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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 18:40

Le barrage al-Hamra, une souffrance quotidienne imposée depuis dix-sept ans

CPI


Photo du CPI

Samedi 28 janvier 2017

Naplouse – CPI

La Cisjordanie, ses villes, ses villages et ses localités sont de plus en plus déchirés par les barrages militaires sionistes. Ces barrages empêchent la continuité territoriale de toute la Cisjordanie. Le barrage militaire d’al-Hamra n’en est qu’un exemple. Depuis dix-sept ans, ce barrage resserre la poitrine de la zone se trouvant entre la ville de Naplouse et celle d’Ariha (Jéricho). Depuis dix-sept ans, ce barrage entrave le mouvement des Palestiniens. Ce point est là pour les humilier et pour leur imposer des sanctions collectives.

L’homme des médias Mohammed Abou Thabet, dont la famille possède une terre agricole dans le village de Frouch Beit Dajn, est bien lésé.

Il dit au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information :
« Ce barrage est le plus grand trouble-joie de la vie des Palestiniens d’al-Aghwar (la Vallée du Jourdain), à cause des pratiques et des crimes sionistes anciens et actuels. »

Il est vrai que ces dernières années, les soldats de l'occupation ne sont pas toujours sur le barrage, mais ils y retournent de temps à autre. Leur retour même provisoire reste une source de nuisance. Leur présence entrave le mouvement des gens, surtout les agriculteurs qui voudraient rejoindre leurs terrains, plusieurs fois par jour, et elle entrave le travail des gens, la vie tout simplement.

C’est une souffrance quotidienne pour les Palestiniens, surtout pour les agriculteurs. Les occupants sionistes leur interdisent d’apporter beaucoup de choses à leurs terrains, même certains produits agricoles, pour des raisons sécuritaires !

Un point piège !

Les Palestiniens gardent de mauvais souvenirs d’al-Hamra, il le considère comme le plus dur de tous les barrages de la Cisjordanie. C’est un mur séparant les départements du nord de la Cisjordanie.

Mohammed Awwad est un chauffeur de taxi. Il passe tous les jours par ce barrage d’al-Hamra, en allant vers Ariha. Il souffre de ces mesures imposées sur ce barrage par les militaires israéliens.

Il nous donne ses impressions :
« Une petite erreur pourra mettre ta vie en danger ; tu seras le sujet de tirs, pour un simple doute. Par exemple, le soldat fait un signe quelconque et tu comprends que tu pourrais passer. Et lorsque tu passes, le soldat pourrait ouvrir le feu sans avertissement. »

Beaucoup de Palestiniens ont perdu la vie sur ce barrage d’al-Hamra. Des centaines d’autres ont été interpellés. Le barrage est un piège pour mettre la main sur les Palestiniens ou pour leur imposer des amendes exorbitantes.

L’histoire du barrage militaire d’al-Hamra remonte au début de l’Intifada d’al-Quds, durant l’année 2000. Depuis cette année-là, ce barrage n’arrête d’empoisonner la vie de la région d’al-Aghwar, de séparer la ville de Naplouse de sa sœur Ariha, d’être un signe de mauvais augure. 

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 04:04
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 17:23

Début 2016, tout semblait bien complexe pour les autorités de Caracas.  Et cela principalement pour trois raisons : 1) L’opposition néolibérale avait remporté les élections législatives de décembre 2015 et contrôlait désormais l’Assemblée Nationale ; 2) La chute des prix du pétrole, la principale ressource du Venezuela,  avait atteint son plus bas niveau dans les dernières décennies ; 3) Le président des Etat Unis, Barack Obama, avait signé un Ordre exécutif déclarant le Venezuela une « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et pour la politique extérieure des Etats-Unis »


C’est-à-dire, dans trois domaines décisifs  - politique, économique et géopolitique – la Révolution bolivarienne semblait à la défensive. Tandis que la contrerévolution, autant intérieure qu’extérieure, pensait avoir enfin le pouvoir à portée de la main.

 

Le tout dans un contexte de guerre médiatique de longue durée contre Caracas,  commencée avec l’arrivée à la Présidence d’Hugo Chávez en 1999, qui s’est intensifiée en avril 2013 et a atteint des niveaux inouïs de violence depuis l’élection du Président Nicolás Maduro.

 

Ce climat d’harcèlement médiatique agressif et permanent a produit une désinformation insidieuse sur le Venezuela, semant la confusion même chez de nombreux amis de la Révolution  bolivarienne. En particulier car dans cette ère de la « post-vérité », la pratique du mensonge, de la fraude intellectuelle et de la tromperie manifeste n’est  sanctionnée par aucune conséquence négative, ni sur la crédibilité, ni sur l’image.

 

Tout vaut, tout sert dans cette « ère du relativisme post-factuel », et même les faits ou les données les plus objectifs ne sont pas pris en considération. Même l’argument – si évident pour le Venezuela – du complot, de la conjuration, de la conspiration, n’est pas accepté.  Le nouveau discours médiatique dominant dénonce et ridiculise d’avance « le prétendu complotisme » comme un argument inacceptable de « récits à l’ancienne »,  non recevable…


Tout, donc, au début de l’année 2016, semblait difficile pour le Président vénézuélien.  A un point tel que le bancal opposant néolibéral  Henry Ramos Allup, enivré pas sa majorité parlementaire, a osé assurer en janvier 2016, dans son premier discours comme Président de l’Assemblée Nationale, que « dans un délai de mois de six mois » il chasserait Nicolás Maduro du pouvoir. En s’inspirant sans doute du coup d’Etat institutionnel contre la Présidente Dilma Rousef, au Brésil, et misant sur la victoire dans un éventuel référendum révocatoire.

 

Ainsi allaient les choses quand le Président Maduro, dans une séquence magistrale que personne n’a vu venir dans le jeu d’échecs qui se déroulait – et conformément à la Constitution – a surpris tout le monde.  Il a renouvelé, comme il en avait le droit, les membres du Tribunal Suprême de Justice (TSJ), instance supérieure du pouvoir judiciaire, dont la Salle Constitutionnelle a le dernier mot en matière d’interprétation de la Constitution.

 

L’opposition, imbue de sa superbe, a commis alors deux erreurs majeures :

 

  1. Elle a décidé d’ignorer les avertissements du TSJ et a admis en séance trois députés de l’état d’Amazonas dont l’élection en décembre 2015 était l’objet de suspension pour irrégularités.  Devant cet affront, le TSJ a évidemment proclamé la non validité des décisions de l’Assemblée Nationale en raison de la présence en séance de trois députés « non élus régulièrement » .  En fait, le TSJ a déclaré l’Assemblée en désobéissance (desacato) et en conséquence, a décidé  que  « toutes ses décisions seraient considérées nulles».  Ainsi, par ses propres erreurs, l’Assemblée non seulement n’a pas réussi à légiférer ni à contrôler le Gouvernement, mais bien au contraire, comme l’ont reconnu des spécialistes renommés en droit constitutionnel, elle s’est annulée elle-même, a dilapidé son pouvoir est s’est auto-dissoute. Cela a été la première grande victoire de Nicolás Maduro en 2016.
  1. Dans son obsession de renverser le Président, l’opposition anti-chaviste a également décidé d’ignorer ce que stipule la loi (article 72 de la Constitution)  sur les étapes indispensables et les exigences juridiques pour la tenue d’un référendum révocatoire en 2016.  L’opposition a également connu un important échec sur ce point.  Et ce fut une autre grande victoire de Nicolás Maduro.

 

Malgré cela, vers mars-avril 2016, tout est devenu de plus en plus complexe. Car aux offensives habituelles des forces hostiles à la révolution bolivarienne est  venue s’ajouter une sécheresse impressionnante, la deuxième en importance depuis 1950, et une canicule, résultat du  phénomène El Niño. Or au Venezuela 70% de l’énergie provient des centrales hydroélectriques, dont la principale dépend du barrage El Guri.  Et avec l’absence de pluies, les niveaux de ce barrage ont diminué jusqu’à atteindre presque le niveau minimum.

 

La contre-révolution a tenté de profiter de ces circonstances pour multiplier les sabotages électriques, cherchant à créer un chaos énergétique, la colère sociale et des manifestations.  Le danger a été grand, car au problème électrique s’ajoutait le manque d’eau potable, conséquence de la sécheresse persistante, ….

 

Mais une fois de plus le Président Maduro a réagi rapidement en prenant des mesures radicales : il a décidé le remplacement de millions d’ampoules à incandescence par des ampoules à faible consommation d’énergie ; il a ordonné le remplacement des vieux climatiseurs par d’autres moins gourmands en énergie ;  il a décrété la demi journée de travail dans l’administration publique et mis en œuvre un plan national spécial de consommation d’électricité et d’eau.

 

Grâce à ces mesures audacieuses, le Président a réussi à éviter l’effondrement énergétique.  Et obtenu une de ses victoires les plus populaires de l’année 2016.


Un autre des problèmes importants que le Gouvernement a du affronter (peut-être le plus grave) – conséquence en partie de la guerre économique contre la révolution bolivarienne – est l’approvisionnement alimentaire. Il faut rappeler qu’avant 1999, 65% des vénézuéliens vivaient en situation de pauvreté et seulement 35% pouvaient bénéficier d’une bonne qualité de vie. C’est-à-dire, sur 10 vénézuéliens, seulement 3 mangeaient régulièrement de la viande, du poulet, du café, du maïs, du lait, du sucre… Tandis que pendant les 17 dernières années la consommation alimentaire (grâce à l’investissement social massif de la Révolution) a augmenté de 80%.

 

Ce changement structurel explique par lui-même pourquoi subitement la production nationale d’aliments, bien plus importante qu’on ne le croit, est devenue insuffisante.

 

Avec l’augmentation massive de la demande, la spéculation a explosé.  Devant une offre structurellement limitée, les prix se sont envolés vertigineusement.  Et le phénomène du marché noir ou « bachaqueo » s’est propagé : acheter les produits subventionnés par le Gouvernement à des prix inférieurs à ceux du marché pour les revendre à des prix supérieurs à ceux du marché. Ou les « exporter » massivement aux pays voisins (Colombie, Brésil) pour les revendre au double ou au triple du prix subventionné.  Ainsi le Venezuela se « vidait » de ses dollars – de moins en moins nombreux en raison de l’effondrement des prix du pétrole – pour nourrir les « vampires » qui dépouillent les plus humbles des produits de base pour s’enrichir de façon spectaculaire.

 

Une telle immoralité ne pouvait continuer. Une fois de plus, le Président Maduro agit avec fermeté.  D’abord – très important – il a changé la philosophie de l’aide sociale. Et il a rectifié une erreur majeure commise par le Venezuela depuis des décennies.  Il a décidé que l’Etat, au lieu de subventionner les produits, devait subventionner les personnes. Pour que seulement les pauvres, ceux qui en ont réellement besoin, puissent avoir accès aux produits subventionnés par le Gouvernement. Pour tous les autres, les prix des produits sont les prix justes fixés par le marché.  Ce qui évite la spéculation et le bachaqueo.

 

Et la deuxième mesure décisive: le Président a annoncé que désormais le Gouvernement orienterait  tous ses efforts vers le changement du modèle économique du pays, passant d’un « modèle rentier » à un « modèle productif ».  Et le Président a défini ce qu’il appela les «quinze moteurs » pour dynamiser l’activité économique tant du secteur privé que du secteur publique et de l’économie communale.

 

Ces deux décisions essentielles ont convergé dans une création originale, imaginée par le Président Maduro: les CLAP (Comités Locaux d’Approvisionnement et de Production) qui constituent une nouvelle forme d’organisation populaire.  Foyer après foyer, les représentants des communautés organisées remettent des sacs pleins d’aliments à un prix régulé.  Beaucoup de ces aliments viennent d’ailleurs de la nouvelle production nationale.  Les CLAP devraient approvisionner pendant les prochains mois de 2017 environ quatre millions de familles à revenus modestes.  Garantissant ainsi l’alimentation du peuple. Et signant donc une nouvelle grande victoire du Président Maduro.

 

Une autre victoire non moins importante en cette difficile année 2016 est le taux record des investissements sociaux, qui représentent 71,4% du budget national.  C’est un record mondial.  Aucun autre Etat au monde ne consacre presque les trois quarts de son budget à l’investissement social.

 

En matière de santé, par exemple, le nombre d’hôpitaux a été multiplié par 3,5 depuis 1999.  Et le montant des investissements dans un nouveau modèle humain de santé publique a été multiplié par dix.

 

Dans le cadre de la Misión Barrio Adentro, dont l’objectif est l’accès aux soins des malades des zones urbaines les plus modestes du pays, ont eu lieu presque 800 millions de consultations et on a sauvé la vie de presque 1.400.000 personnes.  Les facultés de médecine ont formé 27.000 médecins et 30.000 autres doivent obtenir leur diplôme en 2017.  Huit états du Venezuela sont couverts à 100% par la Mission Barrio Adentro, alors que l’objectif fixé était de six états.


 

Une autre victoire sociale fondamentale, non mentionnée par les grands média dominants, concerne les retraites.  Avant la révolution, seulement 19% des personnes en âge d’être retraitées recevaient une pension, le reste subsistait souvent dans la misère ou à la charge de leur famille.  En 2016, 90% des personnes en âge d’être retraités reçoivent une pension, et cela même s’ils n’ont pas pu cotiser à la Sécurité Sociale pendant leur vie active.  Un record en Amérique du Sud.

 

Une autre victoire spectaculaire -   une fois de plus non mentionnée par les média dominants-  est celle de la  Misión Vivienda,  dont le but est de construire des logements sociaux à prix régulé pour les familles les plus modestes.

 

En 2016, cette Mission a remis 359.000 logements (à titre de comparaison, un pays développé comme la France a construit à peine 109.000 logements sociaux en 2015).  Il faut y ajouter les 335.000 logements rénovés dans le cadre de la belle Misión Barrio Nuevo, Barrio Tricolor.  Mission qui a reçu les éloges du génie de l’architecture Frank Gehry, créateur du  Musée Guggenheim de Bilbao et du Musée Louis Vuitton à Paris, qui a affirmé vouloir y participer.  Nous parlons donc de presque 700.000 logements sociaux en 2016.  Un chiffre sans équivalent dans le monde.

 

Depuis le début de son mandat, en 2013, le Président Maduro a déjà remis à des familles modestes presque un million et demi de logements.  Un record mondial passé sous silence par des média hostiles à la Révolution bolivarienne.  Et que même ses amis négligent parfois de mentionner.


Pour finir, rappelons quelques unes des victoires éclatantes obtenues dans le domaine géopolitique.  Par exemple, avoir empêché l’Organisation des Etats Américains (OEA), contrôlée par Washington, de condamner le Venezuela, comme le voulait le Secrétaire général de l’Organisation, Luis Almagro, en invoquant la Charte Démocratique contre le Venezuela.

 

 

Ou le succès du 27ème Sommet du Mouvement des Pays Non Alignés (MNOAL), qui s’est tenu en septembre 2016 au Centre de Conventiond Hugo Chávez, dans l’île de Margarita, en présence de nombreux Chefs d’Etat et de Gouvernement et de représentants de cent vingt pays qui ont manifesté leur solidarité avec le Venezuela.

 

Mais la principale victoire du Président Maduro en ce domaine a été la réussite inouïe de l’accord entre les Pays OPEP et NON OPEP pour une réduction concertée des exportations de pétrole, fruits de nombreux voyages du Président en quête de cet objectif.


Cet accord historique, signé en novembre 2016, a immédiatement freiné la chute du prix des hydrocarbures, qui s’effondrait depuis le milieu de l’année 2014, quand le prix dépassait 100 dollars le baril.


Grâce à cette victoire capitale, le prix du pétrole, qui était de 24 dollars en janvier, dépassait  45 dollars fin décembre 2016.

 

Ainsi, pendant l’année la plus dure et la plus longue, pendant laquelle nombreux ont été ceux qui ont misé sur son échec, le Président Nicolás Maduro, déjouant tous les pièges et toutes les difficultés, a montré sa taille exceptionnelle d’homme d’Etat.  Et de leader indestructible de la Révolution bolivarienne

Ignacio Ramonet

Source: Telesur http://www.telesurtv.net/opinion/Las-10-victorias-del-presidente-Maduro-en-2016-20161231-0028.html

"Les 10 victoires du Président Nicolás Maduro en 2016", par Ignacio Ramonet
 
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 01:45

Ils hébergent des réfugiés : «Comme s'ils étaient de notre famille»

>Société|J.V.|28 décembre 2016, 7h00 | MAJ : 28 décembre 2016, 7h57|6

 Younès, 55 ans, un ancien ingénieur syrien, habite depuis un mois avec ses quatre enfants chez Michel et Maija Benazech

LP/Yann Foreix
 
 
 
 
J.V.
 
SociétéSolidaritéRéfugiésMigrantsAccueil
 

 

Il n'y a jamais eu autant de Français prêts à accueillir chez eux des exilés. Une démarche complexe mais que l'Etat souhaite amplifier. Rencontre avec une famille qui s'est lancée.

Dimanche, chez Michel et Maija Benazech, la tablée de Noël était immense. En plus de leurs enfants et de leurs petits-enfants, il y avait Younès, un Syrien de 55 ans, et ses quatre enfants, âgés de 11 à 24 ans, qu'ils hébergent depuis un mois chez eux. Ils ont installé la famille à l'étage dans une partie aménagée comme un appartement, avec cuisine et salle de bains indépendantes.

 

Les Benazech font partie des volontaires du programme d'accueil de l'Entraide protestante. Younès, ancien ingénieur en bâtiment qui a d'abord trouvé refuge en Jordanie, a obtenu un visa spécial au titre de l'asile. Il savait, avant de partir, qu'il serait hébergé chez ce couple de retraités normands. «On m'a très bien décrit leur maison, en me précisant que c'était à la campagne», confie-t-il, heureux d'avoir pu bénéficier d'une procédure qui a évité à ses enfants une traversée périlleuse de la Méditerranée.

 

 

Cours de français

 

La première rencontre avec les Benazech a eu lieu à la descente de l'avion. C'est Maija qui est allée les chercher à Roissy. Le maire du village a reçu ses nouveaux concitoyens dans la foulée et aidé à la scolarisation des deux plus jeunes. Farah, 11 ans, a fait sa rentrée le mois dernier dans une classe d'adaptation, et Baef, 14 ans, dans un collège où il alterne deux jours d'apprentissage du français et trois jours de cours classiques. Pour Rama et Sarah, les aînées, majeures, la situation est plus compliquée. «La priorité est l'apprentissage de notre langue», martèle Michel, qui a sollicité l'aide de sa paroisse pour leur trouver des cours à domicile. Il a aussi dégoté une vieille voiture que pourra emprunter leur père. «Nous faisons comme s'ils étaient de notre famille.»

 

Les voisins ne sont, eux, pas tous au courant. «Cela s'était bien passé avec la famille que nous avions reçue l'an dernier, il n'y a pas de raison que cela change», juge, confiant, l'ancien employé de France Télécom.Dans ce village de 400 habitants, plus d'un électeur sur trois a voté FN l'an dernier. Mais selon Franziska Dasnoy, de l'Entraide protestante, ce type d'hébergement est bien accepté. «Il déclenche rarement des réactions d'hostilité. En fait, cela contribue à changer les idées reçues.»

 

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 12:35
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 10:38
Des soins pour Mumia !

Posté le 18 février 2016

En novembre 2015 je me suis rendu aux Etats-Unis, dans l’état de Pennsylvanie pour rencontrer Mumia Abu-Jamal emprisonné depuis 33 ans à la suite d’un procès inique. Mumia est atteint depuis plusieurs mois maintenant de l’hépatite C. Très affaibli, il ne bénéficie d’aucun soin adéquat. Cette maladie grave lui occasionne d’autres problèmes de santé tels que diabète et eczéma et commence à s’attaquer à son foi. Malgré cela les autorités de Pennsylvanie refusent de lui administrer un traitement, alors qu’un médicament efficace existe à cette maladie bien connue.

Avant mon départ j’ai écrit au gouverneur de Pennsylvanie, M. Tom Wolf, pour lui faire part de ce déplacement et pour l’interroger sur la situation de Mumia qui risque aujourd’hui des complications toujours plus graves représentant un réel danger de mort. Vous pouvez consulter cette lettre ici : Patrick LE HYARIC Lettre au gouverneur – anglais / Patrick LE HYARIC lettre au Gouverneur – français

En réponse à ce courrier j’ai reçu une première réponse du bureau du gouverneur m’informant qu’en raison des règles sur le respect de la vie privée, il leur est interdit de discuter et de communiquer des informations sur la santé des détenus. Néanmoins on nous assure que M. Mumia Abu Jamal est correctement traité. Vous pouvez lire cette réponse ici : Réponse bureau du gouverneur – anglais / Réponse bureau du Gouverneur – français

Le 29 janvier 2016, l’administration pénitentiaire de Pennsylvanie m’a adressé un courrier que je porte à votre connaissance ci-dessous. La réponse est la même : ils ne peuvent communiquer au sujet de la santé de leurs détenus et assurent apporter les soins nécessaires à Mumia. Vous pouvez consulter ce courrier ici : réponse de l’administration pénitentiaire pennsylvanie – anglais / Réponse de l’adminisatrion pénitentiaire pennsylvanie – français

Après avoir rencontré Mumia, ses soutiens et ses avocats, j’ai pu constater qu’il ne bénéficiait pas des soins appropriés et que son état de santé est inquiétant. En effet l’hépatite C si elle n’est pas soignée peut causer des problèmes de santé irréversibles et entraîner sa mort.

Suite à ce constat alarmant j’ai largement informé le public mais aussi mes collègues parlementaires européens et nationaux de cette situation pouvant lui être fatale.

C’est pourquoi, avec 109 autres parlementaires, nous avons fais parvenir au Gouverneur de Pennsylvanie, M. Tom Wolf, une lettre dans laquelle nous exprimons nos vives inquiétudes quant à la santé de Mumia Abu-Jamal et demandons qu’il intervienne afin que ce dernier bénéficie de soins médicaux comme le prévoit le droit international. (Cliquez ici pour lire cette lettre)

Rappelons que 10 000 autres prisonniers de Pennsylvanie sont atteints de l’hépatite C et ne bénéficient d’aucun traitement.

Exigeons pour Mumia et pour tous les autres détenus le respect de leurs droits humains, le droit aux soins.

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 15:24
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 13:36

2 h ·

115 PARLEMENTAIRES FRANÇAIS ET EUROPÉENS INTERPELLENT LE GOUVERNEUR DE PENNSYLVANIE

A l'initiative de Patrick Le Hyaric, député au parlement européen, 115 parlementaires français et européens ont décidé d'interpeller le Gouverneur de Pennsylvanie à propos de la gravité de l'état de santé de Mumia et du refus de l'administration pénitentaire de l'autoriser à bénéficier d'un traitement lui pemettant de se soigner.

Cette initiative, sans précédent par son ampleur, a recueilli l'accord de très nombreux parlementaires issues de plus d'une quinzaine de pays et de toutes opinions.

Vous trouverez en cliquant sur le lien ci-dessous la lettre au Gouverneur et la liste des parlementaires signataires :

http://mumiabujamal.com/…/Lettre-parlementaires-au-Gouverne…

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous accéderez à la vidéo où Patrick Le Hyaric et Jacky Hortaut rendent compte de leur visite récente à Mumia : "Une mobilisation politique et diplomatique pour sauver Mumia"

https://youtu.be/eRXAHTBXY6Q

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 17:40

CUBA / VENEZUELA : Message de Fidel Castro Ruz au Président Nicolas Maduro.
(traduction Gloria Gonzalez Justo, 11/12/2015)

Cher Nicolas,

Je me range à l’opinion unanime de ceux qui t’ont félicité pour ta brillante et courageuse intervention dans la nuit de 6 décembre, dès que le verdict des urnes a été rendu public.
Dans l’Histoire du monde, le plus haut degré de gloire politique que pouvait atteindre un révolutionnaire revint à l’illustre combattant vénézuélien et Libertador de l’Amérique, Simon Bolivar, dont le nom n’appartient plus seulement à ce pays frère mais à tous les peuples de l’Amérique latine.
Un autre officier vénézuélien de pure souche, Hugo Chavez, le comprit, l’admira et lutta pour ses idées jusqu’à son dernier souffle. Dès l’enfance, alors qu’il fréquentait l’école primaire, dans la patrie où les héritiers pauvres de Bolivar devaient aussi travailler pour subvenir aux besoins de la famille, il cultiva l’esprit dans lequel se forgea le Libertador de l’Amérique.
Les millions d’enfants et de jeunes qui aujourd’hui fréquentent la plus vaste et la plus moderne chaîne d’écoles publiques dans le monde sont ceux du Venezuela. On peut en dire autant de son réseau de centres d’assistance médicale et de prise en charge de la santé d’un peuple courageux, mais appauvri par des siècles de pillage de la part de la métropole espagnole, et plus tard par les grandes transnationales, qui ont arraché de ses entrailles durant plus de 100 ans le meilleur de l’énorme quantité de pétrole dont la nature a doté ce pays.
L’histoire doit prendre acte également que les travailleurs existent et que ce sont eux qui permettent de disposer des aliments les plus nutritifs, des médicaments, de l’éducation, de la sécurité, du logement et de la solidarité du monde. Ils peuvent également, s’ils le souhaitent, demander à l’oligarchie : Savez-vous tout cela ?
Les révolutionnaires cubains, à quelques kilomètres de distance des États-Unis qui ont toujours rêvé de s’emparer de Cuba pour en faire un hybride de casino avec maison de prostitution, comme mode de vie pour les enfants de José Marti, ne renonceront jamais à leur pleine indépendance et au respect total de leur dignité. Je suis convaincu que seule une paix pour tous les peuples de la Terre et le droit de transformer en propriété commune les ressources naturelles de la planète, ainsi que les sciences et les technologies créées par l’être humain au bénéfice de tous ses habitants, permettront de préserver la vie humaine sur la terre. Si l’Humanité poursuit son chemin sur les sentiers de l’exploitation, et que le pillage de ses ressources par les transnationales et les banques impérialistes continue, les représentants des États qui se sont réunis à Paris en tireront les conclusions pertinentes.
La sécurité n’existe plus aujourd’hui pour personne. Neuf États disposent d’armes nucléaires, dont l’un, les États-Unis, a lancé deux bombes qui ont tué des centaines de milliers de personnes en seulement trois jours, et causé des dommages physiques et psychiques à des millions de personnes sans défense.
La République populaire de Chine et la Russie connaissent bien mieux que les États-Unis les problèmes du monde, parce qu’elles ont dû supporter les terribles guerres que leur imposa l’égoïsme aveugle du fascisme. Je n’ai aucun doute que, du fait de leur tradition historique et de leur propre expérience révolutionnaire, elles feront le plus grand effort pour éviter une guerre et contribuer au développement pacifique du Venezuela, de l’Amérique latine, de l’Asie et de l’Afrique.

Fraternellement,

Fidel Castro Ruz
Le 10 décembre 2015
18h42

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 08:07

Burkina Faso : la chute de Diendéré, la dissolution du RSP

La mobilisation du peuple burkinabé aura eu raison du coup d'Etat organisé le 16 septembre dernier par le général Diendéré, ancien homme de main du dictateur Blaise Compaoré. Après l'insurrection d'octobre 2014 qui a mis fin à 27 ans d'un régime autocratique, c'est une nouvelle victoire qui reste à consolider. Les putschistes à la tête du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), garde prétorienne fondée par Compaoré, voulaient remettre en selle les partisans de l'ancien système, restaurer les pratiques généralisée de corruption, de crimes politiques et économiques. Ils voulaient également stopper la procédure en cours sur les responsabilités dans l'assassinat de Thomas Sankara.

Durant quatre jours, ces « terroristes », pour reprendre l'expression employée à leur encontre par l'Union africaine, ont semé la violence dans les rues de Ouagadougou, provoquant la mort d'au moins 17 manifestants, et plus d'une centaine de blessés. Alors que certains organes de presse français voulaient croire à « l'installation au pouvoir » de Diendéré, présenté comme le « nouvel homme fort du Burkina », la réalité était bien différente. Face au peuple, il ne lui restait que la violence et il a été contraint de libérer le président Michel Kafando qu'il retenait en otage.

La médiation orchestrée sous couvert de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO), en présence des présidents béninois et sénégalais, et avec l'aval des diplomaties française et américaine, s'est soldé par un projet faisant la part belle aux revendications des putschistes. Elle visait à garantir l'impunité aux criminels, à mettre sous tutelle les autorités légitimes de transition, à empêcher le démantèlement du RSP, et à faire fi des décisions du Conseil Constitutionnel quant aux candidatures lors de l'élection présidentielle à venir. Un véritable blanc seing donné à Diendéré et ses hommes.

C'est ce scénario qui est refusé par le peuple burkinabé et les autorités de transition légitimes.

L'armée burkinabé a neutralisé le RSP, il doit être dissout. Il n'y a aucune raison d'appliquer le prétendu accord de médiation de la CEDEAO qui, avec des complicités extérieurs évidentes, ouvre la voie au retour des caciques de l'ancien régime. Rappelons que c’est la France qui a exfiltré Compaoré, lors de l'insurrection d'octobre 2014, pour le placer auprès de l'autocrate ivoirien Alassane Ouattara, avec les conséquences que l'on sait.

Aujourd'hui, la justice doit poursuivre son cours et aucune impunité ne saurait être admise.

La mobilisation populaire et l'échec du coup de force sont un espoir au Burkina Faso et pour l'ensemble du continent africain. Le Parti communiste français exprime sa solidarité au peuple burkinabè engagé dans une nouvelle étape, qui reste à consolider, dans la conquête de la souveraineté et de la démocratie.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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