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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 06:48

Le Monde.fr avec AFP | 06.09.2012

 

La taxe à 75 % promise par François Hollande ne concernera que les revenus du travail, et non ceux du capital, affirme Le Figaro sur son site Web, jeudi 6 septembre, qui explique que le dispositif sera moins ample qu'initialement prévu. L'Elysée a précisé jeudi "qu'aucune décision [n'était] prise".

 

"Il y a plusieurs scénarios sur la table sur l'assiette, les modalités. La question devrait être tranchée en début de semaine prochaine", a-t-on indiqué à l'Elysée, à la suite de la publication de ces informations. Une source dans l'entourage du président Hollande a ensuite affirmé que "les 75 % seront appliqués", même si les modalités de la taxation sont encore "à l'étude". "Tant que les arbitrages ne seront pas rendus – au plus tard dans quinze jours –, les hypothèses circulant avant n'ont pas de valeur", a ajouté cette source.

 

Selon Le Figaro, "Un célibataire sera taxé s'il gagne plus de un million d'euros par an", conformément à la promesse présidentielle d'imposer à 75 % la part des revenus excédant ce seuil, mais pour les couples, la taxe ne s'appliquera qu'à partir de deux millions d'euros annuels. "En revanche, les enfants ne donneraient droit à aucun avantage", ajoute le quotidien. "En outre, la taxe à 75% ne s'appliquerait qu'aux revenus du travail" et pas à ceux du capital, ajoute le quotidien.
 

Les services de Bercy n'ont pas commenté ces informations. A la fin de juillet, le ministre du budget, Jérôme Cahuzac, avait déjà annoncé vouloir différencier entre les salaires dépassant un million d'euros par an et les revenus plus aléatoires des "artistes, écrivains, cinéastes ou chefs d'entreprise voulant par exemple vendre leur entreprise", et qui pourraient échapper à cet impôt. "La prise de risque ne doit pas être dissuadée", avait-il affirmé, "il ne faut pas encadrer la création, il ne faut pas encadrer l'activité économique".

 

 UNE TAXE À DURÉE DÉTERMINÉE


De leur côté, Les Echos précisent que pour éviter une censure du Conseil constitutionnel, "la taxe à 75 % s'entendra comme la somme de la taxe exceptionnelle, de la CSG (7,5 %) et de la CRDS (0,5 %)". "En d'autres termes, la nouvelle taxe sur les très hauts revenus ne serait 'que' de 67 %", ajoutent-ils. Le mesure pourrait ne durer que deux ans et toucher un millier de ménages.

En juillet, M. Cahuzac avait déclaré que cet impôt ne durerait que "le temps du désendettement". Les arbitrages fiscaux sont en cours à l'Elysée et à Matignon, en vue du projet de loi de finances qui doit être présenté à la fin de septembre en conseil des ministres.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 06:15

La Banque européenne sort "l’artillerie lourde" contre la "crise"

 

Publié le 07/09/2012 à 06:00


 

Dettes.L’institution monétaire se dit prête à racheter la dette des pays fragiles de manière illimitée.

Photo AFP
Photo AFP


Nouvel épisode du feuilleton européen contre la crise qui menace la monnaie unique et la zone euro. Répondant aux attentes des marchés, la Banque centrale européenne a annoncé, hier, sa volonté de racheter, de manière illimitée, de la dette des pays les plus fragiles comme l’Espagne ou l’Italie.

 

Ce rachat se fera sur le marché secondaire, là où s’échange la dette déjà émise par les Etats, et concernera des obligations souveraines de court et moyen termes allant de 1 à 3 ans.

 

L’annonce de ce nouveau programme sonne logiquement la fin du précédent lancé en mai 2010 à l’époque de la première crise de la dette grecque. Un programme, dont il a toujours été dit qu’il était limité en temps et en valeur, qui s’est révélé impuissant : c’était comme « marcher sur une jambe », a expliqué Mario Draghi. Justifiant cet échec, le président de la BCE a mis en avant « des perturbations graves observées sur le marché des obligations publiques qui proviennent de craintes infondées de la part des investisseurs sur la réversibilité de l’euro ». A ce jour, le montant de ses rachats de dette s’élève à 209 milliards d’euros.

 

Autre bonne nouvelle pour les pays endettés : la BCE ne demandera à être remboursée en priorité (principe de « séniorité ») par rapport aux créanciers privés en cas d’insolvabilité, contrairement à ce qu’elle avait fait lors de l’effacement de dette partiel de la Grèce en début d’année. Pour autant, la générosité de l’institution de Francfort a ses limites : ses achats se feront à la condition stricte que les pays qui souhaiteront en bénéficier formulent une demande d’aide au Fonds européen de secours et se conforment strictement à leurs exigences en matière d’assainissement de leurs finances publiques.

 

Le président de la BCE a d’ailleurs bien prévenu que les actions de son institution ne seront pas efficaces « sans actions politiques de la part des gouvernements ».

 

Autrement dit, les plans de rigueur et la lutte contre les déficits publics restent plus que jamais d’actualité.

 

Petit lexique à l'usage des non-initiés à la BCE (source AFP) :

COLLATÉRAUX : titres et créances qui servent de garanties en échange des prêts accordés par la BCE aux banques de la zone euro.

 

CONDITIONNALITÉ : condition stricte à laquelle doivent se soumettre les États qui souhaitent bénéficier du nouveau programme de rachat de dette de la BCE, à savoir avoir demandé auparavant l'aide des fonds de secours européens, le FESF (provisoire) et le MES, son futur successeur. Leur aide s'accompagne d'une exigence d'efforts accrus d'assainissement des finances publiques.

 

CONTREPARTIES : institutions financières présentant les critères exigés par la BCE pour venir emprunter à son guichet.

 

MARCHÉ SECONDAIRE : marché sur lequel s'échangent des titres de dette (obligations) déjà émis, contrairement au marché primaire, qui est celui des titres lors de leur émission. L'intervention de la BCE concerne exclusivement le marché secondaire, l'achat d'obligations sur le marché primaire étant assimilé à du financement des États, ce que lui interdisent ses statuts.

 

OBLIGATION : créance ou fraction de la dette d'un pays, d'une entreprise ou d'un organisme public. L'obligation s'échange comme une action sur un marché dit marché obligataire et produit des intérêts dont le taux est appelé "coupon".

 

SPREAD ou PRIME DE RISQUE : écart entre le taux d'une obligation et celle qui sert de référence sur le marché, soit le Bund allemand à 10 ans en ce qui concerne la dette d'un État. Cet écart est très surveillé par les analystes, car il évalue la surprime que doit payer un pays pour emprunter sur les marchés.

 

SÉNIORITÉ : rang de remboursement de la dette (les obligations) en cas de faillite de l'émetteur. Auparavant, les obligations détenues par la BCE étaient considérées comme "seniors" : elles devaient être remboursées en priorité par rapport aux créanciers privés, ce qui les décourageait d'acheter des actifs risqués. Ce ne sera plus le cas avec son nouveau programme de rachat de titres, l'OMT.

 

STÉRILISATION : pour limiter la quantité de monnaie en circulation et ne pas générer d'inflation lorsqu'elle rachète des titres de dette publique, la BCE retire de la monnaie de la circulation en acceptant des dépôts bancaires. Elle le faisait pour le programme SMP et le fera également pour le nouveau programme OMT.

 

TAUX DIRECTEUR : le principal taux directeur de la BCE est l'outil central dont elle dispose pour influer sur l'octroi de crédits et contrôler l'évolution des prix en zone euro. Il s'agit du taux auquel les banques de la zone euro viennent se refinancer auprès d'elle.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 23:13

- le 6 Septembre 2012

BCE : vers le rachat illimité d’obligations, sous condition

Mario Draghi, patron de la Banque Centrale Européenne, a clos ce jeudi une conférence très attendue. Il a présenté un troisième plan de rachat d’obligations, tout en insistant sur les conditions dans le but de « rassurer » les Allemands et marchés. Un fragile numéro d’équilibriste, bien en deçà des besoins des peuples.


C’est à Frankfort, sous l’œil hostile des journalistes financiers allemands, que Mario Draghi a présenté son nouvel outil : les OMT, pour "Outright monetary transactions". Un programme qui fait suite à deux autres au nom aussi barbare, qui signifie concrètement que la BCE va pouvoir racheter des obligations, c'est-à-dire des titres de créance, d’états de la zone euro. La nouveauté c’est que le montant sera illimité en quantité, et valable pour créances de durée de 1 à 3 ans. Y compris les emprunts à long terme, mais qui arrivent à échéance. Le but, selon les mots de Draghi, de créer une garantie, pour rassurer les marchés.  

 

Eclatement de la zone euro, « une crainte irrationnelle »


Des marchés qui sont victimes de craintes irrationnelles, affirme le président de la BCE, lorsqu’ils redoutent la fin de l’intégrité de la zone euro. Draghi veut au contraire raffermir la zone en fluidifiant les flux monétaires et permettre de relancer le crédit. Quant au taux de rachat de la dette, "nous n'avons pas d'objectif d'écart de taux spécifique". C’est là le message voulu rassurant que la BCE veut envoyer aux Etats en difficulté.

 

Lorsqu’il s’adresse aux banques, Mario Draghi est un peu plus concret. La BCE va de nouveau alléger ses critères pour les garanties qu'elle exige des banques de la zone euro en contrepartie des prêts, à moins de 1 %, qu'elle leur accorde via ses opérations de refinancement. Pour le reste, elle ne bougera pas ses taux directeurs, pour tenter de maintenir l’inflation sous la barre des 2 % en 2012.


Et devant les Allemands en panique qui n’avaient que le mot «conditionnalité » à la bouche, Draghi a également assuré que le programme des OMT s’arrêterait si les états ne respectaient pas les conditions. Conditions qui ne sont autre que la ratification et le respect du pacte d’austérité Merkozy.

 

Concrètement, en affirmant son indépendance toutes les 3 phrases, Mario Draghi fait le minimum nécessaire pour éviter l’implosion, d’une situation devenue ingérable (voir L’euro poussé au bord du gouffre par le modèle austéritaire). Ce faisant, il mécontente tout le monde, mais suffisamment doucement pour espérer ne pas mettre toute l’Europe dans la rue. Il faudra tâcher de le détromper le 30 septembre !

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 09:05

L'édito du jour : "En chantier" par Michel Guilloux

Les « amis de Nicolas Sarkozy » voient détricoté en matière de logement ce qui avait marqué le dernier quinquennat.


L’université d’été du Medef à peine terminée, c’est la soupe à la grimace du côté du quotidien patronal les Échos. Le projet de loi sur le logement, qui va être examiné ce matin en Conseil des ministres, fait grincer des dents. « Les particuliers en quête de placements financiers ne doivent pas se faire d’illusions : le dispositif fiscal qui remplacera la loi Scellier début 2013 ne sera pas aussi intéressant que cette dernière. » De même, la mise en vente envisagée de terrains de l’État entraîne un autre haut-le-cœur : ils pourraient même être cédés gratuitement pour permettre la construction de logements sociaux… Il est pour le moins piquant de lire un communiqué du député UMP Lionnel Luca endossant la cuirasse de défenseur des « plus modestes » et des zones protégées, en accusant la ministre Cécile Duflot d’ignorer « les réalités locales » au motif que l’obligation de construction de HLM dans les villes de plus de 3 500 habitants passerait de 20 % à 25 %. La Côte d’Azur en général, les Alpes-Maritimes en particulier, sont si réputées pour le respect de la nature et l’audace sociale en matière d’habitat. Bref, les « amis de Nicolas Sarkozy » voient détricoté ce qui avait marqué le dernier quinquennat et participé du rejet exprimé en mai dernier.

 

En finir avec la loi Scellier qui, après tant d’autres, a surtout permis à des spéculateurs de s’enrichir, conduit certains acheteurs à des difficultés sans bornes – leur opération ne trouvant pas de locataire –, et participé de l’explosion des prix de l’immobilier ; réattribuer aux aides personnelles au logement les 450 millions d’euros que la précédente majorité de droite avait orientés- vers le financement de la défiscalisation des heures supplémentaires ; arrêter avec le racket opéré sur les organismes HLM… Les adeptes de la « rupture » devraient être contents. S’ils ne le sont pas, c’est parce que l’orientation qui se dessine là affole la cupidité qui servait de boussole à tant de mesures prises sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

 

Là où la seule « idée » était de mettre en vente les logements sociaux à ceux qui les occupaient, et n’avaient souvent pas les moyens d’y accéder, la question est mise en chantier de construire réellement et enfin des appartements accessibles aux plus modestes. Lorsque 80 % des salariés gagnent moins de 2 000 euros par mois et la moitié moins de 1 400 euros, en la matière aussi la question des salaires et du pouvoir d’achat se pose avec autant d’acuité qu’une politique publique ambitieuse de mises en chantier. De l’Île-de-France, qui concentre la flambée immobilière à un bout et les plus grandes inégalités sociales à l’autre, à toutes ces villes et régions qui subissent un étalement urbain, en passant par ces centaines de milliers de familles qui ne trouvent pas à se loger, il est temps de s’engager dans une autre voie.

 

Le logement étant le premier poste budgétaire des ménages, c’est aussi en ce domaine qu’est attendu et se mesurera le changement. Encore faudrait-il que, en desserrant le garrot d’un côté, on ne le tende pas d’un autre. Réformer le Livret A pour mobiliser l’épargne en faveur des organismes HLM est une autre piste. Mais cette orientation qui se dessine ne va-t-elle pas se heurter au corset budgétaire qu’induirait l’adoption du projet de traité européen qui vise à mettre sous tutelle les comptes de la nation, collectivités territoriales comprises, alors que ces dernières sont pionnières en matière de réponse aux besoins des citoyens ? Poser la question est en quelque sorte y répondre. En finir avec les logiques financières n’implique-t-il pas de considérer que la modernité du logement social, c’est le service public ? Sur ces deux points, la Fête de l’Humanité, les 14, 15 et 16 septembre prochains, sera aussi le carrefour des idées d’avenir.

 

Michel Guilloux

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 21:29
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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 17:09

 

Mardi 4 septembre 2012

 

 S’il est un sujet récurrent dans mes échanges avec le monde agricole, c’est bien celui de la flambée des cours des céréales. Avec un terrible constat : désormais l’envolée est essentiellement fondée sur les anticipations spéculatives des banques et des agents de la finance internationale, qui utilisent les produits agricoles comme de vulgaires outils de placement pour se remplir les poches. Une fois encore, la finance se moque des ventres de ceux qui ont faim. Elle ne se préoccupe pas plus de l’avenir des éleveurs. Pourvu que l’ivresse du profit immédiat soit au rendez-vous !


 L’hypocrisie est aussi au rendez-vous : face à ce coup de force financier permanent sur l’alimentation, certains font mine de découvrir aujourd’hui les conséquences de 20 années d’abandon des outils de régulation et des règlementations financières, ou du dynamitage imposé des outils de stockage publics. C’est pourtant bien cette politique que soutient encore et toujours la Commission européenne avec le projet de futur PAC, ou que tentent de justifier, de sommet en sommet, les experts de l’OMC ou du FMI.


 Il me revient à l’esprit ces beaux vers d’Aragon : « Quand les blés sont sous la grêle / Fou qui fait le délicat ». Aussi, quelle amertume à entendre sur BFM TV le nouveau ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, annoncer qu’il est urgent d’attendre les conclusions du rapport du G20 agricole, commandé pour la mi-septembre, avant d’esquisser quelques mesurettes anti-spéculation !

 

Et que dire de cette déclaration, dans le Monde, du directeur général de l’organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), José Graziano da Silva, qui anticipe que les prix agricoles vont continuer de « connaître une grande volatilité dans les dix années à venir », tout en demandant la mise en place « de stocks » pour s’en prémunir ? Il se félicite même des avancées du G20 agricole de 2011 sur « la transparence du fonctionnement des marchés »… tout en faisant le constat de sa totale inefficacité sur la situation actuelle.


 Il nous faut réaffirmer combien les engagements de la France dans les semaines et les mois qui viennent doivent servir de levier politique, pour amorcer une véritable sortie des échanges agricoles du grand Monopoly d’une agriculture mondialisée. C’est en effet toute la gouvernance alimentaire qu’il faut remettre en cause pour arracher à la finance les produits alimentaires. Nous ne pouvons pas continuer à agiter l’étendard de la moralisation du capitalisme comme remède contre la spéculation sur les matières agricoles, tout en laissant tranquillement les banques boursicoter à l’envie sur le marché de la faim… celles mêmes qui ont été impliquées jusqu’au cou dans la crise des subprimes.


 Allez ! Un peu de courage… Commençons par interdire au Crédit Agricole ou à BNP Paribas de proposer, comme d’autres, des produits financiers indexés sur les cours des matières premières agricoles. Intervenons directement sur la règlementation des marchés à terme, en interdisant les prises de position de tous ceux qui n’ont aucun lien avec le secteur agricole. Signifions clairement à ceux qui s’engraissent sur la vie des autres, que l’alimentation ne peut plus être un « grenier à profits ». Chiche !

 

Chronique publiée dans le Journal La Terre.

une la terre 3523 defi agricole

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 07:00

 

31 août 2012

Medef : Les entrepreneurs premiers discriminés de France ?

Durant les journées d'été du Medef, au milieu des habituelles revendications de flexibilité du personnel et du coût du travail a émergé un cri : Les patrons ne sont pas assez aimés. Ils en débattaient aujourd'hui. Ils ont essayé de nous prouver qu'ils étaient quasiment les premiers discriminés de France. 


Ceux qui croyaient que la discrimination touchait essentiellement les jeunes issus de l'immigration, les précaires, les chômeurs, les femmes, doivent revoir leur copie. En effet, les français les plus discriminés sont ... les patrons. Du moins, c'est ce qu'on affirmé une partie des invités à la Conférence-débat : « L’entrepreneur face aux dérives de l'exception française » de l'université d'été du Medef.
Victimes de la dette de l'état, des fonctionnaires, des impôts, du manque de souplesse dans la gestion des ressources humaines et d'obligations qu'ils qualifient d'un autre temps, les invités s'en sont donné à coeur joie.
Animée par Laurent Guez, directeur délégué de la rédaction, Enjeux Les Echos qui a frôlé l'orgasme en expliquant, en préambule, que : « entrepreneur » était ... le plus beau mot de la langue française, on y a évoqué, entre autre
La montée des préjugés anti-patrons
Les reliefs de la culture du conflit
Leurs conséquences aux prud’hommes
Thésauriser plutôt qu’investir : l’esprit bas de laine
     
Que dire de cette première liste ?
Tout simplement qu'au Medef on souhaiterait que les français et surtout les salariés acceptent de croire à un monde de Bisounours.
Un monde dans lequel, à son domicile, on remplacerait la photo des vieux parents par celle de son patron. A qui d'ailleurs on enverrai une petite carte pour son anniversaire et à qui on ne demanderait pas de payer d'heures supplémentaires de peur de lui faire de la peine.
Un monde où on remplacerait, dans les livres d'histoire, les héros morts pour la France par les patrons créateurs de richesse et de bonheur social
Un mode dans lequel on accepterait d'être uniquement payé lorsque la santé de l'entreprise est bonne
Un monde dans lequel les syndicats, autour d'un café ou d'une boisson plus corsée, viendraient récolter les éléments de langage destinés à faire passer un plan social
Un monde dans lequel aucun salarié ne se considérerait licencié abusivement
Un monde dans lequel les français refuseraient la sécurité du livret A au profit d'actions d'entreprises sans aucune garantie de spéculation ou de malversation
D'ailleurs, le Medef, dans sa grande sagesse, a des solutions pour nous entrainer dans ce merveilleux monde. Quelles sont-elles ?
En ce qui concerne les salariés, on retiendra : Le tutorat, le dialogue social et la rupture conventionnelle
Comme nous ne sommes pas encore dans un mode de Bisounours, nous rapellerons, pour mémoire, le résultat de ces solutions tant appréciées par le Medef
En janvier 2011, on pouvait lire sur le site du Figaro l'article suivant : Seniors : un abus de ruptures conventionnelles. Extraits
« (...) Ces « séparations à l'amiable » pourraient servir de préretraites déguisées financées par l'Unedic. L'étau se resserre sur les ruptures conventionnelles, ces «séparations à l'amiable» (...) connaissent un grand succès(...) et représentent désormais 11% des motifs de rupture de CDI (...) D'après le patron de Pôle emploi, un demandeur d'emploi sur cinq entrant à Pôle emploi suite à une rupture conventionnelle a plus de 50 ans. Cela représente le double de leurs autres motifs d'inscription. Or, les quinquas au chômage peuvent prétendre à une indemnisation pendant trois ans s'ils ont cotisé 36 mois. Et s'ils ont plus de 58 ans, «ils peuvent donc être indemnisés jusqu'à leur âge de départ à la retraite», admet le ministère du Travail (...) De là à dire que les employeurs se servent des ruptures conventionnelles pour se séparer «à bon compte et aux frais de l'assurance-chômage» de leurs seniors, il n'y a qu'un pas que l'OCDE a franchi en avril dernier (...) »
Donc vous en conviendrez, autant de possibles tuteurs en moins, ce dont le patronat ne s'est pas franchement vanté ! Ce qui n'empêche pas le même patronat de faire la fine bouche sur les contrats de génération, promis par François Hollande, et qui correspondent à un vrai tutorat !
Le dialogue social ou plutôt le ... monologue social
Laurence Parisot l'a démontré ces dernières années, et réitéré lors des dernières semaines : Si les entreprises n'obtiennent pas de négociation sur la flexibilité accrue de l'ensemble des salariés, il n'y aura rien à discuter. La position de Laurence Parisot est simple : elle attend de voir le document d'orientation avant de confirmer sa présence à la table des négociations, sachant que la flexibilité est LE sujet sur lequel elle ne cédera pas, sous peine d'accélérer les plans sociaux, comme nous vous l'expliquions hier.
Il est assez peu probable que les salariés accueillent favorablement des mesures basées sur la flexibilité et la souplesse de licenciement, sachant que ceux-ci déploraient, dans une enquête de l'OVAT de 2011, le manque de reconnaissance de leur hiérarchie à leur égard.
Reconnaissance qui devrait se limiter, si le Medef obtenait satisfaction, à apprendre à se contenter du monde de Bisounours décrit plus haut. Ce qui va être difficile à vendre à des salariés qui ont passé l'âge des contes de fée.
Une preuve, s'il en fallait,dirait notre amie Laurence, de : La montée des préjugés anti-patrons !

30 août 2012

Flexibilité et liberté de licencier : Nouvelle devise du Medef ?

Au Medef, on est pour la liberté de se séparer des salariés et de flexibiliser ceux qui restent. Mais ne vous inquiétez pas puisqu'il paraît que c'est pour éviter d'en mettre toujours plus au chômage.

 

Globalement si l'on en croît la majorité des média, à l'exception habituelle du Figaro, les dirigeants du Medef ont apprécié la visite de Jean-Marc Ayrault à leurs journées d'été. Néanmoins, ils continuent de réclamer plus de liberté pour flexibiliser le temps de travail ou licencier.
Première à dégainer, Laurence Parisot, nous promet, au cas où le gouvernement ne mettrait pas en place un transfert d'une partie des cotisations sociales des entreprises vers le contribuable et une flexibilité accrue pour tous les salariés que le chômage pourrait augmenter de 20% ! 
On pourrait appeler ça du chantage. En fait s'en est, mais chutt ...
En ce qui concerne les adhérents au Medef, leurs demandes sont assez similaires. On peut trouver une sélection dans un article publié par l'Expansion, dont le témoignage ci-dessous qui est assez symbolique de l'état d'esprit actuel d'un certain patronat
« (...) nous avons un rôle social majeur. Nous travaillons à une génération, ma boite familiale existe depuis trois générations et je travaille à la transmettre à la 4ème. On a besoin de souplesse : la dernière avancée c'est la rupture conventionnelle. On doit pouvoir embaucher et débaucher. Bref qu'on nous laisse notre pognon, qu'on nous donne de la souplesse et qu'on nous laisse faire ! (...) »
Souplesse et laisser faire ? Ben voyons !
Lorsqu'on sait que les ruptures conventionnelles sont tellement à la mode que même Laurent Wauquiez avait commencé à s'en inquiéter et que le : Embaucher et débaucher se traduit dans la majorité des cas par le seul ... débaucher, on est affolé à l'idée de laisser faire !
On peut aussi mesurer la fossé qui est en train de se creuser entre les salariés et certains employeurs. En effet, le salarié varialble unique d'ajustement est en train de devenir un tube patronal !
Et qu'arriverait-il, au cas où un gouvernement cédait à ce genre de revendications des employeurs ?
Hé bien, de 35H00, il serait possible par période de les faire travailler jusqu'à 48H00 les bons mois, et 20H00 ou moins lorsque l'activité ralentit. Au salarié de gérer sa trésorerie comme une entreprise et de se débattre avec sa banque dans les mois creux ! Bien entendu, au cas où l'activité stagnerait, il serait possible de se séparer à moindre coût d'une partie du personnel qui viendrait grossir le nombre des inscrits à Pôle Emploi.
Le Medef aurait tôt fait de hurler à la mort sur le sort de l'UNEDIC et on diminuerait la durée ou le montant de l'indemnisation. Dans le même temps, on obligerait les chômeurs à prendre n'importe quel job à trois euros six centimes, du genre ... mini job allemands. 
Pas engageant direz-vous ?
Certes. Cependant, Laurence Parisot, inventeuse de :  « La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » a préféré, au lieu de se lamenter sur le sort des « variables d'ajustement » nous gratifier d'une nouvelle citation : « L'entrepreneur est comme l'albatros de Baudelaire : il se sent empêché, gauche, entravé par des réglementations aux contenus aporétiques »
A méditer ? Non, à oublier, vite ! 
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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 19:13

 

Le gouvernement doit refuser l'ukase ultra libérale de Laurence Parisot

Dans une interview au journal le Monde, la présidente du Medef adresse un véritable ukase ultra libéral au nouveau gouvernement. Tout y passe : la question de la ratification du traité européen ne se pose pas puisqu'il faut le signer des deux mains prétend la patronne des patrons et accessoirement piètre démocrate. 20 milliards d'économie, doivent être faites dans les dépenses publiques, mais pas question de toucher à l'exonération de l'ISF sur les biens professionnels, ni de taxer à 75% les revenus supérieurs à 1 million au risque, selon elle, que la France perde son statut de grande puissance économique.


En plus de donner ses directives qui ont pour objet la diminution des cotisations patronales et la hausse de la TVA et de la CSG, Laurence Parisot se livre à un véritable chantage au dialogue social. Le Medef annonce qu'il refuse de participer à la négociation sur l'emploi si la question de la flexibilité du travail n'est pas abordée. Curieuse conception du dialogue social conçu comme toujours par le Medef comme du chantage patronal !

 

Le gouvernement ne doit pas céder à ce discours. Car ce qu'oublie de dire Laurence Parisot, c'est que la panoplie de mesures qu'elle vante à nouveau tout au long de cet entretien a déjà un bilan : 3 millions de chômeurs annoncés hier. Continuer dans cette voie serait une catastrophe annoncée. Le gouvernement doit résister à ce chantage en s'appuyant sur les forces sociales du pays qui ont voulu le changement. Puisque 10 ministres se rendent à l'université d'été du Medef nous attendons qu'ils répondent avec fermeté aux inepties de la patronne du Medef. Ces ministres doivent porter la voix du monde salarié, pas celle du clan de l'argent représenté par Laurence Parisot.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 16:13

cial-Eco - le 30 Août 2012

Scop : "Etre heureux d'aller travailler, ça change tout !"

Suite de notre série sur la Scop Magnetic. Frédéric, un salarié – associé, nous raconte comment travailler dans une coopérative a changé sa vie. Il nous parle de sa motivation nouvelle à se lever le matin, mais aussi de l’importance du collectif dans la réussite d’une entreprise.


Frédéric revient sur l'importance du collectif dans la réussite d'une entreprise. Ce pourquoi la Scop est justement la bonne solution. L’impression de travailler pour soi en même temps que pour les autres.

 

Suite à un licenciement massif et convaincu que ces suppressions d'emplois étaient dues à des fautes de gestion, un groupe de développeurs-web décide de créer sa propre société. Ils choisissent d'opter pour une Scop, promesse de démocratie et de justice sociale en entreprise. C'est ainsi que Magnetic apparait en 2010, trois mois seulement après que ses fondateurs aient été remerciés par leur ancienne boite.

  • De nouveaux articles et interviews sur les scops, en particulier sur Magnetic, sont à retrouver les jours prochains sur l'humanite.fr, mais aussi dans les pages Travail de votre quotidien de lundi.

 

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 15:33

Traité européen: Hollande maltraite sa gauche

Traité européen: Hollande maltraite sa gauche

TRAITE EUROPEEN - Bernard Cazeneuve, le ministre des Affaires européennes, est en mission: il doit convaincre la gauche de la gauche que l'austérité ne sera pas "la pierre angulaire de l'Europe".

AFP PHOTO LIONEL BONAVENTURE

Tenter d'expliquer qu'il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Encore, toujours. Le 5 septembre, Bernard Cazeneuve recevra au Quai d'Orsay les députés avant d'aller devant le groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Le ministre des Affaires européennes expliquera, à huis clos, à ses interlocuteurs de la majorité présidentielle que "la discipline budgétaire ne sera pas la pierre angulaire de l'Europe" des prochaines années. Comme il l'avait déjà fait auprès des parlementaires de l'aile gauche du Parti socialiste, emmenés par Jérôme Guedj fin juillet. 

 

Dédramatiser la portée du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), aussi surnommé pacte budgétaire européen, voilà l'objectif de l'ancien porte-parole de la campagne présidentielle de François Hollande. Cazeneuve schématise ainsi son argumentation: "Il faut bien que les opposants comprennent une chose: ce n'est pas un énorme traité avec un peu d'Europe autour, mais l'inverse!" 

Les écologistes se sentent trahis

Il a bien du mal à convaincre cette mouvance, à gauche de la social-démocratie, qui se sent grugée. Même les écologistes Jean-Vincent Placé et François de Rugy, généralement peu véhéments envers le pouvoir, se montrent inflexibles, sur l'air de: ce n'était pas le deal. Rugy: "Le TSCG ne fait pas partie du pacte majoritaire initial. Nous n'étions pas pour plus d'austérité, mais pour plus d'Europe." 

Même sentiment de trahison du côté du député socialiste de l'Essonne Jérôme Guedj. Pour lui, "la gauche au gouvernement crèverait de donner le signal du conformisme: le pays doit pouvoir s'éloigner de l'orthodoxie libérale et du fédéralisme autoritaire à la Merkel". Cet élu, dont la présence avait un temps été envisagée aux journées d'été d'EELV par son ami Jean-Vincent Placé, se veut le porte-voix des électeurs de gauche, qui, assure-t-il, "ne veulent pas d'un quinquennat super-matricé par les engagements européens". 

 

Au Front de gauche, pour marquer sa désapprobation, on fait mine d'avoir dépassé le stade de la déception: "Pour nous, c'est juste la confirmation que nous n'avons rien à attendre de ce gouvernement en termes macroéconomiques", lâche Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. Jean-Luc Mélenchon avait tranché dès le 18 août, dans une interview au JDD: "Après une comédie de négociation qui fut une capitulation, il faudrait accepter le traité "Merkozy"?" Le leader du PG faisait référence au sommet européen des 28 et 29 juin, qui a complété le traité par un pacte de croissance. 

La gauche de la gauche attendait plus

Hollande se serait froidement affranchi de la confiance de ses électeurs? Ce refrain commence à échauffer les oreilles du pourtant placide ministre des Affaires européennes. "Oui, c'est vrai, la campagne électorale française a entraîné le formidable espoir qu'en Europe on puisse échapper au directoire de l'austérité et, pendant la campagne, François Hollande a promis de réorienter la politique de l'Union européenne, de ne pas présenter le traité en l'état", analyse Bernard Cazeneuve. Et de poursuivre: "Et nous avons obtenu cette réorientation, grâce à son engagement personnel, j'insiste." 


La gauche de la gauche attendait plus de ce rapport de force et, tant qu'à être cocue, elle entend le faire savoir: Mélenchon appelle à manifester; Eva Joly, à organiser un référendum. La grenade politique de la rentrée? 

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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