Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 19:07

Social-Eco - le 21 Mars 2013

Retraites complémentaires: la CGT alerte le gouvernement

 

 


 

 

Toulouse, envoyé spécial. Ce jeudi, la CFDT a annoncé se joindre à la CFTC, FO et au Medef, pour signer l'accord sur les retraites complémentaires. Eric Aubin, secrétaire confédéral CGT en charge des retraites, déplore la baisse du niveau de vie des retraités que ce texte implique et avertit le gouvernement de ne pas appliquer les mêmes mesures au régime général des retraites.

.

« Cette décision n’est pas une surprise », commente pour l’Humanité.fr Eric Aubin. Après la CFTC et FO, la CFDT a annoncé ce jeudi son intention de signer l’accord sur les retraites complémentaires.

 

Pour le secrétaire confédéral CGT, en charge des retraites, l’accord trouvé sur le financement des complémentaires enregistre certes une avancée. « Nous avons obtenu, grâce à l’unité des cinq centrales syndicales, une hausse du taux de cotisation qui permet d’acquérir des droits retraites supplémentaires », relève-t-il.

 

Mais le compte n’y est vraiment pas.

 

En cause : la désindexation, sur l'inflation, du niveau des pensions versées par les complémentaires.  Les revenus des retraités évolueront donc moins vite que le coût de la vie. « Si on a réussi pendant des années à ce que le niveau de vie des retraités et des actifs soit équilibré, aujourd’hui, on va assister à la paupérisation des retraités », regrette Eric Aubin.

 

Ressources nouvelles


Pour la confédération réunie en congrès à Toulouse cette semaine, « il faut aller plus loin en terme de ressources nouvelles » pour financer les retraites complémentaires.  Son secrétaire confédéral en charge des retraites propose:

  • une modulation des cotisations des employeurs en faveur des entreprises « qui jouent le jeu de l’emploi. Ce qui favoriserait les petites et très petites entreprises »
  • une plus grande contribution des employeurs, via notamment la taxation des revenus financiers des entreprises

Désindexation sur l'inflation


Eric Aubin lance par ailleurs un avertissement au gouvernement, qui a annoncé une négociation sur le financement du régime général des retraites dès cette année. « J’alerte le gouvernement sur une prise de position qui viserait à appliquer cette désindexation au régime général ».

 

Il en va d’une meilleure répartition des richesses. Car « depuis 1993,  souligne Eric Aubin, la part des efforts des salariés et des employeurs est resté le même : 60% pour les premiers, 40% pour les seconds. Il est temps que les employeurs jouent leurs parts des cotisations sociales. »

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 19:03

Date de publication : le 21 mars 2013

 

Revalorisation des retraites du régime général, communiqué de l'UCR

 

Le gouvernement a annoncé, mardi, une revalorisation des pensions de retraites de 1,3 % à partir du 1er avril 201

Cette revalorisation correspond à la prévision d’inflation (hors tabac) pour 2013, de 1,2 %, à laquelle le gouvernement ajoute une correction de 0,1 %, correspondant à l’écart entre l’inflation constatée en 2012 (+1,9%) et la prévision initiale (1,8 %).

Cette revalorisation ne fait pas pour autant le compte !


Nous revendiquons :


- Un rattrapage immédiat de 300 € par mois pour tous les retraités

- La revalorisation des pensions et retraites complémentaires au
1er janvier, indexés sur le salaire moyen

- Le minimum retraite égal au Smic que nous revendiquons à 1 700 € /mois

- Le relèvement des pensions de réversion à 75 % de la retraite initiale

- Le rétablissement de la ½ part pour le calcul de l’impôt sur le revenu  

 

La CGT ne signe pas l’accord qui instaure une sous-indexation des valeurs de service des points Arrco et Agirc, c’est-à-dire une revalorisation inférieure de 1 point à l’inflation pendant 3 ans (un peu moins la première année pour l’Arrco).

 

 Cette disposition aura des conséquences extrêmement néfastes pour les retraités actuels en termes de pouvoir d’achat, mais également pour les retraités futurs. En effet, les valeurs de service du point sont également utilisées pour le calcul des pensions lors du départ en retraite.


Montreuil, le 21 mars 2013

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article
14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 09:23
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 07:53

 

SOCIAL-ECO

Jean-Marc Ayrault, Ségolène Royal, Harlem Désir, Martine Aubry et Benoît Hamonà la manifestation parisienne contre la réforme des retraites, 19 octobre 2010.

SOCIAL-ECO -  le 7 Mars 2013

Retraites

Réforme des retraites : de dangereuses pistes

 

 

Dans une feuille de route donnée à un groupe d’experts 
pour préparer 
une réforme, 
le gouvernement évoque un nouvel allongement 
de la durée 
de cotisation 
et une action 
sur le niveau 
des pensions.

La réforme des retraites s’invite plus tôt que prévu dans l’actualité. À peine leprojet de loi sur le marché du travail vient-il d’être adopté en Conseil des ministres que la question de l’allongement de la durée de cotisation vient se superposer à un ensemble de mesures que le gouvernement tente d’imposer à marche forcée. Hier matin, sur France Inter, après avoir défendu méthodiquement le très décrié accord national interprofessionnel sur l’emploi, le ministre du Travail, Michel Sapin, annonçait dans la foulée que l’allongement de la durée de cotisation était « évidemment sur la table » pour les prochaines négociations sur la réforme des retraites. Cette « évidence » acte la possibilité que l’allongement de l’activité professionnelle soit instauré progressivement, au-delà du passage aux 42 annuités d’ici 2020 prévu par les précédents réformes de droite.

Le gouvernement présentait avant-hier son « cahier des charges » aux partenaires sociaux. Cette feuille de route précise trois « leviers susceptibles de consolider notre système de retraite par répartition » : durée de cotisation, niveau des prélèvements et montant des retraites. Cela dans le but affiché d’inscrire le système « dans une trajectoire durablement équilibrée à l’horizon 2040 ».

Un déficit 21 milliards d’euros en 2020

Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), le déficit, tous régimes confondus, pourrait dépasser 21 milliards d’euros en 2020. D’ici la fin juin, un groupe de dix experts présidé par Yannick Moreau sera chargé de formuler des propositions pour entériner une révision globale du système. Dans un document liminaire, le ton est donné : « Il est légitime qu’un accroissement de l’espérance de vie se traduise par un allongement de la durée d’activité. » Un principe institué par la réforme Fillon de 2003. Plusieurs voix, au sein du PS, se sont exprimées en ce sens ces derniers jours. Jean-Marie Le Guen, député socialiste parisien, proposait en début de semaine d’accélérer le report de l’âge légal à 62 ans, imposé par la droite en 2010, en le fixant à 2015, au lieu de 2017. Avant lui, Henri Emmanuelli, député des Landes, estimait que la question d’une augmentation de la durée de cotisation n’était pas taboue.

Autre levier d’action envisagé officiellement : le niveau des retraites. Sur ce point, comme sur les autres, le gouvernement se défend d’avoir déjà arrêté ses choix. Mais la tentation est forte de soumettre les retraités à l’austérité. À ce sujet, tous les regards se tournent vers les négociations patronat-syndicats sur les régimes complémentaires Agirc-Arrco. Ici, le Medef réclame une désindexation des pensions par rapport à l’inflation, qui ferait perdre, en cinq ans, 5 points de pouvoir d’achat. Avec un argument que l’on retrouve dans le « cahier des charges » du gouvernement pour la réforme du régime général: «Notre système de retraite permet aujourd’hui de garantir un niveau de vie moyen des retraités proche de celui des actifs et légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la population. » Or cette comparaison est fortement sujette à caution, comme le relève le responsable CGT Éric Aubin, dans la mesure où les chiffres, s’agissant des retraités, prennent en compte le patrimoine, et qu’en cette matière les inégalités sont énormes.

Le train de mesures d’austérité déjà prises

Pourtant, si le Medef parvenait à ses fins dans le cadre des complémentaires, le gouvernement pourrait s’appuyer sur ce mauvais exemple pour l’appliquer à la retraite de base. C’est ce que faisait valoir, le 15 janvier dans un entretien auxÉchos, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac : « Un accord de ce type des partenaires sociaux sur les retraites complémentaires serait un élément d’appréciation important. On ne pourra pas ne pas en tenir compte. » Hier, plus prudent, Michel Sapin récusait tout « parallélisme » avec les pourparlers sur les complémentaires. S’ajoutant au train de mesures d’austérité déjà prises (gel des rémunérations des fonctionnaires en 2013, hausse de la TVA, etc.), un gel des pensions de quelque 15 millions de retraités risquerait d’aggraver la crise économique, en pesant sur la consommation.

Le Parti socialiste s’était fortement opposé à la réforme sarkozyste de 2010 qui a reculé l’âge légal à 62 ans. Mais François Hollande ne l’a pas remise en question. Pendant la campagne électorale, il n’a pas pris d’engagements précis, hormis « une négociation globale avec les partenaires sociaux ». Le gouvernement a toutefois rétabli l’an dernier le droit au départ à 60 ans pour les assurés ayant commencé à travailler avant 20 ans. La feuille de route donnée aux experts prévoit enfin qu’ils fassent des propositions pour « rendre le système plus juste », notamment en prenant en compte la pénibilité du travail, et pour « opérer une convergence entre les régimes, afin de garantir un socle commun de droits ».

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article
23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 07:54

Décidemment les Rapports de la Cour des Comptes se suivent et se ressemblent ainsi que ses recommandations, qui stipulent l'abandon des "privilèges" des salariés . Aujourd'hui c'est aux retraites auxquelles il s'attaquent.

Mieux que Sarkozy ?

Calcul de la retraite : vers l'abandon de

 

la règle des 25 meilleures années ?

 


Le 22/01/2013 à 14:07 - 

Réagissez !

Le Conseil d'orientation des retraites a remis ce mardi un rapport au Premier ministre sur l'état de notre système de financement. 

Le bilan est désastreux et il faut agir... L'une des pistes proposées par le Conseil est l'abandon du calcul de la retraite à partir des 25 meilleurs années.

La règle de la pension de retraite calculée à partir des 25 meilleures années de salaire va-t-elle bientôt disparaître ? C'est l'une des pistes de réflexion proposées par le Conseil d'orientation des retraites (Cor) au Premier ministre dans un rapport qu'il lui a remis ce mardi.

Aujourd'hui, lorsqu'un salarié du privé part à la retraite, sa pension est calculée en fonction des 25 meilleures années de sa carrière. Mais le Cor estime que ce système est particulièrement inégalitaire, notamment vis-à-vis des carrières courtes, des bas salaires et des femmes.

Exclure les 5 moins bonnes années ?
Le Conseil d'orientation des retraites envisage donc de changer cette règle. Selon lui, il faudrait tenir compte de toute la carrière et enlever les 5 moins bonnes années de la carrière, ou plus encore, prendre en compte la totalité de la carrière, sans exclusion ni favoritisme en fonction des années.

Le problème avec ce genre de calcul, c'est que le niveau moyen des retraites risque très clairement de baisser. Il faudrait alors mettre en place des dispositions pour compenser.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article
20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 09:37
Accueil > economie > L'inéluctable baisse des retraites qu'ils nous préparent

L'inéluctable baisse des retraites qu'ils nous préparent

Créé le 18-01-2013 à 18h15 - Mis à jour à 19h07

Pour éviter la faillite du système, le gouvernement doit choisir entre allonger la durée de cotisations, faire payer davantage les actifs ou geler les pensions. Et la 3ème option est la moins mauvaise à ses yeux.

 

Challenges

François Hollande et Jean-Marc Ayrault lors de la cérémonie des voeux. (GUIBBAUD-POOL/SIPA)

François Hollande et Jean-Marc Ayrault lors de la cérémonie des voeux. (GUIBBAUD-POOL/SIPA)

Avec la crise, notre système de retraite est au bord de la faillite C’est un sujet épineux pour le gouvernement et sa majorité mais, elle aura du mal à l’esquiver. Jeudi 17 janvier, lors de ses vœux au monde de l’entreprise et aux organisations paritaires, François Hollande a d’ailleurs reconnu que, la réforme de 2010, n’avait pas tout réglé. Le président de la République a admis que l’allongement de la durée de cotisation pour bénéficier d’un taux plein de 41 ans en 2012 et à 41,75 ans en 2020, est insuffisante pour maintenir l'équilibre du système de financement.

Fin décembre, le Conseil d’orientation des retraites, le Cor, avait déjà agité le chiffon rouge en publiant des prévisions alarmistes : l’organisme table sur un déficit prévisionnel de 21 milliards dès 2017.

 

Côté retraites complémentaires, ce n’est guère mieux : le déficit cumulé des deux régimes, Agirc (pour les cadres) et Arrco ( pour tous les salariés), s’élève à 6,5 milliards d’euros. Il passera à 10,5 milliards dès 2017. Surtout, si rien n’est fait, les réserves de l’Agirc seront épuisées dès 2017, et celles de l’Arrco en 2020.

Il y a donc urgence. François Hollande a d’ailleurs annoncé dès le printemps, la tenue "d'une concertation sur le financement des retraites". Même s’il joue la carte du dialogue social, le gouvernement socialiste dispose de marges de manœuvre particulièrement faibles. Sur quels leviers va-t-il jouer ? Parmi les trois options habituelles, - repousser l’âge et allonger la durée de cotisations, augmenter les cotisations, ou baisser les pensions- laquelle va-t-il privilégier ?

Revue de détail


1/ Retarder l'âge du départ à la retraite.


C’est évidemment le scénario le plus difficile à épouser pour la gauche, en tête des cortèges en 2010. Les socialistes étaient les premiers à s’insurger contre le précédent gouvernement qui a enterré la retraite à 60 ans. Choisir cette option est d’autant plus exclue que cela reviendra à reprendre l’antienne du Medef. L’organisation patronale milite depuis plusieurs années pour repousser l’âge de la retraite. Mardi 15 janvier, Laurence Parisot a d’ailleurs remis le sujet sur le tapis : «Tous nos voisins ont choisi, à l'horizon 2035 ou 2040, de reculer l'âge légal de départ à 66 ou 67 ans, a-t-elle expliqué. Nous devons lancer le débat sur des orientations claires à moyen terme et la question de l'âge légal devra être reposée".

 

2/ Augmenter les cotisations.

Ce serait une décision difficile à prendre dans le contexte de crise actuel. L’impact sur le pouvoir d’achat serait immédiat. Surtout, pour les entreprises, un effort de ce type a déjà été demandé en 2012. Pour financer l’extension du dispositif carrières longues promis par François Hollande, elles ont déjà subi une hausse. C’est à ce prix que l’engagement d’un retour à 60 ans pour les salariés ayant commencé tôt leur vie professionnelle a pu être honoré.

Mardi 15 janvier, à l’occasion d’une séance de négociation sur le renflouement des retraites complémentaires, - une négociation se tient actuellement sur le sujet qui doit se terminer fin mars- la CGT a toutefois proposé de mettre en place une hausse modulée des cotisations en fonction de la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée de l’entreprise.

 

3/ Baisser ou geler les pensions.

C’est ce qu’a proposé le patronat qui n’y est pas allé de mains mortes, ce mardi 15 janvier, toujours lors de la négociation autour de l’Agirc et l’Arrco. Le Medef a en effet proposé que la revalorisation soit inférieure à l’inflation jusqu’en 2017. Si elle était adoptée, ce quasi gel générait une économie de 780 millions d'euros pendant quatre ans. Sur le papier, les syndicats sont contre une mesure qui traduirait par une baisse du pouvoir d’achat des plus âgés. Mais devant l’urgence, certains (dont la CFDT) pourraient cependant l’accepter à condition toutefois que cette désindexation soit temporaire.

 

Là est la nouveauté. Car, ces dernières années, cette voie avait toujours été écartée. En effet, Nicolas Sarkozy avait toujours refusé de toucher au pouvoir d’achat des retraités, électorat traditionnellement ancré à droite. La gauche pourrait donc briser ce tabou. C’est ce que laisse en tout cas entendre Jérôme Cahuzac. Dans une interview aux Echos, mardi 15 janvier, le ministre du budget a estimé qu'une décision de désindexation des retraites complémentaires par les partenaires sociaux serait un "élément d'appréciation très important" pour le gouvernement.

Selon Jérôme Cahuzac, elle pourrait inspirer le régime général. Prudent, le ministre du budget a toutefois précisé que «rien n'est décidé aujourd'hui et rien ne le sera sans qu'une concertation approfondie soit menée, comme c'est du reste prévu sur ce dossier". Il n’empêche, Jérôme Cahuzac a ouvert la brèche.

 

Il faut dire qu’une telle décision permettrait de réaliser une économie substantielle. La Fondation IFRAP a ainsi chiffrée qu’une sous-indexation (inflation moins un point) appliquée aux retraites de base (CNAV) permettrait de regagner entre 2 et 5 milliards d’euros (selon qu’on l’applique sur 2 ou 4 ans).

 

Dans l’opinion, le débat sur l’égalité entre les générations ne cesse de se diffuser. En septembre dernier, la cour des comptes estimait d’ailleurs que "Malgré la persistance de situations individuelles préoccupantes, il reste que contrairement à une idée reçue, les retraités sont dans une situation globale en moyenne plus favorable que celle des actifs, notamment des plus jeunes" Voilà pourquoi, baisser les pensions pourrait s’avérer la moins mauvaise option pour les socialistes.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 19:56

 

Manifestation contre la réforme des retraites Sarkozy

  - le 18 Janvier 2013

La réforme des retraites, le prochain gros chantier social du gouvernement

François Hollande a annoncé jeudi soir le lancement d'une négociation syndicats-patronat concernant le financement des retraites. Les libéraux et le patronat balisnt déjà le terrain pour repousser à "au moins 63 ans" l'âge légal de départ.


Ce vendredi, le ministre du Travail Michel Sapin a repris l'annonce faite la veille par le président de la République, précisant: "Vous connaissez tous les curseurs qui peuvent être bougés pour permettre qu'il y ait, si ce n'est un retour à l'équilibre, en tous les cas une perspective de financement pérenne de nos régimes de retraite", indique le ministre.

 

Echec de Sarkozy


L’inquiétude reste de mise pour l’avenir des retraites. Le financement du système n’est, en l’état, pas assuré, une situation propice à tous les mauvais coups. Selon le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) ­publié en décembre, le déficit des régimes atteindrait 19 milliards d’euros en 2017. La preuve, si besoin était, que, contrairement aux discours de Nicolas Sarkozy et son équipe, promettant un déficit zéro en 2018, la réforme de 2010 avec son cortège de mesures régressives, en particulier le recul de l’âge de départ à soixante-deux ans, ne réglera pas le problème.

 

Cela n’empêche pas les ­libéraux de poursuivre sur leur lancée et de préconiser de nouveaux reculs sociaux, telle la présidente du Medef. Laurence Parisot réclame un report de l’âge légal à « au moins soixante-trois ans ». Mardi prochain, 22 janvier, le COR présentera un nouveau rapport au gouvernement. Celui-ci, dans le cadre de la « feuille de route » sortie de la « grande conférence sociale » de juillet dernier, a prévu en effet d’ouvrir au printemps une concertation pouvant déboucher sur une nouvelle réforme.

 

Retraites complémentaires dans le viseur


À sa manière, le patronat tente de baliser le terrain dans le cadre des négociations sur les régimes complémentaires Agirc et Arrco engagées fin 2012, qui doivent reprendre le 15 janvier. Invoquant le déficit de ces régimes et l’arrivée à épuisement de leurs réserves plus rapide que prévu, le Medef réclame, pour toute « solution », une baisse du pouvoir d’achat des pensions en supprimant leur indexation sur l’inflation. Et refuse mordicus toute hausse des cotisations. Un avant-goût de la bataille à mener pour obtenir une juste réforme du financement mettant à contribution, entre autres, les revenus financiers.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 13:32

 

Cahuzac envisage une désindexation des retraites

Par Olivier Auguste Mis à jour le 15/01/2013 à 10:46 | publié le 15/01/2013 à 08:04 Réactions (611)
Le ministre délégué chargé du Budget, Jérôme Cahuzac, avec le président de la République François Hollande.

Le ministre délégué chargé du Budget, Jérôme Cahuzac, avec le président de la République François Hollande.
  •   

Les partenaires devraient acter une revalorisation moins forte que l'inflation des pensions complémentaires. La solution pourrait être ensuite dupliquée aux régimes de base, fait comprendre le ministre du Budget.

Syndicats et patronat, qui cogèrent les retraites complémentaires, se retrouvent à nouveau aujourd'hui pour discuter des moyens de préserver l'avenir de ces régimes (Arrco, pour tous les salariés du privé, et Agirc, pour les cadres). Parmi les hypothèses envisagées par le Medef face à la dégradation rapide des comptes, celle d'une désindexation des pensions. Elles pourraient, par exemple, être revalorisées de 1% de moins que l'inflation. De quoi générer une économie estimée à 780 millions d'euros par an au cours des quatre prochaines années, pour l'ensemble Agirc-Arrco.

Les partenaires sociaux ont encore plusieurs semaines pour s'entendre, mais cette piste est devenue hautement probable depuis mi-décembre, quand toutes les organisations syndicales - CGT exceptée - ont fait comprendre qu'elles l'acceptaient, quitte à y mettre des conditions.

 

L'idée pourrait-elle être reproduite dans le régime de base? Une désindexation serait en tout cas plus facile à assumer pour le gouvernement si elle était déjà endossée par les syndicats dans le cadre des retraites complémentaires. Jérôme Cahuzac l'a bien compris. «Un accord de ce type des partenaires sociaux sur les retraites complémentaires serait un élément d'appréciation très important, déclare-t-il dans Les Échos. On ne pourra pas ne pas en tenir compte», estime le ministre délégué au Budget. Tout en prenant la précaution d'ajouter que «rien n'est décidé aujourd'hui et rien ne le sera sans qu'une concertation approfondie soit menée».

 

Un autre élément pourrait aider à faire «passer la pilule»: le Conseil d'orientation des retraites (COR) dévoilera le 23 janvier son 12e rapport. Cet «état des lieux du système français» - qui doit précéder une vaste concertation sur une remise à plat de l'ensemble des régimes - soulignera sans doute une nouvelle fois l'ampleur des défis à venir. Le COR a déjà donné une indication fin décembre, en estimant à 25 milliards d'euros par an les besoins de financement à l'horizon 2020.

 

APRES LES EPARGNANTS, SUS AUX RETRAITES

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 13:03

24-12-2012

Rétablissement de la retraite à 60 ans pour tous et à taux plein

André Chassaigne interpelle Monsieur le Monsieur le ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social sur le rétablissement de la retraite à 60 ans pour tous et à taux plein.

Fin octobre 2012, en France métropolitaine, 5 202 500 personnes étaient inscrites à Pôle Emploi, toutes catégories confondues. La situation de l’emploi continue de se dégrader chaque mois, avec des difficultés de retour à l’emploi toujours plus difficiles pour les jeunes et les plus de 50 ans.

La réforme des retraites de juillet 2011 a imposé un report de l’âge légal de départ en retraite progressif à 62 ans d’ici 2017, et à 67 ans pour un départ à taux plein quel que soit le nombre de trimestres cotisés. Dans la situation économique que connaît notre pays, ces reculs sociaux font bondir chaque mois le nombre de salariés âgés licenciés dans les chiffres du chômage, alors qu’ils auraient pu bénéficier d’un départ à 60 ans.

Ces mesures plongent également plusieurs milliers de chômeurs âgés en fin de droits dans la plus grande précarité, au RSA, voire sans aucune ressource, avant d’avoir atteint l’âge légal, souvent parce que ne sont pas pris en compte l’intégralité des périodes de chômage ou de congés maternité dans le calcul des trimestres cotisés.

Chaque année 700 000 jeunes entrent sur un marché du travail atone, concourant ainsi à allonger considérablement le délai avant le premier emploi, et encore plus avant le premier stable. Les conséquences en matière de financement de notre système de retraite, et de perspectives de retraite pour ces nouveaux entrants sont dramatiques.

Seule une réforme des retraites juste, rabaissant l’âge de départ légal de la retraite à 60 ans pour tous et à taux plein est à même d’enrayer l’augmentation massive du chômage, de favoriser l’entrée des jeunes dans l’emploi et de lever les situations de précarité des chômeurs âgés en fin de droits. Elle pourrait mobiliser de nouvelles ressources pour le financement de notre régime de retraite par répartition, en touchant notamment les revenus financiers et en modulant les cotisations patronales d’assurance vieillesse en fonction des choix des entreprises en matière de répartition des richesses.

En conséquence, il souhaiterait connaître la position de Monsieur le ministre sur ces mesures de justice et de progrès pour nos concitoyens.


Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 07:51

 

11e rapport du COR : remettre le débat sur le financement des retraites sur ses pieds

 

Le 11e rapport du Conseil d’orientation des retraites sur les perspectives financières des retraites 2020, 2040 et 2060 incite à remettre le débat sur le financement des retraites sur ses pieds.

 

Sans surprise, il fait apparaître, selon les hypo- thèses, un besoin de financement compris entre 20,8 et 24,9 Mds € en 2020, soit environ un point de PIB. Cela confirme l’appréciation por- tée par la CGT que la réforme de 2010 n’a pas permis, malgré les sacrifices imposés, de résoudre le problème du financement des retraites, faute d’apporter les ressources nécessaires.

 

L’analyse du rapport montre que le déficit à l’horizon 2020 s’explique essentiellement par les conséquences de la crise sur le financement des retraites. En premier lieu, le chômage se main- tiendrait à un niveau élevé sur l’ensemble de la décennie (il s’établirait à 7,3 % en 2020), tandis que les gains de productivité seraient insuffisants, du fait de la faiblesse des investissements. C’est l’emprise de la logique financière qui déstabilise les retraites en plombant l’activité. Dans les dix ans à venir, seul un partage des richesses plus favorable aux salariés permettra de financer les retraites.

 

L’utilisation par le COR d’hypothèses macro- économiques contrastées (taux de chômage de 4,5 % ou 7% ; productivité s’échelonnant de 1 % à 2 %) permet de montrer que les conditions de financement des retraites dépendent d’abord du niveau de la croissance. Avec un taux de chômage de 4,5 % et une productivité de 2 %, les retraites seraient excédentaires de 93 Mds € en 2060, tandis qu’elles seraient déficitaires de 105 Mds € avec un taux de chômage de 7 % et une productivité de 1%, le PIB s’élevant à 5.400 Mds € environ dans le premier cas, et de 3.600 Mds € dans le second.

 

Ce sont donc bien les conditions économiques et non la démographie, qui sont le premier facteur déterminant l’équilibre financier des retraites, les perspectives démographiques s’améliorant progressivement du fait du niveau relativement élevé de la natalité.

 

Parallèlement, le rapport montre que les réformes successives conduisent à une dégrada- tion importante du pouvoir d’achat des retraites par rapport aux salaires, conséquence des réformes successives depuis la réforme Balladur de 1993.

 

La question principale est d’affecter des res- sources nouvelles au financement des retraites, ce qui passe par une réforme ambitieuse du financement de ces dernières. La CGT a fait des propositions précises en ce sens, en particulier la modulation des cotisations dites « patronales », la mise à contribution des revenus financiers des entreprises, et la soumission à cotisations sociales de l’épargne salariale et de l’ensemble des primes.

 

Il montre également que les revendications de la CGT (retour à la retraite à 60 ans pour tous, pension représentant au moins 75% des reve- nus d’activité, indexation des pensions sur les salaires) n’ont rien d’irréaliste.

 

confédération générale du travail


263 rue de Paris - 93516 Montreuil Cedex - Tel : 01 55 82 80 00 Montreuil, 19 décembre 2012 - Ne pas jeter sur la voie publique - www.cgt.fr


Le 11e rapport du Conseil d’orientation des retraites sur les perspectives financières des retraites 2020, 2040 et 2060 incite à remettre le débat sur le financement des retraites sur ses pieds.

 

Sans surprise, il fait apparaître, selon les hypo- thèses, un besoin de financement compris entre 20,8 et 24,9 Mds € en 2020, soit environ un point de PIB. Cela confirme l’appréciation por- tée par la CGT que la réforme de 2010 n’a pas permis, malgré les sacrifices imposés, de résoudre le problème du financement des retraites, faute d’apporter les ressources nécessaires.

 

L’analyse du rapport montre que le déficit à l’horizon 2020 s’explique essentiellement par les conséquences de la crise sur le financement des retraites. En premier lieu, le chômage se main- tiendrait à un niveau élevé sur l’ensemble de la décennie (il s’établirait à 7,3 % en 2020), tandis que les gains de productivité seraient insuffisants, du fait de la faiblesse des investissements. C’est l’emprise de la logique financière qui déstabilise les retraites en plombant l’activité. Dans les dix ans à venir, seul un partage des richesses plus favorable aux salariés permettra de financer les retraites.

 

L’utilisation par le COR d’hypothèses macro- économiques contrastées (taux de chômage de 4,5 % ou 7% ; productivité s’échelonnant de 1 % à 2 %) permet de montrer que les conditions de financement des retraites dépendent d’abord du niveau de la croissance. Avec un taux de chômage de 4,5 % et une productivité de 2 %, les retraites seraient excédentaires de 93 Mds €

 

en 2060, tandis qu’elles seraient déficitaires de 105 Mds € avec un taux de chômage de 7 % et une productivité de 1%, le PIB s’élevant à 5.400 Mds € environ dans le premier cas, et de 3.600 Mds € dans le second.

 

Ce sont donc bien les conditions économiques et non la démographie, qui sont le premier facteur déterminant l’équilibre financier des retraites, les perspectives démographiques s’améliorant progressivement du fait du niveau relativement élevé de la natalité.

 

Parallèlement, le rapport montre que les réformes successives conduisent à une dégrada- tion importante du pouvoir d’achat des retraites par rapport aux salaires, conséquence des réformes successives depuis la réforme Balladur de 1993.

 

La question principale est d’affecter des res- sources nouvelles au financement des retraites, ce qui passe par une réforme ambitieuse du financement de ces dernières. La CGT a fait des propositions précises en ce sens, en particulier la modulation des cotisations dites « patronales », la mise à contribution des revenus financiers des entreprises, et la soumission à cotisations sociales de l’épargne salariale et de l’ensemble des primes.

 

Il montre également que les revendications de la CGT (retour à la retraite à 60 ans pour tous, pension représentant au moins 75% des reve- nus d’activité, indexation des pensions sur les salaires) n’ont rien d’irréaliste.

 

confédération générale du travail

263 rue de Paris - 93516 Montreuil Cedex - Tel : 01 55 82 80 00 Montreuil, 19 décembre 2012 - Ne pas jeter sur la voie publique - www.cgt.fr

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre