Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 14:38

Nouvel appel à solidarité du PC d'Ukraine : le gouvernement pro-européen passe à l'action pour interdire un parti de 120 000 militants

Nouvel appel à solidarité du PC d'Ukraine : le gouvernement pro-européen prêt à interdire un parti de 120 000 militants

Appel à la solidarité du Parti communiste d'Ukraine

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Chers camarades !

Le gouvernement ukrainien actuel mène une politique qui crée des conditions rendant impossible l'existence du Parti communiste d'Ukraine, poussant à l'interdiction de son activité.

Nous vous informons que les services secrets ukrainiens collectent activement du matériel sur l'activité du Parti communiste, falsifient des documents du KPU, créent des bases de données de militants, avec l'aide d'extrémistes manipulés qui détruisent les immeubles et propriétés, empêchent toute campagne auprès des électeurs, tout en organisant des attaques physiques et des pressions morales contre les membres du parlement ukrainien et responsables de comités régionaux du parti.

Aujourd'hui, tout le monde sait que le Ministère de la Justice d'Ukraine attend les contributions des services secrets, et va demander à la Cour suprême d'Ukraine l'interdiction du Parti communiste d'Ukraine.

Des hauts responsables ukrainiens sont responsables de ces activités. Parmi eux, le Chef du Conseil de défense et de sécurité nationales et du Andrei Parubiy, le responsable des services de sécurité d'Ukraine Valentin Nalyvaychenko, le président du parlement Alexander Turchinov etc.

On en vient désormais à un traitement extrêmement dur réservé à tous les communistes ukrainiens, qui sont la seule force politique qui a toujours défendu une politique dans les intérêts des gens du peuple.

Le parti communiste d'Ukraine représente désormais une véritable menace pour le gouvernement actuel, au vu de son intégrité et de son unité. Le Parti communiste d'Ukraine représente un lien pour des millions de gens mécontents des actions des autorités et leurs alliés : les forces ultra-radicales.

En usant de la violence contre la force politique d'opposition, le gouvernement actuel persiste dans sa politique anti-populaire, anti-étatique et diviseuse, celle du « deux poids, deux mesures », sous le couvert de la lutte pour des valeurs « européennes » qu'il contredit dans sa pratique, transformant l'Ukraine en un pays doté d'un gouvernement fasciste.

En nous accusant d'être des forces déloyales et en nous demandant de renoncer à nos croyances, le gouvernement d'Ukraine prouve qu'en Ukraine il n'existe plus de démocratie, de liberté d'expression, d’État de droit.

Cependant, la conséquence c'est que le peuple d'Ukraine ne peut pas atteindre son idéal de paix et de tranquillité. En attisant les haines et la xénophobie, le gouvernement ukrainien actuel ne fait qu'alimenter le conflit social en Ukraine et créer les conditions d'une guerre civile.

Nous en appelons à vous, chers camarades, pour que vous exprimiez votre solidarité avec les 120 000 communistes ukrainiens, formiez un front uni pour condamner les actions cohérentes des autorités ukrainiennes visant à interdire le Parti communiste d'Ukraine.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 12:28
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 10:02

 

Pierre Laurent a partagé le statut de PCF - monde.
17 min ·  

Parti Communiste d’Ukraine

Appel aux partis communistes, aux partis des travailleurs et aux partis de gauche.

Chers camarades, Chers Amis,

Avant toute chose, je voudrais remercier toutes les forces communistes et de gauche pour le soutien que vous avez apporté et continuez d’apporter au peuple ukrainien et en particulier au Parti Communiste d’Ukraine.

Dans cette période difficile, travaillant sans relâche dans des conditions pénibles, des dizaines de milliers de communistes continuent à défendre nos idéaux communs et les intérêts du peuple. Mais, nous avons aussi besoin du soutien et de la solidarité du Mouvement mondial des communistes, des travailleurs et de la gauche.

Avant les évènements tragiques qui se sont déroulés du 20 au 22 Février 2014, lorsque pendant des émeutes à Kiev un grand nombre de nos concitoyens ont été tués, nous vous avons constamment informés de notre position. Nous avions alors souligné le rôle oppressant des interventions étrangères dans les affaires de l’Ukraine et la nécessité 
d’organiser un dialogue élargi à toutes les forces politiques d’Ukraine, afin de stabiliser la situation de grande tension, 
de créer une autorité de contrôle nationale indépendante du pouvoir en place, de procéder à un référendum à l’échelle nationale, afin que le peuple ukrainien puisse décider légalement et légitimement de son destin et de mettre en place l’élection obligatoire des juges et une réforme politique pour décentraliser le pouvoir d’Etat en Ukraine.

Cependant, nos appels n’ont pas été entendus, ni par le Président d’alors Ianoukovitch, ni par les chefs de l’opposition d’alors, ce qui a eu pour résultat que l’Ukraine a été au bord de la division sociale et politique, de l’anarchie.

Ce qui est le plus tragique dans la situation actuelle de l’Ukraine est l’absence quasi-totale d’une autorité gouvernementale et d’un ordre légal dans le pays, en conséquence de la démoralisation totale de tous les acteurs du système d’application des lois en Ukraine. Actuellement, personne n’applique la loi de manière légale.

Dans cette situation, c’est la vengeance qui devient force de loi et qui arme le mouvement nationaliste radical et d’extrême-droite, lequel se livre, au nom des gagnants de la Révolution, à des expropriations de citoyens, à la violence, à des actes d’intimidation.

Par conséquent, actuellement la situation est hors contrôle et les chefs actuels du système d’application des lois, qui sont des membres de l’opposition d’hier, au mieux ne possèdent pas d’informations sur les groupes armés et au pire sont eux-mêmes les partenaires silencieux de la situation d’illégalité qui règne en Ukraine.

Les militants du Parti Communiste d’Ukraine se trouvent donc placés au premier rang des personnes attaquées, car depuis longtemps les Nationalistes Ukrainiens et les Superpuissances Occidentales rêvent de supprimer le mouvement communiste en Ukraine.

Dans cette situation de destruction complète du système légal, on utilise contre les Communistes d’Ukraine le chantage, l’intimidation, les agressions physiques, la saisie illégale de propriétés et de moyens médiatiques du parti, c’est-à-dire qu’on créé les conditions d’une paralysie complète du Parti Communiste d’Ukraine.

L’exemple le plus évident en est la confiscation de l’immeuble « Révolutionnaires », le Siège Central du Parti Communiste à Kiev qui est la propriété du Parti Communistes, ainsi que de biens personnels appartenant à des employés qui travaillaient dans cet immeuble. Un très grand nombre de nos bureaux régionaux ont également été pillés et brûlés.

En Ukraine, où règne l’anarchie totale, ont été détruits des centaines de monuments
- de l’époque soviétique, 
- d’éminentes personnalités de l’histoire ukrainienne, 
- de la deuxième guerre mondiale, et autres.

Malheureusement, tous ces évènements tragiques sont le résultat de la politique d’autodestruction de nombreuses forces politiques qui, dans leur lutte pour le pouvoir, ignorent la notion de compromis et de dialogue avec leurs adversaires, et qui, en se servant de slogans « oppositionnels », ont maintenant le droit de créer une situation d’illégalité.

Toutefois, dans cette période d’épreuves difficiles, le Parti Communiste d’Ukraine continue de protéger les intérêts des gens ordinaires, de lutter pour l’application des objectifs de son programme, de rétablir les conditions de travail de nos militants et de chercher à mettre en place les conditions fondamentales pour réanimer et faire grandir l’influence du Parti Communiste d’Ukraine à travers tout le pays.
Nous continuons à défendre les intérêts du peuple ukrainien en matière de préservation de notre intégrité territoriale, ce qui appelle, à un dialogue aussi large que possible entre toutes les forces politiques.

Le Parti Communiste d’Ukraine pense que la fédéralisation et l’attribution de pouvoirs plus grands aux régions d’Ukraine pourront préserver l’intégrité territoriale du pays et créer les conditions d’un retour à la paix, à l’harmonie et à la compréhension entre les citoyens ukrainiens de l’ensemble de notre pays.

Le Parti Communiste d’Ukraine appelle tous les mouvements communistes, les mouvements de travailleurs et de gauche à continuer à nous apporter leur entier soutien et leur coopération dans la bataille difficile pour nos principes et nos objectifs communs.
De la part de nos milliers de militants, nous vous remercions d’avance.

Sincèrement, 
Le Premier Secrétaire du Comité Central du Parti Communiste d’Ukraine, Petro SYMONENKO

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 14:26

 

Rencontre AFPS-PCF : Communiqué commun

 

Une rencontre a eu lieu jeudi 20 mars entre Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et Taoufiq TAHANI, président de l'Association France Palestine solidarité (AFPS) au siège du PCF. Étaient également présents : Lydia Samarbakhsh, chargée des Relations internationales à la Coordination nationale du PCF, et Didier Fagart, secrétaire général de L'AFPS.

La rencontre qui s’est déroulée dans un excellent climat avait pour objectif de procéder à un échange de vues sur la situation de la Palestine et d’examiner, à la fois, les exigences politiques à porter à l'attention du gouvernement français, et les actions communes susceptibles d’être menées en ce sens.

Les deux parties partagent la même appréciation et inquiétude de la situation sur le terrain, et des difficultés majeures auxquelles font face les Palestiniens, sur le plan politique, économique et social, ainsi que sur la responsabilité première du gouvernement israélien dans le maintien de cette injustice, qui constitue une violation permanente du droit international. Ils ont souligné les obstacles majeurs à tout processus de paix que représentent:

 L’occupation de la Cisjordanie par l’armée israélienne, la répression des manifestations pacifiques des Palestiniens, les arrestations arbitraires ;

- La poursuite de la colonisation, tant dans la zone C de Cisjordanie qu’à Jérusalem Est, pour empêcher la création de l’État palestinien ;

- Le blocus de Gaza appliqué par l’État d’Israël depuis 7 ans et qui place 1.7 million de Palestiniens dans une situation humanitaire insupportable.

Cette situation est connue de tous, et dénoncée par une grande majorité de pays, à l’Assemblée générale de l’ONU, dans les comités spécialisés, et dans nombre d’autres instances internationales et de la société civile.

En revanche, la volonté politique pour y mettre fin fait défaut et se traduit par l’inertie des gouvernements et de l'Union européenne qui se défaussent sur les négociations bilatérales entre Israéliens et Palestiniens, alors que ces négociations ne peuvent déboucher, sans un cadre multilatéral fondé sur le droit international.

Le gouvernement israélien actuel jouit ainsi d'une impunité sans limite qu'il comprend comme un encouragement à poursuivre sa politique néfaste pour les deux peuples, palestinien et israélien.

S’agissant de l’Union européenne, si les « lignes directrices » constituent un premier pas important dans l’affirmation du droit, nous sommes encore loin du compte. Il est temps de traduire en actes l’opposition à la politique de colonisation menée par le gouvernement israélien et d’appliquer des sanctions contre Israël tant que celui-ci continue d'ignorer le droit.

La France de son côté peut et doit agir. En cette année de solidarité mondiale avec le peuple palestinien à l'initiative de l'ONU, le rôle de la France doit être déterminant pour ouvrir la voie d'une paix juste et durable.

Les deux parties se sont accordées sur les exigences qu’elles portent à l'attention du président français et du gouvernement, et qui engagent la responsabilité de notre pays:

1. La reconnaissance pleine et entière par la France de l’Etat de Palestine, dans le prolongement de ses votes pour l’admission à l’Unesco et l’AG de l’ONU: un soutien sans faille doit être apporté aux demandes d'adhésion de la Palestine aux instances internationales auxquelles elle candidate;

2. L’identification pour l'interdiction sur le territoire français des produits des colonies israéliennes;

3. La recommandation explicite aux entreprises françaises de ne pas engager de relations d’affaires avec toute entreprise ou collectivité israélienne qui participe, directement ou indirectement, à la colonisation;

4. Le soutien à l'exigence et à un processus de dénucléarisation régionale;

5. Le retrait des circulaires du ministère de la Justice de février 2010 et mai 2012 (dites circulaires Alliot-Marie et Mercier), supports des poursuites menées aujourd’hui contre les militants français pour leur participation au boycott citoyen.

L'AFPS et le PCF ont également convenu de conjuguer leurs efforts pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers politiques palestiniens actuellement détenus illégalement en Israël.

Nos organisations conjugueront leurs efforts pour populariser et porter ces exigences politiques de justice et de paix qui rencontrent d’ores et déjà un large soutien dans l’opinion française.

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:49

Israel/Palestine : "Stop à l'escalade militaire"

 

À quelques jours de la fin du délai des négociations, le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu fait le choix de l'escalade militaire et de la violence. Il a multiplié les raids aériens sur Gaza dans la nuit du 12 au 13 mars en riposte au tir d'une soixantaine de roquettes du Jihad islamique, eux-mêmes en réplique aux "exécutions extra-judiciaires" par l'armée israélienne de trois des leurs, mardi. Les raids israéliens ont fait plus de dix morts palestiniens dont personne ne parle.


Cet engrenage bien huilé ne peut conduire qu'à un déchaînement de violence sur les populations civiles – les habitants de Gaza l'ont subi tout l'hiver dans l'indifférence générale. La France, qui présidait pourtant le Conseil de sécurité de l'ONU tout le mois de décembre, est restée totalement silencieuse durant ces longs mois.
Ce matin, le ministère français des Affaires étrangères a condamné les tirs de roquettes venant de Gaza mais passe sous silence les raids israéliens. De son côté, David Cameron en visite officielle en Israël a fait de même.
Tous ont laissé le processus de dialogue s'enliser dans l'obstination du gouvernement israélien et des colons à poursuivre le blocus de Gaza, la colonisation et l'occupation, et à maintenir emprisonnés plus de 5 000 Palestiniennes et Palestiniens, de tous âges, pour motif politique.

Cette année 2014 a été proclamée par l'ONU, année mondiale de la solidarité avec le peuple palestinien mais quand leur président appelle à stopper l'escalade, les « grandes puissances », si promptes à invoquer le droit international et la responsabilité de protéger les peuples, sont aux abonnées absentes. Pourquoi ?
La France semble ne plus avoir d'autre « politique arabe » désormais que celle d'abandonner les Palestiniens à leur sort, de faire le dos rond face à la droite israélienne la plus extrême, et d'attiser les conflits régionaux en suggérant d'ajouter la guerre à la guerre, comme en Syrie.

Le PCF exprime sa solidarité avec le peuple palestinien, en Cisjordanie et à Gaza, pris dans l'étau de la violence, de la misère et des humiliations, et sa solidarité avec les Israéliens qui s'opposent à la politique de leur gouvernement. La stratégie de Benjamin Netanyahu est celle de l'insécurité permanente pour tous les peuples de la région, elle ne mènera qu'à plus de chaos.


La France doit, par voix officielle, condamner les raids israéliens et reprendre l'initiative politique pour qu'un processus politique, dans un cadre multilatéral, ouvre le chemin de la paix et de la justice.

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 07:14

Israel/Palestine : "Stop à l'escalade militaire"

 

À quelques jours de la fin du délai des négociations, le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu fait le choix de l'escalade militaire et de la violence. Il a multiplié les raids aériens sur Gaza dans la nuit du 12 au 13 mars en riposte au tir d'une soixantaine de roquettes du Jihad islamique, eux-mêmes en réplique aux "exécutions extra-judiciaires" par l'armée israélienne de trois des leurs, mardi. Les raids israéliens ont fait plus de dix morts palestiniens dont personne ne parle.


Cet engrenage bien huilé ne peut conduire qu'à un déchaînement de violence sur les populations civiles – les habitants de Gaza l'ont subi tout l'hiver dans l'indifférence générale. La France, qui présidait pourtant le Conseil de sécurité de l'ONU tout le mois de décembre, est restée totalement silencieuse durant ces longs mois.


Ce matin, le ministère français des Affaires étrangères a condamné les tirs de roquettes venant de Gaza mais passe sous silence les raids israéliens. De son côté, David Cameron en visite officielle en Israël a fait de même.


Tous ont laissé le processus de dialogue s'enliser dans l'obstination du gouvernement israélien et des colons à poursuivre le blocus de Gaza, la colonisation et l'occupation, et à maintenir emprisonnés plus de 5 000 Palestiniennes et Palestiniens, de tous âges, pour motif politique.

 

Cette année 2014 a été proclamée par l'ONU, année mondiale de la solidarité avec le peuple palestinien mais quand leur président appelle à stopper l'escalade, les « grandes puissances », si promptes à invoquer le droit international et la responsabilité de protéger les peuples, sont aux abonnées absentes. Pourquoi ?


La France semble ne plus avoir d'autre « politique arabe » désormais que celle d'abandonner les Palestiniens à leur sort, de faire le dos rond face à la droite israélienne la plus extrême, et d'attiser les conflits régionaux en suggérant d'ajouter la guerre à la guerre, comme en Syrie.

 

Le PCF exprime sa solidarité avec le peuple palestinien, en Cisjordanie et à Gaza, pris dans l'étau de la violence, de la misère et des humiliations, et sa solidarité avec les Israéliens qui s'opposent à la politique de leur gouvernement. La stratégie de Benjamin Netanyahu est celle de l'insécurité permanente pour tous les peuples de la région, elle ne mènera qu'à plus de chaos.

 

La France doit, par voix officielle, condamner les raids israéliens et reprendre l'initiative politique pour qu'un processus politique, dans un cadre multilatéral, ouvre le chemin de la paix et de la justice.

 

PCF

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 06:56

Communiqué commun : rencontreAFPS-​​CGT

AFPS/​CGTvendredi 14 mars 2014

Thierry Lepaon, Secré­taire Général de la CGT, accom­pagné de Wolf Jäcklein, res­pon­sable du Dépar­tement Inter­na­tional de la CGT, Ozlem Yil­dirim, conseillère confé­dérale en charge du Proche et Moyen-​​Orient, a reçu une délé­gation de l’Association France Palestine Soli­darité (AFPS) com­posée de son Pré­sident, Taoufiq TAHANI et de Robert Kissous, membre de Bureau National en charge des rela­tions avec le monde asso­ciatif et syndical.

L’entretien, qui s’est déroulé dans un climat très cha­leureux, a abordé dif­fé­rentes ques­tions liées au conflit israélo-​​palestinien et exploré des pistes pour conso­lider les actions com­munes aux deux orga­ni­sa­tions en faveur d’une paix juste et durable entre Pales­ti­niens et Israé­liens. La CGT et l’AFPS s’inquiètent de la dété­rio­ration de la situation du fait de la poli­tique colo­niale des auto­rités israé­liennes. En effet, celles-​​ci conti­nuent, au mépris du Droit inter­na­tional, à :

1) Pour­suivre l’accaparement des terres et des res­sources pales­ti­niennes par une colo­ni­sation à marche forcée qui sape les chances d’une solution juste et durable basée sur le principe de deux états, israélien et pales­tinien avec pour fron­tières celles d’avant 1967, confor­mément au droit international.

2) Imposer à Gaza un blocus ter­restre, aérien et maritime insou­te­nable qui annihile toute pers­pective d’avenir pour la popu­lation et la jeu­nesse palestiniennes.

3) Accentuer la répression vis-​​à-​​vis des Palestiniens.

4) Vider Jérusalem-​​Est de sa popu­lation pales­ti­nienne à coup de démo­li­tions de maison et de retrait de la carte de résident pour les Palestiniens.

Cette poli­tique israé­lienne, constitue aux yeux de la com­mu­nauté inter­na­tionale, un obs­tacle majeur à la paix. En outre, la CGT et l’AFPS sont conscientes que l’immobilisme a une lourde res­pon­sa­bilité dans la dété­rio­ration de la situation. C’est pourquoi nos deux orga­ni­sa­tions sont en contact avec toutes les forces de paix, israé­liennes et palestiniennes.

Tout en saluant les lignes direc­trices euro­péennes et l’engagement de cer­tains pays euro­péens contre la colo­ni­sation, nos deux orga­ni­sa­tions s’inquiètent du silence de la France, qui ne joue plus un rôle moteur en faveur de la paix.

La CGT s’engage par ailleurs dans une démarche conjointe avec ses homo­logues pour déve­lopper un posi­tion­nement commun sur l’interdiction d’importer les pro­duits des colonies en Europe.

Animés par leur volonté de voir un jour régner la paix dans cette partie du monde, nos deux orga­ni­sa­tions entendent agir en faveur de celle-​​ci en s’engageant clai­rement pour demander au gou­ver­nement français :

1) L’interdiction d’entrée des pro­duits des colonies dans le marché européen et notamment en France.

2) D’imposer des règles de conduite claires aux entre­prises fran­çaises les décou­ra­geant de déve­lopper une activité dans les colonies ou avec des entre­prises ayant une activité éco­no­mique dans les colonies.

3) La relaxe des mili­tants pour­suivis pour leur par­ti­ci­pation à des actions de boycott et l’abrogation de la cir­cu­laire Alliot-​​Marie qui porte une atteinte grave à la liberté d’expression.

Par ailleurs la CGT et l’AFPS entendent agir pour mettre fin à la détention poli­tique en sou­tenant la « cam­pagne inter­na­tionale pour la libé­ration de Marwan Bar­ghouti et tous les pri­son­niers poli­tiques palestiniens ».

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 15:13
Dimanche 2 mars 2014

Nicolas Maduro reprend l’initiative. Retour de la paix… et du Carnaval.

A la fin de janvier 2014 s’est produit un fait inédit : des leaders de l’opposition et le gouvernement ont commencé à plancher ensemble sur la sécurité citoyenne, à la suite de l’appel de Nicolas Maduro à construire un “agenda commun”. Ce dialogue fut interrompu par la tentative de coup d’État d’une droite qui refuse le choix d’une majorité d’électeurs (1).

Ce 1er mars, tandis que ces groupes violents, bien qu’encouragés par les mensonges des médias internationaux, se désagrègent, la firme privée de sondages InternationalConsulting Services indique que 80,9% des vénézuéliens appuient l’initiative du président Maduro d’avoir renoué jeudi dernier avec la conférence de paix. Dans cette étude (2) réalisée les 27 et 28 février dans 900 foyers des principales villes du pays avec une marge d’erreur de 3%, 85,4 % des persones interrogées se disent en désaccord avec la poursuite des violences et 91,3% en faveur du respect strict de la Constitution.

 

Maduro conferencia de paz jueves 27

 


Le 27 février des représentants des mouvements sociaux, politiques et religieux, des intellectuels et des leaders de l’opposition ont donc répondu positivement à l’invitation de Maduro à reprendre les travaux à Caracas (photo). Seule la “Plate-forme de l’Unité Démocratique” (MUD, droite) a refusé d’y participer. 72 % des vénézuéliens sondés par ICS considèrent comme mauvaise cette décision.

 

 

 image_preview

 

Un refus également critiqué par la présidente argentine Cristina Fernandez qui a dénoncé le samedi 1 mars “la tentative de coup d’État contre la République Bolivarienne” et a recommandé à l’opposition vénézuélienne ”d’attendre les prochaines élections pour tenter sa chance dans les urnes, sans mettre en péril la démocratie, ou de faire usage en 2016 du référendum révocatoire, le Vénézuéla est le seul pays du monde, en tout cas de la région, où existe le droit de demander la révocation d’un président à mi-mandat”.  “Croyez-moi, a t-elle ajouté, il serait fatal pour toute la région, pour cette intégration latino-américaine dans laquelle nous avons tant avancé en résolvant tant de problèmes sans intervention externe, de permettre que des vents extérieurs détruisent un pays frère, c’est pourquoi indépendamment des idées, nous devons défendre la démocratie”. (3)

Comme l’écrit le politologue argentin Juan Manuel Karg (4), “le gouvernement bolivarien semble reprendre fortement l’initiative. Le large consensus sur la nécessité de pacifier la conjoncture politique du pays montre un antagonisme clair avec le cycle de protestations de rue menées contre le gouvernement ces deux dernières semaines.”

Pendant ce temps, la grande majorité des vénézuéliens descend dans la rue… pour fêter le Carnaval.


BhqPedTIgAAA4i_.jpg large

Caracas, 1 mars 2014

BhqCgPPIMAAuxDB.jpg large

Photos : plages des états d’Aragua et de Vargas.

BhqFJynIUAEnhPs

 

On s’attend à un mouvement d’environ 17 millions de personnes  à l’intérieur du  territoire. Tous les billets d’avion (en interne et pour l’étranger) ont été vendus. Alors que l’extrême droite avait affirmé  manifester “contre la vie chère” – une thèse reprise par les médias du monde entier – ce boom s’explique par la hausse des salaires, la baisse du chômage (5) et les subventions au tourisme populaire. Malgré la guerre économique et l’inflation, un nombre croissant de citoyens peut jouir de vacances. Une ambiance très “Front populaire”  - lorsque les premiers congés payés en France (1936) virent les familles de travailleurs débarquer sur la Côte d’Azur, au grand dam de la bourgeoisie.

T. D., Caracas, le 2 mars 2014.

Notes :

(1)  Voir l’article de Maurice Lemoinehttp://venezuelainfos.wordpress.com/2014/02/20/strategie-de-la-tension-au-venezuela-par-maurice-lemoine/

(2)  http://www.avn.info.ve/contenido/ics-809-venezolanos-apoya-conferencia-paz

(3)  Lire http://www.telesurtv.net/articulos/2014/03/01/cristina-fernandez-ratifica-apoyo-a-democracia-de-venezuela-3857.html

(4)  Lire “Nicolas Maduro retoma la iniciativa” de Juan Manuel Karg,http://www.rebelion.org/noticia.php?id=181465

(5)  Voir http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/01/22/venezuela-laugmentation-du-salaire-et-la-baisse-du-chomage-continuent/

 

URL de cet article :

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 23:38

Capture d'écran d'un reportage TV de l'AFP sur le Venezuela

Monde - le 17 Février 2014

Venezuela

Venezuela: quand l’"objectivité" journalistique se perd dans les ruelles de Caracas

Étrange engouement médiatique qui vilipende trop souvent le gouvernement vénézuélien depuis que ce dernier, porté par une majorité d’électeurs, affiche 
la couleur du rouge. L'analyse de Cathy Ceïbe.


Le Venezuela passionne. Du papier au Net, des reportages télévisés aux récits radiophoniques, 
la nation de Bolivar défraie les chroniques. 
Les événements à l’œuvre à Caracas n’échappent pas 
à cette règle, désormais bien installée dans les rédactions. Étrange engouement médiatique qui vilipende trop souvent le gouvernement vénézuélien depuis que ce dernier, porté par une majorité d’électeurs, affiche 
la couleur du rouge.

 

Le Venezuela n’est pas un paradis. Personne n’a la stupidité de le penser. Le processus à l’œuvre depuis l’élection du président défunt Hugo Chavez, en 1998, est critiquable à bien des égards. Comme tout processus politique. Il est aussi fort de transformations qui ont constitué autant de ruptures et de progrès sur le plan social ou éducatif. Pourquoi le nier? Au point de voir un journaliste du 20 heures d’une chaîne publique française contraint de présenter des excuses à la suite de la diffusion d’un reportage au Venezuela pétri de mensonges? Les charges médiatiques étaient bien moins virulentes contre 
les gouvernements dits de Punto Fijo, lorsque les sociaux-démocrates et les démocrates-chrétiens se partageaient les postes, non sans avoir bourrés les urnes.

 

 

Le sujet anti-"révolution bolivarienne", ce marronnier


À l’époque, les Vénézuéliens, affamés par les plans d’ajustements structurels du FMI, étaient descendus en masse dans 
les rues. La répression avait fait alors 3 000 morts. 
Les États-Unis, qui se disent «profondément préoccupés» par «les tensions et la violence» en cours, s’étaient empressés, en 2002, de féliciter les auteurs du coup d’État contre Hugo Chavez. L’immense majorité 
des médias leur avaient alors emboîté le pas, offrant 
là une légitimité à des putschistes!

 

Les campagnes 
anti-«révolution bolivarienne» sont récurrentes: 
un marronnier, comme on dit dans le jargon du métier. 
Les exemples affluent comme les qualificatifs à l’encontre d’Hugo Chavez, ravalé au rang de dictateur. Mais qui peut décemment taire qu’il a remporté près d’une quinzaine de scrutins libres et transparents? Sa popularité, à faire pâlir plus d’un chef d’État soi-disant plus respectable parce que dans le vent des idées majeures, est toujours aussi vive auprès d’une majorité de Vénézuéliens. Tordre les faits, c’est mépriser l’éthique professionnelle. Et alimenter le discrédit dont souffrent (déjà) les médias. Le fondateur d’un quotidien du soir a dit : «L’objectivité n’existe pas! L’honnêteté, oui!» Ce n’était pas Jean Jaurès.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 22:39

Nicolas Maduro

MONDE -  le 15 Février 2014

 

Rien de nouveau au Venezuela

 

 

La chronique venezuelienne de Jean Ortiz. Ce titre peut surprendre, mais en réalité il confirme tout ce que nous avons déjà écrit. La révolution bolivarienne, qui avance dans un cadre électoral, pacifique, démocratique, de pluralisme politique, se heurte depuis des mois à une stratégie "à la chilienne", de déstabilisation politique et économique, par tous les moyens.

La "guerre économique" est le premier d'entre eux. Malgré les nationalisations, la massivité des investissements publics, l'élargissement des secteurs d'Etat, associatif, coopératif, d'économie mixte,  le privé reste largement majoritaire. Le puissant Medef local, Fedecámara, ouvertement factieux, "donna" au pays son chef, Pedro Carmona, comme président éphémère lors du coup d'Etat contre Chavez en 2002.

Le capitalisme tient les leviers

Dans les faits, dans ce Venezuela qui se fixe comme cap le "socialisme du XXIème siècle", "l'agenda socialiste 2013-2019", le capitalisme reste toujours dominant. Il possède encore les principaux leviers de l'économie et peut ainsi provoquer hausse des prix, inflation, spéculation, pénuries de produits de base, etc. Comme au Chili de l'Unité populaire, il s'agit de fatiguer la population pour qu'elle se retourne contre le gouvernement. Pour défendre leurs intérêts de classe, pour ne pas être "déplacées", ces classes dominantes depuis toujours, depuis "l'Indépendance", sont prêtes au pire, au bain de sang.

Le gouvernement Maduro s'est donné comme ligne stratégique "la pacification" du pays, la riposte constitutionnelle, légale, populaire (énorme manifestation ce samedi dans les rues de Caracas). Il a multiplié envers l'opposition les gestes d'apaisement et de dialogue, notamment pour que les élus puissent faire face ensemble, concrètement, à la corruption endémique et à la violence enracinée. Chaque main tendue a apaisé les tensions quelques jours durant, au grand dam des secteurs fascisants, minoritaires, mais qui semblent avoir pris la direction de la MUD (opposition). Leopoldo Lopez, de "Voluntad popular", et la député Maria Corina Machado ont ouvertement appelé à "mettre le feu à la rue".

Les témoignages vidéos abondent. Dans n'importe quel pays démocratique, cela tombe sous le coup de la loi, même si David Pujadas, pitoyable perroquet de ses maîtres, comme jadis "Radio Paris ment...", fait mine de l'oublier et renverse les rôles. Tous ces valets de l'empire ne nous feront pas oublier, qu'en 1989, un président social démocrate, Carlos Andrés Perez, ami de Mitterrand, Gonzalez, Soares, fit tirer sur le peuple des miséreux descendus dans le centre de Caracas pour protester contre "l'austérité de gauche", les "thérapies de choc" du FMI (3000 morts).

"Pouilleux"

N'oublions pas non plus que, dans un pays où régnaient le bipartisme et l'alternance sociaux démocrates (AD)-démocrates chrétiens (Copei) (codifiée par un pacte en 1958), l'opposition pèse électoralement entre 45 et 50%; si le Venezuela est devenu le pays le moins inégalitaire du continent, cela s'est fait au détriment des privilèges des couches bourgeoises, très consuméristes, américanisées, et qui n'acceptent pas que des "pouilleux" puissent profiter de la manne pétrolière, de la santé et de l'éducation, devenues gratuites (soit dit en passant: tout cela endette l'Etat).

Les autorités bolivariennes sont par conséquent contraintes de résister, avec sang-froid, de boucher les trous de la "guerre économique", de ralentir les avancées structurelles indispensables, de consolider les acquis au lieu d'accélérer.

La stratégie de "coup d'Etat permanent" de l'opposition, de putsch rampant, comme en 2002, oblige le gouvernement à les déjouer, avec retenue, quitte à ralentir "l'agenda socialiste". Mais n'est-ce pas l'un des objectifs des factieux?

Comme pendant les "mille jours" de Salvador Allende, des groupes para-militaires d'extrême-droite, financés en sous-main par des agences, des "instituts", des ONG nord-américains, tentent d'instaurer le chaos, de faire régner la violence et l'insécurité. Les médias antichavistes (hégémoniques) et les "médias-mensonges" internationaux, au premier rang desquels l'AFP, dénoncée par le président Maduro, attribuent les exactions, les morts, à la "répression chaviste", alors que la Garde nationale, la police, ont reçu l'ordre de n'intervenir que défensivement, alors même que les "combattants de la liberté" s'en prennent masqués et armés aux centres sociaux, incendient des dispensaires médicaux dans les Etats les plus conservateurs: Táchira, Mérida, Nueva Esparta, Lara... Lors du coup d'Etat d'avril 2002 contre Chavez, les tirs et les morts du pont Llaguna à Caracas furent attribués aux chavistes, avant que l'intox ne soit démasquée. Mais calomnie, ment, manipule, même si ultérieurement le mensonge se dégonfle, il en reste toujours quelque chose...

4 millions d'emplois créés

Ce "quelque chose" a pour fonction d'occulter un bilan social reconnu par tous les grands organismes internationaux Le 1999 à 2013, les investissements sociaux, massifs, ont permis la création de près de 4.200.000 emplois. Ces investissements ont représenté, en 2013, 54% du budget de l'Etat. C'est vrai que l'inflation est très haute, mais le gouvernement a augmenté de 59% le salaire minimum entre mai 2013 et janvier 2014. Il se bat pour que "ceux d'en  bas" soient le plus possible épargnés.

L'économie, encore trop basée sur la "rente pétrolière", contraint le pays à dépendre des importations, du dollar et de sa bulle spéculative; cette déformation structurelle permet la fuite des capitaux, la spéculation sur la monnaie...Il est difficile à l'Etat de pouvoir déployer pleinement un rôle moteur, malgré les mesures anti-"guerre économique" prises récemment. La "loi des coûts et des prix justes" limite à 30% les marges bénéficiaires du commerce privé. Cela en a rendu certains fous furieux. Elles pouvaient atteindre 1000%. Ces pauvres victimes crient à l'autocratie, au "populisme", à la dictature...

Les Etats-Unis et le pétrole

La diversification de l'économie , un certain protectionnisme, sont rendus difficiles aussi par l'insertion du pays dans l'économe mondiale. Des solutions devraient être possibles avec l'Alba, le Mercosur... De plus, la coopération avec la Chine assure les exportations de pétrole, mais elle se traduit, en retour, par l'ouverture aux produits chinois. A la campagne, le nombre des paysans a fortement diminué, attirés vers la ville, avant le chavisme, par les retombées de la rente pétrolière. Le Venezuela possède les plus grandes réserves pétrolières au monde. S'il ne produisait que des bananes, il perdrait tout intérêt pour Washington.

Le Venezuela bolivarien, du "socialisme du XXIième siècle", a fait reculer l'hégémonie et la tutelle des Etats-Unis. Ceux-ci tentent par conséquent, désormais, de "reprendre la main". Le Venezuela est un pays clé pour les processus de libération et d'intégration latino-américains,  mais aussi pour la gauche de transformation sociale, en Europe et ailleurs.

Solidarité internationaliste

Voilà pourquoi la lutte des classes y est si dure, pourquoi la transition sera longue; acharnée; les lignes de fracture se sont aiguisées, mais les pauvres des "ranchitos" sont enfin "visibles", acteurs d'un processus révolutionnaire inédit, endogène, contagieux, qui mérite la haine des sabreurs de peuples, des nantis, des petits soldats à la botte du Medef, de Pujadas, des "collabos" d'aujourd'hui, des néo-socio-ultra-libéraux, de ceux qui sont en train de faire de la France une "république bananière". Qui mérite surtout la solidarité internationaliste, en toute lucidité, une vraie compréhension, sans regard européo-centré, la mobilisation concrète, la bataille d'idées, la tendresse des militants, de tous les humanistes.

A Brunete, Belchite, Teruel, se jouait aussi le sort de Paris. Nombreux sont ceux qui en 1936, 37, 38, ne le comprirent pas. Nous sommes aujourd'hui, plus directement que jamais, concernés par ce qui  se joue à Caracas.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre