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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 09:59

Le PCF condamne l'agression des policiers et soutient les rassemblements

Le PCF condamne avec la plus grande fermeté l’agression, samedi 8 octobre, de 2 policiers dans l’Essonne. Il Fait part aux familles des victimes et à tous leurs collègues de sa solidarité et de son soutien.

Rien ne peut justifier un acte qui a toutes les apparences d’une tentative de tuer deux fonctionnaires de Police dans l’exercice des missions qui leur étaient confiées. Le déroulement des faits semble connu. Nous demandons à ce que l’enquête soit menée le plus rapidement mais aussi le plus sérieusement possible, pour que les auteurs soient appréhendés et traduits devant la justice.

Depuis un an et demi maintenant, les forces de Police ont vu leurs missions, leurs heures de travail, leur quotidien bouleversés et rendus plus difficiles. Chacun sait que leurs heures supplémentaires, les missions de surveillance, la tension ont explosé dans les rangs des policiers et aucune décision forte n’a été prise ni proposée. Ce ne sont pas des réserves de bénévoles, des moyens dérisoires saupoudrés qui pourront permettre de relever les défis qui sont aujourd’hui devant le service public fondamental que représentent les forces de sécurité, de police, de gendarmerie dans notre pays.

Quels sont ces défis ?

Le défi de l’urgence face à la multiplication et à la forme nouvelle que prennent les actes de terrorisme dans notre monde et en particulier dans notre pays. Y faire face demande des moyens accrus au-delà des questions des nouvelles technologies. Il y a bien besoin pour cela d’un déploiement nouveau, de terrain pour être en contact direct avec les populations et détecter plus sûrement les mouvements liés à ce phénomène.

Le défi du banditisme et des trafics. Si les méthodes modernes doivent encore se développer, ils ne sont pas suffisants. Il s’agit de donner les moyens, de viser les têtes de ponts, les organisateurs et au final les bénéficiaires réels des sommes gigantesques que génèrent tous ces trafics. Il faut suivre l’argent, le trouver et pouvoir appréhender ceux qui en profitent le plus. Pour cela il faut multiplier les moyens d’investigation sur l’évasion fiscale, sur les réseaux financiers internationaux et interdire le secret bancaire sous toutes les formes qui servent en fait à dissimuler les transferts de fonds. Bien souvent les circuits qui servent aux uns pour défiscaliser servent aussi à blanchir.

Enfin, le défi du quotidien. C’est celui-là que l’agression ignoble de samedi met le plus en lumière. Les Policiers, qui faisaient leur travail, étaient là pour juguler les exactions commises régulièrement sur un point dur. Ils protégeaient les citoyens exerçant ainsi la plus noble de leur mission. L'enquête doit déterminer s'ils étaient-ils assez nombreux, s'il avaient les moyens de se protéger eux-mêmes. Notre certitude est qu’il faut augmenter de façon significative les effectifs, pour leur permettre de prendre le repos essentiel à l’exercice de leur mission, pour permettre une présence systématique, régulière qui épuise et repousse les trafiquants et délinquants, les criminels qui se fixent comme des tumeurs sur les quartiers les plus en difficulté. C’est en reprenant le terrain au quotidien que nous pourrons apaiser les tensions et pourront créer des solidarités contre ceux qui rendent la vie plus difficile.

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Published by bruno fornaciari - dans SECURITE PCF
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 07:43

« La volonté de marquer les chairs de la jeunesse »

Violences policières

MEHDI FIKRI, AVEC ALEXANDRE FACHE, LOAN NGUYEN ET MARION D’ALLARD.

MERCREDI, 4 MAI, 2016

L'HUMANITÉ

Interpellation musclée de la police à Lyon, le 28 avril, lors d’une manifestation contre la loi travail.

Photo : AFP

Flash-Ball, tonfas, grenades en tous genres… Les manifestants sont confrontés à l’arsenal policier et le nombre de blessés augmente à une vitesse astronomique. À Paris et en province, les militants témoignent d’une volonté de stopper le mouvement social à tout prix.

Des quartiers en état de siège, des manifs survolées par des drones ou des hélicos. Et des blessés, d’innombrables blessés. Un nouveau chapitre s’est ouvert dans l’histoire déjà bien chargée des exactions de la police française. « C’est complètement dingue, estime Pierre, militant nantais. Lors du CPE, Dominique de Villepin s’inquiétait, du moins publiquement, qu’un jeune ne se fasse tuer. Les socialistes font mieux : ils s’en foutent complètement. » Pierre avait 16 ans lors du CPE et un tir de Flash-Ball l’a privé de l’usage de son œil droit. Alors que la chasse semble ouverte et la bride lâchée sur le cou des agents, Pierre redoute un nouveau Rémi Fraisse : « C’est parti très fort dès le début. Et si ça continue comme ça, la police va finir par tuer un manifestant. » Pierre Douillard est auteur du livre l’Arme à l’œil, violence d’état et militarisation de la police. Derrière les techniques « d’encagement » des cortèges et les policiers qui ne retiennent pas leurs coups, il voit « la volonté politique de marquer les chairs de la jeunesse, le corps des gens, pour casser le mouvement à tout prix. La répression et l’antiterrorisme, ce gouvernement n’a plus que cela pour tenir debout, de toute façon ».

Difficile de tenir le compte des lycéens qui se font ouvrir le crâne, des artères sectionnées par des tirs de Flash-Ball, des yeux éclatés et des commotions diverses. « Effectivement, c’est un vrai miracle que personne ne soit encore mort », estime Gaspard Glantz, en insistant sur le terme « miracle ». Gaspard est le fondateur du site Taranis News, spécialisé dans la vidéo coup de poing filmée en tête de manif. Depuis 2009, il a observé les affrontements lors du contre-sommet de l’Otan, ceux de Sivens ou encore de Notre-Dame-des-Landes. « On a franchi un cap par rapport à cette époque. Le niveau de violence policière que j’observais une ou deux fois par an, aujourd’hui, je le vois deux fois par semaine. Et en plein Paris », raconte Gaspard Glantz. Il évoque les tirs tendus de lance-grenades fumigènes Cougar, les grenades de désencerclement tirées en l’air alors qu’elles sont censées être utilisées au niveau du sol. « C’est devenu le grand n’importe quoi, poursuit Gaspard. J’espère qu’il est clair pour tout le monde que la jeunesse de ce pays exprime autre chose que son rejet de la loi travail. Il est temps que le gouvernement entende cela et lâche du lest. »

« Il y avait tellement de lacrymo que même les CRS se sont mis à vomir ! »

À Paris, la manif du 1er Mai a tourné à la bataille rangée. Juliette, étudiante en anglais, hallucine encore : « Il y avait tellement de lacrymo et de bombes au poivre que même les CRS se sont mis à vomir ! » Dans le trajet entre Bastille et Nation, cinq rangées de policiers ont coupé le défilé en deux, pour séparer le bloc de tête et le reste cortège. Une fois les gens à peu près immobilisés, ils ont essuyé tirs de lacrymo et coups de matraque. « J’ai vu un homme d’une quarantaine d’années s’évanouir au pied des CRS, la police charger les gens assis dans l’herbe à Nation et tirer des grenades lacrymo jusque dans les bouches de métro. » Plus tard, à Nuit Debout, Juliette voit « des personnes se faire frapper au sol, dans une atmosphère de guerre civile ».

Un photographe présent à la manif du 28 avril raconte comment la BAC et les CRS les ont pris pour cible, à coups de grenades lacrymo et de « Alors, on fait moins les malins ! » Selon lui, l’objectif était de les empêcher de travailler : « Une fois neutralisés, nous ne pouvions plus prendre de photos des violences. » Ce n’est pas beaucoup mieux en province. Alors que l’usage du Flash-Ball reste – relativement – limité à Paris, c’est un véritable festival, à Rennes, Bordeaux, Lyon ou encore Nantes. Après avoir été lui-même blessé, le militant nantais Pierre Douillard s’est penché sur l’usage du Flash-Ball. L’engin arracheur d’œil a été mis entre les mains des policiers par Nicolas Sarkozy en 2002 mais ce sont les socialistes qui ont fait monter en gamme les agents, en généralisant l’usage du LBD 40. Cette version « fusil » du Flash-Ball, plus puissante et plus précise, fournit actuellement aux hôpitaux le gros des blessés graves. « Cette arme a réhabitué les policiers à tirer sur la foule et cela n’a rien d’anodin, pointe Pierre. C’est une rupture avec l’ancienne doctrine du maintien de l’ordre qui consistait à faire barrage et à repousser les manifestants. Aujourd’hui, les policiers nous rentrent dedans et font une utilisation industrielle de leur matériel contre toutes les composantes du mouvement social. »

Vincent, un tranquille expert-comptable de 66 ans, en a fait les frais alors qu’il défilait à Lyon le 28 avril. Il se croyait pourtant en sécurité, à une trentaine de mètres de la zone de confrontation. « J’ai été touché par un tir de Flash-Ball et une grenade de désencerclement. Une amie a également été touchée et j’ai été demander de l’aide aux policiers. » Ce qui lui a valu un coup de matraque d’un policier énervé, calmé de justesse par ses collègues qui l’ont empêché de frapper le sexagénaire.

Les techniques mises au point lors des guerres coloniales

Mathieu Rigouste, militant à Toulouse, n’est pas étonné par cette montée en puissance de la répression. Auteur de la Domination policière, une violence industrielle, véritable archéologie des pratiques répressives françaises, Mathieu pointe une nouvelle fois la très ancienne expertise de la police française, en matière de répressions de mouvements populaires. Les matraquages meurtriers et les techniques d’intimidation n’ont rien de nouveaux : les jeunes de banlieue en font les frais tout les jours. « Ces techniques, mises au point lors des guerres coloniales et utilisées en permanence dans les quartiers populaires ou les prisons, sont aujourd’hui déployées contre le mouvement social, pour protéger un pouvoir à la dérive. »Dans les rues de Paris, des policiers de commissariat, sans contrôle direct de leur hiérarchie, sont équipés de tenues anti-émeute et lâchés dans la foule où ils frappent à tout-va. Et pour le chercheur en sciences sociales, leur violence est tout à fait délibérée. « La férocité des unités répressives est en fait très maîtrisée, poursuit Mathieu Rigouste. Cette manière de faire a été observée lors des printemps arabes. Frapper la foule au hasard, et non plus seulement les meneurs, c’est transmettre un message clair : les anonymes seront touchés pour ce qu’ils sont, juste parce qu’ils sont là, parce qu’ils veulent protester. Ils veulent nous instiller la peur d’aller en manifestation. » Il remarque : « On observe ces effusions de violence dans tous les pays où le capitalisme traverse une crise et où l’État craint de perdre la main et s’attache à réagencer son système de contrôle. » De l’état d’urgence antiterroriste à des étudiants laissés en sang sur le trottoir, la même logique est à l’œuvre.

Face à la répression, les manifestants apprennent, parfois dans la douleur, à réagir. « La foule en tête de cortège augmente de manif en manif et cela aussi c’est nouveau, témoigne Gaspard Glantz. J’y vois des personnes de la quarantaine, des classes moyennes, avec des casques, des lunettes de plongées ou des masques à gaz. Les manifestants commencent à prendre le réflexe de se protéger les uns et les autres. Et lors du 1er Mai, lorsque la police a voulu « nasser » la foule, les manifestants ne se sont pas laissé faire et ont refusé d’être séparés du cortège de tête. » Il y a aussi les « street medics », des médecins volontaires, qui ont fait leurs armes lors de la COP21 et qui, ces dernières semaines, ramassent des blessés à la pelle. « Ils s’occupaient de sept personnes pour des brûlures, des arcades sourcilières explosées », racontait un manifestant le 28 avril.

Agression filmée mais impunie ? Parmi les nombreux documents qui circulent sur Internet, celui du cinéaste Matthieu Bareyre et de l’ingénieur du son Thibaut Dufait est l’un des plus accablants. Sur la place de la République, on voit un CRS décocher un violent coup de poing à un manifestant qui a les mains liés dans le dos.

Quand le préfet de mai 68 calmait ses troupes… En Mai 68, le préfet de police de Paris, Maurice Grimaud, a tout fait pour calmer les ardeurs de ses troupes. Le 29 mai, il s’adresse aux forces de police : « Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière. »

Le gouvernement interpellé «M. le ministre, allez-vous enfin renoncer à l’intimidation et à la stratégie de la tension pour faire respecter le droit constitutionnel de manifester?» Pierre Laurent, sénateur (PCF), lors des questions au gouvernement hier.

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 13:21

« Haine anti flic » faisons plutôt une journée sur nos revendications !

Syndicat Général C.G.T. des Personnels de la Police Nationale du SGAP de Paris et de la Préfecture de Police

JEUDI, 5 MAI, 2016

Les Syndicats de police catégoriels ALLIANCE-CFE/CGC et SGP-FO, appellent les policiers à manifester contre «La haine anti flic » disent-ils. Nous défendons bien sur nos collègues lorsqu'il sont délibérément attaqués par des individus marginaux qui n'ont rien de manifestants, et la Justice doit parler.

Le droit de manifester dans notre pays est fondamental, le rôle de la police est de protéger les citoyens qui manifestent pacifiquement. Lorsqu’ils y a des violences, la police est en capacité de les faire cesser avec mesure, efficacité et discernement. C'est d'ailleurs là sa raison d'être. Il n'est dans l’intérêt de personne d'opposer les policiers aux manifestants, et de faire un amalgame fumeux entre manifestants et casseur.

Lorsqu'il il y a des blessés parmi les policiers, ce qui est inadmissible, c'est le résultat de missions mal maîtrisées, d'objectifs mal définis. Dans ces conditions la responsabilité revient directement aux donneurs d'ordre : le ministre de l'intérieur et son représentant immédiat, le préfet de police! Cette inertie met en danger les manifestants comme les policiers. Le gouvernement est aux abois, son but est clair, c'est celui du pourrissement des contestations sociales en laissant agir des casseurs bien identifiés afin de discréditer le mouvement revendicatif contre les lois antisociales qui prend chaque jour de l'ampleur.

Ce mouvement va encore s’amplifier car il se heurte à la surdité d'élus affaiblis par la finance internationale.

A la démagogie qui consiste à appeler les policiers à manifester contre la « haine anti-flic » qui n’existe que dans l'esprit des pourfendeurs du service public et surtout pas dans l'opinion publique, il serait plus opportun d'attirer l'attention sur les conditions de travail, les salaires et les réductions drastiques d'effectifs qui conduisent nos collègues au burn-out ! Les organisations syndicales catégorielles perdent du crédit au sein de la profession et espèrent ainsi rassembler leurs forces car les jeunes policiers se détournent de ces officines calquées sur le fonctionnement de l'administration.

Il paraît plus judicieux d'accompagner les agents du ministère de l’intérieur vers des revendications, qui portent sur l’amélioration des conditions de travail (45 suicides chez les policiers et 25 chez les gendarmes en 2015), pour plus d’effectifs (17000 suppressions de postes de policiers et gendarmes sous le gouvernement Sarkozy), l’augmentation des salaires, des droits nouveaux et le droit à la retraite à 55 ans à taux plein, Voila ce qui devrait motiver et mobiliser les policiers !

L’histoire démontre que toutes les avancées sociales dans la police nationale, comme ailleurs ont été obtenues grâce aux mouvements revendicatifs, pour lesquels la CGT et la CGT-Police ont pris une part importante et historique. L’action du 18 Mai devrait dénoncer le ras-le-bol des policiers. Il est inconcevable que nos collègues ne soient pas entendus et respectés par ceux qui en ont la charge. Cependant, lancer un mouvement social en proférant que la police subit « la haine » est profondément démagogique. La police ne subit pas la haine de la population ! Bien au contraire elle attire chaque jours de nouveaux candidats désireux d'apporter leur contribution à la lutte contre le trafic de drogue, le crime, le terrorisme... La CGT-Police Paris comme l'ensemble de la CGT défendent sans relâche la fonction publique, les revendications de tous les travailleurs et agents de l’État et ce n’est pas seulement par des discours sur l’autorité, la répression que les policiers seront entendus.

Nous appelons les syndicats du ministères de l’intérieur, les policiers et l'ensemble des agents du ministère le 12 mai à la manifestation Unitaire CGT - FO - FSU - Solidaires - UNEFUNL- FIDL, pour le retrait de la loi travail et dire non à l’austérité grandissante.

Rendez-vous le 12 mai à 14h00, place Denfert-Rochereau vers l’Assemblée Nationale.

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:50

France : La police s'éveille et dénonce un gouvernement qui protège ses intérêts au détriment du peuple

vendredi 22 avril 2016 à 20h46 Publication mise à jour le 23/04/2016

Voici une information assez inattendue délivrée dans un contexte ou la police est pointée du doigt de manière récurrente pour un usage de violence abusive. Il est sûrement trop tôt pour s'emballer, mais le contenu de ce texte pourrait bien réveiller en vous une lueur d'espoir qui fait cruellement défaut en cette période ou notre avenir s'assombrit jour après jour.

La police nationale commencerait-elle enfin à ouvrir les yeux et à comprendre qu'elle est instrumentalisée à outrance pour les intérêts d'une élite corrompue et contre ceux qu'ils sont censés défendre ? L'utilisation dans ce communiqué du syndicat CGT de la police de la phrase « La police avec nous ! Plus qu’un slogan, une possibilité », en arriverait presque à me faire verser une larme de joie !

Il est même fait allusion aux policiers italiens qui ont rejoint les manifestants à Turin après avoir retiré leurs casques anti-émeute, ajoutant aussi qu'« il est urgent que les personnels de la Police Nationale puissent exercer pour le bénéfice de toute la population » !

Je vous sens trépigner d'impatience, alors voici le communiqué du syndicat CGT-Police qui met en avant une version des faits que nos médias n’ont pas trop repris… Merci à Fawkes news ainsi qu'aux moutons enragés pour avoir déniché l'info.

Le Veilleur

Manifestation du 9 avril à Paris vécue par des collègues de terrain

Lors de la dernière manifestation parisienne du samedi 9 avril 2016 entre République et Nation, dès 14h00, toutes les forces employées ont été averties sur les ondes qu’en tête de cortège un point de rassemblement d’activistes violents était localisé boulevard du Temple avec une camionnette munie d’un drapeau « pirate ». Les autorités ont laissé partir la manif de République malgré la présence de groupuscules violents anarchistes cagoulés. Aucune action n’a été menée pour empêcher la progression vers Bastille puis vers Nation de ce groupe de casseurs.

À Bastille, un officier CRS a reçu un tir de mortier feu d’artifice tiré par ce groupe dans une jambe : plaies saignantes et profondes. Cet officier est transporté par les sapeurs pompiers. À Nation, les casseurs démontent la chaussée et le mobilier urbain pour les jeter sur des compagnies d’intervention et des gendarmes non protégés par des grilles…

Où sont les moyens de la DOSTL ? Tels que des barres ponts et les lanceurs d’eau, qui auraient pu éviter aux malheureux collègues des compagnies d’intervention de se faire bombarder pendant plus d’une heure. Plusieurs blessés parmi les collègues des compagnies d’intervention, qui auraient pu être évités si des moyens de protections existants avaient été utilisés. Merci à la haute hiérarchie, bien au chaud dans des bureaux, de se soucier du sort des fonctionnaires de police sur le terrain…

Ensuite, consigne est donnée de laisser partir les manifestants par petits groupes pour vider la place de la Nation puisqu’aucune action de maintien de l’ordre n’est ordonnée pour contenir, encercler et interpeller les casseurs. Ces derniers se fondent donc dans la foule des manifestants lambda pour quitter la place de la Nation par le boulevard Diderot, de bloquer celui-ci par de nombreuses barricades érigées avec des poubelles, barrières de chantiers et matériels de canalisation très volumineux, empêchant ainsi une progression rapide des véhicules de police… qui auraient pu éventuellement les poursuivre.

Nouvelle consigne : se rendre à Bastille puisque les casseurs, qui ont quitté Nation au nez et à la barbe des collègues, s’y regroupent avant de disparaître après de multiples dégradations. Tout a été fait pour ne pas inquiéter ces casseurs du début jusqu’à la fin de la manifestation et ce ne sont pas les 140 grenades mp7 lancées place de la Nation qui ont eu le moindre effet pour les contrer efficacement et permettre à la manifestation de se dérouler sereinement.

Toujours ce même samedi, plus tard dans la soirée dans le quartier République, une compagnie de CRS est stationnée boulevard Magenta. Vers 22h45, la station directrice parisienne l’avise qu’un groupe de 200 à 300 anarchistes arrivant de la gare du Nord justement par le boulevard Magenta pour rejoindre la place de la République. Ordre lui est donné de se déplacer à l’opposé de son emplacement et de stationner boulevard Voltaire… Encore une fois la hiérarchie préfère éviter toutes confrontations.

Ces individus ont rejoint sans encombre la place de la République et ont vu leurs rangs grossir avec des recrues supplémentaires récupérées parmi les plus virulents du rassemblement « nuit debout » déjà sur place. Cette « joyeuse bande » est ensuite tombée sur les collègues et n’a pu être repoussée qu’avec l’aide de quelques gendarmes mobiles. Enfin, au lieu de les pourchasser et de les interpeller, pour disperser ce groupuscule ultra violent, la compagnie de CRS a été libérée sur le champ et sommée de quitter les lieux…

Ces individus ont ainsi pu quitter l’avenue de la République et l’avenue Parmentier pour rejoindre la rueKeller, lieu de résidence du premier ministre. Sur le chemin, ils ont au passage saccagé le commissariat du 11e et de nombreux commerces. Enfin, des mesures ont été prises pour défendre le domicile du premier ministre !

La défense d’intérêts particuliers au détriment de l’avantage de tous ?

La CGT-Police constate qu’une fois de plus les forces de l’ordre ont servi à protéger les intérêts particuliers de certains. En effet, les policiers n’ont pas été autorisés (et on ne leur a pas donné les moyens) à intervenir pour protéger les manifestants pacifiques, les commerçants, les collègues, des biens, un commissariat… Par contre, pour protéger le domicile du premier ministre, là, tout à été fait.

La CGT-Police ne peut que rappeler la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, en son article XII :

L’État responsable

La CGT-Police ne peut que suggérer aux victimes de l’inaction de l’État à porter plainte.

Pour quel bénéfice ?

Les conséquences d’avoir laissé le champ libre aux casseurs :

  • Décrédibiliser les manifestations contre le projet de Loi EL KHOMRI et le mouvement « Nuit Debout» ;
  • Décrédibiliser les forces de police et creuser encore plus le fossé entre police/population ;
  • Faciliter des cas de « violences policières », en choisissant de rétablir l’ordre par la force, plutôt que d’écarter au plus vite les éléments perturbateurs ;
  • Laisser les personnes user de violences en toute impunité.

La tactique semble claire « diviser pour mieux régner » et éviter le débat de fond sur les choix de société, en mettant en avant des « faits divers ».

La police avec nous ! Plus qu’un slogan, une possibilité

Pour la CGT-Police, il est urgent que les personnels de la Police Nationale puissent exercer pour le bénéfice de toute la population. Nous sommes au service de la République malgré le Nouveau Code de Déontologie de la Police Nationale, qui reprend des dispositions du Code de la Fonction Publique de 1942.

Les attentats de 2015 ont rapproché la police de la population, ce qui semble intolérable pour le gouvernement en place. Le gouvernement a peut-être peur que l’on suive l’exemple des policiers italiens, qui ont retiré leur casque anti-émeute, lundi 9 décembre 2015 à Turin, en signe de solidarité avec les « forconi » (« fourches »), ces manifestants venus de tous les horizons pour dénoncer la politique d’austérité.

Nos collègues italiens ont été acclamés par la population, un exemple à suivre par nous, homologues du pays des Droits de l’Homme.

Une base de revendications communes à tous les salariés

Le mouvement social ne se gagnera pas pour nous policiers, en faisant des manifestations à quelques centaines dans notre coin. Non, il se fera avec les mouvements sociaux en cours. Nous sommes tous des salariés avec les mêmes revendications :

  • Augmentation des salaires ;
  • Des moyens pour effectuer correctement son travail ;
  • Un respect de la vie privée et familiale ;
  • Embaucher du personnel pour éviter les cadences infernales.

La CGT-Police demande plus particulièrement pour notre institution :

  • Retrouver un sens humain à notre métier, à savoir protéger la population et non remplir des statistiques, qui ne traduisent que les besoins de communication politique du moment ;
  • Une exemplarité de la haute hiérarchie ;
  • Un respect des textes en vigueur (dignité humaine, discrimination, harcèlement…) ;
  • Une transparence et une objectivité pour les mutations et les avancements ;
  • La fin des sanctions disciplinaires arbitraires ;
  • La fin des enquêtes sur la police par la police afin de privilégier et garantir la neutralité.

Vous voulez vous organiser et agir concrètement sur votre quotidien, dans le respect des valeurs de la République ? Contactez la CGT-Police.

A Montreuil le 13 avril 2016

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 12:22

Question N° 94802

de M. Jean-Jacques Candelier (Gauche démocrate et républicaine - Nord )

Question écrite

Ministère interrogé > Intérieur

Ministère attributaire > Intérieur

Rubrique > sécurité publique

Tête d'analyse > gendarmerie et police

Analyse > statistiques.

Question publiée au JO le : 05/04/2016 page : 2638

Texte de la question

M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le ministre de l'intérieur sur le rapport de l'ACAT action des chrétiens pour l'abolition de la torture, qui constitue une véritable radiographie des brutalités perpétrées par les policiers et gendarmes en France. L'association déplore l'usage disproportionné et parfois mortel d'armes non létales. Selon les chiffres accablants de ce rapport, les violences policières occasionnent un décès par mois en France. Selon une autre structure, le collectif « Urgence notre police assassine », c'est 15 victimes par an qu'il y aurait à déplorer à la suite des actes meurtriers d' « un État qui, dans certains quartiers, a choisi la violence comme mode d'action » selon les mots du collectif. Ces violences policières sont le plus souvent impunies, avec seulement sept condamnations sur les 89 affaires suivies par l'ACAT. En ce sens, l'association dénonce la difficulté des victimes à obtenir justice et la quasi-impunité des forces de l'ordre pour des faits de violence. En effet, les condamnations et sanctions disciplinaires sont aussi rares que faibles. De plus l'association critique la militarisation des forces de l'ordre, avec notamment l'usage du Taser ou du flash ball, armes intermédiaires largement répandues et dont les dégâts humains infligés sont démesurés par rapport aux enjeux policiers auxquels ces armes répondent. Depuis 2007, près de 40 personnes auraient perdu l'usage d'un œil suite à des tirs de flash ball. Le rapport pointe également la dangerosité de certains gestes d'immobilisation, susceptibles de provoquer l'asphyxie, comme le pliage et le plaquage ventral. À la suite de ces constats dramatiques, il lui demande s'il compte mettre en œuvre une réelle transparence sur l'utilisation des armes, le nombre de blessés ou tués lors des opérations de police ou de gendarmerie pour rompre avec l'opacité quasi-totale qui couvre les brutalités causées par les forces de l'ordre.

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 03:19

L’AFFICHE QUI AGITE L’EXTREME DROITE ET FAIT OUBLIER L’ACTEUR PRINCIPAL DANS CES VIOLENCES : LE GOUVERNEMENT !

mardi 19 avril 2016

L’AFFICHE QUI AGITE L’EXTREME DROITE ET FAIT OUBLIER L’ACTEUR PRINCIPAL DANS CES VIOLENCES : LE GOUVERNEMENT !

L’affiche du syndicat CGT Info Com sur les « violences policières », tourne en bouccle dans les médias, tous les réactionnaires de la droite au FN, certains syndicats de police ; en passant par le ministre de l’intérieur lui-même, la trouvent choquante et aussi « immonde », dixit le F.N.

Mais le plus choquant n’est-ce-pas de voir des jeunes lycéens se faire matraquer gratuitement alors qu’ils manifestent pacifiquement pour leur devenir. On ne peut pas annoncer faire de son mandat que la jeunesse sera au centre de la politique mise en œuvre et dans le même temps quand cette même jeunesse se bat pour un avenir meilleur lui donner comme seule réponse la répression.

L’affiche du syndicat CGT Info Com a le mérite de denoncer des faits pour ramener un gouvernement dit de gauche dans la voie du progrès social et non de l’arbitraire.

Quand les images du policier qui matraquait sans justification un jeune manisfestant lycéen, tournaient aussi en boucle, des millions de citoyens s’en sont émus et le ministre de l’intérieur a été contraint de le condamner et d’envoyer le policier en correctionnelle.

Le message de l’affiche est justement d’empêcher que de tels faits ne puissent se reproduire ; et la meilleure façon de défendre les intérêts des policiers, c’est justement de ne pas leur donner comme mission la seule répression qui conduit inéluctablement aux dérapages que le ministre de l’intérieur est obligé de condamner.

Pour les syndicats CGT-Police et son Union fédérale de Retraités CGT-Police, cette affiche ne doit pas créer d’amalgame sur le fait que tous les policiers violentent les manifestant mais bien que certains policiers ont un usage illegitime de la violence et que le gouvernement est bien à la manœuvre. Cette communication qui fait le buzz doit être salutaire pour les droits et intérêts des Policiers, dont la mission première est d’assurer la sécurité de nos concitoyens.

Paris le 19/04/2016

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 06:15

Doit-on envoyer la troupe dans les banlieues pour y assurer la sécurité publique ?

Un terrible renoncement

Par onze élus de Seine-saint-Denis (*).

Maires de villes populaires de Seine-Saint-Denis, nous refusons catégoriquement le recours à l’armée dans les quartiers touchés par le trafic de drogue, tel qu’envisagé par plusieurs élus locaux et responsables nationaux.

Dans un État démocratique, le rôle de l’armée est clair : protéger le territoire national de forces étrangères. L’idée de recourir à l’armée dans les banlieues revient à désigner leurs habitants comme des ennemis de l’intérieur. Les quartiers populaires dans lesquels vivent la jeunesse de France ne sont pas des territoires étrangers à la République. Ils en sont le cœur et l’avenir, comme d’autres territoires.

L’idée de recourir à l’armée en banlieue jette de l’huile sur le feu et stigmatise une nouvelle fois les villes de banlieue. La gravité de la situation exige que les responsables politiques et administratifs, les policiers, les magistrats, se rassemblent pour trouver des réponses de fond au problème complexe du trafic de stupéfiants, en dehors de toute surenchère médiatique.

Réclamer l’armée n’est pas une proposition sérieuse, mais un terrible renoncement. Le renoncement d’un État de droit et de sa police républicaine à exercer ses missions régaliennes : garantir la sécurité de tous les citoyens, quels que soient leur lieu d’habitation, leur origine, leur statut social. En tant qu’élus, nous ne pouvons cautionner cette forme d’abdication de la République. Les Français ne sont d’ailleurs pas dupes : dans un récent sondage, 81 % sont « d’accord » pour dire que « ce n’est pas à l’armée mais aux forces de police d’assurer la sécurité publique ».

Indéniablement, le trafic de stupéfiants a pris un essor considérable. Sa violence 
déstabilise la cohésion sociale et gâche la vie de nombreux habitants qui réclament à juste titre une action déterminée de l’État. Nous partageons la conviction qu’aucun renoncement n’est possible face à des réseaux mafieux qui défient notre démocratie et pratiquent le plus sauvage des libéralismes.

Dans cette lutte de tous les instants, la police de la République a les compétences pour mettre hors d’état de nuire les trafiquants de drogue, pour peu qu’on lui en donne les moyens. Il faut pour cela mettre un terme à la politique de réduction des effectifs de fonctionnaires de police, et combattre l’inégale répartition des forces de police en Île-de-France.

La principale guerre à mener est celle contre les inégalités de territoires. Dans des domaines essentiels tels que la santé, l’éducation, la sécurité, l’État n’accorde pas à la Seine-Saint-Denis des moyens équivalents à ceux d’autres départements. Beaucoup de personnes incriminées dans des actes de violence et recrutées comme trafiquants sont mineures. Il y a urgence à décupler les moyens éducatifs et préventifs dans notre département, seuls à même de combattre ce fléau.

L’exigence de justice sociale doit être replacée au cœur du débat sur les banlieues. Il est illusoire d’espérer une amélioration substantielle de la vie dans les quartiers tant qu’en Seine-Saint-Denis le chômage restera largement au-dessus de la moyenne régionale et que la précarité sociale progressera.

La Seine-Saint-Denis n’a ni besoin de militaires, ni de nouvelles stigmatisations dans les médias. Elle a besoin de la police républicaine pour démanteler les trafics et de la justice sociale pour vaincre les discriminations territoriales.

Cette situation est aussi révélatrice de la nécessité de transformer profondément cette société.

 

(*) François Asensi (maire de Tremblay), Michel Beaumale (maire de Stains), Patrick Braouezec (président de Plaine-Commune), Marc Everbecq (maire de Bagnolet), Carine Juste (maire de Villetaneuse), Didier Mignot (maire du Blanc-Mesnil), Didier Paillard (maire de Saint-Denis), Catherine Peyge (maire de Bobigny), Gilles Poux (maire de La Courneuve), Nelly Roland-Iriberry (maire de Villepinte), Jacqueline Rouillon (maire de Saint-Ouen).

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 18:34

 

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BRUNO FORNACIARI

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