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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 13:11

 


Terrecommune

 


  • Le blog d'André Chassaigne
Mercredi 2 mai 2012

  L’expression politique des habitantes et habitants des campagnes de France ne relève pas de l’analyse simpliste des éditorialistes qui se sont empressés, après ce premier tour, de stigmatiser une ruralité qui serait soudain acquise au vote en faveur de Marine Le Pen.

 

 D’abord, il faut faire le constat de poussées contradictoires, avec d’un côté une hausse, parfois très forte, du vote Front National sur les territoires ruraux, mais aussi de l’excellente dynamique du Front de gauche dans nombre de ces territoires, comme l’Ariège, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Pyrénées, l’Ardèche, la Haute-Vienne, le Puy-de-Dôme, l’Allier, le Cher, les Landes, l’Aude… Cela se matérialise aussi avec certaines communes rurales limitrophes qui ont placé sans raison apparente l’une ou l’autre de ces deux forces politiques en tête des votes.

 

 Bien peu de commentateurs politiques se sont hasardés à esquisser les causes profondes de tels mouvements politiques. Ce qui ressort de ce scrutin, n’est-ce pas d’abord le rejet spectaculaire d’un Président de la République sortant et de sa politique d’abandon de la ruralité dans l’ensemble de ses choix politiques, dans le domaine agricole, industriel et social ?

 N’est-ce pas sur cette réalité de la relégation économique et territoriale du monde rural, sur le vécu d’une forme de déclassement social des habitantes et habitants des campagnes, qu’a pu prospérer un vote aussi contraire avec les besoins exprimés au quotidien par les habitants ?

 

 Il faut que nous sortions rapidement les votes pour le Front National du bourbier de l’incompréhension et de l’indignation stérile dans lequel beaucoup de forces politiques ont intérêt à les enfermer. Ne laissons pas s’installer non plus une forme de rejet à l’encontre d’électeurs, qui se sont saisis d’un bulletin de vote jugé utile pour s’exprimer dans les circonstances particulières du premier tour de l’élection présidentielle.

 

 Ce que construit le Front de Gauche sur nos territoires ruraux, avec ses idées partagées, j’en suis certain, doit nous pousser à aller toujours plus au-devant de nos concitoyens ruraux en souffrance. Sur la hausse des petits salaires, sur la question de l’emploi, sur la question des prix et des revenus agricoles, du pouvoir d’achat, sur le développement indispensable des services publics en zone rurale, nous sommes en phase avec les consciences. Ne laissons surtout pas l’opportunité à d’autres de venir tirer vers le bas les acquis de ces mois de campagne.

 

 Oui, les campagnes françaises et européennes se cherchent un nouvel avenir. Il ne peut ni passer par la fuite en avant dans le libéralisme qui broie les territoires les plus fragiles, ni dans un repli sur soi, sur une France idéalisée et nostalgique. Soyons conscients que nous incarnons, avec nos idées, le vote du vécu, celui des solutions concrètes et argumentées, quand d’autres essaient toujours plus de capitaliser sur la réaction affective et le rejet de l’autre. Ne laissons surtout pas s’installer un simple vote au premier degré.

 Au contraire, avec gravité mais responsabilité, prenons ces résultats comme une nouvelle incitation à faire avancer des politiques de progrès social pour nos campagnes. En commençant, lors de ce second tour, par battre sévèrement le candidat de l’abandon, Nicolas Sarkozy, par un vote clair et net pour François Hollande.

Chronique publiée dans le Journal La Terre.

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 22:22

Social-Eco - le 1 Mai 2012

Ce 1er mai : "Je viens pour virer Sarkozy"

Malgré les mots d'ordre des syndicats, avant tout sociaux, les témoignages des manifestants sont souvent bien plus politiques. Eux viennent manifester contre le président Sarkozy, d'autant plus révoltés par le hold-up fait par la droite sur la fête des travailleurs.


Jean-Claude, retraité 70 ans : « je voudrais un avenir meilleur, il faut un changement ! »

René, non syndiqué chez France Telecom : « je suis venu soutenir la gauche pour virer Sarkozy. »

Elienne, 45 ans : « Son rassemblement au Trocadéro, c'est une provocation de trop de Sarkozy. Cela fait 20 ans que je ne suis pas venue manifester, mais là... »

 

Elhadgi, 38 ans, chômeur : «Je viens pour virer Sarkozy »

 

Natasha, 34 ans, militante associative : « C'est aujourd'hui ou jamais pour le changement »

Corentin, 25 ans, salarié dans l'édition : « Je viens manifester pour qu'il y ait plus de monde qu'au Trocadéro »

Baptiste Colin, 17 ans, a dit descendre pour la première fois dans la rue "contre Sarkozy et son vrai travail" en référence aux déclarations du président sortant.

 

Natacha Robin, 40 ans, intermittente du spectacle au chômage, dit ne pas avoir manifesté depuis 2002. "Pour moi, c'est l'histoire du 'vrai travail' qui a fait déborder le vase, quand on est dans ma situation et on est de plus en plus nombreux, c'est dur à entendre".

 

"Je suis surprise par l'ampleur de la manifestation. C'est plus politique que syndical. Je crois que tous ces gens veulent tout simplement que Nicolas Sarkozy quitte le pouvoir", a dit Hélène, ancienne professeur de lycée à Toulouse.

Et un certain Jean-Luc Mélenchon, dans le cortège parisien, le confirme : «on se mobilise contre lui (Sarkozy) et dimanche on va le virer. On sait pourquoi on est là».

  • Et les slogans sont à l'avenant : "Un +vrai+ président, pas un nain capable" ou "Je vote Hollande pour pas que sarko-mance". Et le désormais classique "Casse toi pov'con" se lit et s'entend partout.
  • En marge du défilé parisien, place Denfert Rochereau, une colonne de manifestants, dissimulés derrière des masques de monstres, imite un simulacre de déménagement de Sarkozy de l'Elysée. Ils portent péniblement des cartons de déménagement sur lesquels des étiquettes indiquent tour à tour: Karachi, Kadhafi, Affaires classées et broyées, Carla domaine réservé.
  • Pour les syndicats, un 1er Mai avant tout contre l'austérité
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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 14:52

le 27 Avril 2012

présidentielle

Nicolas Sarkozy multiplie les mensonges

De plus en plus inquiet sur le verdict des urnes, le candidat de la droite semble prêt à toutes les manipulations, y compris les plus grossières, n’hésitant pas à se contredire ou énoncer des contre-vérités constatables par tous les électeurs.

 

  • « Mais que dit-il (François Hollande) quand Tariq Ramadan ose appeler à voter pour (lui) ? (…) C’est monstrueux ! Voilà un homme qui appelle à voter pour François Hollande ! » TF1, le 25/04.

Sauf que personne n’en a trouvé trace et que Tariq Ramadan lui-même – au passage, citoyen helvétique ne disposant pas du droit de voter en France – a catégoriquement démenti, renvoyant même les deux candidats dos à dos. François Hollande a dénoncé « mensonges » et « amalgames », ajoutant : « Je n’ai pas à me justifier quand un individu peut dire qu’il n’aime pas le pouvoir sortant. »

 

  • « Non, non, je n’ai pas dit “vrai travail”. » TF1, le 25/04.

L’image est pourtant passée et repassée sur toutes les chaînes, et il est très facile de la retrouver sur le Web. Interrogé par des journalistes lors d’un rassemblement à Paris, le 23 avril, le président sortant avait annoncé un rassemblement au Trocadéro : 
« Le 1er Mai, nous allons organiser la fête du travail, la fête du vrai travail. »

>>> Lire : Eric Coquerel dénonce la "guerre aux travailleurs" que veut livrer Sarkozy 

  • « Il y a un appel des mosquées, qu’évoque l’hebdomadaire Marianne, en faveur 
de François Hollande. » France Inter, le 26/04.

Marianne dément. En faisant mine de dénoncer « l’appel des mosquées », le président candidat, constate Marianne, veut faire oublier qu’il a lui-même tenté de rallier le vote des musulmans. Par ailleurs, plusieurs responsables de l’islam en France ont souligné qu’à aucun moment, n’avait été envisagé un quelconque appel à voter pour l’un ou l’autre des candidats.

>>> Lire : Cris et fureur d’un candidat
 

  • « Je pense qu’il peut y avoir, chez 
certains dirigeants du Front national, notamment Jean-Marie Le Pen, 
une dimension xénophobe. Mais pas 
chez sa fille Marine. Je n’ai pas 
entendu ceci chez elle. » France Inter, le 26/04.

La candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen, a précisé à plusieurs reprises qu’il n’y a pas de différences entre ses positions et celles de son père, Jean-Marie. Son programme, diffusé avant le premier tour, est d’ailleurs truffé de prises de position xénophobes. Florilège : « L’immigration est source de tensions. » « L’immigration met à mal notre identité nationale. » « Réaffirmation de notre modèle républicain et de ses valeurs contre le multiculturalisme… »

>>> Lire : L’UMP décerne un brevet de démocratie au FN

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 14:38

Présidentielles Aigues-Juntes - Ariège (09240)

 

Les résultats du second tour des présidentielles seront publiés dès le 6 mai 2012.
Découvrez les résultats dans votre ville ou departement.

 

Election présidentielle (Avril 2012)

 

1er TOUR (22 avril 2012)

 
Candidats Résultat Moyenne nat.
Jean-Luc MÉLENCHON
Front de gauche
61,90 % 11,11 %
François HOLLANDE
PS
16,67 % 28,63 %
François BAYROU
Mouvement Démocrate
7,14 % 9,13 %
Nicolas SARKOZY
UMP
7,14 % 27,18 %
Philippe POUTOU
NPA
4,76 % 1,15 %
Marine LE PEN
FN
2,38 % 17,90 %
Nathalie ARTHAUD
LO
-- --
Jacques CHEMINADE
Solidarité et Progrès
-- --
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Debout la République
-- --
Eva JOLY
Europe Ecologie les Verts
-- --
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) 2,08 % 1,52 %
Taux de participation 89,58 % 79,47 %

Election présidentielle (mai 2007)

 

2ème TOUR (6 mai 2007)

 
Candidats Résultat Moyenne nat.
ROYAL 82,61 % 46,94 %
SARKOZY 17,39 % 53,06 %
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) 9,80 % 4,20 %
Taux de participation 94,44 % 83,97 %
 

1er TOUR (22 avril 2007)

 
Candidats Résultat Moyenne nat.
BUFFET 32,69 % 1,93 %
BESANCENOT 19,23 % 4,08 %
BAYROU 19,23 % 18,57 %
ROYAL 11,54 % 25,87 %
LAGUILLER 5,77 % 1,33 %
SARKOZY 3,85 % 31,18 %
LE PEN 3,85 % 10,44 %
de VILLIERS 3,85 % 2,23 %
SCHIVARDI -- --
BOVÉ -- --
VOYNET -- --
NIHOUS -- --
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) -- --
Taux de participation 96,30 % 83,77 %
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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 22:54

Le Syndicat de la Magistrature appelle à voter contre Nicolas Sarkozy

Par LEXPRESS.fr, publié le 27/04/2012 à 15:52

Le Syndicat de la Magistrature appelle à voter contre Nicolas Sarkozy

Selon le Syndicat de la Magistrature, "Nicolas Sarkozy a choisi de sortir définitivement du front républicain en misant sur la stratégie indigne du 'Front compatible'".

REUTERS

Le Syndicat de la Magistature reproche au chef de l'Etat d'avoir bafoué l'indépendance de la justice et mené une politique partisane de nomination des magistrats. 

Le Syndicat de la Magistrature (SM) a appelé ce vendredi à voter contre Nicolas Sarkozy le 6 mai, afin de ne pas le laisser "récidiver".  

Dans un communiqué, le SM "appelle chaque électeur à s'opposer par son vote à la politique du pire et à rendre possible le changement qui s'impose".  

"Nicolas Sarkozy annonçait une 'République irréprochable'" mais il "n'a fait que bafouer l'indépendance de la justice, mener une politique partisane de nomination des magistrats et délégitimer les contre-pouvoirs ainsi que les institutions en charge de la probité publique", ajoute-t-il. 

"Alors que le discours de Grenoble et le débat sur l'identité nationale avaient déjà entaché de brun ce quinquennat marqué par la peur et le rejet de l'autre, et que l'extrême droite a fait un score très inquiétant au premier tour de l'élection présidentielle, le candidat Nicolas Sarkozy a choisi de sortir définitivement du front républicain en misant sur la stratégie indigne du 'Front compatible'", déplore-t-il. 

Avec
 

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 22:43

Pour le milliardaire et propriétaire du Point, François Pinault: "Sarkozy perd les pédales. Il est cuit !"

 

 
 
 
 

Le Monde publie, cet après-midi, un article qui rapporte des propos très durs du milliardaire et propriétaire du Point, François Pinault, contre le Président de la République.

 

Le Monde écrit:

*Le milliardaire tire ses salves en direction du président sortant dont il moque la dernière formule : "Présomption de légitime défense, c'est comme au Far West, il faut dégainer le premier ! Il perd les pédales. Les gens proches de lui pensent qu'il pourrait encore gagner. Il est cuit! C'est comme dans le bunker de 1945.""

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 06:43

Militants au meeting du Front de gauche à Montpellier

Politique - le 26 Avril 2012

Présidentielle

Qui sont les électeurs du Front de gauche?

Exclusif.

 

Le premier tour a marqué pour le Front de gauche le franchissement d’une étape en obtenant avec 11,1 % le score à deux chiffres visé en début de campagne. Qui sont ces électeurs ? Comment la campagne de Mélenchon a-t-elle été reçue par les catégories populaires ? Une étude de l’institut CSA pour l’Humanité aide à mieux comprendre la composition de cet électorat.

 


Un électorat actif


En regardant la sociologie de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon, ce qui saute d’abord aux yeux est sa composition très majoritairement faite d’actifs. En se penchant sur les résultats par classe d’âge, la différence est très nette entre les électeurs en âge de travailler, parmi lesquels il réalise des scores conformes ou supérieurs à sa moyenne nationale, et les retraités chez qui, avec 8 % seulement des plus de 65 ans, il obtient des résultats nettement inférieurs.

Cette constatation d’un électorat actif est confirmée par l’étude du vote par catégorie socioprofessionnelle. Le candidat du Front de gauche réalise ses meilleurs scores parmi les employés et les ouvriers (respectivement 12 et 14 %). Yves-Marie Cann, directeur d’études au département opinion de l’institut CSA, y voit un signe que « la stratégie mise en œuvre par Jean-Luc Mélenchon au cours des derniers mois, en contestant à Marine Le Pen la mainmise sur le vote ouvrier, a porté ses fruits. Il a en tout cas été entendu par une partie des classes populaires qui ont voté pour lui à un niveau légèrement supérieur à la moyenne nationale ». Cela n’était pas acquis d’avance : en début de campagne, les études attribuaient au Front de gauche de meilleurs scores parmi les catégories socioprofessionnelles supérieures 
(CSP +) que parmi les catégories populaires.

Pour autant, Jean-Luc Mélenchon arrive aussi à attirer sur sa candidature des catégories qui ne lui sont pas naturellement acquises, parmi les CSP +, où il se situe à 11 %. Il y obtient son meilleur score, avec 14 % chez les professions intermédiaires.

 

 

Des jeunes plus convaincus que la moyenne


L’électorat de Jean-Luc Mélenchon est sensiblement plus jeune que la moyenne de l’électorat. Son meilleur résultat se trouve chez les 
18-24 ans avec 16 % des suffrages, soit un score de 5 points supérieur à sa moyenne nationale. Yves-Marie Cann y voit un phénomène important : « On a pu noter tout au long de la campagne que cette catégorie d’âge apparaissait dans les enquêtes très peu mobilisée, avec un fort potentiel d’abstention au premier tour ou une tentation du vote protestataire avec une tension entre un vote autoritaire, anti-universaliste, incarné par Marine Le Pen, et un vote qui, tout en conservant un caractère protestataire, paraissait beaucoup plus humaniste, incarné par Jean-Luc Mélenchon. À la lecture de cette étude, on note que ce dernier a su capter une proportion significative du vote des jeunes. »

Un vote qui reste cependant volatile : « C’est un électorat qui est en cours de socialisation, d’affiliation politique, explique le directeur d’études de CSA. Ce score est très encourageant mais il va falloir engager un processus de fidélisation au cours des prochains mois. »

 

 

Transformer l’essai


Un électorat du Front de gauche s’est-il durablement constitué à l’occasion de cette élection présidentielle ? Pour Yves-Marie Cann, « il faut encore transformer l’essai ». En ligne de mire : les élections législatives de juin. On sait par expérience que la participation y est traditionnellement plus faible que pour une élection présidentielle et que l’on y note une déperdition particulièrement élevée parmi l’électorat le plus jeune. La mission du Front de gauche consiste donc maintenant à remobiliser et à fidéliser à cette occasion les électeurs d’avril. Pour Yves-Marie Cann, le Front de gauche a de bonnes bases pour y parvenir : « L’élection présidentielle reste le scrutin mère du système politique français. Elle permet d’établir un rapport de forces qui influence le déroulé des cinq années suivantes. Avoir aujourd’hui un leader et une force politique avec un score à deux chiffres va permettre de peser sur le cours des prochaines années, surtout dans le cas d’une 
alternance.»

 

 

Sondage exclusif CSA/l’Humanité réalisé en ligne le 22 avril 2012. Échantillon national représentatif de 5 969 personnes âgées de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales, constitué d’après la méthode des quotas : sexe, âge, profession de la personne interrogée et après stratifi cation par région et catégorie d’agglomération. Le vote des catégories populaires est établi sur la base du vote des ouvriers et des employés, et des anciens ouvriers et employés à la retraite, soit 2014 invidus.

 

Mélenchon encaisse l’addition de 2007 en 2012. Un regard attentif des reports de voix entre 2007 et 2012 réserve quelques surprises. Pas du côté des communistes, l’électorat de Marie-George Buffet s’étant « massivement rassemblé » (80 %) autour du Front de gauche en 2012, note l’étude. Ni de celui d’Olivier Besancenot, qui a boudé la candidature Poutou pour se reporter, à 40 %, sur celle de Mélenchon. À la marge, l’électorat FN (3 %) et UMP (2 %) a également choisi le Front de gauche. Ce qui « interpelle », note Yves-Marie Cann. Le report de 10 % d’électorat de François Bayrou : un « glissement » rendu possible 
car le bulletin Bayrou en 2007 était perçu « comme une candidature antisystème » : « Il y avait une composante protestataire dans ce vote. ». De même pour les électeurs de Ségolène Royal, dont 12 % se sont reportés sur Jean-Luc Mélenchon, sans perte pour François Hollande, qui reste « à un niveau supérieur » à celui atteint par la candidate PS en 2007.

Adrien Rouchaleou

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 06:10

Depuis 2002 l’extrême droite a reculé dans les villes

Dimanche soir, nous avons pris un coup au moral. Mais passé l'effroi bien entretenu par les médias, regardons plus en détail la percée de l'extrême droite.

 

2007 a vu un siphonage en règle de l’électorat FN par Sarkozy, donc pour analyser la progression des idées FN, il faut comparer 2002 et 2012. Or le succès du FN et de ses idées est plus relatif que les médias ne le disaient hier soir, au moins en pourcentage.

 

En effet en 2002 il y avait 2 candidats d’extrêmes droites (le Pen et Megret), nous l’avons un peu vite oublié, il y avait aussi CPNT qui avait capté dans certains endroits le vote FN.

 

Par la suite, je ne tiendrais compte que de le Pen et Megret.

 

Regardons juste les chiffres :

 

au niveau national en 2002, l’extrême droite fait 16.86% +2.34 % soit 19.2% (sans compter le 4.23% de CPNT),

la gauche radicale (extrême gauche +PCF) totalisait 13.81.

En 2012, le FN totalise 17.9% (soit un recul de 1.3%) et la gauche radicale 12.81 en recul seulement de 1% alors même que la droite étant au pouvoir le vote PS est mécaniquement plus fort.

 

Comme la participation est bien plus forte, évidemment en nombre d’électeurs le FN progresse et on ne peut que s’inquiéter de ce résultat. Mais il masque de profonds changements.

 

En effet, le FN recule fortement dans les grandes villes et les banlieues ouvrières où il est même souvent derrière le FdG. Comparons les scores FdG et FN ville par ville (le tableau est édité en pièce jointe et sous forme brute à la fin de l'article).

 

L’extrême droite chute de plus de 5 points à Lyon, Toulouse, Montpellier et Nice et 4 points à Lille, Paris et Marseille. En 2012, sur 15 grandes villes, le FdG est devant le FN dans 10 d’entre elles. Et sur 5 villes de banlieues aux quartiers dits chauds (Grigny, Vaux en Velin, St Denis, la Courneuve et Aubervillier), l’extrême droite passe de 20.63% en 2002 à 11.88% en 2012.

 

Dans ces villes le FdG fait en moyenne 20,5% soit près de 10 points devant le FN.


Le FN ne progresse pas vraiment dans ces bastions de l’est qui vont du Gard à la Moselle

 

par contre il progresse fortement passant de 10 à 15% dans les départements ruraux de l’ouest où avant il était faible (Dordogne, Cantal, Landes, Charentes..).


Le FN régresse donc là où il existe un tissu social et militant.

 

Loin de moi de nier le danger FN, nous sommes conscient que dans un capitalisme en crise, une course de vitesse est engagée entre la gauche de transformation sociale et le FN.

 

Le FdG a donc eu raison d’en faire un thème de campagne. Le PS et la gauche caviar (je pense au Nouvel Obs) ont eu tort de faire de Mélenchon le perturbateur qu’il fallait décrédibiliser en en faisant un « homme du système ».

 

De plus, depuis 2007, l’UMP popularise et crédibilise les idées du FN. La souffrance sociale, le chômage, la baisse du pouvoir d’achat, la disparition des services publics sont autant d’éléments qui auraient pu encore plus faire augmenter le FN. Finalement dans cette course de vitesse, il semble qu’on ait même marqué des points là où l’on a fait des meetings et une campagne dynamique : dans les grandes villes. Donc si le score élevé du FN nous rappelle les enjeux de la période, on peut se dire que la reconquête des classes populaires a commencé. Il va aussi maintenant falloir que le FdG s'intéresse à ces petites communes et ses territoires ruraux, même dans ces zones rien n'est acquis pour le FN comme le montre le bon score du FdG dans certains villages des Alpes de Haute Provence ou de la Drôme.

 

Cette reconquete ne pourra se poursuivre que si nous restons indépendants et autonomes vis à vis du PS (pas de soutien à un gouvernement social-libéral) et que nous développons la lutte contre l’Europe libérale en renforçant nos syndicats.

 

Dans la rue le premier mai, dans les urnes au second tour (battre Sarko est évidemment impératif) puis pour les législatives, nous devons continuer à renforcer le FdG.

 

On ne lache rien.

 

Hendrik Davi, 23 avril 2012

Voir les cartes de 2002

http://www.liberation.fr/politiques/2012/04/22/presidentielle-2012-tous-les-resultats-ville-par-ville_813180

et de 2012

http://www.liberation.fr/politiques/2012/04/22/presidentielle-2012-tous-les-resultats-ville-par-ville_813180

 

Ville  FRONT e GAUCHE

          2012/FN2012/FN+MNR 2002

Paris 11,09/6.20/10.32

Lyon 11.83/9.87/16.73

Lille 15.42/13.40/17.90

Bordeaux 12.16/8.22/11.73

Toulouse 15.91/10,34/16.12

Montpellier 15.69/13.66/19.66

Nancy 12/10.55/12.73

Metz 10.94/17.27/ 21.55

Rennes 13.44/7.33/9.21

Nantes 12.38/7.78/11.11

Limoges 13.23/14.76/13.29

Clermont ferrand 14.39/12.36/15.60

Marseille 13.43/23.38/ 27.39

Toulon 9.49/ 23.37/ 23.68

Nice 9.21/ 23.03/ 29.14  

Aubervilliers 20.47/ 12.87/ 21.43

Saint Denis 21.72/ 9.9/ 17.82

La Courneuve 20.42/ 11.34/ 19.51

Grigny 21.23/ 11.5/ 19.77

Vaux en Velin 18.82/ 13.83/ 24.62 

 

Pas d'accord entièrement sur ce qui est dit dans le billet ou dans la réaction de Langue-rouge.

Je crois que les populations comprennent globalement un forte minorité (quelque chose qui peut aller jusqu'à pas loin  de 40 %) de gens bornés, fermés, hargneux, méfiants, brefs, bêtes et méchants.

Partout.

Je dis bien : partout.

Les gens de gauche (comme de droite, évidemment, mais aussi chez les abstentioinnistes) contiennent aussi des intolérants, des imbéciles, des sectaires, des pas drôles, des psycho-rigides, des ancrés sur leurs sacrés-saints principes, des épicuriens, des égoïstes, des comme vous ou moi de temps en temps).

Le vote est un moment où l'on essaie de ne pas rester trop con face à nos intérêts.

Il est resté au soir de nos élections du 22 avril dernier 20 + 25 % = 45 % de gens résolument cons de chez archi-con !... C'est pas leur faute, ils ne se referont pas. Mais nous sommes dans la norme universelle.

N'importe quel groupe, n'importe quel village, n'importe quel quartier est composé d'un peu moins de la moitié qu'on laisse pour ce qu'ils sont : de pauvres connards, sans intérêt, qu'on laisse causer, et qu'on espère bien qu'ils ne seront pas au pouvoir.

Voilà.

Nous en sommes là.


L'objet du billet ne porte pas sur le PS...par contre, on peut en parler. Le vote ouvrier du FN vient de la déception des années Mitterand et de la gauche plurielle mais aussi de l'absence d'amélioration de la vie quotidienne dans les communes communistes ou socialistes des anciens bastions ouvriers. Par contre, il y a aussi et encore recemment une partie de l'intelligenstia de gauche (pas le PS à proprement parlé) qui joue du FN pour maintenir le cap libéral. Ce fut évident dans les dernières semaines de campagne ou l'enemie de certains était plutôt Mélenchon que le Pen. Faire passer Marine Le Pen comme seule candidate antisystème ou encore comparer le "populisme" de gauche à celui de droite (cf Cabu), propager l'idée que l'immigration ou la sécurité sont un problème...tout cela contribue à renforcer le vote FN. Evidemment le vote FN a d'autres ressorts, pauvreté, dépolitisation et surtout 5 ans de Sarko...

 

Une des analyses du (nouveau) vote FN sur france culture à l'instant conseille de s'intéresser au  vote des femmes
Marine le Pen peut présenter une figure d'identification, surtout quand elle s'adresse aux travailleurs pauvres en situation précaire : qui sont à 80% des femmes. Caissières, femmes de ménage etc. Situation de grande précarité.

J'ajouterai - exerçant alors dans des domaines où il y a peu de traditions collectives


Ça me paraît effectivement une bonne explication : rien de fondamentalement fasciste ou fascisant, mais plutôt exprimant un malaise, un mal-être dans la condition de vie et de travail faite aux femmes les plus déqualifiées du pays et sans guère de repères ou d'expériences de solidarités collectives. Je crois que c'est assez vrai (je connais des personnes comme ça, cela dit, c'est un peu lourdingue de vouloir leur rappeler que leur intérêt n'est pas le FN).

Exemple de cette lourdinguerie : on explique aux caissières de supermarchés comment leurs systèmes d'encadrement, de direction et de sous-traitance exclut les plus fragiles d'entre elles et les soumettent à toutes les pressions, financières, sociales, familiales... et fabrique encore plus de pauvreté. Réactions :

– Eh oui ! c'est ça, travailler chez nous ! c'est dur, faut s'y faire ! Tout le monde ne serait pas capable de tenir comme nous le faisons, il faut du courage pour travailler comme on le fait, les clients ne se rendent pas compte, etc.

Comme si se faire surexploiter ça leur donnait un plus dans l'estime d'elles-mêmes !

Allez, Mesdames, encore un effort pour devenir féministes !

Jean-Jacques M’µ

 

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 20:12

Politique - le 26 Avril 2012

Alors qu'il animait une réunion de soutien à Nicolas Sarkozy, le député UMP Lionnel Luca, membre de la Droite populaire, s'en est violemment pris à Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande en la surnommant "Rottweiler", s'attaquant aussi au physique de Fadela Amara. "Les propos de Lionnel Luca témoignent d'une dérive d'une extrême gravité, sans précédent dans la vie politique française", s'indigne le Parti socialiste.


La délicatesse n'a jamais été le fort des députés de la Droite populaire, l'aile droite de l'UMP, et surtout depuis que le président-candidat est parti à la pêche des voix du Front national. Le député UMP des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, s'en est donné à coeur joie lors d'une réunion publique à Saint-Laurent-du-Var près de Nice en tenant des propos misogynes et outranciers contre le camp socialiste.

 

Selon le membre de la Droite populaire, François Hollande est un "candidat édredon" sur lequel on "peut toujours taper : il répondra toujours noir ou blanc". "Hollande qui a retrouvé une femme, Valérie Rottweiler. Et c'est pas sympa pour le chien, ça !". Interrogé par l'AFP, Lionnel Luca a confirmé avoir tenu ces propos, "très amusants". "Et c'est vrai que le chien rottweiler, il demande rien à personne, alors qu'elle...", a-t-il ajouté.

 

L'équipe de campagne de François Hollande a qualifié jeudi d'"injures abjectes" les propos du député et demandé à Nicolas Sarkozy de "condamner immédiatement cette déclaration". "La droite s'affole. Elle montre son vrai visage dans l'agressivité et ce qui s'apparente désormais à une stratégie de tension délibérée. Elle tombe toujours plus bas et n'a plus que la haine comme ultime stratagème", déclarent dans un communiqué Delphine Batho et Bernard Cazeneuve, porte-parole de du candidat socialiste. "Qu'elle s'en prenne, par des injures abjectes, à la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, est absolument inqualifiable. Les propos de Lionnel Luca témoignent d'une dérive d'une extrême gravité, sans précédent dans la vie politique française", dénoncent-ils.

 

Mais le député de la droite populaire ne s'arrête pas là, il persévère et s'en prend également à l'ancienne secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy, Fadela Amara, qui soutient François Hollande. "Fadela Amara, ben moi, j'ai toujours préféré Rachida Dati, d'abord parce qu'elle est moins moche et parce qu'elle a fait campagne pour le président", a-t-il dit au grand bonheur des personnes "hilares", rapporte Nice Matin. "Si Amara fait campagne pour Miss France, elle aura quand même un handicap", a-t-il ajouté auprès de l'AFP.

 

L'ancien Haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, également soutien du candidat socialiste, a lui aussi eu droit à ses attaques : "j'ai été le premier à le dénoncer. Martin Hirsch et sa tête de bon apôtre, finalement c'est Judas qui appelle à voter Hollande", a-t-il dit.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 20:03

Photo : Die Linke dw sur FlickR

 

Politique - le 26 Avril 2012

Pour de nombreux militants et personnalités du centre et de droite, la fin ne justifie pas les moyens. C’est que les valeurs portées comptent au moins autant que le programme. Et la charge sordide ultraconservatrice et islamophobe du candidat de la droite révulse les républicains, du Modem à l’UMP.


Le journaliste Jean-François Kahn, soutien de François Bayrou à la présidentielle, a ouvert le bal en appelant clairement mardi, "tous les républicains et tous les démocrates" à "barrer la route" à Nicolas Sarkozy. "Pour la première fois depuis des lustres, on entend un discours ouvertement pétainiste sortir de la bouche d'un président de la République encore en place. (...) Quoi qu'on pense de son challenger social-démocrate [François Hollande], l'hésitation n'est plus possible, plus tolérable. (...) Tous les républicains, tous les démocrates qui refusent, par patriotisme, le discours de guerre civile et de lacération de notre Nation commune, qu'ils se réclament de Jaurès, de Clemenceau, de De Gaulle, de Mendes France ou de Robert Schuman, doivent voter de façon à barrer la route à l'apprenti sorcier et à permettre qu'on tourne cette page."

 

Le candidat François Bayrou ne prand pas parti ouvertement. Mais il dit : "Aborder la question de l'immigration en validant la thèse du FN et en prétendant que les déséquilibres des comptes sociaux étaient dus aux immigrés, c'est un reniement d'un demi-siècle de politique sociale en France. C'est un reniement du gaullisme aussi bien que des démocrates-chrétiens et humanistes". Et comme "le courant politique que j'anime s'est toujours défini par des valeurs qui sont d'abord humanistes"… Le patron du Modem laisse à ses militants le soin de compléter et de faire preuve d’un peu de logique.

 

Toujours  le camp centriste, le malaise se propage, beaucoup ne peuvent rester neutres. Au Modem, les eurodéputés Jean-Luc Bénnahmias Robert Rochefort n’ont pas tardé à apporter leur soutien à François Hollande, à cause des « valeurs leur lesquelles Sarkozy s’appuie. »

 

Plus à droite, c’est l’ex-ministre de l’éducation Luc Ferry qui s’en prend à la dérive droitière de Sarkozy dans le Libération de jeudi, la qualifiant : « d’erreur de fond ». Et d’expliquer que pour lui, la vraie question d’avenir est la jeunesse et les générations futures. « En prenant comme boussole le FN, en affirmant que nous avons besoin de frontières et de nation, Sarkozy passe complètement à côté de cette aspiration cruciale. »

  • Plus à droite, d’autres apportent leur soutien du bout des lèvres, avec tellement de modérateurs qu’on se demande si ce sont réellement des soutiens.

L’ancien président Valery Giscard-d'Estaing, dans le Parisien ce jeudi s’exprime sur le bilan de 5 ans de Sarkozysme : « il a improvisé la fonction. Il y a eu des critiques que j’ai parfois partagées. Quand au personnage de Sarkozy, il dit plein de sous-entendus : « le caractère, c’est la destinée, dit un vers d’Eschyle. Les êtres ne changent pas beaucoup. Mais ils peuvent faire un travail sur eux même… »

 

Quant à l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin il se met dans la position du petit soldat : s'il n'est "pas d'accord sur beaucoup de choses" avec Nicolas Sarkozy, "ce n'est pas dans le combat" que "le lieutenant contredit la stratégie" du chef. "Par exemple, quand il y a eu la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers, j'ai dit que je n'étais pas d'accord" précise-t-il. Et sur le 1er mai ? "Le mot +vrai travail+ peut prêter à discussion" concède-t-il. Mais "dans le combat, c'est la loyauté qui prime", on a bien compris.

 

Concluons par la sénatrice Chantal Jouanno, qui s’est faite proprement insulter par François Fillon après avoir dit qu’elle préférait voter PS que FN au législatives car  « je ne pense pas que la réponse soit dans la droitisation ».

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BRUNO FORNACIARI

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