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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 07:41

 

Le 06/05/2011 à 16:51 - Mis à jour le 09/05/2011 à 08:28


© REA
La Société générale accorde 729 millions d'euros de bonus pour 2010


PARIS (Reuters) - La Société générale versera une enveloppe de 729 millions d'euros de bonus au titre de l'exercice 2010, lit-on dans un document disponible sur le site internet de la banque.

La SocGen précise que ce montant, réparti entre 3.663 collaborateurs, va pour l'essentiel à des personnes travaillant dans sa banque de financement et d'investissement (BFI) .

"Ainsi, pour l'exercice 2010, les rémunérations variables différées représentent près de 60% du total des rémunérations variables des professionnels appartenant à la population régulée", peut-on lire dans le document.

"Le montant moyen de variable versé au titre de 2010 en mars 2011 a baissé de 14,7% par rapport à 2009 alors que les résultats de la BFI progressait fortement", poursuit la banque.

Fin avril, BNP Paribas, première banque française par la capitalisation boursière, a indiqué qu'elle verserait un milliard d'euros de bonus au titre de 2010, un montant en repli de 17% par rapport à celui versé un an plus tôt.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:30

La chronique de Pierre Ivorra

Les aléas et les dessous de la productivité en régime capitaliste

Il est assez étonnant que ceux qui habituellement ne pensent qu’au capital 
ne font référence qu’au coût et à la productivité du travail lorsqu’il s’agit de traiter 
de compétitivité économique. Subitement, 
le capital disparaît comme le lapin du magicien. Et il faut donc que quelques bons vieux marxistes leur tirent l’oreille afin de les ramener à leurs obligations vis-à-vis des exigences 
du taux de profit. La mesure de ce que 
l’on appelle la productivité apparente du travail 
n’est que l’un des éléments qui permet d’évaluer l’efficacité d’une activité.

On rapporte la quantité de richesses produites au coût du travail ou au nombre de personnes occupées durant une période de temps et 
l’on fait des comparaisons par pays. Il apparaît d’ailleurs que ceux qui ont le coût du travail le plus faible ont aussi la productivité la plus basse. C’est ainsi que la Bulgarie, pays à bas salaires, a la productivité du travail par personne occupée la plus faible de l’Union européenne.

Il faut pourtant ramener ce petit monde 
à la raison. Et le capital là-dedans, que fait-il ? Pour produire un bien ou un service, il faut certes du travail vivant, ce que Marx appelait 
le capital variable, mais aussi des équipements, des machines, des matières premières, bref, 
du capital constant, selon son expression. 
Il est donc intéressant de savoir quelle est l’efficacité de chacun des facteurs, du travail, certes, mais aussi du capital. Là, les études 
sont rares.

Pourtant, la prise en compte de l’efficacité 
du capital est un élément clé pour comprendre les évolutions économiques. Le capitalisme 
a un mode original de développement 
de la productivité. Il l’élève en remplaçant 
les hommes par des machines, il substitue 
au travail vivant du travail mort cristallisé dans les machines. Mais comme ce sont les hommes qui produisent les richesses et le profit, 
l’on arrive à ce paradoxe qu’à un moment, on a tellement remplacé les hommes par des machines que le capital engagé est en excès, et que son taux de profit tend à diminuer. Il y a perte d’efficacité du capital, sa productivité 
est en baisse. Avec la révolution informationnelle le phénomène est encore exacerbé en raison des économies de travail permises par les nouvelles technologies et de l’énorme accumulation de capitaux financiers.

C’est ce qui provoque les crises récurrentes du système capitaliste. Il y a suraccumulation de capitaux par rapport aux profits et donc une partie des capitaux est dévalorisée. Experts, dirigeants d’entreprise et responsables politiques devraient s’y intéresser car c’est 
ce qui s’est passé en 2007-2008 et qui risque de se reproduire.

Pierre Ivorra

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 08:34

Les marges flambent

Les prix de l'essence ont atteint un nouveau sommet à la pompe en France ce lundi. Le litre de super sans plomb 95 dépasse 1,54 euro par litre, porté par l'envolée des cours de l'or noir et par la remontée des marges de l'industrie pétrolière.

Le litre de super sans plomb 95 s'est vendu 1,5469 euro le litre en moyenne la semaine dernière, selon les relevés publiés lundi par la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) du ministère de l'Ecologie. Ce carburant a ainsi franchi son précédent record établi lors de la semaine terminée le 15 avril. Il a aussi largement dépassé, de plus de 4 centimes, son record de juin 2008, établi à 1,4971 euro/litre.

Moins usité, le super sans plomb 98 s'est quant à lui échangé au prix moyen de 1,5849 euro/litre, atteignant là aussi un record historique.

  • Les tensions internationales ont bon dos

Les prix à la pompe grimpent depuis plusieurs mois dans le sillage des cours du pétrole brut, eux-mêmes en pleine ascension sur fond de fortes tensions politiques dans le monde arabe. Le baril de Brent de la mer du Nord est ainsi monté le 11 avril à 127,02 dollars, son plus haut niveau depuis le 1er août 2008. Il valait encore 124,25 dollars lundi vers 11h30.

La flambée du brut n'explique cependant pas tout. En effet, selon la DGEC, le prix de l'essence sans plomb 95 a eu plutôt tendance à baisser le mois dernier sur le marché international de Rotterdam (Pays-Bas). Sur cette Bourse européenne des carburants, le litre de SP 95 est passé de 60,7 centimes d'euros (hors taxe) le 1er avril à 59,2 centimes d'euros le 29 avril.

  • Doublement de la marge brute

Mais, dans le même temps, la marge brute réalisée par les distributeurs de carburants sur la vente de super a presque doublé. Elle est passée de 4,9 centimes/litre le 1er avril à 9 centimes/litre la semaine dernière, expliquant l'intégralité de la hausse des prix en France au cours du mois d'avril.

"Les marges de distribution sont à des niveaux relativement classiques", s'est pourtant défendu Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). "C'est un retour à la normale. Au début du mois d'avril, la marge était anormalement basse", a-t-il justifié. D'autant que, une fois déduits frais de distribution, de logistique et de stockage, la marge nette des distributeurs pétroliers "est de l'ordre de 1 centime par litre", a avancé M. Schilansky.

  • Le gazole stable

Du côté du gazole, la marge brute est restée stable, voire a légèrement régressé, au cours du mois d'avril, à environ 9,7 centimes par litre. Et les prix de ce carburant, le plus vendu en France (80% de la consommation) ont suivi la même tendance. Il s'est ainsi vendu 1,3596 euro le litre en moyenne la semaine dernière, contre 1,3609 euro début avril. Le gazole est ainsi encore à près de 10 centimes de ses niveaux historiques qui datent de mai 2008, à 1,4541 euro/litre.

  • L'usine à gaz du gouvernement ne changera rien

La valse des étiquettes à la pompe a contraint le gouvernement à intervenir début avril. Il a annoncé une contribution de la filière pétrolière à hauteur de 115 millions d'euros pour financer un allégement fiscal en faveur des automobilistes. Cinq millions de salariés sont concernés, ainsi que 500.000 membres des professions libérales et 600.000 artisans, selon le gouvernement.

  • A consulter:

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 09:40

événement CAC 40

 

Pour le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, l’explosion des profits ne témoigne pas d’une bonne santé économique mais d’une fragilisation de l’industrie et du travail. Il évoque les moyens pour revitaliser le secteur.

 

Les profits du CAC 40 explosent, tandis que la croissance reste molle et que les salaires stagnent. Quel regard portez-vous sur cette situation ?

Pierre Laurent. Il y a quelque chose d’indécent dans l’explosion de ces profits à un moment où la crise sociale frappe durement. En France, six millions de salariés gagnent moins de 750 euros par mois. Deux choses me révoltent particulièrement. Premièrement, il faut se demander comment sont réalisés ces profits. En partie sur l’emploi, qui a été écrasé. La France a par exemple perdu 190 000 postes dans le secteur de l’industrie l’an dernier. Sur les salaires aussi, qui sont bloqués et ne reconnaissent pas les qualifications. Les profits sont par ailleurs réalisés contre les cotisations sociales et la contribution à l’effort de solidarité. Les exonérations de cotisations sociales sont toujours plus importantes et les entreprises du CAC 40 payent de moins en moins d’impôt à la collectivité publique. Comme vient de l’illustrer le rapport de la Cour des comptes, plus les sociétés sont importantes moins elles cotisent. En vérité, ces chiffres des profits ne témoignent pas d’une bonne santé économique mais plutôt d’une fragilisation de l’appareil productif national. Nous vivons ainsi une aberration où le travail et les richesses créées par le travail sont spoliés afin de nourrir la finance alors que ce devrait être l’inverse. Et c’est là le deuxième scandale : à quoi sont utilisés ces profits ? À nourrir les dividendes et, aujourd’hui, la part des dividendes versée aux actionnaires est largement supérieure à celle des investissements dans la valeur ajoutée créée par les entreprises. Les profits vont donc nourrir la finance ou des offres publiques d’achat (OPA). Lorsqu’un groupe tel que Sanofi-Aventis dépense 20 milliards d’euros dans l’OPA sur l’américain Genzyme, on voit bien que les profits sont utilisés pour organiser la mise en concurrence et la compression des salaires par la délocalisation. Avec ces profits, il s’agit bien d’argent gagné contre l’intérêt général, qui sert encore à renforcer cette mécanique infernale. Face à ces chiffres, et en pleine crise sociale, il y a tout lieu d’être révolté.

 

Vous évoquez la fragilisation 
de l’appareil productif national. 
En 2009, les députés communistes et du Parti de gauche ont déposé 
une proposition de loi visant 
à interdire les licenciements boursiers. Sur quels principes cette interdiction reposerait-elle, et qu’en est-il des moyens politiques pour empêcher les délocalisations ?

Pierre Laurent. Il faut agir à plusieurs niveaux. D’abord, il faut des mesures qui obligent à réorienter l’argent des entreprises à la racine : faire cesser les politiques d’exonération sociale, taxer le recours de plus en plus important à l’intérim et à la précarité pour, à l’inverse, utiliser une partie des richesses créées dans l’entreprise au financement de l’emploi, de la qualification et à l’augmentation des salaires. C’est de cette manière que l’on dissuadera le transfert de l’argent vers la finance.

 

Mais comment dissuader ces transferts ? Pensez-vous vraiment possible de juguler la chute 
de l’industrie en France ?

Pierre Laurent. L’État doit impulser une ambition de politique industrielle qui n’existe pas aujourd’hui. À l’heure actuelle, on laisse les financiers prendre le pouvoir sur l’industrie et les groupes industriels de toutes les filières. Prenons l’exemple de l’automobile, où les groupes empochent la prime à la casse pour ensuite délocaliser leur production, comme c’est le cas 
de Renault. Enfin, il faut agir 
pour une politique du crédit 
au service du développement 
de l’emploi et du développement industriel, à l’inverse de ce que l’on connaît aujourd’hui. L’entreprise Net Cacao, sauvée grâce à la mobilisation des 
salariés à Marseille, a besoin de 10 millions d’euros pour s’en sortir. Or, aucune banque n’accepte de prêter cet argent 
alors qu’il s’agit d’une goutte d’eau, comparé aux profits annoncés par le CAC 40 ou aux sommes accordées par le gouvernement aux entreprises. Le robinet du crédit est donc totalement fermé à ceux qui veulent développer l’emploi et l’industrie. Au-delà, il faut agir sur le plan législatif. Nous avons déposé un projet de loi pour interdire les licenciements boursiers. Dans ce texte, nous proposons de pénaliser lourdement le travail précaire. Il faut également donner de nouveaux droits d’intervention aux salariés. Lorsqu’il y a un plan de licenciement, le comité d’entreprise devrait disposer d’un droit de veto suspensif sur ce plan afin que soient étudiés les plans alternatifs pour le développement de l’emploi. Ces moyens ne seront efficaces que si l’on remet dans le sens de la marche l’utilisation des richesses de l’entreprise, la politique du crédit et la politique industrielle nationale.

 

Entretien réalisé par Lina Sankari

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 12:32

Le PCF fait 4 propositions sur l’ISF : un accroissement du prélèvement sur les fortunes financières ; une élévation du taux sommital de 1,80 % à 2,5 % ; l’assujettissement des équipements professionnels avec une modulation pour en encourager un usage favorable à la création d’emplois et pénalisant la croissance financière ; une exonération des contribuables qui sont entrés depuis dix ans dans le champ d’application de l’ISF par l’unique effet de la flambée de l’immobilier 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 13:24

Social-Eco - le 26 Avril 2011

La chronique de Pierre Ivorra

Marx, les rapports sociaux, les règles de marché et la crise du capitalisme

On parle beaucoup du « risque systémique » en évoquant les possibilités de défaillance de banques pouvant se transmettre à l’ensemble du système. Comme le faisait remarquer il y a peu l’anthropologue marxiste Maurice Godelier lors d’une interview (*), la crise de 2007-2008 a fait redécouvrir à certains l’existence du système capitaliste. « Depuis vingt ans, remarque-t-il, les sciences sociales tendaient à regarder ailleurs. »

Dans le domaine économique, Marx s’est affirmé comme l’un des premiers penseurs systémiques dans le sens moderne de l’expression. Un système, c’est plus que la simple somme de ses parties, c’est un tout constitué de l’ensemble de ses éléments plus l’ensemble des relations qui relient ces éléments entre eux et le système à son environnement. Un homme, c’est davantage que l’addition de jambes, d’une tête, de bras…

Marx a d’abord pensé le capitalisme comme un ensemble de structures à étages : l’infrastructure économique, les rapports de production, la superstructure juridique, idéologique… Dans le Capital, il va plus loin en montrant que les relations entre les éléments du système économique sont régies par un régulateur : les règles du marché, et la principale d’entre elles, le taux de profit.

Il introduit un troisième élément, ce que Paul Boccara appelle le « mode opératoire technique et social » qui fait référence aux technologies mises en œuvre, au type de productivité, d’organisation du travail. C’est ainsi que le capitalisme s’est développé avec la technologie de la machine-outil, la machine remplaçant la main de l’homme. (1) Si l’on récapitule, on peut considérer qu’un système économique est un tout constitué de structures, d’un mode opératoire technique et social et d’un type de régulation et qu’une crise systémique, une crise de tout le système, est à la fois une crise de ces éléments et de leur totalité. Prendre en compte cette évolution de Marx, de l’analyse des structures à celle du mode de fonctionnement du système, n’est pas sans portée politique. Si l’on ne voit que le face-à-face entre capitalistes et salariés sans s’intéresser à ses effets sur l’ensemble du système, sur les technologies, les règles du système, on risque fort de ne revendiquer au mieux qu’un partage plus juste des richesses. Si l’on veut changer et le système et de système, on est alors contraint à la fois de transformer les structures et d’introduire d’autres règles, un autre régulateur que le taux de profit.

 

(*) Entretien avec Maurice Godelier, anthropologue, 
directeur d’études à l’École des hautes études 
en sciences sociales (EHESS), l’Économie politique, 
n° 49, janvier 2011)).

Pierre Ivorra


  (1) Avec l'introduction des "nouvelles" technologies et notamment celles  de l'information, (Paul Boccara parle de révolution informationnelle) ce sont certaines des fonctions du cerveau humain qui sont remplacés par les ordinateurs ou autres programmes informatiques. Le développement et la généralisation d'internet exacerbent encore les contradictions entre la nécessité du partage des informations et l'accaparement privé des profits issus de son exploitation. (BF)

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 08:00
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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 07:53
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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 01:10

LA BANQUE CENTRALE seule institution à pouvoir émettre 
de la monnaie.

De ce fait, elle fixe 
le taux d’intérêt à partir duquel 
les banques dites commerciales peuvent se refinancer. Il est appelé taux directeur. Lorsque le taux augmente, cela réduit le volume 
du crédit, donc la demande de produits et services. Jeudi, la Banque centrale européenne a haussé 
son taux directeur de 0,25 %, 
sous prétexte d’atténuer l’inflation, liée à la hausse des prix sur 
les matières premières. En juillet 2008, la BCE avait pratiqué 
cette politique monétaire lors 
de la précédente flambée des prix, déjà sans résultat. Alors qu’une hausse de ces taux va certainement ralentir la reprise très timide.

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 16:28

Comment anticiper l’évolution du capitalisme mondialisé et peser sur elle ? Nous l’indiquions la semaine dernière, l’étude des cycles économiques passés marqués par des périodes de croissance, suivies par d’autres de difficultés, permet une certaine anticipation des crises et peut aider 
à leur trouver des solutions.

La réflexion 
sur la grande dépression des années 1930, au siècle dernier, a été de ce point de vue un moment très important. Elle a notamment nourri les propositions du grand économiste anglais John Maynard Keynes en faveur 
d’une intervention publique de soutien à la fois à l’investissement et à la demande sociale afin de lutter contre le chômage et redresser l’économie. Celles-ci, en opposition avec les théories libérales dominantes, ont aidé à trouver une issue à la crise après guerre -et contribué à la phase d’essor de l’économie occidentale durant la période dite des trente glorieuses.

Cette crise des années 1930 a également inspiré un autre grand économiste, l’Autrichien Joseph Schumpeter (1883-1950). Lui s’est particulièrement intéressé aux cycles longs d’une soixantaine d’années mis à jour par Nicolas Kondratieff en centrant son explication sur le rôle de l’innovation. C’est l’apparition d’innovations majeures, d’un progrès technique, stimulé par la recherche du profit, qui entraîne le développement de l’économie. Durant cette période d’une trentaine d’années, l’économie progresse. Mais la généralisation de l’innovation épuise la capacité de celle-ci à assurer des profits et à promouvoir la croissance et explique le retournement du cycle, la crise qui s’étale elle aussi durant une trentaine d’années.

Dès la fin des années soixante, tirant parti notamment de ces travaux, l’économiste marxiste et communiste Paul Boccara 
a affirmé que le capitalisme entrait dans une nouvelle phase de difficultés après l’essor de l’après-guerre. Poussant plus loin les analyses de Marx, il a montré que l’accumulation effrénée de capitaux matériels et financiers 
par rapport à la production, l’excès d’exploitation des travailleurs exacerbés par la révolution technologique en cours sont à l’origine des crises. Il a aussi montré le rôle des transformations institutionnelles et politiques, avec, par exemple, les nationalisations à 
la Libération, dans la résolution des crises. Sur quoi peut déboucher cette fin de longue phase de difficultés que nous vivons aujourd’hui avec la crise de 2007-2008 et ses suites ? Pour Paul Boccara sur un possible dépassement du capitalisme et un début de changement de civilisation. Mais cette histoire-là n’est pas encore dans les manuels, elle est à écrire.

Pierre Ivorra

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BRUNO FORNACIARI

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