord ne devrait pas faire perdre de circonscriptions à la gauche, puisque les discussions portaient sur des zones où elle ne partait pas favorite mais où il s'agissait d'éviter son élimination dès le premier tour.

Reuters

Le Front de gauche a refusé de signer l'accord électoral concernant les circonscriptions où il y a un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour à cause du FN. 

Aucun accord national n'a été trouvé entre le PS, Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) et le Front de gauche (FG) pour les législatives sur les circonscriptions où il y a un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour à cause du Front national. C'est ce qu'a affirmé ce vendredi Lydie Benoist, responsable du PCF en charge des élections.  

Les négociations "n'ont pas abouti, et elles n'aboutiront pas", a-t-elle ajouté, tandis que le secrétaire national du Parti de gauche Eric Coquerel a déclaré qu'"il n'y a pas d'accord avec le Parti de gauche, donc pas d'accord avec le Front de gauche".  

 

Selon Lydie Benoist, le PCF "a fait des propositions pour 29 circonscriptions", permettant que 9 soient attribuées au FG (à répartir entre PCF, PG et Gauche unitaire), 8 à EELV, 11 au PS et une pour le PRG (Parti radical de gauche)."  

"On se retirait dans 13 circonscriptions sur 29, donc c'était un beau geste", a-t-elle ajouté. Or "le PS a trouvé que c'était insuffisant au total, car il voulait négocier sur davantage de circonscriptions". Le PS en début de semaine, avait effectivement cité le chiffre de 55. En outre, selon Lydie Benoist, "dans la répartition au sein du FG, il n'y avait pas d'accord entre le PCF et le PG".  

 

Aubry critique l'attitude du Parti de gauche

Eric Coquerel a souligné de son côté: "on demandait, nous, Parti de gauche d'avoir une circonscription gagnable dans cet accord. Ca nous a toujours été refusé, quelle que soit la proposition que nous faisions. A partir de là, ce n'est plus un accord, c'est un diktat. Or ce n'est pas notre style". 

Le Front de gauche souhaite un groupe "puissant" à l'Assemblée après le score à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon (11,1%) qui s'est, lui, lancé dans la circonscription socialiste de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Marine Le Pen (FN) est également candidate. 

 

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a réagi à l'absence d'accord entre son parti et le Front de gauche, "une responsabilité qui dépend d'eux, que nous respectons, que nous regrettons". Elle met en avant les désaccord internes du Front du gauche entre le PCF et le Parti de gauche, dirigé par Jean-Luc Mélenchon. Elle a bien pris soin de préciser: "le travail a été mené avec le Parti communiste dans de très bonnes conditions, un très bon climat". 

Le Parti de Gauche a toutefois annoncé son retrait unilatéral de deux circonscriptions comportant un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour, la 7e de Moselle et la 1ere de l'Aube, "sans contrepartie", regrettant "profondément" l'absence d'accord avec le PS et EELV.  

 

Avec
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commentaire :
La politique et la stratégie du PCF sont mises sous séquestre du Front de gauche et le bon vouloiur de Mélenchon et du parti de gauche. En effet, ce dernier, déni un accord Front de Gauche avec qui que ce soit dan sla mesure ou le PG s'y oppose. Et dans ce cas, le Front de gauche ne peut passer d'accord.
Ce qui pose indéniablement une question au PCF sur sa capacité à poursuivre sa stratégie de rassemblement, dans des circonstances diverses, avec le FdG, dont il ne peut désormais plus dissocier sa propre stratégie de celle du Front de gauche.
Mais alors pourquoi encore un parti communiste. Pourquoi un Front (parti et mouvements) de gauche, dans la mesure où le front parle pour tous d'une même voix. Il ne s'agit donc plus d'un front mais d'un rassemblement organique. Je ne suis pas sûr que les communistes qui ont approuvé la stratégie de front de gauche et la candidature de Mélenchon aient opté pour les "mésaventures" au sujet des négociation avec le PS et EELV sur les circonscriptions où le danger d'élimination de la gauche au premier tour est réel, et où le Parti de Gauche, une fois de plus fait de la surenchère et determine sa position à l'aulne de ses intérêts particuliers.
Il va donc falloir reconsidérer soit la stratégie du Front de gauche, soit celle du PCF, soit les rapports entre les formations partenaires à l'intérieur du Front.
Je rappelle pour mémoire que le PCF constitue la partie principale du Front de Gauche, en terme de volonté et stratégie politique, en terme du nombre de militants, d'élus, de moyens (locaux, presse, moyens financiers), élus municipaux, départementaux, nationaux, en terme d'expérience historique et de notoriété, de relations les plus diverses y compris au plan international, de son programme, de ses "spécialistes" de tous ordres etc... dois-je-continuer?) Ce que ne possède pas nos ârtenaires fra$ichement convertis à la radicalité. Et je pense que le parti communiste ne peut résoudre sa politique à celle de l'accord de ses partenaires avec elle. Ou est l'indépendance et l'autonomie du PCF dans cette situation. Il nous a été fait le reproche de dépendre du PS (pour des raisons électorales) et il nous faudrait dépendre du parti de gauche ou des autres partenaires pour élaborer et faire vivre notre stratégie ? Sortir d'une camisole pour entrer de plein gré dans une autre plus destructrice encore? Pas sû que les communistes y souscrivent.
Pour moi, NON MERC.
BF

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 03:29

 

Législatives / Les communistes jouent l'unité à gauche à Saint-Quentin

Publié le jeudi 17 mai 2012 à 11H00 -

 


SAINT-QUENTIN (Aisne). Ce n'est pas une bonne nouvelle pour Xavier Bertrand. Les communistes de la deuxième circonscription, réunis en assemblée générale mardi dernier, ont « décidé de prendre leurs responsabilités », ce qui signifie qu'ils ont décidé « de ne pas présenter les candidatures de nos camarades Corinne Becourt, membre du conseil national du PCF, et d'Olivier Tournay, conseiller municipal PCF à Saint-Quentin, à l'élection législative des 10 et 17 juin 2012 ».
Une décision qui repose sur l'analyse des résultats de la présidentielle dans lesquels les communistes saint-quentinois voient, « une dure sanction infligée à Nicolas Sarkozy et son gouvernement, notamment à Saint-Quentin » et qui traduit une démarche unitaire dont le seul but est de faire basculer la circonscription de la droite à la gauche : « Devant le risque du Front national et la multiplication des candidatures qui sont de nature à compromettre notre objectif de battre Xavier Bertrand, ministre du chômage de Sarkozy. »
Cela ne signifie pas que la section saint-quentinoise du PCF entre dans le rang. Elle dénonce toujours « l'obstination de la direction de la fédération de l'Aisne du PCF de maintenir contre l'avis majoritaire des communistes du Saint-Quentinois, un candidat pour le Front de Gauche, poursuivant ainsi le choix de la division » et refuse toujours de suivre la ligne officielle du parti. Mais, ce retrait place aussi en position délicate le candidat du Front de gauche, Guy Fontaine, qui risque de concentrer les critiques de ceux qui appellent à l'unité de la gauche derrière la socialiste Anne Ferreira.

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BRUNO FORNACIARI

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