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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 07:44

Déclaration finale du Sommet des peuples - Panama 2015

Nous, les peuples de Notre Amérique, rassemblés au Sommet des peuples, des syndicats et des mouvements sociaux à l’Université du Panama les 9, 10 et 11 avril 2015, représentons plus de 3500 déléguéEs de centaines d’organisations ouvrières, syndicales, paysannes, autochtones, étudiantes, femmes et du mouvement social et populaire.

Dans le cadre d’un débat unitaire, fraternel et solidaire, les participants aux conférences et à 15 ateliers du Sommet des peuples,

DÉCLARONS :

Nous, les peuples de Notre Amérique, nous exprimons notre ferme soutien à la proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme une zone de paix libre du colonialisme, comme cela a été convenu à l’unanimité par tous les gouvernements des Amériques en janvier 2014 par le deuxième Sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC).

À cet égard, nous rejetons le harcèlement militaire, les agressions et les menaces de toutes sortes faites par les États-Unis et ses alliés stratégiques contre notre région par des bases militaires, des sites et l’exploitation d’installations similaires, qui,dans les quatre dernières années, sont passés de 21 à 76 dans Notre Amérique, dont 12 d’entre eux au Panama et nous exigeons l’abrogation du pacte de neutralité, qui permet l’intervention de l’armée américaine dans la République du Panama.

L’Irak, l’Afghanistan, la Somalie, la Palestine, le Mali, la République centrafricaine, la Syrie, l’Ukraine, le Nigeria, le Pakistan, le Congo, la Mauritanie, la Libye et le Yémen sont quelques-unes des plus récentes interventions militaires des États-Unis avec son cortège de morts et de désolation. Nous ne voulons pas de cette situation dans notre Amérique.

Nous soutenons donc les déclarations faites par le Secrétariat général de l’Unasur demandant l’exclusion de toutes les bases militaires de notre région et nous réclamons qu’aucun pays n’ait le droit de juger la conduite d’un autre pays et beaucoup moins encore d’imposer des sanctions ou des pénalités pour leurs propres fins.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous appuyons le peuple cubain et sa révolution, nous saluons le retour des cinq héros cubains, un produit de la solidarité internationale et de la lutte inlassable de son peuple. Nous exigeons, avec tous les peuples du monde, la levée immédiate et inconditionnelle du blocus génocidaire contre la République de Cuba par le gouvernement des États-Unis et la fermeture immédiate de Guantanamo sans autre condition que le respect du droit international et de la Charte des Nations Unies.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous exprimons notre soutien inconditionnel et sans restriction à la Révolution bolivarienne et au gouvernement légitime dirigé par le camarade Nicolas Maduro.

Par conséquent, nous rejetons le décret interventionniste, injuste et immoral par lequel le gouvernement des États-Unis cherche à présenter la République bolivarienne du Venezuela comme une menace pour sa sécurité nationale, décret qui a déjà été rejeté unanimement par tous les pays de notre Amérique.

Nous, les peuples de l’Amérique, réaffirmons que Puerto Rico est un pays d’Amérique latine et des Caraïbes avec sa propre identité et son histoire distincte, dont les droits à l’indépendance et la souveraineté sont violés par une tutelle coloniale imposée arbitrairement depuis plus d’un siècle par l’impérialisme américain contre la lutte historique de Puerto Rico pour sa souveraineté et son autodétermination ; de nombreuses personnes, parmi lesquelles Oscar López Rivera, croupissent en prison et nous exigeons sa libération immédiate.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous réaffirmons notre appui solidaire et nous espérons que les Dialogues de paix en Colombie, qui ont lieu entre le gouvernement de la Colombie et les FARC-EP, nous demandons l’ouverture d’une négociation similaire avec l’ELN afin d’assurer la transition vers la construction d’un processus de paix ferme et durable basé sur la justice sociale. Nous nous félicitons des mesures prises par les différents gouvernements pour faciliter le succès de ce processus.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous réitérons notre soutien permanent et inconditionnel à l’Argentine dans ses efforts pour récupérer les îles Malouines, aussi, notre soutien à l’État plurinational de Bolivie à son aspiration toujours retardée d’avoir un accès à la mer . Nous exigeons le retrait immédiat des troupes d’occupation d’Haïti, geste qui permettra son autodétermination. Nous exigeons que le gouvernement du Mexique le retour, vivant des 43 professeurs stagiaires dans Ayotzinapa disparus.

Nous, les peuples des Amériques, exprimons la nécessité impérieuse de la construction et de l’approfondissement d’une nouvelle société de justice sociale et d’égalité des sexes, avec la participation active des jeunes et des différents acteurs sociaux, avec la solidarité comme principe essentiel pour le développement intégral et souverain de notre peuple. Aujourd’hui, dans notre Amérique, certains laquais de l’impérialisme existent et ils essaient de soutenir et d’imposer le modèle néolibéral comme la solution aux problèmes et aux besoins de notre peuple, un modèle qui s’est avéré être l’instrument le plus efficace pour l’aggravation de la pauvreté, de la misère, des inégalités, de l’exclusion et de la répartition inéquitable des richesses.

Dans cette situation, nous déclarons et nous appelons à se battre pour défendre nos ressources naturelles, la biodiversité, la souveraineté alimentaire, nos biens communs, la Terre-Mère, les droits ancestraux des peuples autochtones et les conquêtes et les droits sociaux. Nous luttons pour l’emploi, pour un travail et un salaire dignes, pour la sécurité sociale, les pensions, la négociation collective, la syndicalisation, le droit de grève, la liberté d’association, la santé au travail, les droits économiques et sociaux, le respect des migrants et des habitants d’origine africaine, l’éradication du travail des enfants et de l’esclavage et la justice par l’égalité de genre.

Tout cela est et sera possible que si nous travaillons dans l’unité dans le but de construire un rapport de forces pour remplacer le pouvoir du bloc dominant par un bloc social et politique qui défend les intérêts de nos peuples.

Dix ans après la déroute de la ZLEA, nous réaffirmons notre lutte contre les nouvelles formes d’accords de libre-échange ALE, PTC, TISA, l’Alliance du Pacifique. Donc, nous continuons également à maintenir que la dette extérieure de nos pays est impayable, illégitime et immorale.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous nous félicitons du processus d’intégration qui fait primer l’autodétermination et la souveraineté de nos peuples, des processus tels que l’ALBA et la CELAC, processus qui ont renforcé l’unité latino-américaine. Nous croyons que nous devons compléter ces processus par la participation des organisations sociales, syndicales, par celle des organisations de base, afin de promouvoir davantage une intégration par et pour le peuple.

11 avril 2015

traduction libre | internacionales@granma.cu

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 22:55

Ukraine, le coup d’état...

Dix-huit des meilleurs analystes nord-américains montrent ici que le 22 février 2014, place Maïdan à Kiev, après des mois de déstabilisation politique financée par les États-Unis et l’Union européenne, des groupes soutenus par l’Occident ont confisqué par un coup d’état flagrant le pouvoir d’un président démocratiquement élu. Des extrémistes néo-nazis, à l’avant-garde des manifestations, ont obtenu des ministères et d’autres postes importants dans le nouveau gouvernement non-élu. à cause de la couverture médiatique pro-Maïdan fortement influencée, sinon contrôlée, par les gouvernements occidentaux, les Européens ont généralement vécu ce changement de régime avec apathie. Ils semblent ne pas comprendre qu’il y a eu un coup d’état fasciste au coeur de l’Europe... et un coup d’état soutenu par leurs propres dirigeants. Comme en Libye, Syrie, Yougoslavie, Irak, etc., on a assisté en Ukraine au plus cruel sadisme masqué par une gigantesque puissance de feu médiatique occidentale : assassinats à Maïdan par des snipers d’élite néo-nazis maquillés en police d’État ; immolations vivantes au lance-flammes de fédéralistes pacifiques par des groupes néo-nazis téléguidés par la junte et maquillées en incendie à Odessa devant la police passive et complice ; officines déstabilisatrices de la CIA financées à hauteur de 5 milliards de dollars depuis 1991 et camouflées en ONG humanitaires « pro-démocratie », etc.

Cependant, du développement même de cet affrontement mûrit une « vision politique » : dans le Donbass, le peuple qui pour survivre secoue le joug du libéral-fascisme, prend conscience du fait que l’alternative « ou bien mourir pour un oligarque russe ou bien mourir pour un oligarque ukrainien » n’est pas pertinente et se dépasse nécessairement en : s’approprier collectivement les biens productifs usurpés par les oligarques de toute obédience. Puisse alors ce « retour du réel et du rationnel » refluer comme un boomerang de Donetsk vers l’ouest et montrer aux pyromanes US/UE que désormais le roi est nu.

Ukraine, le coup d’Etat

STEPHEN LENDMAN (dir)

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 18:45

Jean Ortiz

Samedi, 14 Février, 2015 - 13:55

Venezuela: démantèlement d’une tentative de coup d’Etat

Des jeunes officiers des Forces armées nationales bolivariennes ont permis qu’avorte, en la dénonçant, une tentative de putsch impliquant de hauts gradés de l’aviation militaire, et des civils liés surtout à l’organisation d’extrême droite « Primero justicia ».

Le Venezuela est confronté depuis le coup d’Etat d’avril 2002 à ce que l’on pourrait appeler, pour reprendre la célèbre formule : un « coup d’Etat permanent » ; une « guerre de basse intensité », implacable, menée sous la supervision et la planification nord-américaine, par une opposition haineuse, revancharde, putschiste.

Il s’agit, pour cette coalition qui va de l’ultra-droite aux ex-sociaux-démocrates, de parvenir à battre le chavisme par la conjugaison déstabilisatrice de tous les moyens possibles :

  • 1/ guerre économique

Accaparement et stockage illégal à des fins spéculatives d’aliments, de médicaments, de produits sanitaires... Spéculation tous azimuts, hausse des prix, contrebande. Tout cela afin de fatiguer la population par des pénuries organisées, de provoquer la colère, d’inciter aux pillages.

Un embargo financier international se met également peu à peu en place...

  • 2/ guerre idéologique de tous les instants

Désinformation, mensonges, manipulations, faux sondages, afin de créer un climat défaitiste à l’intérieur et de brouiller l’image internationale du pays, de l’isoler, en créant un effet-repoussoir (les « experts » en intox ont attribué au Venezuela le plus important « risque pays » !! Il faut oser !)

  • 3/ stratégie de la violence

Sabotages, conspirations, infiltrations massives de groupes paramilitaires par la frontière colombienne (ils sont aujourd’hui disséminés partout dans le pays), assassinat de dirigeants chavistes, ingérences des diplomates nord-américains en poste à Caracas, de la CIA, des « fondations » made in USA ou Aznariennes, pour tenter de diviser le chavisme et l’armée. Et, au final, réussir la deuxième phase de l’opération « Salida (« sortie » du président légitime Nicolas Maduro)» par des « guarimbas » sanglantes, un soulèvement cette fois-ci réussi... Les Etats-Unis y « mettent le paquet » et sont décidés à aller jusqu’au bout afin d’abattre cette révolution populaire qui se prononce pour une « voie socialiste » et qui dispose de deux siècles de réserves pétrolières... au service du progrès social.

Le plan putschiste « Jericho », révélé le 12 février 2015, prévoyait notamment le bombardement de centres stratégiques de la capitale par un avion étranger « Tucano », repeint aux couleurs du Venezuela. Le plan impliquait des conspirateurs qui avaient tenté déjà l’opération en mars 2014 ; trois généraux furent arrêtés à l’époque. Les conjurés ont été arrêtés et emprisonnés le 11 et le 12 février . Les officiers impliqués étaient en contact avec l’ambassade nord-américaine qui leur avait octroyé un visa de sortie, au cas où, et une quantité importante de dollars. Le général de brigade de l’aviation, Oswaldo Hernández Sánchez, et le député Julio Borges, du parti « Primero justicia » apparaissent comme les principaux instigateurs, soutenus par un réseau de militaires qui avaient été mis à l’écart, et des civils de l’opposition, dont le maire (Antonio Ledezma) de la capitale métropolitaine. Sont impliqués également le lieutenant Henry Javier Salazar Moncada, le capitaine Héctor José Noguera Figueroa (en fuite), et le lieutenant écarté Peter Alexander Moreno Guevara, ainsi que le lieutenant Ricardo José Antich Zapata.

Le « golpe » devait avoir lieu, précisément ce 12 février, après publication d’un manifeste appelant à la constitution d’un gouvernement provisoire.

Dans les dernières semaines de 2014, le gouvernement nord-américain avait fait adopter une provocatrice loi d’ingérence, dite « loi de sanctions » contre un groupe de dirigeants et d’officiers chavistes, leur refusant entre autres l’obtention d’un visa s’ils souhaitaient se rendre aux Etats-Unis. Il s’agit, pour les instigateurs, les marionnettes et leurs marionnettistes, de saper le moral des Forces armées et de la population, d’attiser la déstabilisation d’un pays cauchemar de l’ordre (le chaos) néolibéral. Avec tous les fers au feu. Au prix du sang.

Rappelons-nous le Chili d’Allende et de Neruda. Ne laissons pas faire !

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 09:37

solidarité des communistes français avec les communistes ukrainiens

11FÉV

Le Parti Communiste d’Ukraine (KPU) vient de transmettre une liste de militants communistes arrêtés par le SBU (service secret ukrainien – ex KGB) et actuellement inculpés pour « haute trahison, violation de la constitution et sépératisme ». La junte fasciste de Kiev veut faire taire l’opposition communiste dans le pays, il n’y a plus de place pour la paix, la justice sociale, la liberté dans ce pays gangrené depuis le coup d’État de février 2014 (EuroMaïdan) – traduction Nico Maury

Au vu de la liste, il s’agit essentiellement des communistes de Lougansk et de Donetsk, mais la répression a toute chance de s’étendre, même si le parti communiste refuse de se mettre lui-même en clandestinité.

Que compte faire le PCF pour enfin manifester sa solidarité aux communistes ukrainiens ? se contentera-t-il d’un communiqué ou rassemblera-t-il les communistes dans des initiatives de soutien partout en France? Cela est possible, nous l’avons prouvé avec la tournée des communistes et des antifascistes d’Odessa… Quelles interventions à l’assemblée nationale ? Déjà je propose des télégrammes voire des délégations dans les ambassades d’Ukraine mais aussi aux élus de l’UE réclamant la condamnation de cette répression. Comme d’ailleurs celle du journaliste ukrainien Roustan Kostaba, accusé de « séparatisme » et conduit en prison (1) où il a toutes chances d’être désigné à la vindicte des tortionnaires fascistes.

(1) voir http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/08/97001-20150208FILWWW00152-ukraine-un-journaliste-pacifiste-arrete.php

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 04:41

Eurogroup : Quand elle va parler de la dette grecque, la France doit avoir à l'esprit le crédit politique de Syriza

Alexis Tsipras dit " je crois au compromis avec l'Europe car je ne peux pas croire que les leaders européens voudront de nouveau punir le peuple grec", tout en avançant des propositions dans le cadre d 'un processus de négociation permettant d'aboutir à "un avenir commun de l’Europe qui ne peut pas être celui de l'austérité". Alexis Tsipras a remporté les élections haut la main et 72% des grecs soutiennent sa démarche européenne. La souveraineté populaire, ça se respecte.

Lors de la réunion de l'Eurogroup aujourd'hui, la France quand elle parlera de la dette grecque doit bien avoir à l'esprit le crédit politique de Syriza et du nouveau gouvernement grec. Elle doit porter une parole forte et agir dans le sens de la responsabilité et non celui de la surenchère, celui du dialogue et non de l'ultimatum, celui du respect de la démocratie et non celui de l'humiliation.

Ces négociations s'engagent alors que, de nouveau, des milliards tournent au dessus de nos têtes. A commencer par les 1140 milliards délivrés par la BCE aux banques européennes. Avec quelle utilisation ? Quel contrôle démocratique ? Les 180 milliards de l'évasion fiscale révélés par l'affaire Swissleaks et HSBC peuvent donner le tournis. Les spécialistes - il y a toujours des spécialistes dans ce genre de dossier - se relayent dans les médias pour faire croire que tout cela n'est plus possible aujourd’hui. Tout cela au contraire prospère. Les milliards coulent à flot. Mais cette valse s'interrompt, l'orchestre ne joue plus et la salle se vide, quand il s'agit d'accompagner la décision souveraine et démocratique d'une peuple pour en finir avec l'austérité. La France doit agir.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 08:11

Le PCF appelle

A des rassemblements mercredi 11 février, jour de l'Eurogroup extraordinaire et veille du Conseil Européen.
A prendre des initiatives partout en France le week-end des 14-15 février, avant l'Eurogroup du 17.

=> En Ile de France, mercredi 11 janvier, le RDV est fixé à 18h30 place du Palais Royal, à côté de la Banque de France.
De nombreuses manifestations auront lieu dans les grandes villes grecques. La mobilisation se poursuivra le dimanche 15

L'avenir de l'Europe se joue en ce moment. Soyons nombreux dans les rues pour une pression populaire positive, soutenons le changement en Grèce pour mieux changer l'Europe !

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 12:02

France Télévisions - Sodastream : un partenariat qui doit cesser

5 FÉVRIER 2015 À 12:01

TRIBUNE

L'usine de Sodastream est implantée dans les territoires palestiniens occupés illégalement par Israël.

France Télévisions, groupe audiovisuel détenu à 100 % par l’État français, offre en «cadeau» dans plusieurs de ses jeux télévisés, des produits fabriqués par l’entreprise israélienne Sodastream.

Sodastream est toujours, à l’heure où nous publions cette tribune, une entreprise dont l’usine principale est implantée dans la colonie de Maale Adounim dans les territoires palestiniens occupés illégalement par Israël. Elle projette de transférer cette usine en 2015 dans le Néguev, sur des terres volées aux Bédouins de cette région, qui y vivent depuis le VII siècle.

LES BÉDOUINS MENACÉS

Quotidiennement attaqués, expulsés de leurs terres ancestrales et victimes de nombreuses discriminations, ces derniers sont de plus en plus menacés par la politique israélienne de judaïsation du Néguev, qui impose leur transfert et leur sédentarisation forcés. Le village d’Al Araqib dans le Néguev, détruit 80 fois par l’armée israélienne, illustre tristement cette politique dirigée contre les Palestiniens du Néguev.

La nouvelle usine dans le Néguev a reçu de très importantes subventions de l’État d’Israël. Selon l’ONG israélienne «Who profits», des travailleuses bédouines de Sodastream dans cette usine du Néguev se sont plaintes de devoir travailler plus de 12h par jour.

Une pétition regroupe déjà près de 15 000 signataires, et d’importants rassemblements de protestation ont déjà eu lieu devant la direction nationale et les bureaux locaux de France Télévisions.

VIOLATIONS DU DROIT INTERNATIONAL

Après les bombardements sur Gaza cet été, où selon les Nations Unies 2257 Palestinien-ne-s ont été massacré-e-s, nous pouvons constater à quel point le silence complice à la fois des États, mais aussi des entreprises sur les violations du droit international commises par Israël, conforte cet État dans la poursuite de sa politique d’oppression systématique du peuple palestinien.

France Télévisions est un service public, et exerce donc une activité d’intérêt général au service des citoyen-ne-s. Nous demandons en conséquence au gouvernement français, et notamment après l’adoption en décembre du texte de reconnaissance de l’État palestinien par l’Assemblée nationale et le Sénat, qu’il cesse de collaborer avec une entreprise actrice de la colonisation des terres palestiniennes, soutenant ainsi la politique criminelle et illégale de l’État israélien.

A travers cette tribune, c’est également la voix de plusieurs milliers de citoyen-ne-s engagé-e-s dans la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) que nous portons. Une campagne initiée en 2005 à l’appel de plus de 170 associations de la société civile palestinienne, et qui se fonde sur le respect du droit international et des droits humains universels.

Signataires :

Rony Brauman, médecin et essayiste

Alain Guiraudie, cinéaste et réalisateur

Monique Cerisier Ben Guiga, sénatrice honoraire

Etienne Balibar, philosophe

Mireille Fanon Mendès France, experte à l’ONU, présidente de la fondation Frantz Fanon

Verveine Angeli, Union Syndicale Solidaires

Ghislain Poissonnier, magistrat

Nacira Guénif, professeur à l'Université Paris VIII

Gérard Toulouse, membre de l’académie des Technologies, Ecole Normale Supérieure de Paris

Geneviève Azzam, ATTAC

Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 17:42

Du 11 au 17 février 2015 : une semaine de mobilisation européenne aux côtés du peuple grec, pour sortir de l'austérité (Pierre Laurent)

La Grèce a un besoin urgent de notre solidarité. Les jours à venir sont cruciaux. Le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras a engagé la négociation pour faire respecter le mandat de son peuple. En appliquant son programme de redressement social et économique et de restauration démocratique, Syriza peut réussir le changement en Grèce et, avec nous, changer les règles en Europe pour sortir de l'austérité. La troïka, Angela Merkel, les libéraux et la finance le savent. Ils veulent refermer la brèche.

C'est la raison pour laquelle la Banque centrale européenne a décidé de changer le régime des garanties d'emprunt des banques grecques. Ils essayent de semer la panique. Cette brutalité face à la bonne volonté et aux efforts de négociation fournis par le gouvernement Tsipras, est une attaque contre tous les peuples européens, contre la démocratie. Elle indique à quel point le bras de fer qui s'est engagé va être difficile.

Nous devons être aux cotés du gouvernement grec. Les citoyens européens doivent faire pression sur leurs gouvernements pour qu'ils respectent le vote des Grecs, changent les règles imposées par la BCE et la troïka et laissent respirer la Grèce. Le temps nécessaire doit être laissé à Syriza pour reconstruire le développement du pays sur de nouvelles bases, au lieu de continuer à les asphyxier. C'est notre combat commun. Tous les peuples européens ont besoin de sortir de l'austérité et d'agir pour des solutions européennes et solidaires.

J'appelle toutes les forces qui refusent l'austérité et le chantage de la dette à amplifier la pression populaire dans les différents pays de l'UE sur leurs gouvernements, sur les banques centrales et la BCE en multipliant les actions de solidarité dans toute l'Europe le 11 février prochain, jour de la réunion extraordinaire de l'Eurogroup et en poursuivant la mobilisation toute la semaine du 11 au 17 février, pendant le Conseil européen des 12 et 13 février et jusqu'à l'Eurogroup du 17 février.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 22:56

Du 11 au 17 février 2015 : une semaine de mobilisation européenne aux côtés du peuple grec, pour sortir de l'austérité (Pierre Laurent)

La Grèce a un besoin urgent de notre solidarité. Les jours à venir sont cruciaux. Le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras a engagé la négociation pour faire respecter le mandat de son peuple. En appliquant son programme de redressement social et économique et de restauration démocratique, Syriza peut réussir le changement en Grèce et, avec nous, changer les règles en Europe pour sortir de l'austérité. La troïka, Angela Merkel, les libéraux et la finance le savent. Ils veulent refermer la brèche.
C'est la raison pour laquelle la Banque centrale européenne a décidé de changer le régime des garanties d'emprunt des banques grecques. Ils essayent de semer la panique. Cette brutalité face à la bonne volonté et aux efforts de négociation fournis par le gouvernement Tsipras, est une attaque contre tous les peuples européens, contre la démocratie. Elle indique à quel point le bras de fer qui s'est engagé va être difficile.
Nous devons être aux cotés du gouvernement grec. Les citoyens européens doivent faire pression sur leurs gouvernements pour qu'ils respectent le vote des Grecs, changent les règles imposées par la BCE et la troïka et laissent respirer la Grèce. Le temps nécessaire doit être laissé à Syriza pour reconstruire le développement du pays sur de nouvelles bases, au lieu de continuer à les asphyxier. C'est notre combat commun. Tous les peuples européens ont besoin de sortir de l'austérité et d'agir pour des solutions européennes et solidaires.
J'appelle toutes les forces qui refusent l'austérité et le chantage de la dette à amplifier la pression populaire dans les différents pays de l'UE sur leurs gouvernements, sur les banques centrales et la BCE en multipliant les actions de solidarité dans toute l'Europe le 11 février prochain, jour de la réunion extraordinaire de l'Eurogroup et en poursuivant la mobilisation toute la semaine du 11 au 17 février, pendant le Conseil européen des 12 et 13 février et jusqu'à l'Eurogroup du 17 février.

Pierre Laurent, Président du Parti de la gauche européenne,
Paris, le 6 février 2015.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 10:17

 

  • › Grèce: des milliers de manifestants à Athènes pour soutenir le gouvernement Manifestation de soutien au gouvernement grec à Athènes, le 5 février 2015 (Photo Louisa Gouliamaki. AFP) AFP

    AFP 5 FÉVRIER 2015 À 19:32 (MIS À JOUR : 5 FÉVRIER 2015 À 23:09)

     

    Des milliers de personnes ont répondu jeudi soir à Athènes à un appel à manifester, lancé via les réseaux sociaux, contre le «chantage» exercé sur le gouvernement grec après la décision de la BCE de restreindre les mécanismes de financement des banques grecques.

    Les manifestants, environ 5.000 selon la police, se sont rassemblés en silence et sans banderole sur la place Syntagma devant le parlement, théâtre de grandes manifestations anti-austérité ces dernières années, pour montrer «leur soutien» au gouvernement de gauche Syriza qui «ose défendre les intérêts» des Grecs, ont indiqué de nombreux manifestants à l’AFP.

    «C’est la première manifestation en faveur d’un gouvernement», se réjouit Télémaque Papathéodorou, ingénieur qui est venu avec son amie Dimitra Spyridopoulou, avocate.

    «Enfin un gouvernement qui respecte les engagements de son programme électoral et défend les intérêts de notre pays», souligne cet ingénieur trentenaire.

    «Aucun chantage ! Dignité maintenant», proclamait notamment l’appel à manifester posté sur Facebook.

    Cette manifestation intervient à l’issue d’une tournée, au bilan mitigé, du Premier ministre Alexis Tsipras et du ministre grec des Finances Yanis Varoufakis à Rome, Paris, Bruxelles et Berlin pour rallier des soutiens à leur projet de renégociation de la dette grecque.

    La décision soudaine de la BCE, mercredi soir, de priver les banques grecques d’un de leurs outils de financement a jeté une ombre supplémentaire sur l’entreprise diplomatique du gouvernement grec

    «La décision de la BCE montre la pression sur la Grèce mais tout ça n’est rien face aux problèmes des gens qui ont faim ou se suicident», ajoute Dimitra Spyridopoulou.

    Pour Nikoletta P., 55 ans, dont le fils a quitté la Grèce il y a un an pour trouver du travail à l’étranger, «les précédents gouvernements, droite ou socialistes, parlaient de la reprise mais ils ne faisaient rien».

    «On ne veut pas être étranglé car ce n’est bon ni pour la Grèce ni pour l’Europe», explique cette employée d’une agence de tourisme.

    «On n’a rien d’autre à perdre, c’est pourquoi on défend le gouvernement, au moins ils ne vont pas brader tous les ressources publiques», note Stavroula Drakopoulou, 55 ans, institutrice.

    Le gouvernement d’Alexis Tsipras a annoncé la fin de privatisations, imposées par les créanciers du pays, ainsi que des mesures pour faire face «à la crise humanitaire» que traverse la Grèce après six ans de récession et d’une politique d’austérité drastique en échange de prêts internationaux.

    A Thessalonique, deuxième ville grecque dans le nord du pays, environ 500 personnes se sont rassemblées pour scander «Non au chantage» de la BCE, selon une banderole des manifestants.

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BRUNO FORNACIARI

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