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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 19:34

 

Nous, économistes, soutenons Mélenchon

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Nous, économistes, soutenons Mélenchon

Tribune de 35 économistes, issus notamment des universités Bordeaux-IV, université populaire de Caen, Lille-I, Paris-XIII, Paris-I, Toulouse I et Toulouse II, École d’économie de Paris et IEP Paris.


Ce texte n’engage que ses signataires et non les institutions mentionnées.


Le programme du Front de gauche est parfois caricaturé comme un catalogue de mesures sociales irréalistes. Il est plutôt irréaliste de continuer dans la spirale austérité-récession qui plonge l’Europe vers le chaos et le chômage. Ce programme recèle une vraie cohérence et cela sur deux plans. D’une part, il se donne les moyens d’atteindre ses objectifs sociaux contre la domination des marchés. Le Smic à 1 700 euros brut, la hausse des minima sociaux, la retraite à 60 ans à taux plein, le développement des services publics ne répondent pas qu’à des urgences sociales. Ces mesures créeront l’impulsion pour sortir de l’austérité budgétaire et salariale. Elles sauveront les PME asphyxiées par la stagnation de la demande intérieure, la domination des grands groupes et la limitation du crédit. Elles permettront de planifier démocratiquement la transition sociale et écologique.

 

D’autre part, autre originalité de cette politique, elle engagera une véritable bifurcation de l’économie vers un modèle de développement de qualité. Ainsi, la réduction collective du temps de travail accroîtra les marges de manœuvre pour créer des centaines de milliers d’emplois, rompre avec la précarité, réduire les inégalités, notamment entre hommes et femmes, et ouvrir une autre conception du bien-être. La bifurcation de l’économie passe par des investissements d’avenir, méprisés par les marchés. Le Front de gauche propose donc de réorienter le crédit bancaire vers les projets porteurs d’un développement écologique de l’emploi, de la formation et de la recherche. Nous nous appuierons sur un pôle financier public qui associera en réseau les institutions financières publiques existantes, celles qui devront être socialisées, et les réseaux mutualistes.

 

L’un des leviers le plus puissant pour agir dans ce sens sera une redéfinition radicale du statut, des missions et des objectifs de la BCE. Les États sont obligés d’emprunter sur les marchés, ce qui augmente considérablement le coût de la dette. C’est le résultat d’une politique délibérée des gouvernements et des institutions européennes qui se sont volontairement placés sous l’emprise des marchés. Aucune politique progressiste ne sera possible si les marchés continuent à dicter leur loi. C’est pourquoi la BCE et les banques centrales nationales doivent pouvoir, sous contrôle démocratique, financer les déficits publics et racheter les titres publics sur le marché secondaire. Sans attendre la modification des traités qu’il faudra entreprendre, des marges d’action, au niveau national comme au niveau européen, peuvent déjà être mobilisées. Les 1 000 milliards d’euros que la BCE vient de prêter aux banques privées sans contrepartie sont là pour démontrer l’ampleur de ce qu’il est possible de faire si nous reprenons le pouvoir face à la finance. Un Fonds européen de développement solidaire financé en partie par la BCE et par une taxe sur les transactions financières permettra, avec la mobilisation de l’épargne populaire, de disposer des investissements publics nécessaires à la grande bifurcation de notre modèle économique. Par ailleurs, le Front de gauche mettra en place un audit citoyen de la dette qui déterminera les conditions de son remboursement.

Cette logique économique nouvelle s’appuiera sur une batterie de mesures fiscales (revenu maximum, progressivité de l’impôt sur le revenu, suppression de niches fiscales) et réglementaires (taxation des mouvements de capitaux, séparation des banques de dépôt et d’investissement, suppression des stock-options, interdiction des produits spéculatifs). Elle sera fondée sur l’exercice de nouveaux pouvoirs économiques des salariés dans l’entreprise, l’un des piliers de la VIe République sociale que nous proposons (droit de veto suspensif et de contre-propositions sur les plans de licenciements).

 

Cette logique peut s’appuyer sur de grandes forces sociales en Europe pour réorienter les politiques économiques et changer le cours de la mondialisation en nouant des coopérations avec les peuples des pays émergents et en développement. On nous menace d’un déchaînement des marchés financiers au lendemain des élections. Ayant seul pris la mesure de cette menace, le Front de gauche propose une nouvelle cohérence économique, sociale et écologique, appuyée sur des mesures précises pour gouverner face aux banques et reprendre le pouvoir aux marchés financiers, produire autrement, partager les richesses et abolir l’insécurité sociale.

 

35 premiers signataires :

 

Louis Adam, commissaire aux comptes, Pierre Alary, maître de conférence Université Lille 1, Bruno Amable, professeur Université Paris 1, Nicolas Beniès, université populaire de Caen, Éric Berr, maître de conférence Université Bordeaux 4, Frédéric Boccara, économiste, Paul Boccara, université de Picardie, Marc Bousseyrol, maître de conférence IEP de Paris, Mireille Bruyère, maître de conférence Toulouse 2, Laurent Cordonnier, maître de conférence Lille 1, Yves Dimicoli, économiste, Denis Durand, membre du Conseil économique et social, Cédric Durand, maître de conférence Université Paris 13, Guillaume Etievant, expert auprès des CE, Flacher David, maître de conférence Université Paris 13, Jacques Généreux, professeur IEP de Paris, Bernard Guibert, économiste-statisticien, Jean-Marie Harribey, maître de conférence Université Bordeaux 4, Michel Husson, économiste, Sabina Issehane, Université Paris 13, Pierre Khalfa, syndicaliste, membre du Conseil économique, social et environnemental, Philippe Légé, maître de conférence Université de Picardie, Dany Lang, maître de conférence Université Paris 13, Jean Magniadas, membre honoraire du Conseil économique social, Catherine Mills, maître de conférence Université Paris 1, Matthieu Montalban, maître de conférence Université Bordeaux 4, Alain Morin, directeur de la revue Economie et Politique, François Morin, professeur Université Toulouse 1, Jean-François Ponsot, maître de conférence Université Grenoble 2, Jacques Rigaudiat, ancien conseiller social des Premiers ministres Rocard et Jospin, Robert Salais, chercheur ENS Cachan, Richard Sobel, maître de conférence Université Lille 1, Bruno Tinel, maître de conférence Université Paris 1, Stéphanie Treillet, économiste, Franck Van De Velde, maître de conférence Université Lille 1, Sébastien Villemot, Ecole d’Economie de Paris.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 19:30

Informations utiles pour suivre une journée électorale

À la veille du premier tour de l’élection présidentielle, nous vous proponsons de revenir sur les principales questions qui se posent lors d’une journée électorale. Des candidats aux assesseurs en passant par les électeurs et les délégués, chacun occupe une place dans les lieux du bureau de vote, orchestrée par les règles du Code électoral.

 

Au sommaire :


- Comment se compose un bureau de vote ?
- Quel est le rôle du président du bureau de vote ?
- Un conseiller municipal peut-il refuser d’être assesseur ?
- Comment un candidat peut-il suivre le déroulement du scrutin ?
- Pourquoi le dépouillement est-il un moment sensible ?
- Comment reconnaître un bulletin nul ?
- Comment peut-on contester le résultats d’une élection ?

 

Informations utiles pour suivre une journée électorale

À la veille du premier tour de l’élection présidentielle, nous vous proposons de revenir sur les principales questions qui se posent lors d’une journée électorale. Des candidats aux assesseurs en passant par les électeurs et les délégués, chacun occupe une place dans les lieux du bureau de vote, orchestrée par les règles du Code électoral.

 

Comment se compose un bureau de vote ?

Le bureau de vote est un acteur principal de l’organisation d’une journée électorale. Il se compose d’un président, d’au moins deux assesseurs et d’un secrétaire. Sa principale mission est d’encadrer la réception des votes en s’assurant que le scrutin se déroule dans de bonnes conditions. Ses décisions sont prises à la majorité (la voix du secrétaire n’est toutefois que consultative). Elles sont par ailleurs consignées dans un procès-verbal qui retrace les différents événements de la journée.

 

Quel est le rôle du président du bureau de vote ?

Le président du bureau de vote est désigné par le maire de la commune où se déroule l’élection, parmi les conseillers municipaux. Suivant une jurisprudence traditionnelle, un élu ne peut pas refuser, sans raison valable, d’assurer cette fonction dévolue par la loi. Dans un arrêt du 21 mars 2007 (commune de Romainville, n° 278437), le Conseil d’État a jugé qu’un conseiller municipal ayant refusé de présider un bureau de vote, sans raison, peut être déclaré démissionnaire de ses fonctions électives par le tribunal administratif, à la demande du maire (article L. 2121-5 du Code général des collectivités territoriales, CGCT). Concrètement, en cas d’absence du président lors de l’ouverture du bureau, les membres de ce dernier devront avertir les services municipaux. Le maire désignera alors un nouveau président. Cette situation ne doit toutefois pas bloquer l’ouverture du bureau. Elle sera mentionnée au procès-verbal. Le président a pour principale mission d’assurer le bon déroulement du scrutin. Pour ce faire, il exerce notamment la police du bureau. Dans ce cadre, il peut recourir aux forces de l’ordre ou encore retirer ses fonctions à un membre du bureau qui troublerait l’élection. Il peut faire expulser un perturbateur et interdire toutes pratiques nuisibles, comme l’utilisation des téléphones.

 

Un conseiller municipal peut-il refuser d’être assesseur ?

Les assesseurs sont désignés par le maire, parmi les membres du conseil municipal ou des électeurs de la commune. Ils concourent au déroulement du vote en encadrant ses différentes étapes. Si le refus d’assurer une présidence de bureau de vote peut clairement être sanctionné, la règle est plus ambiguë pour les fonctions d’assesseur. En effet, dans un arrêt du 3 mars 2011, la cour administrative d’appel de Versailles a estimé que « si un conseiller municipal peut être amené à participer au fonctionnement d’un bureau de vote en tant qu’assesseur supplémentaire sur désignation du maire, cette fonction, qui incombe au premier chef aux électeurs du département et n’est pas inhérente à l’exercice du mandat, ne peut être regardée comme lui étant dévolue par la loi au sens de l’article L. 2121-5 du CGCT et justifiant, en cas de refus de l’exercer, la mise en œuvre de la procédure de démission qu’il prévoit ». Le président de l’Association des maires de France, Jacques Pélissard, a récemment interpellé le ministère de l’Intérieur sur la question. Ce dernier a indiqué que plusieurs recours sont en attente devant la cour administrative d’appel de Versailles. « Dans ce contexte, il paraît opportun d’attendre la décision de cette juridiction avant d’envisager toute disposition de nature à conférer un caractère obligatoire à la fonction d’assesseur supplémentaire. »

 

Comment un candidat peut-il suivre le déroulement du scrutin ?

Tout candidat dispose d’un droit à représentation dans l’ensemble des bureaux de vote où se déroule l’élection. Premièrement, il peut désigner un assesseur qui composera le bureau de vote. Deuxièmement, un délégué peut être choisi, par lui, pour le représenter au sein de la salle de vote. Les délégués peuvent être sélectionnés parmi tous les électeurs du département où se déroule l’élection. Ils ont le pouvoir de contrôler les opérations électorales et de demander l’inscription d’observations au procès-verbal. Ils ne font toutefois pas partie du bureau. Afin de permettre sa représentation, le candidat devra effectuer, en amont du scrutin, une déclaration auprès du maire, au plus tard l’avant-veille de l’élection à 18 heures. Il notifiera les nom, prénoms, date et lieu de naissance, adresse de chacun des assesseurs et délégués choisis. Il devra aussi indiquer le bureau de vote où il souhaite les voir affectés. Suite à cette opération, le maire délivrera un récépissé qui garantira les droits des représentants. Ce document sera demandé par le président du bureau de vote.

 

Pourquoi le dépouillement est-il un moment sensible ?

Le dépouillement est le moment de décompte des suffrages. C’est là où se noue le résultat. L’organisation du dépouillement est décrite à l’article L. 65 du Code électoral. Première étape, dès la clôture du scrutin, il est procédé au dénombrement des émargements. L’urne est ensuite ouverte et le nombre des enveloppes est vérifié. Si ce nombre est plus grand ou moindre que celui des émargements, il en est fait mention au procès-verbal. Le bureau et les candidats désignent parmi les électeurs présents des scrutateurs qui sont répartis entre différentes tables. Après que les rôle et place de chacun ont été répartis, l’ouverture des enveloppes peut commencer. Dans le cas où une enveloppe contient plusieurs bulletins, le vote est nul quand les bulletins portent les noms de candidats différents. À l’inverse, si un seul nom est retenu, le vote sera validé mais ne comptera évidemment que pour un. Lors de ce moment central, le candidat ou son représentant peut demander l’inscription au procès-verbal de toutes difficultés qu’il aurait relevées.

Comment reconnaître un bulletin nul ?

Le Code électoral définit les conditions suivant lesquelles un bulletin doit être compté comme nul. Selon l’article L. 66, n’entrent pas dans le résultat du dépouillement : – les bulletins blancs ; – ceux qui ne contiennent pas une désignation suffisante ou dans lesquels les votants se sont fait connaître ; – les bulletins trouvés dans l’urne sans enveloppe ou dans des enveloppes non réglementaires ; – les bulletins écrits sur papier de couleur ; – les bulletins ou enveloppes portant des signes intérieurs ou extérieurs de reconnaissance ; – les bulletins ou enveloppes portant des mentions injurieuses pour les candidats.

Comment peut-on contester le résultat d’une élection ?

Dans le cas où un électeur ou un candidat estime que la sincérité du scrutin a été altérée par des faits ou comportements frauduleux, il peut saisir le juge de l’élection pour demander l’annulation du scrutin. Le préfet dispose aussi de cette compétence. À l’inverse, les personnes morales (partis politique ou collectivités territoriales) ne peuvent pas entreprendre une telle action. Le juge de l’élection se différencie du juge administratif et civil. Ainsi, pour les élections municipales et cantonales, un recours devra être formé en première instance devant le tribunal administratif dans les cinq jours qui suivent le résultat. Pour les élections régionales, le requérant saisira directement le Conseil d’État dans les dix jours. S’agissant des élections législatives, c’est le juge constitutionnel qui sera interpellé dans les dix jours pour.

 

ATTENTION Pour l’élection présidentielle :
Les électeurs ne peuvent contester la régularité d’une opération qu’en inscrivant dans le procès-verbal de leur bureau de vote leur réclamation. Les délégués des candidats disposent aussi de ce droit. Le préfet peut quant à lui attaquer l’élection dans les quarante-huit heures qui suivent la clôture du scrutin. Les candidats bénéficient aussi de cette voix de recours dans le même délai de quarante-huit heures.

ATTENTION Pour l’élection présidentielle :
Un modèle uniforme de bulletin est fourni par l’administration pour chaque candidat. Il comporte uniquement leur nom et prénom. Lors du dépouillement, tous bulletins différents de ceux délivrés par l’administration n’entrent pas en compte dans le résultat. (Article 24 du décret du 8 mars 2011 portant application de la loi du 6 novembre 1962, relative à l’élection du Président de la République au suffrage universel).

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:36

- le 20 Avril 2012

A deux jours du premier tour de la présidentielle, les derniers sondages sont tombés, qui installent tous François Hollande en tête des intentions de vote, avec une avance confortable sur un Nicolas Sarkozy qui dévisse. De quoi remettre en cause les appels nourris du Parti socialiste à "voter utile", donc pour leur candidat.

  • Hollande devant dans tous les sondages

Ce vendredi, les instituts donnent tous le candidat socialiste devant le président sortant au premier tour:

  1. 30% contre 26,5%, pour l'institut BVA, dans une enquête publiée par Le Parisien-Aujourd'hui en France
  2. 28% contre 25%, dans un sondage CSA pour BFM-TV, 20 Minutes et CSC
  3. 27,5% contre 26,5%, pour Harris Interactive, VSD et LCP
  4. Seul Sofres-Sopra Group pour I>Télé donne du 27-27%

Si tous ces instituts soulignent la marge d'erreur, qui varie de 1,5% à 4% selon la taille des échantillons, pour le premier tour, tous sont encore plus formels pour la tendance au deuxième tour en cas de duel Hollande-Sarkozy. Le premier compte une dizaine de points d'avance sur le second (de 55%-45% pour TNS Sofres à 14 points (57%-43% pour BVA).

  • Le Front de gauche affronte le Front national

En revanche, l'incertitude est totale pour la troisième place, entre le candidat du Front de gauche et celui du Front national. Si BVA les place à égalité à 14%, les autres instituts donnent l'avantage à la fille de Jean-Marie Le Pen (17% contre 13% pour TNS Sofres, 16%-12% pour Harris, 16%-14,5% pour CSA). Avec, là encore, toutes les précautions d'usage sur les marges d'erreur.

  •  
  • Les deux façons de voter utile selon Mélenchon

De quoi donner encore plus de force à l'appel aux indécis de gauche de Jean-Luc Mélenchon pour l'aider à passer devant l'extrême droite, et "faire avancer le niveau des exigences" de la gauche. "Le vote utile (...) c'est le vote pour le Front de gauche, et le niveau du vote du Front de gauche est l'indicateur du trouillomètre de la droite", a-t-il expliqué jeudi soir lors de son dernier meeting avant le premier tour au Parc des expositions de Paris.

"Il faut bien comprendre ce que nous sommes en train de faire, ce n'est pas seulement un peuple qui règle ses comptes avec un dirigeant (...) nous ne nous battons pas que pour nous-mêmes. Nous allons briser sur le Vieux continent l'axe Merkozy, c'est-à-dire le cœur de l'Europe "austéritaire", a ajouté le porteur du Programme partagé.

 

"Plus vous mettez de bulletins, plus ils lâcheront"

Pour Jean-Luc Mélenchon, le vote utile est aussi celui qui permet de porter des exigences bien ancrées à gauche. Assurant être du côté du réalisme, le candidat Front de gauche a de nouveau défendu le relèvement du Smic à 1.700 euros brut, l'une des mesures phares de son programme. Il s'est réjoui de l'évolution, sur ce sujet, de la position de François Hollande. Après avoir parlé de "coup de pouce", le candidat PS a dit son intention d'opérer un "rattrapage" du Smic s'il est élu le 6 mai

"Allez-y", a lancé à ses électeurs potentiels celui qui se targuait récemment d'une "mélenchonisation des esprits". "Plus vous mettez (de bulletins de vote), plus ils lâcheront, allez." Et de conclure: "Nous serons, et pour toujours, la force autonome, indépendante, exigeante qui ne se marchande pas".

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:27

Coup de théâtre à quelques heures du premier tour de l'élection présidentielle. Éric Besson, ministre de l’Industrie, vient d'annoncer cette nuit sa démission du gouvernement afin d'apporter son soutien à François Hollande.

 

Coup de théâtre à quelques heures du premier tour de l'élection présidentielle. Alors que la côte de Nicolas Sarkozy est au plus bas dans les sondages d'opinion, un nouveau coup sévère vient d'être porté à la campagne du candidat UMP.

Dans une interview accordée à Libération, Éric Besson, ministre de l’Industrie, vient d'annoncer cette nuit sa « démission du gouvernement afin d'apporter son soutien à François Hollande. »

 

FAIRE TOMBER LE MASQUE



EricBesson.jpgInterrogé par Nicolas Demorand, directeur de publication de Libération, M.Besson a déclaré vouloir « faire tomber le masque d'ignominie porté depuis cinq ans » en révélant au grand jour son « rôle d'agent infiltré au sein du gouvernement de Nicolas Sarkozy. »

Membre de l'équipe de campagne de Ségolène Royal en 2007, Éric Besson avait démissionné de son mandat de secrétaire national à l'économie du PS puis rejoint Nicolas Sarkozy peu avant le premier tour de la précédente élection présidentielle. Un acte qualifié à l'époque de "traîtrise".

« Croyez-moi, en 2007, sans en parler à personne, j'ai décidé seul de gagner les rangs de l'adversaire », a confié M.Besson. « J'ai considéré que tout était perdu avec Ségolène, mais je me refusais à laisser la France entre les mains d'un fou dangereux, un maboul complètement cintré qui voulait saigner les pauvres pour goinfrer les riches. Je suis vraiment de gauche, moi, monsieur ! »

 

DES CHIFFRES FAUX


Pressé de s'expliquer sur son zèle à la tête du ministère de l’Identité nationale et de l'UMP, Éric Besson a ensuite lâché une bombe politique. « Que ce soit à la Prospection, à l'Industrie ou à l'Immigration j'ai systématiquement contrevenu aux ordres du malfaisant Nicolas Sarkozy en présentant des chiffres faux, systématiquement faux ! »


L’ex-ministre a rejeté l’accusation de sabotage de l’action gouvernementale en plaidant avec emphase pour son « sens de la dignité et son respect pour la valeur de tous les individus fondée sur la capacité de tout citoyen à déterminer entre le bien et le mal. »

Puis d'ajouter qu'en admirateur du cinéma de Louis Malle, il lui était « évidemment impossible d'être le salaud de l'histoire, un traître. De séparer des familles et d'éparpiller des destins. J'ai trop aimé le film "Au revoir les enfants" pour laisser faire ces horreurs. Non, je ne suis pas un traître, croyez-moi sur parole », a particulièrement insisté M.Besson avant d'ajouter qu'il était toujours de gauche et qu'il ne demandait rien en échange de son ralliement, « sinon un poste de secrétaire d'Etat, de préférence dans un ministère avec vue sur la Seine. »

Interrogé sur son modus operandi, Éric Besson a confié que ses cabinets successifs « ont organisé des réseaux d'exfiltration des familles de sans-papiers avec le concours discret de RESF et de la Ligue des Droits de l'Homme. Des préfets, proprement écoeurés par le projet politique de l'abominable Sarkozy, nous ont spontanément apporté leur concours et depuis cinq ans, à la barbe du pouvoir, plus aucun enfant n'a été raflé à la sortie de son école. »

 

DES RÉACTIONS EN MASSE


besson4.jpgRéagissant sur Europe1 Nathalie Kosciusko Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy, a provoqué l'effroi par des propos particulièrement maladroits, « si le président est réélu, les traîtres et les mauvais Français seront tous pendus à des crocs de boucher ! »

Le candidat du Modem François Bayrou, à la recherche d'un second souffle dans les sondages, a déclaré que « si tout cela s'avérait véridique, alors M.Besson pouvait légitiment retrouver sa place au sein de la République et intégré son équipe de campagne en vue d'un large rassemblement au centre. »


Jean Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, n'a pas commenté les déclarations d'Éric Besson mais s'en est pris avec virulence au candidat Sarkozy : « Ces fascistes parfumés, ces vermines, ces rats qui quittent le navire payent leurs dix ans de politiques néolibérales destructrices. Bientôt l'UMP sera aussi insignifiant que le parti des chasseurs. Nous leur ferons les poches ! We are dangerous ! »

Interrogé sur RTL François Hollande, prochain président de République, a estimé que le « destin de traître » d'Eric Besson le suivrait toute sa vie.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 06:05

- le 19 Avril 2012

 HOLLANDE tente de siphonner l'électorat du Front de gauche

Après la hausse du Smic, l'Europe. A quatre jours du premier tour de la présidentielle, François Hollande a à nouveau fait un signe aux électeurs du Front de gauche en tentant de marcher sur les plates bandes du Programme partagé. Le candidat PS souligne ce jeudi matin avoir "un point commun" avec celui du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon : le refus du traité européen sur les disciplines budgétaires "tel qu'il a été signé en mars".


Mais comme pour le coup de pouce du Smic auquel François Hollande semble s'être converti depuis mercredi, mais pas à la hauteur des 1700 euros réclamés tout de suite par le Front de gauche, le fossé reste grand entre ce que préconise le président du Conseil général de Corrèze sur l'Europe et le porteur du Programme partagé. "On peut regarder ce qui sous sépare, on peut regarder ce qui nous rapproche. J'ai été dans le même parti que Jean-Luc Mélenchon (ex-PS, ndlr) donc il y avait beaucoup de choses qui nous unissaient", a déclaré M. Hollande sur RMC et BFMTV.

 

Augmenter le Smic "autant qu'il serait possible"

Le candidat PS a souligné que "le Smic, c'est une question non pas de principe, je voudrais augmenter autant qu'il serait possible les salaires, mais j'ai une obligation, moi, si je deviens le prochain président de la République: je dois réussir, je ne suis pas là simplement pour faire une belle élection, pour faire un beau premier tour".

 

"J'accepte les disciplines" budgétaires

"En revanche, là encore, nous avons un point commun avec Jean-Luc Mélenchon, pas forcément exprimé de la même manière: je n'accepterai pas le traité budgétaire tel qu'il a été signé au mois de mars". "Je dirai, et je pense que mon message a été entendu, que j'accepte les disciplines, que je ferai en sorte que la dette de la France soit diminuée", mais "je dirai, s'il n'a pas un volet de croissance, si nous ne levons pas des emprunts pour soutenir des grands projets d'infrasructures, des projets industriels écologiques en Europe, eh bien nous aurons et l'austérité et la dette", a-t-il réaffirmé.

 

Là encore, le Front de gauche va bien plus loin, en proposant un référendum pour rejeter le traité "Merkozy" qui gravel'austérité dans le marbre constitutionnel de l'Europe.

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 16:21

 

Libération : Porte-voix de Marine le Pen?

Quelle atroce impression nous laisse ce matin la lecture de Libération, le quotidien autrefois de gauche. A 3 jours du scrutin, rendez-vous crucial pour notre pays, le journal de la rue Béranger met à sa Une, la candidate du FN en titrant « La menace ».
Coûte que coûte, au mépris de la plus élémentaire déontologie, il faut faire peur à l'électorat de gauche. Faire silence sur ce qui fait pourtant l'événement de la presse mondiale qui couvre l'élection française : l'irruption du Front de gauche désormais en capacité de dépasser l'extrême droite placée, il y a quelques mois à plus de 20 % .

 

Le Front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon est en passe de réussir son pari : faire pièce à Marine Le Pen dans l'électorat populaire, fichant en l'air un scénario écrit à l'avance. Scénario auquel Libération avait déjà largement contribué le 9 janvier dernier, avec ce titre  : « 30% des Français n'exclueraient pas de voter Le Pen «  (faute d'orthographe incluse).

Quelle triste évolution que celle du journal fondé par Jean-Paul Sartre qui, pour jouer les rabatteurs du vote Hollande, s'est transformé en organe central de Marine Le Pen !

 

Alain Hayot, membre de la direction du PCF, spécialiste du Front National,

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 14:13
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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 20:53

18 avril 2012 ne-soyons-pas-dupes par Bruno Fornaciari

 

Depuis quelques jours c'est la débandade dans le clan Sarkozy. Après la "famille" Chirac, voilà que maintenant, les ralliés d'hier à Satkozy, se rallient aujourd'hui à Hollande. Ce qui dévrait soit étonné plus d'un, soit alerter les plus perspicaces.

 

Car en effet, ce jeu de chaises musicales ce reniement/ralliement/reniement, brouille les esprits, et tente de "perdre" des électorats crédules et indécis. Le ralliement de Corinne Lepage ex -majorité, ou de Azouz Begag ex-secrétaire d'état de Sarkozy, passé il y peu chez Bayrou, puis maintenant chez Hollande, ne procède pas à des ambitions personnelles.  Ils participent à des tentatives de modifier  le rapport de force à gauche en dénigrant Mélenchon et le FDG. En effet, une partie des forces économiques qui nous gouvernent aujourd'hui, considèrent, qu'après l'avoir soutenu de toutes leurs forces, la partie est perdue pour "leur" candidat.

 

Les forces de droite se redisposent à la hâte et sans ordre. La brouille de Rachida Dati, ou de Rama Yade avec l'UMP et leur soutien à Sarkozy traduit les divisions du parti majoritaire. L'alternative au candidat UMP qui va perdre, est de soutenir le candidat du moindre mal pour eux, celui de l'alterrnance, le plus crédible. Et ils choisissent Hollande. Non parcequ'il adhèrent à son programme, mais parceque celui-ci, laisse ouvertes des brèches dans lesquelles les forces du capital pourraient s'engouffrer, et poursuivre l'application des "nécessités économiques" en cours.

 

Aussi, s'agit-il aujourd'hui, dans l'état actuel de l'opinion, de creuser l'écart, non pas tant de Hollande avec Sarkozy, (les sondages du 2e tour les confirment depuis plusieurs mois sans exceptions), mais celui de Hollande avec le candidat du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon.

 

Afin de faire pencher à droite  "l'ennemi de la finance" que la bourse pourrait bien "soutenir" par une hausse des cours.  Mme Parisot compte ne pas "terroriser" le "futur Président" avec lequel il faudra bien discuter.  Ainsi  plus l'écart sera grand entre le score des deux candidats à gauche plus grande sera la "liberté" du nouveau Président de ne pas dépendre et tenir compte de la volonté de changements radicaux exprimés sur le nom du candidat  JL Mélenchon. Tel est l'un des enjeux majeur du premier tour avec le recul de l'extrême droite. C'est sans doute ce qui explique toutes les manoeuvres des médias unanimes pour promouvoir et Marine Le Pen, et François Hollande, dans un ballet anti-Mélenchon.

 

Les Martin Hisch, Fadela Amara,  se renient à nouveau comme ils l'avaient fait en rejoignant Nicolas Sarkozy. Ils donnent à voir une piètre image de la politique et d'eux-mêmes. Les Michel Onfray bateleur/philosophe et autres "animateurs médiatiques", sont  requis pour faire le sale boulot de rabatteur.

 

Ne nous laissons pas impressionner. Ne soyons pas dupe. Encore quelques jours pour convaincre, et les indécis, et ceux de nos compatriotes qui envisagent "d'attendre" le 2e tour.

 

Un vote utile, un vote de lutte, un vote de colère et de résistance, un vote d'espoir, un vote de progrès, un vote citoyen, un vote d'avenir, LE VOTE FRONT DE GAUCHE sur le nom de notre candidat commun JEAN-LUC MELENCHON

___________________________________________________________________________________________________

Mais Valls avoue une  crainte : "Le risque de ces sondages est moins l'abstention que la dispersion." Le PS redoute que ses électeurs, pensant les jeux faits, n'offrent leurs voix au premier tour au leader du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon", meneur d'une belle campagne porteuse d'espoirs. CQFD

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:46

1.000 intellectuels derrière Jean-Luc Mélenchon

Appel collectif

Enseignants, chercheurs, créateurs, artistes... Ils sont(pour le moment) 1000 intellectuels à s'engager derrière le candidat du Front de gauche dans un appel publié ce mardi dans l'Humanité.

Enseignants, chercheurs, personnels de santé, intellectuels, créateurs, artistes, travailleurs de la culture, nos métiers sont divers. Nous venons aussi d’horizons politiques différents. Mais notre expérience professionnelle et sociale quotidienne nous fait mesurer les innombrables dégradations dont les premiers responsables sont le président de la République, son gouvernement et les groupes sociaux dont ils constituent le bras armé.

Dans tous les domaines, les inégalités se creusent. L’école et l’université sont dans un état qui les met dans l’impossibilité d’assurer à tous les jeunes les connaissances aujourd’hui si nécessaires. L’accès aux soins est devenu une course d’obstacles pour les plus démunis, quand il ne leur est pas carrément interdit. La démocratie culturelle est en panne et l’économie de la culture de plus en plus marchandisée. Des millions de personnes vivent aujourd’hui dans la pauvreté dans notre pays. Refusant de mettre en cause un partage des richesses qui est la cause première de l’incapacité d’assurer une vie décente et un minimum de bien-être à une grande partie de la population, les classes dirigeantes associent politiques d’austérité et atteintes aux libertés fondamentales, qu’il s’agisse des libertés syndicales dans l’entreprise ou de celles des étrangers vivant sur notre sol.

Renvoyer l’actuel président de la République et la majorité qui le soutient à l’occasion des élections de 2012 est donc une urgence absolue.

Mais l’expérience vécue dans le passé dans notre propre pays et celles en cours dans d’autres pays européens montrent qu’il ne suffit pas de chasser la droite du pouvoir pour que soit menée une politique réellement alternative, visant une transformation sociale profonde pour davantage d’égalité, de justice et de liberté. Il faut pour cela partager les richesses sur une base nouvelle, en finir avec la précarité et l’insécurité sociale, reprendre le pouvoir indûment confisqué par la finance et les banques, aller vers une planification écologique et des choix énergétiques contrôlés par les citoyens, redonner du sens au travail et produire autrement en mettant l’accent sur ce qui est durable et en redonnant toute sa place à l’humain avec sa part de rêve, construire une autre Europe dans le cadre d’une mondialisation tournée vers la coopération et la paix, faire vivre une République où le peuple exerce le pouvoir pour de bon. On ne pourra y parvenir qu’en mobilisant la société tout entière, sur les lieux de travail, dans les espaces publics, en partant de l’expérience que chacun-e s’est forgée des manières de résister à l’injustice.

Le programme et la pratique politique du Front de gauche et de son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, ont d’ores et déjà créé une dynamique nouvelle. Elle redonne corps à l’espoir d’une société et de rapports humains fondés sur la solidarité et la coopération.

 

  • Pour signer cet appel, envoyer un message 
à pournousCmelenchon@gmail.com en précisant vos nom, prénom et profession ou activité.
  • D'autres appels parus dans l'Humanité:

L'appel des syndicalistes à voter Mélenchon

100 auteurs de polar votent Mélenchon

La M'Pep soutient Mélenchon

  • Parmi les 1000 signataires:

Parmi eux : ASCARIDE Pierre, Acteur, auteur et metteur en scène ; AUCOUTURIER Pierre, Professeur d'Immunologie, Paris ; BANDELIER Bernard, Professeur des universités ; BEAUD Stéphane, Sociologue, École normale supérieure ; BENAROUS Richard, Médecin, Directeur scientifique ; BERGOUGNOUX Pierre, Écrivain ; Judith BERNARD, metteur en scène ; BLOCH Bernard, Metteur en scène et comédien ; BOKOBZA Hervé, psychiatre-psychanalyste ; BONTHOUX Françoise, Professeur des universités, Grenoble ; BOUCOBZA Isabelle, Enseignant-chercheur, Juriste ; BRAY Florence, Enseignant-chercheur, Gauche-cactus ; CABANES Max, Auteur de bandes dessinées ; CASSEN Bernard, Jourbnaliste, Secr. général de Mémoire des luttes ; CHAO Ramon, Journaliste ; CHARB,  Dessinateur de presse ; COLLOVALD Annie, Professeur des universités ; COMOLLI  Jean-Louis, Cinéaste, Paris ; DAVISSE Françoise, Réalisatrice ; DE SAINT DO Valérie, Journaliste et auteure ; DE WAELE Catherine, Directeur de recherche au CNRS, Médecin ; DESMETTRE Bérengère, Artiste photographe, écrivain ; DORAY Conception, psychanalyste ; DOUAIRE-MARSAUDON Françoise, Directrice de recherche CNRS, Anthropologue ; ETHUIN Nathalie, Enseignant-chercheur ; FOULQUIE  Philippe, Directeur-fondateur du Théâtre Massalia et de la Friche la Belle-de-Mai ; FRIOT Bernard, Professeur des universités ; GADREAU Maryse Professeur des universités ; GARO Isabelle, Philosophe ; GEAY Bertrand, Professeur des universités ; GENTRY Anne, Médecin ; GEST  Martine, Professeure IUFM ; GIACOMO-MARCELLESI Mathée, Professeur des universités ; GORI Roland, Professeur des universités ; GRET Marion, Chercheure ; HACCOUN Martine, Anesthésiste Réanimateur ; HAGUENAUER Jean-Louis, Pianiste ; HARTEMANN Agnès, Médecin, professeur des universités ; HUET Sylvestre, Journaliste ; HUSSON Michel, économiste ; JOLIBERT Josette, Chercheure en didactique ; JOLLET Anne Enseignante-chercheure, Historienne ; JOUAN Marlène, Enseignant-chercheur, philosophie ; JOUANNEST Gérard, Musicien, compositeur ; KATZ Rose, Directrice de recherche, INSERM ; KIEFFER Annick, Sociologue ; KINZLER Catherine, Philosophe, écrivain ; LAMRANI Salim, Enseignant-chercheur ; LANGEVIN Hélène, Directrice de recherche honoraire, CNRS ; LANTHEAUME Françoise, Enseignante-chercheure ; LEBARON Frédéric, Professeur des universités ; LE VAILLANT  Anne-Claire, Architecte ; LEXTRAIT Fabrice, LUBAT Bernard, Artiste musicien, MABROUK Kamel, Enseignant-chercheur ; MAUGER Gérard, Directeur de recherche, CNRS ; MAZAURIC Marion, Éditrice ; MEMMI Dominique, Directrice de recherche, CNRS ; NEF Annliese, Enseignante-chercheure ; ORTOLA Marie-Sol, Professeur des universités ; PARIS-CLAVEL  Gérard, Graphiste ; PENA RUIZ Henri, Philosophe, écrivain ; PERRONE Marc, Artiste Musicien ; PESCHANSKI Robi, Professeur des universités, physique théorique ; PIERRU Frédéric, Sociologue, CNRS ; PIGENET Michel, Professeur des universités, Directeur du Cente d’Histoire sociale du 20ème siècle ; PIGNON-ERNEST Ernest, Artiste-peintre ; PINÇON-CHARLOT Michel et Monique, Dir. de recherche, CNRS ; PLASSART Marie, Enseignante-chercheure ; PORCHERON  Sapho, Avocate à la Cour ; PUDAL Bernard, Professeur des universités ; RAMONET Ignacio, Journaliste, Dir. du Monde diplomatique en espagnol ; RISTAT Jean, Écrivain ; ROZA Stéphanie, Professeur de philosophie ; RUSCIO Alain, Historien ; SAURET Marie-Jean, Professeur des universités, Psychanalyste ; TANGUY Lucie, Sociologue, CNRS ; TERRAIL Jean-Pierre, Professeur des universités, sociologue ; THERY Julien Professeur des universités, Histoire du droit ; TORT Patrick, Directeur de l'institut Charles Darwin international, TRIPIER  Maryse, Professeur émérite de sociologie ; VALENTIN Boris, Enseignant-chercheur, anthropologie ; VOVELLE Michel, Historien ; WEBER Anne Co-director Team 2, Inserm ; WOLIKOW Serge, Professeur des universités, Histoire....

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 11:39

 

Plus qu'un siège, le PCF retrouve à Hénin le souffle des années fastes

mercredi 18.04.2012, 05:02  - La Voix du Nord

 Devant un David Noël aux anges, Pierre Laurent a exhorté «une gauche de combat, de courage!»
Devant un David Noël aux anges, Pierre Laurent a exhorté «une gauche de combat, de courage!»

|  ON EN PARLE |

Près de deux cents personnes enthousiastes, faisant fi du vent glacial, rassemblées sur la place Jean-Jaurès autour du drapeau communiste,

 

on n'imaginait plus voir cette image dans cette ville où, année après année, le PCF tentait en vain de retrouver espace et souffle.

Des années de disette et d'exil logistique chez les voisins montignynois qui ont désormais pris fin. Le souffle de la campagne présidentielle et la potion magique « Front de gauche » sont entre-temps passés par là, ayant apparemment donné foi et ambition à une force militante qui se rapprochait de la peau de chagrin.

Les ingrédients de cette renaissance ? Un ennemi, à la stratégie du coucou, clairement identifié et combattu (le FN), un allié conjoncturel longtemps hégémonique mais aujourd'hui fragilisé par des dissensions internes et la peur du lendemain (le PS)...C'est donc un PCF requinqué dans ses habits FDG qui a désormais pignon sur rue sur la place Jean-Jaurès :face aux camarades du MRC et aux portes d'un hôtel de ville que les communistes rêvent déjà, l'appétit aidant, de prendre les rênes... D'où le clin d'oeil à Nestor Calonne qui fut le seul maire communiste d'Hénin-Beaumont, de 1945 à 1947, avant de devenir député puis sénateur, et dont le local PCF porte désormais honorifiquement le nom. L'occasion pour le secrétaire de section, David Noël, de rappeler les grandes heures de l'influence communiste sur la commune « qui a toujours été une ville de résistance... une ville de gauche ». Une ville qui est tout sauf « un fief de Marine Le Pen », gimmick journalistique qui a le don de hérisser le poil des communistes : « On n'est pas ses serfs ! » « Avec le FN, on est dans l'illusion, le mythe ! », tonne le secrétaire fédéral et futur candidat aux législatives, Hervé Poly. Qui aimerait bien, en juin prochain, renouer avec les années où le PC était incontournable via l'emblématique Joseph Legrand. Et de rappeler en direction des incrédules les grands noms communistes qui jalonnèrent ce territoire, de Maurice Thorez à Émilienne Mopty.

« Des députés qui aient du courage... »

Un passé glorieux aujourd'hui réactivé par un indéniable vent porteur. « Faisons en sorte qu'il soit un mistral gagnant !

 », osera le patron fédéral... avant de laisser place à son N + 1. Un Pierre Laurent qui n'en est pas à sa première visite sur ce territoire. Et se souvient d'ailleurs que son dernier déplacement à Hénin était lors de l'élection de Marine Le Pen à la tête du FN, déplorant que les médias se soient alors lancés « dans une opération de banalisation incroyable ». Avec le Front de gauche, le PCF, version Laurent, est, assure-t-il, « une gauche de combat, de courage, qui ne renonce pas à ses valeurs. Il fallait cette gauche-là... » Avec un chantier majeur face aux captations de l'électorat historique du parti par le FN ou Sarkozy lors de la campagne sociale de 2007 : « Renconstruire l'espoir !

 

 » Un élan actuel qui, explique-t-il, « peut tout changer pour les législatives... Nous ne sommes pas condamnés à subir une situation où il n'y aurait que quelques députés Front de gauche. Quand il faudra, dans quelques mois, abroger les lois Sarkozy, il faudra des députés qui aient du courage ! » Rafale d'applaudissements en retour alors que le vent gonfle, comme un symbole, les drapeaux rouges fichés en fronton du local. Les badauds, quittant le marché, s'arrêtent, interloqués. par cette inauguration à l'indicible saveur de meeting. Coup de pub réussi ! •

 

PASCAL WALLART

 

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BRUNO FORNACIARI

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