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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 00:35

Le Front de gauche ne s'accorde pas avec le PS et EELV

Selon "Le Figaro"

 

Lydie Benoît, responsables élections du PCF, a annoncé vendredi que son parti n'avait pas trouvé d'accord avec le PS et EELV dans les circonscriptions où il y a un risque d'élimination de la gauche à cause du FN. Le PCF «a fait des propositions pour 29 circonscriptions», permettant que 9 soient attribuées au Front de gauche (à répartir entre PCF, PG et Gauche unitaire), 8 à EELV (Europe Écologie-Les Verts), 11 au PS et une pour le PRG (Parti radical de gauche)», explique-t-elle. «On se retirait dans 13 circonscriptions sur 29, donc c'était un beau geste», a-t-elle ajouté. Mais «le PS a trouvé que c'était insuffisant au total, car il voulait négocier sur davantage de circonscriptions (55, selon un chiffre cité en début de semaine, NDLR)».

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 04:50

Le climat n'est pas vraiment au beau fixe entre le Parti de gauche et le Parti communiste, tous deux membres fondateurs du Front de gauche, sur la 4e circonscription de la Haute-Garonne. Monique Durrieu, membre du PCF, sera la candidate sur la 4e circonscription pour porter les idées de son parti et du Front de gauche. Sur l'affiche, elle pose avec le logo du Front de gauche. Porte-parole du Parti de gauche, Jean-Christophe Sellin s'insurge : « Il est anormal que la 4e circonscription n'ait pas été réservée à l'ouverture, il ne s'agit pas seulement de Madame Durrieu, c'est une question politique. Toulouse est la seule grande ville de France où les candidats communistes sont les uniques représentants du Front de gauche pour les législatives. » Jean-Christophe Sellin aurait notamment souhaité que l'un des membres du NPA qui avait rejoint Jean-Luc Mélenchon pendant la présidentielle puisse se présenter sous l'étiquette Front de gauche. Une demande qui arrive trop tard selon le PCF qui n'a pas souhaité bouleverser les investitures. T.Bl.

 
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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 04:47

 

A écouter

POLITIQUE NORD NORD

Législatives : pas d'accord entre le PS, les écolos et le Parti de Gauche

Créé le 18/05/2012 à 15h00 - Mis à jour le 18/05/2012 à 18h33

Pierre Laurent, Martine Aubry et Cécile Duflot.

Pierre Laurent, Martine Aubry et Cécile Duflot. / AFP

 

Aucun accord national n'a été trouvé au plan national entre le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et le parti de Gauche en vue des élections législatives de juin. Les différents interlocuteurs ne seraient pas parvenus s'entendre, alors qu'il y a pourtant des risques d'élimination des candidats de gauche dès le premier tour à cause du Front National. Le Parti communiste estime que cet échec est "irresponsable". La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a dit "regretter" l'absence d'accord avec le Front de Gauche. Une responsabilité qu'elle attribue au parti de Jean-Luc Mélenchon. Les candidats ont jusqu'à 18 heures pour déposer leur candidature en vue du scrutin de juin.   

"C'est une décision parfaitement regrettable des socialistes", déplore Pierre Laurent, le N.1 du Parti communiste Les négociations "n'ont pas abouti, et elle n'aboutiront pas", a indiqué Lydie Benoît, responsable élections du PCF, vendredi à la mi-journée.

 

De son côté, le secrétaire national du Parti de gauche Eric Coquerel a affirmé : "Il n'y a pas d'accord avec le Parti de Gauche (PG), donc pas d'accord avec le Front de Gauche" (FG).

Selon Lydie Benoît, le PCF "a fait des propositions pour 29 circonscriptions", permettant que 9 soient attribuées au FG (à répartir entre PCF, PG et Gauche unitaire), 8 à EELV (Europe Ecologie-Les Verts), 11 au PS et une pour le PRG (Parti radical de gauche)."

Le Front de Gauche souhaite un groupe "puissant" à l'Assemblée national  après le score à la Présidentielle de Jean-Luc Mélenchon (11,1%) qui s'est, lui, lancé dans la circonscription socialiste de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Marine Le Pen (FN) est également candidate.

"Nous avons travaillé dans un très bon climat avec nos partenaires. C'est une responsabilité qui dépend d'eux, que nous regrettons. Mais le travail a été fait dans de bonnes conditions", a expliqué à la mi-journée Martine Aubry aux journalistes.

Priée de dire si cet échec représentait un danger pour la gauche, la première secrétaire du PS répondu par la négative. "C'était des circonscriptions où nous souhaitions être au second tour parce que la droite et le Front National risquaient d'être seuls. Mais des circonscriptions qui ne sont pas gagnables", a-t-elle expliqué.

Dans un communiqué, le PCF estime que l'absence d'accord lance "un très mauvais signe pour le rassemblement nécessaire à gauche". Il précise néanmoins que ses candidats "restent disponibles pour discuter localement là où s'avéreraient indispensables des accords locaux pour écarter le risque qu'un accord national n'a malheureusement pas pu écarter."

Le Parti de Gauche avait quitté dès mercredi les négociations qui ont définitivement échoué vendredi entre les communistes d'un côté, le PS et EELV de l'autre.

(Avec dépêches)

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 14:32

Législatives: pas d'accord électoral entre le PS et le Front de gauche

Par LEXPRESS.fr, publié le 18/05/2012 à 15:28, mis à jour le 19/05/2012 à 15:23


Législatives: pas d'accord électoral entre le PS et le Front de gauche

Martine Aubry a toutefois estimé que cette absence d'accord ne devrait pas faire perdre de circonscriptions à la gauche, puisque les discussions portaient sur des zones où elle ne partait pas favorite mais où il s'agissait d'éviter son élimination dès le premier tour.

Reuters

Le Front de gauche a refusé de signer l'accord électoral concernant les circonscriptions où il y a un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour à cause du FN. 

Aucun accord national n'a été trouvé entre le PS, Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) et le Front de gauche (FG) pour les législatives sur les circonscriptions où il y a un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour à cause du Front national. C'est ce qu'a affirmé ce vendredi Lydie Benoist, responsable du PCF en charge des élections.  

Les négociations "n'ont pas abouti, et elles n'aboutiront pas", a-t-elle ajouté, tandis que le secrétaire national du Parti de gauche Eric Coquerel a déclaré qu'"il n'y a pas d'accord avec le Parti de gauche, donc pas d'accord avec le Front de gauche".  

 

Selon Lydie Benoist, le PCF "a fait des propositions pour 29 circonscriptions", permettant que 9 soient attribuées au FG (à répartir entre PCF, PG et Gauche unitaire), 8 à EELV, 11 au PS et une pour le PRG (Parti radical de gauche)."  

"On se retirait dans 13 circonscriptions sur 29, donc c'était un beau geste", a-t-elle ajouté. Or "le PS a trouvé que c'était insuffisant au total, car il voulait négocier sur davantage de circonscriptions". Le PS en début de semaine, avait effectivement cité le chiffre de 55. En outre, selon Lydie Benoist, "dans la répartition au sein du FG, il n'y avait pas d'accord entre le PCF et le PG".  

 

Aubry critique l'attitude du Parti de gauche

Eric Coquerel a souligné de son côté: "on demandait, nous, Parti de gauche d'avoir une circonscription gagnable dans cet accord. Ca nous a toujours été refusé, quelle que soit la proposition que nous faisions. A partir de là, ce n'est plus un accord, c'est un diktat. Or ce n'est pas notre style". 

Le Front de gauche souhaite un groupe "puissant" à l'Assemblée après le score à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon (11,1%) qui s'est, lui, lancé dans la circonscription socialiste de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Marine Le Pen (FN) est également candidate. 

 

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a réagi à l'absence d'accord entre son parti et le Front de gauche, "une responsabilité qui dépend d'eux, que nous respectons, que nous regrettons". Elle met en avant les désaccord internes du Front du gauche entre le PCF et le Parti de gauche, dirigé par Jean-Luc Mélenchon. Elle a bien pris soin de préciser: "le travail a été mené avec le Parti communiste dans de très bonnes conditions, un très bon climat". 

Le Parti de Gauche a toutefois annoncé son retrait unilatéral de deux circonscriptions comportant un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour, la 7e de Moselle et la 1ere de l'Aube, "sans contrepartie", regrettant "profondément" l'absence d'accord avec le PS et EELV.  

 

Avec
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commentaire :
La politique et la stratégie du PCF sont mises sous séquestre du Front de gauche et le bon vouloiur de Mélenchon et du parti de gauche. En effet, ce dernier, déni un accord Front de Gauche avec qui que ce soit dan sla mesure ou le PG s'y oppose. Et dans ce cas, le Front de gauche ne peut passer d'accord.
Ce qui pose indéniablement une question au PCF sur sa capacité à poursuivre sa stratégie de rassemblement, dans des circonstances diverses, avec le FdG, dont il ne peut désormais plus dissocier sa propre stratégie de celle du Front de gauche.
Mais alors pourquoi encore un parti communiste. Pourquoi un Front (parti et mouvements) de gauche, dans la mesure où le front parle pour tous d'une même voix. Il ne s'agit donc plus d'un front mais d'un rassemblement organique. Je ne suis pas sûr que les communistes qui ont approuvé la stratégie de front de gauche et la candidature de Mélenchon aient opté pour les "mésaventures" au sujet des négociation avec le PS et EELV sur les circonscriptions où le danger d'élimination de la gauche au premier tour est réel, et où le Parti de Gauche, une fois de plus fait de la surenchère et determine sa position à l'aulne de ses intérêts particuliers.
Il va donc falloir reconsidérer soit la stratégie du Front de gauche, soit celle du PCF, soit les rapports entre les formations partenaires à l'intérieur du Front.
Je rappelle pour mémoire que le PCF constitue la partie principale du Front de Gauche, en terme de volonté et stratégie politique, en terme du nombre de militants, d'élus, de moyens (locaux, presse, moyens financiers), élus municipaux, départementaux, nationaux, en terme d'expérience historique et de notoriété, de relations les plus diverses y compris au plan international, de son programme, de ses "spécialistes" de tous ordres etc... dois-je-continuer?) Ce que ne possède pas nos ârtenaires fra$ichement convertis à la radicalité. Et je pense que le parti communiste ne peut résoudre sa politique à celle de l'accord de ses partenaires avec elle. Ou est l'indépendance et l'autonomie du PCF dans cette situation. Il nous a été fait le reproche de dépendre du PS (pour des raisons électorales) et il nous faudrait dépendre du parti de gauche ou des autres partenaires pour élaborer et faire vivre notre stratégie ? Sortir d'une camisole pour entrer de plein gré dans une autre plus destructrice encore? Pas sû que les communistes y souscrivent.
Pour moi, NON MERC.
BF

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 04:29

 

Législatives / Les communistes jouent l'unité à gauche à Saint-Quentin

Publié le jeudi 17 mai 2012 à 11H00 -

 


SAINT-QUENTIN (Aisne). Ce n'est pas une bonne nouvelle pour Xavier Bertrand. Les communistes de la deuxième circonscription, réunis en assemblée générale mardi dernier, ont « décidé de prendre leurs responsabilités », ce qui signifie qu'ils ont décidé « de ne pas présenter les candidatures de nos camarades Corinne Becourt, membre du conseil national du PCF, et d'Olivier Tournay, conseiller municipal PCF à Saint-Quentin, à l'élection législative des 10 et 17 juin 2012 ».
Une décision qui repose sur l'analyse des résultats de la présidentielle dans lesquels les communistes saint-quentinois voient, « une dure sanction infligée à Nicolas Sarkozy et son gouvernement, notamment à Saint-Quentin » et qui traduit une démarche unitaire dont le seul but est de faire basculer la circonscription de la droite à la gauche : « Devant le risque du Front national et la multiplication des candidatures qui sont de nature à compromettre notre objectif de battre Xavier Bertrand, ministre du chômage de Sarkozy. »
Cela ne signifie pas que la section saint-quentinoise du PCF entre dans le rang. Elle dénonce toujours « l'obstination de la direction de la fédération de l'Aisne du PCF de maintenir contre l'avis majoritaire des communistes du Saint-Quentinois, un candidat pour le Front de Gauche, poursuivant ainsi le choix de la division » et refuse toujours de suivre la ligne officielle du parti. Mais, ce retrait place aussi en position délicate le candidat du Front de gauche, Guy Fontaine, qui risque de concentrer les critiques de ceux qui appellent à l'unité de la gauche derrière la socialiste Anne Ferreira.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 08:59

- le 16 Mai 2012


Avec ses 34 membres, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault annoncé ce mercredi soir fait la synthèse de tous les courants du PS et de ses alliés pour mettre en ordre de bataille la majorité présidentielle, à quatre semaines des législatives. Revue d’effectif.

  • Une équipe du changement…

17 femmes et 17 hommes pour 34 postes ministériels. La parité instituée pour le gouvernement Ayrault est le premier symbole visible du changement voulu par François Hollande lors de sa campagne présidentielle. « C’est une première dans l’histoire », relève Jean-Marc Ayrault ce mercredi soir sur France 2.

 

La thématique du changement imposait des têtes nouvelles. Excepté Laurent Fabius, gratifié des Affaires étrangères pour service rendu lors de la campagne, pas de ministre de l’ère mitterrandienne.

 

En revanche, on assiste à l’émergence de la jeune garde socialiste, révélée au grand public lors de la campagne présidentielle, comme Najat Vallaud-Belkacem (34 ans, Droits des femmes, porte-parole) et Delphine Batho, 39 ans, ministre déléguée à la Justice, ou encore Aurélie Filippetti, 38 ans, à la Culture et Fleur Pellerin, 37 ans, ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Economie numérique.

Ces novices sont encadrés par la garde rapprochée de François Hollande. Pour le chef du gouvernement, ce manque d’expérience ministériel pour la plupart de ses collègues n’est « pas un handicap. Les hommes et les femmes qui sont avec moi dans ce gouvernement ont tous exercé des responsabilités. Vous savez, moi qui suis maire d'une grande ville, je sais ce qu'on est capable de faire dans les territoires, je connais l'appareil d'Etat depuis 15 ans puisque je préside un groupe parlementaire. »

D’ailleurs, le changement sera vite mis en pratique puisque la réduction de 30% des salaires des ministres et du président de la République sera à l’ordre du jour du premier conseil des ministres de ce mercredi.

 

  • … avec des ministères inédits…

"Redressement productif", "Education populaire" ou encore "Réussite éducative"...: l'annonce de la composition du gouvernement Ayrault a réservé quelques surprises avec des dénominations inédites pour les ministères.

Numéro 7 du gouvernement, l'écologiste Cécile Duflot va devoir, en plus du portefeuille du Logement, veiller à "l'Egalité des territoires". Le socialiste Arnaud Montebourg a lui été nommé ministre du Redressement productif, un périmètre qui devrait inclure la réindustrialisation, thème cher au député de Saône-et-Loire.

Sa collègue aux Sports, Valérie Fourneyron, sera également en charge de l'Education populaire et non de la Vie associative. Parmi les ministres délégués, George Pau-Langevin est chargée de la Réussite éducative tandis que le maire de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Frédéric Cuvillier, s'occupera de l'Economie maritime.

 

  • … en route pour les législatives…

Jean-Marc Ayrault a donné le ton. Pour ce gouvernement chargé de trouver une majorité aux prochaines législatives, « il y a l’esprit de responsabilité. C’est-à-dire que tout ministre qui se présente aux législatives et qui ne sera pas élu ne pourra pas rester au gouvernement. » Plus d’une vingtaine seront en lice.

Pour mener bataille, il fallait resserrer les rangs du PS. Si Martine Aubry, première secrétaire du parti présidentiel, n’est pas de ce gouvernement, de même que François Rebsamen, chef du groupe socialiste et apparenté au Sénat, ni le maire de Paris Bertrand Delanoë, toutes les sensibilités mises en lumière lors des primaires se retrouvent dans ce gouvernement Ayrault.

 

  • en formation complète, PS+alliés

Troisième homme de la primaire socialiste, le « colbertiste » Arnaud Montebourg se retrouve ainsi ministre du Redressement productif.

Autre candidat à la primaire rallié à François Hollande, Manuel Valls, l'un des hommes à poigne du PS, classé à la droite du parti, dirigera le ministère de l'Intérieur.

Quant à l’ancien allié de Montebourg, « ségoléniste » en 2007 devenu plus indépendant des courants, Vincent Peillon, le voilà numéro 3 du gouvernement derrière Fabius, en charge de l'Education nationale et des importantes réformes appelées par Hollande.

L'aile gauche du PS, que devait incarner Martine Aubry au sein du gouvernement, sera représentée par Marylise Lebranchu (Réforme de l'Etat, Décentralisation et Fonction publique), une amie proche de la maire de Lille, Benoît Hamon (Economie sociale et solidaire), François Lamy (Ville) ou Valérie Fourneyron (Sports).

Les proches de Ségolène Royal ne sont pas oubliés, avec Najat Vallaud-Belkacem, Delphine Batho et Dominique Bertinotti (Famille), sa directrice de campagne durant la primaire du PS.

Les « hollandistes » ont été placés aux postes clés. Pour affronter la crise, le nouveau président et son Premier ministre ont fait confiance à Pierre Moscovici, qui se voit confier le portefeuille de l'Economie, des Finances et du Commerce extérieur, et Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l'Assemblée, qui le secondera au Budget.

Très proche de François Hollande, qui lui avait confié la responsabilité de son projet de campagne, Michel Sapin est finalement nommé ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, alors qu'il était pressenti pour un retour à Bercy, où il a exercé près d'un an en 1992-1993. Il partagera le pôle social avec la députée d'Indre-et-Loire Marisol Touraine, auteur du projet de François Hollande sur les retraites, nommée aux Affaires sociales et à la Santé.

Jean-Yves Le Drian, un ami de 35 ans de François Hollande, est ministre de la Défense. Il avait pris contact durant la campagne présidentielle avec des gouvernements étrangers, notamment avec l'administration américaine pour préparer le sommet de l'Otan de Chicago, les 20 et 21 mai. Stéphane Le Foll complète la liste des fidèles du chef de l'Etat comme ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire.

Les alliés du PS trouvent aussi leur place dans ce gouvernement. Europe écologie Les Verts sont représentés par leur ancienne secrétaire nationale Cécile Duflot (Egalité des territoires et du Logement) et Pascal Canfin (ministre délégué au développement).

Le Parti radical de gauche récupère la Justice, ministère régalien désormais incarné au gouvernement par la Guyanaise Christiane Taubira, ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2002 sous l'étiquette radicale de gauche.

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:27

" l'Humanité " de ce jour le 16 mai 2012  publie une lettre de JL Mélenchon adressée au nouveau premier ministre Jean-Marc Ayrault. Il  rappelle à "Monsieur le Premier Ministre, Cher camarade," que l'élection de François Hollande ouvre un espoir et que "Composante décisive de la victoire, les nôtres veulent recueillir les fruits du changement" et de citer nombre d'entreprises pour lesquelles il demande "l'interdiction des licenciements boursiers" qui concerne Continental, Samsonite, PSA, Renault, Sanofi-Aventis, les banques par exemple.  Il évoque également 

La création d'un droit de véto des élus du personnel en cas de fermeture,

un droit de préemption de l'activité par les salariés réunis en coopérative, avec un soutien juridique et financier public, l'adoption de sanctions pour punir les atteintes aux"éléments essentiels du potentiel économique de la Nation" prévues à l’article 410-1 du code pénal, 

  l'instauration de visas sociaux et écologiques aux frontières pour empêcher le dumping social ou environnemental,.la mise en place de « plans écologiques de filières industrielles »,

la protection des sous-traitants par la responsabilisation des entreprises donneurs d'ordre,etc..

 

 

Tout ceci est parfait. Mais, de candidat commun à la Présidentielle, JL Mélenchon endosse désormais les habits de porte-parole permanent du Front de Gauche et pourquoi pas de Président du Front de Gauche, titre dont certains journalistes n'hésitent pas à l'affubler.(France Info)

 

Petit à petit, subrepticement pourrait-on dire, le Parti communiste français, ses dirigeants, ses militants, ses élus, passent au second plan pour laisser la place au Parti de gauche qui tente de faire l'OPA sur le Front.. Die Linke en Allemagne (malgré ses déboires électoraux, Syrisa en Grèce, semble être devenus les "modèles" de JL Mélenchon. La présence ostentatoire de dirigeants du PG en nombre et de la FASE sur les plateaux télé lors des résultats du 1er tour des Présidentielles tendent à montrer que le PCF, "respecte" ses partenaire mais qu'il se réfugie désormais au sein du front de gauche sans trop montrer le bout de son nez de peur que...C'est ainsi que le sigle PCF à subit une abblation sur les affiches électoralesdu Front de gauche aux législatives. On ne sait plus qui est qui, pour qui allons-nous voter.   Mauvais calcul, l'effacement du PCF n'a jamais, nulle part, donner rien de bon finalement. Notre peuple, notre pays a besoin d'un Parti communiste lucide. Soyons fier de ce qu'il a permis (le Front de gauche) et poursuivons notre travail unitaire et révolutionnaire.

 

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:23

 

Le Front de gauche, dans l'attente d'une réponse de ses partenaires de gauche, s'est dit mercredi "prêt à signer" un accord pour les législatives avec le PS et Europe Ecologie-Les Verts, estimant que "tout échec serait incompréhensible".

 

Dans un communiqué, Pierre Laurent (PCF) et Martine Billard (Parti de gauche), rappellent que des discussions se sont engagées depuis une semaine "pour désigner des candidatures uniques de la gauche dès le premier tour des élections législatives" dans "les circonscriptions où il existe un risque Front national ou d'élimination de la gauche au second tour".

"Si chaque partenaire prend sa part d'effort, l'accord est désormais possible à toute heure", écrivent-ils. Le FG qui propose des désistements mutuels sur 29 circonscriptions, se dit "prêt à signer l'accord aujourd'hui. Tout délai et a fortiori tout échec seraient incompréhensibles".

 

Lors d'une conférence de presse au siège de campagne du FG aux Lilas (Seine-Saint-Denis), le Parti de gauche qui était mis en cause mardi par EELV pour "blocage" des discussions, s'est dit disponible pour un accord où il obtiendrait "a minima une circonscription gagnable".

 

"La plus facile est la 3e du Val-de-Marne", selon Eric Coquerel (PG) alors que la 11e du Rhône et la 3e du Jura, plus difficiles, ont été proposées au PG. Sont également à l'étude Montpellier ou de la 10e circonscription de l'Essonne où se présente François Delapierre, directeur de la campagne de M. Mélenchon.

 

Ont par ailleurs été proposés au PCF, Gardanne (Bouches-du-Rhône) où le Front national est traditionnellement fort, Guingamp (Côtes-d'Armor) et Bergerac (Dordogne), sans risque FN.

 

Le FG qui se donne jusqu'à vendredi pour négocier, propose un accord sur la base de six circonscriptions potentiellement gagnables pour lui, à répartir entre PCF et PG. Des circonscriptions pas forcément à risque FN mais obtenues en compensation de retraits ailleurs.

 

Un responsable écologiste s'est dit "pas sûr qu'il y ait beaucoup d'avancées".

 

Pour Mme Billard, dans ces discussions, le PS veut montrer son "hégémonie" et EELV, craignant des dissidences PS, "veut fromage et dessert": ils pensent que "c'est eux qui ont toujours le meilleur candidat et que le FG doit retirer les siens".

"EELV qui pèse 2% au sortir de la présidentielle (mais a déjà négocié son accord avec le PS en novembre pour une vingtaine d'élus, ndlr) a des prétentions qui sont hors proportion", a déploré M. Coquerel.

 

Le FG qui a 19 députés sortants (16 PCF et apparentés + 3 du PG), présentera dans la quasi-totalité des circonscriptions des candidats autonomes de ses partenaires, comme décidé lors de la Fête de L'Humanité en septembre dernier.

Dans ce cadre, le PG présentera 105 candidats (52 hommes et 53 femmes).

 

Le Front de gauche souhaite un groupe "puissant" à l'Assemblée après le score à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon (11,1%) qui s'est, lui, lancé dans la circonscription socialiste de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Marine Le Pen (FN) est également candidate.

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 07:12

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 01:46
Publié le 15 mai 2012

PCF/Mélenchon/Verts :
le PS rappelle qui est le patron

Le Parti de gauche s'est plaint de ne pas avoir été convié à une réunion entre le Parti socialiste, les Verts et le Parti communiste qui s'est tenu ce dimanche. Les négociations portaient pourtant sur la meilleure façon de contrer le Front national dans les circonscriptions où il pourrait atteindre de bons scores. Une réunion qui sonne l'heure de la reprise de contrôle pour le Parti socialiste.


 
"Le Parti de Gauche n’existe pas en tant que tel et ne représente pas beaucoup d’élus sur le terrain."

"Le Parti de Gauche n’existe pas en tant que tel et ne représente pas beaucoup d’élus sur le terrain." Crédit Reuters

Atlantico : Le Parti communiste, les Verts et le Parti socialiste se sont réunis ce dimanche afin de définir les circonscriptions dans lesquelles il était possible de contrer le Front national aussi fort soit-il. Le Parti de gauche n’a pas été convié aux négociations et s’en ai plaint dans un communiqué publié ce lundi. Peut-on en déduire que le Parti socialiste est en train de rallier ses troupes pour les législatives mais désire le faire sans la participation du Parti de gauche ?

Gérard Grunberg : Il faut bien comprendre que l’élection présidentielle et les élections législatives sont deux élections bien distinctes. Les communistes ont eu des résultats très faibles lors des dernières élections, en particulier en 2007. Après cela ils avaient besoin d’un candidat médiatique qui leur épargnerait des scores trop faibles et c’est cet objectif qu’une alliance avec Jean-Luc Mélenchon leur a permis de réussir. Le score final, de 11%, était plus faible que celui attendu mais reste mieux que les résultats précédents. Les législatives sont l’affaire du parti communiste car les sortants sont tous communistes. D’autre part le Parti de Gauche n’existe pas en tant que tel et ne représente pas beaucoup d’élus sur le terrain.

Il s’agit donc de rassembler les forces du Parti Socialiste, du Parti Communiste et d’Europe Ecologie Les Verts et de se mettre d’accord pour éventuellement pouvoir présenter une candidature unique là où il y aurait des chances de ne pas passer face à des candidats UMP et du Front National. D’ailleurs, dans ces cas précis, il pourrait peut-être y avoir des places à prendre pour des candidats du Front de Gauche non rattachés au Parti Communiste par exemple. Mais cela montre bien que le Front de Gauche, pour l’instant, n’est qu’une confédération et n’a pas encore réussi sa mutation en vrai parti avec un leader solide.

 

De son côté la machine communiste continue d’être responsable de sa politique surtout lorsqu’il s’agit des élections législatives qui restent, avec les élections locales, les seules où ils ont une vrai chance. Il faut garder des élus pour pouvoir former un groupe parlementaire dont le seuil est fixé à quinze députés.

N’y a-t-il pas un paradoxe du côté du Front de Gauche et surtout du côté de Jean-Luc Mélenchon qui prétendait ne pas vouloir briguer de postes à l’Assemblée et ne pas agir en son nom propre alors que finalement  le Parti de Gauche se plaint de cette réunion à trois ?

Le fait que Jean-Luc Mélenchon ait prétendu ne pas vouloir être candidat ne veut pas dire que le Front de Gauche ou encore le Parti de Gauche qui est le petit bastion mélenchonien de ce Front de Gauche ne veut pas avoir de députés, oui, ils le souhaitent.  Ici le parti communiste tente d’imposer son tempo au Front de Gauche

 

 

Comme toujours les communistes et les socialistes ont intérêt à s’entendre, et vont s’entendre sur des problèmes de désistements. Ils ont besoin d’une majorité à l’Assemblée Nationale pour éviter que François Hollande ne se retrouve pas coincé dans une configuration de cohabitation. Le partenaire habituel avec lequel le Parti Socialiste travaille depuis longtemps, avec lequel il a l’habitude de signer des accords électoraux, parce que plus discret et beaucoup moins tonitruant que Jean-Luc Mélenchon reste le Parti Communiste. Du côté du Parti Socialiste, c’est une façon de montrer aussi qu’il n’est pas le deus ex machina du Front de Gauche.

 

Les communistes n’ont pas du tout l’intention de donner tout le pouvoir au Front de Gauche. D’ailleurs le problème c’est de savoir ce que deviendra cette formation, sera-t-elle un vrai parti ou restera –t-elle une confédération avec un Parti Communiste fort puisqu’il représente près de 80%. On parle de cheval de Troie, ceci dit, le cheval de Troie n’est pas encore dans la cité. Les communistes ont voulu montrer qu’ils sont encore une force politique sur laquelle il faut compter.

 

Ensuite, il n’est pas certain que le parti socialiste soit convaincu par la candidature de Jean-Luc Mélenchon , et par la façon dont il mène sa politique.

Le Parti Socialiste a poussé des élus issus des Verts à se présenter dans des circonscriptions présidé par un de ses membres, n’y a-t-il pas un risque de créer une dissidence ?

Il faudra analyser cette situation au cas par cas. Le parti socialiste et les Verts vont tenter d’empêcher la dissidence évidemment. Voyez d’ailleurs comment le cas de Paris, avec Cécile Duflo a été résolu par un possible poste de ministre puis la récupération de son poste par un membre du parti Socialiste. Donc le tout sera de minimiser les candidatures sauvages socialistes, même s’il en aura certainement, afin de tenter de respecter le plus scrupuleusement possible l’accord passé avec les Verts alors même que cet accord pouvait paraître déraisonnable compte tenu des rapports de force.

 

Propos recueillis par Priscilla Romain 

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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