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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 01:05

Comment s'explique l'échec des négociations à gauche sur un accord national aux législatives ?

  • Propos recueillis par Adrian Buffel
François Lamy, Martine Aubry, Jean-Luc mélenchon et Pierre Laurent

François Lamy, Martine Aubry, Jean-Luc mélenchon et Pierre Laurent

 

Le Parti socialiste, Europe écologie-Les Verts et le Front de gauche rassemblant le Parti de gauche et le Parti communiste, ne sont pas parvenus à signer un accord électoral la semaine dernière pour les législatives. Décryptage avec un spécialiste.

Vendredi dernier, le Parti socialiste (PS), Europe écologie-Les Verts (EELV) et le Front de gauche (FG) se renvoyaient encore la faute de l’échec des négociations, lancées depuis l’après-6 mai et visant à présenter un candidat unique de la gauche dès le premier tour, dans les circonscriptions où la gauche risque d’être éliminée aux législatives par le FN ou par l’UMP.

 

Francetv 2012 s’est entretenu avec Romain Ducoulombier, professeur d’histoire, spécialiste du PCF et auteur de "De Lénine à Castro. Idées reçues sur un siècle de communisme".

 

Comment interprétez-vous l’échec des négociations de la gauche pour trouver un accord national aux législatives ?


Romain Ducoulombier. Il faut voir les motivations des partenaires. Dans les négociations, l’objectif du Parti socialiste (PS) est d’obtenir la majorité à l’Assemblée nationale, afin de disposer d’une marge de manœuvre très large, ce qui serait un évènement historique. L’enjeu est énorme pour les socialistes. Le PS ne veut donc rien lâcher.

Pour le Front de gauche (FG), la question tient à la nature même de sa structure avec un Parti de gauche (PG) allié au Parti communiste (PCF). Ce dernier a de beaux restes ancrés localement, mais n’a aucune personnalité charismatique.

Le Parti de gauche (PG), lui, veut renforcer sa présence vis-à-vis du PS, alors que Jean-Luc Mélenchon se considère comme le bénéficiaire de son score à la présidentielle (11,1% des voix au premier tour). Mais convertir un score électoral à la présidentielle en un score élevé aux législatives n’est pas évident.

 

Le PS a accusé le PG, qui a négocié indépendamment du PCF, d’être responsable de l’échec des négociations. Selon vous, le PG a-t-il fait une erreur politique ?

Oui, en un sens, mais c’est la rançon du succès. Aux sénatoriales, on avait eu le même psychodrame. L’inconvénient de cette stratégie, c’est que cela interdit le réflexe de bloc de gauche face à la droite.

C’est un échec moral, mais ça peut se comprendre pour tous les partenaires. Et puis, le PCF est plus sensible à la pression du PS, alors que le PG a fait de son indépendance son image de marque.

 

Le PCF peut-il survivre sans le PG ?

Oui, mais c’est la participation au gouvernement qui va lui poser problème. Le PCF est tiraillé entre une attraction vers le PS et, inversement, son attraction historique vers l’opposition gouvernementale. Sa participation dépend du résultat des législatives.

Le PCF n’est plus un parti de masse depuis les années 1990. Il a survécu grâce à la résilience de ses élus et à leur bonne implantation locale.

Dans la négociation, le PCF est dans une situation délicate. Le PS fait pression sur lui pour le séparer du PG. En même temps, le PCF ne peut pas laisser le PG se développer, et il espère avoir un groupe parlementaire à lui tout seul.

Pour le PG, l’enjeu est inverse. Si le PS manque la majorité au Parlement, les députés du PG seraient à la charniere des votes de toutes les lois du quinquennat. Tout dépend si le PCF arrive à créer un groupe indépendant à l’Assemblée. Dans ce cas, le PG serait affaibli car il n’aurait plus besoin de lui.

 

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 00:48

LE MONDE | 24.05.2012 à 11h31 • Mis à jour le 24.05.2012 à 11h31

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

 

 

 

Au Front de gauche, on voit grand pour les législatives. Certains parlent d'une trentaine de députés, d'autres de doubler le groupe. Actuellement, ils sont 16 députés du Parti communiste et 3 du Parti de gauche. Le groupe parlementaire compte aussi 2 députés d'outre-mer.

 

Chez les communistes sortants, certains sont en difficulté. En Seine-Saint-Denis, Jean-Pierre Brard (apparenté PCF) doit affronter le socialiste Razzy Hammadi, soutenu par la maire de Montreuil, l'écologiste Dominique Voynet. François Asensi (apparenté PCF) doit, lui, faire face à la candidature de son ex-dauphin, Stéphane Gatignon, passé chez Europe-Ecologie et soutenu par le PS.

 

 SITUATION COMPLIQUÉE POUR LE PARTI DE GAUCHE


Dans le Rhône, Michèle Picard, qui prend la relève d'André Gerin, a vu la circonscription modifiée au profit du PS. L'échec des négociations avec les autres partis de gauche n'a pas non plus arrangé les affaires du Front de gauche ; le PCF a dû renoncer à quatre circonscriptions jugées gagnables.

 

Du côté du Parti de gauche, la situation s'avère encore plus compliquée, les trois députés sortants ayant été élus avec d'autres étiquettes politiques. Si Marc Dolez, député du Nord (ex-PS), a de bonnes chances d'être réélu, la situation est plus compliquée pour Martine Billard (ex-Verts) dont la circonscription parisienne a été fortement remodelée.

 

Dans celle de Jacques Desallangre, député de l'Aisne qui ne se représente pas, c'est un communiste qui reprend le flambeau. C'est donc sur les épaules de Jean-Luc Mélenchon, qui se présente face à Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais, que reposent les espoirs.

 

Des législatives dépendront le rapport de force avec le PS. Si ce dernier obtient seul, ou avec ses alliés écologistes, la majorité absolue, il pourra se passer du Front de gauche. Si ce n'est pas le cas, se posera alors la question de la participation gouvernementale.

 

"UNE VRAIE POLITIQUE DE GAUCHE"


Le PCF a longtemps été le partenaire privilégié du PS. Les communistes ont participé au gouvernement dirigé par Lionel Jospin de 1997 à 2002. Une expérience dont ils ne gardent pas forcément un bon souvenir. "Les gens ont cru à la gauche au pouvoir pour avoir une politique de gauche, mais cette dernière n'a pas été au rendez-vous et ça a donné le 21 avril 2002, estime Michel Laurent, membre de la direction du PCF et frère de Pierre Laurent, le secrétaire national du parti. On aspire à pouvoir exercer nos responsabilités au plus haut niveau mais pour une vraie politique de gauche."

Un conseil national du PCF se tiendra à l'issue des législatives, le 18 juin, suivi d'un vote des militants et d'une conférence nationale extraordinaire deux jours plus tard, pour trancher la question. Le sujet est délicat car s'ils choisissent d'envoyer des ministres au gouvernement, les communistes prendront le risque de faire exploser le Front de gauche, qui les a fait passer de 1,93 % des voix en 2007 à 11,10 % cinq ans plus tard.

 

Les noms du député André Chassaigne ou de la sénatrice Nicole Borvo Cohen-Seat, évoqués pour participer au gouvernement, ne sont pas confirmés au PCF. "On ne cherche pas la place pour la place, comme Cécile Duflot qui a fait fi de son identité politique", assure Lydie Benoist, chargée des élections au PCF.

 

"AUTONOMIE CONQUÉRANTE"


Pour Michel Laurent, sans infléchissement de la politique des socialistes, les communistes ne participeront pas au gouvernement. Un avis partagé par Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Il précise que son parti sera très attentif à la question du traité européen.

 

"Par-delà les belles déclarations sur le thème de la croissance, tout se fait sans qu'un millimètre ne soit touché au traité, estime-t-il. L'austérité, conjuguée à une souveraineté limitée, ferait que tout gouvernement de gauche qui l'appliquerait aurait les pieds et les poings liés." "Nous ne participerons pas à un gouvernement, fusse-t-il de gauche, qui lierait son destin à ce traité", affirme-t-il.

 

Resterait alors à trouver la bonne formule. "On soutiendrait les textes qui vont dans le bon sens tout en se battant contre les autres", explique M. Dartigolles. Pour M. Mélenchon, cela s'appelle "l'autonomie conquérante". Pour un cadre PCF, cette expression "ne veut rien dire".

Actuellement, ils sont 16 députés du Parti communiste et 3 du Parti de gauche. Le groupe parlementaire compte aussi 2 députés d'outre-mer. Chez les communistes sortants, certains sont en difficulté. En Seine-Saint-Denis, Jean-Pierre Brard (apparenté communiste) et François Asensi (Fase) constesté dans sa circonscription par son ex-ami Maire de Sevran passé avec armes et bagages à EELV...


 
 


Le Monde
 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 00:44

Plans sociaux: le PCF alerte Ayrault

AFP Mis à jour le 24/05/2012 à 21:07 |

Le PCF a demandé jeudi à Jean-Marc Ayrault de prendre "instamment" les "décisions d'urgence qui s'imposent" face aux plans sociaux qui s'annoncent dans le pays, jugeant "inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel".

Dans une lettre au Premier ministre, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe CRC au Sénat et Roland Muzeau, président du groupe CRC-PG à l'Assemblée nationale, écrivent : "passées sous silence au cours des dernières semaines de campagne de l'élection présidentielle, les menaces de plans sociaux drastiques se précisent et se multiplient aux quatre coins du pays", citant notamment Air France, Carrefour ou la grande distribution.

"Il nous paraît inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel français alors que les Français ont exprimé avec force leur volonté de mettre un coup d'arrêt à ce gâchis et que votre gouvernement a affiché dans l'intitulé de son ministère l'ambition d'engager le redressement productif du pays", poursuivent-ils.

Les responsables communistes demandent "instamment" au Premier ministre de prendre "les deux décisions d'urgence qui s'imposent" : "l'adoption d'un moratoire à effet immédiat sur les plans sociaux et licenciements jusqu'à l'entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale" et "l'inscription en priorité à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session".

"Nous vous proposons d'inscrire dans ce débat la discussion sur la proposition de loi contre les licenciements boursiers débattue au Sénat le 16 février dernier", concluent-ils. Le Sénat avait rejeté cette PPL communiste visant à interdire les licenciements boursiers à la suite de l'abstention des radicaux de gauche, témoignant de l'étroitesse de la majorité de gauche au Sénat.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 19:56

Législatives : Voynet soutient le candidat PS à Montreuil

Il n'y aura pas de candidat écologiste pour la législative sur la circonscription de Montreuil-Bagnolet. L'écologiste Dominique Voynet a annoncé, dimanche 20 mai, que Europe Ecologie-Les Verts n'avait pas déposé de candidature et soutenait désormais Razzy Hammadi, le candidat du Parti socialiste. 'Nous souhaitons donner une majorité au président de la République et pour Montreuil, nous ne voulons pas ajouter de la division à la division déjà existante à gauche', explique la maire de Montreuil.

 

Voilà des mois que le suspense durait. Après avoir renoncé à se représenter lors de la sénatoriale au profit de l'écologiste Aline Archimbaud, l'ancienne ministre laissait croire qu'elle pourrait briguer le siège de Jean-Pierre Brard député (apparenté PCF) sortant et candidat du Front de gauche. Elle en avait envie mais n'était pas sûre de l'emporter. Les instances nationales d'EELV avaient gelé la circonscription en attendant sa décision, au grand dam de Mireille Ferri, conseillère régionale d'Ile-de-France,elle aussi candidate. Mais 2008 et sa victoire surprise sur le vieux communiste lors de la municipale semble loin...

 

À DEUX ANS DES MUNICIPALES

 

Dominique Voynet traverse en effet une mauvaise séquence électorale à Montreuil : lors des cantonales de 2010, sa candidate, Catherine Pilon, s'est faite battre par celui du Front de gauche  et, pour la présidentielle, Eva Joly n'a obtenu que 4 % des voix dans ce fief écolo. Présenter un candidat dans ce contexte risquait fort de se solder à nouveau par un petit score. Or Mme Voynet, contestée à gauche pour sa gestion de la ville, ne pouvait se permettre de se montrer affaiblie à deux ans de l'élection municipale.

Mme Voynet espère ainsi que l'alliance qu'elle dessine avec le PS réussira à faire barrage à Jean-Pierre Brard. Le député n'a jamais fait mystère de son envie de prendre sa revanche. 'Je ne veux plus qu'à Montreuil, on ait comme seul (...)

 

Malgré tout le let'motiv' des verts c'est de battre ou de faire battre les candidats Front de Gauche et singulièrement les candidats communistes.. Hélas pour la gauche.

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 10:54

Avec quatre députés sortants PCF et apparentés, la Seine-Saint-Denis devrait rester un des derniers grands bastions communistes de ces législatives même si les attaques venues des partenaires de gauche s'intensifient.

Seuls à rivaliser avec cette "banlieue rouge" du "93", le Nord et les Hauts-de-Seine avec chacun trois députés Front de gauche (FG) sur un total de 19 à l'Assemblée.

 

En Seine-Saint-Denis, les sortants ont de très bonnes chances d'être réélus dans un département "où Jean-Luc Mélenchon a fait son meilleur score à la présidentielle" (17% contre 11,1% au niveau national), "où la droite se casse la figure et où le FN a perdu cinq points depuis 2002", explique à l'AFP Lydie Benoît, chargée des élections au PCF.

Ce scrutin doit normalement être une formalité pour Marie-George Buffet (PCF) et Patrick Braouezec (Fédération pour une alternative sociale et écologique), dans la 4e et la 2e circonscription. Pour François Asensi (Fase) dans la 11e et l'apparenté PCF Jean-Pierre Brard (7e), la bataille sera plus difficile.

 

Rattaché au FG, M. Asensi dont la suppléante est Clémentine Autain a, comme M. Braouezec, quitté le PCF en 2010, dénonçant l'impossibilité de changement dans le parti. Et dans sa circonscription, on assiste à une véritable affaire de famille.

 

Le maire communiste de Tremblay, 66 ans, se retrouve face à son ancien collaborateur parlementaire, Stéphane Gatignon, un ex-PCF de 42 ans, passé fin 2009 à Europe Ecologie-Les Verts (EELV), aujourd'hui soutenu par le PS via l'accord national de novembre.

 

Ce quadragénaire, maire de Sevran, chez qui Nicolas Hulot avait déclaré sa candidature à la primaire d'EELV, a obtenu le renfort de Daniel Cohn-Bendit lors d'un meeting lundi auquel participait aussi Robert Hue, l'ex-numéro un du PCF.

Le FG reste confiant car "Asensi est très populaire". Mais "à notre âge, il faut savoir terminer ses mandats!", a lancé "Dany" au député élu depuis 1981.

 

De son côté, Jean-Pierre Brard compte aussi garder son siège face à Razzy Hammadi, même si le socialiste est désormais soutenu par la maire EELV de Montreuil Dominique Voynet, qui ne pouvait se permettre un faible score d'un candidat "écolo" après les 4% d'Eva Joly à la présidentielle sur ce secteur.

 

Ce renfort de Mme Voynet fait grincer des dents à Montreuil. Certains à la section PS pensent que l'ex-sénatrice verte, décriée dans sa ville, veut "créer les conditions pour revendiquer en 2014 une tête de liste" aux municipales avec le soutien du PS.

 

M. Hammadi, qui "ne compte pas se mêler des conflits qui minent la gauche" ici, s'en défend : "Elle m'a apporté son soutien et tout ce qui va dans le sens du rassemblement est à féliciter, mais il n'y a aucune discussion" sur 2014.

Au FG en tout cas, pas d'inquiétude pour M. Brard, affirme Mme Benoît qui juge "pas très réglo" que socialistes et écologistes "s'unissent pour essayer de dégommer un partenaire à gauche". Mais à EELV, "nationalement on ne soutient personne" dans cette affaire, assure David Cormand, délégué aux élections, car "on souhaitait un candidat écologiste" mais "le groupe local n'a pas voulu".

 

Ailleurs en Seine-Saint-Denis, le PCF, en progrès aux dernières cantonales, affiche également de "grandes ambitions" pour Abdel Sadi, jugeant "quasi sûr" que le candidat FG sera en tête de la gauche sur cette 5e circonscription détenue par Jean-Christophe Lagarde (Nouveau centre) où François Hollande l'a emporté largement.

Dans la 6e circonscription, le PCF espère aussi un "bon score" avec Patrick Le Hyaric, directeur de L'Humanité, et qui sait, "peut-être une surprise" face à Elisabeth Guigou (PS).

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 06:49

Législatives : bataille fratricide en Seine-Saint-Denis

Publié le 21/05/2012 Par Jennifer Declémy

Le député sortant de la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis, François Asensi, retrouve sur sa route un ancien compagnon de route du PCF, le maire de Sevran, Stéphane Gatignon. Une bataille entre les deux hommes qui ravive les rancoeurs.



C'est une véritable bataille fratricide qui est sur le point de débuter dans la onzième circonscription de Seine-Saint-Denis, où le député sortant apparenté PCF, François Asensi, devra affronter le candidat investi par le PS et Europe Ecologie, Stéphane Gatignon, maire de Sevran et ancien proche d'Asensi qui voit d'un mauvais oeil son ancien poulain venir tenter de lui ravir sa place.

"Je le prends mal, évidemment (...) Je vois ça comme quelque chose qui est un peu dégueulasse. C'est une bonne petite trahison" n'avait pas hésité à déclarer l'élu communiste en novembre dernier, quand il a appris la nouvelle. Stéphane Gatignon ne fut en effet pas seulement un compagnon de route au PCF, il fut aussi l'ancien assistant parlementaire de François Asensi, et ce fut ce dernier qui l'introduisit dans la ville de Sevran que la gauche voulait à l'époque ravir à la droite.

C'est en 2010 que leurs chemins se séparèrent, quand le maire de Sevran adhéra à Europe Ecologie, alors que le député du 93 lui rejoignait le FASE, une composante du Front de Gauche. Depuis, la détestation est de vigueur entre les deux hommes qui vont donc s'affronter jusqu'au 17 juin, dans une circonscription ancrée à gauche. Si Stéphane Gatignon réfute le terme même de trahison, expliquant simplement être "allé au bout de sa démarche politique", chez les communistes en revanche ça ne passe pas et Pierre Laurent parla même de "faute politique" quant cette candidature commune de PS-EELV contre un communiste. Et dans un contexte où le Front de Gauche et les socialistes n'ont pas réussi à s'accorder électoralement dans une cinquantaine de circonscriptions dans toute la France, l'atmosphère risque d'être encore plus tendue à gauche dans la circonscription.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:39

La rupture entre les partis de gauche sur la marche à suivre dans la cinquantaine de circonscriptions les plus à droite augure mal de la suite

 

Une réelle menace que l'Assemblée nationale reste ancrée à droite le 17 juin prochain ? À gauche, nul ne le clame aujourd'hui.

 

Seul David Corman, l'un des négociateurs d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), a évoqué cette hypothèse vendredi soir. Il venait d'admettre l'échec des partis de gauche à s'entendre sur des candidatures uniques dans la cinquantaine de circonscriptions les plus marquées à droite, celles où la gauche risque l'élimination au premier tour si elle part à la bataille en ordre dispersé.

 

Élu au Conseil municipal de Pau et porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles ne se montre pas particulièrement inquiet. Mais il réagit assez vivement à « l'attitude hégémonique du PS » qui aurait fait capoter les discussions. « Les socialistes ont une stratégie qui consiste manifestement à obtenir la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Le PS souhaitait conduire la bataille dans les trois quarts des cas, le compte n'y était pas », regrette-t-il.

 

Olivier Dartigolles reconnaît qu'il y a eu sur ce dossier « des tiraillements en milieu de semaine » entre le PCF et le Parti de gauche, les deux composantes du Front de gauche. « Mais nous avons présenté une proposition commune », ajoute-t-il.

 

Les écologistes restent zen

Ce n'est pas l'analyse de Noël Mamère, qui ne faisait pas partie de la délégation d'EELV. Selon le député-maire de Bègles (Gironde), « le Front de gauche essaie de faire porter la responsabilité de l'échec au PS, mais les problèmes les plus criants sont entre le PCF et le Parti de gauche. On ne peut que regretter ce désaccord, mais nous nous sentons assez étrangers à ce conflit », analyse-t-il.

 

Si Noël Mamère redoute un retour aux crises de nerfs permanentes de la gauche plurielle époque Jospin, il veut toutefois croire à la « cohérence » des Français, qui « échaudés par les cohabitations, donneront une majorité à François Hollande ».

Le paysage électoral tel qu'il résulte du vote du premier tour de la présidentielle l'autorise à l'optimisme. Avec une abstention semblable à celle des législatives de 2002 et de 2007, le FN pourrait se maintenir dans quelque 200 circonscriptions au soir du premier tour. Ce qui occasionnerait une ribambelle de triangulaires potentiellement mortelles pour l'UMP et pour certains de ses cadors.

 

Jean-François Copé, le patron du parti, pourrait ainsi se retrouver très menacé en Seine-et-Marne. De même que Christian Jacob (Seine-et-Marne), Éric Ciotti et Christian Estrosi (Alpes-Maritimes), Bruno Le Maire (Eure), François Baroin (Aube), Luc Chatel (Haute-Marne) ou encore Nadine Morano (Meurthe-et-Moselle).

 

 

 

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La gauche dispersée pour les législatives

Le Parti socialiste, les écologistes et le Front de gauche n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur des candidatures uniques dès le premier tour.


Chacun pour soi. La gauche n’ira pas aux législatives unie dès le premier tour. Le Parti socialiste et ses alliés (Europe écologie-Les Verts, Radicaux de gauche) ont échoué, vendredi 18 mai, à trouver un accord national dans cette perspective avec le Front de gauche (Parti de gauche, Parti communiste) sur des candidatures uniques dans des circonscriptions où la gauche risque d’être éliminée du second tour en raison de la force du Font national ou de l’Union pour un mouvement populaire.

 

Depuis 1967, la règle à gauche veut que, dans chaque circonscription, il y ait désistement pour le second tour au profit du candidat le mieux placé. Autrement plus ambitieux est de présenter un seul candidat dès le premier tour dans les circonscriptions jugées difficiles ou très difficiles, ce qui était l’objet de ces discussions engagées après le second tour de l’élection présidentielle du 6 mai. 

 

L’entreprise était hardie, compte tenu des divergences importantes existant entre le Parti socialiste et le Front de gauche en matière de programme et de stratégie.

 

Pour se maintenir au second tour des législatives, il faut avoir obtenu 12,5 % des inscrits ou être arrivé deuxième. Dans des circonscriptions très à droite, il pourrait s’avérer que la gauche soit incapable d’atteindre ce niveau. 

 

Oeuvrer à « une cohérence » au plan national

Pour cette dernière, une entente préalable était une façon d’œuvrer à « une cohérence » au plan national des résultats entre présidentielle et législatives.

 

Le dialogue a été tendu et, de part et d’autre, on se renvoie la responsabilité de l’échec. Martine Aubry, première secrétaire du PS, l’impute aux « désaccords au sein du Front de gauche » entre PCF et Parti de gauche, qui ont préféré mener des discussions séparées. 

 

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, reproche au PS d’avoir cherché à obtenir « une prime invraisemblable d’élus supplémentaires ».


Les discussions ont porté au total sur une cinquantaine de circonscriptions. Le Front de gauche estimait pouvoir obtenir une candidature unique pour six circonscriptions : quatre pour le PCF et deux pour le Parti de gauche. 

 

Mais les différentes formations ne sont finalement pas parvenues à s’entendre sur ce compromis. Le PCF a dénoncé un « très mauvais signe pour le rassemblement à gauche ». Les partenaires sont toutefois convenu de laisser la porte ouverte à des « accords locaux ».


"La Croix" ANTOINE FOUCHET
 

 


 

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:24

Le porte-parole des députés du Front de gauche, Roland Muzeau (PCF), assure le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de leur "implication résolue" pour "la réussite de la gauche", et réclame plusieurs mesures sociales immédiates, dans une lettre rendue publique dimanche.

 

Le porte-parole des députés du Front de gauche, Roland Muzeau (PCF), assure le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de leur "implication résolue" pour "la réussite de la gauche", et réclame plusieurs mesures sociales immédiates, dans une lettre rendue publique dimanche.

 

Il cite "une augmentation significative du SMIC et des minima sociaux, l'application du droit de réquisition des logements vacants et la suspension de tout plan de licenciements dans les grandes entreprises jusqu'à la tenue d'une conférence avec les partenaires sociaux".

 

"Je veux vous assurer, avec la plus grande sincérité, de l'implication résolue du Front de gauche et de ses parlementaires pour la réussite de la gauche", écrit M. Muzeau, dans cette missive datée de vendredi, et qui ne fait pas référence à l'échec des négociations entre le PS et le FG sur les élections législatives.

 

"Dans cet esprit, nous soutiendrons chaque mesure qui ira dans le sens d'une plus grande solidarité et du progrès social et, fidèles aux engagements que nous avons pris devant les citoyennes et les citoyens, nous serons tout aussi déterminés quand tel ne sera pas le cas", ajoute le député des Hauts-de-Seine.

 

"Vous pourrez compter sur nous, ainsi, pour faire barrage efficace aux oppositions et pressions conservatrices qui ne manqueront pas à droite", conclut-il.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:19

Politique. La candidate du PCF/Front de gauche était en réunion publique. Isabelle Voillot à l’écoute des gens

le 20/05/2012 à 05:00 par Edwige Labruyère 

Jean-Louis Mitaine et Isabelle Voillot. Photo E. L.

Jean-Louis Mitaine et Isabelle Voillot. Photo E. L.

Isabelle Voillot, candidate aux prochaines législatives pour le Front de gauche, a proposé une réunion publique mercredi soir, dans le fief de celui qu’elle compte bien balayer.

Vingt ans de politique libérale dans le Charolais-Brionnais, on n’en peut plus. » Isabelle Voillot, candidate du Parti communiste français/Front de Gauche, a présenté son programme avec son suppléant Jean-Louis Mitaine à une quarantaine de Parodiens et environs, attentifs, impliqués aussi.

Dans la salle, « l’humain d’abord », slogan de sa campagne, a en effet pris tout son sens. Car juste après une présentation globale par la candidate, les partisans étaient invités à s’exprimer sur les thématiques qui leur tenaient le plus à cœur. Isabelle Voillot s’était même entourée de plusieurs intervenants, spécialisés dans un domaine précis avec des exemples locaux. L’emploi et la souffrance au travail notamment, ont largement été débattus.

Jean-Louis Mitaine, suppléant très investi, n’a pas hésité à appuyer les propos du public en dénonçant « la stratégie salariale actuelle qui consiste à bosser et à fermer sa g… », et en garantissant que « si Isabelle Voillot était élue, demain, les salariés auraient des droits nouveaux ».

Des solutions pour l’emploi

« Le Charolais Brionnais a perdu 10 % de salariés, poursuivait la candidate. On a tous des exemples autour de nous. Pour les entreprises qui existent encore, il s’agit pour nous de les pérenniser à travers une autre dynamique. Pour les autres, il faut revenir aux relocalisations. » Pour ce faire, le PCF Front de gauche a des solutions. « Il faut créer un pôle public de financement de l’activité industrielle pour stopper la distribution d’argent dans le vide, comme cela a été le cas avec Manitowoc, par exemple. Il faut revenir à la diversification industrielle à partir des circuits courts. Comme l’inox à Gueugnon aujourd’hui transformé en Italie alors qu’il pourrait l’être sur place. Ou comme la céramique à Digoin, Paray, Marcigny ou Charolles, à qui il faut redonner de la production, au même titre que le bois ou l’agriculture, toujours à travers la transformation de la production sur place pour inciter à consommer plus localement. »

Les services publics, la jeunesse, la santé, le logement étaient autant de thèmes abordés lors de cette longue soirée très interactive entre la salle et le duo du PCF Front de gauche.

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 23:35

Le Front de gauche ne s'accorde pas avec le PS et EELV

Selon "Le Figaro"

 

Lydie Benoît, responsables élections du PCF, a annoncé vendredi que son parti n'avait pas trouvé d'accord avec le PS et EELV dans les circonscriptions où il y a un risque d'élimination de la gauche à cause du FN. Le PCF «a fait des propositions pour 29 circonscriptions», permettant que 9 soient attribuées au Front de gauche (à répartir entre PCF, PG et Gauche unitaire), 8 à EELV (Europe Écologie-Les Verts), 11 au PS et une pour le PRG (Parti radical de gauche)», explique-t-elle. «On se retirait dans 13 circonscriptions sur 29, donc c'était un beau geste», a-t-elle ajouté. Mais «le PS a trouvé que c'était insuffisant au total, car il voulait négocier sur davantage de circonscriptions (55, selon un chiffre cité en début de semaine, NDLR)».

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BRUNO FORNACIARI

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