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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 03:50

Le climat n'est pas vraiment au beau fixe entre le Parti de gauche et le Parti communiste, tous deux membres fondateurs du Front de gauche, sur la 4e circonscription de la Haute-Garonne. Monique Durrieu, membre du PCF, sera la candidate sur la 4e circonscription pour porter les idées de son parti et du Front de gauche. Sur l'affiche, elle pose avec le logo du Front de gauche. Porte-parole du Parti de gauche, Jean-Christophe Sellin s'insurge : « Il est anormal que la 4e circonscription n'ait pas été réservée à l'ouverture, il ne s'agit pas seulement de Madame Durrieu, c'est une question politique. Toulouse est la seule grande ville de France où les candidats communistes sont les uniques représentants du Front de gauche pour les législatives. » Jean-Christophe Sellin aurait notamment souhaité que l'un des membres du NPA qui avait rejoint Jean-Luc Mélenchon pendant la présidentielle puisse se présenter sous l'étiquette Front de gauche. Une demande qui arrive trop tard selon le PCF qui n'a pas souhaité bouleverser les investitures. T.Bl.

 
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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 03:47

 

A écouter

POLITIQUE NORD NORD

Législatives : pas d'accord entre le PS, les écolos et le Parti de Gauche

Créé le 18/05/2012 à 15h00 - Mis à jour le 18/05/2012 à 18h33

Pierre Laurent, Martine Aubry et Cécile Duflot.

Pierre Laurent, Martine Aubry et Cécile Duflot. / AFP

 

Aucun accord national n'a été trouvé au plan national entre le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et le parti de Gauche en vue des élections législatives de juin. Les différents interlocuteurs ne seraient pas parvenus s'entendre, alors qu'il y a pourtant des risques d'élimination des candidats de gauche dès le premier tour à cause du Front National. Le Parti communiste estime que cet échec est "irresponsable". La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a dit "regretter" l'absence d'accord avec le Front de Gauche. Une responsabilité qu'elle attribue au parti de Jean-Luc Mélenchon. Les candidats ont jusqu'à 18 heures pour déposer leur candidature en vue du scrutin de juin.   

"C'est une décision parfaitement regrettable des socialistes", déplore Pierre Laurent, le N.1 du Parti communiste Les négociations "n'ont pas abouti, et elle n'aboutiront pas", a indiqué Lydie Benoît, responsable élections du PCF, vendredi à la mi-journée.

 

De son côté, le secrétaire national du Parti de gauche Eric Coquerel a affirmé : "Il n'y a pas d'accord avec le Parti de Gauche (PG), donc pas d'accord avec le Front de Gauche" (FG).

Selon Lydie Benoît, le PCF "a fait des propositions pour 29 circonscriptions", permettant que 9 soient attribuées au FG (à répartir entre PCF, PG et Gauche unitaire), 8 à EELV (Europe Ecologie-Les Verts), 11 au PS et une pour le PRG (Parti radical de gauche)."

Le Front de Gauche souhaite un groupe "puissant" à l'Assemblée national  après le score à la Présidentielle de Jean-Luc Mélenchon (11,1%) qui s'est, lui, lancé dans la circonscription socialiste de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Marine Le Pen (FN) est également candidate.

"Nous avons travaillé dans un très bon climat avec nos partenaires. C'est une responsabilité qui dépend d'eux, que nous regrettons. Mais le travail a été fait dans de bonnes conditions", a expliqué à la mi-journée Martine Aubry aux journalistes.

Priée de dire si cet échec représentait un danger pour la gauche, la première secrétaire du PS répondu par la négative. "C'était des circonscriptions où nous souhaitions être au second tour parce que la droite et le Front National risquaient d'être seuls. Mais des circonscriptions qui ne sont pas gagnables", a-t-elle expliqué.

Dans un communiqué, le PCF estime que l'absence d'accord lance "un très mauvais signe pour le rassemblement nécessaire à gauche". Il précise néanmoins que ses candidats "restent disponibles pour discuter localement là où s'avéreraient indispensables des accords locaux pour écarter le risque qu'un accord national n'a malheureusement pas pu écarter."

Le Parti de Gauche avait quitté dès mercredi les négociations qui ont définitivement échoué vendredi entre les communistes d'un côté, le PS et EELV de l'autre.

(Avec dépêches)

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 13:32

Législatives: pas d'accord électoral entre le PS et le Front de gauche

Par LEXPRESS.fr, publié le 18/05/2012 à 15:28, mis à jour le 19/05/2012 à 15:23


Législatives: pas d'accord électoral entre le PS et le Front de gauche

Martine Aubry a toutefois estimé que cette absence d'accord ne devrait pas faire perdre de circonscriptions à la gauche, puisque les discussions portaient sur des zones où elle ne partait pas favorite mais où il s'agissait d'éviter son élimination dès le premier tour.

Reuters

Le Front de gauche a refusé de signer l'accord électoral concernant les circonscriptions où il y a un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour à cause du FN. 

Aucun accord national n'a été trouvé entre le PS, Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) et le Front de gauche (FG) pour les législatives sur les circonscriptions où il y a un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour à cause du Front national. C'est ce qu'a affirmé ce vendredi Lydie Benoist, responsable du PCF en charge des élections.  

Les négociations "n'ont pas abouti, et elles n'aboutiront pas", a-t-elle ajouté, tandis que le secrétaire national du Parti de gauche Eric Coquerel a déclaré qu'"il n'y a pas d'accord avec le Parti de gauche, donc pas d'accord avec le Front de gauche".  

 

Selon Lydie Benoist, le PCF "a fait des propositions pour 29 circonscriptions", permettant que 9 soient attribuées au FG (à répartir entre PCF, PG et Gauche unitaire), 8 à EELV, 11 au PS et une pour le PRG (Parti radical de gauche)."  

"On se retirait dans 13 circonscriptions sur 29, donc c'était un beau geste", a-t-elle ajouté. Or "le PS a trouvé que c'était insuffisant au total, car il voulait négocier sur davantage de circonscriptions". Le PS en début de semaine, avait effectivement cité le chiffre de 55. En outre, selon Lydie Benoist, "dans la répartition au sein du FG, il n'y avait pas d'accord entre le PCF et le PG".  

 

Aubry critique l'attitude du Parti de gauche

Eric Coquerel a souligné de son côté: "on demandait, nous, Parti de gauche d'avoir une circonscription gagnable dans cet accord. Ca nous a toujours été refusé, quelle que soit la proposition que nous faisions. A partir de là, ce n'est plus un accord, c'est un diktat. Or ce n'est pas notre style". 

Le Front de gauche souhaite un groupe "puissant" à l'Assemblée après le score à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon (11,1%) qui s'est, lui, lancé dans la circonscription socialiste de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Marine Le Pen (FN) est également candidate. 

 

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a réagi à l'absence d'accord entre son parti et le Front de gauche, "une responsabilité qui dépend d'eux, que nous respectons, que nous regrettons". Elle met en avant les désaccord internes du Front du gauche entre le PCF et le Parti de gauche, dirigé par Jean-Luc Mélenchon. Elle a bien pris soin de préciser: "le travail a été mené avec le Parti communiste dans de très bonnes conditions, un très bon climat". 

Le Parti de Gauche a toutefois annoncé son retrait unilatéral de deux circonscriptions comportant un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour, la 7e de Moselle et la 1ere de l'Aube, "sans contrepartie", regrettant "profondément" l'absence d'accord avec le PS et EELV.  

 

Avec
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commentaire :
La politique et la stratégie du PCF sont mises sous séquestre du Front de gauche et le bon vouloiur de Mélenchon et du parti de gauche. En effet, ce dernier, déni un accord Front de Gauche avec qui que ce soit dan sla mesure ou le PG s'y oppose. Et dans ce cas, le Front de gauche ne peut passer d'accord.
Ce qui pose indéniablement une question au PCF sur sa capacité à poursuivre sa stratégie de rassemblement, dans des circonstances diverses, avec le FdG, dont il ne peut désormais plus dissocier sa propre stratégie de celle du Front de gauche.
Mais alors pourquoi encore un parti communiste. Pourquoi un Front (parti et mouvements) de gauche, dans la mesure où le front parle pour tous d'une même voix. Il ne s'agit donc plus d'un front mais d'un rassemblement organique. Je ne suis pas sûr que les communistes qui ont approuvé la stratégie de front de gauche et la candidature de Mélenchon aient opté pour les "mésaventures" au sujet des négociation avec le PS et EELV sur les circonscriptions où le danger d'élimination de la gauche au premier tour est réel, et où le Parti de Gauche, une fois de plus fait de la surenchère et determine sa position à l'aulne de ses intérêts particuliers.
Il va donc falloir reconsidérer soit la stratégie du Front de gauche, soit celle du PCF, soit les rapports entre les formations partenaires à l'intérieur du Front.
Je rappelle pour mémoire que le PCF constitue la partie principale du Front de Gauche, en terme de volonté et stratégie politique, en terme du nombre de militants, d'élus, de moyens (locaux, presse, moyens financiers), élus municipaux, départementaux, nationaux, en terme d'expérience historique et de notoriété, de relations les plus diverses y compris au plan international, de son programme, de ses "spécialistes" de tous ordres etc... dois-je-continuer?) Ce que ne possède pas nos ârtenaires fra$ichement convertis à la radicalité. Et je pense que le parti communiste ne peut résoudre sa politique à celle de l'accord de ses partenaires avec elle. Ou est l'indépendance et l'autonomie du PCF dans cette situation. Il nous a été fait le reproche de dépendre du PS (pour des raisons électorales) et il nous faudrait dépendre du parti de gauche ou des autres partenaires pour élaborer et faire vivre notre stratégie ? Sortir d'une camisole pour entrer de plein gré dans une autre plus destructrice encore? Pas sû que les communistes y souscrivent.
Pour moi, NON MERC.
BF

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 03:29

 

Législatives / Les communistes jouent l'unité à gauche à Saint-Quentin

Publié le jeudi 17 mai 2012 à 11H00 -

 


SAINT-QUENTIN (Aisne). Ce n'est pas une bonne nouvelle pour Xavier Bertrand. Les communistes de la deuxième circonscription, réunis en assemblée générale mardi dernier, ont « décidé de prendre leurs responsabilités », ce qui signifie qu'ils ont décidé « de ne pas présenter les candidatures de nos camarades Corinne Becourt, membre du conseil national du PCF, et d'Olivier Tournay, conseiller municipal PCF à Saint-Quentin, à l'élection législative des 10 et 17 juin 2012 ».
Une décision qui repose sur l'analyse des résultats de la présidentielle dans lesquels les communistes saint-quentinois voient, « une dure sanction infligée à Nicolas Sarkozy et son gouvernement, notamment à Saint-Quentin » et qui traduit une démarche unitaire dont le seul but est de faire basculer la circonscription de la droite à la gauche : « Devant le risque du Front national et la multiplication des candidatures qui sont de nature à compromettre notre objectif de battre Xavier Bertrand, ministre du chômage de Sarkozy. »
Cela ne signifie pas que la section saint-quentinoise du PCF entre dans le rang. Elle dénonce toujours « l'obstination de la direction de la fédération de l'Aisne du PCF de maintenir contre l'avis majoritaire des communistes du Saint-Quentinois, un candidat pour le Front de Gauche, poursuivant ainsi le choix de la division » et refuse toujours de suivre la ligne officielle du parti. Mais, ce retrait place aussi en position délicate le candidat du Front de gauche, Guy Fontaine, qui risque de concentrer les critiques de ceux qui appellent à l'unité de la gauche derrière la socialiste Anne Ferreira.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 07:59

- le 16 Mai 2012


Avec ses 34 membres, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault annoncé ce mercredi soir fait la synthèse de tous les courants du PS et de ses alliés pour mettre en ordre de bataille la majorité présidentielle, à quatre semaines des législatives. Revue d’effectif.

  • Une équipe du changement…

17 femmes et 17 hommes pour 34 postes ministériels. La parité instituée pour le gouvernement Ayrault est le premier symbole visible du changement voulu par François Hollande lors de sa campagne présidentielle. « C’est une première dans l’histoire », relève Jean-Marc Ayrault ce mercredi soir sur France 2.

 

La thématique du changement imposait des têtes nouvelles. Excepté Laurent Fabius, gratifié des Affaires étrangères pour service rendu lors de la campagne, pas de ministre de l’ère mitterrandienne.

 

En revanche, on assiste à l’émergence de la jeune garde socialiste, révélée au grand public lors de la campagne présidentielle, comme Najat Vallaud-Belkacem (34 ans, Droits des femmes, porte-parole) et Delphine Batho, 39 ans, ministre déléguée à la Justice, ou encore Aurélie Filippetti, 38 ans, à la Culture et Fleur Pellerin, 37 ans, ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Economie numérique.

Ces novices sont encadrés par la garde rapprochée de François Hollande. Pour le chef du gouvernement, ce manque d’expérience ministériel pour la plupart de ses collègues n’est « pas un handicap. Les hommes et les femmes qui sont avec moi dans ce gouvernement ont tous exercé des responsabilités. Vous savez, moi qui suis maire d'une grande ville, je sais ce qu'on est capable de faire dans les territoires, je connais l'appareil d'Etat depuis 15 ans puisque je préside un groupe parlementaire. »

D’ailleurs, le changement sera vite mis en pratique puisque la réduction de 30% des salaires des ministres et du président de la République sera à l’ordre du jour du premier conseil des ministres de ce mercredi.

 

  • … avec des ministères inédits…

"Redressement productif", "Education populaire" ou encore "Réussite éducative"...: l'annonce de la composition du gouvernement Ayrault a réservé quelques surprises avec des dénominations inédites pour les ministères.

Numéro 7 du gouvernement, l'écologiste Cécile Duflot va devoir, en plus du portefeuille du Logement, veiller à "l'Egalité des territoires". Le socialiste Arnaud Montebourg a lui été nommé ministre du Redressement productif, un périmètre qui devrait inclure la réindustrialisation, thème cher au député de Saône-et-Loire.

Sa collègue aux Sports, Valérie Fourneyron, sera également en charge de l'Education populaire et non de la Vie associative. Parmi les ministres délégués, George Pau-Langevin est chargée de la Réussite éducative tandis que le maire de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Frédéric Cuvillier, s'occupera de l'Economie maritime.

 

  • … en route pour les législatives…

Jean-Marc Ayrault a donné le ton. Pour ce gouvernement chargé de trouver une majorité aux prochaines législatives, « il y a l’esprit de responsabilité. C’est-à-dire que tout ministre qui se présente aux législatives et qui ne sera pas élu ne pourra pas rester au gouvernement. » Plus d’une vingtaine seront en lice.

Pour mener bataille, il fallait resserrer les rangs du PS. Si Martine Aubry, première secrétaire du parti présidentiel, n’est pas de ce gouvernement, de même que François Rebsamen, chef du groupe socialiste et apparenté au Sénat, ni le maire de Paris Bertrand Delanoë, toutes les sensibilités mises en lumière lors des primaires se retrouvent dans ce gouvernement Ayrault.

 

  • en formation complète, PS+alliés

Troisième homme de la primaire socialiste, le « colbertiste » Arnaud Montebourg se retrouve ainsi ministre du Redressement productif.

Autre candidat à la primaire rallié à François Hollande, Manuel Valls, l'un des hommes à poigne du PS, classé à la droite du parti, dirigera le ministère de l'Intérieur.

Quant à l’ancien allié de Montebourg, « ségoléniste » en 2007 devenu plus indépendant des courants, Vincent Peillon, le voilà numéro 3 du gouvernement derrière Fabius, en charge de l'Education nationale et des importantes réformes appelées par Hollande.

L'aile gauche du PS, que devait incarner Martine Aubry au sein du gouvernement, sera représentée par Marylise Lebranchu (Réforme de l'Etat, Décentralisation et Fonction publique), une amie proche de la maire de Lille, Benoît Hamon (Economie sociale et solidaire), François Lamy (Ville) ou Valérie Fourneyron (Sports).

Les proches de Ségolène Royal ne sont pas oubliés, avec Najat Vallaud-Belkacem, Delphine Batho et Dominique Bertinotti (Famille), sa directrice de campagne durant la primaire du PS.

Les « hollandistes » ont été placés aux postes clés. Pour affronter la crise, le nouveau président et son Premier ministre ont fait confiance à Pierre Moscovici, qui se voit confier le portefeuille de l'Economie, des Finances et du Commerce extérieur, et Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l'Assemblée, qui le secondera au Budget.

Très proche de François Hollande, qui lui avait confié la responsabilité de son projet de campagne, Michel Sapin est finalement nommé ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, alors qu'il était pressenti pour un retour à Bercy, où il a exercé près d'un an en 1992-1993. Il partagera le pôle social avec la députée d'Indre-et-Loire Marisol Touraine, auteur du projet de François Hollande sur les retraites, nommée aux Affaires sociales et à la Santé.

Jean-Yves Le Drian, un ami de 35 ans de François Hollande, est ministre de la Défense. Il avait pris contact durant la campagne présidentielle avec des gouvernements étrangers, notamment avec l'administration américaine pour préparer le sommet de l'Otan de Chicago, les 20 et 21 mai. Stéphane Le Foll complète la liste des fidèles du chef de l'Etat comme ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire.

Les alliés du PS trouvent aussi leur place dans ce gouvernement. Europe écologie Les Verts sont représentés par leur ancienne secrétaire nationale Cécile Duflot (Egalité des territoires et du Logement) et Pascal Canfin (ministre délégué au développement).

Le Parti radical de gauche récupère la Justice, ministère régalien désormais incarné au gouvernement par la Guyanaise Christiane Taubira, ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2002 sous l'étiquette radicale de gauche.

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 15:27

" l'Humanité " de ce jour le 16 mai 2012  publie une lettre de JL Mélenchon adressée au nouveau premier ministre Jean-Marc Ayrault. Il  rappelle à "Monsieur le Premier Ministre, Cher camarade," que l'élection de François Hollande ouvre un espoir et que "Composante décisive de la victoire, les nôtres veulent recueillir les fruits du changement" et de citer nombre d'entreprises pour lesquelles il demande "l'interdiction des licenciements boursiers" qui concerne Continental, Samsonite, PSA, Renault, Sanofi-Aventis, les banques par exemple.  Il évoque également 

La création d'un droit de véto des élus du personnel en cas de fermeture,

un droit de préemption de l'activité par les salariés réunis en coopérative, avec un soutien juridique et financier public, l'adoption de sanctions pour punir les atteintes aux"éléments essentiels du potentiel économique de la Nation" prévues à l’article 410-1 du code pénal, 

  l'instauration de visas sociaux et écologiques aux frontières pour empêcher le dumping social ou environnemental,.la mise en place de « plans écologiques de filières industrielles »,

la protection des sous-traitants par la responsabilisation des entreprises donneurs d'ordre,etc..

 

 

Tout ceci est parfait. Mais, de candidat commun à la Présidentielle, JL Mélenchon endosse désormais les habits de porte-parole permanent du Front de Gauche et pourquoi pas de Président du Front de Gauche, titre dont certains journalistes n'hésitent pas à l'affubler.(France Info)

 

Petit à petit, subrepticement pourrait-on dire, le Parti communiste français, ses dirigeants, ses militants, ses élus, passent au second plan pour laisser la place au Parti de gauche qui tente de faire l'OPA sur le Front.. Die Linke en Allemagne (malgré ses déboires électoraux, Syrisa en Grèce, semble être devenus les "modèles" de JL Mélenchon. La présence ostentatoire de dirigeants du PG en nombre et de la FASE sur les plateaux télé lors des résultats du 1er tour des Présidentielles tendent à montrer que le PCF, "respecte" ses partenaire mais qu'il se réfugie désormais au sein du front de gauche sans trop montrer le bout de son nez de peur que...C'est ainsi que le sigle PCF à subit une abblation sur les affiches électoralesdu Front de gauche aux législatives. On ne sait plus qui est qui, pour qui allons-nous voter.   Mauvais calcul, l'effacement du PCF n'a jamais, nulle part, donner rien de bon finalement. Notre peuple, notre pays a besoin d'un Parti communiste lucide. Soyons fier de ce qu'il a permis (le Front de gauche) et poursuivons notre travail unitaire et révolutionnaire.

 

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 15:23

 

Le Front de gauche, dans l'attente d'une réponse de ses partenaires de gauche, s'est dit mercredi "prêt à signer" un accord pour les législatives avec le PS et Europe Ecologie-Les Verts, estimant que "tout échec serait incompréhensible".

 

Dans un communiqué, Pierre Laurent (PCF) et Martine Billard (Parti de gauche), rappellent que des discussions se sont engagées depuis une semaine "pour désigner des candidatures uniques de la gauche dès le premier tour des élections législatives" dans "les circonscriptions où il existe un risque Front national ou d'élimination de la gauche au second tour".

"Si chaque partenaire prend sa part d'effort, l'accord est désormais possible à toute heure", écrivent-ils. Le FG qui propose des désistements mutuels sur 29 circonscriptions, se dit "prêt à signer l'accord aujourd'hui. Tout délai et a fortiori tout échec seraient incompréhensibles".

 

Lors d'une conférence de presse au siège de campagne du FG aux Lilas (Seine-Saint-Denis), le Parti de gauche qui était mis en cause mardi par EELV pour "blocage" des discussions, s'est dit disponible pour un accord où il obtiendrait "a minima une circonscription gagnable".

 

"La plus facile est la 3e du Val-de-Marne", selon Eric Coquerel (PG) alors que la 11e du Rhône et la 3e du Jura, plus difficiles, ont été proposées au PG. Sont également à l'étude Montpellier ou de la 10e circonscription de l'Essonne où se présente François Delapierre, directeur de la campagne de M. Mélenchon.

 

Ont par ailleurs été proposés au PCF, Gardanne (Bouches-du-Rhône) où le Front national est traditionnellement fort, Guingamp (Côtes-d'Armor) et Bergerac (Dordogne), sans risque FN.

 

Le FG qui se donne jusqu'à vendredi pour négocier, propose un accord sur la base de six circonscriptions potentiellement gagnables pour lui, à répartir entre PCF et PG. Des circonscriptions pas forcément à risque FN mais obtenues en compensation de retraits ailleurs.

 

Un responsable écologiste s'est dit "pas sûr qu'il y ait beaucoup d'avancées".

 

Pour Mme Billard, dans ces discussions, le PS veut montrer son "hégémonie" et EELV, craignant des dissidences PS, "veut fromage et dessert": ils pensent que "c'est eux qui ont toujours le meilleur candidat et que le FG doit retirer les siens".

"EELV qui pèse 2% au sortir de la présidentielle (mais a déjà négocié son accord avec le PS en novembre pour une vingtaine d'élus, ndlr) a des prétentions qui sont hors proportion", a déploré M. Coquerel.

 

Le FG qui a 19 députés sortants (16 PCF et apparentés + 3 du PG), présentera dans la quasi-totalité des circonscriptions des candidats autonomes de ses partenaires, comme décidé lors de la Fête de L'Humanité en septembre dernier.

Dans ce cadre, le PG présentera 105 candidats (52 hommes et 53 femmes).

 

Le Front de gauche souhaite un groupe "puissant" à l'Assemblée après le score à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon (11,1%) qui s'est, lui, lancé dans la circonscription socialiste de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Marine Le Pen (FN) est également candidate.

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 06:12

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 00:46
Publié le 15 mai 2012

PCF/Mélenchon/Verts :
le PS rappelle qui est le patron

Le Parti de gauche s'est plaint de ne pas avoir été convié à une réunion entre le Parti socialiste, les Verts et le Parti communiste qui s'est tenu ce dimanche. Les négociations portaient pourtant sur la meilleure façon de contrer le Front national dans les circonscriptions où il pourrait atteindre de bons scores. Une réunion qui sonne l'heure de la reprise de contrôle pour le Parti socialiste.


 
"Le Parti de Gauche n’existe pas en tant que tel et ne représente pas beaucoup d’élus sur le terrain."

"Le Parti de Gauche n’existe pas en tant que tel et ne représente pas beaucoup d’élus sur le terrain." Crédit Reuters

Atlantico : Le Parti communiste, les Verts et le Parti socialiste se sont réunis ce dimanche afin de définir les circonscriptions dans lesquelles il était possible de contrer le Front national aussi fort soit-il. Le Parti de gauche n’a pas été convié aux négociations et s’en ai plaint dans un communiqué publié ce lundi. Peut-on en déduire que le Parti socialiste est en train de rallier ses troupes pour les législatives mais désire le faire sans la participation du Parti de gauche ?

Gérard Grunberg : Il faut bien comprendre que l’élection présidentielle et les élections législatives sont deux élections bien distinctes. Les communistes ont eu des résultats très faibles lors des dernières élections, en particulier en 2007. Après cela ils avaient besoin d’un candidat médiatique qui leur épargnerait des scores trop faibles et c’est cet objectif qu’une alliance avec Jean-Luc Mélenchon leur a permis de réussir. Le score final, de 11%, était plus faible que celui attendu mais reste mieux que les résultats précédents. Les législatives sont l’affaire du parti communiste car les sortants sont tous communistes. D’autre part le Parti de Gauche n’existe pas en tant que tel et ne représente pas beaucoup d’élus sur le terrain.

Il s’agit donc de rassembler les forces du Parti Socialiste, du Parti Communiste et d’Europe Ecologie Les Verts et de se mettre d’accord pour éventuellement pouvoir présenter une candidature unique là où il y aurait des chances de ne pas passer face à des candidats UMP et du Front National. D’ailleurs, dans ces cas précis, il pourrait peut-être y avoir des places à prendre pour des candidats du Front de Gauche non rattachés au Parti Communiste par exemple. Mais cela montre bien que le Front de Gauche, pour l’instant, n’est qu’une confédération et n’a pas encore réussi sa mutation en vrai parti avec un leader solide.

 

De son côté la machine communiste continue d’être responsable de sa politique surtout lorsqu’il s’agit des élections législatives qui restent, avec les élections locales, les seules où ils ont une vrai chance. Il faut garder des élus pour pouvoir former un groupe parlementaire dont le seuil est fixé à quinze députés.

N’y a-t-il pas un paradoxe du côté du Front de Gauche et surtout du côté de Jean-Luc Mélenchon qui prétendait ne pas vouloir briguer de postes à l’Assemblée et ne pas agir en son nom propre alors que finalement  le Parti de Gauche se plaint de cette réunion à trois ?

Le fait que Jean-Luc Mélenchon ait prétendu ne pas vouloir être candidat ne veut pas dire que le Front de Gauche ou encore le Parti de Gauche qui est le petit bastion mélenchonien de ce Front de Gauche ne veut pas avoir de députés, oui, ils le souhaitent.  Ici le parti communiste tente d’imposer son tempo au Front de Gauche

 

 

Comme toujours les communistes et les socialistes ont intérêt à s’entendre, et vont s’entendre sur des problèmes de désistements. Ils ont besoin d’une majorité à l’Assemblée Nationale pour éviter que François Hollande ne se retrouve pas coincé dans une configuration de cohabitation. Le partenaire habituel avec lequel le Parti Socialiste travaille depuis longtemps, avec lequel il a l’habitude de signer des accords électoraux, parce que plus discret et beaucoup moins tonitruant que Jean-Luc Mélenchon reste le Parti Communiste. Du côté du Parti Socialiste, c’est une façon de montrer aussi qu’il n’est pas le deus ex machina du Front de Gauche.

 

Les communistes n’ont pas du tout l’intention de donner tout le pouvoir au Front de Gauche. D’ailleurs le problème c’est de savoir ce que deviendra cette formation, sera-t-elle un vrai parti ou restera –t-elle une confédération avec un Parti Communiste fort puisqu’il représente près de 80%. On parle de cheval de Troie, ceci dit, le cheval de Troie n’est pas encore dans la cité. Les communistes ont voulu montrer qu’ils sont encore une force politique sur laquelle il faut compter.

 

Ensuite, il n’est pas certain que le parti socialiste soit convaincu par la candidature de Jean-Luc Mélenchon , et par la façon dont il mène sa politique.

Le Parti Socialiste a poussé des élus issus des Verts à se présenter dans des circonscriptions présidé par un de ses membres, n’y a-t-il pas un risque de créer une dissidence ?

Il faudra analyser cette situation au cas par cas. Le parti socialiste et les Verts vont tenter d’empêcher la dissidence évidemment. Voyez d’ailleurs comment le cas de Paris, avec Cécile Duflo a été résolu par un possible poste de ministre puis la récupération de son poste par un membre du parti Socialiste. Donc le tout sera de minimiser les candidatures sauvages socialistes, même s’il en aura certainement, afin de tenter de respecter le plus scrupuleusement possible l’accord passé avec les Verts alors même que cet accord pouvait paraître déraisonnable compte tenu des rapports de force.

 

Propos recueillis par Priscilla Romain 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 00:31

Les négociations entre le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et le Front de gauche sur les législatives sont en situation de "gros blocage" à cause notamment du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, a déclaré mardi à l'AFP David Cormand, chargé des élections à EELV.

 

19h36: Risque de «gros blocage» à gauche pour les législatives, selon EELV
Les négociations entre le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le Front de Gauche sur les législatives sont en situation de «gros blocage» à cause notamment du Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, a déclaré ce mardi David Cormand, chargé des élections à EELV. «Il y a deux chances sur trois pour qu'il n'y ait pas d'accord» avec le FG, a affirmé David Cormand. «L'objectif est de trouver une solution sur les 55 circonscriptions à risque FN», avec une candidature unique là où la gauche pourrait être éliminée du deuxième tour, a-t-il dit. Selon lui, le PCF pourrait se retirer sur «15 à 20» circonscriptions mais le PG et GU ne veulent, eux, pas se retirer et refusent que le PCF signe au nom du FG. Le PCF s'est, lui, montré plus optimiste en milieu de journée. «On espère aboutir», même si c'est «un peu bloqué», a indiqué une source communiste.

 

Une réunion s'est tenue lundi soir au siège du PS rue de Solférino, avec notamment Christophe Borgel, François Lamy (PS), Jean-Vincent Placé, David Cormand (EELV), Lydie Benoît, Michel Laurent (PCF), Martine Billard (Parti de gauche) et un représentant de Gauche unitaire (GU), membre du Front de gauche. "On est inquiets sur la possibilité d'avoir un gros blocage", "il y a deux chances sur trois pour qu'il n'y ait pas d'accord" avec le FG, a affirmé M. Cormand. "L'objectif est de trouver une solution sur les 55 circonscriptions à risque FN" où la gauche pourrait être éliminée du deuxième tour.

Les Français donneront-ils une majorité parlementaire à François Hollande aux législatives des 10 et 17 juin ?

LE CERCLE. A quelques semaines du premier tour des élections législatives françaises, Corinne Deloy présente pour la Fondation Robert Schuman les enjeux de ce scrutin dans chaque famille politique.

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Cinq semaines après avoir élu le président de la République, 46 millions de Français sont de nouveau appelés aux urnes les 10 et 17 juin prochains pour renouveler l'Assemblée nationale, chambre basse du parlement.
Ce scrutin parlementaire comprend plusieurs nouveautés. Tout d'abord, il est le premier à avoir lieu après le redécoupage électoral de janvier 2010 qui concerne 285 circonscriptions. Par ailleurs, les Français de l'étranger éliront, pour la première fois, leurs députés : 11 circonscriptions ont été créées à leur intention. Depuis la révision du 23 juillet 2008, la Constitution française stipule que le nombre de députés ne peut excéder 577.


Les candidatures doivent être déposées entre le 14 et le 18 mai (entre le 7 et le 11 mai pour les Français de l'étranger). Ces derniers voteront le 3 juin prochain pour le 1er tour, certains territoires d'Outre-mer seront appelés aux urnes les 9 et 16 juin en raison du décalage horaire avec la métropole. La campagne officielle débutera le 21 mai.

 

Le système politique français


Le Parlement, bicaméral, comprend l'Assemblée nationale, chambre basse, qui compte 577 députés élus au suffrage universel direct pour 5 ans, et le Sénat, chambre haute, dont les 348 membres sont désignés pour 6 ans au suffrage universel indirect.


Les députés sont élus au système uninominal majoritaire à deux tours au sein de 577 circonscriptions. Pour être désigné au 1er tour de scrutin, un candidat doit recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés correspondant à au moins un quart des électeurs inscrits. Si aucun candidat n'est élu lors du 1er tour, un 2e tour est organisé une semaine plus tard. Tous les candidats ayant obtenu au moins 12,50% des inscrits au 1er tour sont autorisés à se maintenir au 2e tour.
La loi électorale oblige les partis politiques à présenter au moins 50% de candidates (à 2% près). Les partis qui ne respectent pas ce principe voient l'aide qu'ils reçoivent de l'Etat diminuée d'un pourcentage égal à la moitié de l'écart entre le nombre de candidats de chaque sexe rapporté au nombre total de candidats.

 

7 partis politiques sont représentés à l'Assemblée nationale:


– l'Union pour un mouvement populaire (UMP), parti de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, positionné à droite sur l'échiquier politique, possède 313 sièges ;
– le Parti socialiste (PS), parti du nouveau chef de l'Etat, François Hollande, positionné à gauche, compte 186 députés ;
– le Parti communiste (PCF) possède 15 sièges ;
– Le Parti radical de gauche (PRG), compte 7 députés ;
– les Verts, situés à gauche sur l'échiquier politique, possèdent 4 sièges ;
– le Mouvement démocrate (MoDem), parti centriste dont le leader est François Bayrou, compte 3 députés ;
– Le Mouvement pour la France (MPF), parti souverainiste de droite, possède 1 siège.
L'Assemblée nationale compte également 9 députés divers droite et 15 députés divers gauche.

 

Les enjeux des élections législatives


Le redécoupage a modifié la carte électorale. A priori, les forces de gauche disposent de 190 circonscriptions "sûres" ; celles de droite de 230. En outre, à un mois du scrutin législatif, la gauche est en position favorable dans 130 circonscriptions et menacée dans une vingtaine d'autres.

 

Suivant de très peu l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai derniers, le scrutin législatif doit permettre au nouveau chef de l'Etat, François Hollande, d'obtenir une majorité lui permettant de gouverner dans les cinq années à venir. La dynamique engendrée par l'élection présidentielle et la volonté des Français de ne pas se retrouver en situation de cohabitation peuvent permettre à la gauche d'espérer une victoire aux élections législatives des 10 et 17 juin prochains. Reste à savoir si le Parti socialiste et ses alliés seront en mesure de décrocher la majorité absolue à l'Assemblée nationale.

 

A gauche


Le Parti socialiste (PS) a signé en novembre 2011 un accord avec Europe écologie-Les Verts (EE-LV), le Parti radical de gauche (PRG) et le Mouvement républicain et citoyen (MRC). 63 circonscriptions ont été "réservées" pour les écologistes, dont une vingtaine d'entre elles seraient gagnables. Reste que le faible résultat (2,31% des suffrages) de la candidate d'EELV au 1er tour de l'élection présidentielle pourrait remettre en cause cet accord. Les Verts espèrent cependant pouvoir constituer un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale comme ils l'ont fait au Sénat après les élections du 25 septembre 2011.


Le PRG forge le même espoir et espère remporter une quinzaine de circonscriptions. Depuis 2002, les députés sont apparentés au groupe du Parti socialiste.


De son côté, le Front de gauche, mouvement rassemblant le Parti communiste (PCF) et le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon, n'appartient pas officiellement à la majorité de gauche regroupée autour du Parti socialiste. Le Parti communiste a besoin des socialistes pour pouvoir conserver son groupe parlementaire. Le résultat du candidat du Front de Gauche au 1er tour de l'élection présidentielle (11,1% des suffrages) ne permet pas à celui-ci de peser sur les socialistes autant qu'il le souhaiterait. Jean-Luc Mélenchon a donc choisi de rebondir en se portant candidat dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, celle-là même où se présente la leader du Front national (FN), Marine Le Pen. "Je représente la République et l'idée qui est née, dans ce bassin minier, du mouvement ouvrier qui a trouvé un nouveau prolongement dans le programme que je présente : L'humain d'abord" a-t-il déclaré. Il poursuit donc son combat contre le parti populiste de droite, une bataille dont il a perdu le premier round le 22 avril dernier où Marine Le Pen l'a nettement devancé (17,9% des suffrages, soit + 6,8 points par rapppoort à son propre résultat). La 11e circonscription du Pas-de-Calais, acquise à la gauche depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, est fortement désindustrialisée et très affectée par le chômage. Elle a également été secouée par un scandale de corruption dans lequel a été impliquée la fédération locale du Parti socialiste (le maire Gérard Dalongeville (PS) a été révoqué de ses fonctions en 2009). Le député sortant Pierre Facon (PS), en poste depuis 1997, ne se représente pas. Les socialistes ont investi Philippe Kermel, maire de Carvin.

 

A droite


La campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy a suscité quelques tensions au sein de l'UMP. Au centre-droit, certaines voix se sont élevées dès le lendemain du 1er tour de scrutin. Ainsi, Laurent Wauquiez (UMP), ministre sortant de l'Enseignement supérieur, a regretté que "la droite ait seulement parlé sécurité et immigration et pas suffisamment des classes moyennes". "Mon sentiment, c'est que notre défaite n'est pas liée au fait d'avoir trop assumé nos convictions mais au fait de ne pas avoir suffisamment assumé tout le spectre de nos convictions" a-t-il souligné. Xavier Bertrand, ancien secrétaire général de l'UMP, s'est également interrogé sur "l'absence de "pédagogie des réformes" du quinquennat durant la campagne présidentielle. "La gouvernance de l'UMP a manqué de diversité. Il fallait garder la double culture centriste du parti" a déclaré l'ancien Premier ministre (2002-2005) Jean-Pierre Raffarin.


Une partie de l'UMP, et nomment les membres de la Droite populaire, groupe parlementaire fondé en 2010 par Thierry Mariani, Richard Mallié, Jean-Paul Garraud et Lionnel Luca, qui souhaitent voir leur parti se recentrer sur ses problématiques traditionnelles que sont la sécurité, la nation ou la lutte contre l'immigration, sont d'un autre avis et entendent conserver, voire renforcer, le positionnement droitier du parti.

 

Le Premier ministre sortant François Fillon (UMP) a signalé que l'heure n'était pas "aux déballages et aux inventaires". L'avenir de l'UMP est donc, pour l'heure, mis entre parenthèses. Selon une enquête d'opinion, un tiers des électeurs de l'UMP (32%) sont favorables à la signature d'accords entre leur parti et le Front national ; 62% y sont opposés. En revanche, parmi les personnes qui ont voté pour le chef de l'Etat sortant au 2e tour de l'élection présidentielle, l'égalité est parfaite : 47% d'entre elles sont pour des alliances et un pourcentage identique y est défavorable.


"Notre devoir, c'est le rassemblement. Il ne faut ni céder aux intimidations de la gauche ni céder aux menaces de l'extrême droite dont le but est de nous diviser pour ensuite nous briser" a déclaré le Premier ministre François Fillon.
"L'UMP est une grande famille. Je n'envisage pas de travailler autrement que de manière très collective et très rassemblée. Nous ferons campagne contre le refus de la règle d'or, contre le droit de vote pour les étrangers, contre le matraquage fiscal des classes moyennes, contre l'anéantissement de la filière nucléaire" a indiqué le secrétaire général du parti,

 

Jean-François Copé, qui dirige la campagne de la droite pour les scrutins des 10 et 17 juin prochains. Il a rappelé que la "ligne de l'UMP est très claire, il n'y aura pas d'alliance électorale ni de discussion avec les dirigeants du Front national".

L'UMP peut compter sur le soutien du Nouveau centre (NC), dirigé par l'ancien ministre de la Défense (2007-2010) Hervé Morin. Le parti espère conserver son groupe à l'Assemblée nationale et souhaite signer une plateforme programmatique commune avec l'UMP.

 

Au Front national


Le 22 avril dernier, la candidate du Front national (FN) à l'élection présidentielle, Marine Le Pen, est arrivée en 1ère ou en 2e positions dans 116 circonscriptions. Elle a recueilli plus de 25% des suffrages dans plus de la moitié (59) d'entre elles. Le parti populiste de droite ira aux élections législatives sous la bannière du "Rassemblement bleu marine". Sa leader souhaite changer le nom du FN après le scrutin.


La stratégie du FN repose en grande partie sur les difficultés de l'UMP. "L'UMP va éclater" prédit (et espère) le député européen Bruno Gollnisch (FN). Le parti se maintiendra partout où il sera en mesure de le faire, ce qui devrait avoir pour conséquence d'imposer à la droite de gouvernement des triangulaires qui ne peuvent lui être que fatales.

Le mode de scrutin à deux tours est toutefois particulièrement défavorable aux "petits" partis et donc au Front national. Ainsi, en 2002, alors que son leader de l'époque Jean-Marie Le Pen avait recueilli 16,86% des suffrages au 1er tour de l'élection présidentielle (et était parvenu au 2e tour de scrutin), son parti n'avait obtenu "que" 11,34% des voix au scrutin législatif du mois suivant. En outre, le FN pourrait pâtir le 10 juin prochain de la faible implantation de ses cadres (maires ou conseillers généraux) au niveau local et de la faiblesse de la participation qui lui rendrait difficile d'atteindre les 12,5% d'inscrits indispensables pour pouvoir se maintenir au 2e tour.

 

Selon une enquête d'opinion réalisée par l'institut BVA et publiée le 11 mai dernier, les forces de gauche devraient recueillir 45,5% et celles de droite devraient obtenir 49,5% des voix au 1er tour des élections législatives. L'UMP recueillerait 32,5% des suffrages et le Front national obtiendrait 16% des voix, soit son plus haut niveau pour des élections législatives.
La moitié des Français (53%) déclarent souhaiter une victoire de la gauche tandis qu'un quart (24%) voudraient voir la droite gagner les 10 et 17 juin prochains. En outre, 61% des Français voient la gauche s'imposer aux élections législatives ; 23% considèrent que la droite sortira vainqueur des urnes. 

 

Analyse élections législatives françaises

 

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BRUNO FORNACIARI

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