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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 09:05

Palestine : Les villes communistes en première ligne dans le combat pour la paix

Si 2014 est officiellement l’année de solidarité avec la Palestine, de nombreuses villes communistes n’ont pas attendu l’ONU pour organiser des partenariats avec la population palestinienne. Alors que les états européens ne se contentent au mieux que de condamner timidement la colonisation qui se poursuit encore illégalement, des dizaines d’élus locaux prouvent que nos municipalités peuvent être des bastions de solidarité avec le peuple palestinien.

Des villes de paix contre la précarité et l’injustice

Depuis 1982, l’Association de Jumelage entre les villes françaises et les camps de réfugiés palestiniens (AJFP) organise des partenariats entre les localités des deux pays. Son président Fernant Tuil, qui est récemment décédé, a contribué durant toutes ces années à la mise en place de nombreux accords de coopération pour lutter contre la précarité et l’oubli dont sont victimes les palestiniens.

La précarité, c’est en effet le quotidien de millions de personnes en Palestine. Situation entretenue par l’armée israélienne qui, en asphyxiant l’économie palestinienne, entend maintenir la pression sur la population. Les destructions d’infrastructures civiles (27 000 bâtiments palestiniens détruits depuis 1967) et les restrictions imposées par Tsahal ont de lourdes conséquences. En 2012, 57% des personnes de plus de 15 ans se trouvaient hors du marché du travail, c’est à dire sans aucune possibilité d’exercer une activité professionnelle. Plus d’une famille sur deux est considérée comme pauvre.

Sous l’impulsion d’élus communistes, de nombreuses villes ont ainsi lancé des processus de coopération avec des localités palestiniennes. C’est le cas par exemple de Saint-Denis (93) qui s’est jumelée avec le camp de réfugié de Rafah, dans la bande de Gaza. Cette coopération a abouti à des échanges étudiants et des projets d’insertion par le travail pour des jeunes palestiniens.

La ville d’Ivry (94) finance des fournitures pour scolariser des enfants du village de Jifna et du camp de réfugié de Jalazone en Cisjordanie. Chaque année, la ville accueille des enfants issus de ces localités. En tout, plus d’une trentaine de villes font partie du Réseau de coopération décentralisée avec la Palestine comme Nanterre, Gennevilliers ou Vaux-en-Velin.

Des actions de solidarité qui peuvent coûter cher aux militants

Pourtant, ces initiatives se heurtent à l’impunité dont bénéficie Israël. L’occupation militaire coûterait plus de 4 milliards d’euros par an à la société palestinienne, soit environ 85% de son PIB. De nombreuses coopération se retrouvent réduites à néant par Tsahal. Sans mesures de coercition pour forcer Tel Aviv à respecter le droit international, ces projets solidaires ne changerons jamais structurellement la situation des palestiniens.

En référence à la lutte contre l’Apartheid Sud-Africain, de nombreux élus et militants avancent l’idée du boycott des produits israéliens et des entreprises qui participent à la colonisation. Si de grandes entreprises européennes comme Orange ou Alstom peuvent s’enrichir grâce à la colonisation, les militants qui appellent au boycott de ces dernières se retrouvent traînés devant les tribunaux. Le maire communiste de Seclin jean-Claude Willem a subi un acharnement judiciaire qui a duré plusieurs années parce qu’il a appelé en 2002 au boycott des produits israéliens.

L’association France-Palestine Solidarité (AFPS) dénonce la stigmatisation que subissent plusieurs militants qui ont appelé au boycott des produits issus des colonies israéliennes. Depuis 2010, la circulaire de Mme Alliot-Marie, alors Garde des sceaux, permet de poursuivre quiconque aborderait cette question.

Toute la classe politique s’est émue de la mort de Nelson Mandela en décembre dernier, oubliant par la même occasion que durant des décennies, il fut considéré par tous les gouvernements occidentaux comme un terroriste. La mobilisation international qui avait alors été lancée avait permis de faire plier un à un les états qui soutenaient le gouvernement raciste de Pretoria. Le boycott au niveau mondial y avait joué un rôle déterminant en mettant une pression économique supplémentaire sur l’État sud africain. Ironie de l’histoire ou pas, le dernier soutien au régime d’apartheid n’était autre … qu’Israël.

Jules Rondeau

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 21:41

Tunisie. [Vidéo] Le Mouvement des Jeunes Communistes de France en visite en Tunisie

vendredi 15 août 2014

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Photo Seif Soudani / LCDA

Ils sont dix délégués des MJCF arrivés à Tunis le 13 août pour partir « sur les traces de la révolution tunisienne ». Au programme, neuf jours de rencontres avec leurs homologues tunisiens, mais aussi avec des partis d’autres bords politiques « pour comprendre ce qui se passe dans le pays » à quelques semaines d’élections cruciales. Nous les avons rencontrés lors d’une escale Avenue Bourguiba où ils nous ont fait part de leurs premières impressions.

Pour de jeunes révolutionnaires dans l’âme, même trois ans plus tard, une révolution qui s’est réalisée, qui n’est plus une utopie, exerce toujours une certaine fascination.

Premier constat, le groupe est très jeune : moyenne d’âge 21 ans. Pour autant, ils semblent très lucides sur la situation politique et sociale du pays. Même si elle a conscience des difficultés de la gauche radicale tunisienne, à l’image des formations jumelles en crise en France, Mejdaline Mhiri, l’aînée (24 ans), binationale franco-tunisienne, explique être rassurée par la volonté des partis du Front Populaire de peser en faisant valoir leurs propres idéaux.

Le groupe dit voir en la gauche tunisienne « un dernier espoir » de salut dans une région où les gauches arabes sont prises entre les deux feux des dictatures et des contre-révolutions.

Une fois rentrés, chacun dans sa région compte témoigner de « l’expérience tunisienne », aux quatre coins de la France (Ivry, Toulouse, et Rennes sont notamment représentés). Conscients malgré tout que la révolution reste un processus long et complexe, les MJCF veulent instaurer une tradition de l’échange sur la durée, histoire de « rattraper le temps perdu » et pallier le déficit de communication entre les gauches militantes de part et d’autre de la méditerranée.

Propos recueillis par Seif Soudani

- See more at: http://www.lecourrierdelatlas.com/766215082014Video-Le-Mouvement-des-Jeunes-Communistes-de-France-en-visite-en-Tunisie.html#sthash.1cpJV5wt.dpuf

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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE MJCF
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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 03:57

POUR GAZA : 50 PERSONNES DANS L’ACTION BOYCOTT A CARREFOUR CE 13 AOÛT.

Jeudi, 14 Août 2014 15:17

NOUS ÉTIONS 50 DU COMITÉ BDS FRANCE 34 POUR LUTTER CONTRE L’AGRESSION ISRAÉLIENNE A GAZA CE MERCREDI 13. BOYCOTT ISRAËL !

Depuis le début de l’agression notre position a été : nous ne pouvons pas nous contenter de défiler et de crier notre colère. Être le plus nombreux possible dans la rue est toujours un objectif important pour une manifestation, mais nous voulions faire plus, nous voulions "attaquer" Israël. Le BDS est l’arme non violente la plus efficace pour affaiblir Israël et le contraindre à reconnaître les droits des palestiniens. Nous avons expliqué cela chaque fois dans les interventions lors des manifestations et les gens l’ont entendu, compris et ont répondu. Car ils attendent de nous pas seulement des manifestations (et nous faisons des manifestations chaque samedi ! et de belles manifestations ! samedi 16 ce sera la 7ème depuis le 12 juillet) ils attendent aussi des propositions d’actions concrètes et efficaces. Nous étions 40 à la dernière réunion du Comité BDS France, 40 pour l’action de boycott au centre commercial Odysseum mercredi dernier et ce mercredi 13 nous étions 47 et 3 personnes se sont jointes à nous dans Carrefour pour l’action, ont acheté le Tee Shirt en sortant et nous ont promis de revenir.

Le début a été tendu, car une dizaine de vigiles sans trop d’indications de la direction du magasin a tenté de nous bloquer mais devant notre fermeté sans violence ils ont reçu les ordres de nous laisser passer. Nous avons reçu un très bon accueil de la part de nombreuses personnes qui ont pris avec plaisir le tract avec la liste des entreprises à boycotter. Deux personnes ont ostensiblement montré leur soutien à Israël et une troisième a déversé son racisme le plus primaire face à une femme portant le foulard.

Face à face avec la sécurité (provocatrice) du magasin

Nous sommes restés plus d’une heure trente parcourant l’allée centrale, les caisses, dénonçant la présence de produits israéliens et le commerce que continue d’entretenir Carrefour avec Israël malgré les crimes de guerre commis…
Tous le groupe, qui comptait une douzaine de nouveaux est ressorti enthousiasmé par la réussite de l’action. Mercredi prochain, si le blocus n’est pas levé, nouvelle action de boycott pour Gaza. Et samedi 16 manifestation pour la levée du blocus !

Dattes Medjoul ! Produce in Israël !!

Dans la galerie marchande nous faisons une halte pour dénoncer les "voyages Carrefour au pays de l’apartheid"!

Jlm.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 23:26

Lettre à Valls au sujet des soldats français servant comme volon­taires dans l’armée israé­lienne

le 15. août 2014 -

Vous avez avec votre gou­ver­nement pris un certain nombre de mesures pour faire face à l’enrôlement de jeunes français dans cer­tains groupes de rebelles syriens qu’on qua­lifie de « djihadistes ».

Par ailleurs vous avez, depuis le début de l’intervention mili­taire israé­lienne à Gaza, dénoncé « l’importation du conflit » sur le ter­ri­toire de la République.

La presse fait état de soldats français, dont un a été tué et au moins deux autres blessés, servant comme volon­taires dans l’armée israé­lienne sans même qu’ils aient néces­sai­rement la natio­nalité israé­lienne. Ils sont engagés volon­taires pour des périodes diverses dans le cadre de pro­grammes très offi­ciel­lement mis en place par l’armée israé­lienne et acces­sibles en ligne. Ainsi le pro­gramme « Mahal » dans le cadre duquel servait un jeune français blessé. Ce pro­gramme, qui dure de 14 à 18 mois, s’adresse à des jeunes « qui ne pos­sèdent pas la natio­nalité israé­lienne et qui sou­haitent néan­moins s’enrôler dans Tsahal sans devenir israélien » et sont appelés à servir dans des unités combattantes.

Une telle infor­mation, nous n’en doutons pas, ne doit pas manquer de vous alarmer. Nous vous demandons quelles mesures vous entendez prendre pour empêcher que cer­tains de nos conci­toyens ne puissent continuer à s’enrôler dans une armée d’occupation, enta­chant ainsi gra­vement l’image de la France en l’impliquant direc­tement sur un théâtre d’opération où, pour reprendre le mot de Laurent Fabius, s’est déroulé un véri­table carnage.

Il est mal­heu­reu­sement très vrai­sem­blable que tel ou tel de nos jeunes com­pa­triotes ainsi enrôlé ait été acteur direct ou indirect de crimes de guerre. Nous voulons croire qu’en ce cas votre gou­ver­nement fera dili­gence pour déférer les mis en cause à la justice.

Pour notre part, croyez, Mon­sieur le Premier Ministre, que nous res­terons très attentifs aux déve­lop­pe­ments de ce dossier.

Je vous prie d’agréer l’expression de ma profonde considération.

Taoufiq Tahani

Président de l’Association France Palestine Solidarité

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 08:41

Honte à la mairie du Mans qui passe un contrat avec une société israélienne en plein massacre à Gaza !

Par Euro-Palestine | le 12. août 2014 - 21:Share on facebook

Nous apprenons que la ville du Mans vient d’être la première en France à accepter de passer un contrat avec la société israélienne de compteurs d’eau Arad, et ceci le 15 juillet, alors qu’Israël massacrait femmes, hommes et enfants sous nos yeux. Nous devons tous réagir !

La chambre de commerce France-Israel se vante en effet du « premier contrat passé en France par la société israélienne Arad », dont les compteurs d’eau sont distribués en France par Smarteo Water.

Et cette première c’est à la ville Du Mans qu’on la doit, dont le maire (PS), et président de Le Mans Métropole, Jean-Claude Boulard, a choisi de récompenser une firme israélienne, alors que le monde entier demande des sanctions contre les crimes de guerre et contre l’humanité commis par Israël.

Et par dessus-le marché c’est dans le domaine de l’eau, cette eau volée aux Palestiniens, cette eau dont ils sont privés, cette eau qu’Israël pollue et rend impropre à la consommation à Gaza comme en Cisjordanie*, que Monsieur Boulard a choisi de donner l’argent des contribuables du Mans.

Ci-dessous la lettre que lui a envoyée une habitante du Mans :

Monsieur le Maire,

Depuis le 8 juillet 2014, un déluge de feu s’est abattu sur Gaza. Ne pouvant tolérer le processus de réconciliation entre les entités politiques palestiniennes, Israël a lancé, pour la troisième fois depuis la mise en place d’un embargo illégal, une opération génocidaire sur la bande de Gaza. Massacres ciblés de civils, bombardements des hôpitaux, des écoles, destruction des infrastructures vitales, ordres d’évacuation, les Gazaouis, dont absolument tous les droits fondamentaux sont déjà foulés aux pieds par le blocus, sont maintenant victimes d’innombrables crimes de masse et Navi Pilay, commissaire pour les Nations-Unies pour les droits de l’homme, a récemment déclaré« qu’ils (les Israéliens) semblent violer délibérément les obligations qui leur sont imposées par le droit international".

Une plainte pour crimes de guerre a été déposée, vendredi 25 juillet 2014, auprès de la Procureure de la Cour pénale internationale, par le Ministre de la Justice en exercice du Gouvernement d’union nationale de la Palestine et le Procureur général de la Cour de Gaza.

Pendant les bombardements sur Gaza, le 15 juillet, une information diffusée par le département des affaires commerciales de l’ambassade d’Israël nous apprenait que la ville du Mans avait choisi les compteurs d’eau israéliens du fabricant ARAD pour équiper la banlieue de la ville. Ces compteurs, nous dit cet article, se sont « distingués de la concurrence par leur grande fiabilité, notamment en cas de flux d’eau très faible , et leur prix attractif ».

Grâce à ce contrat, Israël qui assassine les enfants avec des drones hypersophistiqués et bombarde les canalisations d’eau potable pour empoisonner les rescapés des bombardements, peut s’offrir, avec l’appui des généreux accords d’association économiques européens, une vitrine affichant son haut niveau technologique, environnemental et sociétal , tout en pratiquant l’apartheid et l’épuration ethnique.

Nous, habitantes et habitants de l’agglomération mancelle, sommes solidaires du peuple palestinien qui résiste depuis des décennies à la colonisation et l’occupation par le régime sioniste. Nous soutenons l’appel lancé en 2005 par la société civile palestinienne au BDS, boycott, désinvestissement, sanctions contre Israël jusqu’à ce qu’il applique les lois internationales et les principes universels des droits de l’homme.

Nous appelons les femmes et les hommes de conscience à refuser d’être les complices par passivité des autorités israéliennes et de leurs alliés internationaux. Nous ne voulons pas des compteurs ARAD dans notre ville tant qu’Israël continuera à bafouer les droits fondamentaux du peuple palestinien, et nous chercherons par tous les moyens démocratiques à annuler cette décision qui nous fait honte.

MERCI D’ÉCRIRE VOUS AUSSI A M.BOULARD

Jean-Claude Boulard :

  • Adresse postale :

CS 40010. 72039 Le Mans Cedex 9

  • FAX : 0243473629

Téléphone du cabinet du maire : 0243473601

Vous pouvez envoyer copie de votre courrier à

  • MATHIEU WICQUART, Responsable eau et assainissement

au sein de l’administration territoriale des communes membres de la Communauté Urbaine Le Mans Métropole :

Hôtel de Ville Place Saint Pierre 72039 LE MANS CEDEX 9

Téléphone : 02 43 47 47 47 -Fax : 02 43 47 48 48

VIGILANCE DANS TOUTES LES MUNICIPALITÉS !

Smarteo Water, qui est le représentant exclusif en France de la société israélienne Arad (cotée à la bourse de Tel Aviv), espère bien se servir du contrat remporté au mans pour conquérir d’autres municipalités.

Nous devons TOUS veiller à ce que cela ne soit pas le cas !

Merci de contacter votre municipalité pour dire à ses responsables que vous ne voulez pas que votre argent serve à renflouer des criminels de guerre !

  • Pendant que des sociétés israéliennes viennent vanter ici leurs compteurs d’eau « intelligents » qui comptabilisent chaque goutte, voilà ce qu’Israel fait aux Palestiniens :
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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 21:37

Lettre ouverte à Monsieur le secrétaire général, Ban Ki-moon :


« Représentez le droit et la justice, ou démissionnez ! »

Pour l’humanité et le peu de crédibilité qui reste au droit international :
Au secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon,
« Représentez le droit et la justice, ou démissionnez ! »
Monsieur le secrétaire général Ban Ki-moon,
Nous, organisations des droits humains et de la communauté palestinienne soussignées, sommes extrêmement déçues par la façon dont vous remplissez votre mandat, notamment par vos déclarations manquant d’objectivité, votre incapacité à agir, et votre justification inconvenante des violations d’Israël du droit international humanitaire, lesquelles s’assimilent à des crimes de guerre. Jusqu’à aujourd’hui, vous n’avez pris aucune mesure explicite et tangible pour faire cesser les récentes attaques israéliennes dans le territoire occupé palestinien (TPO) depuis le 13 juin. De plus, vos déclarations ont été trompeuses, soit en appuyant et servant les versions falsifiées israéliennes des faits, soit comme contraires aux dispositions stipulées dans le droit international et aux intérêts de ses défenseurs, soit en justifiant par vos propos, les violations et les crimes d’Israël.
Vous avez indéniablement assumé une position partiale, à propos de l’attaque actuelle contre la bande de Gaza et des violations israéliennes en Cisjordanie, en vous abstenant de condamner clairement les actions illégales israéliennes dans le TPO, alors que, par contre, vous n’avez pas hésité à accuser – quelquefois à tort – les combattants palestiniens de la bande de Gaza de violations du droit international. On peut constater cette distorsion dans les extraits suivants :
« Le secrétaire général condamne fermement le meurtre aujourd’hui d’au moins dix civils palestiniens dans un bombardement à l’extérieur de l’école de l’UNRWA à Rafah, qui fournissait un abri à des milliers de civils. L’attaque est une nouvelle violation flagrante du droit international humanitaire, lequel exige clairement une protection par les deux parties des civils palestiniens, du personnel des Nations-Unies et des locaux des Nations-Unies, entre autres installations civiles. »
Une telle déclaration, en taisant le nom de l’auteur (Israël), n’est pas seulement partiale, mais elle est également injurieuse pour l’UNRWA, qui est un organisme des Nations-Unies, ainsi que pour les autres organismes des Nations-Unies et organisations internationales qui se battent pour apporter secours et protection aux Palestiniens dans la bande de Gaza. L’UNRWA, qui a perdu 9 membres de son personnel dans la bande de Gaza depuis le début de l’opération d’Israël Bordure protectrice, accueille environ 270 000 déplacés internes (25 % de la population de la bande de Gaza) dans ses abris. L’analyse préliminaire de l’UNRWA d’une précédente attaque contre l’une de ses écoles a montré que celle-ci avait été touchée par l’artillerie israélienne, ce qui constitue une attaque sans discernement et probablement un crime de guerre.
Qui plus est, en condamnant le stockage d’armes dans les écoles de l’UNRWA, sans en donner tous les détails et sans tenir dûment compte du droit international, vos déclarations ne font que donner votre aval aux prétextes israéliens pour prendre pour cible, de façon illégale, sans discernement, de tels biens civils.
En plus, en condamnant :
« la violation rapportée du Hamas du cessez-le-feu humanitaire accepté d’un commun accord qui a commencé ce matin. Et en se disant choqué et profondément déçu par ces développements, » le secrétaire général dévoile une acceptation téméraire de la version israélienne des faits, accusant le Hamas de violation du cessez-le-feu tout en admettant, « le secrétaire général note que les Nations-Unies n’ont aucun moyen propre de vérifier exactement ce qui s’est passé », et, encore, en exigeant « la libération immédiate et inconditionnelle du soldat (prétendument et à tort) capturé ».
La déclaration suivante illustre davantage encore l’ignorance du secrétaire général des faits sur le terrain :
« Le secrétaire général est inquiet d’apprendre que des tracts auraient été largués par les Forces de défense israéliennes dans le nord de la bande de Gaza ce soir, prévenant les dizaines de milliers d’habitants de quitter leurs maisons et d’évacuer la ville de Gaza.
« Si cela s’avérait (surligné par les signataires), cela aurait un impact humanitaire encore plus dévastateur sur les civils menacés dans ces zones de la bande de Gaza, qui ont déjà enduré d’immenses souffrances ces derniers jours. »
Or, le largage de tracts est une pratique connue depuis le début de l’opération israélienne dans la bande de Gaza, et il contribue à un scénario de plus de 480 000 déplacés internes.
Dans la même déclaration :
« Le secrétaire général exhorte (a exhorté) vivement toutes les parties à éviter toute nouvelle escalade en ce moment (notant) que toutes les parties doivent respecter l’ensemble des obligations résultant du droit international humanitaire, concernant tant les civils face aux attaques imminentes que le respect d’une proportionnalité dans toute réponse militaire, »
Ceci en exprimant une égalisation disproportionnée des deux parties au conflit et en évitant de prendre en compte l’impact bien plus important des violations perpétrées par Israël, qui ont fait au moins 1814 tués, pour la grande majorité des civils, durant son opération dans la bande de Gaza.
Monsieur le secrétaire général,
Quand, dans toutes vos déclarations, vous ne faites aucune distinction entre oppresseurs et victimes,
Quand vous citez les combattants palestiniens comme auteurs de violations et de crimes de guerre, tout en manquant, comme vous en avez l’habitude, de citer Israël en faisant référence à des actions spécifiques,
Quand vous évitez de codifier les actions israéliennes équivalant à des crimes de guerre, mais que vous insistez pour prescrire les réponses palestiniennes comme étant de graves infractions au droit international humanitaire,
Quand toujours vous prônez de façon criminelle le droit d’Israël à se défendre, alors que vous ne mettez pas en évidence le droit légitime et légal des Palestiniens à résister à l’occupation, à la colonisation et à une discrimination institutionnalisée,
Quand vous adoptez et recommandez les récits falsifiés israéliens, sans mentionner les récits des Palestiniens,
Quand vous ne tenez aucun compte des faits sur le terrain résultant clairement des attaques israéliennes, mais que vous recherchez la libération immédiate et inconditionnelle d’un soldat prétendument et à tort enlevé sur le champ de bataille,
Vous ne maintenez ni la paix ni la sécurité ; et vous ne garantissez pas non plus le respect des droits humains.
En examinant vos déclarations, il apparaît évident que vous ne remplissez pas pleinement votre mandat. Au contraire, vos déclarations n’ont pas seulement permis la continuation des meurtres par Israël contre notre population, mais elles ont aussi encouragé des États à maintenir leur appui à Israël en toute impunité. Puisque vous ne pouvez pas dire la vérité, nous vous conseillons soit de changer radicalement votre positionnement – pas seulement en parole, mais aussi dans vos efforts pour, à travers les Nations-Unies, vraiment mettre fin au conflit -, soit de démissionner. Pour nous, en continuant de remplir ce rôle, vous corroborez ce que ressent notre peuple, que vous êtes un associé, ou au moins un catalyseur, dans les violations en cours du droit international humanitaire commises par Israël contre nos familles, nos enfants, nos femmes, nos aînés ; contre notre peuple.

Signatures
—————-
Individuelles:
• Richard Falk, ancien rapporteur spécial des Nations-Unies pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967
• Luisa Morgantini, ancienne vice-président du Parlement européen
• Ahmad Muhaisen – Président de l’Association pour le jumelage des villes françaises et des camps de réfugiés palestiniens
• Breyten Breytenbach, poète, auteur, peintre et militant
• John Pilger, journaliste, cinéaste et auteur
Palestinian and international human rights and civil society organizations:
• BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights – Bethlehem
• Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Advocacy Initiative (OPGAI) – Biet Sahour
• The Alternative Information Centre (AIC) – Biet Sahour
• ADDAMEER Prisoner Support and Human Rights Association – Ramallah
• Palestinian Non-Governmental Network (Umbrella for 133 organizations)
• Palestinian General Federation of Trade Unions
• General Union of Palestine Workers
• General Union for Health Services Workers
• General Union for Public Services Workers
• General Union for Petrochemical and Gas Workers
• General Union for Agricultural Workers
• Union of Women’s Work Committees
• Palestinian Boycott, Divestment, Sanctions National Committee (BNC). The Committee includes the following organizations: Council of National and Islamic Forces in Palestine, Palestinian NGO Network (PNGO), Palestinian National Institute for NGOs, Global Palestine Right of Return Coalition, Palestinian Trade Union Coalition for BDS (PTUC-BDS), Federation of Independent Trade Unions, General Union of Palestinian Workers, Palestinian General Federation of Trade Unions, General Union of Palestinian Women, Union of Palestinian Farmers, General Union of Palestinian Teachers, General Union of Palestinian Writers, Palestinian Federation of Unions of University Professors and Employees (PFUUPE), Union of Professional Associations, General Union of Palestinian Peasants, Union of Public Employees in Palestine-Civil Sector, Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW), National Committee for Grassroots Resistance, Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI), National Committee to Commemorate the Nakba, Civic Coalition for the Defense of Palestinian Rights in Jerusalem, Coalition for Jerusalem, Union of Palestinian Charitable Organizations, Palestinian Economic Monitor, Union of Youth Activity Centers-Palestine Refugee Camps, Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Initiative.
• The Joint Advocacy Initiative of the East Jerusalem YMCA and the YWCA of Palestine (JAI) – Biet Sahour
• Baladna- association for Arab Youth – Haifa
• Hamleh – Arab center for media development – Haifa
• Al Zahra’ Society for Women Empowerment – Sakhnin
• Assiwar- The Feminist Arab Movement in Support of Victims of Sexual Assault – Haifa
• Association for the defense for the Rights of the Internally Displaced in Israel – Nazareth
• Alsebat association for heritage Preservation – Nazareth
• The Alternative Tourism Group (ATG) – Beit Sahour
• Yabous Cultural Center – Jerusalem
• The Edward Said National Conservatory of Music – Jerusalem
• Palestinian Students’ Campaign for the Academic Boycott of Israel
• Gaza BDS Working Group
• University Teachers’ Association in Palestine
• Medical Democratic Assembly
• Pal-Cinema (Palestine Cinema Forum)
• Youth Herak Movement
• Union of Women’s Struggle Committees
• Union of Synergies—Women Unit
• Union of Palestinian Women Committees
• Women’s Studies Society
• Working Woman’s Society
• One Democratic State Group
• Youth Against Israeli Settlements – Hebron
• Health Work Committees – Biet Sahour
• Land Research Center (LCR) – Hebron
• Ramallah Center for Human Rights Studies – Ramallah
• Popular Struggling Coordination Committee (PSCC) – Ramallah
• Lajee Center, Aida Refugee Camp – Bethlehem
• The EJ-YMCA Rehabilitation Program and the Beit Sahour YMCA – Beit Sahour
• Ibrahim Al Khalil Society – Hebron
• The Palestinian Prisoners Society – Bethlehem
• The Palestinian Center of Youth Action for Community Development (LAYLAC) – Dhiesheh Refugee Camp – Bethlehem
• Palestinian Grassroots Anti-apartheid Wall Campaign (Stop the Wall) – Ramallah
• Palestinian Center for Rapprochement Between People – Biet Sahour
• Amaan Center for social health, Counseling and Development – Hebron
• Popular Committee for Refugees, Qalqeliah
• Popular Committee for Refugees, Salfit
• Social Youth Center, Aqbat Jaber Refugee Camp – Jericho
• Social Youth Center, Aida Refugee Camp – Bethlehem
• Social Youth Center, Al Arroub Refugee Camp – Hebron
• Al Arroub Popular committee – Al Arroub Refugee Camp – Hebron
• Progressive Youth Union – Al Arroub Refugee Center – Hebron
• The Phoenix Center – Al Arroub Refugee Camp – Hebron
• Al Fawwar Social Center – Al Fawwar Refugee camp – Hebron
• Social Youth Center, Far’a Refugee Camp – Nablus
• Shu’fat Child Center – Shu’fat Refugees Camp – Jerusalem
• Shoruq Association, Dhiesheh Refugee Camp – Bethlehem
• Al Awda Center for Youth and children Rehabilitation – Tulkarem
• Ansar Center, Al Walajeh – Bethlehem
• Center for Defense of Liberties and Civil Rights “Hurryyat”
• The Palestinian Agricultural Relief Committee – Bethlehem
• Bethlehem Farmers Society – Bethlehem
• Ibda’a for the Development of Children Capacity, Dhiesheh Refugee Camp – Bethlehem
• The popular committee – Dhiesheh Refugee Camp – Bethlehem
• The women Centre – Dhiesheh Refugee Camp – Bethlehem
• The popular committee – Al Azza Refugee Camp – Bethlehem
• Al Phoenix Center – Dhiesheh Refugee Camp – Bethlehem
• Al Walaja Women Center – Al Walaja – – Bethlehem
• Not to Forget – Jenin Refugees Camp – Jenin
• Environmental Education Center – Beit Jala
• The National Charitable Society – Al Khader
• The Right of Return Committees in Bethlehem – Bethlehem
• Al Walaja Popular Committee – – Bethlehem
• Al Walaja Sports Club – Al Walaja – – Bethlehem
• Al Walaja Agriculture society – Al Walaja – – Bethlehem
• The Palestinian anti-Wall and Settlements committees – Ramallah
• MA’AN Development Center – Ramallah
• The Association of Palestinian prisoners and x-prisoners – Bethlehem
• Susya Popular Committee – Hebron
• Dair Abu Misha’al Popular committee – Ramallah
• Al Tawasul Forum Society – Gaza Strip
• The International Solidarity Movement.
• The Refugees Rights Center –‘Aidoon – Lebanon
• Association Najdeh – Lebanon
• Ajyal Association – Lebanon
• The Refugees Rights Center –‘Aidoon – Syria
• Union of Arab Jurists – Jordan
• The National Institution of Social Care & Vocational Training – Jordan
• Australians for Palestine – Australia
• Women for Palestine – Australia
• Collective urgence Palestine – Switzerland
• Palestina Rossa – Italy
• Fronte Palestina – Italy
• The Association of Humanitarian Lawyers
• International Educational Development, Inc
• International Lawyers – Switzerland
• Tamkeen-Arab group – Switzerland
• The BDS campaign in France – France
• The association for twining French cities and Palestinian refugees camp – France
• The International Organization for the Elimination of All Forms of Racial Discrimination (EAFORD)
• International society for Human Rights
• Czech Friends of Palestine
• Initiative for a just peace in the Middle East – Czech Republic
• Nord-Sud XXI
• International Association Against Torture
• The Palestine Solidarity Allegiance South Africa
• Palestine Legal Action Network
• Russell Tribunal on Palestine
• Campaign BDS France,
• 14 Friends of Palestine (Marin, CA)
• Canada Palestine Association
• Voice of Palestine
• People for Peace, London, CA
• United States Palestinian Community Network
• Labor for Palestine NY
• Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network
• US Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel
• Palestine Human Rights Campaign Auckland
• Al-Awda NY
• Jews for Palestinian Right of Return
• Jews Against genocide
• Palestine Solidarity Alliance, South Africa
• Assopace
• Boycott! Boycott From Within
• Boycott Israeli Apartheid Campaign – Vancouver
• BDS Switzerland
• Palestinian solidarity community (PSC), USA
• Jewish Voice for Peace (JVP), USA
• BDS (Boycott Divestment and Sanctions), South Africa
• Football Against Apartheid
• Palestine Solidarity Campaign, South Africa
• The Palestinian Community in Germany
• The Palestinian Community in Bonn – Germany
• BDS Group Bonn – Germany
• The Palestinian-German Medical Society – Germany
Badil : http://www.badil.org/en/press-releases/146-2014/4299-press-eng-19
Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 02:29

Solidarité avec le Parti communiste d'Ukraine (PCF)

Jeudi, 24 Juillet, 2014

Les députés du Parti communiste d'Ukraine viennent d'être exclus du Parlement ukrainien quelques jours après que celui-ci ait fait voter une loi demandant l'interdiction pure et simple du Parti communiste d’Ukraine et de tous ses symboles. Le procès contre le KPU se tient ce 24 juillet à Kiev.

Le PCF exprime sa solidarité envers le KPU et condamne ce nouvel acte ignominieux que s'apprête à commettre le pouvoir ukrainien à l'encontre d'un parti qui a déjà dû subir depuis de longs mois d'intolérables agressions, intimidations et chantages.

Alors que l'Ukraine subit une grave crise politique et maintenant un conflit armé qui peuvent avoir de lourdes conséquences pour l’avenir de ce pays et de son peuple ; et que, par ailleurs, son gouvernement vient de signer un accord d'association avec l'Union européenne: comment justifier que des dispositions essentielles de la charte des Nations Unies, de la Déclaration universelle des droits de l'homme ainsi que de la Charte européenne des droits de l'homme ,garantissant notamment les droits d'association et d'expression des partis politiques puissent être ainsi aussi arbitrairement bafouées.

Le parti communiste d’Ukraine n'a cessé de proclamer, à tout moment, que son opposition au pouvoir actuel, s’exerçait sur la base d'une démarche démocratique. C’est dans ce cadre qu’il a notamment exprimé son opposition aux accords économiques en cours, son exigence de profondes réformes constitutionnelles permettant à l’ensemble du peuple ukrainien d’exercer son droit à une pleine souveraineté, sans pressions ni ingérences extérieures ; son refus de la guerre qui touche l’est du pays et la nécessité de parvenir à une résolution pacifique du conflit en cours.

Dans ces conditions, l’interdiction du Parti communiste d’Ukraine constituerait une violation des droits civils et politiques fondamentaux dans ce pays, et serait profondément dommageable à la légitimité démocratique et au respect des « valeurs » de l’Union européenne, dont les nouvelles autorités politiques au pouvoir, prétendent se réclamer.

Le Parti communiste français demande au gouvernement français d’intervenir de toute urgence auprès du Président ukrainien Piotr Porochenko pour que soit levée la demande d’interdiction du Parti communiste d’Ukraine et pour que soit respectée ainsi dans ce pays, les droits d’expression et d’association politique exercés dans un cadre démocratique.

Le PCF appelle à renforcer d'autant plus la solidarité avec le Parti communiste d'Ukraine et toutes les organisations progressistes qui luttent pour leurs droits sociaux et démocratiques et pour la souveraineté de leur pays.

Le Parti communiste français

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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 18:58
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 21:36

Palestine : cessez-le-feu immédiat

Le bilan de l'opération « barrière de protection », véritable punition collective contre le peuple palestinien lancée par Israël dans le but avoué de mettre fin à l'unité palestinienne retrouvée a causé en 3 jours dans un déluge de bombardements la mort d’au moins 85 morts palestiniens, dont 25 enfants, 14 femmes et 12 personnes âgées en trois jours, et plus de 500 blessés. Au prétexte de combattre le Hamas auquel il fournit un prétexte pour verser dans la violence, Israël mène en réalité la guerre au peuple palestinien – la communauté internationale se doit de s'opposer à cette entreprise de chaos.

Une réunion d’urgence de l’ONU, demandée par l’Autorité palestinienne, a lieu ce 10 juillet : pour le PCF, la responsabilité de la France est que cette réunion débouche absolument sur un cessez-le-feu immédiat, la condamnation des actes de guerre illégaux commis par Israël, et la convocation urgente d’une réunion multilatérale pour créer les conditions d'une sortie de crise. Le Conseil de sécurité a le devoir d'assurer la protection et la sécurité de la population palestinienne.

La France doit jouer un rôle positif pour la désescalade de la violence et pour la paix. De ce point de vue, les déclarations partiales du président François Hollande qui, dans un communiqué, "a exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquette en provenance de Gaza" sans un seul mot pour les victimes palestiniennes ne sont pas acceptables abandonnant, au mépris des engagements français, les Palestiniens à leur sort. Les États-Unis, qui pour leur part sont sortis de leur silence pour appeler la gouvernement de Netanyahou a plus de « retenue » font à leur tour preuve de lâcheté politique quand il s'agirait de mettre tout en œuvre sur le plan politique pour mettre un terme aux violences.

Le PCF appelle le gouvernement français et l'Union européenne à prendre toutes leurs responsabilités et à cesser toute coopération et les accords d'association avec Israël tant que le droit international ne sera pas respecté, que les bombardements et la colonisation se poursuivront.Sans condamnation, ni sanctions il n'y a pas de chemin vers la paix possible.

Le PCF participera demain à une délégation au ministère des affaires étrangères du Collectif national pour une paix Juste et durable entre Pales­ti­niens et Israé­liens, dont il est membre, pour obtenir une réelle initiative de paix de la part de la France, et appelle au rassemblement devant le ministère des Affaires étrangères - métro Invalides

vendredi 11 juillet à 16 heures

Pour l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza

Pour l’arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem

Pour la levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza

Pour des sanc­tions immé­diates contre Israël jusqu’au respect du droit international

Pour le soutien au gouvernement d’entente nationale

Parti communiste français,

Paris le 10 juillet 2014

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 04:37

Femmes Communistes : « Soutien à nos sœurs du Nigeria »

#Bring back our girls

mercredi 14 mai 2014

Dans un communiqué diffusé par le PCR, les Femmes Communistes affirment leur solidarité aux lycéennes enlevées au Nigeria, et soutiennent toutes les initiatives favorisant leur libération. « En tant que femmes réunionnaises, nous ne pouvons tolérer que le traitement subi par nos ancêtres soit encore infligé à des êtres humains au 21e siècle », soulignent les Femmes Communistes, sous la signature de Ginette SINAPIN, Sylvie MOUNIATA, Firose GADOR et Camille DIEUDONNE.

Samedi dernier à l’Espace citoyen de Saint-Paul, les Réunionnais ont apporté leur contribution au succès de la commémoration du 10 mai, Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Cette célébration a permis de débattre des conséquences de l’esclavage, et de rappeler que le peuple réunionnais est bien né d’un crime contre l’humanité. La sueur, le sang et les larmes des esclaves ont permis d’accumuler les richesses nécessaires au développement du capitalisme en Occident.

Dans cette exploitation, les femmes étaient encore plus victimes que les hommes. Considérées comme des meubles, elles pouvaient être arrachées à leurs enfants sur simple volonté d’un esclavagiste. C’est dans cette violence quotidienne que s’est fait le métissage réunionnais, par des unions forcées entre des femmes réduites en esclavage et ceux que la loi considérait comme leurs maîtres. Aujourd’hui encore, ce crime contre l’humanité existe encore. Des êtres humains en capturent d’autres pour les revendre comme une marchandise. C’est ce crime qui a été perpétré par Boko Haram au Nigeria, voici 28 jours.

Plus de 200 jeunes filles ont été enlevées dans un lycée. Elles sont retenues dans un camp retranché. Les ravisseurs ont dit leur volonté de les vendre, et d’en utiliser une partie comme monnaie d’échange pour exiger la libération de membres de Boko Haram prisonniers au Nigeria.

En tant que femmes réunionnaises, nous ne pouvons tolérer que le traitement subi par nos ancêtres soit encore infligé à des êtres humains au 21e siècle. C’est pourquoi nous saluons la mobilisation pour la libération de nos sœurs du Nigeria. Nous soutenons également toutes les initiatives actuelles et futures allant dans ce sens.

Ce crime rappelle que malheureusement dans le monde, une femme sur trois subira des violences dans sa vie. La Réunion n’est pas épargnée. Souhaitons que la mobilisation autour de la libération de nos sœurs du Nigeria permette de favoriser une prise de conscience à La Réunion : l’union des Réunionnais pour le développement est la seule manière de faire reculer durablement les violences faites aux femmes.

P/ Les Femmes Communistes

Ginette SINAPIN ; Sylvie MOUNIATA ; Firose GADOR ; Camille DIEUDONNE

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BRUNO FORNACIARI

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