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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 23:26

Social-Eco - le 8 Novembre 2011

Retraites : "le mépris à l'égard des partenaires sociaux" selon la Cnav

Le nouveau président de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), Gérard Rivière a déploré mardi "la méthode brutale et cavalière" du gouvernement qui a décidé d'accélérer l'application de la réforme des retraites, ajoutant qu'il n'avait été "ni consulté, ni informé" en amont.


"Ils n'ont sans doute pas mon numéro de téléphone portable", a ironisé, Gérard Rivière (FO), élu le 4 novembre dernier à la place de Danièle Karniewicz (CFE-CGC) à la présidence de la Cnav. Il a regretté "le mépris affiché à l'égard des partenaires sociaux et du conseil d'administration" de la Cnav, qui gère le régime général des retraites. Gérard Rivière a observé que la loi repoussant progressivement à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite aurait "un an demain". Et on n'a même pas mis une année à remettre en question un calendrier de montée en charge", a-t-il regretté, en affirmant que c'était "la première fois".

 

Le nouveau président de la Cnav a par ailleurs également jugé "parfaitement injuste d'avoir désindexé les prestations familiales". "Lorsqu'on enlève 1 point ou 1,2 de revalorisation des prestations familiales, on est dans le dur de la consommation parce que les prestations familiales n'alimentent pas le livret A, que je sache, et encore moins l'assurance-vie", a estimé Gérard Rivière.

 

Il a indiqué que le conseil d'administration de la Cnav se réunirait le 17 novembre pour étudier le projet de loi rectificatif de financement de la sécu.

 

Selon le plan de rigueur présenté lundi par le gouvernement, le recul de l'âge de la retraite de 60 à 62 ans va arriver plus vite pour les salariés nés entre 1952 et 1955, qui devront rester au travail de un à quatre mois de plus que ce que prévoyait la réforme de novembre 2010.

 

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 12:05

Social-Eco - le 28 Octobre 2011


Accusés, 
sans preuve, 
de «fraude», 
des centaines 
de retraités partis avec le dispositif «carrière longue» sont sommés par la Sécu, plusieurs années après, de restituer les pensions qu’ils ont touchées. 


Un an que celui-ci «ne dort plus que quatre heures par nuit» et vit «comme un zombie». Tel autre, «la peur au ventre», s’est résolu à «vendre sa maison», confie une syndicaliste qui le défend, avant d’évoquer un troisième cas, celui d’un homme «au bord du suicide», contraint de retourner, à plus de soixante ans, «vivre chez sa mère» … Comme eux, elles et ils sont des dizaines, peut-être des centaines, de retraités à vivre un véritable cauchemar depuis que la Sécurité sociale leur a annoncé qu’elle leur réclamait… la restitution des pensions perçues depuis leur départ en retraite, il y a deux, trois, voire quatre ans. Motif : pour la Sécu, ils n’y avaient, en réalité, pas droit !

 

 

enquête serrée pour des «carrières longues»


Cette affaire, révélée hier par la CGT, remonte à 2003. Voyant sa réforme des retraites massivement contestée, le gouvernement concède à la CFDT –qui en tirera argument pour finalement approuver le projet Fillon– la mise en place d’un dispositif de départ anticipé pour les carrières longues : un salarié ayant commencé à travailler tôt peut prétendre partir avant soixante ans, à condition d’avoir cotisé quelques trimestres de plus que la durée normalement exigée. D’emblée, les candidats affluent. D’autant que la loi leur permet, afin de remplir les conditions, de faire valider très aisément des périodes travaillées dans leur prime jeunesse (emplois saisonniers, etc.), pour lesquelles ils n’ont pas de justificatif, bulletin de paie ou autre. Une attestation sur l’honneur signée par deux témoins suffit. Jusqu’en 2008 où le gouvernement, trouvant la mesure trop coûteuse, change les règles du jeu en se montrant beaucoup plus exigeant pour la validation de ces périodes. La Sécu multiplie alors les contrôles, des centaines de dossiers déjà liquidés sont rouverts, de nombreux retraités «carrière longue» sont soumis à une enquête serrée. Et au final, à ce jour, 600 se voient notifier, au motif de «données non fiables», sans plus de précision, l’annulation pure et simple de leur droit à pension, alors qu’ils sont en retraite depuis plusieurs années. Ils sont sommés de restituer les sommes «indues», soit jusqu’à 70 000 euros, et subissent, parfois même, la suspension de leur retraite. Avec, à la clé, les conséquences dramatiques qu’on imagine.

 

 

la CGT dénonce le piétinement du droit


Si la CGT ne veut pas défendre les éventuels réels fraudeurs, dit Éric Aubin, en charge des retraites, il n’est pas question non plus de laisser stigmatiser le plus grand nombre de ces retraités qui, «au pire, pour certains», ont été conduits par la Sécurité sociale elle-même à «optimiser le dispositif», comme l’a admis son directeur lors d’une récente rencontre avec le syndicat. Surtout, la CGT dénonce le piétinement de principes essentiels de droit, avec l’application rétroactive des consignes de 2008 aux dossiers liquidés auparavant, et le lancement de l’accusation de fraude sans en apporter de preuve ni démontrer une intention frauduleuse. Alors que les tribunaux des affaires de Sécurité sociale (Tass) commencent à rendre, sur ces bases, des jugements favorables aux victimes qui les ont saisis, le syndicat a interpellé le ministre du Travail et demandé «la fin d’un acharnement injustifié»

 

 

Premier recul de la Sécu Recevant une délégation de la CGT, le 12 octobre, le directeur de la Sécurité sociale a reconnu «la légitimité de notre démarche», indique Éric Aubin, mais il a refusé de s’engager 
à ne pas faire appel des décisions des tribunaux favorables aux retraités à carrière longue ayant déposé des recours. Il a toutefois promis qu’il n’y aurait pas, désormais, d’application rétroactive 
de la circulaire de 2008, ce qui devrait conduire au classement 
de nombreux dossiers.

 

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 17:18

Didier Migaud, premier Président de la Cour des comptes, était l’invité du 19h, mardi sur Public Sénat. Interrogé sur la réforme des retraites, le socialiste a pris des distances avec son parti, qui souhaite le retour à la retraite à 60 ans. «La réforme était indispensable, elle est indispensable. La France est confrontée à la même situation que dans beaucoup d’autres pays, à savoir une augmentation de la durée de vie donc ça pose un certain nombre de défis et chaque pays doit pouvoir bien évidemment en tirer toutes les conséquences », a-t-il affirmé.

« Les régimes sont déséquilibrés donc il faut bien évidemment une réforme. Une réforme a été prise, elle ne garantit pas d’ailleurs l’équilibre absolu en 2018. Il est vraisemblable oui qu’il faudra aller plus loin demain », ajoute même Didier Migaud. Repousser l’âge légal de départ ? « Il y a plusieurs leviers possibles mais tous doivent être utilisés », affirme-t-il.

Interrogé sur les hypothèses de croissance, Didier Migaud affirme que le gouvernement doit « réviser ses hypothèses de croissance» « dans les délais les plus rapprochés possibles. (…) C’est une question de crédibilité ». Actuellement, le gouvernement table sur une croissance de 1,75% en 2012. « Il n'est pas raisonnable d'en rester à cette hypothèse de croissance », a-t-il ajouté, alors qu'une révision à la baisse semble inéluctable.

Sur les finances publiques, « il y a un certain nombre de mesures qui ont été prises mais qui ne sont pas suffisantes », a-t-il jugé, estimant qu'« il faut agir sur la dépense et également sur les recettes ». « La Cour ne propose pas une réduction de la dépense publique, nous disons qu'il faut ralentir l'augmentation de la dépense », a-t-il précisé. « Nous croyons qu'il y a de vraies marges de manœuvre sur les niches fiscales comme sur les niches sociales », a-t-il ajouté, qualifiant notamment le déficit de la Sécurité sociale de « véritable poison ».

 

 

En reprenant les arguments de Sarkozy il préconise d'aller plus loin encore et de faire commes les autres pays, augmenter vraisemblablement l'âge ouvrant droit à la retraite au delà de 62 ans. Décidémment l'on comprend mieux pourquoi Sarkozy l' a promu à la cour des comptes. Dans cette affaire, il compte un allié  (inattendu) de plus.

Ce que ne disent pas clairement les candidats de la primaire, ni non plus le candidat intronissé par le PSFrançois Hollande, qui n'en dit pas davantage sur la nécessaire revalorisation des retraites.. D'ailleurs, je serais intéresé de savaoir ses propositions sur les augmentations de salaires et nptamment des bas salaires et du SMIC,

Un peu de clarté aiderait au choix du meilleur candidat de gauche pour satisfaire revebdixcations et besoins de justice.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 10:40


Non content d’avoir imposé une réforme injuste et inefficace en 2010 qui produit déjà des dégâts, notamment en termes de chômage, le Premier ministre, indique qu’il faudrait maintenant s’aligner sur l’Allemagne en ce qui concerne l’âge de départ à la retraite. Dans ce pays, celui-ci passera progressivement à 67 ans en 2029.

 

Cette fuite en avant ne règlerait pourtant rien, bien au contraire. Ainsi, alors que dans la plupart des pays européens, des dispositions similaires ont déjà été prises, remettant en cause les droits à retraite, on voit bien avec l’actualité du moment, que cela n’empêche en rien d’aller droit au mur du point de vue économique, mais qu’en revanche, c’est désastreux pour le monde du travail.

 

Plutôt que de se plier aux exigences des marchés financiers et de leurs agences de notation, il faut mettre en œuvre une véritable politique de l’emploi et se donner les moyens d’une relance durable par le pouvoir d’achat, une amélioration de la protection sociale et le développement des services publics.

 

S’agissant des retraites, ce qui doit être engagé en France, c’est également une réforme d’ampleur des financements qui prenne en compte l’augmentation de la productivité du travail, laquelle profite de plus en plus aux actionnaires et de moins en moins à ceux qui produisent les richesses.

 

Pour ce qui est de l’alignement sur l’Allemagne, il témoigne avec force que l’argument démographique n’a été en 2010 qu’un prétexte, tant les situations de l’Allemagne et de la France sont de ce point de vue différentes. L’Allemagne est dans une situation critique en matière de vieillissement du fait d’un taux de natalité extrêmement bas lié en particulier au sort peu enviable des femmes qui sont sommées de choisir entre enfants ou travail. A l’inverse, le taux de natalité en France est un des plus élevé d’Europe.

 

Rappelons enfin, que si l’Allemagne a décidé en 2007 de porter d’ici à 2029 l’âge de la retraite à 67 ans, cela ne signifie en rien que sa situation est satisfaisante. Ainsi, au moment du passage à la retraite (qui peut intervenir dans certaines conditions dès 63, voire 60 ans), 17 % seulement des salariés sont réellement en emploi. Autant d’élément qui confortent la nécessité d’agir nombreuses et nombreux le 11 octobre prochain.

 

Communiqué de la CGT Montreuil

le 23 septembre 2011

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 06:22
 

Le Conseil d'orientation des retraites (COR) doit rendre un "avis technique" ce mercredi 6 juillet sur la durée de la cotisation des retraites requise pour liquider une pension à taux plein. Il s'agit pour le gouvernement de poser les premiers jalons d'un nouvel allongement de la durée de cotisation après avoir supprimé le droit pour les salariés de partir en retraite à 60 ans.

Après avoir affolé tout le monde avec des prédictions plus que discutables pour faire passer dans l'opinion publique la fin de la retraite à 60 ans, le COR est désormais réduit à jouer les « passe-plats » pour le gouvernement dans son entreprise de mis-à-sac de nos retraites. Le conseil d'orientation des retraites en se retranchant derrière l'application stricte du mécanisme prévu par la loi de 2003, valide ainsi l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans et demi. Cette mesure est d'autant plus injuste que la France en cumulant, recul de l'age légal et augmentation de la durée de cotisation, devient un des pays les plus régressifs en matiere de retraites dans l'Union européenne.

Cette stricte application de la réforme Fillon n'a qu'un but : réduire le montants des retraites. C'est suicidaire. Le système de retraite par répartition ne peut être sauvé qu'à la condition de faire entrer d'autres ressources financières, en taxant les profits et la spéculation financières. Et cela, le COR le sait pertinemment.

 
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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 11:45

Social-Eco - le 4 Juillet 2011

 

Tout le monde avait retenu 2012, mais le gouvernement de Sarkozy a modifié le 
calendrier pour rallonger la durée de cotisation à 166 trimestres dès cette année.

Alors que la « réforme » des retraites, reculant l’âge de départ en retraite de 60 à 62 ans, est entrée en vigueur vendredi, le gouvernement s’apprête à activer dans les plus brefs délais le deuxième mécanisme permettant d’allonger la durée de cotisation. Ce mercredi, le gouvernement consultera le Conseil d’orientation des retraites (COR), qui, depuis la réforme de 2010, doit chaque année, donner son aval sur l’augmentation du nombre de trimestres permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein pour tous les assurés atteignant 56 ans. Avis qui doit être suivi d’un décret d’application. Cette mécanique découle de la réforme Fillon de 2003, et dont le principe consiste à allonger la durée de cotisation en fonction de la hausse de l’espérance de vie après 60 ans. Sauf que le gouvernement, sans en modifier le principe, a décidé d’accélérer le processus, initialement prévu pour 2012, selon un membre du cor. Cet empressement à faire passer ce décret durant les vacances montre une volonté de la part du gouvernement et de Nicolas Sarkozy de ne pas relancer le débat sur les retraites en pleine présidentielle. D’autant que l’opinion publique et les millions de personnes mobilisées durant les grandes manifestations de 2010 n’ont toujours pas digéré le passage en force du gouvernement.

Concrètement, dès cette année 2011, les personnes nées en 1955 devront ainsi cotiser 166 trimestres, soit 41,5 ans contre 165 trimestres (41 ans et 1 trimestre) pour ceux nés en 1954. Dans cette logique, en 2012, les personnes nées en 1956 seront contraintes de cotiser un trimestre de plus, etc. En limitant le débat à une simple équation comptable, et en ne laissant au COR qu’un avis technique, le gouvernement impose l’allongement de la durée de cotisation comme seule perspective de préservation du système de retraite. Éludant de fait les véritables enjeux du système, tels que la pénibilité, l’allongement de la durée d’étude, le chômage, les inégalités hommes-femmes ou encore la question d’un autre mode de financement. C’est aussi oublier que s’il y a de grandes différences d’espérances de vie entre les catégories socio-professionnelles, c’est que la pénibilité raccourcit la vie. Donc rallonger la durée de cotisation pour faire travailler plus longtemps ne peut que réduire à terme l’espérance de vie. Autant de questions qui, malgré les tours de passe-passe du gouvernement, ne manqueront pas de rythmer 2012, tant l’équilibre envisagé du régime général des retraites pour 2018 devient un vaste leurre, basé sur des hypothèses économiques aléatoires et aujourd’hui fantaisistes.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 09:18

C’est un rejet massif, à plus de 70%, du projet de réforme portant de 63 à 65 ans l'âge légal de la retraite. Et ce malgré la menace du gouvernement de centre-gauche de devoir se lancer dans une lourde politique d’austérité en cas de victoire du « non ».

Si la participation n’a pas été massive, avec seulement 41% de votants, le score s’annonce sans appel : 72,17% des voix contre la réforme et 27,83% pour. Le gouvernement s’était pourtant mobilisé.  Le gouverneur de la Banque centrale slovène avait lui aussi appelé la population à voter "oui", mettant en garde la population, car un "non" à la réforme pourrait mettre en péril les notes de crédit de la Slovénie, faire donc grimper le coût du crédit, nuire à la compétitivité et à la croissance économique. La note de crédit de la Slovénie est pour l'instant de AA chez les agences de notation S&P et Fitch et de Aa2 chez Moody's.

Même son de cloche chez le Premier ministre, qui devait néanmoins s’attendre à ce résultat, puisqu’il avait préalablement exclu de démissionner en cas de rejet de sa réforme. Il avait lancé à la télévision publique ce vibrant appel, faisant par là allusion à la Grèce ou à l’Irlande, la Slovénie étant dans la zone Euro depuis 2004 : "Jusqu'à dimanche, nous sommes encore maîtres de notre destin. Mais, si nous ne soutenons pas cette réforme, les finances publiques peuvent s'effondrer et alors les maîtres de notre destinée seront les Etats qui nous prêteront de l'argent ".
Reste aux Slovènes de rester aussi soudés contre les réformes d'austérité qui risquent de s'abattre sur ce petit pays de 2 millions d’habitants.

Pour suivre l'exemple grec :
Grèce: manifestation monstre à Athènes contre l'austérité
Grèce : "Nous ne voulons pas que notre pays soit bradé"

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 08:25

Médias -

le 29 Octobre 2010 événement

Dans les médias Ben Laden, voilà la vraie menace ! par Frédéric Durand

 

Riche langue que la nôtre, qui permet, sans se répéter, de dire la même chose.

Donc, la mobilisation contre la réforme des retraites s’effrite, se tasse, s’étiole, décline, faiblit, s’estompe et s’affaisse, s’atténue ou s’essouffle… Au choix. Le grand mercato rhétorique des médias est ouvert, où chacun peut puiser le verbe qui lui paraît le mieux signifier qu’il est vain de poursuivre un mouvement lorsqu’une loi est votée. Si toutes les chaînes télé ont néanmoins pris soin de mobiliser leurs correspondants dans les quatre coins du pays, c’est pour que ceux-ci nous expliquent que oui, effectivement, il y a moins de monde cette fois-ci. Aucun ne semble a contrario surpris de voir des centaines de milliers de Français continuer de battre le pavé au beau milieu des vacances scolaires alors même, justement, que la loi est votée. Pareil cas serait-il si banal pour ne plus déclencher, chez nos observateurs aguerris, l’amorce d’un questionnement ? Mais la sentence médiatique qui couvait depuis des semaines n’admet pas les contradictions, elle tombe tranchante : la page du mouvement social est tournée ! D’ailleurs la une du Figaro, comme celle de Libération, nous prescrivait dès hier un retour au réel : ce n’est pas Sarkozy qui menace la France, c’est Ben Laden. Le terrorisme comme antipoison à la revendication sociale. À y regarder de plus près, une autre idée a néanmoins filtré, au risque de gâcher l’enterrement en grande pompe du mouvement social orchestré par les médias. Et si cette loi n’était pas promulguée… C’est ce que demandait, hier, à Nicolas Sarkozy Bernard Thibault lorsqu’on lui tendait le micro. Après tout, c’est ce qu’il s’est passé avec le CPE en 2006. Mais les médias ont le sens des responsabilités, ils taisent cette option, sans doute pour ne pas faire naître dans le peuple de vains espoirs… Frédéric Durand

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:49

le 17 Mars 2011

Protection sociale

Retraites complémentaires en danger

Rançon de son refus mordicus de toute augmentation des cotisations, le Medef tente d’imposer aux régimes Arrco et Agirc des remèdes qui seraient fatals pour les pensions.

 

En 2010, ils avaient raflé la mise, avec la réforme du régime de base, qui, en explosant la retraite à 60 ans, a exaucé leurs vœux les plus chers, faisant porter l’essentiel de l’effort financier sur les salariés. En 2011, le patronat, jamais rassasié quand il s’agit de croquer dans les droits sociaux, tente le même type d’opération, cette fois sur le compte des régimes complémentaires Arrco et Agirc.

 

L’enjeu n’est pas mince : la retraite complémentaire représente 30 % de la pension totale d’un non-cadre, 55 % de celle versée à un cadre. Après six séances de négociation avec les syndicats, à la veille d’une septième, demain, qui devrait être conclusive, le dessein du Medef se dégage : poursuivre l’érosion engagée depuis les années 1990 du taux de remplacement du salaire par les pensions Arrco et Agirc, et donner des coups de boutoir dans le système actuel de la complémentaire, par répartition, pour pousser les feux de la capitalisation.

 

Pas un euro 
de plus de la part des entreprises

Pour parvenir à ses fins, l’organisation de Laurence Parisot use ici, comme dans la négociation sur l’assurance chômage, d’une arme de destruction massive : au motif d’une prétendue « dégradation de la compétitivité par le coût du travail », un refus net, viscéral de toute augmentation des ressources des régimes par un relèvement des cotisations. Quelle « solution », alors, pour conforter des régimes financièrement fragilisés (faute d’augmentation des recettes, et alors que leurs charges croissent du fait de la démographie, l’Arrco et l’Agirc voient leurs réserves fondre : 12 mois pour le premier, 6 pour le second) ?

 

10 milliards d’économies sur les droits sociaux

D’abord, l’alignement de l’âge d’ouverture des droits et de l’âge du taux plein sur la réforme du régime de base de novembre dernier : 62 et 67 ans. Deuxième mesure : des coupes dans les droits familiaux et conjugaux, représentant quelque 10 milliards d’euros d’économies. Principale cible, en l’état actuel du projet d’accord soumis par le Medef : la pension de réversion, dont le taux serait progressivement abaissé de 60 % à 54 %, et qui, serait proratisé selon le nombre d’années passées en couple.

 

Érosion continue du taux de remplacement

La troisième salve vise le taux de remplacement : depuis 1993 et l’indexation, imposée par le patronat, du prix du point sur l’inflation, et non plus sur les salaires, le niveau de la complémentaire, par rapport au dernier salaire, a fortement diminué – de 25 à 30 % selon les cas. Le Medef, dans sa dernière copie, propose tout juste de ralentir pendant quelques années (jusqu’en 2015), cette érosion qui ronge peu à peu la confiance des assurés dans le système.

 

Agirc, Arrco : 
la fusion de tous les dangers

La quatrième mesure, en apparence technique, est sans doute, à terme, la plus dangereuse. Le patronat préconise la fusion progressive de l’Agirc avec l’Arrco. Aujourd’hui, l’ensemble des salariés cotisent à l’Arrco, les cadres cotisant, en outre, à l’Agirc (pour des salaires supérieurs à 3 fois le plafond de la Sécurité sociale). « L’Agirc est le seul organisme qui reconnaît le statut cadre, explique Sylvie Durand, de l’Ugict-CGT. On y est affilié en fonction de critères (formation, autonomie, niveau de responsabilité) qui définissent la place du salarié dans les grilles de classifications professionnelles.

 

Mettre à bas l’Agirc, c’est donc en finir avec ce statut. Un objectif poursuivi de longue date par le patronat : ça lui ouvre la possibilité de faire exercer à des salariés la fonction de cadre sans les rémunérer et les reconnaître comme tels. » Et, du coup, de « tasser » l’ensemble des grilles de salaires. La fusion présenterait aussi l’avantage, du point de vue patronal, de siphonner les réserves, plus abondantes, de l’Arrco pour payer les pensions des cadres. Viendrait ensuite le moment, dans la logique chère au Medef, de financement à ressources constantes, où il ne resterait plus qu’à réduire les droits à pension complémentaire, des cadres d’abord, puis des non-cadres, pour équilibrer les comptes… Les salariés financièrement les mieux lotis se verraient alors poussés dans les bras des fonds de pension

 

. Enfin, pour Sylvie Durand comme pour beaucoup de syndicalistes, le Medef, avec cette opération, « anticipe sur le débat prévu pour 2013 sur la mise en place d’un régime unique de retraite, inspiré du modèle suédois ». Un régime « à cotisations définies », où le niveau des pensions sert de variable d’ajustement. En droite ligne avec les prescriptions du récent « pacte antisocial » européen, chaleureusement accueilli par Laurence Parisot.

 

Yves Housson

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 11:39

Un camarade de lutte m'a fait passer ce "petit problème" que je publie ici volontiersci-dessous :

 

Des syndicalistes, des ingénieurs, des artisans, des agriculteurs, des commerçants, des ouvriers, des chômeurs, des étudiants, des lycéens …ont aussi fait le calcul et  disent que même dans 40 ans il ne sera pas très difficile de financer les retraites par répartition.


QUI A RAISON ? Qui a tort ? Les calculs sont-il compliqués ?


Quelques professeurs de mathématiques ont voulu en avoir le coeur net. Ils ont décidé de poser laquestion, sous la forme d’un problème d’arithmétique, à un millier d’élèves de la classe de 6ème, dans différentes villes de France.


Ils sont partis des données incontestables suivantes : 


Au cours des 40 dernières années, avec une croissance annuelle moyenne de 2%, le PIB est passé de1000 à 2000 milliards d’euros;


Au cours des 40 ans prochaines années, le nombre de personnes de plus de 60 ans va en grosdoubler.

Dans l’hypothèse où, sur les 40 prochaines années, la croissance serait seulement de 1% en moyenne annuelle (le gouvernement promet 2% et plus, afin de faire reculer le chômage), le PIB passerait de 2000 milliards en 2010 à 3000 milliards en 2050;


Pour soumettre l’énoncé suivant aux élèves, ils ont convenus que les 2000 milliards seraient représentés par un gâteau de 2000 grammes et les 3000 milliards par un gâteau de 3000 grammes.


« Aujourd’hui en 2010, dix salariés produisent un gâteau de 2000 grammes, à partager avec 4 retraités. Dans 40 ans, en 2050, dix salariés produiront un gâteau de 3000 grammes à partager avec 8 retraités. Calculez le poids de la part de gâteau de chaque personne, en 2010 et en 2050.


La part de chacun en 2050 sera-telle plus petite qu’en 2010 ? »


Après corrigé des copies, il apparaît que 99% des 1000 élèves ont trouvé :


qu'en 2010, la part de chacun est de 143g (2000: 14)


qu’en 2050, la part de chacun sera de 167 g (3000 : 18)


qu’en conséquence, en 2050 la part de chacun aura augmenté par rapport à 2010


Aucun élève de 6ème n’a donc trouvé le même résultat que Sarkozy, Fillon et Woerth au problème 

de partage du gâteau !


Afin de tenter de comprendre cette situation ubuesque, les professeurs de français ont décidé que le 

prochain sujet de rédaction qu’ils soumettraient aux élèves du lycée serait « A votre avis, pourquoi 

Sarkozy, Fillon et Woerth font semblant de ne pas savoir calculer ? ».


S’ils nous transmettent les meilleures copies, nous les publierons sur ce site. Nous avons profité du débat « Quel avenir pour les retraites ? », entre Xavier Bertrand et Bernard Thibault, à Lyon le 25 septembre 2010, pour demander à Xavier Bertrand si les résultats trouvés par les 1000 élèves étaient justes ou erronés. Il nous a répondu que les résultats étaient justes, mais que l’énoncé du problème aurait du préciser que dans les 40 années à venir, une partie de l’accroissement des richesses devra être consacrée aux dépenses de santé et à celles liées à la dépendance (le 5ème risque), car elles vont encore augmenter. Nous avons donc refait les calculs,  en réservant sur le gâteau de 2050 : 100 milliards de plus pour la santé et 100 milliards pour la dépendance. C’est donc comme si le gâteau de 2050 ne pesait plus que 2800 grammes.


Résultats du nouveau calcul :


en 2010, la part de chacun est de 143 g (2000 : 14)

 

en 2050, la part de chacun sera de 155  (2800 : 18)


en conséquence, en 2050 la part de chacun aura … toujours augmenté par rapport à 2010 !


Les explications de Xavier Bertrand n’étant toujours pas satisfaisantes, nous invitons cette fois 

l’ensemble des citoyens à réfléchir à la fameuse question : « A votre avis, pourquoi Sarkozy, Fillon, 

Woerth, Copé et Bertrand font semblant de ne pas savoir calculer ? ».


Afin d’encourager cette réflexion, nous sommes prêts à publier les plus pertinentes sur ce site.


André Martin  co-fondateur du site : http://www.retraites-enjeux-debats.org/ 


Dominique Strauss-Kahn a réfuté sur France 2, jeudi 20 mai tout "dogme" sur l'âge de départ à la retraite, estimant que si on "vit cent ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans""Il y a plusieurs façons de faire les choses : une manière qui est assez évidente dans beaucoup de pays c'est de dire si on vieillit plus longtemps, il faut qu'on travaille plus longtemps", a affirmé le directeur général du FMI, dont l'interview enregistrée la veille à Washington a été diffusée jeudi lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2.

 

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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