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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 01:31

Les négociations entre le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et le Front de gauche sur les législatives sont en situation de "gros blocage" à cause notamment du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, a déclaré mardi à l'AFP David Cormand, chargé des élections à EELV.

 

19h36: Risque de «gros blocage» à gauche pour les législatives, selon EELV
Les négociations entre le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le Front de Gauche sur les législatives sont en situation de «gros blocage» à cause notamment du Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, a déclaré ce mardi David Cormand, chargé des élections à EELV. «Il y a deux chances sur trois pour qu'il n'y ait pas d'accord» avec le FG, a affirmé David Cormand. «L'objectif est de trouver une solution sur les 55 circonscriptions à risque FN», avec une candidature unique là où la gauche pourrait être éliminée du deuxième tour, a-t-il dit. Selon lui, le PCF pourrait se retirer sur «15 à 20» circonscriptions mais le PG et GU ne veulent, eux, pas se retirer et refusent que le PCF signe au nom du FG. Le PCF s'est, lui, montré plus optimiste en milieu de journée. «On espère aboutir», même si c'est «un peu bloqué», a indiqué une source communiste.

 

Une réunion s'est tenue lundi soir au siège du PS rue de Solférino, avec notamment Christophe Borgel, François Lamy (PS), Jean-Vincent Placé, David Cormand (EELV), Lydie Benoît, Michel Laurent (PCF), Martine Billard (Parti de gauche) et un représentant de Gauche unitaire (GU), membre du Front de gauche. "On est inquiets sur la possibilité d'avoir un gros blocage", "il y a deux chances sur trois pour qu'il n'y ait pas d'accord" avec le FG, a affirmé M. Cormand. "L'objectif est de trouver une solution sur les 55 circonscriptions à risque FN" où la gauche pourrait être éliminée du deuxième tour.

Les Français donneront-ils une majorité parlementaire à François Hollande aux législatives des 10 et 17 juin ?

LE CERCLE. A quelques semaines du premier tour des élections législatives françaises, Corinne Deloy présente pour la Fondation Robert Schuman les enjeux de ce scrutin dans chaque famille politique.

Écrit par

Cinq semaines après avoir élu le président de la République, 46 millions de Français sont de nouveau appelés aux urnes les 10 et 17 juin prochains pour renouveler l'Assemblée nationale, chambre basse du parlement.
Ce scrutin parlementaire comprend plusieurs nouveautés. Tout d'abord, il est le premier à avoir lieu après le redécoupage électoral de janvier 2010 qui concerne 285 circonscriptions. Par ailleurs, les Français de l'étranger éliront, pour la première fois, leurs députés : 11 circonscriptions ont été créées à leur intention. Depuis la révision du 23 juillet 2008, la Constitution française stipule que le nombre de députés ne peut excéder 577.


Les candidatures doivent être déposées entre le 14 et le 18 mai (entre le 7 et le 11 mai pour les Français de l'étranger). Ces derniers voteront le 3 juin prochain pour le 1er tour, certains territoires d'Outre-mer seront appelés aux urnes les 9 et 16 juin en raison du décalage horaire avec la métropole. La campagne officielle débutera le 21 mai.

 

Le système politique français


Le Parlement, bicaméral, comprend l'Assemblée nationale, chambre basse, qui compte 577 députés élus au suffrage universel direct pour 5 ans, et le Sénat, chambre haute, dont les 348 membres sont désignés pour 6 ans au suffrage universel indirect.


Les députés sont élus au système uninominal majoritaire à deux tours au sein de 577 circonscriptions. Pour être désigné au 1er tour de scrutin, un candidat doit recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés correspondant à au moins un quart des électeurs inscrits. Si aucun candidat n'est élu lors du 1er tour, un 2e tour est organisé une semaine plus tard. Tous les candidats ayant obtenu au moins 12,50% des inscrits au 1er tour sont autorisés à se maintenir au 2e tour.
La loi électorale oblige les partis politiques à présenter au moins 50% de candidates (à 2% près). Les partis qui ne respectent pas ce principe voient l'aide qu'ils reçoivent de l'Etat diminuée d'un pourcentage égal à la moitié de l'écart entre le nombre de candidats de chaque sexe rapporté au nombre total de candidats.

 

7 partis politiques sont représentés à l'Assemblée nationale:


– l'Union pour un mouvement populaire (UMP), parti de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, positionné à droite sur l'échiquier politique, possède 313 sièges ;
– le Parti socialiste (PS), parti du nouveau chef de l'Etat, François Hollande, positionné à gauche, compte 186 députés ;
– le Parti communiste (PCF) possède 15 sièges ;
– Le Parti radical de gauche (PRG), compte 7 députés ;
– les Verts, situés à gauche sur l'échiquier politique, possèdent 4 sièges ;
– le Mouvement démocrate (MoDem), parti centriste dont le leader est François Bayrou, compte 3 députés ;
– Le Mouvement pour la France (MPF), parti souverainiste de droite, possède 1 siège.
L'Assemblée nationale compte également 9 députés divers droite et 15 députés divers gauche.

 

Les enjeux des élections législatives


Le redécoupage a modifié la carte électorale. A priori, les forces de gauche disposent de 190 circonscriptions "sûres" ; celles de droite de 230. En outre, à un mois du scrutin législatif, la gauche est en position favorable dans 130 circonscriptions et menacée dans une vingtaine d'autres.

 

Suivant de très peu l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai derniers, le scrutin législatif doit permettre au nouveau chef de l'Etat, François Hollande, d'obtenir une majorité lui permettant de gouverner dans les cinq années à venir. La dynamique engendrée par l'élection présidentielle et la volonté des Français de ne pas se retrouver en situation de cohabitation peuvent permettre à la gauche d'espérer une victoire aux élections législatives des 10 et 17 juin prochains. Reste à savoir si le Parti socialiste et ses alliés seront en mesure de décrocher la majorité absolue à l'Assemblée nationale.

 

A gauche


Le Parti socialiste (PS) a signé en novembre 2011 un accord avec Europe écologie-Les Verts (EE-LV), le Parti radical de gauche (PRG) et le Mouvement républicain et citoyen (MRC). 63 circonscriptions ont été "réservées" pour les écologistes, dont une vingtaine d'entre elles seraient gagnables. Reste que le faible résultat (2,31% des suffrages) de la candidate d'EELV au 1er tour de l'élection présidentielle pourrait remettre en cause cet accord. Les Verts espèrent cependant pouvoir constituer un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale comme ils l'ont fait au Sénat après les élections du 25 septembre 2011.


Le PRG forge le même espoir et espère remporter une quinzaine de circonscriptions. Depuis 2002, les députés sont apparentés au groupe du Parti socialiste.


De son côté, le Front de gauche, mouvement rassemblant le Parti communiste (PCF) et le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon, n'appartient pas officiellement à la majorité de gauche regroupée autour du Parti socialiste. Le Parti communiste a besoin des socialistes pour pouvoir conserver son groupe parlementaire. Le résultat du candidat du Front de Gauche au 1er tour de l'élection présidentielle (11,1% des suffrages) ne permet pas à celui-ci de peser sur les socialistes autant qu'il le souhaiterait. Jean-Luc Mélenchon a donc choisi de rebondir en se portant candidat dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, celle-là même où se présente la leader du Front national (FN), Marine Le Pen. "Je représente la République et l'idée qui est née, dans ce bassin minier, du mouvement ouvrier qui a trouvé un nouveau prolongement dans le programme que je présente : L'humain d'abord" a-t-il déclaré. Il poursuit donc son combat contre le parti populiste de droite, une bataille dont il a perdu le premier round le 22 avril dernier où Marine Le Pen l'a nettement devancé (17,9% des suffrages, soit + 6,8 points par rapppoort à son propre résultat). La 11e circonscription du Pas-de-Calais, acquise à la gauche depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, est fortement désindustrialisée et très affectée par le chômage. Elle a également été secouée par un scandale de corruption dans lequel a été impliquée la fédération locale du Parti socialiste (le maire Gérard Dalongeville (PS) a été révoqué de ses fonctions en 2009). Le député sortant Pierre Facon (PS), en poste depuis 1997, ne se représente pas. Les socialistes ont investi Philippe Kermel, maire de Carvin.

 

A droite


La campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy a suscité quelques tensions au sein de l'UMP. Au centre-droit, certaines voix se sont élevées dès le lendemain du 1er tour de scrutin. Ainsi, Laurent Wauquiez (UMP), ministre sortant de l'Enseignement supérieur, a regretté que "la droite ait seulement parlé sécurité et immigration et pas suffisamment des classes moyennes". "Mon sentiment, c'est que notre défaite n'est pas liée au fait d'avoir trop assumé nos convictions mais au fait de ne pas avoir suffisamment assumé tout le spectre de nos convictions" a-t-il souligné. Xavier Bertrand, ancien secrétaire général de l'UMP, s'est également interrogé sur "l'absence de "pédagogie des réformes" du quinquennat durant la campagne présidentielle. "La gouvernance de l'UMP a manqué de diversité. Il fallait garder la double culture centriste du parti" a déclaré l'ancien Premier ministre (2002-2005) Jean-Pierre Raffarin.


Une partie de l'UMP, et nomment les membres de la Droite populaire, groupe parlementaire fondé en 2010 par Thierry Mariani, Richard Mallié, Jean-Paul Garraud et Lionnel Luca, qui souhaitent voir leur parti se recentrer sur ses problématiques traditionnelles que sont la sécurité, la nation ou la lutte contre l'immigration, sont d'un autre avis et entendent conserver, voire renforcer, le positionnement droitier du parti.

 

Le Premier ministre sortant François Fillon (UMP) a signalé que l'heure n'était pas "aux déballages et aux inventaires". L'avenir de l'UMP est donc, pour l'heure, mis entre parenthèses. Selon une enquête d'opinion, un tiers des électeurs de l'UMP (32%) sont favorables à la signature d'accords entre leur parti et le Front national ; 62% y sont opposés. En revanche, parmi les personnes qui ont voté pour le chef de l'Etat sortant au 2e tour de l'élection présidentielle, l'égalité est parfaite : 47% d'entre elles sont pour des alliances et un pourcentage identique y est défavorable.


"Notre devoir, c'est le rassemblement. Il ne faut ni céder aux intimidations de la gauche ni céder aux menaces de l'extrême droite dont le but est de nous diviser pour ensuite nous briser" a déclaré le Premier ministre François Fillon.
"L'UMP est une grande famille. Je n'envisage pas de travailler autrement que de manière très collective et très rassemblée. Nous ferons campagne contre le refus de la règle d'or, contre le droit de vote pour les étrangers, contre le matraquage fiscal des classes moyennes, contre l'anéantissement de la filière nucléaire" a indiqué le secrétaire général du parti,

 

Jean-François Copé, qui dirige la campagne de la droite pour les scrutins des 10 et 17 juin prochains. Il a rappelé que la "ligne de l'UMP est très claire, il n'y aura pas d'alliance électorale ni de discussion avec les dirigeants du Front national".

L'UMP peut compter sur le soutien du Nouveau centre (NC), dirigé par l'ancien ministre de la Défense (2007-2010) Hervé Morin. Le parti espère conserver son groupe à l'Assemblée nationale et souhaite signer une plateforme programmatique commune avec l'UMP.

 

Au Front national


Le 22 avril dernier, la candidate du Front national (FN) à l'élection présidentielle, Marine Le Pen, est arrivée en 1ère ou en 2e positions dans 116 circonscriptions. Elle a recueilli plus de 25% des suffrages dans plus de la moitié (59) d'entre elles. Le parti populiste de droite ira aux élections législatives sous la bannière du "Rassemblement bleu marine". Sa leader souhaite changer le nom du FN après le scrutin.


La stratégie du FN repose en grande partie sur les difficultés de l'UMP. "L'UMP va éclater" prédit (et espère) le député européen Bruno Gollnisch (FN). Le parti se maintiendra partout où il sera en mesure de le faire, ce qui devrait avoir pour conséquence d'imposer à la droite de gouvernement des triangulaires qui ne peuvent lui être que fatales.

Le mode de scrutin à deux tours est toutefois particulièrement défavorable aux "petits" partis et donc au Front national. Ainsi, en 2002, alors que son leader de l'époque Jean-Marie Le Pen avait recueilli 16,86% des suffrages au 1er tour de l'élection présidentielle (et était parvenu au 2e tour de scrutin), son parti n'avait obtenu "que" 11,34% des voix au scrutin législatif du mois suivant. En outre, le FN pourrait pâtir le 10 juin prochain de la faible implantation de ses cadres (maires ou conseillers généraux) au niveau local et de la faiblesse de la participation qui lui rendrait difficile d'atteindre les 12,5% d'inscrits indispensables pour pouvoir se maintenir au 2e tour.

 

Selon une enquête d'opinion réalisée par l'institut BVA et publiée le 11 mai dernier, les forces de gauche devraient recueillir 45,5% et celles de droite devraient obtenir 49,5% des voix au 1er tour des élections législatives. L'UMP recueillerait 32,5% des suffrages et le Front national obtiendrait 16% des voix, soit son plus haut niveau pour des élections législatives.
La moitié des Français (53%) déclarent souhaiter une victoire de la gauche tandis qu'un quart (24%) voudraient voir la droite gagner les 10 et 17 juin prochains. En outre, 61% des Français voient la gauche s'imposer aux élections législatives ; 23% considèrent que la droite sortira vainqueur des urnes. 

 

Analyse élections législatives françaises

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 05:54
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 07:34

Election présidentielle : courrier aux responsables du parti socialiste à Aubervilliers

Mardi 8 mai 2012

 

Nous publions le courrier que nous avons adressé le 30 avril dernier à la section d’Aubervilliers du parti socialiste et au président du groupe socialiste au conseil municipal. Nous le rendons public aujourd’hui car nous ne souhaitions pas favoriser de confusion avant l’élection entre les enjeux nationaux et l’attitude des socialistes locaux. Nous regrettons qu’ils n’aient pas eu le même sens des responsabilités. Leurs colleurs d’affiches ont continué jusqu’au dernier jour de la campagne à recouvrir les affiches de Jean-Luc Mélenchon et de Patrick le Hyaric qui appelaient au vote Hollande le 6 mai !

 

À :
Monsieur Jean-Yves Vannier, Secrétaire de la section d’Aubervilliers du Parti Socialiste
Monsieur Benoît Logre, Président du groupe des élus socialistes et républicains

Monsieur le secrétaire, Monsieur le président

 

Vous proposez à la section du PCF d’Aubervilliers ainsi qu’au Groupe Communiste et Citoyen "Tous ensemble pour Aubervilliers" de participer à une initiative commune, le vendredi 4 mai, en faveur du vote pour François Hollande au second tour de l’élection présidentielle.

 

Comme vous le savez, le Front de Gauche à Aubervilliers a publié, lundi 23 avril, un communiqué qui appelle sans ambiguïté au vote pour François Hollande. Ce communiqué a été apposé sur les panneaux électoraux, mis en ligne sur les sites internet du Front de Gauche et du PCF, tiré à 20 000 exemplaires et immédiatement diffusé dans les boites aux lettres.

Lors de l’assemblée générale des communistes qui s’est tenue lundi 23 avril au soir, tout comme lors de l’assemblée du Front de Gauche du mercredi 25 avril, les militants et les participants ont réaffirmé leur attachement au principe du désistement en faveur du candidat de la gauche le mieux placé, principe que vous, dirigeants socialistes d’Aubervilliers, avez à deux reprises bafoué, lors de l’élection municipale de 2008 et encore plus manifestement lors de l’élection cantonale de 2011.

 

Vous avez poursuivi cette logique comme en témoigne le recours engagé pour obtenir l’annulation de l’élection de Pascal Beaudet au conseil général. Il aura fallu le rejet de ce recours par le tribunal administratif et par le Conseil d’État pour qu’enfin l’expression des électeurs soit reconnue. Aujourd’hui nous avons encore à subir une plainte du maire et de sa première adjointe, toujours dans le cadre de cette campagne électorale des cantonales. Des responsables communistes sont ainsi convoqués à la police. Ils sont menacés d’être mis en examen, à partir d’accusations infondées, pour injures publiques. A cela vient s’ajouter le comportement de militants socialistes qui ne supportent pas la présence d’une seule affiche communiste ou Front de Gauche sur les murs de la ville et n’hésitent pas, à la veille du scrutin, à badigeonner de peinture les affiches de Jean-Luc Mélenchon. Enfin vous avez remis en cause l’espace d’expression du groupe communiste et citoyen dans le journal Aubermensuel.

 

Dans un tel contexte local d’affrontements et de divisions qui perdurent, participer à une initiative commune avec la section locale du PS, "comme si de rien n’était", relèverait de cette démagogie manœuvrière et politicienne, qui fait tant de mal à la politique et est en tout cas peu compatible avec cette révolution citoyenne dont nous commençons à porter haut les couleurs.

 

Retrouver des rapports normaux et apaisés entre partis et organisations de gauche à Aubervilliers est notre démarche naturelle comme en témoigne toute l’histoire politique de cette ville. C’est toujours notre souhait le plus sincère mais les progrès en ce sens ne peuvent certainement pas s’accommoder d’un anticommunisme d’un autre âge.

 

Pour conclure, dans le temps qui nous reste avant le second tour, nous n’allons pas ménager nos efforts pour faire battre Nicolas Sarkozy, l’écart entre les deux candidats étant faible et parce qu’un nouveau mandat de l’actuel président constituerait une véritable catastrophe pour la France et l’Europe. Nous participerons donc massivement au défilé du 1er Mai à Paris et nous utiliserons le bulletin François Hollande pour éliminer Sarkozy.

 

En vous confirmant notre attachement aux valeurs de la gauche, nous vous assurons de notre détermination et de notre engagement, sans condition, dans cette bataille du deuxième tour pour battre Sarkozy.

 

Nous vous autorisons, bien évidemment, à donner connaissance de ce courrier aux participants à votre initiative du 4 mai.

Recevez nos cordiales salutations.

 

Pascal Beaudet, Président du groupe communiste et citoyen
Laurence Grare, Secrétaire de la section du PCF d’Aubervilliers

Aubervilliers, le 30 avril 2012


N.B. : Nous ajoutons que le vendredi 4 mai, les militants et électeurs du Front de Gauche sont conviés à un grand rassemblement avec Jean-Luc Mélenchon à Stalingrad à Paris.

Copie de ce courrier est adressé pour information à Martine Aubry, Claude Bartolone, Elisabeth Guigou, Jacques Salvator, Evelyne Yonnet,

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 07:22

- Publié le 10/05/2012 à 11:11 - Modifié le 10/05/2012 à 11:12

 

PARIS (Reuters) - Une candidature de Jean-Luc Mélenchon aux élections législatives à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, où se présente Marine Le Pen, est "sérieusement" envisagée au sein du Front de gauche, a-t-on appris jeudi auprès du Parti communiste français.

 

C'est "une possibilité sérieuse", a dit un proche de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui fait partie du Front de gauche, confirmant une information de La Voix du Nord.

 

D'après le quotidien régional, Pierre Laurent aurait soumis cette proposition au secrétaire fédéral du PCF Hervé Poly, candidat dans cette circonscription, ce qui n'est pas confirmé.

 

Jean-Luc Mélenchon, qui a fait de la lutte "Front contre Front" l'une de ses priorités de campagne dans la course à la présidentielle, a longtemps cru qu'il pourrait ravir à Marine Le Pen la troisième place du premier tour de la présidentielle. Mais le candidat du Front de gauche a réuni le 22 avril 11,10% des voix contre 17,90% pour la présidente du Front national.

Au premier tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen est arrivée en tête à Hénin-Beaumont avec plus de 35% des voix contre un peu moins de 12% pour le candidat du Front de gauche.

 

Aux municipales de 2009, sa liste avait recueilli 47,62% des voix dans cette ville dont elle a fait son laboratoire, ce qui ferait d'elle un adversaire à la mesure d'un Jean-Luc Mélenchon soucieux d'apparaître en première ligne face au Front national.

"Mélenchon est totalement obsédé par la présidente du Front National", a réagi Steeve Briois, conseiller municipal Front national dans cette ville, dans un communiqué. "Cette obsession de Marine le Pen tourne au ridicule et rend Mélenchon parfaitement grotesque", a-t-il ajouté.

 

"RIEN N'EST TRANCHÉ"

 

Mais cette éventuelle candidature à Hénin-Beaumont n'est pas la seule envisagée, souligne-t-on dans l'entourage de Jean-Luc Mélenchon, qui est actuellement député européen.

 

Quatre régions sont à l'étude, parmi lesquelles le Pas-de-Calais mais aussi les Bouches-du-Rhône, l'Hérault, et la région parisienne, précise-t-on.

 

Rien n'est "tranché", souligne l'ex-candidat, qui rappelle que son mouvement n'a pas encore décidé s'il serait candidat ou pas, et que les circonscriptions évoquées ne sont que des "hypothèses".

 

"Une des conditions, c'est que dans chaque cas l'avis local soit demandé avant que je décide avec les dirigeants du Front de gauche", explique Jean-Luc Mélenchon. "Je serai sans doute fixé samedi", ajoute-t-il.

 

Les élections législatives auront lieu les 10 et 17 juin prochains.

 

"Mon statut est à cette heure un peu incertain", déclarait récemment Jean-Luc Mélenchon à Reuters, entre les deux tours de l'élection présidentielle.

 

"Je vois bien que la bataille, elle a lieu là", ajoutait-il en faisant référence à l'Assemblée nationale.

Il disait avoir conscience que son mandat de député européen ne le plaçait pas au centre de la vie politique nationale et, même si les questions européennes sont de la plus haut importance pour lui, se plaignait d'avoir des difficultés à être entendu sur ces dossiers.

 

"Toute ma hantise, c'est de ne pas me laisser enfermer dans un coin", soulignait-il.

 

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

 

Jean-Luc Mélenchon / Marine Le Pen : l'affiche des Législatives à Hénin-Beaumont ?

Créé le 10/05/2012 à 07h31 - Mis à jour le 10/05/2012 à 12h25

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen : deuxième round à Hénin-Beaumont ?

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen : deuxième round à Hénin-Beaumont ? / AFP

 

Ils se sont déjà affrontés pendant la Présidentielle. On pourrait bien assister à une revanche du match Mélenchon / Le Pen aux Législatives. Le Parti communiste confirme l'information du quotidien "La Voix du Nord", selon lequel le candidat du Front de Gauche pourrait se porter candidat à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais (la onzième circonscription), où se présente Marine Le Pen lors du scrutin de juin. Jean-Luc Mélenchon rendra sa décision au plus tard lundi prochain. Au premier tour de l'élection présidentielle, la présidente du Front National est arrivée en tête à Hénin-Beaumont avec plus de 35% des voix, contre un peu moins de 12% pour le candidat d'extrême gauche.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 03:34

Présidentielle : la bataille du sens des résultats

Face à la tentative d'effacement médiatique du résultat du Front de Gauche, l'analyse chiffrée des résultats du 1er tour de la présidentielle montre que c'est le Front de Gauche qui enregistre la plus forte progression dans cette élection. Et que la stratégie d'affrontement avec Le Pen a commencé à faire reculer fortement le FN dans de nombreuses villes et quartiers populaires.

 

Les urnes ont démenti la rengaine médiatique selon laquelle la campagne présidentielle n'aurait pas intéressé les Français. Avec plus de 80 %, la participation atteint un niveau élevé et relativement homogène. C'est donc plutôt le traitement médiatique de la campagne qui a été méprisé par les Français. Alors que Sarkozy et Hollande ont monopolisé pendant des mois 75 % du temps d'antenne radios et télés, ils totalisent à eux deux à peine 43 % des inscrits sur les listes électorales. Une large majorité des électeurs n'a donc pas voté pour les deux candidats qui figureront au 2nd tour. Et prés de 80 % des électeurs n'auront pas voté au 1er tour pour le candidat qui concentrera l'essentiel des pouvoirs quand il sera élu. Un symptôme cuisant du déni démocratique que représente la monarchie présidentielle de la 5ème République.

 

Le recul de Sarkozy

Nicolas Sarkozy perd 1,8 millions d'électeurs par rapport à 2007. L'analyse géographique de ses résultats montre que son électorat le plus fidèle et mobilisé est celui de la grande bourgeoisie. Il n'y perd quasiment aucun suffrage : il réalise par exemple 46,5 % à Versailles contre 47 % en 2007 et parvient même à améliorer son score dans le 7ème arrondissement de Paris où il se hisse de 56 à 58 %, ou encore à Neuilly où il obtient 72,64 %. Les grandes fortunes ont donc fait bloc autour du Président des riches. Son recul est beaucoup plus fort dans la partie plus populaire de l’électorat de droite. Il perd 50 000 voix dans le Pas de Calais. Dans les fiefs de piliers de l'UMP, la chute est particulièrement forte : à Saint-Quentin dans l’Aisne chez Xavier Bertrand Sarkozy passe de 31 % à 25 %. Et à Perpignan en milieu populaire ou à Meaux chez Jean-François Copé, Sarkozy passe de 34 % à 27 %.

 

Le FN perce à droite

Marine Le Pen gagne 2,6 millions de voix par rapport au score de son père en 2007. Avec prés de 18 %, elle dépasse le score historique du FN en 2002 mais ne parvient pas au niveau cumulé des scores de son père et de Mégret (19 %). 70 % de sa progression vient du recul de Sarkozy. L'électorat de droite perdu par Sarkozy se retrouve directement chez Marine Le Pen. On assiste donc à une accélération de l'extrême-droitisation de la droite plutôt qu'à une percée populaire de Marine Le Pen chez de nouveaux électeurs. Par exemple à Florange, commune qui vit des hauts fourneaux d'Arcelor Mittal, Sarkozy perd 606 voix et Marine Le Pen en gagne 636, mais Jean-Luc Mélenchon en gagne aussi 654, manifestement arrachées à l'abstention. Les vases communicants à droite entre Le Pen et Sarkozy sont particulièrement marqués dans le Nord et l'Est de la France où le FN réalise ses meilleurs scores. Marine Le Pen a ainsi atteint quasiment le même score que Nicolas Sarkozy dans plusieurs régions : Picardie, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, mais aussi Languedoc-Roussillon. Sans les efforts du Front de Gauche pour endiguer la montée du FN, le scénario d'une élimination de Sarkozy par Le Pen n'était donc pas très éloigné. Le FN dépasse en effet les 20 % dans 11 régions (une sur deux) et dans 43 départements.

 

La gauche progresse grâce au Front de Gauche

Le total des voix de gauche augmente fortement par rapport à la dernière présidentielle, en passant de 13,3 millions (36,4 %) à 15,7 millions (43,7 %). C’est le meilleur score global de la gauche à une présidentielle depuis 1988. François Hollande n'est responsable que d'une petite partie de cette dynamique puisqu'il ne gagne que 770 000 voix par rapport à Ségolène Royal. Et encore à Evry chez Manuel Valls le nombre de voix PS stagne et à Lille chez Martine Aubry le PS perd même des voix entre les deux présidentielles. L'essentiel de la dynamique de la gauche vient au contraire de la percée du Front de Gauche qui apporte les deux tiers des voix supplémentaires engrangées par la gauche.

 

Le Front de Gauche : une force solide et homogène

Avec prés de 4 millions de voix (11,11 %), Jean-Luc Mélenchon fait gagner 3 millions de voix au Front de Gauche depuis son lancement aux élections européennes de 2009 (6,5 %). La force ainsi constituée est d’autant plus solide qu’elle est désormais bien répartie sur le territoire : le Front de Gauche fait plus de 7 % dans tous les départements, 10 % ou plus dans 70 départements et plus de 13 % dans 20 départements. C’est donc une force politique nouvelle qui s’est affirmée sur l’ensemble du territoire, bien au-delà l’implantation historique des organisations qui la constituent. De grandes villes sans tradition communiste forte ont ainsi voté à plus de 15 % pour Jean-Luc Mélenchon, comme Grenoble, Toulouse, Lille ou Montpellier. De spectaculaires progressions sont aussi enregistrées là où Jean-Luc Mélenchon a porté des clivages politiques forts. Ainsi en Alsace, le Front de Gauche a été la première force politique à militer pour l’abolition du Concordat et a augmenté son score de plus de 300 %. A Marseille aussi, le discours clair et décomplexé de Jean-Luc Mélenchon sur les bienfaits du métissage a rencontré un écho populaire de masse en hissant le Front de Gauche à prés de 14 % sur la ville et à plus de 20 % dans plusieurs arrondissements populaires des quartiers nord. Là aussi c’est la stratégie de combat Front contre Front qui a permis de tenir tête au Front national.

 

Car contrairement aux fantasmes des médias, le score élevé de Marine Le Pen n’a pas fait reculer Jean-Luc Mélenchon. Au contraire, là où le FN progresse, le Front de Gauche progresse aussi. En particulier en terres ouvrières qui sont loin d’être acquises à Marine Le Pen. Ainsi à Petit-Couronne en Seine Maritime où la fermeture de la raffinerie Petroplus menace 900 ouvriers et où tous les candidats à la présidentielle se sont rendus : Sarkozy perd 249 voix, Hollande en gagne 114, Le Pen 436 et Mélenchon 693, soit la plus forte progression. Enfin, signe de l’utilité du Front de Gauche pour faire reculer la droite, les deux départements où Sarkozy réalise ses plus mauvais scores – la Seine-Saint-Denis et l’Ariège – sont aussi ceux où le Front de Gauche obtient ses meilleurs résultats, avec prés de 17 % et des pics à 25 % dans de nombreuses villes populaires.

Déjouer la déformation médiatique des résultats

Une semaine après le 1er tour, les principaux médias ont dessiné un tableau largement déformé de la réalité des résultats. Voici un démontage des principaux mensonges rencontrés à ce sujet.

 

Marine Le Pen a fait 20 % et a rempli ses objectifs – FAUX

La déformation concernant le résultat du FN a débuté dés 20h le soir des élections quand de nombreux médias ont annoncé à tort que Marine Le Pen avait réalisé ou dépassé le seuil de 20 % des voix. Alors qu’elle en a obtenu 17,9 %. Au-delà de la seule erreur de chiffre (une erreur de plus de 11 %), cette fausse annonce a complètement changé le sens du résultat du FN. Car elle a fait croire que Marine Le Pen avait atteint l’objectif qu’elle s’était fixé d’atteindre les 20 %. Ce mensonge a aussi pu conduire à une comparaison erronée avec le score de l’extrême droite en 2002. Car si elle avait atteint les 20 % comme l’ont annoncé plusieurs grands médias, Marine Le Pen aurait dépassé le résultat historique de l’extrême droite en 2002. Alors qu’avec ses 17,9 %, Marine Le Pen est en réalité en dessous des 19 % réalisés par son père et Bruno Mégret en 2002. Quant aux journalistes qui ont cru intelligent de dénigrer cet argument en indiquant qu’elle avait gagné 1 million de voix, ils ont juste oublié que par rapport à 2002, il y 4,8 millions d’électeurs supplémentaires inscrits sur les listes électorales.

Curieusement, tous les médias ont souligné que le Front de Gauche n’avait pas réussi à dépasser Marine Le Pen mais aucun n’a mis en avant qu’elle n’avait pas atteint les objectifs qu’elle s’était fixés. Ni son objectif d’atteindre les 20 %. Ni celui d’être au second tour comme elle l’annonçait. Ni celui que Jean-Luc Mélenchon ne fasse pas la moitié des voix qu’elle ferait alors qu’il en fait 62 %.

Pas vu à la télé !


Quand le Front de Gauche fait reculer le FN


Même s’il n’y ait pas encore parvenu nationalement, le Front de Gauche a commencé à atteindre son objectif de dépasser le FN dans plusieurs grandes villes et de nombreux quartiers populaires.A Lille, le FN passe de la 3ème place en 2002 à la 4ème place en 2012. Et il se fait doubler par le Front de Gauche qui grimpe à 15 %. Même scénario à Montpellier : de la 2ème place en 2002 il descend à la 4ème en 2012. Et là aussi le Front de Gauche lui passe devant en se hissant à la 3ème place.
La dégringolade du FN est encore plus prononcée dans les banlieues populaires des grandes villes comme Vaulx-en-Velin, Aubervilliers, Stains ou Mantes la Jolie. Souvent arrivé en tête en 2002, il est relégué en 4ème position en 2012 en étant largement dépassé par le Front de Gauche. Ainsi à Vaulx-en-Velin, Marine Le Pen passe de la 1ère à la 4ème place avec 13,83 % contre 21,7 % pour son père en 2002. Le Front de Gauche lui passe devant et se hisse à la 2ème place avec 18,42 %. A Grigny, où se trouve la cité de la Grande Borne en Essonne, le FN chute de 17 à 11 % et le Front de Gauche se hisse à plus de 21 %.

 

Les ouvriers votent Le Pen – FAUX


Le déferlement médiatique a repris pour assigner les ouvriers au vote Le Pen. Pour cela, les médias s’appuie sur des sondages beaucoup plus que sur la réalité des résultats électoraux. Il s’agit de sondages « sortis des urnes » qui portent sur des échantillons d’à peine quelques centaines d’ouvriers. Ils prétendent mesurer un vote Le Pen des ouvriers compris entre 29 et 35 % selon les instituts. Quant au vote ouvrier pour Jean-Luc Mélenchon, il serait compris entre 11 % (pour IPSOS) et … 18 % (pour IFOP) ! D’emblée, les écarts considérables entre ces « estimations » en montrent le peu de validité. Et même si elles étaient vraies, cela signifierait qu’entre 65 et 70 % des ouvriers ne votent pas pour le FN. Et encore c’est sans tenir compte de l’abstention ouvrière que les sondeurs situent autour de 30 %. Si on rapporte ainsi le score du FN au total des ouvriers inscrits sur les listes électorales, ce sont 80 % des ouvriers qui ne votent pas pour le FN. Alors que les médias annonçaient un « plébiscite ouvrier pour Marine Le Pen » (Journal du Dimanche, 24 avril 2011) ou la présentaient complaisamment comme « candidate préférée des ouvriers » (Le Monde, même date).

 

Non seulement les médias ne reconnaissent pas leur erreur mais ils continuent à déformer la réalité, à l’image d’i-télé dans un reportage au lendemain du 1er tour évoquant « Marine Le Pen plébiscitée par les ouvriers ».

 

A l’inverse, un autre résultat des mêmes sondages sortis des urnes n’est jamais mis en avant par les médias. C’est le vote FN des artisans, commerçants et chefs d’entreprises qui est quasiment aussi important que celui des ouvriers. Pourtant aucun journal n’a jamais titré sur Marine Le Pen « candidate préférée des patrons ».

 

Gorgés de sondages plutôt que d’analyse détaillée des résultats électoraux, les médias passent ainsi sous silence la percée réalisée par le Front de Gauche en milieu ouvrier. Ainsi à Florange (Arcelor-Mittal), à Montbéliard (PSA Sochaux), à Saint-Nazaire (chantiers de l’atlantique Alstom) ou encore à Douai et à Lens dans le Nord-Pas-de-Calais, le Front de Gauche gagne plus de voix que le FN entre 2007 et 2012.

 

Le résultat du vote à Montbéliard illustre bien la dynamique ouvrière du Front de Gauche (voir diagramme ci-dessous). Dans cette ville dirigée par le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, Jean-Luc Mélenchon est allé soutenir le 24 janvier les ouvriers de PSA en lutte sur le plus grand site industriel du pays.

 

Il n’y a pas de poussée de gauche – FAUX


Cette fausse impression résulte de la centralité médiatique donnée au résultat du FN. Elle provient aussi chez plusieurs médias de droite de la présentation du résultat de Nicolas Sarkozy comme nettement plus élevé que prévu. On retrouve cette manipulation dans la bouche de Sarkozy lui-même. Ce dernier a par exemple affirmé dans l’Est républicain mercredi 25 avril : « Il n’y a aucune poussée de gauche. Le total gauche est très inférieur à ce qu’il était à d’autres élections. » La réalité des chiffres est pourtant exactement contraire. La droite perd 3,2 millions de voix (dont 1,7 millions pour le seul Sarkozy) et la gauche en gagne 2,3 millions en réalisant un de ses scores les plus élevés de la 5ème République.
En sous-estimant la poussée de la gauche, les médias ont aussi passé sous silence son origine. Le Front de Gauche supporte en effet les 2/3 de la progression de la gauche.

 

Et c’est la première fois depuis 30 ans que deux candidats de gauche font un score à deux chiffres. Le score de Jean-Luc Mélenchon permet ainsi de déplacer le centre de gravité de la gauche. Alors que l’autre gauche autonome du PS représentait moins de 20 % des voix de la gauche en 2007, elle en représente désormais 30 %. Et elle s’affirme avec le Front de Gauche comme le seul vote utile pour faire reculer le FN et faire progresser la gauche.

 

Et en Grèce Syriza atteint plus de 16% en devenant la 2e force éléctorale et c'est le Parti d'extême droite qui attent 7% qui fait les gos titres des journaux et télé parce qu'il entre au parlement.

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 21:37


Nous voulons une agriculture écologique et créatrice d’emplois,qui rende nos campagnes vivantes ; une agriculture au service d’une alimentation de qualité pour tous. Concentration de la production et de lapropriété, effondrement de l’emploi
agricole, accès des jeunes au métier de paysan rendu de plus en plus difficile, perte des savoir-faire traditionnels, dégâts environnementaux, atteintes à la santé publique : le modèle agricoleproductiviste impulsé par les politiques agricoles et la « concurrence libre et non faussée », au plus grand bénéfice des multinationales de l ’agroalimentaireet de la grande distribution, ne répond pas à l’intérêt général. Dans le monde, la même logique se traduit par l’expansion des monocultures
d’exportation, les accaparements de terres, la déstabilisation des cultures vivrières, l’exode rural vers les bidonvilles, le chômage de masse et l’aggravation de la faim. Alors que l’agriculture a la capacité de nourrir le monde, une personne sur sept souffre de la faim.


Le Front de Gauche défend une agriculture paysanne, écologique et relocalisée, en France, en Europe et dans le Monde, seule à même de produire une alimentation saine et accessible à tous, de promouvoir un aménagement équilibré du territoire,de recréer de l’emploi agricole. Soyons clairs : une telle agriculture ne peut exister sans une juste rémunération du
travail agricole, elle est donc incompatible avec la logique de libéralisation des marchés impulsée par la Commission Européenne, le Traité de Lisbonne, l’OMC et le FMI. Et c’est pourquoi elle ne peut se faire sans une rupture avec les politiques libérales ! Le Front de Gauche se bat notamment pour que la PAC 2014/2020 incarne une telle rupture.
L'Europe a sacrifié la préférence communautaire et abandonné la régulation des marchés au nom de la compétitivité sur le marché mondial.


Elle a ainsi favorisé la concentration de la production et de la propriété, rendu très difficile l'accès des jeunes au métier de paysan, généré des pertes de savoirfaire. Aujourd'hui, nous défendons une agriculture paysanne pour réaliser sa transition écologique, respecter les hommes, participer à la santé publique des consommateurs, respecter les milieux, contribuer à la
l u t t e contre l e réchauffement climatique, garantir la souveraineté alimentaire des peuples.


Le Front de Gauche , avec ses candidats,Bruno Fornaciari et Ernest Levindré pour les élections législatives, refuse l’abandon de l’agriculture et de l’alimentation à l’agro-industrie qui favorise le moins disant social et environnemental.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 21:29

 

Coup de pouce à Bayrou : « petit arrangement et opération électoraliste »

 

 

 

 

En votant François Hollande le 6 mai et en refusant, par un engagement personnel, de cautionner la dérive extrémiste de Nicolas Sarkozy, François Bayrou, homme de droite, a exprimé son attachement à des valeurs républicaines. Dans le même temps, il a indiqué qu’il s’opposera à toute tentative de s’écarter des politiques d’austérité imposés à toute l’Europe.

Les réponses apportées par le président du Modem pour lutter contre la crise sont en échec partout en Europe. Mais surtout, son programme pour l'élection présidentielle, bien plus marqué à droite qu'en 2007, se résumait à un plan rigueur particulièrement brutal pour le monde du travail et pour l'écrasante majorité de nos concitoyens qui sont déjà confrontés à tant de difficultés dans leur vie quotidienne.

 

Après les déclarations de Pierre Moscovici et de Laurent Fabius, proposant le retrait du PS dans la seconde circonscription des Pyrénées-Atlantiques, où François Bayrou est sortant, le bureau national du Parti socialiste doit prendre une décision aujourd'hui.

 

Ainsi, le choix personnel de François Bayrou pour le 6 mai prendrait les allures d'un petit arrangement pour les législatives et la période qui s'engage, d'une opération purement électoraliste. Le PS ouvrirait symboliquement la voie à une alliance avec un partie de la droite alors que la dynamique de rassemblement, la dynamique de contenus, la dynamique pour gagner et réussir à gauche, est bel et bien présente et possible avec les scores réalisés par le Front de gauche.

 

Le naturel revient au galop, hélas!

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 07:07

Pierre Laurent au meeting du Front de gauche à Lille

  - le 6 Mai 2012

Pierre Laurent: "Une victoire qui ouvre un nouvel espoir en France et en Europe"

Le secrétaire national du Parti communiste français a salué dès 20 heures la victoire de François Hollande au deuxième tour de la présidentielle. Voici sa réaction.


"En élisant aujourd'hui 6 mai, François Hollande président de la République, le peuple de France s'est libéré d'un pouvoir qui l'a méprisé et agressé pendant 5 ans. Je veux dire la joie des communistes qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire.


Je veux féliciter François Hollande pour son élection. Les femmes et les hommes qui se sont rassemblés sur sa candidature pour infliger à Nicolas Sarkozy la défaite qu'il méritait ont ouvert un nouvel espoir en France, et en Europe.

Je veux remercier les millions d'électrices et d'électeurs du Front de gauche qui ont apporté une contribution décisive à ce résultat. Sans la campagne mobilisatrice menée par le Parti communiste français et ses partenaires du Front de gauche avec leur candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, sans les propositions de notre programme, L'Humain d'abord, sans notre engagement déterminé entre les deux tours, la victoire n'aurait pas été possible. Elle ouvre un nouveau chapitre pour notre pays.

 

François Hollande est le premier président élu par les électrices et les électeurs de gauche depuis 24 ans.

Il était indispensable de mettre un terme à une présidence au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux et démocratiques, les libertés démocratiques.

 

Il était indispensable que le co-auteur, avec Angela Merkel, d'un traité européen promettant l'austérité à perpétuité aux peuples et les plein-pouvoirs au capitalisme financier, soit désavoué par son propre peuple.

 

À tous les peuples d'Europe qui attendaient ce signe de la France, je dis : ensemble, il redevient possible de faire reculer la dictature financière qui nous menace tous ; ensemble, nous pouvons relancer le combat pour une Europe démocratique, une Europe de justice sociale, de développement solidaire et écologique.

 

Oui, ce 6 mai 2012, nous avons remporté une première bataille capitale. Un président de gauche siège à l'Élysée. La gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales qui n'attendront pas. Des mesures immédiates pour les salaires, pour la relance du pouvoir d'achat, pour la lutte contre le chômage et la renégociation d'un traité européen doivent être prises.

 

S'ouvre dans le même temps une nouvelle bataille, celle des élections législatives dont va maintenant dépendre la possibilité de maintenir grande ouverte la porte du changement.

 

Il faut maintenant élire à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation et compte pour cela en son sein les députés prêts à voter les lois sociales et démocratiques sans lesquelles le changement ne sera rien.

 

Il faut de très nombreux députés qui n'aient pas une seconde d'hésitation pour abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix années de droite au pouvoir.

 

Il faut de très nombreux députés pour reprendre le pouvoir sur le secteur bancaire et financier, pour mettre en place un pôle public de la banque et du crédit.

 

Il faut de très nombreux députés favorables au relèvement significatif du SMIC et des salaires, décidés à engager le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, à interdire les licenciements boursiers, à relancer l'emploi industriel et les services publics.

Il faut de très nombreux députés qui aient le courage de soumettre au vote des droits nouveaux pour les salariés du public comme du privé, pour les travailleurs indépendants à l'avenir précaire, pour les jeunes qui méritent mieux que l'apprentissage à vie, pour les femmes dont les salaires sont toujours largement en deçà de ceux de leurs collègues masculins.

 

Les menaces de la droite et de l'extrême droite pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Leurs candidats aux élections législatives doivent être partout battus, et il faut barrer la route à l'entrée du FN à l'Assemblée nationale. Partout où elle a eu cette possibilité en Europe, l'extrême droite a aggravé les reculs sociaux. Il n'en sera pas ainsi en France, le PCF et ses partenaires du Front de gauche s'y engagent.

 

Ce soir, j'appelle les candidates et candidats du Front de gauche aux élections législatives à repartir partout au combat pour rassembler autour de ces objectifs l'ensemble des électrices et des électeurs qui ont permis la victoire à l'élection présidentielle.


J'appelle l'ensemble de ces électrices et électeurs, pour garantir le changement, à mettre les candidats du Front de gauche en tête de la gauche dans le maximum de circonscriptions, le 10 juin, et à en élire ensuite le plus grand nombre, le 17 juin prochain.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 23:17

 

Présidentielle, législatives, même combat - Interview de Roland Muzeau

 

Un fort groupe Front de gauche demain à l’Assemblée est essentiel pour assurer le changement. Entretien avec Roland Muzeau, député communiste des Hauts-de-Seine, porte-parole des députés Front de gauche.

 

COMMENT S’ARTICULENT LES DEUX CAMPAGNES : PRÉSIDENTIELLE ET LÉGISLATIVES ?


ROLAND MUZEAU : Ces deux élections sont indissociables, et plus encore depuis leur inversion sous le gouvernement Jospin, ce qui présidentialise à outrance le débatpolitique. A cet égard, notre exigence pour une VIe République commence à être entendue et partagée. 

 

Notre candidat, le Front de gauche élargi et les communistes sont pleinement dans la bataille. Nous avons « enfoncé les lignes », nous démontrons chaque jour un peu plus qu’il est possible de mettre à bas tous les dogmes libéraux assénés depuis des décennies comme des « vérités » incontournables. Nous faisons la démonstration de ce qui distingue la notion d’alternance de celle d’alternative politique, sociale, économique et environnementale.

C’est à cette alternative que les Français aspirent. 

 

A cet égard, nos propositions et les exigences citoyennes s’imposent dans le débat, nos adversaires et concurrents sont contraints d’évoquer le scandale des richesses qui s’accumulent d’un côté, et de l’autre les inégalités qui progressent.

 

Mais tous s’arrêtent aux discours. Nous, nous formulons des exigences et exposons les moyens pour satisfaire une nouvelle répartition des richesses entre le capital et le travail

 

COMMENT LES CANDIDATS AUX LÉGISLATIVES PEUVENT S’IMPLIQUER DÈS À PRÉSENT DANS LA CAMPAGNE ?


R. M. : Ils doivent, comme ils le font d’ailleurs, porter la question du changement. C’est la même campagne, celle des contenus. Nos candidats doivent poursuivre le travail de « pédagogie politique » que le Front de gauche a imposé dans le débat.

Nos concitoyens apprécient que l’on s’adresse à eux en leur parlant autrement, plutôt que de les considérer comme de simples bulletins de vote. Notre pays a payé cher l’abrutissement et le bourrage de crâne. Du national au local, le fil est le même quand il s’agit d’emploi, de santé, d’éducation, de logement, d’environnement, de discrimination…

 

POURQUOI LA QUESTION D’UN GROUPE FRONT DE GAUCHE RENFORCÉ À L’ASSEMBLÉE NATIONALE EST ESSENTIELLE ?


R. M. : Les députés communistes, républicains, citoyens et Parti de gauche ont fait un énorme travail pendant ce quinquennat. Sur toutes les questions fondamentales, ils ont été les seuls à se positionner clairement.

 

Sur les retraites, notre position a été remarquée tant elle affirmait l’exigence et les moyens d’une retraite à 60 ans, à taux plein, sans rallongement de la durée de cotisation, avec la reconnaissance de la pénibilité.

 

Sur la fiscalité, les salaires, le Smic et tant d’autres sujets, nous étions déjà dans ce qui fonde notre campagne : l’humain d’abord.

 

Toutes ces questions demeurent après la présidentielle. Les salariés et les classes populaires auront besoin que l’on change les lois ; que l’on abroge quantité de textes qui ont brisé notre modèle social et la cohésion nationale.

Sur qui peuvent-ils espérer compter vraiment pendant ces cinq prochaines années ? Un groupe renforcé de députés Front de gauche sera pour eux une garantie de ne pas céder aux marchés financiers et aux agences de notation.

Regardons ce qui s’est passé sur le vote au Parlement concernant le traité MES (mécanisme européen de stabilité). La droite et les centristes ont voté pour et le PS s’est abstenu. Le Front de gauche a voté contre.

 

Une majorité de gauche à l’Assemblée nationale doit comprendre beaucoup de députés Front de gauche. Une hégémonie du PS conduirait à réduire la portée du changement et porterait sans nul doute le risque d’une moindre résistance à la puissance des marchés. Le peuple français a besoin que son avis soit respecté, que sa volonté d’une autre politique prenne réalité. Le Front de gauche et ses députés porteront cette alternative politique et l’humain d’abord.

 

Nous ne lâcherons rien.

 

 

Propos recueillis par Gérard Streiff

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 22:50

- le 6 Mai 2012

Le soulagement, le défi et l’espérance

Par Patrick Apel-Muller

 

A 20 heures, une majorité de Français a lâché un ouf! de soulagement.  Ni les diversions ni les compromissions  n’ont changé la donne au second tour. La «vague» que sentait Nicolas Sarkozy n’était pas de celle qu’on apprivoise en surfant sur les haines mais d’une force à balayer les pouvoirs en place.


Le résultat de cette élection présidentielle est d’abord la sanction d’une politique ultra-libérale, anti-sociale et autoritaire, d’une complicité proclamée entre l’oligarchie et l’Elysée. Le président des riches a entrepris de mettre le pays à leur service, en jugeant que la crise créait un état de choc propice à briser les résistances, exalter les craintes et remettre au goût du jour les idéologies les plus réactionnaires.

 

Pour cela, il avait recruté quelques idéologues dans la mouvance d’extrême-droite et donné le sens de sa campagne dans un entretien au Figaro Magazine à la mi-février. A reprendre en boucles les thématiques du FN, il leur a donné un crédit qui a au contraire renforcé le vote Le Pen au premier tour et qui n’a pas rassemblé suffisamment au second. Le président sorti  laisse à droite un paysage inquiétant où une partie de ses troupes parie sur un concubinage voire un mariage avec l’extrême-droite.

La victoire de François Hollande est un non net et sans bavure à cinq  ans de sarkozysme. Elle est aussi l’indice d’une puissante aspiration au changement, à un autre partage des richesses, à l’égalité qui déborde bien au-delà des rangs des électeurs du Front de gauche. Les uns et les autres ont désormais la possibilité d’agir efficacement pour échapper à l’austérité que le tandem Sarkozy-Merkel entendait imposer à l’Europe et pour pousser le nouveau gouvernement à adopter les mesures de justice que réclament les urgences sociales.

 

Un nouveau rapport de force se dégage du suffrage universel et du score large recueilli par le candidat de gauche qui affaiblissent les maîtres des marchés financiers. Une brèche s’entrouvre dans le mur de l’argent. Si la formidable campagne du Front de gauche trouve des prolongements dans l’élection de nombreux députés lors des législatives de juin, il sera possible de résister aux offensives de la droite et fortifier un mouvement populaire qui devra se faire entendre puissamment. Ainsi ferons-nous peser la balance en faveur d’une politique franchement à gauche. Les Français ne seront pas isolés en Europe. Les élections grecques ont vu hier la gauche combative faire un véritable bond en avant, devenant la deuxième force du pays. D’autres élections suivront...

 

Pour les électeurs de gauche, la soirée de dimanche est celle d’une fête populaire, d’une joie de voir le pays repousser les discours xénophobes et les sorties aux relents pétainistes qui avaient marqué la campagne de Nicolas Sarkozy, particulièrement dans l’entre-deux tours. Mais elle était aussi le théâtre où s’exprimait une espérance qui ne doit pas être déçue ou fourvoyée. L’histoire doit perdre «les semelles de plomb» dont les milieux dirigeants l’avaient affublé ces dernières années. «Pas de faiblesse, pas d’équivoque, pas de paresse intellectuelle», enjoignait Jean Jaurès. C’est un défi qu’il est impératif de relever.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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