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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 22:56

Du 11 au 17 février 2015 : une semaine de mobilisation européenne aux côtés du peuple grec, pour sortir de l'austérité (Pierre Laurent)

La Grèce a un besoin urgent de notre solidarité. Les jours à venir sont cruciaux. Le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras a engagé la négociation pour faire respecter le mandat de son peuple. En appliquant son programme de redressement social et économique et de restauration démocratique, Syriza peut réussir le changement en Grèce et, avec nous, changer les règles en Europe pour sortir de l'austérité. La troïka, Angela Merkel, les libéraux et la finance le savent. Ils veulent refermer la brèche.
C'est la raison pour laquelle la Banque centrale européenne a décidé de changer le régime des garanties d'emprunt des banques grecques. Ils essayent de semer la panique. Cette brutalité face à la bonne volonté et aux efforts de négociation fournis par le gouvernement Tsipras, est une attaque contre tous les peuples européens, contre la démocratie. Elle indique à quel point le bras de fer qui s'est engagé va être difficile.
Nous devons être aux cotés du gouvernement grec. Les citoyens européens doivent faire pression sur leurs gouvernements pour qu'ils respectent le vote des Grecs, changent les règles imposées par la BCE et la troïka et laissent respirer la Grèce. Le temps nécessaire doit être laissé à Syriza pour reconstruire le développement du pays sur de nouvelles bases, au lieu de continuer à les asphyxier. C'est notre combat commun. Tous les peuples européens ont besoin de sortir de l'austérité et d'agir pour des solutions européennes et solidaires.
J'appelle toutes les forces qui refusent l'austérité et le chantage de la dette à amplifier la pression populaire dans les différents pays de l'UE sur leurs gouvernements, sur les banques centrales et la BCE en multipliant les actions de solidarité dans toute l'Europe le 11 février prochain, jour de la réunion extraordinaire de l'Eurogroup et en poursuivant la mobilisation toute la semaine du 11 au 17 février, pendant le Conseil européen des 12 et 13 février et jusqu'à l'Eurogroup du 17 février.

Pierre Laurent, Président du Parti de la gauche européenne,
Paris, le 6 février 2015.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 10:17

 

  • › Grèce: des milliers de manifestants à Athènes pour soutenir le gouvernement Manifestation de soutien au gouvernement grec à Athènes, le 5 février 2015 (Photo Louisa Gouliamaki. AFP) AFP

    AFP 5 FÉVRIER 2015 À 19:32 (MIS À JOUR : 5 FÉVRIER 2015 À 23:09)

     

    Des milliers de personnes ont répondu jeudi soir à Athènes à un appel à manifester, lancé via les réseaux sociaux, contre le «chantage» exercé sur le gouvernement grec après la décision de la BCE de restreindre les mécanismes de financement des banques grecques.

    Les manifestants, environ 5.000 selon la police, se sont rassemblés en silence et sans banderole sur la place Syntagma devant le parlement, théâtre de grandes manifestations anti-austérité ces dernières années, pour montrer «leur soutien» au gouvernement de gauche Syriza qui «ose défendre les intérêts» des Grecs, ont indiqué de nombreux manifestants à l’AFP.

    «C’est la première manifestation en faveur d’un gouvernement», se réjouit Télémaque Papathéodorou, ingénieur qui est venu avec son amie Dimitra Spyridopoulou, avocate.

    «Enfin un gouvernement qui respecte les engagements de son programme électoral et défend les intérêts de notre pays», souligne cet ingénieur trentenaire.

    «Aucun chantage ! Dignité maintenant», proclamait notamment l’appel à manifester posté sur Facebook.

    Cette manifestation intervient à l’issue d’une tournée, au bilan mitigé, du Premier ministre Alexis Tsipras et du ministre grec des Finances Yanis Varoufakis à Rome, Paris, Bruxelles et Berlin pour rallier des soutiens à leur projet de renégociation de la dette grecque.

    La décision soudaine de la BCE, mercredi soir, de priver les banques grecques d’un de leurs outils de financement a jeté une ombre supplémentaire sur l’entreprise diplomatique du gouvernement grec

    «La décision de la BCE montre la pression sur la Grèce mais tout ça n’est rien face aux problèmes des gens qui ont faim ou se suicident», ajoute Dimitra Spyridopoulou.

    Pour Nikoletta P., 55 ans, dont le fils a quitté la Grèce il y a un an pour trouver du travail à l’étranger, «les précédents gouvernements, droite ou socialistes, parlaient de la reprise mais ils ne faisaient rien».

    «On ne veut pas être étranglé car ce n’est bon ni pour la Grèce ni pour l’Europe», explique cette employée d’une agence de tourisme.

    «On n’a rien d’autre à perdre, c’est pourquoi on défend le gouvernement, au moins ils ne vont pas brader tous les ressources publiques», note Stavroula Drakopoulou, 55 ans, institutrice.

    Le gouvernement d’Alexis Tsipras a annoncé la fin de privatisations, imposées par les créanciers du pays, ainsi que des mesures pour faire face «à la crise humanitaire» que traverse la Grèce après six ans de récession et d’une politique d’austérité drastique en échange de prêts internationaux.

    A Thessalonique, deuxième ville grecque dans le nord du pays, environ 500 personnes se sont rassemblées pour scander «Non au chantage» de la BCE, selon une banderole des manifestants.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:57

Solidarité avec la résistance grecque

Le Peuple grec est en situation de légitime défense. On tente de lui imposer des politiques d'austérité insupportables. Les plans successifs échafaudés à Bruxelles ou par le conseil européen et présentés à intervalles de plus en plus réguliers comme le seul moyen de le « sauver » du surendettement et de « sauver » l'euro, sont à chaque fois en échec. En se soumettant toujours davantage au diktat des marchés financiers on ne traite pas le malade. On le tue. Poursuivre dans cette voie est aussi insensé que dangereux. L'austérité, fait mal aux peuples européens, elle frappe aussi l'Europe de plein fouet.

Il faut un véritable plan de solidarité avec la Grèce. C'est aussi la seule voie du salut pour l'euro et les partenaires européens d'Athènes. La Banque Centrale Européenne (BCE) doit aider à relancer la croissance et l'emploi en Grèce et partout ailleurs, en finançant - au taux auquel elle prête aux banques à 1% voire moins -, les Etats et leurs services publics, en leur permettant ainsi de sortir de leurs dépendances des marchés financiers et de leurs taux d'intérêt usuraires.

Partout aujourd'hui la croissance décline. Une nouvelle récession menace la zone euro. La démocratie est piétinée. Des gouvernements non élus, comme celui d'Athènes, sont désignés, des aréopages bureaucratiques dictent leur loi aux assemblées élues. Des décisions autoritaires sont prises pour forcer les résistances populaires contre l'écrasement des salaires et des protections sociales.

La construction européenne ne survivra pas à cette fuite en avant. Les peuples en lutte contre l'austérité ont raison. Ils ont besoin de toute notre solidarité.

Nous appuyons l'idée avancée par des économistes, des acteurs du mouvement social et des forces de gauche pour que, par le rachat de titres de dette publique à l'émission, la BCE finance directement les Etats et leurs services publics. Ce serait là le seul moyen de casser les ressorts de la spéculation contre les dettes publiques.

Les différents partenaires de la zone euro doivent pouvoir user du pouvoir de la BCE de créer de l'argent pour financer les immenses besoins de notre temps (sociaux, écologiques, énergétiques, sanitaires etc) et répondre enfin présent à la nécessaire solidarité européenne.

Elles ne sont pas inflationnistes puisqu'elles impulsent une productivité supérieure et écologique et des créations de richesses nouvelles dans toute la zone euro.

Le Fonds Européen de Stabilité Financière mis en place par l'UE doit être transformé en un fonds européen de développement social et écologique et dévoué à cette optique. Et la recapitalisation des banques ou leur nationalisation doit être conditionnée à une autre politique du crédit au service de ces objectifs.

L'Europe est à un tournant. Elle ne peut sortir de la crise que si elle s'émancipe de la dictature des marchés financiers et se rend capable d'une promotion sociale, démocratique et écologique partagée.


Αλληλεγγύη με τους Έλληνες που αντιστέκονται
Ο ελληνικός λαός βρίσκεται σε μια κατάσταση νόμιμης άμυνας, απέναντι σ' αυτούς που επιδιώκουν να του επιβάλλουν αβάσταχτες πολιτικές λιτότητας. Τα αλλεπάλληλα προγράμματα που σκαρφίζονται στις Βρυξέλλες και το Ευρωπαϊκό Συμβούλιο και παρουσιάζονται κατά διαστήματα σαν το μόνο μέσο για τη "διάσωση" από την υπερχρέωση, και η «διάσωση» τού ευρώ κάθε φορά είναι μια αποτυχία.

Υποτασσόμενοι όλο και περισσότερο στα διατάγματα των χρηματοπιστωτικών αγορών, έτσι όχι μόνο δεν θεραπεύουμε τον άρρωστο. Αλλά τον σκοτώνουμε.

Η συνέχιση αυτή της πορείας είναι τόσο παράλογη, όσο και επικίνδυνη. Η λιτότητα είναι επιζήμια για τους ευρωπαϊκούς λαούς και την Ευρώπη στο σύνολό της. Θα πρέπει να υπάρξει ένα πραγματικό πρόγραμμα Αλληλεγγύης για την Ελλάδα. Αυτός είναι ο μόνος δρόμος για τη σωτηρία του ευρώ και των ευρωπαίων εταίρων της Αθήνας.

Η Ευρωπαϊκή Κεντρική Τράπεζα (ΕΚΤ) οφείλει να βοηθήσει για την ανάκαμψη της οικονομίας και της απασχόλησης στην Ελλάδα και στις άλλες χώρες, χρηματοδοτώντας -με χαμηλό επιτόκιο, όπως δανείζει τις τράπεζες με 1%, τα κράτη και τις δημόσιες υπηρεσίες. Έτσι θα δοθεί η δυνατότητα να ξεφύγουν τα κράτη από την εξάρτηση των χρηματοπιστωτικών αγορών και τα ληστρικά επιτόκια που επιβάλλουν.

Παντού, σήμερα η ανάπτυξη φθίνει. Η ευρωζώνη απειλείται με μια νέα ύφεση. Η δημοκρατία καταπατείται. Κυβερνήσεις μη εκλεγμένες όπως αυτή της Αθήνας διορίζονται από τα αριστεία των ελίτ της γραφειοκρατίας, υπαγορεύουν τον νόμο στα εκλεγμένα κοινοβούλια. Παίρνονται αποφάσεις με αυταρχικό τρόπο για να κάμψουν τις λαϊκές αντιστάσεις ενάντια στη συντριβή των μισθών και των κοινωνικών παροχών.

Η ευρωπαϊκή οικοδόμηση δεν θα επιζήσει με τη φυγή προς τα μπρος. Οι λαοί που αγωνίζονται κατά της λιτότητας έχουν δίκιο. Έχουν ανάγκη και τη δική μας αλληλεγγύη.

Εμείς υποστηρίζουμε τις προωθημένες ιδέες των οικονομολόγων των κοινωνικών κινημάτων και των δυνάμεων της αριστεράς που έχουν ταχθεί υπέρ της εξαγοράς των ομολόγων, του δημοσίου στην πρωτογενή αγορά, η ΕΚΤ χρηματοδοτεί άμεσα τα κράτη και τις δημόσιες υπηρεσίες τους. Αυτό θα είναι το μόνο μέσο να σταματήσουμε τις επιθέσεις των σπεκουλαδόρων κατά του δημόσιου χρέους.

Οι εταίροι της ευρωζώνης οφείλουν να κάνουν χρήση της εξουσίας της ΕΚΤ για να εκδώσει χρήμα για τη χρηματοδότηση των τεράστιων αναγκών της εποχής μας (κοινωνικές, οικολογικές, ενεργειακές, υγείας κ.λπ.) και τέλος να απαντήσουν ουσιαστικά στις απαιτήσεις μιας ευρωπαϊκής πολιτικής της αλληλεγγύης.

Τα μέτρα αυτά δεν μπορεί να είναι πληθωριστικά, γιατί αυτά θα δώσουν μια ώθηση σε μια οικονομική και οικολογική δημιουργία νέου πλούτου σ' όλη την ευρωζώνη. Το Ευρωπαϊκό Ταμείο Χρηματοπιστωτικής Σταθερότητας που αποφάσισε η ΕΕ θα πρέπει να μετατραπεί σ' ένα Ευρωπαϊκό Ταμείο Κοινωνικής και Οικολογικής ανάπτυξης. Ταγμένη σ' αυτή την προοπτική. Να αναχρηματοδοτήσει τις τράπεζες και την εθνικοποίησή τους υπό τον όρο ότι θα ακολουθήσουν μια άλλη πιστωτική πολιτική στην υπηρεσία αυτών των στόχων.

Η Ευρώπη βρίσκεται σε μια καμπή δεν μπορεί να βγει από την κρίση εάν δεν χειραφετηθεί από τη δικτατορία των χρηματοπιστωτικών αγορών και να αποκτήσει την ικανότητα της κοινωνικής και οικολογικής προώθησης με συμμετοχική δημοκρατία.

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Je signe la pétition à l'initiative de l'Humanité en solidarité avec la résistance grecque

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 13:03

9 janvier 2015

La gauche européenne présente à la marche silencieuse

Le Conseil des présidents du Parti de la gauche européenne réuni vendredi à Berlin a adopté une déclaration suite aux évènements effroyables qu'a connu la France ces derniers jours (ci-dessous)

Des représentants de la gauche européenne sont présents à Paris pour la marche citoyenne afin de témoigner leur solidarité avec le peuple français.

Parmi eux:

Manolis Glezos, Députée européen grec (Syriza) et figure historique de la résistance contre le nazisme

Panayotis Kourouplis, Député grec, porte parole du groupe parlementaire Syriza à la Vouli (Syriza)

Konstantina Kouneva, Députée européenne grecque (Syriza)

Giorgos Katrougalos, Député européen grec (Syriza)

Cayo Lara, Coordinateur de la gauche unie et député espagnol (Izquierda unida)

Joan Mena, député espagnol de Catalogne (Izquierda Unida)

Francisco Louca, député Portugais (Bloco de Esquerda)

 

La Gauche Européenne Solidaire du peuple français

Charlie Hebdo : la République française et ses valeurs
sont plus fortes que la haine

 

Ce mercredi 7 janvier, la France, ses valeurs républicaines issues des « Lumières », ont été frappés en plein cœur par l'attentat barbare perpétré contre le journal Charlie Hebdo par un commando militairement entraîné justifiant son geste criminel comme une « vengeance pour le prophète ». Douze personnes ont été sauvagement assassinées, dont des figures talentueuses de la satire française, des voix dissonantes, impertinentes.

Des terroristes ont abattu froidement des amis de la liberté et de l'humour, des esprits critiques dont le rôle est indispensable dans une démocratie, des policiers qui les protégeaient, un agent d'entretien présent au mauvais endroit au mauvais moment. La gauche européenne est en deuil, solidaire de leurs familles, de leurs amis, collègues et camarades.

En décimant la rédaction de Charlie Hebdo, ces obscurantistes ont attaqué la démocratie, la liberté de la presse, le droit de caricature. Nous avons confiance dans la société française qui saura éviter le piège de la haine et de la division, grâce aux valeurs de la République « Liberté, Égalité, Fraternité ». Combattre l'obscurantisme nécessite un puissant rassemblement contre toutes les formes de racisme et pour la défense de la liberté d'expression.

Nous sommes tous concernés. La solidarité internationale doit continuer de s'exprimer fortement.

Parti de la Gauche Européenne

 

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 21:12

Libérons Mumia !

COLLECTIF UNITAIRE NATIONAL DE SOUTIEN À MUMIA ABU-JAMAL

En 2015 le combat pour la libération de Mumia continue !

2 janvier 2015Actualité

RASSEMBLEMENT (18h) PLACE DE LA CONCORDE
Près de l’Ambassade des Etats-Unis / Rendez-vous angle rue de Rivoli – Jardin des Tuileries / Métro : Concorde

En 2015 le combat pour la libération de Mumia continue Comme chaque premier mercredi du mois, nous donnons rendez-vous aux franciliens pour exiger la libération de Mumia Abu-Jamal. Rappelons que le journaliste noir américain a déjà passé plus de 33 ans en prison dont 30 dans l’enfer du couloir de la mort. Il a toujours clamé son innocence sans jamais pouvoir la défendre face à un système judiciaire raciste et inéquitable. Arrêté et incarcéré à l’âge de 28 ans, il a eu 60 ans le 24 avril 2014. Marié, père et grand-père, Mumia veut « rentrer à la maison ». Agissons pour que sa libération et son retour auprès de siens interviennent le plus vite possible.

Ce rassemblement sera aussi l’occasion de protester contre la Loi « anti-Mumia » promulguée par le Gouverneur de Pennsylvanie en octobre 2014. En effet, faute de pouvoir interdire le droit à la parole et à l’écriture au seul citoyen Mumia Abu-Jamal, cette loi, adoptée en procédure d’urgence, prive désormais tous les prisonniers et anciens prisonniers de Pennsylvanie de leur droit d’expression. Il en est de même pour les familles des prisonniers (et leurs soutiens) qui s’exposeront à des poursuites judiciaires dès lors qu’ils s’exprimeront publiquement sur les condamnations de leurs proches ou les conditions de la vie carcérale. Cette législation liberticide et inconstitutionnelle fait l’objet d’un recours en justice déposé par des organisations de défense des droits humains, des journalistes, Mumia et d’autres prisonniers.

Pour exiger l’abrogation de cette Loi : signez et faîtes signer LA PETITION INTERNATIONALE en cliquant sur ce lien

Vous pouvez prendre connaissance de la traduction en français de cette pétition en cliquant ici. Attention, pour valider votre signature vous devez cocher la case « OTHER » en fin de liste des Etats américains (rubrique State/Province).

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117 pays votent en faveur du moratoire universel sur les exécutions !

28 décembre 2014Actualité

Le 18 décembre 2014, l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU) a réaffirmé, pour la cinquième fois depuis 2007, son large soutien à la Résolution « Moratoire sur l’application de la peine de mort », confirmant ainsi la tendance irréversible vers l’abolition. La résolution A/RES/69/186, qui avait déjà bénéficié en novembre dernier d’un soutien croissant lors du vote de la troisième commission de l’ONU, a été adoptée avec un record de 117 votes pour, 38 contre, 34 abstentions et 4 pays absents au moment du vote.

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien

La Coalition Mondiale contre la peine de mort (160 ONG) se félicite de l’engagement des Etats, toujours plus nombreux sur le chemin de l’abolition universelle.

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Décès de Samiya(Goldii), la fille de Mumia et de Wadiya

19 décembre 2014Actualité

Âgée seulement de 36 ans, Samiya est décédée avant hier d’un cancer du sein. Elle venait de terminer une maîtrise en travail social à l’Université de Pennsylvanie. Samiya était aussi une rappeuse lyrique connue et reconnue sous le nom de « Goldii ». Ses créations artistiques mettaient en évidence les problèmes de discrimination raciale, sociale et pénale. Elle fut une ardente combattante pour défendre l’innocence de son père et pour dénoncer la politique américaine d’incarcération massive et les conséquences induites pour les enfants et les familles des condamnés.

La Coalition américaine des soutiens à Mumia Abu-Jamal s’est exprimée en ces termes : « C’est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons le décès de Samiya (Goldii). Nous présentons nos sincères condoléances à sa mère Wadiya, son père Mumia, à ses deux filles, à ses soeurs et à tous leurs proches. Goldii a toujours fait preuve d’une énergie et d’une créativité extraordinaires, tant durant ses études de psychologie que dans l’épreuve face à cette terrible maladie qu’elle combattait avec ténacité et courage. Déjà très affaiblie, elle continuait à défendre son père dans sa quête d’un monde meilleur. Tu nous manques déjà Goldii car tu étais exceptionnelle et nous ne t’oublierons jamais ».

Le Collectif français des soutiens à Mumia a également fait part de sa grande tristesse à Mumia et à Wadiya, leur adressant ses plus sincères condoléances et les assurant de ses sentiments d’amitié et de solidarité dans ce moment de terrible douleur familiale.

Si vous souhaitez faire parvenir un message de sympathie à la famille, merci d’adresser quelques mots à Mumia à cette adresse :

Mumia ABU-JAMAL
AM.8335
SCI Mahanoy / 301 Morea Road
Frackville, PA 17932
USA

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 09:09

LA DERNIERE LETTRE DE PATRICE LUMUMBA A SA FEMME PAULINE

Vendredi, 26 Décembre, 2014 - 22:13

Kongo (Kinshasa), Péyi zanmi-kanmarad

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Destitué puis emprisonné, c’est en novembre 1960 que Patrice Emmery Lumumba écrit cette lettre à son épouse, Pauline. Du fond de sa cellule, il sait que ce sont les derniers mots qu’il pourra lui adresser…

« Ma compagne chérie, Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai je dire d’autre ? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.

Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

Vive le Congo ! Vive l’Afrique ! ».

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 13:58

Reconnaissance de l’État palestinien : "À François Hollande d'agir" (PCF)

Aujourd'hui 11 décembre, les sénateurs français viennent à leur tour d'adopter une résolution invitant le gouvernement français à reconnaître l'État de Palestine. Ce vote historique positif est une victoire de tous les partisans d'une paix juste et durable en Palestine, en Israël, en France et dans le monde. Il est conforme à la responsabilité de la France, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, d'agir pour le respect du droit international et la dignité des peuples.

Au lendemain de l'assassinat du ministre palestinien Abou Ziad tué lors d'une manifestation pacifiste contre la colonisation, ce scrutin envoie le signal d'espoir attendu de la France : un avenir de paix et de développement au Proche-Orient ne pourra s'écrire que par la reconnaissance, aux côtés d'Israël, d'un État palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
Nous voulons saluer les sénateurs qui n'ont pas failli à leur mandat, en particulier les sénateurs du groupe CRC pour leur action déterminée et leur esprit de rassemblement.

La mobilisation doit s'amplifier et s'élargir. Elle pourra continuer de compter sur l'engagement du Parti communiste et de tous ses élus porteurs du respect des résolutions de l'ONU et du droit international, de la solution à deux États, de l'exigence de libération des prisonniers politiques et de la levée du blocus de Gaza.

La reconnaissance de l’État palestinien n'attend plus. À François Hollande d'agir. Et le président et l'exécutif français ne peuvent plus se dérober : ils doivent incarner la voix du peuple français qui est favorable à la reconnaissance immédiate – en première instance et sans condition – de l’État palestinien et à la fin de la colonisation israélienne.

Notre mobilisation générale et la solidarité internationale peuvent obliger les dirigeants, en particulier de la France, à appuyer à l'ONU l'initiative du président de l'Autorité palestinienne pour obtenir la fin de l'occupation et de la colonisation au plus tard dans un délai de deux ans. Les parlementaires européens auront à se prononcer en décembre, à l'initiative notamment de la Gauche unitaire européenne (GUE-NGL).

Le Parti communiste français appelle à ce que « l'Europe » manifeste par ce vote sa détermination à agir pour la paix et le droit international, la fin de la colonisation et l'avènement d'une nouvelle ère de démocratie, de paix et de développement au Proche-Orient.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 03:07
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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 19:38

Conflit israélo-palestinien : des artistes annulent leurs concerts

En réaction aux attaques de l'armée israélienne sur la bande de Gaza ou pour des raisons de sécurité, plusieurs groupes occidentaux ont décidé de ne pas se rendre à leurs concerts prévus en Israël.

HipanemaDonnez du peps à vos tenuesAprès Neil Young, c'est au tour du boys band le plus célèbre d'Amérique d'annuler sa venue en Terre sainte. LesBackstreet Boys devaient se produire les 29, 30 et 31 juillet prochain au Raanana Amphithéâtre de Tel-Aviv. Ils ont annulé cette partie de leur tournée «à cause de la situation sécuritaire» du pays, peut-on lire sur leur site depuis lundi. Le groupe se dit «désolé» de devoir annuler ces concerts, qui auraient été l'occasion de la première visite du groupe en Israël. Le crooner Paul Anka a également annoncé l'annulation de ses concerts au Nokia Arena, les 24 et 26 juillet prochain, sans qu'on connaisse le geste polémique de Vanessa Paradis en 2011

En 2011, Vanessa Paradis avait annulé sa venue en Israël, officiellement pour d'autres raisons, mais le geste avait fait polémique avec une partie de l'opinion française l'accusant de «céder à la pression des propalestiniens». Par ailleurs, l'engagement des personnalités contre l'offensive d'Israël contre Gaza commence à prendre forme. Une tribune a étépubliée dans le Guardian , signée notamment des réalisateurs Ken Loach et Mike Leigh, des musiciens Roger Waters et Brian Eno, ou encore des philosophes Noam Chomsky, Judith Butler et Slavoj Zizek.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 17:58

Mon plaidoyer pour le peuple d'Israël: Libérez-vous en libérant la Palestine

L'archevêque émérite Desmond Tutu, dans un article exclusif pour le journal Haaretz, appelle à un boycott mondial d'Israël et demande aux Israéliens et aux Palestiniens de réfléchir au delà de leurs dirigeants à une solution durable à la crise en Terre Sainte.


Publié initialement sur http://www.haaretz.com/opinion/1.610687. Traduction par la communauté d'Avaaz

Les dernières semaines, des membres de la société civile du monde entier ont lancé des actions sans précédent contre les ripostes brutales et disproportionnées d'Israël au lancement de roquettes depuis la Palestine.

Si l'on fait la somme de tous les participants aux rassemblements du week-end dernier exigeant justice en Israël et en Paslestine - à Cape Town, Washington, New-York, New Delhi, Londres, Dublin et Sydney, et dans toutes les autres villes - cela représente sans aucun doute le plus important tollé de l'opinion citoyenne jamais vu dans l'histoire de l'humanité autour d'une seule cause.

Il y a un quart de siècle, j'ai participé à des manifestations contre l'apartheid qui avaient rassemblé beaucoup de monde. Je n'aurais jamais imaginé que nous assisterions de nouveau à des manifestations d'une telle ampleur, mais celle de samedi dernier à Cape Town fut au moins aussi importante. Les manifestants incluaient des gens jeunes et agés, musulmans, chrétiens, juifs, hindous, bouddhistes, agnostiques, athéistes, noirs, blancs, rouges et verts... C'est ce à quoi on pourrait s'attendre de la part d'une nation vibrante, tolérante et muticulturelle.

J'ai demandé à la foule de chanter avec moi : "Nous sommes opposés à l'injustice de l'occupation illégale de la Palestine. Nous sommes opposés aux assassinats à Gaza. Nous sommes opposés aux humiliations infligées aux Palestiniens aux points de contrôle et aux barrages routiers. Nous sommes opposés aux violences perpétrées par toutes les parties. Mais nous ne sommes pas opposés aux Juifs."

Plus tôt dans la semaine, j'ai appelé à suspendre la participation d'Israël à l'Union Internationale des Architectes qui se tenait en Afrique du Sud.

J'ai appelé les soeurs et frères israéliens présents à la conférence à se dissocier activement, ainsi que leur profession, de la conception et de la construction d'infrastructures visant à perpétuer l'injustice, notamment à travers le mur de séparation, les terminaux de sécurité, les points de contrôle et la construction de colonies construites en territoire palestinien occupé.

"Je vous implore de ramener ce message chez vous : s'il vous plaît, inversez le cours de la violence et de la haine en vous joignant au mouvement non violent pour la justice pour tous les habitants de la région", leur ai-je dit.

Au cours des dernières semaines, plus de 1,7 million de personnes à travers le monde ont adhéré au mouvement en rejoignant une campagne d'Avaaz demandant aux compagnies tirant profit de l'occupation israélienne et/ou impliquées dans les mauvais traitements et la répression des Palestiniens de se retirer. La campagne vise spécifiquement le fonds de pension des Pays-Bas ABP, la Barclays Bank, le fournisseur de systèmes de sécurité G4S, les activités de transport de la firme française Véolia, la compagnie d'ordinateurs Hewlett-Packard et le fournisseur de bulldozers Caterpillar.

Le mois dernier, 17 gouvernements européens ont appelé leurs citoyens à ne plus entretenir de relations commerciales ni investir dans les colonies israéliennes illégales.

Récemment, on a pu voir le fond de pension néerlandais PGGM retirer des dizaines de millions d'euros des banques israéliennes, la fondation Bill et Melinda Gates désinvestir de G4S, et l'église presbytérienne américaine se défaire d'un investissement d'environ 21 millions de dollars dans les entreprises HP, Motorola Solutions et Caterpillar.

C'est un mouvement qui prend de l'ampleur.

La violence engendre la violence et la haine, qui à son tour ne fait qu'engendrer plus de violence et de haine.

Nous, Sud-Africains, connaissons la violence et la haine. Nous savons ce que cela signifie d'être les oubliés du monde, quand personne ne veut comprendre ou même écouter ce que nous exprimons. Cela fait partie de nos racines et de notre vécu.

Mais nous savons aussi ce que le dialogue entre nos dirigeants a permis, quand des organisations qu'on accusait de "terroristes" furent à nouveau autorisées, et que leurs meneurs, parmi lesquels Nelson Mandela, furent libérés de prison ou de l'exil.

Nous savons que lorsque nos dirigeants ont commencé à se parler, la logique de violence qui avait brisé notre société s'est dissipée pour ensuite disparaître. Les actes terroristes qui se produisirent après le début ces échanges - comme des attaques sur une église et un bar - furent condamnés par tous, et ceux qui en étaient à l'origine ne trouvèrent plus aucun soutien lorsque les urnes parlèrent.

L'euphorie qui suivit ce premier vote commun ne fut pas confinée aux seuls Sud-Africains de couleur noire. Notre solution pacifique était merveilleuse parce qu'elle nous incluait tous. Et lorsqu'ensuite, nous avons produit une constitution si tolérante, charitable et ouverte que Dieu en aurait été fier, nous nous sommes tous sentis libérés.

Bien sûr, le fait d'avoir eu des dirigeants extraordinaires nous a aidés.

Mais ce qui au final a poussé ces dirigeants à se réunir autour de la table des négociations a été la panoplie de moyens efficaces et non-violents qui avaient été mis en oeuvre pour isoler l'Afrique du Sud sur les plans économique, académique, culturel et psychologique.

A un moment charnière, le gouvernement de l'époque avait fini par réaliser que préserver l'apartheid coûtait plus qu'il ne rapportait.

L'embargo sur le commerce infligé dans les années 80 à l'Afrique du Sud par des multinationales engagées fut un facteur clé de la chute, sans effusion de sang, du régime d'apartheid. Ces entreprises avaient compris qu'en soutenant l'économie sud-africaine, elles contribuaient au maintien d'un statu quo injuste.

Ceux qui continuent de faire affaire avec Israël, et qui contribuent ainsi à nourrir un sentiment de « normalité » à la société israélienne, rendent un mauvais service aux peuples d'Israël et de la Palestine. Ils contribuent au maintien d'un statu quo profondément injuste.

Ceux qui contribuent à l'isolement temporaire d'Israël disent que les Israéliens et les Palestiniens ont tous autant droit à la dignité et à la paix.

A terme, les évènements qui se sont déroulés à Gaza ce dernier mois sont un test pour ceux qui croient en la valeur humaine.

Il devient de plus en plus clair que les politiciens et les diplomates sont incapables de trouver des réponses, et que la responsabilité de négocier une solution durable à la crise en Terre Sainte repose sur la société civile et sur les peuples d'Israël et de Palestine eux-mêmes.

Outre la dévastation récente de Gaza, des personnes honnêtes venant du monde entier - notamment en Israël - sont profondément perturbées par les violations quotidiennes de la dignité humaine et de la liberté de mouvements auxquelles les Palestiniens sont soumis aux postes de contrôle et aux barrages routiers. De plus, les politiques israëliennes d'occupation illégale et la construction d'implantations en zones tampons sur le territoire occupé aggravent la difficulté de parvenir à un accord qui soit acceptable pour tous dans le futur.

L'Etat d'Israël agit comme s'il n'y avait pas de lendemain. Ses habitants ne connaîtront pas l'existence calme et sécuritaire à laquelle ils aspirent, et à laquelle ils ont droit, tant que leurs dirigeants perpétueront les conditions qui font perdurer le conflit.

J'ai condamné ceux qui en Palestine sont responsables de tirs de missiles et de roquettes sur Israël. Ils attisent les flammes de la haine. Je suis opposé à toute forme de violence.

Mais soyons clairs, le peuple de Palestine a tous les droits de lutter pour sa dignité et sa liberté. Cette lutte est soutenue par beaucoup de gens dans le monde entier.

Nul problème créé par l'homme n'est sans issue lorsque les humains mettent en commun leurs efforts sincères pour le résoudre. Aucune paix n'est impossible lorsque les gens sont déterminés à l'atteindre.

La paix nécessite que le peuple d'Israël et le peuple de Palestine reconnaissent l'être humain qui est en eux et se reconnaissent les uns les autres afin de comprendre leur interdépendance.

Les missiles, les bombes et les invectives brutales ne sont pas la solution. Il n'y a pas de solution militaire.

La solution viendra plus probablement des outils non violents que nous avons développés en Afrique du Sud dans les années 80 afin de persuader le gouvernement sud africain de la nécessité de changer sa politique.

La raison pour laquelle ces outils - boycott, sanctions et retraits des investissements - se sont finalement avérés efficaces, est qu'ils bénéficiaient d'une masse critique de soutien, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Le même type de soutien envers la Palestine dont nous avons été témoins de par le monde durant ces dernières semaines.

Mon plaidoyer envers le peuple d'Israël est de voir au-delà du moment, de voir au-delà de la colère d'être perpétuellement assiégé, de concevoir un monde dans lequel Israël et la Palestine coexistent - un monde dans lequel règnent la dignité et le respect mutuels.

Cela demande un changement de paradigme. Un changement qui reconnaisse qu'une tentative de maintenir le statu-quo revient à condamner les générations suivantes à la violence et l'insécuruté. Un changement qui arrête de considérer une critique légitime de la politique de l'Etat comme une attaque contre le judaisme. Un changement qui commence à l'intérieur et se propage à travers les communautés, les nations et les régions- à la diaspora qui s'étend à travers le monde que nous partageons. Le seul monde que nous partageons !

Quand les gens s'unissent pour accomplir une cause juste, ils sont invincibles. Dieu n'interfère pas dans les affaires humaines, dans l'espoir que la résolution de nos différends nous fera grandir et apprendre par nous-mêmes. Mais Dieu ne dort pas. Les textes sacrés juifs nous disent que Dieu est du côté du faible, du pauvre, de la veuve, de l'orphelin, de l'étranger qui a permis à des esclaves d'entamer leur exode vers une Terre Promise. C'est le prophète Amos qui a dit que nous devrions laisser la justice couler telle une rivière.

À la fin, le bien triomphera. Chercher à libérer le peuple de Palestine des humiliations et des persécutions que lui inflige la politique d'Israël est une cause noble et juste. C'est une cause que le peuple d'Israël se doit de soutenir.

Nelson Mandela a dit que les Sud Africains ne se sentiraient pas complètement libres tant que les Palestiniens ne seraient pas libres.

Il aurait pu ajouter que la libération de la Palestine serait également la libération d'Israël.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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