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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 07:46

 


 
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 10:49

LA QUESTION CENTRALE DU FINANCEMENT DES RETRAITES

15 juillet 2013, 10:05 

 

La réforme systémique du système des retraites va restructurer l'avenir du pays. Face à l'enjeu, le gouvernement doit repousser l'échéance parlementaire et prendre le temps d'un vrai débat public avec toutes le forces du pays. Et en particulier d'un vrai débat public sur le financement des retraites.

La précipitation ne se justifie pas, les risques sur le système de retraite sont mesurés et les sommes en jeu ne sont pas abyssales

L'évolution démographique n'aura pas l'effet dramatique annoncé. Le taux de fécondité en France est de 2,1 enfants par femme (1,57 en moyenne dans le reste de l'Europe). L'augmentation du nombre d'inactifs sera compensée par l'arrivée d'actifs sur le marché du travail. 

Le déséquilibre de la branche vieillesse ne dépassera pas les 4,5 milliards d'euros cette année. Il est largement en deçà des prévisions. D'ailleurs, la progression de la part des dépenses de retraite dans le PIB ne devrait pas représenter plus de 0,1 % d'ici à 2020 ! 

Même le rapport Moreau est obligé d'en convenir. D'ici à 2020, la pérennisation du financement du système ne nécessitera pas plus de 20 milliards d'euros. Or, 20 milliards, c'est ce que le gouvernement a décidé de lâcher par an, en allègement fiscal des entreprises au nom de la compétitivité et sans contreparties. 

Enfin, il faut le rappeler, le financement des retraites est assis sur la richesse produite dans les entreprises. Cette richesse double tous les 30 ans. C'est-à-dire à un rythme plus rapide que la croissance du nombre de retraités ! Il y aura donc les moyens d'assumer nos retraites futures.

Alors pourquoi forcer l'allure ? 

Parce que le gouvernement voit dans cette réforme une occasion de remplir sans le dire les caisses de l’État sur le dos de la sécurité sociale et de satisfaire à nouveau les appétits du patronat et des marchés.

Une fois encore, l'équilibre des comptes est l'alpha et l'oméga de sa stratégie. Alors le couple Hollande/Ayrault prépare une nouvelle vague de mesures contre les retraités, les familles et les actifs.

Ainsi les ménages seraient ponctionnés à hauteur de 10,6 Mds d’euros, dont moins de la moitié seulement bénéficiera au financement directe de la branche vieillesse. Le reste ira remplir les caisses de l’État. 

Quant aux entreprises, impactées à hauteur de 3 Mds d’euros au maximum, elles les récupéreront en grande partie par l’intermédiaire des exonérations de cotisations sociales patronales. La part des cotisations patronales dans le financement de la sécurité sociale continuera de reculer. Elle a baissé de 0,7 point depuis 1993 quand celle des salariés a augmenté de 1,8 points (cf. Haut Conseil au Financement de la Protection Sociale, 2013).

C’est une conception du partage de l’effort et de l’équité bien singulière, qui transfère toujours plus sur les ménages essentiellement la charge de retraite.

 

 

Le projet de loi du gouvernement n'est pas encore disponible. Mais les pistes de travail envisagées par le Président de la République ne permettent pas de répondre au besoin de réforme de notre système de retraite. Surtout, elles ne permettent pas d'assurer la pérennité de son financement pour garantir une retraite décente à chacun. Pour la simple raison qu'il prend le problème à l'envers. 

La recherche de l'équilibre des comptes de la branche vieillesse ne doit pas être la base des propositions de réforme, mais leur résultat. Ce qui signifie qu'il ne faut pas chercher à couper dans les dépenses, mais à créer les conditions de recettes nouvelles socialement efficaces à puiser dans la création de richesses, le développement de l'emploi et des salaires. 

Notre système de retraite par répartition ne souffre pas d'un excès de dépenses, mais d'une insuffisance de recettes 

Insuffisance imputable aux effets de la crise sur l'emploi et la masse salariale, aux effets de la politique d'austérité conduite en France et en Europe, et aux effets des logiques de financiarisation des gestions d'entreprise qui privilégient la valorisation actionnariale au détriment de l'emploi et des salaires. 

Moins de richesses produites, c'est moins de recettes potentielles pour la sécurité sociale. 

1 point de masse salariale perdue, c'est 1,9 Mds d'€ de perdu pour le régime général. 

100 000 chômeurs de plus, c'est 2,5 Mds en moins pour la sécurité sociale. 

Plus d'emplois et plus de salaires, c'est donc la condition d'une pérennisation du financement de nos retraites ! Et c'est possible ! 

Sortir du cadre idéologique imposé par les libéraux et le patronat sur le coût du travail 

Ce n'est pas le coût du travail, et donc les cotisations sociales, qui freine la compétitivité des entreprises et limite leurs capacités de création d'emplois. C'est le coût du capital ! Les entreprises françaises paient par an deux fois plus de charges d’intérêt et de dividendes que de cotisations sociales patronales (319,7 Mds d'€ en 2011 contre 145 Mds d'€). C'est ce cancer financier qu'il faut combattre ! 

C'est pourquoi il faut aussi s'opposer aux exonérations des cotisations sociales patronales. Inventées pour créer des emplois, elles n'ont jamais fait la preuve de leur efficacité. Compensées à 95 % par le budget de l’État, elles ont coûté en 20 ans près de 290 milliards d'€ aux contribuables. Pire, elles tirent vers le bas l'échelle des salaires. Par exemple, pour un salarié au SMIC, elles permettent à l'employeur de ne payer que 15 euros de cotisations patronales. Quel intérêt pour les patrons d'augmenter le salaire, d'encourager la formation ou de reconnaître les qualifications dans l'entreprise ? Ce qui pèse d'autant sur le niveau des cotisations sociales versées à la sécurité sociale. 

Renforcer l'articulation entre le financement de la sécurité sociale et l'entreprise, c'est le rôle de la modulation des cotisations sociales patronales 

Dans l'objectif d'accroître le taux et la masse des cotisations patronales, la modulation du taux de cotisation en fonction du rapport masse salariale/valeur ajoutée de l'entreprise permettrait d'assujettir à des taux de cotisation alourdis les entreprises d'une branche d'activité qui licencient ou font pression sur les salaires pour accroître leur profitabilité. Loin d'être une exonération déguisée aux entreprises, cette modulation du taux de cotisation contribuerait, à la fois, à faire pression sur les logiques de gestion financière des entreprises et à accroître le volume d'emplois et le niveau des salaires, à l'avantage des recettes de la sécurité sociale. 

Mobiliser les moyens pour répondre à l'amélioration des pensions de retraite et des minima sociaux, ainsi qu'aux défis du vieillissement de la population 

Les revenus financiers des entreprises échappent aujourd'hui aux prélèvements sociaux, alors qu'ils se développent contre l'emploi. En leur appliquant les taux actuels de cotisations patronales de chaque branche, on pourrait prélever de l'ordre de 80 Mds d'€ de recettes nouvelles pour la sécurité sociale. Cela permettrait d'emblée de générer 30 Mds pour notre système de retraite solidaire dès 2014. 

Cette manne permettrait de revenir sur les régressions passées. Mieux, en augmentant le coût de la financiarisation, cela inciterait les entreprises à privilégier la croissance réelle, au bénéfice de la sécurité sociale.

 

 

 

 

 

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 22:41

Eliane Assassi

Eliane Assassi a actualisé son statut : « Voici le communiqué du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) du Sénat après le rejet, à l'unanimité, du projet de loi retraites.
Communiqué de Presse

Réforme des retraites :

Un projet gouvernemental inacceptable,
Une version modifiée par le Sénat inadmissible

Face à l’obstination du gouvernement et au rejet de leurs propositions alternatives, les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen, en cohérence avec leur vote en commission des Affaires sociales, se sont opposés au projet de loi portant réforme des retraites tel que remanié par le Sénat.

Le projet de loi déposé par le Gouvernement était inacceptable en raison des mesures injustes qu’il comportait, comme l’allongement de la durée de cotisation, la baisse des pensions d’aujourd’hui et à venir ou le gel des retraites pendant 9 mois. Le texte issu du Sénat est tout autant inadmissible en raison des modifications apportées à l’article premier. L’UMP, les Centristes et des radicaux ont fait adopter un amendement prévoyant qu’en 2017, notre régime de retraite devait être transformé en un régime par points.

Pour Dominique WATRIN – Sénateur du Pas-de-Calais et chargé pour le groupe CRC du dossier retraites : «Cet amendement transpose à nos régimes de retraites le modèle suédois des régimes par points. Dans ces systèmes, les cotisations et le partage des richesses sont gelés. Le seul objectif est l’équilibre des comptes et les pensions de retraites servent de variable d’ajustement. Les Suédois en savent quelque chose : en cinq ans, les retraites ont connu une perte cumulée de 40%.

Et de préciser « Si nous nous sommes opposés à l’allongement de la durée de cotisation en proposant de la remplacer par la taxation des revenus financiers, ce n’est pas pour voter en faveur d’un projet de loi encore plus injuste que celui proposé par le Gouvernement».

Le groupe CRC continuera à se mobiliser avec toutes celles et tous ceux qui refusent l’idée selon laquelle il faudrait travailler plus longtemps car nous vivons plus longtemps. D’autres choix, d’autres solutions et d’autres alternatives existent. Le texte du Sénat va maintenant poursuivre son chemin parlementaire. En effet, son adoption définitive n’interviendra pas avant le 20 décembre.

Du temps que les parlementaires communistes mettront à profit pour faire grandir les propositions alternatives.

Paris, le 5 novembre 2013 »

Vous recevez ce message car vous avez indiqué que Eliane Assassi est un(e) ami(e) proche. Changer les notifications pour les amis proches.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 12:40
17-10-2013 Pt de loi avenir du système de retraites : explication de vote Première séance du mardi 15 octobre 2013 Avenir et justice du système de retraite Vote solennel M. le président. L’ordre du jour appelle les explications de vote au nom des groupes et le vote par scrutin public sur l’ensemble du projet de loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites (nos 1376, 1400, 1397). Explications de vote […] M. le président. La parole est à M. André Chassaigne, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine. M. André Chassaigne. Pourquoi ? Pourquoi tant de précipitation à obéir aux diktats des marchés financiers, du patronat et de la Commission européenne ? M. Jean-Paul Bacquet. Et pourquoi pas du grand capital ? M. André Chassaigne. En choisissant la concertation plutôt que la négociation, le dialogue social a été délibérément réduit à la portion congrue, vous laissant toute liberté de vous inspirer des préconisations régressives du rapport Moreau et de celui du COR. Vous seriez passés en force à l’Assemblée nationale si les députés du Front de gauche ne s’étaient opposés à la procédure du temps programmé – opposition que nous portions ensemble il y a quelques mois encore, mais les temps changent… M. Jean-Paul Bacquet. Vous n’avez pas changé, vous ! Toujours le même stalinien ! M. André Chassaigne. … et pourtant rien ne change : en matière de rénovation des droits du Parlement, vous n’avez rien à envier à vos prédécesseurs ! (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Quant au recours à la procédure accélérée, qui n’autorise qu’une seule lecture dans chaque Chambre, il signe votre volonté de museler le débat public et parlementaire. (Mêmes mouvements.) Il marque votre acharnement à vouloir faire passer un projet de loi qu’une écrasante majorité de nos concitoyens réprouve. M. Christian Paul. C’est too much ! M. André Chassaigne. Le constat est là, en effet : ce texte prolonge – j’insiste sur ce terme – les réformes libérales engagées par la droite depuis 1993. Mme Martine Pinville. Ce n’est pas sérieux ! M. Jean-Paul Bacquet. N’importe quoi ! M. André Chassaigne. Il n’est ni juste ni équitable. Les rares mesures que vous présentez comme des progrès ne sont en réalité que l’atténuation de reculs sur lesquels vous avez renoncé à revenir. Elles sont bien loin de contrebalancer les régressions sociales de votre texte. Vous commettez un véritable racket des retraités en les ponctionnant de 2 milliards d’euros dès 2014, par la fiscalisation, d’abord, et par le report de la revalorisation des pensions au 1er octobre, avec à la clé une baisse mécanique, inexorable, des pensions par rapport au coût de la vie. Deux ponctions qui impacteront directement le pouvoir d’achat des retraités modestes, au premier rang desquels on trouve une majorité de femmes. Sur cet article, deux délibérations furent nécessaires pour venir à bout des réticences de votre propre majorité ! M. Maurice Leroy. C’est vrai ! M. André Chassaigne. Il n’y a rien dans ce texte ni dans votre politique, en faveur de la résorption des inégalités salariale, professionnelle et de retraite entre les femmes et les hommes : le Gouvernement assume de ne pas engager de réforme des avantages familiaux avant 2020, comme il assume de ne pas résorber rapidement les écarts salariaux, mesure qui rapporterait 10 milliards d’euros par an pour le seul financement des retraites…L’égalité peut bien attendre ! Car dans ce texte, comme dans votre politique, il n’y a rien qui permette une plus juste répartition des richesses, un financement équitable et équilibré de la protection sociale et l’ouverture de droits nouveaux. Oubliée la retraite à soixante ans : la justice et l’équité attendront également. Rejeté par une écrasante majorité de nos concitoyens, l’allongement de la durée de cotisation fait reposer une grande partie de la réforme sur les jeunes générations. De votre propre aveu, madame la ministre, cette mesure injuste repousse l’âge réel de liquidation de la retraite à soixante-six ans, voire davantage. Le but de cette manœuvre est limpide : faire baisser le niveau des prestations servies. Travailler plus longtemps pour gagner moins et voir ses droits réduits, voilà la réalité de cette réforme ! (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.) Où sont l’équité et la justice quand 99 % des mesures de financement pèseront sur les retraités, les actifs, les femmes et les jeunes, alors que les employeurs et le patronat sont d’ores et déjà assurés par le ministre de l’économie de voir leur obole intégralement compensée ? Sur le volet pénibilité, c’est peu dire que les avancées sont laborieuses…On est encore très loin du progrès et de la justice sociale : nous y voyons plutôt du mépris pour ceux des travailleurs qui, usés, cassés après vingt-cinq ans de pénibilité, pourraient partir à soixante ans : il y a trois ans, soixante ans c’était l’âge légal de départ à la retraite, et vous voudriez nous faire croire que ce que vous faites aujourd’hui est une avancée ! Enfin, vous mentez par omission au peuple français en claironnant que cette réforme permet de sauver notre système de retraites par répartition. La vérité, madame la ministre, mes chers collègues, c’est que vous avez refusé d’inscrire, parmi les principes de l’article 1er, que notre système de retraites devait rester à prestations définies. la vérité, madame la ministre, c’est que votre texte fait de notre système de retraites un système à cotisations définies, dans lequel ce sont les droits des assurés qui deviennent les variables d’ajustement. Si c’est là votre conception de la vérité, de la justice et de l’équité, alors, nous vous la laissons. Vous aviez l’occasion de marquer l’histoire, trente ans après la retraite à soixante ans ! Vous n’en avez rien fait. Je le dis avec gravité, ce projet de loi est indigne d’un gouvernement et d’une majorité de (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.) M. André Schneider. Eh oui ! M. André Chassaigne. C’est la raison pour laquelle le peuple et les syndicats de salariés sont sur la place de la Concorde pour vous enjoindre de retirer votre texte. Les députés du Front de gauche, à l’écoute des aspirations du peuple et des travailleurs, défendent une autre ambition pour notre protection sociale ; c’est pourquoi nous voterons contre ce texte antisocial. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.) […] Vote sur l’ensemble M. le président. Je mets aux voix l’ensemble du projet de loi. (Il est procédé au scrutin.) Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 568 Nombre de suffrages exprimés 519 Majorité absolue 260 Pour l’adoption 270 contre 249 (Le projet de loi est adopté.) Pour en savoir plus : André Chassaigne - AC
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 09:29

Après un long playdoyer contre la réforme régressive des retraites osée par la gouvernement, G. Filloche, repmercie ses camarades de gauche du PS qui n'ont pas voté cettre contre-réforme.

et merci à


Pouria Amirshahi
Jean-Pierre Blazy
Fanélie Carrey-Conte
Nathalie Chabanne
Dominique Chauvel
Pascal Cherki
Jerome Guedj
Razzy Hammadi
Mathieu Hanotin
Jérôme Lambert
Christophe Léonard
Jean-Claude Perez
Michel Pouzol
Barbara Romagnan
Suzanne Tallard
Stéphane Travert
Jacques Valax 

 

de ne pas avoir voté cette contre réforme des retraites.

 

Tandis que tous les députés front de gauche ont voté contre, EELV à laissé passé l réforme. Parole, parole !!!!

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 16:22

Communiqué des organisations syndicales Thouarsaises CGT et FSU


Le projet de loi du gouvernement concernant les retraites répond aux aspirations du patronat. Il est dans la droite ligne des réformes précédentes et s’inscrit dans la logique d’austérité mise en œuvre, en Europe et en France, dans le cadre du Pacte Budgétaire Européen qui touche également l’emploi, le pouvoir d’achat et les services publics. C’est bien une réforme de régression sociale qui est envisagée, dans un contexte de remise en cause de notre modèle social.

 

Nos organisations syndicales se prononcent :

 

Contre tout allongement de la durée de cotisation, la durée actuelle étant déjà trop importante. Pour une augmentation générale des salaires, des pensions et des minimas sociaux, pour le maintien et la création d’emplois qui généreraient une hausse des recettes pour la protection sociale.

 

Pour le maintien du régime général, des régimes particuliers et du code des pensions. Pour l’indexation des pensions et des salaires sur les prix. Pour le retour à l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans à taux plein.

 

Nos organisations syndicales CGT et FSU de Thouars appellent : les salariés, les retraités et les demandeurs d’emplois à se mobiliser et à lutter contre toutes les formes de résignation, à se rassembler le

 

 

Mardi 15 Octobre 2013 à 18 heures devant le théâtre deThouars.

Des actions similaires auront lieu partout en France.

 

 

Réforme des retraites Toutes les raisons d’être mobilisé Le mardi 15 octobre 2013.

 

Le 10 Octobre 2013.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 07:54

Retraites : lettre de Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT, aux parlementaire 

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Vous allez examiner à partir du 7 octobre le projet de loi portant réforme de notre système de retraite. Ce projet a été précédé, du 5 juillet au 26 août, par une consultation en bilatérales des acteurs sociaux. Pour la CGT, la question de nos retraites, et plus largement de notre système de protection sociale, concerne l’ensemble des salariés et des citoyens, et doit donc faire l’objet d’un large débat de société. C’est pour cette raison que nous avons demandé à ce que la réforme des retraites fasse l’objet d’une négociation tripartite entre syndicats de salariés, organisations patronales et le gouvernement. Dans un courrier du 26 août dernier, j’ai rappelé cette demande au premier Ministre, ainsi que les propositions de réforme et de financement portées par la CGT.

Cette demande n’a malheureusement pas été entendue et le projet de loi qui vous est soumis ne correspond ni aux attentes de la majorité des salariés, ni aux propositions de la CGT. La journée de mobilisation du 10 septembre, comme les multiples sondages d’opinion sont venus le rappeler : les salariés attendent une autre réforme des retraites. Les salaires et l’emploi sont au cœur des réponses à apporter.

Le projet qui vous est soumis est injuste et inéquitable.

-Injuste car l’allongement de la durée de cotisation va pénaliser en particulier les jeunes et les femmes, et, en éloignant la perspective d’une retraite complète, viendra encore dégrader le montant des pensions.

-Inéquitable car il fait peser l’ensemble des efforts de financement sur les salariés et les retraités. Les salariés voient leurs cotisations augmenter, les retraités leur pension baisser du fait du report de 6 mois de la revalorisation annuelle des pensions. Le patronat, par contre, a obtenu une compensation immédiate et intégrale du financement des mesures de pénibilité.

Cette réforme va donc encore une fois répondre aux injonctions du MEDEF au détriment des revendications des salariés et retraités. Elle tourne le dos aux objectifs de justice sociale.

Lors de la précédente réforme des retraites, en 2010, de nombreux parlementaires s’étaient mobilisés pour défendre le droit à la retraite à 60 ans et prouver qu’une autre réforme était possible. Nous attendons donc beaucoup du débat parlementaire.

Ainsi, nous vous rappelons ce que la CGT entend porter dans ce débat :

-Rétablir l’âge d’ouverture des droits à 60 ans, avec une retraite d’au moins 75% du salaire d’activité pour la majorité des salariés et au moins égale au SMIC (que la CGT revendique à 1700 euros),

-Tenir compte de la pénibilité par des mesures d’anticipation d’âge avant 60 ans

-Assurer l’égalité entre les femmes et les hommes,

-Assurer une retraite de haut niveau pour le plus grand nombre et en particulier les plus jeunes d’entre nous.

Pour financer le rétablissement et l’extension des droits constitutifs d’une retraite satisfaisante pour toutes et tous, nous proposons une réforme du financement des retraites:

-Revoir le calcul de la cotisation employeur de sorte de la moduler en fonction de la politique salariale et d’emploi et de la part des salaires dans la valeur ajoutée de l’entreprise,

-Créer une contribution sociale sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations assises sur le travail. Cette mesure permettrait de dégager 20 à 30 milliards d’euros par an,

-Assoir l’assiette des cotisations sociales sur l’ensemble des rémunérations (primes, intéressement, participation …).

Deux mesures complémentaires permettraient de rétablir l’équilibre budgétaire à l’horizon 2020 :

-Revenir sur les 200 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises, notamment en supprimant les exonérations de cotisations sociales qui n’ont pas montré d’efficacité en matière d’incitation à l’emploi stable. Celles-ci s’élèvent aujourd’hui à près de 30 milliards d’euros par an,

-Atteindre l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, ce qui permet d’augmenter les ressources du système de 10 milliards d’euros aux horizons 2020.

Nous sommes à votre disposition pour toute rencontre qui serait l’occasion de vous exposer nos propositions.

Je vous prie d’agréer, Mesdames Messieurs les Parlementaires, mes salutations les meilleures.

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 14:08

Retraite, une autre réforme est possible (vidéo)

 

 

Fête de l'Humanité. Samedi après-midi, à l’agora, le débat « Pour une autre réforme des retraites » a fait le plein. Syndicalistes, experts et personnalités politiques ont discuté de l’avenir de la mobilisation autour de la défense d’un projet alternatif.

«Comment peut-on présenter l’augmentation de la durée de cotisation comme une mesure juste, alors qu’il s’agit d’une décision profondément antisociale ? » interpelle Éric Beynel, du syndicat Solidaires, pour engager le débat qui se tenait à l’agora sur le thème « Pour une autre réforme des retraites ». Plusieurs centaines de personnes, d’horizons politiques divers et de tout âge, se sont pressées, bravant la pluie, à cette rencontre, un des temps forts de la Fête de l’Humanité.

Efforts partagés

Le syndicaliste s’est attaché à déconstruire l’argument selon lequel l’espérance de vie augmentant, le temps passé au travail devrait être allongé : « Ce n’est plus vrai, l’espérance de vie a tendance à baisser pour les femmes et stagne pour les hommes », corrige-t-il. Elle « n’augmente pas de la même manière chez tous les salariés », abonde Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU. Si elle considère que le pire a été évité dans la fonction publique, elle déplore que la possibilité d’un « vrai débat sur le travail » ait été oubliée. Elle note en outre que « l’allongement de la durée de cotisation revient à baisser les niveaux de pension », alors que « nos salaires, eux, n’augmentent pas ». « On nous parle d’efforts partagés, mais les entreprises en sont exonérées », dénonce-t-elle, pour mettre en avant l’absence de signes réels de progrès social dans la réforme qui sera discutée dans quelques jours au Parlement et se démarque peu des lois « Balladur et Fillon ».

« C’est osé de la part du gouvernement, qui vient d’annoncer la compensation intégrale des cotisations famille payées par les entreprises, de parler de partage des efforts. Il faut sortir d’une rengaine libérale qui dispense d’un débat sur le coût, exorbitant lui, du capital. Les dividendes ne cessent d’augmenter au détriment de l’investissement, de la recherche, de l’emploi », renchérit Christiane Marty, membre du conseil scientifique d’Attac et de la Fondation Copernic.

Fraude fiscale

Éric Aubin, responsable de la question des retraites à la CGT, remet en cause le « catastrophisme idéologique asséné par le gouvernement » pour tenter de légitimer sa réforme dans la population. « Le rapport Moreau indique qu’il faut trouver 7 milliards d’ici à 2020 ; il s’en sert pour imposer des mesures régressives. Mais cela n’a rien d’insurmontable ! » s’indigne-t-il. Et de souligner : « Rien que l’égalité salariale entre hommes et femmes permettrait d’augmenter les ressources du système de 10 milliards d’euros à l’horizon 2020. À court terme, la création d’emplois à Bercy pour aller chercher les 80 milliards de la fraude fiscale ou les 30 milliards d’aides publiques sans conditions offertes chaque année aux entreprises permettrait de sauver le système. »

« La question qui se pose est l’humain ou la finance d’abord ? La question d’un nouveau type de croissance et d’organisation des entreprises est éludée. Alors que l’emploi, les salaires et la formation sont les clés de la survie de notre système de retraite », résume Catherine Mills, maître de conférences en sciences économiques. « Dans ce pays, ce n’est pas le travail qui compte, c’est le capital », insiste Éric Coquerel, coprésident du Parti de gauche, qui considère qu’« une majorité alternative est prête ». « Rien ne sera possible sans la création d’un large rapport de forces pour se réapproprier un combat historique », appuie Emmanuel Maurel, porte-parole de la gauche du PS. « La précipitation dans laquelle s’est engagée la concertation nous a privés d’un moment démocratique important », regrette Isabelle de Almeida pour le PCF. Cette « tromperie » a, selon elle, résonné dans la manifestation du 10 septembre.

À la tribune comme dans la salle, l’heure est à la poursuite de la mobilisation, donc, et au renforcement d’un front uni. Dans le public, une jeune militante socialiste prend le micro. Émue, elle lâche : « Cela fait cinq ans que je travaille, cela fait cinq ans que j’enchaîne les CDD. Ce que j’attends, c’est un nouveau calendrier. Quand est-ce qu’on retourne dans la rue ? »

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 08:59

INTERVENTION DE MANU DOS REIS SECRETAIRE DE L'UL CGT POUR L'INTERSYNCICALE CGT-FO-FSU LORS DE LA MANIFESTATION A THOUARS LE 10 SEPTEMBRE 2013 CONTRE LA REFORME DES RETARITE CONCOCTEE PAR LE GOUVERNEMENT DE JM AYRAUD

 

 

Souvenez-vous, ce n’est pas si loin. Au printemps 2003, à la tribune de son congrès à Dijon, le responsable de l’époque du Parti Socialiste déclarait : « Le projet du gouvernement Raffarin appelle trois refus majeurs de la part des socialistes".


« Le premier, le plus important, c’est le refus d’une philosophie qui consiste à demander aux salariés de travailler plus longtemps pour gagner moins. L’allongement de la durée de cotisation : 40 ans, 41 ans, 42 ans et davantage encore si c’est nécessaire, c’est la position du MEDEF ".
Et de conclure : « Si nous revenons aux affaires, cette loi sera abrogée ! ».
Vous l’aurez compris, ces mots ont été prononcés par un certain François Hollande, alors premier secrétaire de ce parti.


Mais vous l’aurez compris aussi, le même, dans ses habits de président de la république cette fois, s’apprête d’un coup à entériner la loi Fillon de 2003, mais aussi celle de Sarkosy de 2010.


Il chausse les bottes de ses prédécesseurs pour répondre aux ordres de Bruxelles, de la troïka et des marchés financiers. Nous sommes dans la logique du dernier traité Européen que le président de la république, malgré ses engagements, a signé en Octobre 2012.
Pour y parvenir, depuis plusieurs semaines maintenant, nous assistons à une véritable campagne d’intoxication médiatique.


Selon le gouvernement, notre système de protection sociale serait en péril, le travail serait un coût qu’il faudrait bien évidemment diminuer au profit du patronat : il faudrait donc travailler plus longtemps pour gagner moins.
Ce sont les mêmes arguments qui avaient été utilisés en début d’année pour faire voter une loi dite de « sécurisation de l’emploi » que le patronat s’empresse d’appliquer et qui rencontre, toujours, des résistances dans les entreprises concernées, y compris de la part de ceux qui ont soutenu la mise en oeuvre de cette loi. Il n’y a pas de honte !!

Le projet de loi présenté par le gouvernement, et dont la promotion est assurée par ses habituels alliés, est mauvais. Il est antisocial. Il va nous faire payer une crise dont nous ne sommes pas responsables.


A chaque fois, on nous fait le même coup. On dramatise une situation, on présente un rapport (Moreau pour l’occasion) censé être une caisse à outils, une boite à idées, on engage de pseudo négociations (y compris en catimini), on présente les mesures envisagées en accordant quelques miettes censées être des avancées, et le tour est joué.


Du moins en théorie. Car au fur et à mesure que les mesures sont analysées, elles sont jugées comme négatives ou inopérante. A l’image du rachat des années d’étude. Tel qu’il est présenté dans le projet de loi, ce dispositif est une fausse « bonne idée ». Car racheter une année d’étude 4000 €, ça fait beaucoup, surtout pour des jeunes qui débutent dans la vie active.


Concernant la pénibilité, les réponses apportées sont très insuffisantes.


Dans ses grandes lignes, le projet de loi :


C’est l’annonce d’un allongement de la durée de cotisation à 43 ans.
C’est l’annonce du report, tous les ans, de l’augmentation des pensions du 1 Avril au 1 Octobre. Pour les retraités issus du secteur privé, celui ci se cumule avec la baisse annoncée, pendant 3 ans, des pensions
versées par les régimes Arcoo/Agirc. Ce report ferait perdre, pour une pension de 1200 €, environ 122 €. Il se cumule aussi avec celui opéré par Sarkozy en 2009, à savoir un report du 1 Janvier au 1 Avril.

 

C’est l’annonce de la fiscalisation des 10% de pension supplémentaire dont bénéficient les retraités ayant eu 3 enfants.
C’est l’annonce d’une augmentation des cotisations sociales des salariés à hauteur de 0,3% d’ici 2017.
C’est l’annonce de l’alignement du taux de la CSG des retraités sur celle des actifs.
C’est l’annonce de nouvelles exonérations de cotisations patronales vis-à-vis de la branche famille. Ce manque à gagner sera compensé par une hausse de la CSG.


Il faut combattre ce projet. Il faut imposer d’autres choix, d’autres orientations puisque celles prises depuis 20 ans ont montré leur inefficacité. Pire, elles ont appauvri les retraités.


Des propositions ont été faites par nos organisations syndicales.


Comme par exemple imposer le respect de la loi sur l’égalité salariale homme/femme. Cette mesure permettrait de récolter 10 milliards d’euros en une dizaine d’années.
Comme par exemple augmenter les salaires. Le niveau des salaires, le niveau du pouvoir d’achat, c’est le coeur du système, c’est le moteur.
Comme par exemple de lutter plus efficacement contre l’évasion et la fraude fiscale.
Comme par exemple de revenir sur les exonérations patronales de cotisations sociales.
Toutes ces propositions s’inscrivent dans une logique qui consiste à répartir autrement les richesses produites par le travail.


La vraie justice sociale, c’est de répondre aux revendications des salariés. Pas d’exhausser les voeux du Medef.
Nous considérons que cette politique est insupportable.


Pas un trimestre de plus !
Pas un euro de moins !
Pour le retour de la retraite à 60 ans à taux plein !
De l’emploi et du pouvoir d’achat pour tous !
Pas de résignation, de l’action !

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Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 08:29

http://issuu.com/cgtcadrestechs/docs/fiche_retraite_imprimerie/4?e=2190204/4619395

 

13 fiches pour décrypter la réforme des retraites

www.ugict.cgt.fr

Ce document a été publié par la CGT le 27 août 2013, juste avant les annonces du Premier Ministre. Pour voir la réaction de la CGT à ces annonces et l'appel à la mobilisaiton le mardi 10 septembre 2013, voir le communiqué 'Une réforme qui pénalise les salariés et les jeunes'

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BRUNO FORNACIARI

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