Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 08:11

Avec 59,20 % des voix, il supplante nettement Manuel Valls au second tour de la primaire. L’ex-Premier ministre arrive en tête dans un seul bureau sur 34.

Un peu plus de 41 % des voix pour Manuel Valls, plus de 58 % en faveur de Benoît Hamon. On en était là hier soir vers 20 h, les 12 premiers bureaux de vote dépouillés sur 34. Le reste des résultats allait encore accentuer la tendance. A l'issue du second tour de la primaire de gauche, Benoît Hamon l'emporte dans les Deux-Sèvres avec 59,2 % des voix face à son concurrent, qui n'atteint pas les 41 %.

Un résultat sans surprise au vu du premier tour. Le 22 janvier, si l'on additionnait les seules voix de Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, on dépassait les 55 %. La participation hier a été plus forte : 10.917 électeurs ont fait le déplacement, c'est 1.873 de plus que le dimanche précédent. Dans certains bureaux, ces nouveaux électeurs ont modifié la logique arithmétique des reports de voix. Sans que la donne globale en soit changée.

L'exception Cerizay

Seule exception à la vague rose vif : le bureau de Cerizay, le seul et l'unique à placer Manuel Valls en tête. Les 33 autres ont voté Benoît Hamon. Et la défaite est parfois cuisante pour le vaincu. A Niort-Michelet, en centre-ville, Manuel Valls dépasse à peine les 33 %. Le Mellois, lui, est particulièrement défavorable : 33,5 % au bureau de Celles-sur-Belle, 35,20 % sur Melle, 32,53 % à Brioux-sur-Boutonne. Le « vallsisme » n'a à l'évidence pas pris chez les électeurs de gauche dans les Deux-Sèvres. Significatif, aucun élu n'avait apporté son soutien public au candidat durant la campagne.

nr.niort@nrco.fr

 
Repost 0
20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 06:24

Sondage : Hollande pousse une partie de son électorat à droite

GÉRARD LE PUILL

MARDI, 19 JUILLET, 2016

HUMANITE.FR

AFP

Un sondage IFOP effectué auprès de 2.000 personnes indique que 73% des électeurs se disent opposés à une réélection de François Hollande à l’Elysée en 2017. Le rejet atteint 66% pour Nicolas Sarkozy et 63% pour Marine Le Pen.

On pourrait appeler cela le sondage qui permet aux électeurs de formuler le plus fort rejet pour le second tour de l’élection présidentielle de 2017. Il a été réalisé par l’IFOP pour Atlantico auprès de d’un échantillon de 2.000 électeurs. A propos de 12 candidats potentiels nommément désignés(1), les électeurs sondés devaient répondre aux deux questions suivantes à propos de chacune de ces personnalités : « je ne souhaite en aucun cas qu’elle ne soit élue » ou bien « je ne suis pas totalement opposé à ce qu’elle soit élue». On notera qu’il s’agit d’exprimer un rejet partisan en réponse à la première question et un possible non rejet en réponse à la seconde. En aucun cas le sondé n’est appelé à exprimer une préférence partisane pour tel ou tel candidat.

A partir de là, 73% des personnes interrogées ne souhaitent « en aucun cas » voir François Hollande élu pour un second mandat alors que 27% ne seraient « pas totalement opposés » à le voir rempiler. Nicolas Sarkozy est rejeté par 68% des sondés et plus ou moins accepté par 32%. 64% des sondés sont totalement opposés à la présence de Jean-Luc Mélenchon à l’Elysée et 36% n’y sont pas totalement opposés. Pour Marine Le Pen c’est 63% dans le premier cas et 37% dans le second. Bruno Le Maire fait 60/40, François Fillon 57/43, Arnaud Montebourg 54/46, François Bayrou 53/47, Emmanuel Macron 51/49 et Alain Juppé 42/58.

Il nous faut noter ici que cette enquête a classé les électeurs en seulement trois catégories qui sont ainsi désignés : sympathisants du parti socialiste, sympathisants des Républicains, sympathisants du Front national. Ni les électeurs du Front de gauche ni ceux d’Europe Ecologie Les Verts ne figurent en tant que tels dans le détail des réponses. A se demander si les enquêteurs les ont fait basculer dans la catégorie des « sympathisants socialistes » qu’ils ne sont pas.

Cette réserve sur la lecture de l’enquête étant faite, François Hollande est rejeté par 36% de sympathisants socialistes, 78% des sympathisants des Républicains et 85% de ceux du FN. Il est aussi rejeté par 74% des hommes et 72% des femmes, par 71% des moins de 35 ans et par 74% des plus de 65 an, par 75% des employés et 73% des ouvriers. Le rejet est plus fort dans ces deux catégories sociales pour Hollande que pour Sarkozy qui recueille 69 et 67% d’opposants déterminés. Cette opposition chute à 58% vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon dans ces deux catégories et à 58 et 53% pour Marine Le Pen.

Notons enfin ce commentaire de Bruno Cautrès pour Atlantico : « Ce qui caractérise le groupe des sympathisants socialistes dans ce sondage, c’est la quête d’un remplacement pour François Hollande. Certes, au sein de ce groupe ils ne sont que 36% à ne souhaiter en aucun cas une réélection de François Hollande. Mais on voit qu’ils ne rejettent Emmanuel Macron qu’à hauteur de 37% et plus frappant encore qu’ils ne rejettent François Bayrou qu’à 40% et Alain Juppé qu’à 33% ! Les sympathisants socialistes rejettent donc moins comme président de la République l’actuel maire L R de Bordeaux que l’ancien leader du PS » estime Bruno Cautrès.

Reste que tout cela ne débouche pas sur un projet politique pour une société plus juste.

(1) Hollande, Dupont-Aignan, Duflot, Sarkozy, Mélenchon, Le Pen, Le Maire, Fillon, Montebourg, Bayrou, Macron, Juppé.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES ELECTIONS PS
commenter cet article
26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 15:17

Le député Philippe Noguès quitte le PS: «J'aimerais que mon départ en entraîne d'autres»

25 JUIN 2015 | PAR MATHIEU MAGNAUDEIX

Le député frondeur Philippe Noguès, élu en 2012, quitte le parti socialiste. « Je suis socialiste, je le reste, mais je ne crois plus que le PS puisse être le moteur de l'espoir. Il est urgent de réagir et de proposer une autre politique. »

Beaucoup en parlent, mais peu le font. Philippe Noguès évoquait depuis quelques mois son possible départ du groupe PS de l'Assemblée nationale. Il saute le pas. Dans un entretien à Ouest-France, ce député du Morbihan, élu en 2012, annonce qu'il quitte le parti et le groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Ancien cadre commercial chez un cigarettier (« je ne me suis jamais occupé de ces questions à l'Assemblée », précise-t-il), Philippe Noguès est entré au PS à 51 ans.

En 2012, il est choisi par les militants bretons contre l'appareil socialiste, tenu par des proches de l'actuel président de la République. « Il est urgent de réagir et de proposer une autre politique, urgent de proposer une autre image de la politique basée sur l’exemplarité, la loyauté, la transparence et l’écoute des citoyens », dit-il. Il a également expliqué sa décision sur son blog hébergé par Mediapart.

Vous avez annoncé votre départ du PS. Pourquoi ?
Oui, je quitte le PS, et aussi le groupe socialiste à l’Assemblée nationale. C’est une décision mûrie depuis de longs mois. Avec mes camarades frondeurs, nous nous battons pour infléchir la ligne économique dans un sens plus favorable aux salariés et aux classes moyennes et populaires. Ce mouvement a été utile, mais nos efforts ont été un peu vains. Le chemin tracé par le gouvernement, en particulier celui de Manuel Valls, vers une société libérale n’a pas bougé d’un pouce. L’idée qu’aucune alternative n’est possible continue d’imprégner les esprits. Mon espoir de transformer les choses de l’intérieur, au sein du PS ou du groupe, s’est évanoui.

Le fossé entre les citoyens et la politique n’a jamais été aussi grand. La prolifération du Front national est aussi le résultat de nos manques et de nos incohérences. À un moment, les mots ne suffisent plus, il faut passer aux actes. Je n’ai pas été élu député à 55 ans pour participer à des jeux d’appareil ou défendre une chapelle. Je suis socialiste, je le reste, mais je ne crois plus que le PS puisse être le moteur de l'espoir.

Parce que le PS n’est plus socialiste ? Il devient un parti social-libéral, une sorte de parti démocrate [comme en Italie ou aux États-Unis - ndlr]. C’est une décision douloureuse. Je fais le choix de la liberté, de l’indépendance et de la loyauté envers mes électeurs. J’ai fait campagne pour un projet en 2012, le PS avait fait campagne pour ce projet, mais il s’est droitisé et s’est orienté sur une ligne totalement différente. Le plus grand reproche qu’on pourra faire au président de la République, et à Manuel Valls qui a confirmé cette ligne, ce n’est pas d’avoir échoué : c’est de ne pas avoir essayé. C’est dramatique.

Pourquoi si peu de vos collègues franchissent-ils le pas ?
Le passage à l’acte est difficile : beaucoup sont au PS depuis longtemps, c’est la famille. Mais justement, ce n’est pas une famille, c’est un parti ! On doit être en cohérence avec ses idées et ses convictions. Si on ne l’est pas, il faut partir. Je ne bascule pas non plus dans l’opposition systématique, je voterai les projets qui vont dans le bon sens et je continuerai à me battre contre le Font national et la droite, qui n’a aucune solution crédible pour le pays, à part l’austérité accentuée.

Qu'allez-vous faire maintenant ?
C’est un nouveau départ. J'aimerais que mon départ en entraîne d'autres, afin de se retrouver et de construire la suite. Il est urgent de réagir et de proposer une autre politique, urgent de proposer une autre image de la politique basée sur l’exemplarité, la loyauté, la transparence et l’écoute des citoyens. On luttera beaucoup plus efficacement contre le FN et les populismes que par des incantations à la télévision. Les partis sont tous malades, ils ne fonctionnent plus et n’attirent plus. Au PS, beaucoup de militants partent. L’UMP a remis un coup de peinture mais ça ne marche pas. Les petits partis ne progressent pas, regardez ce qui se passe à Nouvelle Donne.

En même temps, ça bouge dans tous les partis. Il y a une floraison d'initiatives. Le député frondeur Pouria Amirshahi veut créer un mouvement national citoyen, l'ancien député européen Liêm Hoang-Ngoc a lancé un appel pour une « nouvelle gauche socialiste ». Je veux me battre pour rassembler et m’inscrirai dans ce type de mouvement. Mais il faut d'abord partir des territoires, redonner envie aux citoyens de s’intéresser à la politique. Je vais créer une structure dans ma circonscription pour demander aux citoyens de donner leur avis sur la loi. Il faudra ensuite fédérer au niveau national.

LIRE AUSSI

Faut-il créer un groupe à l'Assemblée nationale ?
Ce serait l'idéal. Avec des écologistes, des socialistes, des proches de Jean-Pierre Chevènement, etc. On n'est pas si loin que ça. J'ai déjeuné hier avec une députée socialiste qui a toujours voté tous les textes du gouvernement, et qui assure qu'elle ne finira pas l'année au PS. Il y a un malaise au sein du parti, et il n'est pas exclu que cela fonctionne.

Quels sont les lois, les faits politiques, qui ont motivé votre départ ?
On n'a jamais essayé de mettre en place notre projet. Le traité européen (TSCG) que nous n'avons pas renégocié a été le péché originel : François Hollande n'a pas porté la bataille contre Angela Merkel. Si on reste sur la ligne libérale qui prévaut en Europe, on ne s'en sortira jamais. Il y a eu les lois de finances, le pacte de responsabilité, la loi renseignement, la loi Macron avec le 49-3 bien sûr, qui est un grand mépris du Parlement. Il y a un vrai problème avec les institutions. Le Parlement n'est là que pour assurer au détail près les commandes passées par l'exécutif. Il est temps que des députés se lèvent plus fortement. Cette question institutionnelle devra être au cœur de la campagne en 2017.

François Hollande sera-t-il votre candidat ?
Il serait souhaitable qu'il y ait des primaires. Je ne suis pas certain que François Hollande soit en mesure de représenter le peuple de gauche.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Philippe Noguès ne tire pas, pas encore toutes les conclusions qu'il devrait de son départ. Il rest socialiste dit-il. Eh oui, hélas. Et les vieux réflexes avec, en étant disponible pour d'autres aventures "socialisantes", sans ouvrir les yeux vraiment sur ce qui se passe dans son dos. La construction d'un socle commun avec communistes, verts, socialistes, syndicalistes démocrates ne semble pas être pour lui l'option à laquelle il pourrait souscrire, pour le moment. Sa détermination et sa décision sont encore fragiles. Le temps arrangera peu-être les choses. Avec, ou sans lui.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PS ACTUALITES
commenter cet article
25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 03:42

79 - Niort : Hermann Cadiou démissionne de sa fonction de secrétaire de la section PS

23/06/2016 19:30

Le secrétaire de la section niortaise du Pari socialiste Hermann Cadiou a décidé de démissionner de sa fonction. " En désaccord politique avec les derniers choix du gouvernement, il m'est devenu extrêmement difficile d'assumer aujourd'hui ce rôle " indique l'intéressé. " Le chemin emprunté ne correspond plus à mon champ de valeurs et ma vision de l'action politique ". Candidat PS le week-end dernier aux élections départementales partielles sur Niort-1 (en binôme avec Monique Johnson), il avait été battu au second tour.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF 79 PS
commenter cet article
14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 13:17
Repost 0
31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 06:50

Monsieur le député Jean Grellier,

Après les présidentielles de 2012, j’ai voté pour vous et appelé à le faire pour deuxième tour des législatives contre la droite et pour assurer une majorité de gauche, ce qui a permis votre élection. Depuis, je ne vous cache pas la déception que m’a causée vos votes à l'Assemblée Nationale. De l’ANI pour laquelle je vous avais demandé de ne pas voter, à l'approbation du CICE, je m’interroge aujourd’hui sur le vote que vous allez, en mon nom aussi donc, émettre sur le projet constitutionnel de prolongation de l’état d’urgence, associé à celui de la déchéance de nationalité. De nombreuses voix à gauche, alertent sur l’iniquité et les dangers que recèle ce projet qui divise les français et désigne des bouc-émissaires. Beaucoup a été dit sur son inefficacité et son caractère discriminatoire. L’ensemble des députés et sénateurs communistes et du Front de gauche ont manifesté leur hostilité dès la première heure. Ils ont été rejoins par ceux de EELV, puis de la gauche socialiste (frondeurs) puis maintenant par un nombre de plus en plus grand de députés et de militants socialistes qui manifestent ainsi leur trouble devant un projet que s'apprêtent à soutenir la droite, et l’extrême-droite qui en revendiquent l’inspiration.
Monsieur le Député, vous savez mon attachement à la liberté, l’égalité et la fraternité, maintes fois manifesté dans les actions militantes et publiques de mon organisation le PCF à Thouars. Je vous demande de ne pas vous compromettre dans une attitude infâme dont les cicatrices seront indélébiles. Il est encore temps de prendre la seule décision politique honorable qui convienne, le refus du projet constitutionnel proposé.
J’espère ne pas avoir à constater que j’aie été floué et trahis par un député dit de gauche et socialiste. Ce serait pour moi irrémédiable pour la suite.
En espérant un sursaut citoyen,
Veuillez croire, Monsieur député, avec mes meilleurs voeux pour la nouvelle année 2016 qui s’approche, à mes salutations communistes.

Bruno Fornaciari

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans thouars PS pcf79
commenter cet article
30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 23:15
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PS ACTUALITES
commenter cet article
18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 14:04

Vote du budget: en attendant la loi Macron, les frondeurs du PS tournent la page 2014

Le HuffPost | Par Alexandre Boudet

  • Publication: 18/12/2014 07h19 CET Mis à jour: il y a 2 heures

POLITIQUE - C'est sans conteste l'un des mots de l'année. Rien ne dit qu'elle ne se fera pas entendre en 2015, mais la "fronde" socialiste aura marqué 2014. Ces élus de l'aile gauche du PS ont, ce jeudi 18 novembre, une dernière occasion de marquer leur distance avec le gouvernement pour cette année.

L'Assemblée doit en effet adopter définitivement plusieurs textes budgétaires dont le budget rectificatif pour 2014 et le projet de budget pour 2015. Au vu des dernières discussions dans l’hémicycle, le gouvernement devrait obtenir une majorité, dans les mêmes proportions que lors du dernier vote, au mois de novembre. C'est-à-dire avec une grosse trentaine de voix manquantes dans les rangs socialistes.

Pour le Budget 2015, c'est à main levée et dans un hémicycle dégarni que les députés ont voté le texte; il supprime notamment la première tranche de l'impôt sur le revenu et prévoit un déficit public de 4,1% du PIB. Idem quelques minutes plus tard pour le projet de loi de finance rectificative.

Beaucoup de bruit pour quoi?

Ce jeudi, il n'y a donc pas eu de liste nominative de ces députés qui ne votent pas comme leur camp. Car des parlementaires qui s'abstiennent, voilà ce que certains retiendront de l'action des frondeurs qui auront émergé sur la scène médiatique. En un peu plus de six mois, ces quelques dizaines de députés qui se sont rapprochés dans la foulée de la déroute aux municipales ont en effet réussi leur coup de communication. En représentant moins de 15% du groupe socialiste, et malgré l'absence de leader d'envergure nationale, Laurent Baumel, Christian Paul ou Jérôme Guedj se sont en effet imposés dans les médias.

Au point d'irriter leurs collègues les plus légitimistes. "Ce que nous donnons comme image, c'est de parler plus de nous que des Français", dénonçait Bruno Le Roux dès le mois de septembre à l'occasion du vote de confiance à Manuel Valls. Le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis s'était également plaint de cette omniprésence "ad-nauseam" des frondeurs, regrettant que cela occulte le contenu réel de la politique menée par l'exécutif.

Mais ni sur la confiance, ni sur aucun texte budgétaire, ces députés ne sont allés au-delà de l'abstention. Ils n'ont jamais franchi le cap en votant contre les textes gouvernementaux. "Nous n'avons pas l'intention de quitter la majorité", assure Christian Paul, l'un des chefs de file. Aussi, mettre l'exécutif en minorité sur l'un de ces textes aurait eu pour conséquence de précipiter sa chute et avec elle une possible dissolution de l'Assemblée nationale.

Voilà pourquoi la menace qu'ils faisaient peser sur le gouvernement n'était pas de nature à faire reculer ce dernier. Aucun texte n'est passé à la trappe et aucune concession d'ampleur n'a été accordée à cette part récalcitrante de la majorité.

La loi Macron pour se compter avant le congrès du PS

Auront-ils plus de poids en 2015? Ils n'ont en tout cas aucune intention de rentrer dans le rang. D'autant que le gouvernement leur a livré un nouveau combat sur un plateau avec la loi Macron. Elle sera débattue dans l’hémicycle à partir du 26 janvier mais déjà, les frondeurs fourbissent leurs armes. Dans leur collimateur, la question du travail dominical et notamment le passage de 5 à 12 dimanches d'ouverture pour les commerces. "Tel qu'annoncé, le projet n'est pas votable", estime Christian Paul qui y voit "l'hypermarchandisation" de la société.

Un mot d'ordre que ne renierait pas Martine Aubry dont il est un fidèle. Souvent présentée comme la leader naturelle des frondeurs, l'ancienne patronne du PS a évoqué récemment une "régression" pour qualifier ce texte. Et même si l'exécutif a tenté un tir de barrage pour la maire de Lille, celle-ci a de nombreux soutiens dans les rangs socialistes. "Il n'y a pas de majorité de gauche pour voter ce texte", a même lâché Olivier Faure qui n'a pourtant jamais été pris en défaut de loyauté jusqu'à présent.

"Ne cédez pas aux postures", a exhorté Bruno Le Roux en rappelant que ce texte n'est pas "une contribution à un congrès du PS". Autrement dit, le positionnement à l'égard de ce projet de loi ne doit pas se faire en fonction de ce congrès, prévu début juin. C'est pourtant bien une partie de ce rendez-vous qui se jouera en janvier. Benoît Hamon compte bien avancer ses pions à ce moment-là. Après avoir quitté le gouvernement fin août, l'ancien ministre de l'Education aimerait être le fédérateur de cette partie de la gauche. "Si je peux être celui qui agrège une majorité de socialistes, j'en serais heureux mais je ne le sais pas encore", a-t-il dit récemment. Mais jusqu'à présent, toutes ses tentatives sont restées vaines.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PS frondeurs
commenter cet article
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 05:34
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PS gouvernement economie finance
commenter cet article
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 15:25
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PS
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre