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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 07:52

 

de - le 31 Mars 2011

 

Le Mouvement de la paix et de très nombreuses organisations ou associations organisent ce jeudi à 18 heures des manifestations partout en France contre l'intervention étrangère en Libye. "Non à l'engrenage militaire, arrêt des bombardements, cessez le feu et oui aux solutions politiques", demande ces organisations qui affirment leur solidarité avec le peuple libyen dans un communiqué.

"Le peuple libyen est confronté à une répression brutale et meurtrière de la part du régime de Kadhafi. Cependant, ni la "protection des civils", ni la prétention à exporter la démocratie ne peuvent légitimer des bombardements qui font de nombreuses victimes, en particulier civiles. De plus, la pratique du deux poids, deux mesures qui prévaut dans le traitement des conflits et dans la réponse aux répressions de civils au Maghreb, en Méditerranée et au Proche-Orient, est d’une inégalité flagrante. Il est urgent maintenant de trouver une voie politique, diplomatique et de maintien de la Paix,  susceptible d’apporter une issue durable et juste, et de permettre au peuple libyen le libre choix de son avenir", explique le communiqué.

Les organisations mobilisées aujourd'hui demandent donc "l'arrêt des bombardements, l'engagement d'initiatives politiques, notamment de la France et de l'Union européenne, pour l’établissement d’un cessez-le-feu multilatéral". Puis "la mise en place internationale et régionale d'un strict embargo sur tous les armements,  de sanctions notamment financières, et l'engagement de poursuites judiciaires contre les dirigeants du régime de Kadhafi responsables de crimes envers le peuple libyen."

  • Sur le terrain, le ministre des Affaires étrangères de Kadhafi fait défection

Au plan politique, le colonel Kadhafi a subi un grave revers avec la démission de son ministre des Affaires étrangères, Moussa Koussa, une des principales figures du régime, annoncée à son arrivée mercredi soir à Londres, après un bref séjour en Tunisie. Moussa Koussa est connu pour avoir activement participé ces dernières années au retour de la Libye dans le concert des nations fréquentables. Il avait été nommé ministre en mars 2009, après avoir été chef des services de renseignement de 1994 à 2009.

Les jours du régime libyen "sont comptés" après la démission mercredi du ministre des Affaires étrangères Moussa Koussa, a déclaré ce jeudi à la chaîne de télévision France 24 l'ancien ministre libyen de l'Immigration, Ali Errishi, qui a lui-même fait défection peu après le début du soulèvement populaire mi-février. "Il est l'un des conseillers en qui Kadhafi avait le plus confiance. C'est la fin du régime. Le règne brutal est sur le point de s'achever. Personne ne connaît le régime mieux que M. Koussa.... Désormais, il ne reste que Kadhafi et ses enfants", estime Ali Errishi.

  • L'OTAN prend la main

Ce jeudi matin, l'Otan a pris le commandement de toutes les opérations militaires menées en Libye. L'organisation succède ainsi à la coalition multinationale engagée depuis le 19 mars et lance officiellement "l'opération Protecteur" décidée dimanche soir par les pays de l'alliance. Sous l'autorité du grand quartier général allié en Europe, à Mons (sud de la Belgique), l'opération est dirigée du centre régional de commandement de l'Otan à Naples (sud de l'Italie) par le général canadien Charles Bouchard. Ce transfert à l'Otan permet aux Etats-Unis de se mettre en retrait, conformément aux voeux répétés de Barack Obama. Du moins en apparence...

  • Les services secrets occidentaux engagés en Libye

Sur le terrain, de "petits groupes" d'agents de la CIA sont déployés en Libye pour prendre contact avec la rébellion et guider les frappes de la coalition, a affirmé mercredi le New York Times. La chaîne ABC a assuré que le président Barack Obama avait donné l'autorisation d'aider secrètement les rebelles. De même source, "des dizaines de membres des forces spéciales britanniques et d'agents du service d'espionnage MI6 travaillent en Libye", en particulier pour recueillir des renseignements sur les positions des forces loyalistes. Réagissant à ces révélations, le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a dit refuser "de s'exprimer sur des questions de renseignement".

  • Les troupes pro-Kadhafi regagnent du terrain.

Le régime libyen a dénoncé le "soutien" militaire de la coalition internationale aux rebelles. Malgré la reprise des frappes aériennes dans la nuit de mercredi à jeudi sur la Libye à l'encontre des forces de Mouammar Kadhafi, l'avancée des insurgés a été stoppée puis inversée ces deux derniers jours par les forces du régime. Les loyalistes, revigorées par l'absence de frappes aériennes depuis plusieurs jours, ont repris mercredi matin le port pétrolier de Ras Lanouf et progressé vers Brega, à environ 80 km à l'ouest d'Ajdabiya. Ras Lanouf, à 370 km à l'ouest de Benghazi, avait été prise par les insurgés le 27 mars.

  • L'opposition appelle à l'aide

Pris sous d'intenses tirs de chars et d'artillerie, des centaines de rebelles paniqués ont dans un premier temps reflué vers Brega, une centaine de kilomètres plus à l'est.  A l'ouest de Syrte, les loyalistes ont à nouveau attaqué Misrata, à coups d'obus de chars et de roquettes, au lendemain d'une attaque qui a fait 18 morts selon la rébellion et un médecin.

Dans une conférence de presse à Benghazi, un porte-parole des rebelles a expliqué le retrait des insurgés par le fait qu'ils étaient confrontés à des milliers d'hommes, membres selon lui de la garde républicaine tchadienne. "La meilleure réponse était d'opérer un repli tactique", a ajouté le colonel Ahmad Bani, qui a par ailleurs nié catégoriquement que des éléments d'Al-Qaïda se trouvent dans les rangs des rebelles, comme l'a laissé entendre un chef militaire de l'Otan. Les rebelles réclamaient à cor et à cri la reprise des frappes aériennes internationales sur la route de Syrte, ville natale du colonel Kadhafi. "Nous voulons deux choses", a expliqué à l'AFP un combattant, Younes Abdelghaim, près de Brega, brandissant une kalachnikov et un drapeau français: "Que les avions bombardent les chars et l'artillerie lourde de Kadhafi, et qu'ils (la coalition) nous donnent des armes".


Je me pose aussi la question ce matin de savoir si JUPPE est un Ministre des Affaires Etrangères ou un Chef de Guerre qui nous prépare cette guerre de trente ans contre le Monde Musulman. Il prône par ses déclarations une nouvelle croisade pour ce premier siècle du troisième millénaire.

Maintenant seule NOTRE MERE LA TERRE par ses colères peut, grâce aux destructions qu'elles vont générer, arrêter ce cycle infernal. Elle est notre seul et dernier espoir.


 

foutage de gueule

Pour protéger les habitants de bengazi ( 600.000?) une tribu à l'ouest de la Libye, on bombarde ceux de Tripoli (2 000 000), en voulant nous faire croire qu'il s'agit de protéger des civils! On se fout de nous! La population tribale de Tripoli n'acceptera jamais la domination de celle de Bengazi. Il s'agit d'une partition pour récupérer le pétrole, ou pour éliminer un homme qui en sait trop! (Financement de Sarkozy!) avec l'aval des complices socialistes!

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:56

Monde - le 25 Mars 2011

Moyen-Orient : l'Otan va diriger les opérations en Libye

LIBYE - Les pays de l'Otan ont conclu un compromis laborieux, jeudi soir, qui va les voir prendre le relais de la coalition pour y imposer une zone d'exclusion aérienne, mais pas encore pour les frappes au sol, toujours objet de controverse. La place exacte appelée à être jouée par l'Alliance atlantique dans l'intervention militaire déclenchée le 19 mars, est l'objet d'âpres négociations depuis plusieurs jours, notamment avec la Turquie, opposée aux bombardements. Alors que l'offensive, lancée à l'initiative de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, les Etats-Unis et plusieurs autres pays, Turquie en tête, insistent pour que la responsabilité militaire totale de l'opération passe le plus rapidement possible sous pavillon de l'Otan. Ce que la France voit d'un mauvais oeil de crainte de s'aliéner l'opinion arabe. Et parce qu'elle veut garder une marge de manoeuvre sur le terrain.

"Nous avons décidé de mettre en oeuvre la zone d'interdiction de survol au-dessus de la Libye", a déclaré le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen. Côté français, on continue à minimiser l'importance de l'Alliance atlantique. "Chacun doit comprendre que la coordination doit rester éminemment politique, même si elle reposera sur la machinerie de l'Otan", car des pays arabes non membres de l'alliance participent à l'intervention en Libye, a indiqué jeudi soir le président français Nicolas Sarkozy lors du sommet européen à Bruxelles.

Ce matin, le chef d'état-major français Edouard Guillaud a déclaré à France Info qu'il "pensait" que les opérations alliées en Libye se prolongeraient pendant des "semaines" et "espérait" qu'elles ne dureraient pas des "mois".

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un avion de chasse français a détruit une batterie d'artillerie de l'armée libyenne près d'Ajdabiya, "toujours aux mains du Comité national libyen de transition", selon le chef d'état-major Edouard Guillaud, au lendemain d'une attaque française contre une base libyenne à Misrata. Par ailleurs, des avions de combat Tornado de l'armée britannique ont tiré des missiles sur des véhicules blindés qui "menaçaient" des civils toujoursdans la ville d'Ajdabiya, a annoncé le ministère britannique de la Défense. A Tripoli, des tirs de la défense anti-aérienne et plusieurs fortes détonations ont été entendues jeudi soir. La DCA est entrée en action et au moins une explosion a été entendue depuis le centre de Tripoli. Deux explosions ont été par ailleurs entendues à Tajoura (à 30 km de la capitale), où une colonne de fumée s'échappait d'un site indéterminé.

Selon un bilan provisoire communiqué par un porte-parole du régime libyen, les raids de la coalition ont fait "environ 100 morts" parmi les civils depuis le début de l'offensive. De son côté, le chef militaire de la coalition, le général Carter Ham, a dit ne pas "être sûr qu'il n'y ait eu aucune victime civile". "Mais nous sommes très, très précis et sélectifs dans nos objectifs", a-t-il affirmé.

  • A lire aussi:

YEMEN - Des centaines de milliers de manifestants pro et anti-régime se faisaient face vendredi à Sanaa, quadrillée par les forces de sécurité. L'opposition a appelé à une journée de mobilisation pour réclamer le départ du chef de l'Etat, au pouvoir depuis 32 ans, et une foule massive s'est rassemblée sur la place du Changement, près de l'université de Sanaa. Des partisans du chef de l'Etat se sont également rassemblés en très grand nombre à quelques distances sur une place jouxtant le palais présidentiel. Dans un discours prononcé devant une foule de partisans, le président Ali Abdallah Saleh, combatif, s'est engagé vendredi à "résister" à ses adversaires qui réclament son départ. "Nous ne pouvons pas céder le pouvoir à une infime minorité", a-t-il dit, lançant à ses partisans: "c'est à vous de remettre le pouvoir et non à des démagogues et à des anarchistes". Les manifestants anti-régime, qui avaient appelé à une vaste mobilisation vendredi, avaient indiqué qu'ils attendraient le 1er avril, pour marcher sur le palais présidentiel.

 

--> A lire : Au Yémen, l’opposition ne désarme pas

SYRIE - Au lendemain de manifestations dans le sud du pays qui ont fait 100 morts, Damas annonce qu'elle envisageait l'annulation de l'état d'urgence, promet des mesures anti-corruption et annonce des hausses de salaires. --> lire la suite

 

EGYPTE - Des heurts ont éclaté hier entre des partisans du président égyptien déchu Hosni Moubarak et des opposants qui demandent que le nom de l'ex-président soit retiré des institutions publiques, a-t-on appris auprès d'un responsable des services de sécurité. Environ 200 partisans de l'ex-président brandissant des photos ont lancé des pierres et des bouteilles en direction d'opposants lors de heurts devant un tribunal du centre du Caire, a indiqué ce responsable. Quelque 300 anti-Moubarak s'étaient rendus au tribunal pour suivre l'examen d'une demande pour que le nom de Hosni Moubarak soit retiré des stations de métro, des bibliothèques, des rues, des écoles et d'autres établissements publics.

 

JORDANIE - Les manifestations se poursuivent depuis trois mois, des milliers de partisans du pouvoir ont défilé à Amman alors que 200 islamistes et partisans de gauche ont manifesté pour demander des "réformes du régime". Une trentaine de membres des "jeunes du 24 mars", un groupe de différentes tendances, y compris des islamistes, continuaient de camper sur une place d'Amman, où ils avaient pourtant été attaqués dans la nuit par un groupe de partisans du pouvoir, faisant 30 blessés.

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 01:51

www.fidh.org

24 février 2011

Le Conseil de sécurité doit saisir d'urgence la Cour pénale internationale, la panoplie des sanctions individuelles doit être déployée
Les craintes exprimées par la FIDH ces derniers jours se confirment : Kadhafi met en oeuvre une stratégie de la terre brûlée. On peut craindre qu'il ait effectivement décidé d'éliminer massivement, là où il le peut encore, les citoyens libyens qui se sont levés contre son régime et, au-delà, de réprimer systématiquement et indistinctement les civils.
Ces actes peuvent être qualifiés de crimes contre l'humanité, au sens de l'article 7 du Statut de Rome sur la Cour pénale internationale.
La FIDH appelle le Conseil de sécurité des Nations unies à saisir d'urgence la Cour pénale internationale ainsi que tous les Etats et les instances intergouvernementales compétentes à adopter d'urgence les sanctions personnelles ciblées contre Kadhafi et les membres de sa garde personnelle rapprochée. De même tous les moyens susceptibles de couper leur approvisionnement en hommes et en armes et de réduire leur capacité de bombarder les villes libérées, doivent être mis en oeuvre par le Conseil. Il est impératif d'activer sans délai tous les moyens légaux susceptibles de les dissuader de leur entreprise criminelle massive et d'en empêcher la réalisation.
Le bilan de 640 morts publié par la FIDH le 23 février au soir est à l'évidence en-deçà d'une réalité qui risque de s'aggraver très rapidement davantage.
De nouvelles informations crédibles, concernant les meurtres de soldats refusant d'exécuter des ordres, l'achèvement de blessés dans les hôpitaux (au moins 163 à l'Hôpital central et à l'Hôpital Sbiaa de Tripoli), la nature des armes utilisées au regard de l'état dramatique des blessés arrivant dans les hôpitaux, les ordres de bombardement intimés aux pilotes de chasse, semblent indiquer que Kadhafi a effectivement décidé l'élimination massive des participants aux mouvements de protestation et au-delà, la répression systématique des civils.
L'intention proclamée par Kadhafi dans son discours du 22 février, d'éradiquer les « rats » devait être prise au
sérieux.
La FIDH craint particulièrement la capacité meurtrière des mercenaires dont Kadhafi s'est attaché les services, et dont le nombre est estimé à 6000, dont 3000 à Tripoli selon la Ligue libyenne des droits de l'Homme, membre de la FIDH. Ils semblent avoir reçu carte blanche pour piller et tuer, indistinctement, tous civils. La FIDH vient d'appeler avec force les présidents des Etats dont des nationaux figureraient parmi ces mercenaires, à prendre toutes mesures nécessaires pour tenter de les neutraliser conformément à leurs obligations internationales.
La FIDH est particulièrement préoccupée par le sort des migrants qui représentent environ 20% de la population (1,3
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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 11:35

 

delanoeisrael Delanoë en Israël, une visite de "courtoisie" qui clôt une série d'initiatives douteuses qui s'insèrent dans une politique de la main tendue envers l'Etat sioniste

 

 

Nous publions ici la lettre qu'a adressée Jean-Claude Lefort, ancien député communiste et président de l'AFPS (association France-Palestine), au maire de Paris à propos de sa visite douteuse en Israël du 7 et 8 avril.


Nous remercions les camarades du PCF Cap Corse pour nous l'avoir signalée

 

 

Jean-Claude Lefort Député honoraire (PCF)
à
M. Bertrand Delanoë

Maire de Paris
Hôtel de ville
75196 Paris

Monsieur le Maire,


J’apprends que vous allez bientôt à Tel-Aviv et à Jérusalem-Ouest pour présenter, pour la première fois en Israël, un Festival de films français intitulé « Portait cinématographique de Paris ».


En soi la chose n’est pas choquante mais ce qui l’est c’est que désormais, de manière répétée et systématique, vous multipliez, contre tout bon sens et toute efficacité, les gestes à l’endroit d’un seul pays de cette région, un pays qui est en guerre avec les Palestiniens et qui multiplie les violations au droit international ainsi que des initiatives majeures tournant le dos à la paix.


La liste est longue maintenant de cette politique partisane qui est suivie par les autorités parisiennes, par vous spécialement, concernant cette région du monde.


Après l’inauguration d’une plaque à la mémoire de Herzl, un square baptisé Yitzhak Rabin et bientôt une « Esplanade Ben Gourion », vous multipliez les « gestes » unilatéraux tandis que, par ailleurs, vous avez refusé de donner le nom d’un lieu de Paris portant le nom de Yasser Arafat ou bien encore vous vous êtes refusé à prendre une simple et minimale délibération pour Salah Hamouri qui, bien qu’âgé de 25 ans seulement, est aujourd’hui le plus « vieux » prisonnier politique Français dans le monde, puisqu’il est en prison depuis plus de 5 ans dans les geôles israéliennes.


Votre rencontre avec ses parents et votre message à Salah ne font pas le poids comparativement, d’autant plus qu’ils sont restés largement méconnus.


Cette attitude témoigne d’un penchant qui n’est même pas « équilibré » de la démarche qui est systématiquement la votre dans cette région du monde mais elle reflète, de manière incontestable, un parti-pris qui est politiquement condamnable et pratiquement contreproductif, voire risqué.


Elle est aussi à contre temps total des évolutions politiques actuelles et aussi, pour tout dire, incompréhensible venant d’un homme de gauche.


Je ne sais pas qui vous conseille sur ce « dossier » du Proche-Orient mais je peux vous assurer qu’une erreur est plus importante qu’un crime. Rien ne peut justifier pareil parti-pris. Rien. Surtout aujourd’hui, notamment après le rapport Goldstone qui a placé Israël dans un isolement que votre attitude cherche, c’est son objet, à contrebalancer.


L’association que je préside vient d’ailleurs de réaliser tout juste un sondage qui montre que l’électorat de gauche en général, du Parti socialiste en particulier, et d’une partie non-négligeable de la droite n’est pas du tout dans l’état d’esprit qui est le votre.


M. Goasguen n’est pas le seul à droite, sachez-le ! Et ses excès ne vous servent pas à vous aligner sur ses positions.


Je tiens à vous faire part de ma réaction négative sur cet ensemble de faits qui ne contribuent pas à donner de Paris une image qui devrait être sienne dans le monde ni à donner à son Maire, par des attitudes qui seraient non unilatréales, une assisse porteuse d’universalité sur les questions internationales.


Je vous prie de croire que toute évolution de votre part serait appréciée largement au-delà de nous. Nous les attendons. Nous les guettons même.


Pour l’heure un tropisme domine votre action qui n’est pas des meilleurs et qui, si c’était le cas, serait effrayant : on ne peut imaginer, encore moins accepter, des positions électoralistes sur pareil sujet douloureux et majeur pour la stabilité mondiale.


Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en mes sentiments distingués.


Jean-Claude Lefort

Député honoraire
Président de l’AFPS

Paris, le 5 avril 2010

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 16:15

 

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... bref, erreur de débutants !

J'en attendais mieux de l'enseigne "L'Humanité", autant je ne suis pas choqué d'entendre parler de "monde arabe", "révolution arabe" chez TF1 ou chez Le Figaro. Mais franchement je suis déçu que L'Humanité ne saches pas, ou participe au négationnisme actuel d'occulter un peuple à part entière, les Berbères. Les arabes que vous citez ne sont pas plus arabes que irlandais.

Les Berbères vous en avez déjà entendu parler ? Non ? Et bien ouvrez n'importe quelle encyclopédie et comblez vos lacunes !

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 16:53

 

Monde - le 25 Février 2011

Tunisie :

Plus de 100 000 Tunisiens, selon la police, ont réclamé vendredi le départ du gouvernement de transition dirigé par Mohammed Ghannouchi, devant la Kasbah, épicentre de la contestation, où de nouveaux cortèges de manifestants affluaient encore en début d'après-midi.

 

Devant la place de la Kasbah, noire de monde, des policiers ont avancé le chiffre de "plus de 100 000 manifestants" tandis que des hélicoptères de l'armée survolaient cette zone située au coeur de Tunis. Selon des membres du Croissant-Rouge et des manifestants, il "s'agit de la plus grande manifestation depuis la chute de Ben Ali" le 14 janvier. Répondant à des appels à la mobilisation relayés sur Facebook et profitant du fait que la journée de vendredi soit un jour férié, des Tunisiens sont venus affirmer que leur "révolution" qui a chassé du pouvoir le régime de Ben Ali "ne sera pas usurpée".

 

Des manifestants scandent "Ghannouchi dégage", "Ca suffit avec les mises en scène", "Honte à ce gouvernement". D'autres brandissent des banderoles où l'on peut lire "Ghannouchi, ton insistance montre que tu caches ta mauvaise foi". "Révolution jusqu'à la victoire", "En avant les braves de la liberté", "Nous arracherons la répression de notre terre", "Ghannouchi prend tes chiens et démissionne", "Non à la confiscation de la révolution", scandaient d'autres manifestants qui traversaient l'avenue centrale Habib Bourguiba en direction de la Kasbah. "Nous sommes là aujourd'hui pour faire tomber le gouvernement", lance Tibini Mohamed, un étudiant de 25 ans.

 

Le Premier ministre a déplacé ses bureaux fin janvier de la Kasbah après une première manifestation, au cours de laquelle des Tunisiens avaient campé près d'une semaine devant ses locaux. Il avait alors transféré son cabinet au palais présidentiel de Carthage, dans la banlieue sud de Tunis. Mohammed Ghannouchi a été le Premier ministre de Ben Ali de 1999 jusqu'à sa chute le 14 janvier dernier sous la pression populaire. Après la formation, le 17 janvier, d'un gouvernement d'union nationale dans lequel l'équipe sortante avait conservé la majorité des postes, des milliers de personnes avaient manifesté quotidiennement pour obtenir leur démission.

 

Sous la pression de la rue, M. Ghannouchi avait remanié le gouvernement de transition épuré des principaux caciques de l'ancien régime le 27 janvier. Depuis, des élections libres ont été annoncées pour dans six mois mais le pouvoir de transition n'a pas fixé de date ni donné de précisions sur le type de scrutin qu'il comptait convoquer. Mais devant l'insécurité, ajoutée au mécontentement social face à l'absence d'amélioration dans le quotidien des Tunisiens depuis la chute de Ben Ali, la mobilisation de la rue ne faiblit pas.

 

D'autres manifestants ont déployé une pancarte d'une vingtaine de mètres où l'on peut lire : "Sit-in jusqu'à la dissolution du gouvernement". De nombreux jeunes sont enroulés dans le drapeau tunisien, certains brandissent des balais avec des pancartes proclamant "Ghannouchi dégage". D'autres manifestants scandent "dégage le RCD", le Rassemblement constitutionnel démocratique, le puissant parti de Ben Ali, suspendu le 6 février en prévision de sa dissolution.

 

Á lire : Mohsen Zemni, président de l’Association des Tunisiens de France : « La nouvelle Tunisie doit être inspirée par et pour le peuple »

 

Á lire aussi : Hedi Saïdi, historien : "Peuple de Tunisie, sois vigilant pour qu’on ne te confisque pas ta révolte !"

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 05:33

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 05:03

Monde - le 22 Février 2011


La haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a averti mardi les autorités libyennes que "les attaques systématiques contre la population civile pourraient être assimilées à des crimes contre l'humanité".

"Les autorités doivent cesser immédiatement de tels actes illégaux de violence contre les manifestants" a ajouté Navi Pillay dans un communiqué. "La protection des civils doit toujours être la considération majeure lorsqu'il s'agit du maintien de l'ordre et l'Etat de droit" a-t-elle relevé. "Les autorités doivent cesser immédiatement de tels actes illégaux de violence contre les manifestants" a-t-elle poursuivi, évoquant l'usage qui aurait été fait contre les manifestants de mitrailleuses, tireurs embusqués et avions de combat.

 

La haut commissaire a par ailleurs exigé mardi l'ouverture d'une "enquête internationale indépendante" sur les violences en Libye. "Je suis extrêmement inquiète que des vies soient perdues en ce moment même", a-t-elle ajouté. "La communauté internationale doit être unie dans la condamnation de tels actes et doit prendre des engagements sans équivoque pour s'assurer que justice sera faite pour les milliers de victimes de la répression". "L'Etat a l'obligation de protéger les droits à la vie, la liberté et la sécurité" a-t-elle ajouté.

 

Le secrétaire général de l'ONU Bank Ki Moon a annoncé que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira aujourd'hui sur la Libye, à la demande de l'ambassadeur adjoint du pays. La Ligue arabe doit tenir une réunion d'urgence cet après-midi.

Le bilan de la répression en Libye se compte désormais en centaines de morts: Human Rights Watch avance le chiffre de 233 morts, tandis que la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a fait état de 300 à 400 morts.

 

Á lire : La Libye se libère de Kadhafi

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 05:00

Monde - le 22 Février 2011

Kadhafi promet "la mort aux manifestants"

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dont le régime est confronté à une révolte populaire sans précédent, a menacé mardi les manifestants armés de "la peine de mort", dans un discours retransmis à la télévision.

Le colonel Kadhafi, qui tenait à la main son Livre vert, recueil de ses pensées publié dans les années 1970 et qui sert de Constitution de pays, a également affirmé qu'il se "battrai jusqu'à la dernière goutte de (son) sang". Il a également appelé l'armée et la police à reprendre la situation en mains. "Mouammar Kadhafi n'a pas de poste officiel pour qu'il en démissionne. Mouammar Kadhafi est le chef de la révolution, synonyme de sacrifices jusqu'à la fin des jours. C'est mon pays, celui de mes parents et des ancêtres", a-t-il affirmé, dans un discours enflammé, en parlant de lui à la troisième personne.

 

"Tous les jeunes doivent créer demain les comités de défense de la révolution: ils protègeront les routes, les ponts, les aéroports", a-t-il dit. "Tout le monde doit prendre le contrôle de la rue, le peuple libyen doit prendre le contrôle de la Libye, nous allons leur montrer ce qu'est une révolution populaire", a-t-il ajouté, en lisant un texte dans un discours parfois pontué de silences et de bégaiements. "Aucun fou ne pourra couper notre pays en morceaux", a-t-il ajouté, menaçant de "purger (le pays) maison par maison". "Rendez vos armes immédiatement, sinon il y aura des boucheries", a-t-il lancé aux manifestants, évoquant une riposte "similaire à Tienanmen", en référence à la répression militaire du "Printemps de Pékin" en juin 1989.

 

Á lire : Libye : l'ONU évoque des "crimes contre l'humanité"

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 04:57

Monde - le 20 Février 2011

Libye: la révolte s'étend malgré une répression féroce

Au moins 173 personnes ont été tuées en Libye depuis le début de la contestation mardi selon Human Rights Watch (HRW), alors que le mouvement de révolte contre le colonel Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis bientôt 42 ans, commençait dimanche à toucher Tripoli. La plupart des victimes ont été tuées à Benghazi, deuxième ville du pays à 1.000 km à l'est de Tripoli, mais selon des témoins joints par l'AFP, des heurts sanglants ont éclaté samedi à Musratha, à 200 km à l'est de la capitale.

 

Bastion de l'opposition, Benghazi est devenu le théâtre de "massacres", a affirmé Fathi Terbeel, un des organisateurs des manifestations, sur la chaîne Al-Jazira. "Cela ressemble à une zone de guerre ouverte entre les manifestants et les forces de sécurité". Dans la capitale libyenne, la tension était perceptible dimanche. Des dizaines d'avocats ont participé à un sit-in de protestation contre la répression devant le tribunal, selon des témoins et des sites d'opposition. Ils ont été cernés par des policiers alors que journalistes et passants étaient tenus à l'écart. De nombreux habitants faisaient des courses pour constituer des réserves alimentaires tandis que des commerçants

vidaient leurs boutiques, de crainte de manifestations à venir.

 

 

Des membres des comités révolutionnaires en civil patrouillaient les rues de Tripoli, très peu animées, à bord de voitures parfois sans plaques d'immatriculation, selon d'autres témoins. Des affrontements ont eu lieu par ailleurs dimanche à Zaouia, à 60 km à l'ouest de Tripoli, de mêmes sources. Selon le directeur du bureau de HRW à Londres, Tom Porteous, "au moins 173" personnes ont été tuées depuis mardi. Ce décompte est basé sur des sources hospitalières dans l'est de la Libye, dans quatre villes dont Benghazi, a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agissait d'un chiffre incomplet en raison des difficultés de communications.

 

Selon un décompte de l'AFP établi à partir de différentes sources libyennes, le bilan de la contestation contre le régime du colonel Kadhafi s'élevait à au moins 77 morts, pour la plupart à Benghazi. Dans cette ville, des milliers de personnes manifestaient dimanche devant un tribunal, a indiqué à l'AFP Mohammed Mughrabi, un avocat. Les services de sécurité, cités par l'agence officielle Jana, ont indiqué qu'une tentative de prise d'assaut d'une caserne se poursuivait à Benghazi dimanche, faisant des morts et des blessés parmi les assaillants ainsi que parmi les militaires.

  • Le colonel Kadhafi toujours silencieux

"Il semble que le leader libyen ait ordonné à ses forces de sécurité de mettre fin à tout prix aux manifestations, et que les Libyens soient en train de payer ce prix de leur vie", a dénoncé Amnesty International. Le colonel Kadhafi n'a toujours pas fait de déclaration officielle depuis le début du mouvement. Mais il mène une répression féroce. Les autorités ont ainsi annoncé avoir arrêté des dizaines de ressortissants arabes appartenant à un "réseau" ayant pour mission de déstabiliser le pays, selon Jana. En outre, un haut responsable libyen a déclaré dimanche à l'AFP qu'un "groupe d'extrémistes islamistes" retenait en otage des membres des forces de l'ordre et des citoyens à Al-Baïda, dans l'est du pays. Le groupe menaçait d'exécuter ses otages si les forces de l'ordre ne levaient pas le siège autour de lui.

Alors que le premier ministre libyen a expliqué ce dimanche soir que "la Libye a le droit de prendre toutes les mesures pour préserver son unité, la stabilité de son peuple, pour assurer la protection de ses richesses et préserver ses relations avec les autres pays", son représentant à la Ligue arabe a démissionné.

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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
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