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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 21:38

 



L’Angleterre s’emballe pour Jean-Luc Mélenchon

Le fabricant d’appareils photos Pentax a lancé une nouvelle campagne de communication sur le web. Un genre de petit film dont les publicitaires ont le secret, et qui valorise le client-consommateur, lui fait remarquer qu’il est le meilleur et que sans lui ce monde serait fade. Pour mieux lui inculquer l’idée que sans ce monde, c’est lui-même, le client-consommateur, qui serait fade ? Possible. Toujours est-il qu’un internaute a détourné cette opération marketing pour en faire un clip de campagne du Front de gauche. Certes nous ne faisons pas campagne pour un homme, comme le rappelle Jean-Luc Mélenchon, mais là ça vaut le détour ! A prendre à la légère bien
sûr !

Jean-Luc Mélenchon

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 13:33

"Je voterais bien pour le Front de gauche, mais je ne suis pas inscrit sur les listes électorales"

 

C'est ce que me disais un leune récemment.

 

Il ^pourra donc voter s'il s'iscrit sur les listes électorales. Il a juqu'au 31 décembre 2011 pour le faire. Autant le faire avant car les fêtes...

 

Comment faire, et où le faire ?

 

A la mairie de votre domicile en remplissant le formulaire d'inscription disponible sur place, avec

un justificatif de domicile (facture d'eau ou d'électricité, quittance de loyer de gaz ou de téléphone,)

un certificat d'imposition ou de non imposition, où une quittance d'assurance (incendie, risques locatifs ou responsabilité civie) pour le logement un titre de propriété ou une quittance de loyer.

Si l'on habite chez quelqu'un il faut produire les 3documents suivants : la pièce d'identitéde la personne qui vous héberge, une lettre qui certifie que vous habitez chez elle depuis plus de 3 mois signée par elle, et un justificatif de domicile à son nom

 

ou s'inscrie sur le site web du Ministère de l'intérieur(les copies de factures électroniques sont acceptées)

 

Il ne vous reste plus qu'à vous rendre, muni de ces documents le plus tôt possible à votre mairie.

 

TOUS AUX URNES !!

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:19

Éditorial par Patrick Le Hyaric

 

Il y a un peu plus de trois ans, le 25 septembre 2008, dans un grand discours à Toulon, le Président de la République avait emprunté aux accents d’une certaine gauche pour fustiger le capitalisme financier, affirmant qu’il allait le moraliser, le ramener à la raison, dompter les marchés et empêcher l’austérité. C’était une opération d’enfumage !

 

Revenu trois ans après sur les lieux de ces belles et fortes paroles, jeudi dernier,  et surtout dix ans après avoir occupé le pouvoir comme ministre, puis Président de la République, il a produit un nouveau discours, cette fois pour, sans cesse, utiliser la peur et appeler à « l’effort ».

 

Autrement dit à accepter une austérité renforcée dont les classes populaires et moyennes font déjà douloureusement les frais. Il n’a pas eu un mot pour contester le rôle de prédateur des marchés financiers, libres d’écraser les peuples. Pas un mot pour stigmatiser   leurs armes factices que sont leurs agences de notations, celles qui maintenant se permettent, sans contre expertise, de dégrader les pays ; ni la violente frénésie des marchés de capitaux libres qu’il a

 

Pas un mot non plus sur la catastrophe que produit l’abandon d’une politique industrielle et agricole ambitieuses. Pas un mot sur l’affaiblissement des services publics et sur les souffrances qui y vivent les agents.

 

Tous ces silences chez un Président-candidat d’habitude plus disert visent à masquer  que la cause   fondamentale de la dette est la conséquence de la  baisse des recettes fiscales, due à la combinaison de l’abaissement des impôts sur le capital des plus fortunés, des cadeaux dont ils ont bénéficié  et d’une réduction régulière de la croissance provoquée par la baisse tendancielle de la rémunération du travail et des retraites.

 

C’est à dire, plus fondamentalement, tous les ingrédients à l’origine de la crise du système que N. Sarkozy continue de décrire comme une épidémie du même type que la grippe A pour dégager sa responsabilité et se  présenter en protecteur, en jouant sur la division et la peur. En vérité, N Sarkozy et ses semblables de par le monde, leurs politiques sont responsables d’une crise qu’ils utilisent pour protéger la minorité des privilégiés de la fortune.

 

Accepter, comme ils le souhaitent, de nouvelles mises en causes des droits sociaux, des services publics et la destruction de la protection sociale par répartition -sous couvert que « commence un nouveau cycle économique »- reviendrait à inoculer à un malade de nouveaux virus à l’origine de son infection!

 

Leur  « cycle de désendettement (qui) va s’accompagner d’un ajustement auquel toutes les politiques économiques des pays développés vont se trouver confrontées ». Il porte un nom: la super-austérité. Cette dernière suppose l’alignement de nos choix politiques sur ceux de la droite allemande qui fait tant souffrir le peuple allemand, à tel point qu’élection après élection, il sanctionne Mme Merkel et son parti. Nous sommes solidaires des travailleurs et du peuple allemand.

 

Nous partageons avec eux, la même détermination à chasser M. Sarkozy, qu’ils ont à se débarrasser de leur chancelière. Là-bas, pas de SMIC, baisse des salaires, diminution drastique des droits sociaux, hausse de la TVA ; mais baisse des contributions patronales, diminution de l’assurance chômage, flexibilité et précarité du travail. La part des emplois à bas salaire est passée de 15% au début des années 2000 à 22% et le nombre de pauvres explose.

 

« Tout mon travail est de mettre les pas de la France dans ceux de l’Allemagne » a déjà dit M. Sarkozy il y a quelques mois. Tel est son projet : constituer avec Mme Merkel, le petit directoire de l’Europe qui dominerait les 25 autres pays de l’Union  pour servir, dans une compétition mortifère, le grand capital national de chacun des deux Etats dans le cadre de l’actuelle guerre monétaire, économique et sociale. Dans ce sens, c’est toujours les thèses de Mme Merkel qui s’imposent.

 

Sa théorie est devenue la « discipline ». Ce qui le conduit à réclamer une modification des traités européens. Quel aveu d’impuissance et d’échec pour celui qui s’était vanté d’avoir imposé ce texte ultralibéral ! Mais la modification du duo Merkel-Sarkozy constitue un changement négatif pour imposer l’austérité à perpétuité aux populations, afin de favoriser encore et toujours la rentabilité et l’accumulation du capital entre quelques mains. Pour y parvenir est envisagé, comme cela figure noir sur blanc dans le « Pacte Euro plus » (Le Pacte des rapaces), de court-circuiter les Parlements nationaux et de traduire  les pays contrevenants aux règles budgétaires, décidées, contrôlées par la Commission de Bruxelles, devant la Cour de justice européenne. Ainsi, l’austérité serait constitutionnalisée. C’est donc une forme de dictature qui s’installerait si M. Sarkozy était réélu. Il faut briser le corset, le carcan à venir. Nous appelons à refuser cette police politique et économique européenne contre la souveraineté populaire et le droit des peuples à maîtriser leur vie.

 

Voilà pourquoi chasser M. Sarkozy du pouvoir est une œuvre d’intérêt général, un acte de salubrité publique.


Mais quels changements si nécessaires dans la vie quotidienne de nos concitoyens pourrait-on espérer s’il s’agissait de poursuivre avec l’austérité? La Grèce, l’Espagne, l’Italie  apportent la réponse, terrible pour les gens, terrible pour la gauche tout entière. Les électeurs et les électrices de gauche et de l’écologie politique, ne peuvent se résigner à ce qu’’un pouvoir qu’ils auront contribué à mettre en place, applique, à sa façon, une autre version de l’austérité, sous la pression des marchés financiers et des institutions européennes.

 

Or, le risque existe si F. Hollande laisse enfermer les choix à opérer dans la logique du traité de Lisbonne dont on voit mieux aujourd’hui qu’il se révèle être une machine de guerre contre les travailleurs, contre nos atouts industriels et agricoles, les services publics, la protection sociale. Les marchés financiers s’appuient sur ce traité pour que continue d’être interdit à la Banque centrale européenne de racheter tout ou partie de la dette directement aux Etats ou d’octroyer des crédits progressifs en fonction de la création d’emplois.

 

Ils s’engraissent et spéculent grâce à cette interdiction. Pour la gauche, faire sauter ce verrou devrait-être une priorité, qu’on ait ou non rejeté le traité de Lisbonne.  Pour la gauche, la priorité ne peut pas être la seule « responsabilité dans la gestion »… ou de « donner du sens à la rigueur », comme le répète le candidat socialiste. Face aux rapaces de la finance internationale, une gauche conséquente doit choisir les travailleurs, le peuple. Celui des usines et des champs. Celui des écoles et des laboratoires. Celui de la production et de la création. Celui de celles et ceux qui n’en peuvent plus de la pauvreté, de la précarité et du chômage. Celles et ceux qui ne supportent plus cet avenir incertain. Cet avenir menacé pendant que les détenteurs de capitaux sont sécurisés.

 

L’enjeu est de taille. Parce que les réponses ne sont pas simples dans cette crise.

 

Il est indispensable que nos concitoyens  se saisissent de toutes ces questions qui conditionnent leur avenir, dans une démarche ouverte, unitaire et rassembleuse. Il s’agit pour la gauche de transformation sociale et écologique, de gagner en juin et de réussir ensuite face à des marchés financiers, un MEDEF, une droite, une extrême-droite qui seront toujours là et que seule la mobilisation populaire pourra contraindre à respecter un verdict des urnes d’autant plus efficace qu’il sera clair.

 

Le Front de gauche, avec son candidat Jean-Luc Mélenchon,  ne souhaite pas rester la seule force anti-austérité qui propose une répartition nouvelle des richesses et une nouvelle manière de les produire, respectueuse des hommes et de la nature. Il se met à la disposition de la majorité de nos concitoyens, qui, aujourd’hui ; sont déterminés à chasser M. Sarkozy du pouvoir pour construire avec eux un rassemblement majoritaire pour faire reculer l’austérité, le chômage, la pauvreté, sortir de la crise et changer l’Europe.

 

La montée entamée du score de Jean-Luc Mélenchon est déjà un élément du rapport de forces qui commence à se constituer. Il convient de l’amplifier partout désormais, sans se laisser détourner ni d’un hypothétique vote utile, ni de l’unité nécessaire à construire pour changer vraiment.

 

Tout cela se joue sans attendre dans des débats ouverts, dans l’action et le vote.


Patrick Le Hyaric

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:09

La chronique politique

Par Patrick Apel-Muller

 

La table médiatique était servie sur France 2, mais le menu était maigre.

 

François Bayrou, qui présentait ses axes de campagne, a promis aux Français « une thérapie de choc » encore plus sévère que celle annoncée par « Merkozy » : 50 milliards d’impôts supplémentaires au détriment des ménages et surtout pas sur les entreprises et 50 milliards de réduction des dépenses, essentiellement sociales. Ce Béarnais-là ne prévoit plus la poule au pot qu’une fois par an pour le menu peuple tandis que le CAC 40 roulera carrosse. « Ce n’est pas sur les entreprises qu’il faut frapper », a-t-il martelé, elles « tiennent entre leurs mains le destin du pays ». Il s’engage d’ailleurs à « faciliter et simplifier la vie des entrepreneurs », à liquider les 35 heures et même à « changer le climat dans l’entreprise ».


Syndicalistes, méfiez-vous. Son mot d’ordre, en quelque sorte « patronat, nous voilà », lui vaut le ralliement de libéraux certifiés comme Jean Arthuis et Alain Lambert qui ont longtemps sévi aux Finances, ou Jean Peyrelevade, ancien PDG du Crédit lyonnais. Ils sont l’ossature de son « pôle économique ».

 

De la même famille que Claude Guéant


Le ministre de l’Intérieur, en guerre contre l’immigration, n’a que mots doux pour François Bayrou. « Il appartient à la famille », affirme-t-il en constatant que « François Bayrou, depuis plusieurs mois déjà, dit des convictions qui sont très proches des nôtres ». Et de marteler : « Il a sa place dans la majorité. »

 

Le secrétaire général adjoint de l’UMP, Marc-Philippe Daubresse, a estimé que le candidat Modem exprimait « à bien des égards le même diagnostic que l’UMP : nécessité d’avoir des entreprises plus compétitives, de produire plus en France, de refonder notre modèle social et de maîtriser notre dépense publique ». Avant de conclure : « Nous n’en doutons pas qu’il en tirera les conclusions qui s’imposent » et qu’il ralliera Nicolas Sarkozy au second tour.

 

François Bayrou présente le parfait profil du rabatteur : il s’est suffisamment distingué pour rallier des dégoûtés du sarkozysme ; il va renchérir sur l’austérité maximale, justifiant ainsi la politique du pouvoir ; son parcours et ses appuis le rattachent à la droite comme l’arapède à son rocher. Son profil est bien plus utile au favori de la droite que celui d’un Borloo qui mordait sur l’électorat traditionnel de l’UMP et qui a rapidement vidé les étriers.

 

Le charme vénéneux de la droite


Elle lui a tressé une couronne de lauriers. Eva Joly a salué en François Bayrou un « homme de constance et de courage » : « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves, et réunir nos forces à la fin, c’est une nécessité. » La candidate, hâtivement classée à la gauche d’EELV, a ajouté : « Nous partageons une même vision de l’Europe. » Pour la première fois, Daniel Cohn-Bendit a jugé « pas mal du tout » des déclarations d’Eva Joly.

 

Un autre représentant du courant droitier des écolos, François de Rugy, a vanté l’alliance des « François », Bayrou et Hollande, auxquels il s’ajoute lui-même, toute honte bue. Le candidat socialiste n’avait-il pas ouvert la porte deux semaines plus tôt au président du Modem ? Sans doute faut-il rapprocher cette faiblesse et l’attention qu’a manifestée François Hollande sur France Inter la semaine dernière, à ne pas froisser les agences de notation et à annoncer qu’il ferait encore plus que Nicolas Sarkozy en matière d’austérité. C’est là succomber davantage au poison des idées de droite qu’au charme vénéneux de celui qui proclame « à chaque âne son picotin » mais réserve l’avoine aux pur-sang qu’il élève pour les plus grandes fortunes.

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:05

EELV

 

La main tendue d’Eva Joly au candidat du Modem révèle l’ambivalence du projet politique d’EELV. Le Front de gauche dénonce « l’union sacrée autour de l’austérité ».


François Bayrou doit se frotter les mains. Alors qu’Eva Joly s’est évertuée, ces dernières semaines, à fustiger François Hollande, au moment même où son parti signait un accord électoral avec le PS, l’écologiste a qualifié le candidat centriste d’« homme de constance et de courage ». « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves et réunir nos forces à la fin, c’est une nécessité », a ajouté l’ex-magistrate sur Canal Plus.

 

Depuis, les écologistes patinent et se divisent, d’autant que Sergio Coronado, porte-parole de la candidate, a justifié ses propos : « Si Bayrou a fait 18 % en 2007, c’est qu’une bonne partie de la gauche ne le trouve pas infréquentable. »


De son côté, Yann Wehrling, transfuge des Verts, aujourd’hui porte-parole du Modem, savoure : « Eva Joly dit sans doute ce que beaucoup d’écolos pensent, l’écologie a plus à gagner en travaillant avec Bayrou. »

 

« On est loin d’un simple dérapage », nous confirme Martine Billard, du Parti de gauche, qui a quitté les Verts en 2009, précisément parce qu’elle reprochait à la direction écologiste son « ambiguïté très forte » sur la possibilité d’une alliance avec le Modem. « Sa déclaration ne m’a pas étonnée. Il ne faut pas oublier qu’Eva Joly avait longuement hésité à rejoindre Bayrou, participant à l’une de ses conventions en 2008 », précise la députée parisienne.

 

L’idée que le centre serait au cœur des préoccupations d’une partie de la gauche ravit François Bayrou, par ailleurs crédité de 13 % dans un sondage LH2-Yahoo.

 

Invité à l’émission""Des paroles et des actes", le candidat centriste n’a pas manqué d’y faire référence face au socialiste Arnaud Montebourg, tout en multipliant les attaques à l’encontre des mesures de gauche.

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, « le terrain est donc prêt pour qu’entre gens ‘‘raisonnables et respectables’’, dixit Bayrou, l’union sacrée autour de l’austérité puisse se faire. Ce sera sans le Front de gauche ».

 

 

Maud Vergnol

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 10:39

Programme du Modem

Le 22 août 2011, sur BFM TV : 
« Je soutiens l’idée que la France se dote 
d’une règle constitutionnelle qui empêche 
que l’on continue sur la voie des déficits… 
C’est une idée que je propose depuis 2002. »


 Le 12 octobre 2011, sur LCP : « Il faut une majorité centrale 
pour faire ce qu’ont fait les Allemands avec l’agenda 2010 
ou les Espagnols avec la règle d’or. »


Le 20 octobre 2011, dans le Monde : « On ne fera pas 
le retour à la retraite à 60 ans. » « Le projet du PS est insoutenable. On ne fera pas des recrutements de dizaines 
de milliers de fonctionnaires. C’est une illusion meurtrière 
pour le pays, c’est un mensonge public. »


 Le 24 novembre 2011, sur TF1 : « Il faut un plan 
(de réduction de la dette publique) de 100 milliards d’euros. 50 milliards de recettes et 50 milliards d’économies 
sur les dépenses. »


 Le 28 novembre 2011, dans la revue Acteurs publics : 
« Il faudrait relever le taux normal de la TVA de deux points. »


 Le 30 novembre 2011, dans la Tribune : « Je souhaite 
aller vers un régime (de retraite) par points, individualisé. »


Le 4 décembre 2011, sur RTL : « La crise n’est pas la crise 
de l’endettement privé. La crise est la crise des États, de la dette des États. » « Les États laxistes du sud de l’Europe sont ensevelis sous une montagne de dettes qu’ils ont contractées parce qu’ils n’ont pas eu le courage de faire ce qu’un certain nombre 
d’entre nous recommandaient. » « Je soutiens la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. » « L’assouplissement du droit du travail (est) absolument nécessaire. »


François Bayrou, président et candidat du Modem.

 

A bon entendeur... 

 

La brochure qui accuse François Bayrou

Le Front de gauche entend alerter les électeurs en éditant un document sur le programme du candidat du Modem qui ne laisse aucune ambiguïté sur son appartenance à la droite.

 

Montrer « le loup dans son déguisement d’agneau ».

 

C’est la démonstration que le Front de gauche entend faire avec la brochure argumentée, détaillée, sur le programme de François Bayrou éditée le lendemain de l’officialisation de la candidature à l’Élysée du président du Modem. Lequel préconise « un plan d’économies de 100 milliards d’euros, soit cinq fois plus que ce que veut M. Sarkozy », a dénoncé Jean-Luc Mélenchon, jeudi, en conférence de presse, entouré des députées Martine Billard (PG) et Marie-George Buffet (PCF), ainsi que d’Olivier Dartigolles, élu communiste de Pau. Ce dernier propose « un stage en immersion dans les Pyrénées-Atlantiques à ceux qui doutent que François Bayrou est de droite ».


Les uns et les autres mettent en gardent les électeurs « désorientés », qui peuvent être tentés par la « fausse alternative » que constituerait le Béarnais. « Quand il est dans le Béarn, il n’y a pas photo, il est de droite. Quand il arrive à Paris, il doit changer de costume dans le train et le voilà qui apparaît en ni droite ni gauche », ironise Jean-Luc Mélenchon. « C’est un homme de droite qui veut que l’on applique une super-austérité », renchérit Marie-George Buffet.

 

La preuve, selon Martine Billard, « il a toujours défendu la TVA sociale et la retraite par points à l’Assemblée nationale ».


Dévoiler le programme, dénoncer la duperie.

 

Et alerter les millions d’électeurs, notamment de gauche, contre les appels du pied de François Hollande et d’Eva Joly en direction du « politicien roublard », selon l’eurodéputé.

 

Eva Joly « lui décerne des récompenses par anticipation, M. Hollande laisse entendre qu’il pourrait l’avoir dans son gouvernement », critique le candidat du Front de gauche. Jean-Luc Mélenchon affirme que ce positionnement « augmente les difficultés et complique tout. Cela laisse penser qu’il faut être anti-Sarkozy pour avoir tout dit. Nous, nous ne sommes pas anti-Sarkozy à cause de l’homme mais de sa politique. Et M. Bayrou propose de faire pire que le chef de l’État en matière d’économie et d’austérité ». Il reproche ainsi aux autres candidats de gauche de brouiller les pistes en mettant le président du Modem au centre de leurs préoccupations.

 

Eva Joly apprécie l’« estimable » François Bayrou


Parlant de François Bayrou, mercredi sur Canal Plus. Eva Joly, candidate d’EELV, a déclaré : « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves et réunir nos efforts à la fin, c’est une nécessité. » À la question sur une éventuelle participation dans un même gouvernement, elle a répondu : « La question ne se pose pas là », ajoutant : « C’est un Européen convaincu », un « homme politique tout à fait estimable ».

Est-il un homme de droite, l’interroge-t-on ? « C’est un homme du centre », dit-elle avant de dire : « Avec ses différentes positions, il est plutôt de droite. »


Mina Kaci

 

Nous voilà prévenus.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 10:56

 

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 18:48

 

 

 

Dommage, car il est utile de confronter les points de vue sur les possibilités de sortir de la crise. De nombreuses questions pourtant se posent, que le candidat du PS laisse dans le flou.

Par exemple, concernant le pouvoir d'achat et l'augmentation des salaires; la question du retour de la retraite à 60 ans à taux plein après 37,5 années de cotisation; de l'abrogation de la loi sur les collectivités territoriales; sur le nucléaire, la santé et la loi bachelot, la politique européenne et le traité de 2005  rejeté par les Français en 2005 et son clône de Lisbonne, sur une nouvelle ère de la démocratie et des institutions, sur une nouvelle fiscalité juste et efficace socialement, économiquement , écologiquement etc..

L'appel au vote utile,  à 6 mois des élections, est un peu court. Pour l'heure, les français,surtout les travailleurs, les jeunes, les femmes qui ne'n peuvent plus de Sarkozy et de sa politique,qui aspirent à en sortir, veulent connaître le spropositions de chacun. C'est cela la démocratie et la transparence.

Ceux qui s'y refuse, ne sont pas sûrs de leur propositions ou redoutent d'être mis en difficulté. Ce manque de franchise et de courage a de quoi inquiété pour la suite. mais la messe n'est pas encore dite, et le débat s'imposera. si ce n'est à la télé, il s'organisera partout en France lors des assemblées citoyennes auxquelles convient le Front de gauche, son candidat à la Présidentielle Jean-Luc Mélenchon et tous les candidats du Front de gauche aux Législatives.

Que s'ouvre le débat citoyen !

 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 13:24

Jean-Luc Mélenchon

Politique - le 2 Décembre 2011

Mélanchon : "En 2005, c'est nous qui avions raison"

 

 

La vie politique française ne se résume pas au Zénith de Toulon. Alors que l'UMP et les services de l'Elysée avaient rameuté cinq mille sympathisants pour suivre le discours programme du candidat Sarkozy, le Front de gauche a dans le même temps fait salle plus que comble à Bordeaux. Ce jeudi soir, plus de trois mille personnes debout, dans et hors de la médoquine de Talence, ont participé au meeting de Jean-Luc Mélenchon, entouré notamment de Pierre Laurent (PCF) et Clémentine Autain (FASE).


Le candidat du Front de gauche à la présidentielle veut faire du scrutin un "référendum" contre les politiques d'austérité menées par l'actuel gouvernement et qui servent de bréviaire au futur candidat Sarkozy. "Le président a capitulé avec son béret à la main", c'est "Mme Merkel qui décide" pour l'Europe. Mais à ceux qui comme Arnaud Montebourg (PS) accusent l'Allemagne de mener "une politique à la Bismarck", la réplique fuse : "Il faut s'en prendre à Mme Merkel parce qu'elle est de droite, pas parce qu'elle est allemande!"

 

 

"En 2005, c'est nous qui avions raison"


Lors de son intervention publique, Jean-Luc Mélenchon a critiqué le public de "réactionnaires applaudissant bestialement" le chef de l'Etat et "la ruine de tout ce que nous aimons", des 35 heures à la retraite à 60 ans. "Monsieur Sarkozy aurait mieux fait de dire une seule phrase : "Françaises, Français, je vous prie de m'excuser"."

"Alors même que c'est le deuxième anniversaire du Traité de Lisbonne dont il s'est vanté d'être l'auteur (...) le voici qui fustige l'Europe du libre-échange, de la concurrence libre et non faussée", mais "c'est lui qui a organisé tout ça, c'est son aveu d'échec!". "C'est donc bien nous qui avions raison en 2005" lors du non au référendum!, a-t-il lancé, très applaudi.

 

 

Harmonisation fiscale européenne par le haut


Souhaitant "briser les reins" des spéculateurs, le candidat a alors appelé à l'harmonisation fiscale par le haut en Europe, à la taxation des revenus du travail comme ceux du travail, à la relance de l'activité, et au refus des politiques d'austérité qui "ne mènent nulle part", comme en Grèce. "Si vous faites les moutons, vous serez tondus!", a-t-il lancé à ses partisans, appelant à la "résistance".

 

Avant lui, Clémentine Autain (La Fédération) avait aussi assuré ne "pas voir ce qu'on pouvait faire avec des comptes publics au régime minceur". Pour Pierre Laurent (PCF), face à une droite "qui trahit le peuple français", il ne peut y avoir qu'"un seul camp à gauche : celui du refus de l’austérité" et de la régression sociale.

 

 

"N'acceptez pas l'alliance du centre"


Dans ces conditions, tous ont lourdement critiqué la main tendue de François Hollande à François Bayrou qui va dans "le sens de la rigueur". "Si on veut faire perdre la gauche, continuons comme ça!", a lancé M. Laurent. Aux socialistes, M. Mélenchon a dit : "C'est nous le Front de gauche qui représentons l'alternative, aidez-nous, n'acceptez pas le choix qu'ont fait vos chefs" de "l'alliance au centre", "déguisement de l'alliance avec la droite".

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 13:00

Il serait plus juste de dire tension au Parti Socialiste, car le titre, volontairement ambigü laisse entendre que la querelle concerne les partis sde gauche. Pour ce qui concerne le Front de gauche, les candidats sont mainteant connus et il n'y a pas de friction ni "magouille". A bon entendeur... Jaurès ne disait-il pas... "chercher la vérité et la dire", il y a encore du travail à faire pour "le Monde"

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LEMONDE.FR | 30.11.11 | 14h36   •  Mis à jour le 30.11.11 | 16h45

 
 

 

Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis et véritable patron du PS du "9-3".

Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis et véritable patron du PS du "9-3".AFP/THOMAS COEX

"Les grenades sont dégoupillées en Seine-Saint-Denis." Le constat du premier secrétaire fédéral du Parti socialiste, Philippe Guglielmi, est lucide. Le "9-3" socialiste se distingue à nouveau par ses guerres internes. Quatre circonscriptions illustrent ce climat tendu, tant entre camarades qu'avec les alliés à gauche. Les militants devront désigner leurs candidats jeudi 1er décembre, sous l'œil attentif de Claude Bartolone, président du conseil général et véritable patron du PS du "9-3".

Elisabeth Guigou "parachutée". Après le redécoupage électoral dans le département, la 3e circonscription de Daniel Goldberg a été supprimée et divisée au profit des voisines : une partie de La Courneuve est désormais rattachée à la circonscription de Marie-George Buffet (PCF), le territoire du Bourget à celle de Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre, NC) et celle d'Aubervilliers (la 6e circonscription) est associée à celle de Pantin. Daniel Goldberg comptait se présenter sur cette dernière. C'était sans compter avec Elisabeth Guigou, qui a vu aussi sa circonscription, la 9e, elle aussi redécoupée à l'est et et à l'ouest, et estimait qu'elle était désormais trop risquée électoralement. "La 6e n'appartient à personne. On est trois députés pour deux circonscriptions", estime Mme Guigou.

L'ex-garde des sceaux a donc décidé d'aller sur les terres de M. Goldberg, avec le soutien de la direction nationale du PS, qui a alors inscrit cette circonscription comme réservée à une femme. Daniel Goldberg ne s'est pas laissé faire et a reçu l'appui de sa fédération. "On l'empêche de se présenter devant les militants", regrette Claude Bartolone. "C'est injuste de le traiter comme ça, il a fait un très bon boulot", estime le premier fédéral, Philippe Guglielmi. Le PS tente de trouver un lot de consolation à Daniel Goldberg, dans la 10e à Aulnay-sous-Bois. En attendant, Elisabeth Guigou n'est pas sortie d'affaire : elle doit passer par un vote militant sur la circonscription face à deux autres femmes candidates. "Elle peut se trouver en difficulté", remarque un cadre socialiste.

Adhésions de circonstance suspectées à Saint-Denis. Dans la 2e circonscription (Saint-Denis-Pierrefitte-Villetaneuse), le conflit oppose deux générations : d'un côté, la vieille garde dionysienne avec le conseiller municipal Georges Sali, hollandais, de l'autre, le jeune conseiller général Mathieu Hanotin, aubryste. La lutte s'est même muée en contentieux. Suspectant des adhésions de complaisance de résidents d'une cité universitaire pour renforcer le jeune bras droit de Claude Bartolone, Georges Sali a saisi les instances. Il consteste l'arrivée, deux mois avant la clôture des adhésions valides pour la désignation des candidats, de 85 personnes à Villetaneuse alors que le nombre de militants sur les trois sections comptait jusqu'alors 270 militants. "Ces adhérents ne se sont jamais présentés en réunion, comme l'exigent les statuts", dénonce l'élu, qui voit là "une tentative de faire voter en masse des personnes non membres du PS". "La commission électorale fédérale a tranché : ces adhésions sont valides", répond M. Bartolone.

 

Débouté au niveau fédéral, M. Sali a déposé un  recours auprès du bureau nationl des adhésions. "C'est vrai que c'est bizarre de voir arriver autant d'adhérents, reconnaît le premier fédéral, Philippe Guglielmi, mais le secrétaire de section, qui est de la même motion que M. Hanotin, a certifié qu'il les connaît"."C'est une section où il a toujours fallu montrer patte blanche pour se voir enregister", tempère Christophe Borgel, secrétaire national aux élections.

Le tram ne passe pas dans la 12e. C'est le tracé du T4, tramway dont l'une des branches devrait desservir les quartiers isolés de Clichy-Montfermeil, qui joue les arbitres entre les candidats à la députation. D'un côté, Pascal Popelin, premier adjoint au maire de Livry-Gargan et hollandais, qui s'est prononcé contre le tracé retenu par le STIF à Livry-Gargan. De l'autre, Stéphane Testé, conseiller municipal de Clichy-sous-Bois, très soutenu par l'ex-maire de la ville, Claude Dilain – devenu sénateur et partisan de Mme Aubry – soutient le tracé du STIF pour désenclaver sa ville. "L'ambiance est tendue", reconnaît M. Guglielmi. Chaque camp regroupe ses forces pour le vote qui se déroulera dans chacune des villes le 1er décembre. Là encore, la compétition de la primaire socialiste, entre M. Hollande et M. Aubry, a laissé des traces.

 

Coup de bluff à Montreuil. Contrairement au souhait d'EE-LV, Montreuil n'a pas été inclus dans l'accord national sur les circonscriptions réservées par le PS aux écologistes. Face au député sortant Jean-Pierre Brard (app. PCF), il y aura donc un candidat socialiste et une autre EE-LV. L'écologiste Dominique Voynet, maire de la ville, est sur les rangs et aurait bien aimé le soutien des socialistes pour ravir la circonscription à son vieil ennemi communiste. Lundi, son entourage laissait entendre que des négociations étaient en cours pour parvenir à un candidature commune PS - EE-LV. "Tous sont bien conscients que ne pas avoir d'accord à Montreuil, c'est faire réélire un député élu depuis trente ans", explique alors Mme Voynet, qui assure que "les discussions ont repris au niveau national".

 

L'ex-sénatrice était aussitôt démentie côté socialiste. "Je n'ai jamais entendu parler de telles discussions", lâche Claude Bartolone. "Nous avons pris un engagement vis-à-vis du PCF pour les législatives, celui de ne pas présenter de candidat d'union contre eux. La seule exception, c'est Sevran", confirme M. Borgel. Mme Voynet devra donc affronter Razzy Hammadi, secrétaire national du PS, désigné par le bureau national (BN) du PS mardi 29 novembre. Le BN a voulu y désigner un "candidat de la diversité", explique M. Borgel. Claude Bartolone n'aura pas réussi à imposer Mouna Viprey, ex-candidate pour les législatives de 2007. Exclue du PS, elle n'était pas autorisée à concourir. Reste à savoir si elle se présentera en "PS dissidente" comme elle l'avait fait en se maintenant au second tour des législatives de 2002 contre Jean-Pierre Brard, puis en ralliant Dominique Voynet lors des municipales de 2008. Cette année, les tensions semblent aussi fortes que jamais.

Sylvia Zappi

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