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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 06:23
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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 15:15

UMP : le Premier cercle encore actif

 

Par Europe1.fr avec Jérôme Chapuis

Publié le 22 décembre 2010 à 07h56 Mis à jour le 22 décembre 2010 à 12h43

Les membres du Premier cercle à la sortie de l'hôtel bristol en décembre 2009.

Les membres du Premier cercle à la sortie de l'hôtel bristol en décembre 2009. © MAXPPP

EXCLU - Le cercle a survécu à l'affaire Woerth-Bettencourt et au changement de direction à l'UMP.

Les membres du Premier cercle, qui versent chaque année plus de 3.000 euros à l'UMP sous forme de dons, ont beaucoup fait parler d’eux, au moment de l'affaire Woerth-Bettencourt. Et selon les informations d'Europe 1, ces donateurs continuent à se réunir chaque mois, alors que le cercle avait été mis en veille après les dernières polémiques. Leur dernière réunion a eu lieu mardi soir. C'est ce que confirme Dominique Dord, nouveau trésorier de l'UMP.

"Le Premier cercle existe toujours", a déclaré Dominique Dord, mercredi matin sur Europe 1:



La question du conflit d’intérêts

Ces adhérents sont choyés par l'UMP qui organise des soirées-débats juste pour eux. Nicolas Sarkozy les rencontre même régulièrement. Lors de leur dernière réunion avec le chef de l’Etat, dans le salon Elysée de l’hôtel Bristol à Paris, Nicolas Sarkozy leur avait promis qu'il ne toucherait pas au bouclier fiscal. Une promesse qui avait suscité de vives critiques.

Mais c’est surtout dans l’affaire Woerth-Bettencourt que le Premier cercle a été pointé du doigt. En 2007, alors qu’Eric Woerth était ministre du Budget, il assurait également la fonction de trésorier de l’UMP, chargé d'organiser et d'animer le Premier Cercle. Une double fonction qui avait fait polémique et poussé Eric Woerth à démissionner de son poste de trésorier de l’UMP. Il avait alors été remplacé par Dominique Dord.

Des "passe-droits au sommet de l'Etat"

Le député socialiste, Arnaud Montebourg, a réagi mercredi matin à l'information révélée par Europe 1. Pour le député socialiste, "l’affaire Woerth avait démontré la connivence du pouvoir avec tout ce que le pays compte de très hautes fortunes, de très hauts patrimoines. Et de fortunes constituées notamment soit par l’héritage, soit par la finance". Selon lui, "il y a une cellule de passe-droits au sommet de l’Etat qui a un rapport avec les principaux donateurs de l’UMP".

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 14:36

"Battre Sarkozy et briser la spirale austérité-récession"

Par des économistes soutiens du Front de gauche

 

Économistes, nous avions, le 20 avril dernier, appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche. A l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, pour battre Nicolas Sarkozy le 6 mai, nous mettrons un bulletin de vote François Hollande dans l'urne, sans rien lâcher de nos exigences et sans nous rallier à son programme économique. Notre appel du 20 avril, diffusé dans la presse, s'est à présent élargi à d'autres collègues économistes qui nous ont rejoints, et compte plus de 50 signataires prouvant ainsi que la dynamique du Front de gauche est en marche pour une alternative aux politiques actuelles afin de sortir de la crise.

Quel que soit le résultat du scrutin, il n'y aura pas d'état de grâce. Le futur gouvernement va être très vite confronté à la crise des dettes publiques qui n'en finit pas. A cause de la crise financière et de leur détention par les marchés financiers, l'augmentation de la plupart de ces dettes dans la zone euro a déchaîné la spéculation contre l'euro et constitue l'argument central des politiques d'austérité, ici comme dans beaucoup d'autres pays : l'endettement public mondial a cru de 45 % ces quatre dernières années, notamment parce que les États se sont portés au secours des banques. A tout moment, et sous l'effet de la spéculation qui mise d'ores et déjà sur l'éclatement de la zone euro, un risque de défaut (dette publique, une grandes banque européenne) peut survenir. La contagion sera alors immédiate. Or, à la différence de la crise de 2007-2008, les États sont devenus exsangues et, outre une profonde réforme fiscale, ne pourront donc efficacement soutenir les banques et l'activité économique qu'avec une autre intervention de la Banque centrale européenne (BCE). Les organismes créés dans l'urgence par l'Union Européenne pour faire face à cette crise (Mécanisme européen de stabilité, Fonds européen de stabilité financière) ne feront qu'aggraver la situation, puisque leurs prêts sont conditionnés à la mise en œuvre d'une austérité drastique et à la mise sous tutelle des pays par la sinistre Troïka (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Conseil européen).

L'enjeu économique actuel est la confrontation majeure avec les marchés financiers, sans accepter le scénario noir d'un repli, avec un éclatement de la zone euro, une relance de la spéculation, des difficultés immédiatement accrues pour les peuples, l'enfoncement des économies les plus faibles et tous les risques d'affrontement.

Pour sortir de la crise, il faut rompre avec les dogmes des politiques d'austérité qui engendrent les cercles vicieux de la dette et de la déflation. Il faut rompre avec les dogmes de la compétitivité anti-salariale consistant à flexibiliser le marché du travail et à rogner sur les droits sociaux. Il s'agit pour les néo-libéraux de baisser les "coûts du travail" pour mieux protéger les dividendes et les prélèvements bancaires sur la richesse produite. C'est pourtant cette vision du monde qui l'a mené dans la situation extrêmement précaire où il se trouve.

Il est fondamental de briser le cercle vicieux austérité-récession qui entraîne l'Europe vers le chaos. C'est pourquoi nous nous opposons au Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), signé le 1er mars. Il ne touche pas au statut de la BCE ni à sa politique monétaire et, au contraire, les sanctuarise. Il véhicule et grave dans le marbre, avec la prétendue "règle d'or", la vision d'une Europe sans solidarité ni transfert ; où chaque nation serait individuellement tenue à l'équilibre budgétaire et, sinon, sanctionnée automatiquement. Ce traité veut verrouiller  l'intervention démocratique des peuples et empêcher toute expansion sociale, tout développement social de qualité et même toute croissance réelle nouvelle nécessaire à une réorientation de l'économie en Europe, gage d'une dynamique de reconversion écologique et d'une sortie de crise.

Pour rompre avec l'austérité, il faut battre Nicolas Sarkozy, soutien majeur du capitalisme financier, l'un des deux artisans majeurs du TSCG et de la mise sous tutelle anti-démocratique des pays les plus en crise comme la Grèce par la BCE, le FMI et le Conseil européen. Le 6 mai, nous mettrons le bulletin de vote François Hollande pour commencer à dégager l'horizon. Pour autant, il ne faut surtout pas rivaliser avec la droite dans l'application d'une prétendue règle d'or, de déficit zéro avant tout.

Nous formulons dès aujourd'hui les propositions d'une sortie par le haut visant l'expansion sociale et écologique, avec en son cœur l'emploi, les services publics et la sécurisation de tous les moments de la vie de chacun-e au lieu du chômage et de la précarité. Il faudra bien sûr une taxation des transactions financières, une séparation patrimoniale des banques de dépôt de leurs activités spéculatives, mais surtout au plus vite :

·       Un pôle public bancaire et financier pour pratiquer un tout autre crédit aux investissements favorisant l'emploi, les salaires, la formation, le développement social et écologique et non à ceux accompagnant les délocalisations, la spéculation ;

·       Une politique salariale favorisant l'élévation des salaires et la protection sociale, refusant les exonérations de cotisations sociales, et impulsant une baisse régulière du temps de travail pour sortir de la course au productivisme ;

·       Une implication massive de la BCE pour racheter les dettes publiques et une réorientation de sa politique en faveur d'une sélectivité du refinancement des banques qui prêtent aux entreprises;

·       L'ouverture du débat en Europe avec les gouvernants, les peuples, les forces politiques progressistes, les forces sociales et syndicales, pour la réorientation immédiate de la BCE et de sa création monétaire en faveur des services publics, d'une protection sociale universelle, avec un Fonds européen de développement social et écologique, et pour une nouvelle sélectivité du refinancement du crédit bancaire aux entreprises.

·       La mise en route d'une réforme du système monétaire international, interdisant les paradis fiscaux et les produits financiers dérivés et promouvant l'idée de la monnaie comme un bien commun de l'humanité, avec, au lieu du dollar, une monnaie commune mondiale de coopération et de progrès social à partir des droits de tirage spéciaux et un FMI profondément refondé, pour une autre coopération avec le Sud et les pays émergents.

Une démocratisation profonde des choix économiques et financiers devra être engagée reposant sur la mobilisation des citoyens sur leurs lieux de travail et de vie, avec leurs institutions représentatives.

Tout cela appelle de nouvelles lois, l'abrogation de lois existantes, et une résistance pied à pied et donc, dans tous les cas de figure, l'élection en juin de nombreux députés du Front de gauche. Face aux marchés financiers, il faut de la hardiesse et du courage, des mesures précises, cohérentes, dans le rassemblement des peuples d'Europe. Il s'agit de se donner les moyens d'un chemin d'espoir.

 

Louis Adam, commissaire aux comptes ;Pierre Alary, maître de conférences, université Lille-I ; Bruno Amable, professeur des universités, université de Paris-I ;Renaut Baphèse, économiste ; Philippe Batifoulier, maître de conférences, université de Paris-X ; Nicolas Béniès, économiste, université populaire de Caen ; Eric Berr, maître de conférences, université de Bordeaux-IV ; Paul Boccara, maître de conférences honoraire, université de Picardie ; Frédéric Boccara, maître de conférences associé, université Paris-XIII ; Mireille Bruyère, maître de conférences, université Toulouse-I ;Pierre Causse, économiste ;Pierre Concialdi, économiste ; Laurent Cordonnier, maître de conférences, université Lille-I ; Gérard Coutureau, économiste, ENFA ;Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du Conseil d'analyse économique ; Jean-Paul Domin, maître de conférences, université de Reims ; Ali Douai, maître de conférences, université de Nice ; Denis Durand, économiste ; Jean-Marc Durand, économiste ; Guillaume Etievant, économiste, expert auprès des CE ; David Flacher, maître de conférences, université Paris-XIII ; Maryse Gadreau, professeur émérite, université de Bourgogne ; Jacques Généreux, économiste, IEP, Paris ; Patrick Gianfaldoni, maître de conférences, université d'Avignon ; Jean-Pierre Gilly, professeur émérite, université de Toulouse-I ; Bernard Guibert, économiste ; Ozgur Gun, maître de conférences, université de Reims ; Jean-Marie Harribey, économiste ; Isabelle Hirtzlin, économiste, université Paris-I ; Michel Husson, économiste ; Andrée Kartchevsky, professeur des universités, université de Reims ; Pierre Khalfa, économiste ; Robert Kissous, statisticien-économiste, consultant de CE ; Dany Lang, maître de conférences, université Paris-XIII ; Pierre Le Masne, maître de conférences, université de Poitiers ; Philippe Légé, maître de conférences, université de Picardie ; Jean Magniadas, membre honoraire du Conseil économique et social ; Jérôme Maucourant, économiste, université de Saint-Etienne ; Philippe Méhaut, directeur de recherches, CNRS ; Catherine Mills, maître de conférences honoraire, université Paris-I ; Alain, Morin, économiste ; François Morin, professeur, université Toulouse-I ; Bernard Paranque, économiste ; Jean-François Ponsot, maître de conférences, CREG, université de Grenoble ; Frédéric Rauch, économiste, rédacteur en chef de la revue Economie et Politique ; Jacques Rigaudiat, économiste, ancien conseiller social des premiers ministres M. Rocard et L. Jospin ; Robert Salais, économiste, ENS Cachan ; Richard Sobel, maître de conférences, université Lille-I ;Bernard Sujobert, économiste ; Bruno Tinel, maître de conférences, université de Paris-I ; Stéphanie Treillet, maître de conférences, université de Marne la Vallée ; Franck Van De Velde, maître de conférences, université Lille-I ; Sébastien Villemot, doctorant, Ecole d'économie de Paris.

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 09:54

longuet.jpg

 

Affiches électorales du premier tour de la présidentielle 2012

  - le 2 Mai 2012

Gérard Longuet roule pour la "Droite moderne" de Marine Le Pen

La recomposition à droite va bon train avant même le second tour de la présidentielle de dimanche. En affirmant à l'hebdomadaire d'extrême-droite Minute que la présidente du Front national est un interlocuteur possible pour l'UMP, le ministre de la Défense Gérard Longuet a obligé ses collègues de l'UMP à se positionner sur un rapprochement avec le FN dès les législatives.


Pour Alain Juppé, autre poids lourd du gouvernement Fillon, c'est non. "Je crois que M. Longuet n'engage que lui-même dans ses propos que je ne partage en aucune manière", a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur Europe 1. "Pour moi, il n'y a pas d'accord possible avec le Front national et ses dirigeants, et je suis très heureux que le président de la République l'ait dit en ces termes là il y a quelques jours à peine". Nicolas Sarkozy avait exclu tout accord entre le FN et sa majorité, s'il est réélu, dimanche dernier sur Canal +.

 

Même refus de la part de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et de la porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse. Le premier juge "la déclaration regrettable sur le fond et inopportune sur la forme". La seconde tente de s'extirper du dialogue UMP-FN instauré au soir du premier tour par Nicolas Sarkozy. "Non, je crois que Marine Le Pen n'est pas plus un interlocuteur que son père. Mais, plus fondamental, je pense qu'aujourd'hui le président de la République ne doit pas s'adresser aux chefs de partis, (...) il doit s'adresser à tous les Français", a-t-elle estimée sur France 2.

 

Mariani déjà dans Minute en octobre

Malgré ces tiraillements internes et de façade à l'UMP, le parti du président sortant est bien engagé dans un rapprochement avec l'extrême-droite.  Déjà en octobre dernier, Thierry Mariani, ministre des Transports et chef de file de la Droite populaire, était intervenu dans Minute pour courtiser les électeurs FN, cette fois sur le thème du droit de vote accordé aux étrangers pour les élections locales.

 

Ce rapprochement est d'ailleurs appelé de ses vœux par Marine Le Pen. Lors de son discours du 1er mai, la chef de file du Front national s'est de nouveau déilicté que son parti était devenu "le centre de gravité de la vie politique française". Prédisant une défaite de Nicolas Sarkozy, la fille de Jean-Marie Le Pen pense profiter d'une probable "guerre des chefs" à l'UMP pour provoquer une recomposition à son profit, avec la création d'une "Droite moderne" permettant au FN de se fondre dans la masse tout en donnant plus de force à son idéologie dont des Gérard Longuet ou des Thierry Mariani sont très proches.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 13:11

 


Terrecommune

 


  • Le blog d'André Chassaigne
Mercredi 2 mai 2012

  L’expression politique des habitantes et habitants des campagnes de France ne relève pas de l’analyse simpliste des éditorialistes qui se sont empressés, après ce premier tour, de stigmatiser une ruralité qui serait soudain acquise au vote en faveur de Marine Le Pen.

 

 D’abord, il faut faire le constat de poussées contradictoires, avec d’un côté une hausse, parfois très forte, du vote Front National sur les territoires ruraux, mais aussi de l’excellente dynamique du Front de gauche dans nombre de ces territoires, comme l’Ariège, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Pyrénées, l’Ardèche, la Haute-Vienne, le Puy-de-Dôme, l’Allier, le Cher, les Landes, l’Aude… Cela se matérialise aussi avec certaines communes rurales limitrophes qui ont placé sans raison apparente l’une ou l’autre de ces deux forces politiques en tête des votes.

 

 Bien peu de commentateurs politiques se sont hasardés à esquisser les causes profondes de tels mouvements politiques. Ce qui ressort de ce scrutin, n’est-ce pas d’abord le rejet spectaculaire d’un Président de la République sortant et de sa politique d’abandon de la ruralité dans l’ensemble de ses choix politiques, dans le domaine agricole, industriel et social ?

 N’est-ce pas sur cette réalité de la relégation économique et territoriale du monde rural, sur le vécu d’une forme de déclassement social des habitantes et habitants des campagnes, qu’a pu prospérer un vote aussi contraire avec les besoins exprimés au quotidien par les habitants ?

 

 Il faut que nous sortions rapidement les votes pour le Front National du bourbier de l’incompréhension et de l’indignation stérile dans lequel beaucoup de forces politiques ont intérêt à les enfermer. Ne laissons pas s’installer non plus une forme de rejet à l’encontre d’électeurs, qui se sont saisis d’un bulletin de vote jugé utile pour s’exprimer dans les circonstances particulières du premier tour de l’élection présidentielle.

 

 Ce que construit le Front de Gauche sur nos territoires ruraux, avec ses idées partagées, j’en suis certain, doit nous pousser à aller toujours plus au-devant de nos concitoyens ruraux en souffrance. Sur la hausse des petits salaires, sur la question de l’emploi, sur la question des prix et des revenus agricoles, du pouvoir d’achat, sur le développement indispensable des services publics en zone rurale, nous sommes en phase avec les consciences. Ne laissons surtout pas l’opportunité à d’autres de venir tirer vers le bas les acquis de ces mois de campagne.

 

 Oui, les campagnes françaises et européennes se cherchent un nouvel avenir. Il ne peut ni passer par la fuite en avant dans le libéralisme qui broie les territoires les plus fragiles, ni dans un repli sur soi, sur une France idéalisée et nostalgique. Soyons conscients que nous incarnons, avec nos idées, le vote du vécu, celui des solutions concrètes et argumentées, quand d’autres essaient toujours plus de capitaliser sur la réaction affective et le rejet de l’autre. Ne laissons surtout pas s’installer un simple vote au premier degré.

 Au contraire, avec gravité mais responsabilité, prenons ces résultats comme une nouvelle incitation à faire avancer des politiques de progrès social pour nos campagnes. En commençant, lors de ce second tour, par battre sévèrement le candidat de l’abandon, Nicolas Sarkozy, par un vote clair et net pour François Hollande.

Chronique publiée dans le Journal La Terre.

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 22:22

Social-Eco - le 1 Mai 2012

Ce 1er mai : "Je viens pour virer Sarkozy"

Malgré les mots d'ordre des syndicats, avant tout sociaux, les témoignages des manifestants sont souvent bien plus politiques. Eux viennent manifester contre le président Sarkozy, d'autant plus révoltés par le hold-up fait par la droite sur la fête des travailleurs.


Jean-Claude, retraité 70 ans : « je voudrais un avenir meilleur, il faut un changement ! »

René, non syndiqué chez France Telecom : « je suis venu soutenir la gauche pour virer Sarkozy. »

Elienne, 45 ans : « Son rassemblement au Trocadéro, c'est une provocation de trop de Sarkozy. Cela fait 20 ans que je ne suis pas venue manifester, mais là... »

 

Elhadgi, 38 ans, chômeur : «Je viens pour virer Sarkozy »

 

Natasha, 34 ans, militante associative : « C'est aujourd'hui ou jamais pour le changement »

Corentin, 25 ans, salarié dans l'édition : « Je viens manifester pour qu'il y ait plus de monde qu'au Trocadéro »

Baptiste Colin, 17 ans, a dit descendre pour la première fois dans la rue "contre Sarkozy et son vrai travail" en référence aux déclarations du président sortant.

 

Natacha Robin, 40 ans, intermittente du spectacle au chômage, dit ne pas avoir manifesté depuis 2002. "Pour moi, c'est l'histoire du 'vrai travail' qui a fait déborder le vase, quand on est dans ma situation et on est de plus en plus nombreux, c'est dur à entendre".

 

"Je suis surprise par l'ampleur de la manifestation. C'est plus politique que syndical. Je crois que tous ces gens veulent tout simplement que Nicolas Sarkozy quitte le pouvoir", a dit Hélène, ancienne professeur de lycée à Toulouse.

Et un certain Jean-Luc Mélenchon, dans le cortège parisien, le confirme : «on se mobilise contre lui (Sarkozy) et dimanche on va le virer. On sait pourquoi on est là».

  • Et les slogans sont à l'avenant : "Un +vrai+ président, pas un nain capable" ou "Je vote Hollande pour pas que sarko-mance". Et le désormais classique "Casse toi pov'con" se lit et s'entend partout.
  • En marge du défilé parisien, place Denfert Rochereau, une colonne de manifestants, dissimulés derrière des masques de monstres, imite un simulacre de déménagement de Sarkozy de l'Elysée. Ils portent péniblement des cartons de déménagement sur lesquels des étiquettes indiquent tour à tour: Karachi, Kadhafi, Affaires classées et broyées, Carla domaine réservé.
  • Pour les syndicats, un 1er Mai avant tout contre l'austérité
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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 14:52

le 27 Avril 2012

présidentielle

Nicolas Sarkozy multiplie les mensonges

De plus en plus inquiet sur le verdict des urnes, le candidat de la droite semble prêt à toutes les manipulations, y compris les plus grossières, n’hésitant pas à se contredire ou énoncer des contre-vérités constatables par tous les électeurs.

 

  • « Mais que dit-il (François Hollande) quand Tariq Ramadan ose appeler à voter pour (lui) ? (…) C’est monstrueux ! Voilà un homme qui appelle à voter pour François Hollande ! » TF1, le 25/04.

Sauf que personne n’en a trouvé trace et que Tariq Ramadan lui-même – au passage, citoyen helvétique ne disposant pas du droit de voter en France – a catégoriquement démenti, renvoyant même les deux candidats dos à dos. François Hollande a dénoncé « mensonges » et « amalgames », ajoutant : « Je n’ai pas à me justifier quand un individu peut dire qu’il n’aime pas le pouvoir sortant. »

 

  • « Non, non, je n’ai pas dit “vrai travail”. » TF1, le 25/04.

L’image est pourtant passée et repassée sur toutes les chaînes, et il est très facile de la retrouver sur le Web. Interrogé par des journalistes lors d’un rassemblement à Paris, le 23 avril, le président sortant avait annoncé un rassemblement au Trocadéro : 
« Le 1er Mai, nous allons organiser la fête du travail, la fête du vrai travail. »

>>> Lire : Eric Coquerel dénonce la "guerre aux travailleurs" que veut livrer Sarkozy 

  • « Il y a un appel des mosquées, qu’évoque l’hebdomadaire Marianne, en faveur 
de François Hollande. » France Inter, le 26/04.

Marianne dément. En faisant mine de dénoncer « l’appel des mosquées », le président candidat, constate Marianne, veut faire oublier qu’il a lui-même tenté de rallier le vote des musulmans. Par ailleurs, plusieurs responsables de l’islam en France ont souligné qu’à aucun moment, n’avait été envisagé un quelconque appel à voter pour l’un ou l’autre des candidats.

>>> Lire : Cris et fureur d’un candidat
 

  • « Je pense qu’il peut y avoir, chez 
certains dirigeants du Front national, notamment Jean-Marie Le Pen, 
une dimension xénophobe. Mais pas 
chez sa fille Marine. Je n’ai pas 
entendu ceci chez elle. » France Inter, le 26/04.

La candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen, a précisé à plusieurs reprises qu’il n’y a pas de différences entre ses positions et celles de son père, Jean-Marie. Son programme, diffusé avant le premier tour, est d’ailleurs truffé de prises de position xénophobes. Florilège : « L’immigration est source de tensions. » « L’immigration met à mal notre identité nationale. » « Réaffirmation de notre modèle républicain et de ses valeurs contre le multiculturalisme… »

>>> Lire : L’UMP décerne un brevet de démocratie au FN

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 14:38

Présidentielles Aigues-Juntes - Ariège (09240)

 

Les résultats du second tour des présidentielles seront publiés dès le 6 mai 2012.
Découvrez les résultats dans votre ville ou departement.

 

Election présidentielle (Avril 2012)

 

1er TOUR (22 avril 2012)

 
Candidats Résultat Moyenne nat.
Jean-Luc MÉLENCHON
Front de gauche
61,90 % 11,11 %
François HOLLANDE
PS
16,67 % 28,63 %
François BAYROU
Mouvement Démocrate
7,14 % 9,13 %
Nicolas SARKOZY
UMP
7,14 % 27,18 %
Philippe POUTOU
NPA
4,76 % 1,15 %
Marine LE PEN
FN
2,38 % 17,90 %
Nathalie ARTHAUD
LO
-- --
Jacques CHEMINADE
Solidarité et Progrès
-- --
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Debout la République
-- --
Eva JOLY
Europe Ecologie les Verts
-- --
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) 2,08 % 1,52 %
Taux de participation 89,58 % 79,47 %

Election présidentielle (mai 2007)

 

2ème TOUR (6 mai 2007)

 
Candidats Résultat Moyenne nat.
ROYAL 82,61 % 46,94 %
SARKOZY 17,39 % 53,06 %
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) 9,80 % 4,20 %
Taux de participation 94,44 % 83,97 %
 

1er TOUR (22 avril 2007)

 
Candidats Résultat Moyenne nat.
BUFFET 32,69 % 1,93 %
BESANCENOT 19,23 % 4,08 %
BAYROU 19,23 % 18,57 %
ROYAL 11,54 % 25,87 %
LAGUILLER 5,77 % 1,33 %
SARKOZY 3,85 % 31,18 %
LE PEN 3,85 % 10,44 %
de VILLIERS 3,85 % 2,23 %
SCHIVARDI -- --
BOVÉ -- --
VOYNET -- --
NIHOUS -- --
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) -- --
Taux de participation 96,30 % 83,77 %
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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 22:54

Le Syndicat de la Magistrature appelle à voter contre Nicolas Sarkozy

Par LEXPRESS.fr, publié le 27/04/2012 à 15:52

Le Syndicat de la Magistrature appelle à voter contre Nicolas Sarkozy

Selon le Syndicat de la Magistrature, "Nicolas Sarkozy a choisi de sortir définitivement du front républicain en misant sur la stratégie indigne du 'Front compatible'".

REUTERS

Le Syndicat de la Magistature reproche au chef de l'Etat d'avoir bafoué l'indépendance de la justice et mené une politique partisane de nomination des magistrats. 

Le Syndicat de la Magistrature (SM) a appelé ce vendredi à voter contre Nicolas Sarkozy le 6 mai, afin de ne pas le laisser "récidiver".  

Dans un communiqué, le SM "appelle chaque électeur à s'opposer par son vote à la politique du pire et à rendre possible le changement qui s'impose".  

"Nicolas Sarkozy annonçait une 'République irréprochable'" mais il "n'a fait que bafouer l'indépendance de la justice, mener une politique partisane de nomination des magistrats et délégitimer les contre-pouvoirs ainsi que les institutions en charge de la probité publique", ajoute-t-il. 

"Alors que le discours de Grenoble et le débat sur l'identité nationale avaient déjà entaché de brun ce quinquennat marqué par la peur et le rejet de l'autre, et que l'extrême droite a fait un score très inquiétant au premier tour de l'élection présidentielle, le candidat Nicolas Sarkozy a choisi de sortir définitivement du front républicain en misant sur la stratégie indigne du 'Front compatible'", déplore-t-il. 

Avec
 

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 22:43

Pour le milliardaire et propriétaire du Point, François Pinault: "Sarkozy perd les pédales. Il est cuit !"

 

 
 
 
 

Le Monde publie, cet après-midi, un article qui rapporte des propos très durs du milliardaire et propriétaire du Point, François Pinault, contre le Président de la République.

 

Le Monde écrit:

*Le milliardaire tire ses salves en direction du président sortant dont il moque la dernière formule : "Présomption de légitime défense, c'est comme au Far West, il faut dégainer le premier ! Il perd les pédales. Les gens proches de lui pensent qu'il pourrait encore gagner. Il est cuit! C'est comme dans le bunker de 1945.""

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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