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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 21:29
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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 17:09

 

Mardi 4 septembre 2012

 

 S’il est un sujet récurrent dans mes échanges avec le monde agricole, c’est bien celui de la flambée des cours des céréales. Avec un terrible constat : désormais l’envolée est essentiellement fondée sur les anticipations spéculatives des banques et des agents de la finance internationale, qui utilisent les produits agricoles comme de vulgaires outils de placement pour se remplir les poches. Une fois encore, la finance se moque des ventres de ceux qui ont faim. Elle ne se préoccupe pas plus de l’avenir des éleveurs. Pourvu que l’ivresse du profit immédiat soit au rendez-vous !


 L’hypocrisie est aussi au rendez-vous : face à ce coup de force financier permanent sur l’alimentation, certains font mine de découvrir aujourd’hui les conséquences de 20 années d’abandon des outils de régulation et des règlementations financières, ou du dynamitage imposé des outils de stockage publics. C’est pourtant bien cette politique que soutient encore et toujours la Commission européenne avec le projet de futur PAC, ou que tentent de justifier, de sommet en sommet, les experts de l’OMC ou du FMI.


 Il me revient à l’esprit ces beaux vers d’Aragon : « Quand les blés sont sous la grêle / Fou qui fait le délicat ». Aussi, quelle amertume à entendre sur BFM TV le nouveau ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, annoncer qu’il est urgent d’attendre les conclusions du rapport du G20 agricole, commandé pour la mi-septembre, avant d’esquisser quelques mesurettes anti-spéculation !

 

Et que dire de cette déclaration, dans le Monde, du directeur général de l’organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), José Graziano da Silva, qui anticipe que les prix agricoles vont continuer de « connaître une grande volatilité dans les dix années à venir », tout en demandant la mise en place « de stocks » pour s’en prémunir ? Il se félicite même des avancées du G20 agricole de 2011 sur « la transparence du fonctionnement des marchés »… tout en faisant le constat de sa totale inefficacité sur la situation actuelle.


 Il nous faut réaffirmer combien les engagements de la France dans les semaines et les mois qui viennent doivent servir de levier politique, pour amorcer une véritable sortie des échanges agricoles du grand Monopoly d’une agriculture mondialisée. C’est en effet toute la gouvernance alimentaire qu’il faut remettre en cause pour arracher à la finance les produits alimentaires. Nous ne pouvons pas continuer à agiter l’étendard de la moralisation du capitalisme comme remède contre la spéculation sur les matières agricoles, tout en laissant tranquillement les banques boursicoter à l’envie sur le marché de la faim… celles mêmes qui ont été impliquées jusqu’au cou dans la crise des subprimes.


 Allez ! Un peu de courage… Commençons par interdire au Crédit Agricole ou à BNP Paribas de proposer, comme d’autres, des produits financiers indexés sur les cours des matières premières agricoles. Intervenons directement sur la règlementation des marchés à terme, en interdisant les prises de position de tous ceux qui n’ont aucun lien avec le secteur agricole. Signifions clairement à ceux qui s’engraissent sur la vie des autres, que l’alimentation ne peut plus être un « grenier à profits ». Chiche !

 

Chronique publiée dans le Journal La Terre.

une la terre 3523 defi agricole

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 07:00

 

31 août 2012

Medef : Les entrepreneurs premiers discriminés de France ?

Durant les journées d'été du Medef, au milieu des habituelles revendications de flexibilité du personnel et du coût du travail a émergé un cri : Les patrons ne sont pas assez aimés. Ils en débattaient aujourd'hui. Ils ont essayé de nous prouver qu'ils étaient quasiment les premiers discriminés de France. 


Ceux qui croyaient que la discrimination touchait essentiellement les jeunes issus de l'immigration, les précaires, les chômeurs, les femmes, doivent revoir leur copie. En effet, les français les plus discriminés sont ... les patrons. Du moins, c'est ce qu'on affirmé une partie des invités à la Conférence-débat : « L’entrepreneur face aux dérives de l'exception française » de l'université d'été du Medef.
Victimes de la dette de l'état, des fonctionnaires, des impôts, du manque de souplesse dans la gestion des ressources humaines et d'obligations qu'ils qualifient d'un autre temps, les invités s'en sont donné à coeur joie.
Animée par Laurent Guez, directeur délégué de la rédaction, Enjeux Les Echos qui a frôlé l'orgasme en expliquant, en préambule, que : « entrepreneur » était ... le plus beau mot de la langue française, on y a évoqué, entre autre
La montée des préjugés anti-patrons
Les reliefs de la culture du conflit
Leurs conséquences aux prud’hommes
Thésauriser plutôt qu’investir : l’esprit bas de laine
     
Que dire de cette première liste ?
Tout simplement qu'au Medef on souhaiterait que les français et surtout les salariés acceptent de croire à un monde de Bisounours.
Un monde dans lequel, à son domicile, on remplacerait la photo des vieux parents par celle de son patron. A qui d'ailleurs on enverrai une petite carte pour son anniversaire et à qui on ne demanderait pas de payer d'heures supplémentaires de peur de lui faire de la peine.
Un monde où on remplacerait, dans les livres d'histoire, les héros morts pour la France par les patrons créateurs de richesse et de bonheur social
Un mode dans lequel on accepterait d'être uniquement payé lorsque la santé de l'entreprise est bonne
Un monde dans lequel les syndicats, autour d'un café ou d'une boisson plus corsée, viendraient récolter les éléments de langage destinés à faire passer un plan social
Un monde dans lequel aucun salarié ne se considérerait licencié abusivement
Un monde dans lequel les français refuseraient la sécurité du livret A au profit d'actions d'entreprises sans aucune garantie de spéculation ou de malversation
D'ailleurs, le Medef, dans sa grande sagesse, a des solutions pour nous entrainer dans ce merveilleux monde. Quelles sont-elles ?
En ce qui concerne les salariés, on retiendra : Le tutorat, le dialogue social et la rupture conventionnelle
Comme nous ne sommes pas encore dans un mode de Bisounours, nous rapellerons, pour mémoire, le résultat de ces solutions tant appréciées par le Medef
En janvier 2011, on pouvait lire sur le site du Figaro l'article suivant : Seniors : un abus de ruptures conventionnelles. Extraits
« (...) Ces « séparations à l'amiable » pourraient servir de préretraites déguisées financées par l'Unedic. L'étau se resserre sur les ruptures conventionnelles, ces «séparations à l'amiable» (...) connaissent un grand succès(...) et représentent désormais 11% des motifs de rupture de CDI (...) D'après le patron de Pôle emploi, un demandeur d'emploi sur cinq entrant à Pôle emploi suite à une rupture conventionnelle a plus de 50 ans. Cela représente le double de leurs autres motifs d'inscription. Or, les quinquas au chômage peuvent prétendre à une indemnisation pendant trois ans s'ils ont cotisé 36 mois. Et s'ils ont plus de 58 ans, «ils peuvent donc être indemnisés jusqu'à leur âge de départ à la retraite», admet le ministère du Travail (...) De là à dire que les employeurs se servent des ruptures conventionnelles pour se séparer «à bon compte et aux frais de l'assurance-chômage» de leurs seniors, il n'y a qu'un pas que l'OCDE a franchi en avril dernier (...) »
Donc vous en conviendrez, autant de possibles tuteurs en moins, ce dont le patronat ne s'est pas franchement vanté ! Ce qui n'empêche pas le même patronat de faire la fine bouche sur les contrats de génération, promis par François Hollande, et qui correspondent à un vrai tutorat !
Le dialogue social ou plutôt le ... monologue social
Laurence Parisot l'a démontré ces dernières années, et réitéré lors des dernières semaines : Si les entreprises n'obtiennent pas de négociation sur la flexibilité accrue de l'ensemble des salariés, il n'y aura rien à discuter. La position de Laurence Parisot est simple : elle attend de voir le document d'orientation avant de confirmer sa présence à la table des négociations, sachant que la flexibilité est LE sujet sur lequel elle ne cédera pas, sous peine d'accélérer les plans sociaux, comme nous vous l'expliquions hier.
Il est assez peu probable que les salariés accueillent favorablement des mesures basées sur la flexibilité et la souplesse de licenciement, sachant que ceux-ci déploraient, dans une enquête de l'OVAT de 2011, le manque de reconnaissance de leur hiérarchie à leur égard.
Reconnaissance qui devrait se limiter, si le Medef obtenait satisfaction, à apprendre à se contenter du monde de Bisounours décrit plus haut. Ce qui va être difficile à vendre à des salariés qui ont passé l'âge des contes de fée.
Une preuve, s'il en fallait,dirait notre amie Laurence, de : La montée des préjugés anti-patrons !

30 août 2012

Flexibilité et liberté de licencier : Nouvelle devise du Medef ?

Au Medef, on est pour la liberté de se séparer des salariés et de flexibiliser ceux qui restent. Mais ne vous inquiétez pas puisqu'il paraît que c'est pour éviter d'en mettre toujours plus au chômage.

 

Globalement si l'on en croît la majorité des média, à l'exception habituelle du Figaro, les dirigeants du Medef ont apprécié la visite de Jean-Marc Ayrault à leurs journées d'été. Néanmoins, ils continuent de réclamer plus de liberté pour flexibiliser le temps de travail ou licencier.
Première à dégainer, Laurence Parisot, nous promet, au cas où le gouvernement ne mettrait pas en place un transfert d'une partie des cotisations sociales des entreprises vers le contribuable et une flexibilité accrue pour tous les salariés que le chômage pourrait augmenter de 20% ! 
On pourrait appeler ça du chantage. En fait s'en est, mais chutt ...
En ce qui concerne les adhérents au Medef, leurs demandes sont assez similaires. On peut trouver une sélection dans un article publié par l'Expansion, dont le témoignage ci-dessous qui est assez symbolique de l'état d'esprit actuel d'un certain patronat
« (...) nous avons un rôle social majeur. Nous travaillons à une génération, ma boite familiale existe depuis trois générations et je travaille à la transmettre à la 4ème. On a besoin de souplesse : la dernière avancée c'est la rupture conventionnelle. On doit pouvoir embaucher et débaucher. Bref qu'on nous laisse notre pognon, qu'on nous donne de la souplesse et qu'on nous laisse faire ! (...) »
Souplesse et laisser faire ? Ben voyons !
Lorsqu'on sait que les ruptures conventionnelles sont tellement à la mode que même Laurent Wauquiez avait commencé à s'en inquiéter et que le : Embaucher et débaucher se traduit dans la majorité des cas par le seul ... débaucher, on est affolé à l'idée de laisser faire !
On peut aussi mesurer la fossé qui est en train de se creuser entre les salariés et certains employeurs. En effet, le salarié varialble unique d'ajustement est en train de devenir un tube patronal !
Et qu'arriverait-il, au cas où un gouvernement cédait à ce genre de revendications des employeurs ?
Hé bien, de 35H00, il serait possible par période de les faire travailler jusqu'à 48H00 les bons mois, et 20H00 ou moins lorsque l'activité ralentit. Au salarié de gérer sa trésorerie comme une entreprise et de se débattre avec sa banque dans les mois creux ! Bien entendu, au cas où l'activité stagnerait, il serait possible de se séparer à moindre coût d'une partie du personnel qui viendrait grossir le nombre des inscrits à Pôle Emploi.
Le Medef aurait tôt fait de hurler à la mort sur le sort de l'UNEDIC et on diminuerait la durée ou le montant de l'indemnisation. Dans le même temps, on obligerait les chômeurs à prendre n'importe quel job à trois euros six centimes, du genre ... mini job allemands. 
Pas engageant direz-vous ?
Certes. Cependant, Laurence Parisot, inventeuse de :  « La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » a préféré, au lieu de se lamenter sur le sort des « variables d'ajustement » nous gratifier d'une nouvelle citation : « L'entrepreneur est comme l'albatros de Baudelaire : il se sent empêché, gauche, entravé par des réglementations aux contenus aporétiques »
A méditer ? Non, à oublier, vite ! 
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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 19:13

 

Le gouvernement doit refuser l'ukase ultra libérale de Laurence Parisot

Dans une interview au journal le Monde, la présidente du Medef adresse un véritable ukase ultra libéral au nouveau gouvernement. Tout y passe : la question de la ratification du traité européen ne se pose pas puisqu'il faut le signer des deux mains prétend la patronne des patrons et accessoirement piètre démocrate. 20 milliards d'économie, doivent être faites dans les dépenses publiques, mais pas question de toucher à l'exonération de l'ISF sur les biens professionnels, ni de taxer à 75% les revenus supérieurs à 1 million au risque, selon elle, que la France perde son statut de grande puissance économique.


En plus de donner ses directives qui ont pour objet la diminution des cotisations patronales et la hausse de la TVA et de la CSG, Laurence Parisot se livre à un véritable chantage au dialogue social. Le Medef annonce qu'il refuse de participer à la négociation sur l'emploi si la question de la flexibilité du travail n'est pas abordée. Curieuse conception du dialogue social conçu comme toujours par le Medef comme du chantage patronal !

 

Le gouvernement ne doit pas céder à ce discours. Car ce qu'oublie de dire Laurence Parisot, c'est que la panoplie de mesures qu'elle vante à nouveau tout au long de cet entretien a déjà un bilan : 3 millions de chômeurs annoncés hier. Continuer dans cette voie serait une catastrophe annoncée. Le gouvernement doit résister à ce chantage en s'appuyant sur les forces sociales du pays qui ont voulu le changement. Puisque 10 ministres se rendent à l'université d'été du Medef nous attendons qu'ils répondent avec fermeté aux inepties de la patronne du Medef. Ces ministres doivent porter la voix du monde salarié, pas celle du clan de l'argent représenté par Laurence Parisot.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 16:13

cial-Eco - le 30 Août 2012

Scop : "Etre heureux d'aller travailler, ça change tout !"

Suite de notre série sur la Scop Magnetic. Frédéric, un salarié – associé, nous raconte comment travailler dans une coopérative a changé sa vie. Il nous parle de sa motivation nouvelle à se lever le matin, mais aussi de l’importance du collectif dans la réussite d’une entreprise.


Frédéric revient sur l'importance du collectif dans la réussite d'une entreprise. Ce pourquoi la Scop est justement la bonne solution. L’impression de travailler pour soi en même temps que pour les autres.

 

Suite à un licenciement massif et convaincu que ces suppressions d'emplois étaient dues à des fautes de gestion, un groupe de développeurs-web décide de créer sa propre société. Ils choisissent d'opter pour une Scop, promesse de démocratie et de justice sociale en entreprise. C'est ainsi que Magnetic apparait en 2010, trois mois seulement après que ses fondateurs aient été remerciés par leur ancienne boite.

  • De nouveaux articles et interviews sur les scops, en particulier sur Magnetic, sont à retrouver les jours prochains sur l'humanite.fr, mais aussi dans les pages Travail de votre quotidien de lundi.

 

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 15:33

Traité européen: Hollande maltraite sa gauche

Traité européen: Hollande maltraite sa gauche

TRAITE EUROPEEN - Bernard Cazeneuve, le ministre des Affaires européennes, est en mission: il doit convaincre la gauche de la gauche que l'austérité ne sera pas "la pierre angulaire de l'Europe".

AFP PHOTO LIONEL BONAVENTURE

Tenter d'expliquer qu'il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Encore, toujours. Le 5 septembre, Bernard Cazeneuve recevra au Quai d'Orsay les députés avant d'aller devant le groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Le ministre des Affaires européennes expliquera, à huis clos, à ses interlocuteurs de la majorité présidentielle que "la discipline budgétaire ne sera pas la pierre angulaire de l'Europe" des prochaines années. Comme il l'avait déjà fait auprès des parlementaires de l'aile gauche du Parti socialiste, emmenés par Jérôme Guedj fin juillet. 

 

Dédramatiser la portée du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), aussi surnommé pacte budgétaire européen, voilà l'objectif de l'ancien porte-parole de la campagne présidentielle de François Hollande. Cazeneuve schématise ainsi son argumentation: "Il faut bien que les opposants comprennent une chose: ce n'est pas un énorme traité avec un peu d'Europe autour, mais l'inverse!" 

Les écologistes se sentent trahis

Il a bien du mal à convaincre cette mouvance, à gauche de la social-démocratie, qui se sent grugée. Même les écologistes Jean-Vincent Placé et François de Rugy, généralement peu véhéments envers le pouvoir, se montrent inflexibles, sur l'air de: ce n'était pas le deal. Rugy: "Le TSCG ne fait pas partie du pacte majoritaire initial. Nous n'étions pas pour plus d'austérité, mais pour plus d'Europe." 

Même sentiment de trahison du côté du député socialiste de l'Essonne Jérôme Guedj. Pour lui, "la gauche au gouvernement crèverait de donner le signal du conformisme: le pays doit pouvoir s'éloigner de l'orthodoxie libérale et du fédéralisme autoritaire à la Merkel". Cet élu, dont la présence avait un temps été envisagée aux journées d'été d'EELV par son ami Jean-Vincent Placé, se veut le porte-voix des électeurs de gauche, qui, assure-t-il, "ne veulent pas d'un quinquennat super-matricé par les engagements européens". 

 

Au Front de gauche, pour marquer sa désapprobation, on fait mine d'avoir dépassé le stade de la déception: "Pour nous, c'est juste la confirmation que nous n'avons rien à attendre de ce gouvernement en termes macroéconomiques", lâche Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. Jean-Luc Mélenchon avait tranché dès le 18 août, dans une interview au JDD: "Après une comédie de négociation qui fut une capitulation, il faudrait accepter le traité "Merkozy"?" Le leader du PG faisait référence au sommet européen des 28 et 29 juin, qui a complété le traité par un pacte de croissance. 

La gauche de la gauche attendait plus

Hollande se serait froidement affranchi de la confiance de ses électeurs? Ce refrain commence à échauffer les oreilles du pourtant placide ministre des Affaires européennes. "Oui, c'est vrai, la campagne électorale française a entraîné le formidable espoir qu'en Europe on puisse échapper au directoire de l'austérité et, pendant la campagne, François Hollande a promis de réorienter la politique de l'Union européenne, de ne pas présenter le traité en l'état", analyse Bernard Cazeneuve. Et de poursuivre: "Et nous avons obtenu cette réorientation, grâce à son engagement personnel, j'insiste." 


La gauche de la gauche attendait plus de ce rapport de force et, tant qu'à être cocue, elle entend le faire savoir: Mélenchon appelle à manifester; Eva Joly, à organiser un référendum. La grenade politique de la rentrée? 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 08:27
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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 23:08

Social-Eco - le 28 Août 2012 

 

Pierre Moscovici l’a annoncé ce mardi, les prix des carburants vont diminuer de 6 centimes par litre à la pompe dès maintenant et pour trois mois, avant la mise en place d'un mécanisme pérenne. L’effort sera porté à part égales par les industriels et par l'Etat.


"Les prix baisseront jusqu'à 6 centimes à la pompe, 3 centimes pour les pétroliers et 3 centimes pour l'Etat. C'est un effort substantiel". Soit 1,5 euros pour un plein de 25 litres, selon le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici. "Cette décision sera applicable dans les 24 heures et donc les prix à la pompe vont baisser maintenant". Le manque à gagner pour l'Etat "sera d'environ 300 millions d'euros" a-t-il précisé.

 

Cette diminution des prix à la pompe est un peu plus étoffée que la fourchette de 2 à 4 centimes évoquée la veille par le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, mais il est peu probable qu'elle satisfasse les associations de consommateurs, alors que le prix du gazole a battu la semaine dernière un nouveau record, à près de 1,46 euro le litre. Ce dispositif a été préféré par le gouvernement au blocage des prix qui avait pourtant été promis par François Hollande avant son élection.

 

Sans attendre le verdict, les associations de consommateurs ont prévenu qu'une baisse de quelques centimes serait très loin du compte, alors que le pouvoir d'achat est malmené de toutes parts, et ont demandé des mesures de plus long terme pour lutter contre la flambée des prix à la pompe. "Nous sommes certains que ce ne sera pas suffisant et nous avons peur que cette légère baisse suscite beaucoup de désillusions", a lancé lundi Michel Fréchet, président de la Confédération générale du logement (CGL), tandis que l'association Familles rurales affirmait qu'en dessous de 10 centimes par litre, il n'y aurait "aucun impact" sur le pouvoir d'achat des ménages.

 

 

A lire sur ce blog :

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 02:58

 


Après la très faible revalorisation du SMIC, la hausse des tarifs du gaz, même limitée à 2%, est un coup de canif dans le pouvoir d’achat des français.

Elle aggrave la situation déjà alarmante de 3.8 millions de familles en précarité éner­gétique.

Déjà depuis 2004, à l’ouverture du capital de Gaz de France, le prix du gaz a aug­menté de 60 % dont 20% entre avril 2010 et avril 2011. Pourtant, le groupe GDF Suez a versé 3.3 milliards de dividendes en 2012 à ses actionnaires, ce qui repré­sente un taux de distribution de 83 %. Actionnaire à 35 %, l’État peut s’opposer, au conseil d’administration, aux décisions abusives et contraires au développement d’un vrai service public et aux besoins des populations.

Le PCF rappelle que les sénateurs com­munistes ont fait voter en décembre der­nier un amendement visant à ce qu’une commission pluraliste composée d’élus, d’usagers, de représentants des salariés du secteur et du ministre chargé de l’énergie soit créée afin d’étudier la formule tari­faire du gaz. Cette commission fixerait les tarifs réglementés afin de pouvoir mesurer les écarts entre les coûts réels d’approvi­sionnements et les formules de fixation des tarifs.

Le PCF revendique donc un gel des tarifs d’ici là. 

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 07:31

Commission d’enquête sur le coût réel de l’électricité : les communistes n’approuvent pas

Le fil rouge du rapport est que le coût réel de l’électricité est sous-estimé et qu’il doit augmenter !

 

Dans le rapport de la commission d'enquête du Sénat, l’augmentation préconisée des coûts est évoquée comme une fatalité sans aucune remise en cause : ni le surcoût induit par la rémunération de l’actionnariat (2,4 milliards de dividendes pour EDF en 2011), ni même les coûts inhérents à la libéralisation du secteur et ses conséquences notamment ceux des déstructurations des entreprises.

 

Ce rapport affirme que le coût de la filière nucléaire est plus élevé qu’on le dit. Or, à aucun moment n’est pris en compte dans ce rapport une évaluation du coût de la loi NOME qui oblige EDF à vendre ¼ de la production nucléaire de ses centrales, lesquelles ont été construites grâce à des emprunts souscrits par EDF, garantis par l’Etat et remboursés par la vente de l’électricité et donc par les usagers. De plus, cette loi va faire disparaître les tarifs réglementés pour les industriels d’ici 2015 risquant d’entraîner de nouvelles délocalisations et pertes d’emplois.

 

Des chiffres différents sont évoqués tant dans le volet nucléaire que dans les autres composantes de la production d’électricité. Pour le seul coût du MWh nucléaire, sont évoqués : 38€ (prix actuel), 42€ (prix loi NOME), 54€ (coût complet donnés par la cour des comptes avec des hypothèses pessimistes) ou encore 75€. Ce rapport part uniquement du prix de l’électricité pour, semble-t-il, justifier les choix énergétiques de demain. Rien d’étonnant lorsqu’on lit les conclusions du rapporteur qui prône un scénario de sobriété énergétique qui consiste à sortir du nucléaire le plus rapidement possible... Un état des prix des autres grandes ressources énergétiques : charbon, pétrole, gaz (85% de la consommation mondiale ; 52% de la consommation française) est nécessaire.

 

Le PCF recommande que soit effectué un bilan, au niveau national et européen, du processus de déréglementation du secteur énergétique, pour toutes les énergies. Ce bilan est nécessaire, dans le débat public et sur l’ensemble de la politique énergétique qui s’ouvrira à l’automne.

 

Le PCF est favorable au développement des diverses énergies renouvelables. Il considère que ce développement doit se faire par la promotion de filières industrielles nationales. Pour la production d’électricité, la subvention du développement des unités utilisant les énergies renouvelables via les tarifs de rachat des MWh produits, a montré ses effets pervers : effets d’aubaines dont profitent des affairistes sans scrupules en important du matériel et hausses incessantes de la facture des usagers via la CSPE (Contribution du service public de l’électricité).

 

La maîtrise de la consommation ne doit pas passer par un rationnement par l’argent. Il est plus qu’urgent et nécessaire en termes d’efficacité énergétique de mettre en place un programme de grande ampleur d’amélioration de l’isolation thermique de tous les logements.


Certes, les besoins d’investissements sont considérables. Cela suppose de s’inscrire dans le développement d’une politique industrielle sur la durée a contrario de celle des marchés financiers qui exigent un retour sur investissement à court terme.


Il faut renouer avec les valeurs du service public par la mise en place d’un pôle public, outil de coopération des acteurs du secteur de l’énergie au service de l’intérêt général.


L’électricité ne peut pas être considérée comme une simple marchandise mais comme un bien de première nécessité.

Enfin, le PCF considère que notre électricité demeure parmi les moins chères d’Europe. Elle constitue un véritable atout industriel permettant un développement économique favorable à l’emploi qu’il faut sauvegarder. Le maintien d’une électricité abordable est un facteur de justice sociale.

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BRUNO FORNACIARI

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