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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 00:10

LA BANQUE CENTRALE seule institution à pouvoir émettre 
de la monnaie.

De ce fait, elle fixe 
le taux d’intérêt à partir duquel 
les banques dites commerciales peuvent se refinancer. Il est appelé taux directeur. Lorsque le taux augmente, cela réduit le volume 
du crédit, donc la demande de produits et services. Jeudi, la Banque centrale européenne a haussé 
son taux directeur de 0,25 %, 
sous prétexte d’atténuer l’inflation, liée à la hausse des prix sur 
les matières premières. En juillet 2008, la BCE avait pratiqué 
cette politique monétaire lors 
de la précédente flambée des prix, déjà sans résultat. Alors qu’une hausse de ces taux va certainement ralentir la reprise très timide.

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 15:28

Comment anticiper l’évolution du capitalisme mondialisé et peser sur elle ? Nous l’indiquions la semaine dernière, l’étude des cycles économiques passés marqués par des périodes de croissance, suivies par d’autres de difficultés, permet une certaine anticipation des crises et peut aider 
à leur trouver des solutions.

La réflexion 
sur la grande dépression des années 1930, au siècle dernier, a été de ce point de vue un moment très important. Elle a notamment nourri les propositions du grand économiste anglais John Maynard Keynes en faveur 
d’une intervention publique de soutien à la fois à l’investissement et à la demande sociale afin de lutter contre le chômage et redresser l’économie. Celles-ci, en opposition avec les théories libérales dominantes, ont aidé à trouver une issue à la crise après guerre -et contribué à la phase d’essor de l’économie occidentale durant la période dite des trente glorieuses.

Cette crise des années 1930 a également inspiré un autre grand économiste, l’Autrichien Joseph Schumpeter (1883-1950). Lui s’est particulièrement intéressé aux cycles longs d’une soixantaine d’années mis à jour par Nicolas Kondratieff en centrant son explication sur le rôle de l’innovation. C’est l’apparition d’innovations majeures, d’un progrès technique, stimulé par la recherche du profit, qui entraîne le développement de l’économie. Durant cette période d’une trentaine d’années, l’économie progresse. Mais la généralisation de l’innovation épuise la capacité de celle-ci à assurer des profits et à promouvoir la croissance et explique le retournement du cycle, la crise qui s’étale elle aussi durant une trentaine d’années.

Dès la fin des années soixante, tirant parti notamment de ces travaux, l’économiste marxiste et communiste Paul Boccara 
a affirmé que le capitalisme entrait dans une nouvelle phase de difficultés après l’essor de l’après-guerre. Poussant plus loin les analyses de Marx, il a montré que l’accumulation effrénée de capitaux matériels et financiers 
par rapport à la production, l’excès d’exploitation des travailleurs exacerbés par la révolution technologique en cours sont à l’origine des crises. Il a aussi montré le rôle des transformations institutionnelles et politiques, avec, par exemple, les nationalisations à 
la Libération, dans la résolution des crises. Sur quoi peut déboucher cette fin de longue phase de difficultés que nous vivons aujourd’hui avec la crise de 2007-2008 et ses suites ? Pour Paul Boccara sur un possible dépassement du capitalisme et un début de changement de civilisation. Mais cette histoire-là n’est pas encore dans les manuels, elle est à écrire.

Pierre Ivorra

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 17:13

La chronique de Pierre Ivorra

 

Comment anticiper l’évolution du capitalisme mondialisé et peser sur elle ? Nous l’indiquions la semaine dernière, l’étude des cycles économiques passés marqués par des périodes de croissance, suivies par d’autres de difficultés, permet une certaine anticipation des crises et peut aider 
à leur trouver des solutions. La réflexion 
sur la grande dépression des années 1930, au siècle dernier, a été de ce point de vue un moment très important. Elle a notamment nourri les propositions du grand économiste anglais John Maynard Keynes en faveur 
d’une intervention publique de soutien à la fois à l’investissement et à la demande sociale afin de lutter contre le chômage et redresser l’économie. Celles-ci, en opposition avec les théories libérales dominantes, ont aidé à trouver une issue à la crise après guerre -et contribué à la phase d’essor de l’économie occidentale durant la période dite des trente glorieuses.

Cette crise des années 1930 a également inspiré un autre grand économiste, l’Autrichien Joseph Schumpeter (1883-1950). Lui s’est particulièrement intéressé aux cycles longs d’une soixantaine d’années mis à jour par Nicolas Kondratieff en centrant son explication sur le rôle de l’innovation. C’est l’apparition d’innovations majeures, d’un progrès technique, stimulé par la recherche du profit, qui entraîne le développement de l’économie. Durant cette période d’une trentaine d’années, l’économie progresse. Mais la généralisation de l’innovation épuise la capacité de celle-ci à assurer des profits et à promouvoir la croissance et explique le retournement du cycle, la crise qui s’étale elle aussi durant une trentaine d’années.

Dès la fin des années soixante, tirant parti notamment de ces travaux, l’économiste marxiste et communiste Paul Boccara 
a affirmé que le capitalisme entrait dans une nouvelle phase de difficultés après l’essor de l’après-guerre. Poussant plus loin les analyses de Marx, il a montré que l’accumulation effrénée de capitaux matériels et financiers 
par rapport à la production, l’excès d’exploitation des travailleurs exacerbés par la révolution technologique en cours sont à l’origine des crises. Il a aussi montré le rôle des transformations institutionnelles et politiques, avec, par exemple, les nationalisations à 
la Libération, dans la résolution des crises. Sur quoi peut déboucher cette fin de longue phase de difficultés que nous vivons aujourd’hui avec la crise de 2007-2008 et ses suites ? Pour Paul Boccara sur un possible dépassement du capitalisme et un début de changement de civilisation. Mais cette histoire-là n’est pas encore dans les manuels, elle est à écrire.

Pierre Ivorra

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 09:42

 

Politique - le 12 Avril 2011

Fiscalité

 

Un "bricolage fiscal". La gauche est unanime pour rejeter la réforme de la fiscalité du patrimoine annoncée mardi soir par le gouvernement (lire les principales mesures ici). Pour L'Humanité, le Parti socialiste, le Parti communiste français, le Parti de gauche, Europe écologie Les verts et le NPA dévoilent leurs pistes sur la politique fiscale (lire ici les principales réactions politiques).

 

  • « Un impôt résolument moderne » François Rebsamen, Maire PS de Dijon, 
sénateur de Côte-d’Or.  

 «En tant qu’élu socialiste, je siège à la commission des Finances du Sénat. Nous avons, dans ce cadre-là, auditionné plusieurs économistes ; tous s’accordent à penser que l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est un impôt résolument moderne. Peut-être le plus moderne de tous les impôts sur le patrimoine qui existent en France. J’avoue ma stupéfaction d’apprendre que le gouvernement voudrait le supprimer, alors qu’il rapporte 4 milliards d’euros au budget de l’État dans les bonnes années. Le gouvernement aurait autre chose à faire qu’à soigner les plus aisés de notre pays en creusant, qui plus est, un peu plus le déficit.

Je suis formellement opposé à la suppression de l’ISF et même à des aménagements techniques qui auraient pour seule vocation la création de nouvelles niches dans la récolte de cet impôt. La seule chose envisageable serait une revalorisation pour la résidence principale, en région parisienne, par exemple. Ce qui reste un aménagement à la marge qui ne nuirait pas à la qualité de cette contribution. Réformer l’ISF n’est pas la priorité. En Côte-d’Or, 1 200 personnes relèvent de l’ISF et 13 000 relèvent du RSA. À la lumière de ces chiffres, le gouvernement devrait se concentrer sur ceux qui ont le moins, plutôt que sur ceux qui ont le plus. »

 

  •  « Élargir l’impact de l’ISF  et en relever le taux » Roland Muzeau, Porte-parole des députés communistes.

 « L’ISF est un impôt si juste qu’il frappe ceux qui ont suffisamment de moyens de participer à la solidarité nationale. C’est le premier principe que l’ISF affiche : c’est donc un impôt tout à fait normal, qui n’a rien à voir avec de la “spoliation”. Nous considérons qu’il faut relever la participation de ceux qui ont des fortunes en augmentant la part prise sur celles-ci. Aujourd’hui, l’ISF est extrêmement symbolique pour un grand nombre de gens possédant des biens de très grande valeur. Il est donc nécessaire d’en relever le taux, mais également d’en élargir l’assiette, car les éléments de patrimoine des richesses ne sont pas tous soumis à l’ISF. Se pose enfin une question intrinsèque au problème de l’ISF : il s’agit, de manière plus générale, de soumettre les revenus du patrimoine au même taux de prélèvement que les revenus du travail. »

 

  •  « Rétablir plus de justice sociale dans notre pays » Martine Billard, Coprésident du Parti de Gauche.

 « Ce qui est primordial, c’est d’imposer le patrimoine. Aujourd’hui, les ménages très riches de notre pays ont toutes les possibilités, par l’impôt tel qu’il existe, d’échapper à une imposition juste en fonction de leurs revenus (que ce soit les revenus de leur travail ou les revenus du patrimoine), et ce notamment grâce au bouclier fiscal. La réforme de l’ISF qu’est susceptible de proposer le gouvernement n’est qu’un tour de passe-passe. Il souhaite supprimer le bouclier fiscal alors que celui-ci est perçu comme le symbole de la protection des riches. En réalité, la réforme de l’ISF consiste à baisser l’imposition de nos patrimoines : elle va supprimer la première tranche des assujettis à l’ISF, ce qui va avoir pour effet de faire disparaître environ la moitié des redevables de cet impôt. Le gouvernement veut surtout en baisser le taux, ce qui va diviser par trois l’ISF payé par les plus riches. C’est proprement inadmissible.

Nous proposons une imposition sur les patrimoines et leurs revenus, de façon telle qu’elle rétablira plus de justice sociale dans notre pays et permettra des rentrées fiscales qui donneront les moyens à la puissance publique d’établir des politiques de justice, d’éducation, de santé, d’investissement, toutes politiques qui ne sont plus possibles aujourd’hui. En réduisant les recettes, le gouvernement actuel annule toutes les possibilités de politique publique digne de ce nom. Il essaie de convaincre les Français qu’il s’agit d’un problème de dépenses, ce qui n’est absolument pas le cas. Ce sont les recettes fiscales qui ont baissé, et non les dépenses publiques qui ont augmenté. »

 

  •  « Plus que le conserver, nous voulons élargir  la base de l’ISF » Eva Joly, Députée européenne Europe-écologie-les Verts.

« Nous vivons des situations injustes et inégalitaires. La concentration de la richesse est indécente. En 2008, les cent Français les plus riches se sont partagé 2,8 milliards d’euros ! Supprimer l’ISF, c’est faire toujours plus de cadeaux aux amis de Nicolas Sarkozy. Le bouclier fiscal annonçait déjà la couleur. Le président n’est pas celui de tous les Français mais celui des riches. Europe Écologie-les Verts réclame un acte fort en matière de fiscalité afin qu’elle soit juste, lisible et permettre de réduire les inégalités de revenus aujourd’hui insupportables. Plus que de conserver l’ISF, nous voulons élargir sa base, notamment en révisant l’exonération des biens professionnels. Il faut revenir au principe de l’ISF : lutter contre la concentration stérile des patrimoines, inciter les personnes qui sont assises sur un patrimoine important et qui se montrent incapables de le faire fructifier à s’en séparer au profit de l’intérêt général.

En fait, l’impôt est léger pour les personnes qui gèrent bien leur capital, l’investissent dans des entreprises nouvelles et en obtiennent un rendement élevé. Nous voulons intégrer des revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values mobilières et immobilières) dans le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Nous proposons un revenu maximum plafonné à trente fois le revenu médian, soit 44 000 euros par mois. Ce revenu maximum va de pair avec la création d’un revenu minimum universel permettant de vivre dignement. »

 

  •  « Une réforme fiscale radicale et très fortement progressive » Christine Poupin, Porte-parole du NPA.

 « Un vrai impôt progressif est un élément de justice : en cela, l’ISF est fondamental. Mais, selon nous, une autre répartition des richesses passe prioritairement par l’augmentation des salaires, car cela permet de prendre sur les profits. Avec un partage des richesses déplacé entre 8 et 10 points au bénéfice des entreprises et des actionnaires, l’inégalité des salaires est la première source d’injustice sociale. Aussi proposons-nous une réforme fiscale radicale qui taxe lourdement les hauts revenus et refuse d’épargner les entreprises. Il est stupéfiant de constater que la moyenne d’imposition des groupes du CAC 40 est aujourd’hui de 8 %, sans même parler des profits d’une entreprise comme Total, qui réussit l’exploit de ne pas payer du tout d’impôt en France… Ce taux est absolument dérisoire, surtout quand un impôt résolument illégitime comme la TVA frappe de plein fouet les familles les plus populaires. Nous souhaitons une réforme fiscale très fortement progressive, accompagnée de la suppression de tous les impôts indirects et injustes. »

Les riches s'y retrouvent toujours

Comment se donner une image un peu plus sociale tout en préservant les intérêts de ses généreux amis aux grands patromoines. C'est ce que Nicolas Sarkozy a tenté de faire avec sa réforme fisacle du patrimoine annoncée mardi soir par le gouvernement. Ce dernier a décidé de supprimer le bouclier fiscal et d'assouplir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)  en le réservant désormais aux contribuables dont le patrimoine est supérieur à 1,3 million d'euros. Lire la suite...

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 07:04

Avril 2011

ISF : Un numéro de funambule fiscal au service de la bande du Fouquet's (PCF)

Le Président de la République a rendu ses arbitrages sur la fiscalité du patrimoine. Obligé de mettre fin à l'injuste bouclier fiscal, il en profite pour enlever le peu de dents qu'il reste à l'impôt sur les grandes fortunes : taux d'imposition maximum réduit de 1,8% à 0,5, et exonération de 300.000 contribuables.

Mais ce numéro de funambule est vain. Les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy reviennent à résoudre la quadrature du cercle ! Comment satisfaire les voraces appétits de la bande du Fouquet's tout en continuant de donner à l'Etat les moyens d'exister. Impossible sinon continuer par exemple , comme c'est le cas, de faire payer aux Français les plus modestes les taxes injustes que sont la TVA ou la TIPP sur les produits pétrolier et poursuivre le dogme de la RGPP.

La politique fiscale de l'UMP va continuer à appauvrir l'Etat. Au final, les conséquences sont déjà connues : c'est moins de profs, de policiers, d'infirmières, et donc une société française qui s'affaiblit.

Le PCF fait 4 propositions sur l'ISF : un accroissement du prélèvement sur les fortunes financières ; une élévation du taux sommital de 1,80 % à 2,5 % ; l’assujettissement des équipements professionnels avec une modulation pour en encourager un usage favorable à la création d’emplois et pénalisant la croissance financière ; une exonération des contribuables qui sont entrés depuis dix ans dans le champ d’application de l’ISF par l’unique effet de la flambée de l’immobilier.

Communiqué du Parti communiste français

Paris, le 13 avril 2001.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 07:09

Ce que gagnent les compagnies pétrolières sur un litre de SP95

 

Hors taxes publiques, la formation des prix des carburants est de plus en plus opaque et complexe. En février dernier, le cours de référence Opep (l’Organisation des pays producteurs de pétrole) était de 100 dollars le baril de 159 litres, ce qui donnait le litre à 0,629 dollar, soit environ 0,46 euro.

Ce prix de référence est déterminé à partir d’un panier de bruts produits par les membres de l’organisation allant du Sahara Blend algérien au Merey vénézuélien. Cependant, au fi l des années, le prix du Brent, le pétrole de la mer du Nord, s’est imposé comme la référence mondiale bien que ses volumes échangés soient très en deçà de ceux de l’Arabie saoudite.

Aujourd’hui, le Brent serait utilisé pour fixer les deux tiers des pétroles bruts vendus dans le monde. Qu’exprime cette évolution ? D’abord cette réalité : les livraisons de l’Opep ne représentent que 36 % de la production mondiale. Ensuite et surtout, il y a là l’un des effets de la prise de pouvoir de la finance sur l’activité physique et du rôle grandissant des marchés à terme, notamment celui de Londres, dans le domaine des matières premières.

Comme nous l’avons déjà fait remarquer dans nos colonnes, ces marchés sont très spéculatifs. Pour se protéger des évolutions de cours ou de taux de change, les intervenants achètent et vendent du pétrole virtuel dans des quantités bien plus importantes que le pétrole réel sortant effectivement des puits.

Aussi, dans des situations où la demande est supérieure à l’offre, la spéculation fait gonfler les cours comme un soufflé. Elle y parvient d’autant plus facilement qu’en raison de la surexploitation des travailleurs, des économies de coûts permises par les nouvelles technologies et du soutien sans faille des États, il y a une énorme quantité de capitaux accumulés dans le monde qui ne trouvent pas dans l’activité réelle les moyens de se rentabiliser et qui, de ce fait, se rabattent sur les marchés financiers. Les pétroliers qui interviennent à la fois sur ces marchés spéculatifs, et par ailleurs exploitent et vendent le pétrole réel, en tirent des profi ts colossaux. En France, pour un litre de SP95 à 1,46 euro, 0,84 euro échoit à l’État. Sur le prix hors taxe de 0,62 euro, on peut considérer qu’au pire 0,15 euro, soit environ 26 %, tombe dans l’escarcelle des pétroliers. C’est considérable. C’est d’ailleurs ce qui explique les énormes profits réalisés par ces derniers en 2010. Dix milliards d’euros de bénéfices pour Total qui fait aussi bien qu’en 2009 ; vingt milliards de dollars pour Shell qui les augmente de 61 % ; trentre milliards pour Exxon Mobil qui les booste de 58 %

Pierre Ivorra

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 09:04

Les gros nuages sur le chômage mondial menacent le climat social (BIT) :

 

Des personnes au chômage devant une agence pour l'emploi à Chatham, en Grande-Bretagne, le 19 mars 2009

© AFP/Archives  Adrian Dennis

 

Les programmes d'austérité mis en place ces derniers mois par les pays ont accéléré en 2010 un chômage mondial déjà rampant, qui ne devrait retrouver son niveau d'avant crise qu'en 2015, faisant planer une menace de crise sociale, prévient un rapport du BIT publié jeudi.

 

Dans son Rapport annuel sur le travail dans le monde, le Bureau international du travail confirme ses prévisions de chômage pour l'année à environ 213 millions de chômeurs, soit un taux de 6,5% contre 6,6% en 2009.

Il estime en revanche que la reprise de l'emploi sera plus lente que prévu jusqu'à présent, malgré des signes encourageants dans les économies émergentes d'Asie et d'Amérique latine.

 

Ce ralentissement est dû à "une détérioration sur le front du chômage ces derniers mois en raison du changement des politiques étatiques qui ont abandonné les plans de relance pour des programmes d'austérité", a expliqué à l'AFP l'auteur principal du rapport, Raymond Torrès.

 

"C'est un changement fondamental qui n'était pas prévu", a-t-il ajouté.

Avec ces "nouveaux nuages sur le rythme des réformes, la reprise de l'emploi qui était attendue en 2013 devrait plutôt arriver en 2015", souligne M. Torrès dont l'étude précise qu'il manque encore 8 millions d'emplois pour retrouver les niveaux de 2007, avant la crise.

 

Cette nouvelle prévision s'appuie notamment sur deux indicateurs particulièrement préoccupants selon le BIT: l'augmentation du chômage longue durée et le taux de sans-emploi parmi les jeunes.

 

"Dans 35 pays où les statistiques sont disponibles, près de 40% des demandeurs d'emploi sont sans travail depuis plus d'un an", soit près de 10% de plus qu'en 2009, relève ainsi le rapport.

 

"Ces personnes courent un risque important de démoralisation, de problèmes psychologiques... certains ont même décidé de quitter le marché de l'emploi", relève M. Torrès. En 2009, plus de 4 millions de ces chômeurs ont ainsi renoncé à chercher un emploi.

 

Même dans des pays comme l'Allemagne, où la reprise économique a permis un recul sans précédent du nombre de sans-emploi en septembre (7,2%, contre 7,6% en août), il reste un "noyau dur" de chômeurs longue durée (45% du nombre total au premier trimestre), ajoute-t-il.

 

Ce chômage-là est "un indicateur d'une longue récession sur le marché du travail" dans la mesure où il est le plus difficile à résorber, prévient l'expert du BIT.

 

La montée du chômage des jeunes (en augmentation de 7,8 millions de personnes depuis 2007) constitue également un facteur de risque d'explosion sociale avec l'émergence d'une "génération perdue" plus "réactive".

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 05:22

Le bouclier a été fiscal supprimé... quelques minutes

Après un vote surprise à l'Assemblée, les députés ont rapidement rejeté l'ensemble d'une proposition de loi PCF-PG-Verts qui proposait la suppression de cet emblème de la politique fiscale conduite depuis 2007. 

 

 Jérôme Cahuzac, président socialiste de la commission des Finances (AFP) Jérôme Cahuzac, président socialiste de la commission des Finances (AFP)

Le bouclier fiscal a été supprimé, mardi 23 novembre, en commission des Finances pour la première fois depuis son instauration en 2007, mais l'espace de quelques minutes seulement, a-t-on appris auprès de plusieurs députés.
La commission a en effet adopté l'article 1 d'une proposition de loi PCF-PG-Verts qui propose la suppression du bouclier fiscal, "emblème de la politique fiscale conduite depuis 2007".
Il y avait alors "9 députés de l'opposition et 7 de la majorité, dont René Couanau et François Goulard", deux députés UMP très critiques envers le bouclier, a-t-on confirmé dans l'entourage du président PS de la commission des Finances, Jérôme Cahuzac.
Ce vote-surprise - une première depuis 2007 - n'a tenu que quelques minutes, puisque les députés ont ensuite rejeté l'ensemble de la proposition de loi "en faveur d'une fiscalité plus juste et efficace", faisant ainsi évidemment tomber l'article 1.
La proposition de loi sera rediscutée en séance publique le 2 décembre. Elle subira à coup sûr le même sort.
Le ministre du Budget, François Baroin, avait indiqué que le bouclier fiscal était devenu "le symbole de l'injustice", mais avait refusé de le "faire sauter" dans le projet de budget 2011.
Le bouclier sera sans doute supprimé lors de la réforme fiscale annoncée par le chef de l'Etat pour juin 2011, avec également un réaménagement de l'impôt sur la fortune.

(Nouvelobs.com)

 

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BRUNO FORNACIARI

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