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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 19:43
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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 08:33
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 07:28

la ritournelle.

 

Il n’est pas rare, c’est une euphémisme, d’entendre sur toutes les antennes et sur tous les écrans, sans être contredits, « qu’il n’y a pas d’argent ». Et puis, « que l’on n’y peut pas grand-chose, avec ces multinationales (transnationales) sociétés anonymes dirigées par des conseils d’administrations sur sièges éjectables au bon vouloir des actionnaires (dont le bon peuple que nous sommes fait  partie puisque nous possédons des actions…)

 

Paradis fiscaux et richesses dénommés.

 

Page 40 de l’explosif livre des frères Bocquet (l’une est député et l’autre sénateur communiste) je lis que outre le Suisse, les paradis fiscaux se trouvent au « Luxembourg, iles Caraïbes, celles de Delaware, sur la côte Est des États-Unis, Singapour, hong-kong, les îles Marshall, le Vanuatu, l’îlot corallien Niue » sans oublier le Panama…papiers. Toujours page 40, l’on y apprends que’ « une étude Natixis a chiffré pour 2012 des avoirs européens, déclarés ou non, à 705 milliards d’euros et à 5 milliards leurs revenus annuels. Une étude américaine a estimé elle, le volume mondial de la gestion privée offshore à 7800 milliards de dollars à la fin 2010 dont 2100 en Suisse, soit 28 %. »

 

Des  noms sur ces milliards

 

« Dans le récent classement annuel des 300 plus grosses fortunes de Suisse publié en novembre 2014 par le magazine économique helvétique Bilan la première est

la famille fondateur d’IKÉA, Ingvar Kamprad avec 35 milliards d’euros 

Figurent aussi sur la liste 49 français soucieux de bénéficier d’un régime fiscal favorable. Le total de leurs patrimoines cumulés serait de l’ordre de 46 milliards d’euros

Dans la catégorie des fortunes les plus élevées, supérieures à 5 milliards de francs suisses (4,6 milliards d’€) figurent ainsi la famille Wertheimer (Chanel), les Castel (boissons et eaux minérales) Patrick Drahi (Numéricable-Sfr notamment).

Nous poursuivons en début de page 41 du livre « sans domicile fisc » le bien nommé: 

« Avec des « cagnottes »  plus modestes, entre 1,6 et 2,5 milliards d’euros, citons la famille Primat (Shlumberger), Benjamin de Rothschild (groupe financier Edmond de Rothschild), la famille Peugeot, (groupe PSA), la famille Lescure (SEB, Rowenta, Krups, Moulinex, Calor, etc;), ou encore la famille Bich (groupe Bic)

 

« elle est pas belle la vie » ? 

 

« La longue tradition suisse de discrétion, d’opacité est illustrée par le secret bancaire. »

 

C’est ce que s’attache à faire découvrir ce livre. Évasion, optimisation fiscale et fraude font perdre chaque année entre 60 et 100 milliards d’euros au budget de la France et plus de 1000 milliards en Europe.

 

 Les deux auteurs , rapporteurs de commissions d’enquêtes parlementaires sur le sujet, n’ont toujours pas été invités par les grand médias d’actualités, ni littéraires. allez savoir pourquoi ?

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 14:31
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 23:08
L’image contient peut-être : 1 personne, texte
Bernard Adrian
6 h

Non seulement le statut des fonctionnaires a permis à plusieurs générations d'enfants d'ouvriers d'être recrutés par l'Etat et de faire carrière, mais il permet aussi aux fonctionnaires de garantir l'égalité de traitement entre les usagers des services publics.

Oui cette conquête sociale est bien du même niveau que la Sécurité Sociale et le droit de regard sur les comptes des entreprises reconnu aux Comités d'Entreprise.

C'est pour cette raison que les organisations patronales et ceux qui s'y rattachent veulent absolument l'abattre.

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 15:54
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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 09:26

Jean Ziegler : « Les spéculateurs devraient être jugés pour crime contre l’humanité »

PAR 


​​​​​​Les resources de la planète peuvent nourrir 12 milliards d’humains, mais la spéculation et la mainmise des multinationales sur les matières premières créent une pénurie. Conséquence : chaque être humain qui meurt de faim est assassiné, affirme Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Il dénonce cette « destruction massive » par les marchés financiers. Des mécanismes construits par l’homme, et que l’homme peut renverser. Entretien :

Basta ! : Craignez-vous que la crise financière amplifie celle de la faim dans le monde ?

Jean Ziegler : Tous les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Près d’un milliard d’humains sur les 7 milliards que compte la planète souffrent de sous-alimentation. La pyramide des martyrs augmente. À cette faim structurelle, s’ajoute un phénomène conjoncturel : les brusques famines provoquées par une catastrophe climatique – comme en Afrique orientale, où 12 millions de personnes sont au bord de la destruction – ou par la guerre comme au Darfour. En raison de la crise financière, les ressources du Programme alimentaire mondial (PAM), chargé de l’aide d’urgence, ont diminué de moitié, passant de 6 milliards de dollars à 2,8 milliards. Les pays industrialisés ne paient plus leurs cotisations car il faut sauver la Grèce, l’Italie et les banques françaises. Une coupe budgétaire qui a un impact direct sur les plus démunis. Dans la corne de l’Afrique, le PAM est contraint de refuser l’entrée de ses centres de nutrition thérapeutique à des centaines de familles affamées qui retournent dans la savane vers une mort presque certaine.

Et les financiers continuent de spéculer sur les marchés alimentaires. Les prix des trois aliments de base, maïs, blé et riz – qui couvrent 75 % de la consommation mondiale – ont littéralement explosé. La hausse des prix étrangle les 1,7 milliard d’humains extrêmement pauvres vivant dans les bidonvilles de la planète, qui doivent assurer le minimum vital avec moins de 1,25 dollar par jour. Les spéculateurs boursiers qui ont ruiné les économies occidentales par appât du gain et avidité folle devraient être traduits devant un tribunal de Nuremberg pour crime contre l’humanité.

Les ressources de la planète suffisent à nourrir l’humanité. La malnutrition est-elle seulement une question de répartition ?

Le rapport annuel de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime que l’agriculture mondiale pourrait aujourd’hui nourrir normalement 12 milliards d’humains [1], presque le double de l’humanité. Au seuil de ce nouveau millénaire, il n’y a plus aucune fatalité, aucun manque objectif. La planète croule sous la richesse. Un enfant qui meurt de faim est assassiné. Il n’est pas la victime d’une « loi de la nature » !

Au-delà de la spéculation, quelles sont les autres causes de la faim dans le monde ?

Tous les mécanismes qui tuent sont faits de main d’homme. La fabrication d’agrocarburants brûle des millions de tonnes de maïs aux États-Unis. L’océan vert de la canne à sucre au Brésil mange des millions d’hectares de terres arables. Pour remplir un réservoir de 50 litres de bioéthanol, vous devez brûler 352 kg de maïs. Au Mexique ou au Mali, où c’est l’aliment de base, un enfant vit une année avec cette quantité de maïs. Il faut agir face au réchauffement climatique, mais la solution ne passe pas par les agrocarburants ! Il faut faire des économies d’énergies, utiliser l’éolien, le solaire, encourager les transports publics.

Autre élément : le dumping agricole biaise les marchés alimentaires dans les pays africains. L’Union européenne subventionne l’exportation de sa production agricole. En Afrique, vous pouvez acheter sur n’importe quel étal des fruits, des légumes, du poulet venant d’Europe à quasiment la moitié du prix du produit africain équivalent. Et quelques kilomètres plus loin, le paysan et sa famille travaillent dix heures par jour sous un soleil brûlant sans avoir la moindre chance de réunir le minimum vital.

Et la dette extérieure des pays les plus pauvres les pénalise. Aucun gouvernement ne peut dégager le minimum de capital à investir dans l’agriculture, alors que ces États ont un besoin crucial d’améliorer leur productivité. En Afrique, il y a peu d’animaux de traction, pas d’engrais, pas de semences sélectionnées, pas assez d’irrigation.

Enfin, le marché agricole mondial est dominé par une dizaine de sociétés transcontinentales extrêmement puissantes, qui décident chaque jour de qui va vivre et mourir. La stratégie de libéralisation et de privatisation du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a ouvert la porte des pays du Sud aux multinationales. La multinationale Cargill a contrôlé l’an dernier 26,8 % de tout le blé commercialisé dans le monde, Louis Dreyfus gère 31 % de tout le commerce du riz. Ils contrôlent les prix. La situation est la même pour les intrants : Monsanto et Syngenta dominent le marché mondial – donc la productivité des paysans.

Que faire face à cette situation ?

Ces mécanismes, faits de main d’homme, peuvent être changés par les hommes. Mon livre, Destruction massive, Géopolitique de la faim, malgré son titre alarmant, est un message d’espoir. La France est une grande et puissante démocratie, comme la plupart des États dominateurs d’Europe et d’Occident. Il n’y a pas d’impuissance en démocratie. Nous avons toutes les armes constitutionnelles en main – mobilisation populaire, vote, grève générale – pour forcer le ministre de l’Agriculture à voter pour l’abolition du dumping agricole à Bruxelles. Le ministre des Finances peut se prononcer au FMI pour le désendettement total et immédiat des pays les plus pauvres de la planète.

La crise de la dette européenne rend cette position plus difficile à envisager…

Elle complique la situation. Mais la taxe Tobin, quand elle a été proposée par Attac il y a quinze ans, était qualifiée d’irréaliste. Aujourd’hui, elle est discutée par le G20 ! Les organisations internationales sont obligées de constater la misère explosive créée par la hausse des prix des matières premières. Un chemin se dessine. Nous avons un impératif catégorique moral – au-delà des partis, des idéologies, des institutions, des syndicats : l’éveil des consciences. Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où des enfants meurent de faim alors que la planète croule sous les richesses. Nous ne voulons plus du banditisme bancaire. Nous voulons que l’État à nouveau exprime la volonté du citoyen, et ne soit pas un simple auxiliaire des entreprises multinationales. Ces revendications créent des mouvements dans la société civile.

La crise ne risque-t-elle pas de provoquer une montée du populisme en Europe, plutôt qu’un nécessaire sursaut des consciences ?

La lutte est incertaine. Le chômage et la peur du lendemain sont les terreaux du fascisme. Mais il y a une formidable espérance à la « périphérie », comme le montrent les insurrections paysannes pour la récupération des terres que les multinationales se sont appropriées au nord du Brésil et du Sénégal, au Honduras ou en Indonésie. Si nous arrivions à faire la jonction, à créer un front de solidarité entre ceux qui luttent à l’intérieur du cerveau de ces monstres froids et ceux qui souffrent à la périphérie, alors l’ordre cannibale du monde serait abattu. J’ai d’autant plus d’espoir que l’écart entre Sud et Nord se réduit, parce que la jungle avance. La violence nue du capital était jusqu’ici amortie au Nord, par les lois, une certaine décence, la négociation entre syndicats et représentants patronaux. Aujourd’hui, elle frappe ici les populations humbles. Il faut montrer la voie de l’insurrection et de la révolte.

Propos recueillis par Élodie Bécu

À lire : Jean Ziegler, Destruction massive : Géopolitique de la faim, 2011, Éditions du Seuil, 352 pages, 20 euros. Pour le commander dans la librairie la plus proche de chez vous, rendez-vous sur lalibraire.com.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 12:05

En finir avec l'évasion fiscale - Retour sur la réunion avec les frères Bocquet

 

80 milliards d'euros sont illégalement détournés chaque année vers les paradis fiscaux et l'optimisation fiscale est devenue le sport préféré des multinationales faisant perdre des milliards d'euros aux Etats.

Dans leur livre les Frères Bocquet détaillent les mécanismes complexes qui sous-tendent ce véritable fléau et donnent à voir des solutions concrètes pour y faire face. C'est au pied du Ministère des finances, à Bercy, qu'ils ont choisi de faire leur conférence-dédicace parisienne, comme un symbole de la nécessité que les pouvoirs publics et les citoyens se lancent dans une bataille acharnée pour récupérer leur argent !

Interview des frères Bocquet et de Pierre Laurent lors de la soirée à Bercy

A voir aussi

Sans domicile fisc, le livre d'Alain et Eric Bocquet

Préface: Jean ZIEGLER

« L’impôt est le prix à payer pour une société civilisée. »
(Henry Morgenthau)

Évasion, optimisation fiscale et fraude font perdre chaque année entre 60 et 100 milliards d’euros au budget de la France et plus de 1 000 milliards en Europe. Conséquences de la lutte molle de nos gouvernements, l’école, la culture, l’hôpital, la justice, les équipements publics, les collectivités perdent des moyens pour répondre aux besoins des citoyens. Cette austérité qui mine l’État gangrène la démocratie et ouvre la porte aux extrémismes.

Et si l’on passait des paroles aux actes ? Deux frères, l’un député, l’autre sénateur, tous deux nordistes et maires de leurs communes, hommes politiques de terrain et militants engagés, font bouger les lignes dans le cadre de leur mission sur la piste des « sans domicile fisc ». Décryptage et démontage des paradis fiscaux par ces experts, tous deux rapporteurs de commissions d’enquête parlementaires sur le sujet, ce livre s’appuie, notamment, sur leur dialogue inédit avec des personnalités de toutes sensibilités, à travers une série d’interviews-témoignages. Au-dessus des positions partisanes, ils analysent ici des mécanismes de spéculation et préconisent des mesures directes concrètes pour la France, pour l’Europe, pour le monde.

https://www.cherche-midi.com/livres/sans-domicile-fisc -

La page facebook avec toutes les rencontres autour du livre : https://www.facebook.com/sansdomicilefisc

 

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 11:43

Loi travail : nécessaire mais insuffisante pour faire baisser le chômage

Paris, 12 juil 2016 (AFP) - Publié le mardi 12 juillet 2016 à 16h18, mis à jour à 16h21 -

Le FMI accueille « favorablement » les récentes réformes du marché du travail, à savoir la loi Macron et le projet de loi El Khomri, qui sont « importantes et nécessaires », a déclaré Christian Mumssen, directeur du FMI pour la France, lors d'un point presse à l'occasion de la publication de son rapport annuel définitif.

Dans la future loi travail, il salue en particulier la réforme des licenciements économiques et la primauté donnée à l'accord d'entreprise sur l'accord de branche en matière de temps de travail, les deux mesures les plus polémiques du texte dont l'ultime passage devant les députés est prévu la semaine prochaine.

Selon l'organisation internationale, qui se fonde sur plusieurs simulations des effets de la loi, la « réduction de l'incertitude autour des licenciements économiques » pour les entreprises ne devrait avoir qu'un impact limité sur le chômage dans sa globalité. Mais il devrait faire baisser le chômage des jeunes et, surtout, « encourager l'embauche en CDI ».

La décentralisation du dialogue social devrait pour sa part « permettre aux entreprises de mieux s'adapter aux circonstances économiques », selon le FMI. Il estime notamment qu'un assouplissement du principe de faveur, qui empêche qu'un accord d'entreprise soit moins favorable qu'une convention collective, permet à un pays de mieux réagir aux crises économiques, comme l'a fait l'Allemagne.

Mais la réforme ne suffira pas à résorber le taux de chômage élevé en France, plus structurel que conjoncturel, selon le FMI. Le rapport juge ainsi « essentiel » de réformer également l'assurance chômage qui « crée des trappes à inactivité ».

Les critères d'indemnisation (il faut avoir travaillé quatre mois) sont « parmi les plus laxistes d'Europe », estime notamment le rapport qui préconise de « renforcer la recherche d'emploi et mieux adapter les compétences au marché du travail ».

« Nous sommes préoccupés par le fait que les discussions entre partenaires sociaux » sur les nouvelles règles d'assurance chômage « n'aient pas encore abouti », a commenté M. Mumssen.


En savoir plus sur http://www.cbanque.com/actu/58997/loi-travail-necessaire-mais-insuffisante-pour-faire-baisser-le-chomage#PdJWYVL0G2cHKVGw.99

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 09:27

AU RAPPORT

Selon un rapport censuré de l'Igas, les 35 heures ont bien créé 350 000 emplois

Par LIBERATION — 18 juillet 2016 à 18:28

L'Inspection générale des affaires sociales a produit une analyse, enterrée en interne le mois dernier et qui a finalement fuité, pointant les vertus du partage du temps de travail.

Fin juin, le Syndicat des membres de l’inspection générale des affaires sociales s’émouvait de la censure en interne d’un rapport sur les 35 heures. Si les productions de l’Igas sont censées être transmises aux ministères concernés, il existe en effet la possibilité pour son directeur de décider de ne pas en faire connaître les conclusions. Ce que Pierre Boissier, le directeur actuel, n’avait jamais fait jusqu’ici, rappelleMediapart, alors qu’il a tranché en ce sens début juin. Au Monde, les services de l’Igas ont rappelé que «des travaux insuffisamment achevés ou présentant des faiblesses méthodologiques ne sont pas transmis par le chef de l’Igas». Une grosse quinzaine de jours plus tard, le rapport a finalement fuité (il est lisible ici). En voici les principaux enseignements:

• Premier constat : les 35 heures, ce n’est pas l’horrible ralentisseur de croissance et empêcheur d’embaucher (en rond) qu’on nous dépeint depuis quelques années. «Les politiques de réduction de la durée légale du travail permettent de créer, au moins à court terme, de l’emploi à condition de respecter des conditions strictes», peut-on lire. Plusieurs recommandations des inspecteurs, qui n’ont pas signé nommément leur rapport en raison de son caractère «polémique», laissent penser que l’emploi se porterait mieux si l’on favorisait les temps partiels (au minimum 80% payés 90%, afin que cela ne se traduise pas par une paupérisation des travailleurs), voire si on plafonnait le temps de travail des cadres à 44 heures hebdomadaires.

D’ailleurs, les inspecteurs tranchent (enfin) le débat sur le nombre d’emplois créés par les lois Aubry à 350 000 en quatre ans (1998-2002) et commentent : «Les arguments avancés pour contester ces créations d’emploi apparaissent fragiles. […] S’agissant de l’effet négatif des lois Aubry sur la compétitivité, aucun élément ne permet de confirmer cette affirmation.»

• Deuxième constat : la France ne fait pas figure d’exception en matière de temps de travail. «La durée effective du travail en France n’est pas particulièrement basse par rapport à celles des autres membres de l’Union européenne si l’on considère le temps de travail de tous les salariés, et pas seulement ceux à temps complet», écrivent les inspecteurs, qui rappellent que le temps de travail diminue partout en Europe.

• Troisième constat : la flexibilité, c’est bien, mais quand c’est correctement utilisé, c’est mieux. Ainsi, alors que les travailleurs en France sont assez ouverts à une individualisation de leur temps de travail, et prêts à adapter leur emploi du temps, les entreprises rechignent à appliquer de la «flexibilité interne», lui préférant une«flexibilité externe», c’est-à-dire le recours à des contrats de courte durée. Autre élément : il faut prendre en compte la durée du travail à l’échelle d’une carrière, pas de quelques mois. Aussi, favoriser les formations professionnelles de quelques mois, ou les congés de soutien à des membres de sa famille en difficulté, pourrait permettre de mieux répartir le travail.

• Quatrième constat : augmenter le nombre d’heures supplémentaires, lorsque la croissance n’est pas au rendez-vous, «pèse négativement sur l’emploi».

Pour rappel, le chômage a augmenté en mai, s’établissant à 5,72 millions de demandeurs d’emploi dans toute la France.

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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BRUNO FORNACIARI

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