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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 20:37


Nous voulons une agriculture écologique et créatrice d’emplois,qui rende nos campagnes vivantes ; une agriculture au service d’une alimentation de qualité pour tous. Concentration de la production et de lapropriété, effondrement de l’emploi
agricole, accès des jeunes au métier de paysan rendu de plus en plus difficile, perte des savoir-faire traditionnels, dégâts environnementaux, atteintes à la santé publique : le modèle agricoleproductiviste impulsé par les politiques agricoles et la « concurrence libre et non faussée », au plus grand bénéfice des multinationales de l ’agroalimentaireet de la grande distribution, ne répond pas à l’intérêt général. Dans le monde, la même logique se traduit par l’expansion des monocultures
d’exportation, les accaparements de terres, la déstabilisation des cultures vivrières, l’exode rural vers les bidonvilles, le chômage de masse et l’aggravation de la faim. Alors que l’agriculture a la capacité de nourrir le monde, une personne sur sept souffre de la faim.


Le Front de Gauche défend une agriculture paysanne, écologique et relocalisée, en France, en Europe et dans le Monde, seule à même de produire une alimentation saine et accessible à tous, de promouvoir un aménagement équilibré du territoire,de recréer de l’emploi agricole. Soyons clairs : une telle agriculture ne peut exister sans une juste rémunération du
travail agricole, elle est donc incompatible avec la logique de libéralisation des marchés impulsée par la Commission Européenne, le Traité de Lisbonne, l’OMC et le FMI. Et c’est pourquoi elle ne peut se faire sans une rupture avec les politiques libérales ! Le Front de Gauche se bat notamment pour que la PAC 2014/2020 incarne une telle rupture.
L'Europe a sacrifié la préférence communautaire et abandonné la régulation des marchés au nom de la compétitivité sur le marché mondial.


Elle a ainsi favorisé la concentration de la production et de la propriété, rendu très difficile l'accès des jeunes au métier de paysan, généré des pertes de savoirfaire. Aujourd'hui, nous défendons une agriculture paysanne pour réaliser sa transition écologique, respecter les hommes, participer à la santé publique des consommateurs, respecter les milieux, contribuer à la
l u t t e contre l e réchauffement climatique, garantir la souveraineté alimentaire des peuples.


Le Front de Gauche , avec ses candidats,Bruno Fornaciari et Ernest Levindré pour les élections législatives, refuse l’abandon de l’agriculture et de l’alimentation à l’agro-industrie qui favorise le moins disant social et environnemental.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 20:29

 

Coup de pouce à Bayrou : « petit arrangement et opération électoraliste »

 

 

 

 

En votant François Hollande le 6 mai et en refusant, par un engagement personnel, de cautionner la dérive extrémiste de Nicolas Sarkozy, François Bayrou, homme de droite, a exprimé son attachement à des valeurs républicaines. Dans le même temps, il a indiqué qu’il s’opposera à toute tentative de s’écarter des politiques d’austérité imposés à toute l’Europe.

Les réponses apportées par le président du Modem pour lutter contre la crise sont en échec partout en Europe. Mais surtout, son programme pour l'élection présidentielle, bien plus marqué à droite qu'en 2007, se résumait à un plan rigueur particulièrement brutal pour le monde du travail et pour l'écrasante majorité de nos concitoyens qui sont déjà confrontés à tant de difficultés dans leur vie quotidienne.

 

Après les déclarations de Pierre Moscovici et de Laurent Fabius, proposant le retrait du PS dans la seconde circonscription des Pyrénées-Atlantiques, où François Bayrou est sortant, le bureau national du Parti socialiste doit prendre une décision aujourd'hui.

 

Ainsi, le choix personnel de François Bayrou pour le 6 mai prendrait les allures d'un petit arrangement pour les législatives et la période qui s'engage, d'une opération purement électoraliste. Le PS ouvrirait symboliquement la voie à une alliance avec un partie de la droite alors que la dynamique de rassemblement, la dynamique de contenus, la dynamique pour gagner et réussir à gauche, est bel et bien présente et possible avec les scores réalisés par le Front de gauche.

 

Le naturel revient au galop, hélas!

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 06:07

Pierre Laurent au meeting du Front de gauche à Lille

  - le 6 Mai 2012

Pierre Laurent: "Une victoire qui ouvre un nouvel espoir en France et en Europe"

Le secrétaire national du Parti communiste français a salué dès 20 heures la victoire de François Hollande au deuxième tour de la présidentielle. Voici sa réaction.


"En élisant aujourd'hui 6 mai, François Hollande président de la République, le peuple de France s'est libéré d'un pouvoir qui l'a méprisé et agressé pendant 5 ans. Je veux dire la joie des communistes qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire.


Je veux féliciter François Hollande pour son élection. Les femmes et les hommes qui se sont rassemblés sur sa candidature pour infliger à Nicolas Sarkozy la défaite qu'il méritait ont ouvert un nouvel espoir en France, et en Europe.

Je veux remercier les millions d'électrices et d'électeurs du Front de gauche qui ont apporté une contribution décisive à ce résultat. Sans la campagne mobilisatrice menée par le Parti communiste français et ses partenaires du Front de gauche avec leur candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, sans les propositions de notre programme, L'Humain d'abord, sans notre engagement déterminé entre les deux tours, la victoire n'aurait pas été possible. Elle ouvre un nouveau chapitre pour notre pays.

 

François Hollande est le premier président élu par les électrices et les électeurs de gauche depuis 24 ans.

Il était indispensable de mettre un terme à une présidence au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux et démocratiques, les libertés démocratiques.

 

Il était indispensable que le co-auteur, avec Angela Merkel, d'un traité européen promettant l'austérité à perpétuité aux peuples et les plein-pouvoirs au capitalisme financier, soit désavoué par son propre peuple.

 

À tous les peuples d'Europe qui attendaient ce signe de la France, je dis : ensemble, il redevient possible de faire reculer la dictature financière qui nous menace tous ; ensemble, nous pouvons relancer le combat pour une Europe démocratique, une Europe de justice sociale, de développement solidaire et écologique.

 

Oui, ce 6 mai 2012, nous avons remporté une première bataille capitale. Un président de gauche siège à l'Élysée. La gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales qui n'attendront pas. Des mesures immédiates pour les salaires, pour la relance du pouvoir d'achat, pour la lutte contre le chômage et la renégociation d'un traité européen doivent être prises.

 

S'ouvre dans le même temps une nouvelle bataille, celle des élections législatives dont va maintenant dépendre la possibilité de maintenir grande ouverte la porte du changement.

 

Il faut maintenant élire à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation et compte pour cela en son sein les députés prêts à voter les lois sociales et démocratiques sans lesquelles le changement ne sera rien.

 

Il faut de très nombreux députés qui n'aient pas une seconde d'hésitation pour abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix années de droite au pouvoir.

 

Il faut de très nombreux députés pour reprendre le pouvoir sur le secteur bancaire et financier, pour mettre en place un pôle public de la banque et du crédit.

 

Il faut de très nombreux députés favorables au relèvement significatif du SMIC et des salaires, décidés à engager le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, à interdire les licenciements boursiers, à relancer l'emploi industriel et les services publics.

Il faut de très nombreux députés qui aient le courage de soumettre au vote des droits nouveaux pour les salariés du public comme du privé, pour les travailleurs indépendants à l'avenir précaire, pour les jeunes qui méritent mieux que l'apprentissage à vie, pour les femmes dont les salaires sont toujours largement en deçà de ceux de leurs collègues masculins.

 

Les menaces de la droite et de l'extrême droite pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Leurs candidats aux élections législatives doivent être partout battus, et il faut barrer la route à l'entrée du FN à l'Assemblée nationale. Partout où elle a eu cette possibilité en Europe, l'extrême droite a aggravé les reculs sociaux. Il n'en sera pas ainsi en France, le PCF et ses partenaires du Front de gauche s'y engagent.

 

Ce soir, j'appelle les candidates et candidats du Front de gauche aux élections législatives à repartir partout au combat pour rassembler autour de ces objectifs l'ensemble des électrices et des électeurs qui ont permis la victoire à l'élection présidentielle.


J'appelle l'ensemble de ces électrices et électeurs, pour garantir le changement, à mettre les candidats du Front de gauche en tête de la gauche dans le maximum de circonscriptions, le 10 juin, et à en élire ensuite le plus grand nombre, le 17 juin prochain.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 22:17

 

Présidentielle, législatives, même combat - Interview de Roland Muzeau

 

Un fort groupe Front de gauche demain à l’Assemblée est essentiel pour assurer le changement. Entretien avec Roland Muzeau, député communiste des Hauts-de-Seine, porte-parole des députés Front de gauche.

 

COMMENT S’ARTICULENT LES DEUX CAMPAGNES : PRÉSIDENTIELLE ET LÉGISLATIVES ?


ROLAND MUZEAU : Ces deux élections sont indissociables, et plus encore depuis leur inversion sous le gouvernement Jospin, ce qui présidentialise à outrance le débatpolitique. A cet égard, notre exigence pour une VIe République commence à être entendue et partagée. 

 

Notre candidat, le Front de gauche élargi et les communistes sont pleinement dans la bataille. Nous avons « enfoncé les lignes », nous démontrons chaque jour un peu plus qu’il est possible de mettre à bas tous les dogmes libéraux assénés depuis des décennies comme des « vérités » incontournables. Nous faisons la démonstration de ce qui distingue la notion d’alternance de celle d’alternative politique, sociale, économique et environnementale.

C’est à cette alternative que les Français aspirent. 

 

A cet égard, nos propositions et les exigences citoyennes s’imposent dans le débat, nos adversaires et concurrents sont contraints d’évoquer le scandale des richesses qui s’accumulent d’un côté, et de l’autre les inégalités qui progressent.

 

Mais tous s’arrêtent aux discours. Nous, nous formulons des exigences et exposons les moyens pour satisfaire une nouvelle répartition des richesses entre le capital et le travail

 

COMMENT LES CANDIDATS AUX LÉGISLATIVES PEUVENT S’IMPLIQUER DÈS À PRÉSENT DANS LA CAMPAGNE ?


R. M. : Ils doivent, comme ils le font d’ailleurs, porter la question du changement. C’est la même campagne, celle des contenus. Nos candidats doivent poursuivre le travail de « pédagogie politique » que le Front de gauche a imposé dans le débat.

Nos concitoyens apprécient que l’on s’adresse à eux en leur parlant autrement, plutôt que de les considérer comme de simples bulletins de vote. Notre pays a payé cher l’abrutissement et le bourrage de crâne. Du national au local, le fil est le même quand il s’agit d’emploi, de santé, d’éducation, de logement, d’environnement, de discrimination…

 

POURQUOI LA QUESTION D’UN GROUPE FRONT DE GAUCHE RENFORCÉ À L’ASSEMBLÉE NATIONALE EST ESSENTIELLE ?


R. M. : Les députés communistes, républicains, citoyens et Parti de gauche ont fait un énorme travail pendant ce quinquennat. Sur toutes les questions fondamentales, ils ont été les seuls à se positionner clairement.

 

Sur les retraites, notre position a été remarquée tant elle affirmait l’exigence et les moyens d’une retraite à 60 ans, à taux plein, sans rallongement de la durée de cotisation, avec la reconnaissance de la pénibilité.

 

Sur la fiscalité, les salaires, le Smic et tant d’autres sujets, nous étions déjà dans ce qui fonde notre campagne : l’humain d’abord.

 

Toutes ces questions demeurent après la présidentielle. Les salariés et les classes populaires auront besoin que l’on change les lois ; que l’on abroge quantité de textes qui ont brisé notre modèle social et la cohésion nationale.

Sur qui peuvent-ils espérer compter vraiment pendant ces cinq prochaines années ? Un groupe renforcé de députés Front de gauche sera pour eux une garantie de ne pas céder aux marchés financiers et aux agences de notation.

Regardons ce qui s’est passé sur le vote au Parlement concernant le traité MES (mécanisme européen de stabilité). La droite et les centristes ont voté pour et le PS s’est abstenu. Le Front de gauche a voté contre.

 

Une majorité de gauche à l’Assemblée nationale doit comprendre beaucoup de députés Front de gauche. Une hégémonie du PS conduirait à réduire la portée du changement et porterait sans nul doute le risque d’une moindre résistance à la puissance des marchés. Le peuple français a besoin que son avis soit respecté, que sa volonté d’une autre politique prenne réalité. Le Front de gauche et ses députés porteront cette alternative politique et l’humain d’abord.

 

Nous ne lâcherons rien.

 

 

Propos recueillis par Gérard Streiff

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 21:50

- le 6 Mai 2012

Le soulagement, le défi et l’espérance

Par Patrick Apel-Muller

 

A 20 heures, une majorité de Français a lâché un ouf! de soulagement.  Ni les diversions ni les compromissions  n’ont changé la donne au second tour. La «vague» que sentait Nicolas Sarkozy n’était pas de celle qu’on apprivoise en surfant sur les haines mais d’une force à balayer les pouvoirs en place.


Le résultat de cette élection présidentielle est d’abord la sanction d’une politique ultra-libérale, anti-sociale et autoritaire, d’une complicité proclamée entre l’oligarchie et l’Elysée. Le président des riches a entrepris de mettre le pays à leur service, en jugeant que la crise créait un état de choc propice à briser les résistances, exalter les craintes et remettre au goût du jour les idéologies les plus réactionnaires.

 

Pour cela, il avait recruté quelques idéologues dans la mouvance d’extrême-droite et donné le sens de sa campagne dans un entretien au Figaro Magazine à la mi-février. A reprendre en boucles les thématiques du FN, il leur a donné un crédit qui a au contraire renforcé le vote Le Pen au premier tour et qui n’a pas rassemblé suffisamment au second. Le président sorti  laisse à droite un paysage inquiétant où une partie de ses troupes parie sur un concubinage voire un mariage avec l’extrême-droite.

La victoire de François Hollande est un non net et sans bavure à cinq  ans de sarkozysme. Elle est aussi l’indice d’une puissante aspiration au changement, à un autre partage des richesses, à l’égalité qui déborde bien au-delà des rangs des électeurs du Front de gauche. Les uns et les autres ont désormais la possibilité d’agir efficacement pour échapper à l’austérité que le tandem Sarkozy-Merkel entendait imposer à l’Europe et pour pousser le nouveau gouvernement à adopter les mesures de justice que réclament les urgences sociales.

 

Un nouveau rapport de force se dégage du suffrage universel et du score large recueilli par le candidat de gauche qui affaiblissent les maîtres des marchés financiers. Une brèche s’entrouvre dans le mur de l’argent. Si la formidable campagne du Front de gauche trouve des prolongements dans l’élection de nombreux députés lors des législatives de juin, il sera possible de résister aux offensives de la droite et fortifier un mouvement populaire qui devra se faire entendre puissamment. Ainsi ferons-nous peser la balance en faveur d’une politique franchement à gauche. Les Français ne seront pas isolés en Europe. Les élections grecques ont vu hier la gauche combative faire un véritable bond en avant, devenant la deuxième force du pays. D’autres élections suivront...

 

Pour les électeurs de gauche, la soirée de dimanche est celle d’une fête populaire, d’une joie de voir le pays repousser les discours xénophobes et les sorties aux relents pétainistes qui avaient marqué la campagne de Nicolas Sarkozy, particulièrement dans l’entre-deux tours. Mais elle était aussi le théâtre où s’exprimait une espérance qui ne doit pas être déçue ou fourvoyée. L’histoire doit perdre «les semelles de plomb» dont les milieux dirigeants l’avaient affublé ces dernières années. «Pas de faiblesse, pas d’équivoque, pas de paresse intellectuelle», enjoignait Jean Jaurès. C’est un défi qu’il est impératif de relever.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 05:40

Législatives : Jean-Luc Mélenchon ne sait où aller

LE MONDE | 05.05.2012 à 14h07 • Mis à jour le 05.05.2012 à 15h55

 
Jean-Luc Mélenchon depuis le balcon de son QG de campagne aux Lilas le 23 avril.

"Je participerai peut-être à cette bataille des législatives si on en décide, que ce soit à Paris ou à Marseille." Vendredi 4 mai, devant une place Stalingrad bondée lors d'un meeting parisien destiné à mobiliser contre Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon a entretenu le suspense sur son avenir.

 

Comment rebondir après ses 11,10 % des voix à la présidentielle ? Une performance pour le Front de gauche (FG), mais qui ne lui permet pas de peser sur le PS comme il l'aurait souhaité. Lui assure que rien n'est encore décidé même s'il se verrait bien en VRP du Front de gauche. "Ce qui m'intéresse fondamentalement, c'est cette tâche politique qui m'a été confiée pendant cette élection. Comment continue-t-on à la faire vivre ?", soulignait-il, jeudi, à Troyes.

 

Ses partenaires ont quasiment tous exprimé titre personnel" leur souhait de le voir député. Il dit que "ça ne l'obsède pas" mais reconnaît que ce n'est pas gagné. "La vérité est qu'on est partout derrière le PS, il faut donc réussir à monter la marche", juge-t-il. En se lançant dans la bataille ? "Tout le monde veut que je sois député. Très bien, mais où ?", répond-il. C'est toute la question. Depuis qu'il a quitté l'Essonne qui l'avait fait sénateur, il n'a plus de fief. Or, les circonscriptions jugées gagnables ne sont pas légion pour le FG.

PARI RISQUÉ

Dans l'accord national entre les formations, c'est le Parti communiste qui a raflé la mise sur les législatives. Et qui compte bien en profiter. Un cadre du PCF assure même que "ça ne rendrait pas service" à M. Mélenchon de rejoindre les bancs de l'Assemblée. "Il y a des tas de votes sur lesquels cela risque d'être bancal. Il serait obligé de choisir : soit s'aligner, au risque d'en sortir affaibli, soit voter contre, au risque que le groupe apparaisse désuni", ajoute cet élu.

 

On l'a souvent annoncé dans le Val-de-Marne. "Je n'irai pas, a-t-il répété jeudi. Je n'ai pas quitté l'Essonne pour le Val-de-Marne !" La 6e circonscription de Paris (11e et 20e arrondissements) a longtemps fait figure de favorite. Même s'il y a fait de bons scores à la présidentielle, affronter la patronne des écologistes Cécile Duflot, soutenue par le PS, demeure risqué. Marseille, Aubagne ou Gardanne ont aussi été évoquées. Dans les deux dernières existe un risque FN. Elles pourraient faire l'objet d'un accord avec le PS et les écologistes.

 

"Si c'est pour aller taper un FN, pourquoi pas", glisse le député européen, avec les précautions d'usage sur son autonomie vis-à-vis du PS. Mais il faudrait que les candidats PCF locaux lui cèdent la place. Finalement, rester député européen pourrait ne pas présenter que des désavantages. "Depuis le début, je dis que le mieux, c'est d'être là où le suffrage universel vous a placé", juge-t-il. Même son bras droit, François Delapierre, estimait cette semaine que M.Mélenchon "n'a pas besoin d'une tribune à Paris. (...) Jean-Luc a changé de stature". Réponse lundi 7mai, où la question devrait être tranchée.p Raphaëlle Besse Desmoulières

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 15:30

le 4 Mai 2012

Présidentielle

Le second tour de la présidentielle débute ce samedi midi avec le vote des Français résidant en Asie-Pacifique. Après le débat de mercredi soir qui a tourné à l’avantage du candidat socialiste, les électeurs de gauche et de nombreux démocrates placent leurs espoirs dans sa victoire, dimanche. Le début d’une reconquête à poursuivre aux législatives. 


François Hollande est confiant dans l’issue de l’élection de dimanche, même s’il prend garde à ne pas le répéter sur tous les tons. Les électeurs de gauche dans leur diversité et de nombreux démocrates le sont aussi, tant le moment n’a jamais été aussi prêt de tirer un trait sur la présidence Sarkozy, dont les cinq années leur ont paru une éternité. Mais, tout comme le candidat de la gauche, ils observent une réserve sereine mais prudente, attentifs à ne pas triompher avant d’avoir vaincu. Les déconvenues nombreuses de la gauche à l’élection présidentielle leur rappellent que rien n’est acquis d’avance, et que leur mobilisation sera la clé de la victoire.

 

La pugnacité de Hollande

Le débat de mercredi soir a sonné le glas de l’un des seuls arguments qui restaient à Nicolas Sarkozy pour faire la différence avec son adversaire : celui de l’inexpérience supposée du candidat socialiste qui ne lui résisterait pas dans la joute verbale sur les grands dossiers du pays. Il n’en a rien été, au contraire. Même si le débat de l’entre-deux-tours ne devrait pas déplacer significativement les grandes lignes du rapport de forces, désormais solidement établies par les résultats du premier tour et des sondages invariablement favorables au candidat de gauche, il a démontré les qualités de pugnacité de François Hollande face à un Nicolas Sarkozy poussé dans ses retranchements sur la défense de son bilan calamiteux, une dimension qu’il a essayé de fuir durant toute la campagne. La droite a vu de l’« arrogance » de la part du candidat socialiste, manière de ne pas reconnaître l’ascendant pris par ce dernier durant la confrontation.

 

1 défaire Sarkozy, 2 mener le combat des législatives

La victoire attendue le 6 mai ne sonnera pas encore l’heure du changement espéré dans les cercles de plus en plus large des électeurs qui en appellent à une rupture franche, nette, avec la domination capitaliste. Ces électeurs se sont retrouvés dans le vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle ou ont hésité jusqu’au dernier moment avec le bulletin Hollande. Pour eux, la bataille pour mettre les exigences de gauche au premier plan continuera avec le scrutin législatif. Mais ils savent que, pour lui donner sa pleine efficacité, cela passe nécessairement par la défaite de Sarkozy et l’élection de François Hollande à l’Élysée, dimanche.

 

1. Une brèche possible dans l’axe d’austérité Sarkozy-Merkel

Le pacte de stabilité mis en place par Sarkozy-Merkel est dangereux pour l’avenir de l’Europe sociale. Ses objectifs : instaurer la règle d’or puis, via le mécanisme européen de stabilité, l’imposer à chaque pays, et pratiquer des coupes drastiques dans les dépenses publiques pour résorber les déficits. François Hollande s’est engagé à « renégocier » ce pacte « car personne ne peut imaginer que si la croissance n’est pas là, les objectifs posés par ce pacte pourront être atteints ». Sans conteste, la défaite de Nicolas Sarkozy, même si François Hollande ne va pas jusqu’à remettre en cause les objectifs de ce pacte, mettrait à bas l’axe Sarkozy-Merkel et ouvrirait une brèche en Europe pour que les peuples exigent une autre construction européenne.

 

2. En finir avec le président des riches

Jamais un quinquennat n’aura été autant marqué par l’explosion des inégalités. Après cinq ans de cadeaux aux plus riches, François Hollande affiche vouloir en finir avec la présidence du Fouquet’s. Même si son programme est loin de répondre à toutes les urgences sociales et à la nécessaire redistribution des richesses, il défend une réforme fiscale « qui refera de l’impôt le pilier de la redistribution : un impôt juste, progressif et citoyen ». Le candidat socialiste propose notamment de supprimer « les niches fiscales qui ne servent pas l’emploi » et limiter les autres à des avantages fiscaux de 10 000 euros par ménage et par an. Alors que la question des salaires aura été la grande absente des discours de François Hollande, celui-ci a commencé à évoquer la possibilité d’un « coup de pouce » à la revalorisation du Smic s’il est élu.

 

3. Bannir la centralisation 
de tous les pouvoirs

Le quinquennat s’est caractérisé par une centralisation à l’extrême des pouvoirs entre les mains de Sarkozy. Le premier ministre était un « collaborateur », le Parlement aux ordres, les collectivités locales mises sous contrôle. François Hollande a déclaré vouloir « être un président qui ne veut pas être un président qui décide de tout, chef de tout et en définitive responsable de rien ». La défaite de Sarkozy peut-être ainsi un coup d’arrêt à la présidentialisation du régime. Cela demandera, demain, de donner plus de pouvoir d’initiative au Parlement, de ne pas simplement abroger une partie de la réforme des collectivités territoriales mais sa totalité et, plus globalement, comme le propose le Front de gauche, d’aller vers une VIe République.

4. Arrêter les surenchères 
avec l’extrême droite

« Je ne fais pas le siège de l’extrême droite, je n’essaie pas de prendre des thèmes, des mots, des phrases. » François Hollande a été clair, mercredi matin, sur BFMTV : élu président, il retendrait le cordon sanitaire qui a toujours existé avant Nicolas Sarkozy entre partis républicains et Front national. Après des années de drague éhontée des électeurs frontistes, conclues dans un apogée qui a vu, il y a quelques jours, l’actuel président de la République se prononcer pour la « préférence nationale », les digues sont à reconstruire. Car si la droite a longtemps prétendu que le FN posait les bonnes questions, elle n’hésite plus aujourd’hui à lui emprunter ses solutions. Le retour d’une gauche qui replacerait les idéaux de solidarité et de fraternité au cœur de la société permettrait de reprendre la bataille idéologique dominée par la droite extrême.

 

5. Vers une nouvelle 
démocratie sociale ?

« Sur les retraites, par exemple, il y a eu des manifestations, des protestations, mais la réforme, sans drame et surtout sans violence, a pu être adoptée et appliquée », telle est la conception du dialogue social de Nicolas Sarkozy. En cas de « blocage », le candidat UMP a annoncé qu’il passerait outre les « corps intermédiaires », fustigeant une nouvelle fois les syndicats le 1er Mai. François Hollande défend une autre conception. Même si son programme concède peu de nouveaux pouvoirs aux salariés dans l’entreprise (droit à des représentants dans les conseils d’administration et dans les comités de rémunération), le candidat socialiste s’est engagé à réunir « dès l’été 2012, une grande conférence économique et sociale », ce qui, au passage, le dispense de trop s’avancer en matière sociale. Il entend mener une « concertation » avec les partenaires sociaux avant tout examen d’une loi les concernant. Avec modification de la Constitution à la clé « pour qu’elle reconnaisse et garantisse cette nouvelle forme de démocratie sociale ».

 

6. Rassembler le peuple français

« Pendant trop d’années, les Français ont été opposés, systématiquement, les uns par rapport aux autres, divisés et donc je veux les réunir, car je considère que c’est de toutes les forces de la France dont nous avons besoin. » C’est le pendant de la bataille idéologique contre la droite et son extrême, dont les thèses se confondent désormais. En appliquant comme seule solution aux problèmes du chômage, du logement, du pouvoir d’achat, que la recherche de boucs émissaires, Nicolas Sarkozy a profondément fracturé la société : Français, riches d’un côté, immigrés, profiteurs du système de l’autre… Même le 1er mai a fait l’objet d’une véritable guerre de tranchées intellectuelle, dans laquelle il fallait se positionner dans le camp du « vrai travail », inspiré de Pétain, ou « derrière les drapeaux rouges de la CGT ».

7. Rompre 
avec l’atlantisme

Les questions internationales n’ont pas été au cœur de la campagne. Les candidats se sont très peu exprimés sur le sujet. Si l’on connaît bien la vision de Sarkozy, qui, reprenant à son compte les mots du Pr Huntington, père de la théorie du choc des civilisations, avait expliqué en 2007 qu’il voulait que la France rejoigne la « famille occidentale » – c’est-à-dire le camp de l’Otan sous le leadership des États-Unis –, François Hollande en a moins dit. On sait cependant qu’il s’est prononcé pour le retrait total des troupes d’Afghanistan dès la fin de l’année, ou encore pour la reconnaissance de l’État palestinien. En 2008 il s’était aussi déclaré hostile au retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan.

 

8. Reprendre l’offensive 
sur les conquêtes sociales

C’était l’objectif du quinquennat sarkozyste : « défaire méthodiquement » tous les acquis sociaux issus du CNR. Réforme des retraites, remise en cause de la Sécurité sociale, droit de grève. La liste est longue des attaques du gouvernement Fillon contre les acquis sociaux. François Hollande prévoit un retour à la retraite à 60 ans pour les Français qui ont cotisé 41 ans. Et affirme qu’il ouvrira cependant au cours de sa première année à l’Élysée « une négociation globale » pour se diriger vers un système « à la carte », dans lequel les départs à la retraite seront modulés en fonction, notamment, de la pénibilité des métiers. Sur le système de santé, il propose une sécurisation de l’accès aux soins pour tous les Français, en supprimant notamment le droit d’entrée dans le dispositif de l’aide médicale d’État.

 

9. Après le 6 mai 
l’enjeu, la composition 
de la future Assemblée nationale

La défaite de Sarkozy et la victoire de Hollande est la première condition indispensable, mais pas suffisante, pour la mise en œuvre d’une politique de gauche. C’est le Parlement qui vote les lois, qui devra traduire la réalité du changement. Les élections législatives de juin seront donc décisives pour élire une majorité de gauche. Mais de la composition de cette majorité dépendra la nature et même l’ampleur des changements. En effet, entre le candidat du PS, qui préconise l’alternance, le changement sans rupture, et le Front de gauche qui porte une alternative et des propositions rompant avec le système actuel, les différences sont importantes. Le contenu de la politique de la future majorité de gauche sera déterminé, pour une large part, par la le nombre de députés du Front de gauche.

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 15:23
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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 11:10

 

Politiques Hier à 14h59

Malika Salim a posté ce matin un message qu'elle s'est empressée d'effacer.

Par JONATHAN BOUCHET-PETERSEN

Conseillère municipale (UMP) à Choisy-le-Roi et suppléante de Thierry Hebbrecht aux prochaines législatives, Malika Salim a posté ce matin un tweet dans lequel elle s'adresse ainsi aux électeurs qui la suivent: «Si vous voulez que nos villes deviennent Bamako-sur-Seine et Ghaza-sur-Marne, votez pour Hollande». Une allusion tout en légèreté à la proposition du candidat socialiste d'accorder aux étrangers non communautaires le droit de vote aux élections municipales. Et un tweet en droite ligne avec les propos du candidat Sarkozy diabolisant le risque d'émergence d'un «vote communautaire».

Devant les réactions outrées de nombreux twittos, Malika Salim n'a pas tardé à rétropédaler et à s'excuser, sans oublier d'effacer le tweet incriminé. Celui-ci n'apparaît donc plus sur son compte, mais de vigilants internautes (le collectif Bonjour la droite) avaient fait une capture d'écran de ses propos.

Déjà le 29 avril, l'élue UMP avait eu ce tweet peu républicain faisant écho au concept sarkozyen du «musulman d'apparence»:

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 07:19

 

 

  04/05/2012 à 20h17

Législatives : les candidatures EELV invalidées par la justice

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89
 

Eva Joly, François Hollande et Cécile Duflot après un meeting, le 27 avril 2012 à Limoges (Fred Dufour/AFP)

« Le conseil fédéral a outrepassé ses pouvoirs, il devra établir un nouveau scénario des candidatures aux législatives de juin 2012. » Par ces mots, Europe Ecologie - Les Verts a été condamné par le tribunal de grande instance de Paris à revoter les investitures dans les circonscriptions réservées « union de la gauche ». Ce référé, rendu ce vendredi 4 mai, et que Rue89 a pu consulter, est une mini-bombe dans le fonctionnement interne du parti. Le juge écrit :

« Le courant Envie a obtenu plus du quart des voix lors des élections organisées en novembre et décembre 2011 et le conseil fédéral ne leur a accordé qu’un sixième des investitures. »

Philippe Meirieu, le président du bureau exécutif du parti, a reconnu que ce jugement était « une vraie difficulté » et nous dit qu’il « voit mal comment échapper à un nouveau vote du conseil fédéral ».

Nouveau vote probable lundi

Justement, cette instance, qui est le parlement du parti, se réunit lundi au lendemain de l’élection du nouveau président de la République. L’ordre du jour, initialement consacré à la participation au gouvernement, sera donc logiquement chamboulé.

Sur les 63 circonscriptions réservées « union de la gauche », on estime qu’une vingtaine sont gagnables. Or, le courant Maintenant, mené par Cécile Duflot, s’en est attribué plus que son poids réel mesuré lors d’un vote en novembre dernier.

Parmi les dix-sept personnes qui ont saisi la justice en leur nom propre (et non au nom de leur courant), Silvain Pastor, militant dans le Gard depuis quinze ans et qui n’a pas été investi aux législatives, nous explique sa démarche :

« On avait prévenu la direction que s’ils nous écrasaient, cette fois on ne se laisserait pas faire. C’est un abus de pouvoir délibéré, du clientélisme de la part d’une direction qui a trop promis de postes à trop de gens et qui, du coup, est obligée d’écraser les minorités pour récompenser les fidélités. »

Le courant Envie, à la gauche du parti, s’était opposé à l’accord avec le parti socialiste. Ce qui ne l’empêche pas de vouloir présenter des candidats à hauteur de son poids dans le parti.

 

QUE SE PASSE-I-IL DANS LA 3E CIRCONSCIPTION DES DEUX-SEVRES?

 

 

FAUDRA-T-IL EN PASSER AUSSI PAR LA JUSTICE POUR FAIRE RESPECTER LES ACCORD NATIONAUX SIGNES PAR LES PARTENAIRES DU FRONT DE GAUCHE CONCERNANT LES INVESTITURES DE LA 3e CIRCONSCRIPTION ATTRIBUEES AU PCF, CONTESTES PAR L'ASSEMBLEE CITOYENNE QUI PRESENTE SES PROPRES CANDIDATS AU NOM DU FRONT DE GAUCHE

 

LA QUESTION EST POSEE A LA DIRECTION NATIONALE DU PCF

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BRUNO FORNACIARI

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