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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:05

EELV

 

La main tendue d’Eva Joly au candidat du Modem révèle l’ambivalence du projet politique d’EELV. Le Front de gauche dénonce « l’union sacrée autour de l’austérité ».


François Bayrou doit se frotter les mains. Alors qu’Eva Joly s’est évertuée, ces dernières semaines, à fustiger François Hollande, au moment même où son parti signait un accord électoral avec le PS, l’écologiste a qualifié le candidat centriste d’« homme de constance et de courage ». « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves et réunir nos forces à la fin, c’est une nécessité », a ajouté l’ex-magistrate sur Canal Plus.

 

Depuis, les écologistes patinent et se divisent, d’autant que Sergio Coronado, porte-parole de la candidate, a justifié ses propos : « Si Bayrou a fait 18 % en 2007, c’est qu’une bonne partie de la gauche ne le trouve pas infréquentable. »


De son côté, Yann Wehrling, transfuge des Verts, aujourd’hui porte-parole du Modem, savoure : « Eva Joly dit sans doute ce que beaucoup d’écolos pensent, l’écologie a plus à gagner en travaillant avec Bayrou. »

 

« On est loin d’un simple dérapage », nous confirme Martine Billard, du Parti de gauche, qui a quitté les Verts en 2009, précisément parce qu’elle reprochait à la direction écologiste son « ambiguïté très forte » sur la possibilité d’une alliance avec le Modem. « Sa déclaration ne m’a pas étonnée. Il ne faut pas oublier qu’Eva Joly avait longuement hésité à rejoindre Bayrou, participant à l’une de ses conventions en 2008 », précise la députée parisienne.

 

L’idée que le centre serait au cœur des préoccupations d’une partie de la gauche ravit François Bayrou, par ailleurs crédité de 13 % dans un sondage LH2-Yahoo.

 

Invité à l’émission""Des paroles et des actes", le candidat centriste n’a pas manqué d’y faire référence face au socialiste Arnaud Montebourg, tout en multipliant les attaques à l’encontre des mesures de gauche.

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, « le terrain est donc prêt pour qu’entre gens ‘‘raisonnables et respectables’’, dixit Bayrou, l’union sacrée autour de l’austérité puisse se faire. Ce sera sans le Front de gauche ».

 

 

Maud Vergnol

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 10:39

Programme du Modem

Le 22 août 2011, sur BFM TV : 
« Je soutiens l’idée que la France se dote 
d’une règle constitutionnelle qui empêche 
que l’on continue sur la voie des déficits… 
C’est une idée que je propose depuis 2002. »


 Le 12 octobre 2011, sur LCP : « Il faut une majorité centrale 
pour faire ce qu’ont fait les Allemands avec l’agenda 2010 
ou les Espagnols avec la règle d’or. »


Le 20 octobre 2011, dans le Monde : « On ne fera pas 
le retour à la retraite à 60 ans. » « Le projet du PS est insoutenable. On ne fera pas des recrutements de dizaines 
de milliers de fonctionnaires. C’est une illusion meurtrière 
pour le pays, c’est un mensonge public. »


 Le 24 novembre 2011, sur TF1 : « Il faut un plan 
(de réduction de la dette publique) de 100 milliards d’euros. 50 milliards de recettes et 50 milliards d’économies 
sur les dépenses. »


 Le 28 novembre 2011, dans la revue Acteurs publics : 
« Il faudrait relever le taux normal de la TVA de deux points. »


 Le 30 novembre 2011, dans la Tribune : « Je souhaite 
aller vers un régime (de retraite) par points, individualisé. »


Le 4 décembre 2011, sur RTL : « La crise n’est pas la crise 
de l’endettement privé. La crise est la crise des États, de la dette des États. » « Les États laxistes du sud de l’Europe sont ensevelis sous une montagne de dettes qu’ils ont contractées parce qu’ils n’ont pas eu le courage de faire ce qu’un certain nombre 
d’entre nous recommandaient. » « Je soutiens la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. » « L’assouplissement du droit du travail (est) absolument nécessaire. »


François Bayrou, président et candidat du Modem.

 

A bon entendeur... 

 

La brochure qui accuse François Bayrou

Le Front de gauche entend alerter les électeurs en éditant un document sur le programme du candidat du Modem qui ne laisse aucune ambiguïté sur son appartenance à la droite.

 

Montrer « le loup dans son déguisement d’agneau ».

 

C’est la démonstration que le Front de gauche entend faire avec la brochure argumentée, détaillée, sur le programme de François Bayrou éditée le lendemain de l’officialisation de la candidature à l’Élysée du président du Modem. Lequel préconise « un plan d’économies de 100 milliards d’euros, soit cinq fois plus que ce que veut M. Sarkozy », a dénoncé Jean-Luc Mélenchon, jeudi, en conférence de presse, entouré des députées Martine Billard (PG) et Marie-George Buffet (PCF), ainsi que d’Olivier Dartigolles, élu communiste de Pau. Ce dernier propose « un stage en immersion dans les Pyrénées-Atlantiques à ceux qui doutent que François Bayrou est de droite ».


Les uns et les autres mettent en gardent les électeurs « désorientés », qui peuvent être tentés par la « fausse alternative » que constituerait le Béarnais. « Quand il est dans le Béarn, il n’y a pas photo, il est de droite. Quand il arrive à Paris, il doit changer de costume dans le train et le voilà qui apparaît en ni droite ni gauche », ironise Jean-Luc Mélenchon. « C’est un homme de droite qui veut que l’on applique une super-austérité », renchérit Marie-George Buffet.

 

La preuve, selon Martine Billard, « il a toujours défendu la TVA sociale et la retraite par points à l’Assemblée nationale ».


Dévoiler le programme, dénoncer la duperie.

 

Et alerter les millions d’électeurs, notamment de gauche, contre les appels du pied de François Hollande et d’Eva Joly en direction du « politicien roublard », selon l’eurodéputé.

 

Eva Joly « lui décerne des récompenses par anticipation, M. Hollande laisse entendre qu’il pourrait l’avoir dans son gouvernement », critique le candidat du Front de gauche. Jean-Luc Mélenchon affirme que ce positionnement « augmente les difficultés et complique tout. Cela laisse penser qu’il faut être anti-Sarkozy pour avoir tout dit. Nous, nous ne sommes pas anti-Sarkozy à cause de l’homme mais de sa politique. Et M. Bayrou propose de faire pire que le chef de l’État en matière d’économie et d’austérité ». Il reproche ainsi aux autres candidats de gauche de brouiller les pistes en mettant le président du Modem au centre de leurs préoccupations.

 

Eva Joly apprécie l’« estimable » François Bayrou


Parlant de François Bayrou, mercredi sur Canal Plus. Eva Joly, candidate d’EELV, a déclaré : « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves et réunir nos efforts à la fin, c’est une nécessité. » À la question sur une éventuelle participation dans un même gouvernement, elle a répondu : « La question ne se pose pas là », ajoutant : « C’est un Européen convaincu », un « homme politique tout à fait estimable ».

Est-il un homme de droite, l’interroge-t-on ? « C’est un homme du centre », dit-elle avant de dire : « Avec ses différentes positions, il est plutôt de droite. »


Mina Kaci

 

Nous voilà prévenus.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 10:56

 

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 18:48

 

 

 

Dommage, car il est utile de confronter les points de vue sur les possibilités de sortir de la crise. De nombreuses questions pourtant se posent, que le candidat du PS laisse dans le flou.

Par exemple, concernant le pouvoir d'achat et l'augmentation des salaires; la question du retour de la retraite à 60 ans à taux plein après 37,5 années de cotisation; de l'abrogation de la loi sur les collectivités territoriales; sur le nucléaire, la santé et la loi bachelot, la politique européenne et le traité de 2005  rejeté par les Français en 2005 et son clône de Lisbonne, sur une nouvelle ère de la démocratie et des institutions, sur une nouvelle fiscalité juste et efficace socialement, économiquement , écologiquement etc..

L'appel au vote utile,  à 6 mois des élections, est un peu court. Pour l'heure, les français,surtout les travailleurs, les jeunes, les femmes qui ne'n peuvent plus de Sarkozy et de sa politique,qui aspirent à en sortir, veulent connaître le spropositions de chacun. C'est cela la démocratie et la transparence.

Ceux qui s'y refuse, ne sont pas sûrs de leur propositions ou redoutent d'être mis en difficulté. Ce manque de franchise et de courage a de quoi inquiété pour la suite. mais la messe n'est pas encore dite, et le débat s'imposera. si ce n'est à la télé, il s'organisera partout en France lors des assemblées citoyennes auxquelles convient le Front de gauche, son candidat à la Présidentielle Jean-Luc Mélenchon et tous les candidats du Front de gauche aux Législatives.

Que s'ouvre le débat citoyen !

 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 13:24

Jean-Luc Mélenchon

Politique - le 2 Décembre 2011

Mélanchon : "En 2005, c'est nous qui avions raison"

 

 

La vie politique française ne se résume pas au Zénith de Toulon. Alors que l'UMP et les services de l'Elysée avaient rameuté cinq mille sympathisants pour suivre le discours programme du candidat Sarkozy, le Front de gauche a dans le même temps fait salle plus que comble à Bordeaux. Ce jeudi soir, plus de trois mille personnes debout, dans et hors de la médoquine de Talence, ont participé au meeting de Jean-Luc Mélenchon, entouré notamment de Pierre Laurent (PCF) et Clémentine Autain (FASE).


Le candidat du Front de gauche à la présidentielle veut faire du scrutin un "référendum" contre les politiques d'austérité menées par l'actuel gouvernement et qui servent de bréviaire au futur candidat Sarkozy. "Le président a capitulé avec son béret à la main", c'est "Mme Merkel qui décide" pour l'Europe. Mais à ceux qui comme Arnaud Montebourg (PS) accusent l'Allemagne de mener "une politique à la Bismarck", la réplique fuse : "Il faut s'en prendre à Mme Merkel parce qu'elle est de droite, pas parce qu'elle est allemande!"

 

 

"En 2005, c'est nous qui avions raison"


Lors de son intervention publique, Jean-Luc Mélenchon a critiqué le public de "réactionnaires applaudissant bestialement" le chef de l'Etat et "la ruine de tout ce que nous aimons", des 35 heures à la retraite à 60 ans. "Monsieur Sarkozy aurait mieux fait de dire une seule phrase : "Françaises, Français, je vous prie de m'excuser"."

"Alors même que c'est le deuxième anniversaire du Traité de Lisbonne dont il s'est vanté d'être l'auteur (...) le voici qui fustige l'Europe du libre-échange, de la concurrence libre et non faussée", mais "c'est lui qui a organisé tout ça, c'est son aveu d'échec!". "C'est donc bien nous qui avions raison en 2005" lors du non au référendum!, a-t-il lancé, très applaudi.

 

 

Harmonisation fiscale européenne par le haut


Souhaitant "briser les reins" des spéculateurs, le candidat a alors appelé à l'harmonisation fiscale par le haut en Europe, à la taxation des revenus du travail comme ceux du travail, à la relance de l'activité, et au refus des politiques d'austérité qui "ne mènent nulle part", comme en Grèce. "Si vous faites les moutons, vous serez tondus!", a-t-il lancé à ses partisans, appelant à la "résistance".

 

Avant lui, Clémentine Autain (La Fédération) avait aussi assuré ne "pas voir ce qu'on pouvait faire avec des comptes publics au régime minceur". Pour Pierre Laurent (PCF), face à une droite "qui trahit le peuple français", il ne peut y avoir qu'"un seul camp à gauche : celui du refus de l’austérité" et de la régression sociale.

 

 

"N'acceptez pas l'alliance du centre"


Dans ces conditions, tous ont lourdement critiqué la main tendue de François Hollande à François Bayrou qui va dans "le sens de la rigueur". "Si on veut faire perdre la gauche, continuons comme ça!", a lancé M. Laurent. Aux socialistes, M. Mélenchon a dit : "C'est nous le Front de gauche qui représentons l'alternative, aidez-nous, n'acceptez pas le choix qu'ont fait vos chefs" de "l'alliance au centre", "déguisement de l'alliance avec la droite".

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 13:00

Il serait plus juste de dire tension au Parti Socialiste, car le titre, volontairement ambigü laisse entendre que la querelle concerne les partis sde gauche. Pour ce qui concerne le Front de gauche, les candidats sont mainteant connus et il n'y a pas de friction ni "magouille". A bon entendeur... Jaurès ne disait-il pas... "chercher la vérité et la dire", il y a encore du travail à faire pour "le Monde"

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LEMONDE.FR | 30.11.11 | 14h36   •  Mis à jour le 30.11.11 | 16h45

 
 

 

Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis et véritable patron du PS du "9-3".

Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis et véritable patron du PS du "9-3".AFP/THOMAS COEX

"Les grenades sont dégoupillées en Seine-Saint-Denis." Le constat du premier secrétaire fédéral du Parti socialiste, Philippe Guglielmi, est lucide. Le "9-3" socialiste se distingue à nouveau par ses guerres internes. Quatre circonscriptions illustrent ce climat tendu, tant entre camarades qu'avec les alliés à gauche. Les militants devront désigner leurs candidats jeudi 1er décembre, sous l'œil attentif de Claude Bartolone, président du conseil général et véritable patron du PS du "9-3".

Elisabeth Guigou "parachutée". Après le redécoupage électoral dans le département, la 3e circonscription de Daniel Goldberg a été supprimée et divisée au profit des voisines : une partie de La Courneuve est désormais rattachée à la circonscription de Marie-George Buffet (PCF), le territoire du Bourget à celle de Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre, NC) et celle d'Aubervilliers (la 6e circonscription) est associée à celle de Pantin. Daniel Goldberg comptait se présenter sur cette dernière. C'était sans compter avec Elisabeth Guigou, qui a vu aussi sa circonscription, la 9e, elle aussi redécoupée à l'est et et à l'ouest, et estimait qu'elle était désormais trop risquée électoralement. "La 6e n'appartient à personne. On est trois députés pour deux circonscriptions", estime Mme Guigou.

L'ex-garde des sceaux a donc décidé d'aller sur les terres de M. Goldberg, avec le soutien de la direction nationale du PS, qui a alors inscrit cette circonscription comme réservée à une femme. Daniel Goldberg ne s'est pas laissé faire et a reçu l'appui de sa fédération. "On l'empêche de se présenter devant les militants", regrette Claude Bartolone. "C'est injuste de le traiter comme ça, il a fait un très bon boulot", estime le premier fédéral, Philippe Guglielmi. Le PS tente de trouver un lot de consolation à Daniel Goldberg, dans la 10e à Aulnay-sous-Bois. En attendant, Elisabeth Guigou n'est pas sortie d'affaire : elle doit passer par un vote militant sur la circonscription face à deux autres femmes candidates. "Elle peut se trouver en difficulté", remarque un cadre socialiste.

Adhésions de circonstance suspectées à Saint-Denis. Dans la 2e circonscription (Saint-Denis-Pierrefitte-Villetaneuse), le conflit oppose deux générations : d'un côté, la vieille garde dionysienne avec le conseiller municipal Georges Sali, hollandais, de l'autre, le jeune conseiller général Mathieu Hanotin, aubryste. La lutte s'est même muée en contentieux. Suspectant des adhésions de complaisance de résidents d'une cité universitaire pour renforcer le jeune bras droit de Claude Bartolone, Georges Sali a saisi les instances. Il consteste l'arrivée, deux mois avant la clôture des adhésions valides pour la désignation des candidats, de 85 personnes à Villetaneuse alors que le nombre de militants sur les trois sections comptait jusqu'alors 270 militants. "Ces adhérents ne se sont jamais présentés en réunion, comme l'exigent les statuts", dénonce l'élu, qui voit là "une tentative de faire voter en masse des personnes non membres du PS". "La commission électorale fédérale a tranché : ces adhésions sont valides", répond M. Bartolone.

 

Débouté au niveau fédéral, M. Sali a déposé un  recours auprès du bureau nationl des adhésions. "C'est vrai que c'est bizarre de voir arriver autant d'adhérents, reconnaît le premier fédéral, Philippe Guglielmi, mais le secrétaire de section, qui est de la même motion que M. Hanotin, a certifié qu'il les connaît"."C'est une section où il a toujours fallu montrer patte blanche pour se voir enregister", tempère Christophe Borgel, secrétaire national aux élections.

Le tram ne passe pas dans la 12e. C'est le tracé du T4, tramway dont l'une des branches devrait desservir les quartiers isolés de Clichy-Montfermeil, qui joue les arbitres entre les candidats à la députation. D'un côté, Pascal Popelin, premier adjoint au maire de Livry-Gargan et hollandais, qui s'est prononcé contre le tracé retenu par le STIF à Livry-Gargan. De l'autre, Stéphane Testé, conseiller municipal de Clichy-sous-Bois, très soutenu par l'ex-maire de la ville, Claude Dilain – devenu sénateur et partisan de Mme Aubry – soutient le tracé du STIF pour désenclaver sa ville. "L'ambiance est tendue", reconnaît M. Guglielmi. Chaque camp regroupe ses forces pour le vote qui se déroulera dans chacune des villes le 1er décembre. Là encore, la compétition de la primaire socialiste, entre M. Hollande et M. Aubry, a laissé des traces.

 

Coup de bluff à Montreuil. Contrairement au souhait d'EE-LV, Montreuil n'a pas été inclus dans l'accord national sur les circonscriptions réservées par le PS aux écologistes. Face au député sortant Jean-Pierre Brard (app. PCF), il y aura donc un candidat socialiste et une autre EE-LV. L'écologiste Dominique Voynet, maire de la ville, est sur les rangs et aurait bien aimé le soutien des socialistes pour ravir la circonscription à son vieil ennemi communiste. Lundi, son entourage laissait entendre que des négociations étaient en cours pour parvenir à un candidature commune PS - EE-LV. "Tous sont bien conscients que ne pas avoir d'accord à Montreuil, c'est faire réélire un député élu depuis trente ans", explique alors Mme Voynet, qui assure que "les discussions ont repris au niveau national".

 

L'ex-sénatrice était aussitôt démentie côté socialiste. "Je n'ai jamais entendu parler de telles discussions", lâche Claude Bartolone. "Nous avons pris un engagement vis-à-vis du PCF pour les législatives, celui de ne pas présenter de candidat d'union contre eux. La seule exception, c'est Sevran", confirme M. Borgel. Mme Voynet devra donc affronter Razzy Hammadi, secrétaire national du PS, désigné par le bureau national (BN) du PS mardi 29 novembre. Le BN a voulu y désigner un "candidat de la diversité", explique M. Borgel. Claude Bartolone n'aura pas réussi à imposer Mouna Viprey, ex-candidate pour les législatives de 2007. Exclue du PS, elle n'était pas autorisée à concourir. Reste à savoir si elle se présentera en "PS dissidente" comme elle l'avait fait en se maintenant au second tour des législatives de 2002 contre Jean-Pierre Brard, puis en ralliant Dominique Voynet lors des municipales de 2008. Cette année, les tensions semblent aussi fortes que jamais.

Sylvia Zappi

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 13:46

 

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 16:31
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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 16:09

 

Robert Hue n’aurait-il que le Front de gauche comme ennemi ?

Dans un entretien au Parisien, Robert Hue critique la candidature du Front de gauche à la présidentielle et se range derrière François Hollande. Il se défend aussitôt : "je ne suis ni un supplétif ni un satellite du candidat PS". Comment qualifier cette prise de position ? Navrante, désolante... triste, tout simplement.

 

Pour justifier sa position, Robert Hue n’en finit pas de travestir celle du Front de gauche en le présentant comme un ennemi de François Hollande. N'est-ce pas au contraire Robert Hue qui n'a qu'un seul ennemi : le Front de gauche ? Ce triste épisode d’un parcours politique qui finit en queue de poisson a tout d’un mauvais remake du radeau de la méduse.

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

 

PS voir mon point de vue publié le 26/09 : Robert Hue, candidat du PCF sur la liste socialiste dans le Val-d'Oise

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 10:56

Le (dés)accord entre le PS et EE-LV a laissé des traces et rappelle le devoir d’union pour 2012.

 

Par LAURE BRETTON et MATTHIEU ÉCOIFFIER


«Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge.» C’est l’adage qui le dit et, ces derniers jours, il s’applique à merveille à François Hollande et ses alliés de gauche. A cinq mois du premier tour, les attaques contre le candidat socialiste à l’Elysée, d’Eva Joly à Jean-Luc Mélenchon, ravivent le spectre de la division à gauche.
Hollande lui-même ne facilite pas l’apaisement, grignotant l’accord passé entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-les Verts à chacune de ses prises de parole.
Voire soufflant sur les braises quand il tend la mainà François Bayrou si ce dernier sort de son «ambiguïté» entre droite et gauche en 2012. «Tous ceux qui ont contribué au changement peuvent gouverner le pays dans le cadre du projet que j’ai présenté», a-t-il déclaré hier sur RMC au risque de braquer son opposition interne au PS et le reste de la gauche.
Pour Eric Coquerel, conseiller spécial de Mélenchon, Hollande se trompe lourdement, sur la forme et le fond : «Au lieu de sommer tout le monde de se rallier à lui, il doit dire clairement s’il veut discuter avec le Modem ou le Front de gauche. […]Tribord et bâbord en même temps, cela ne donne pas un cap mais l’échouage assuré.»

«Suicidaire». Des remous qui font dire à Maïder Beffa, codirectrice de l’institut Viavoice, que «le pire ennemi de Hollande, c’est son propre camp. Si la gauche ne se montre pas suffisamment unie, elle ne pourra pas gagner»...De fait, notre sondage indique que 57% des Français (et 53% des sympathisants de gauche) voient dans la candidature d’Eva Joly «plutôt un risque pour la gauche qui pourra apparaître divisée». La candidate écologiste est tombée à bras raccourcis sur Hollande la semaine dernière, simple «marionnette» du lobby nucléaire, et a refusé de dire qu’elle appellerait à voter pour lui au deuxième tour. Même si elle a ensuite dû rectifier le tir sous la pression. Tout est parti de l’accord entre PS et EE-LV, dont aucun n’a assuré le service après-vente.

 

Ce qui a autorisé chacun à y aller de son interprétation. Soucieux d’affirmer son autorité après un pataquès retentissant sur le combustible nucléaire MOX, Hollande, dont certains proches comptent sur un très fort vote utile au printemps, n’a pas hésité à en rajouter une couche hier. Dans le Monde, le député de Corrèze juge que, «loin d’être affaiblie, l’industrie nucléaire sera à plusieurs titres sollicitée et donc renforcée» sous sa mandature. De quoi faire siffler les oreilles écologistes. «Entre la gauche MOX et la gauche molle, la synthèse va être difficile», constate un dirigeant socialiste.

 

 

«Points essentiels». De son côté, la droite a eu beau jeu de piocher dans le texte pour enfoncer des coins entre les deux partis, comme avec la création souhaitée d’un siège européen au Conseil de sécurité de l’ONU et la suppression envisagée du droit de veto. Gouvernement et UMP, suivis par Jean-Pierre Chevènement, ont embrayé sur le mode : «Hollande brade l’indépendance de la France.» Si la suppression du droit de veto figure bien dans l’accord, elle s’entend dans le cadre d’une réforme globale des Nations unies. Hier, le socialiste a donc été contraint à une mise au point, nuançant une nouvelle fois le texte commun. S’il est élu en mai, il n’y aura «pas de remise en cause unilatérale du droit de veto de la France». Plus globalement, il a dit ne pas se sentir lié par l’accord PS-EE-LV, négocié de parti à parti, et n’en appliquera que les «points essentiels». Une attitude hégémonique condamnée par le sénateur Vert Jean-Vincent Placé. «Depuis un mois, Hollande reprend tous les travers de la Ve République, a-t-il expliqué sur BFM TV. Il pense que seule sa parole compte […]. Je pense qu’il a intérêt à rectifier le tir et écouter davantage son propre parti et ses alliés.»

 

PS Voir mon point de vue publié le 18/10 : La crise "oblige" Hollande à s'éloigner du projet du PS

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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