Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 23:38

Capture d'écran d'un reportage TV de l'AFP sur le Venezuela

Monde - le 17 Février 2014

Venezuela

Venezuela: quand l’"objectivité" journalistique se perd dans les ruelles de Caracas

Étrange engouement médiatique qui vilipende trop souvent le gouvernement vénézuélien depuis que ce dernier, porté par une majorité d’électeurs, affiche 
la couleur du rouge. L'analyse de Cathy Ceïbe.


Le Venezuela passionne. Du papier au Net, des reportages télévisés aux récits radiophoniques, 
la nation de Bolivar défraie les chroniques. 
Les événements à l’œuvre à Caracas n’échappent pas 
à cette règle, désormais bien installée dans les rédactions. Étrange engouement médiatique qui vilipende trop souvent le gouvernement vénézuélien depuis que ce dernier, porté par une majorité d’électeurs, affiche 
la couleur du rouge.

 

Le Venezuela n’est pas un paradis. Personne n’a la stupidité de le penser. Le processus à l’œuvre depuis l’élection du président défunt Hugo Chavez, en 1998, est critiquable à bien des égards. Comme tout processus politique. Il est aussi fort de transformations qui ont constitué autant de ruptures et de progrès sur le plan social ou éducatif. Pourquoi le nier? Au point de voir un journaliste du 20 heures d’une chaîne publique française contraint de présenter des excuses à la suite de la diffusion d’un reportage au Venezuela pétri de mensonges? Les charges médiatiques étaient bien moins virulentes contre 
les gouvernements dits de Punto Fijo, lorsque les sociaux-démocrates et les démocrates-chrétiens se partageaient les postes, non sans avoir bourrés les urnes.

 

 

Le sujet anti-"révolution bolivarienne", ce marronnier


À l’époque, les Vénézuéliens, affamés par les plans d’ajustements structurels du FMI, étaient descendus en masse dans 
les rues. La répression avait fait alors 3 000 morts. 
Les États-Unis, qui se disent «profondément préoccupés» par «les tensions et la violence» en cours, s’étaient empressés, en 2002, de féliciter les auteurs du coup d’État contre Hugo Chavez. L’immense majorité 
des médias leur avaient alors emboîté le pas, offrant 
là une légitimité à des putschistes!

 

Les campagnes 
anti-«révolution bolivarienne» sont récurrentes: 
un marronnier, comme on dit dans le jargon du métier. 
Les exemples affluent comme les qualificatifs à l’encontre d’Hugo Chavez, ravalé au rang de dictateur. Mais qui peut décemment taire qu’il a remporté près d’une quinzaine de scrutins libres et transparents? Sa popularité, à faire pâlir plus d’un chef d’État soi-disant plus respectable parce que dans le vent des idées majeures, est toujours aussi vive auprès d’une majorité de Vénézuéliens. Tordre les faits, c’est mépriser l’éthique professionnelle. Et alimenter le discrédit dont souffrent (déjà) les médias. Le fondateur d’un quotidien du soir a dit : «L’objectivité n’existe pas! L’honnêteté, oui!» Ce n’était pas Jean Jaurès.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 22:39

Nicolas Maduro

MONDE -  le 15 Février 2014

 

Rien de nouveau au Venezuela

 

 

La chronique venezuelienne de Jean Ortiz. Ce titre peut surprendre, mais en réalité il confirme tout ce que nous avons déjà écrit. La révolution bolivarienne, qui avance dans un cadre électoral, pacifique, démocratique, de pluralisme politique, se heurte depuis des mois à une stratégie "à la chilienne", de déstabilisation politique et économique, par tous les moyens.

La "guerre économique" est le premier d'entre eux. Malgré les nationalisations, la massivité des investissements publics, l'élargissement des secteurs d'Etat, associatif, coopératif, d'économie mixte,  le privé reste largement majoritaire. Le puissant Medef local, Fedecámara, ouvertement factieux, "donna" au pays son chef, Pedro Carmona, comme président éphémère lors du coup d'Etat contre Chavez en 2002.

Le capitalisme tient les leviers

Dans les faits, dans ce Venezuela qui se fixe comme cap le "socialisme du XXIème siècle", "l'agenda socialiste 2013-2019", le capitalisme reste toujours dominant. Il possède encore les principaux leviers de l'économie et peut ainsi provoquer hausse des prix, inflation, spéculation, pénuries de produits de base, etc. Comme au Chili de l'Unité populaire, il s'agit de fatiguer la population pour qu'elle se retourne contre le gouvernement. Pour défendre leurs intérêts de classe, pour ne pas être "déplacées", ces classes dominantes depuis toujours, depuis "l'Indépendance", sont prêtes au pire, au bain de sang.

Le gouvernement Maduro s'est donné comme ligne stratégique "la pacification" du pays, la riposte constitutionnelle, légale, populaire (énorme manifestation ce samedi dans les rues de Caracas). Il a multiplié envers l'opposition les gestes d'apaisement et de dialogue, notamment pour que les élus puissent faire face ensemble, concrètement, à la corruption endémique et à la violence enracinée. Chaque main tendue a apaisé les tensions quelques jours durant, au grand dam des secteurs fascisants, minoritaires, mais qui semblent avoir pris la direction de la MUD (opposition). Leopoldo Lopez, de "Voluntad popular", et la député Maria Corina Machado ont ouvertement appelé à "mettre le feu à la rue".

Les témoignages vidéos abondent. Dans n'importe quel pays démocratique, cela tombe sous le coup de la loi, même si David Pujadas, pitoyable perroquet de ses maîtres, comme jadis "Radio Paris ment...", fait mine de l'oublier et renverse les rôles. Tous ces valets de l'empire ne nous feront pas oublier, qu'en 1989, un président social démocrate, Carlos Andrés Perez, ami de Mitterrand, Gonzalez, Soares, fit tirer sur le peuple des miséreux descendus dans le centre de Caracas pour protester contre "l'austérité de gauche", les "thérapies de choc" du FMI (3000 morts).

"Pouilleux"

N'oublions pas non plus que, dans un pays où régnaient le bipartisme et l'alternance sociaux démocrates (AD)-démocrates chrétiens (Copei) (codifiée par un pacte en 1958), l'opposition pèse électoralement entre 45 et 50%; si le Venezuela est devenu le pays le moins inégalitaire du continent, cela s'est fait au détriment des privilèges des couches bourgeoises, très consuméristes, américanisées, et qui n'acceptent pas que des "pouilleux" puissent profiter de la manne pétrolière, de la santé et de l'éducation, devenues gratuites (soit dit en passant: tout cela endette l'Etat).

Les autorités bolivariennes sont par conséquent contraintes de résister, avec sang-froid, de boucher les trous de la "guerre économique", de ralentir les avancées structurelles indispensables, de consolider les acquis au lieu d'accélérer.

La stratégie de "coup d'Etat permanent" de l'opposition, de putsch rampant, comme en 2002, oblige le gouvernement à les déjouer, avec retenue, quitte à ralentir "l'agenda socialiste". Mais n'est-ce pas l'un des objectifs des factieux?

Comme pendant les "mille jours" de Salvador Allende, des groupes para-militaires d'extrême-droite, financés en sous-main par des agences, des "instituts", des ONG nord-américains, tentent d'instaurer le chaos, de faire régner la violence et l'insécurité. Les médias antichavistes (hégémoniques) et les "médias-mensonges" internationaux, au premier rang desquels l'AFP, dénoncée par le président Maduro, attribuent les exactions, les morts, à la "répression chaviste", alors que la Garde nationale, la police, ont reçu l'ordre de n'intervenir que défensivement, alors même que les "combattants de la liberté" s'en prennent masqués et armés aux centres sociaux, incendient des dispensaires médicaux dans les Etats les plus conservateurs: Táchira, Mérida, Nueva Esparta, Lara... Lors du coup d'Etat d'avril 2002 contre Chavez, les tirs et les morts du pont Llaguna à Caracas furent attribués aux chavistes, avant que l'intox ne soit démasquée. Mais calomnie, ment, manipule, même si ultérieurement le mensonge se dégonfle, il en reste toujours quelque chose...

4 millions d'emplois créés

Ce "quelque chose" a pour fonction d'occulter un bilan social reconnu par tous les grands organismes internationaux Le 1999 à 2013, les investissements sociaux, massifs, ont permis la création de près de 4.200.000 emplois. Ces investissements ont représenté, en 2013, 54% du budget de l'Etat. C'est vrai que l'inflation est très haute, mais le gouvernement a augmenté de 59% le salaire minimum entre mai 2013 et janvier 2014. Il se bat pour que "ceux d'en  bas" soient le plus possible épargnés.

L'économie, encore trop basée sur la "rente pétrolière", contraint le pays à dépendre des importations, du dollar et de sa bulle spéculative; cette déformation structurelle permet la fuite des capitaux, la spéculation sur la monnaie...Il est difficile à l'Etat de pouvoir déployer pleinement un rôle moteur, malgré les mesures anti-"guerre économique" prises récemment. La "loi des coûts et des prix justes" limite à 30% les marges bénéficiaires du commerce privé. Cela en a rendu certains fous furieux. Elles pouvaient atteindre 1000%. Ces pauvres victimes crient à l'autocratie, au "populisme", à la dictature...

Les Etats-Unis et le pétrole

La diversification de l'économie , un certain protectionnisme, sont rendus difficiles aussi par l'insertion du pays dans l'économe mondiale. Des solutions devraient être possibles avec l'Alba, le Mercosur... De plus, la coopération avec la Chine assure les exportations de pétrole, mais elle se traduit, en retour, par l'ouverture aux produits chinois. A la campagne, le nombre des paysans a fortement diminué, attirés vers la ville, avant le chavisme, par les retombées de la rente pétrolière. Le Venezuela possède les plus grandes réserves pétrolières au monde. S'il ne produisait que des bananes, il perdrait tout intérêt pour Washington.

Le Venezuela bolivarien, du "socialisme du XXIième siècle", a fait reculer l'hégémonie et la tutelle des Etats-Unis. Ceux-ci tentent par conséquent, désormais, de "reprendre la main". Le Venezuela est un pays clé pour les processus de libération et d'intégration latino-américains,  mais aussi pour la gauche de transformation sociale, en Europe et ailleurs.

Solidarité internationaliste

Voilà pourquoi la lutte des classes y est si dure, pourquoi la transition sera longue; acharnée; les lignes de fracture se sont aiguisées, mais les pauvres des "ranchitos" sont enfin "visibles", acteurs d'un processus révolutionnaire inédit, endogène, contagieux, qui mérite la haine des sabreurs de peuples, des nantis, des petits soldats à la botte du Medef, de Pujadas, des "collabos" d'aujourd'hui, des néo-socio-ultra-libéraux, de ceux qui sont en train de faire de la France une "république bananière". Qui mérite surtout la solidarité internationaliste, en toute lucidité, une vraie compréhension, sans regard européo-centré, la mobilisation concrète, la bataille d'idées, la tendresse des militants, de tous les humanistes.

A Brunete, Belchite, Teruel, se jouait aussi le sort de Paris. Nombreux sont ceux qui en 1936, 37, 38, ne le comprirent pas. Nous sommes aujourd'hui, plus directement que jamais, concernés par ce qui  se joue à Caracas.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 16:52

LES MENSONGES DE PUJADAS !

pujadas.jpg

France Télévision et RFI ont engagé une vaste campagne de falsfication sur la situation qui se déroule qui se déroule aujourd'hui au Vénézuela n'hésitant pas à mentir délibérément comme le prouve le communiqué ci-dessus.

Pujadas dans son émisssion "les paroles et les actes" n'hésite pas non plus à manipuler les débats qui sont tout sauf pluralistes comme le démontre l'excellent document publié par le site web les "mots sont importants" que vous pourrez découvrir en cliquant ici.


Communiqué de Cuba Si France Provence en réponse au "reportage' honteux diffusé hier soir dans le JT de 20H de France 2 (cliquez ici pour le voir: JTFRANCE2-13/02/2017).

 

Cuba Si France Provence a été scandalisée par la façon dont David Pujadas a évoqué, au cours de l'édition de 20h du Journal Télévisé, jeudi 13 février, les événements qui se sont déroulés au Venezuela le 12 février dernier :

« Durcissement du régime au Venezuela. Le successeur d'Hugo Chavez, Nicolas Maduro fait face à des manifestations grandissantes. Hier, des tirs à balles réelles ont été entendus à Caracas et 3 personnes ont été tuées parmi les étudiants et les opposants qui défilaient contre la vie chère, l'insécurité et les pénuries ».


En présentant les choses de cette façon, on entend que la police a tiré sur des manifestants pacifiques. Or, la vérité est totalement différente.

 

Ces manifestations, qui ont eu lieu dans tout le pays, étaient organisées par des groupes radicaux d'extrême droite et leur but était de générer la violence pour provoquer une situation de chaos qui pourrait justifier une intervention étrangère. C'est une situation que le Venezuela a déjà connue en 2002, lors du coup d'Etat manqué contre le Président Hugo Chavez.

 

Le Venezuela est actuellement en butte à une guerre économique livrée par les groupes fascistes et les spéculateurs contre lesquels le Gouvernement Bolivarien a pris récemment des mesures fermes pour que les produits soient enfin vendus à la population à leur juste prix. Ces mesures commencent à porter leurs fruits et il n'y a dans le pays, aucune manifestation contre la vie chère.

 

Quant à l'insécurité, elle est surtout importante dans les états gérés par des gouverneurs d'extrême droite et des mesures ont été également prises récemment par le Gouvernement pour en venir à bout.

 

En ce qui concerne les « tirs à balles réelles », c'est bien une réalité et ils ont fait 3 morts mais les armes à feu étaient aux mains des groupes de choc et non de la Police. Comme par hasard, Monsieur Pujadas a oublié de le préciser...

Mais ce qui est le plus grave, c'est que les morts ne sont pas des opposants comme il a été dit : Juan Montoya était membre du collectif révolutionnaire 23 Janvier, et Bassil Da Costa, étudiant (mais pas opposant). 17 des blessés sont des fonctionnaires de police ou des militaires, et 49 sont des civils. Il n'y a donc aucune victime dans le camp des « opposants », ou pour mieux dire, des groupes de choc.

 

Cuba Si France Provence demande à la chaîne qui a diffusé ces contre-vérités un droit de réponse.

 

Les téléspectateurs français ont le droit de connaître la vérité.

Salon-de-Provence, le 14 février 2014

Pour Cuba Si France Provence,

la présidente,

Françoise Lopez

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 01:19

Je boycotte, tu boycottes, nous boycottons, l'Etat sioniste d'Israël, et vous?

Merci à celles et ceux qui nous rejoignent pour le boycott de l'Etat sioniste d'Israël.

Voici des documentaires qui peuvent répondre à vos questions.http://e-nautia.com/vieuxmatou/disk?f=1019920

 

VIVE LA PALESTINE LIBRE

Boycottez l'Etat sioniste d' Israël 1

 

«La Palestine appartient aux Arabes dans le même sens que l'Angleterre appartient aux Anglais ou la France aux Français. Il est injuste et inhumain d'imposer les Juifs aux Arabes ... Assurément, il serait un crime contre l'humanité pour réduire les Arabes fiers de sorte que la Palestine peut être restituée aux Juifs en partie ou totalement comme leur foyer national "  Mahatma Gandi

 

Une arme en notre pouvoir, boycott de l' État sioniste d'Israël


En effet de nombreuses entreprises, israéliennes ou non, soutiennent la politique sioniste d'occupation. Voila une liste, à vous de faire le reste.


Pour toutes autres informations sur ce sujet:http://www.bdsfrance.org/

 

Le code barre des produits israéliens commence par : 729

Parmi les produits israéliens:

Carmel : (fruits et légumes)

Jaffa : (fruit et légumes)

Kedem : (avocats)

Coral : (cerises)

Top : (fruits et légumes)

Beigel : (biscuits apéritifs)

Hasat : (agrumes)

Saba : (repas complets)

Osem : (soupes, snacks biscuits, repas complets préparés)

Dagir : (conserves de poissons)

Holyland : (miel, herbes)

Amba : (conserves)

Green Valley : (vin)

Tival : (produits végétariens)

Agrofresh : (concombres)

Jordan Valley : dattes venus de Jordanie vendu dans le monde entier,sont reétiqueter en Espagne !! faite attention soulever l'étiquette !

Dana : (tomates cerises)

Epilady : (appareils d'épilation)

Ahava : (cosmétiques de la mer Morte) qui pille les ressources de la mer Morte en Cisjordanie occupée et produit des cosmétiques dans une colonie illégale tout en les étiquetant « made in Israel » — ont été retirés des rayons partout au Japon. DaitoCrea, le distributeur japonais de la ligne de cosmétiques d'Ahava, a annoncé qu'il cesserait immédiatement de stocker les produits d'Ahava en raison de la politique frauduleuse de cette société en matière d'étiquetage.

Les produits des entreprises (américaines ou européennes) qui soutiennent l'État d'Israël 

MÉDICAMENTS ISRAÉLIENS : TEVA ON N'EN VEUT PAS !

Il serait immoral d'acheter les médicaments génériques de la firme israélienne TEVA tant que l'Etat d'Israël non seulement refuse aux Palestiniens sous blocus le droit de se soigner, et oblige des femmes à accoucher aux check-points en Cisjordanie, mais en plus bombarde des populations civiles, comme en ce moment. Cibler un immeuble de la Croix-Rouge, tuer, mutiler des êtres humains enfermés et entassés dans le ghetto de Gaza, et aller ensuite proposer en Europe ses médicaments ? Pas à nous, en tout cas !

 Teva Pharmaceutical Industries - Wikipédia

Teva Pharmaceuticals Industries Ltd. - modifier - Teva Pharmaceutical Industries est une entreprise pharmaceutique israélienne basée à Petah Tikva, spécialisée dans les médicaments génériques et dans les composants actifs. C’est l’une des 25 plus grandes entreprises pharmaceutiques au monde, avec 5,25 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2005 et 11,1 milliards de dollars en 2008, et le plus important producteur de médicaments génériques[3]. Le groupe emploie 40 000 personnes dans le monde. fr.wikipedia.org

 

IKEA : En dépit de ses affirmations, Ikea Israël refuse de livrer aux Palestiniens de Cisjordanie, alors qu'il fournit les colons. 

[Info-Palestine] -  En dépit de ses affirmations, Ikea Israël refuse de livrer aux Palestiniens de Cisjordanie, alors qu’il fournit les colons<script> identifiant_article = 13042;</script>

: En dépit de ses affirmations, Ikea Israël refuse de livrer aux Palestiniens de Cisjordanie, alors qu'il fournit les collons. En dépit de ses affirmations, Ikea Israël refuse de livrer aux Palestiniens de Cisjordanie, alors qu’il fournit les colons. Site d'Information et de Solidarité avec la cause palestinienne, pour la défense des droits imprescriptibles du peuple palestinien. www.infopalestine.net

 

Carrefour : commercialise beaucoup de produits israéliens. Méfiance donc, lorsque l'origine du pays n'est pas indiquée. D'autre part, Carrefour importe des produits israéliens qu'il reconditionne en France. Parmi ces produits, on trouve la marque "Graine d'Eveil" et "Litaf" : produits de puériculture et ses vêtements commercialisés sous la marque « Tex » sous-traités en Israël chez Delta Galil.

Auchan : Cette société commercialise elle aussi de nombreux produits israéliens. Elle a également tenté, en mars 2004, de vendre dans son magasin de La Défense des oranges et des mandarines israéliennes "Jaffa" étiquetées comme venant du Maroc et d'Espagne.

Coca-Cola : Marques du groupe: Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropica. Cette entreprise soutient l'État d'Israël depuis 1966.

Danone : Marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic.Danone vient d'investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.
 
 Nestlé : Marque du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden, Grahams, Kit & kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni.La société suisse possède 50,1% des capitaux de la chaîne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l'économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l'imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Intel : Cette grosse entreprise produit la plus grande partie des puces électroniques Pentium4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sioniste à ne pas toucher à la population, Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené Intel à suspendre un projet d'investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l'usine Fab 18 de Kyriat Gat.

L'Oréal : Marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfum, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5Th Avenue, Ralph Lauren parfum, Ushaïa. L'Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrés juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l'Oréal : «  devenir un ami chaleureux de l'État d'Israël ».

Estée Lauder : Marque du groupe : Aramis, Cliniques, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger. Outre ses investissements le directeur est le président d'une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National Juif.

 Delta Galil : Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous traitance de produits textiles notamment dans celui des sous vêtements, De nombreux sous vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Dela Galil, C'est la cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria's secret, DKNY, Ralph Lauren.

Levi Strauss jeans et Celio (magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes). Ces entreprises fort bien implantées en France financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.
 
Timberland : (vêtements, chaussures, chaussettes). Tout comme son homologue Ronald Lauder, le Pdg de Timberland Jeffrey Swatz est un membre actif du lobby sioniste US : Aipac. Il a conseillé ainsi d'encourager la communauté juive US à se rendre en Israël mais également d'envoyer des soldats israéliens pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.

Disneyland : l'entreprise Disney n'a rien d'idyllique et contribue par son soutien à Israël à semer la mort en Palestine, Elle approuve ainsi tacitement l'occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d'une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d'Israël, cela en variation des résolutions internationales de l'ONU.

Nokia : Le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l'État d'Israël. Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : «  qu'Israël faisait partie des priorités de l'entreprise ». Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.

Mc Donald's : Entreprise emblématique de l'impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de restaurants fast-food apporte un soutien non négligeable à l'État israélien. Mc Donald's dispose de 80 restaurant en Israël et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler en arabe. Aux USA, l'entreprise figure parmi les heureux partenaires de l'organisation sioniste "Jewish Commnunity" basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l'aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à Israël.

Caterpillar : (Équipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures)Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géant, C'est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat israélien en 2003.

Marques de cigarettes : Camel, Chesterfield, Luky Strike, Malboro

Produits d'entretiens : Ariel, Cif, Omo, Persil, Calgon, Coral, Sun, Bio Tex, Glorix, Robin.

Produits corporel : Axe, Dove, Roxana, Lux, Signal, Williams, HBoss, True Star

Boycottez l'Etat sioniste d' Israël 1

 

 QUELLES ENTREPRISES A BOYCOTTER ?

Ikéa : Commercialise ces articles dans les villes Netanya et celle de Rishon Lezion comprenant, 500 000 colons juifs installés illégalement dans les Territoires palestiniens occupés de la Cisjordanie en violation du droit international. pour plus d'information : 

Yes to Carrots : (cosmetique se trouvant dans les pharmacies). Pour en savoir plus sur ce produit : http://www.info-palestine.net/spip.php?article13061


Eden Springs : L'union Nationale des étudiants (NUS) britanniques vient de voter une motion de boycott de la société israélienne Eden Springs, qui vend des fontaines d'eau, alors qu'elle exploite des sources d'eau du Golan occupé et possède une usine d'embouteillage dans la colonie voisine de Katzrin. Ce distributeur de fontaines d'eau a récemment fermé son entrepot d'Edinbourg (Ecosse), après la perte de nombreux contrats, au moins partiellement liée à la publicité sur ses activités illégales.

MEHADRIN : A repris une grande partie des activités d'exportation de fruits et légumes détenues par Agrexco jusqu'en septembre
2011. Mehadrin est une société privée qui exploite 8500 ha de terres, parmi lesquelles les terres de Beqa'ot dans les territoires occupés après 1967.
La campagne BDS a contribué à la déconfiture d'Agrexco, maintenant le mot d'ordre est Mehadrin dégage ! Mehadrin hors d'Europe !

MEHADRIN possède la marque Jaffa. Attention: Les fruits et légumes israliens sont aussi vendus sous d'autres dénominations : Carmel, Top, Kedem, etc... vérifiez !

Les dattes « Israéliennes » Toutes les dattes vendues par
Israël sont cultivées dans les colonies illégales de Cisjordanie occupée de la vallée du Jourdain. Israel détourne les ressources, terre et eau, au détriment de la population de la vallée, et exploite la main d'œuvre palestinienne de manière moyenâgeuse. Les dattes Medjoul « Israéliennes » sont vendues sous les marques Carmel (ex-Agrexco), Jordan River, King Solomon (Hadiklaïm).
Exigez leur retrait des étals ! Malgré de multiples entraves de l'occupant israélien, il existe une production de dattes « Made in Palestine », vendue par Le Philistin et d'autres: renseignez- vous.

Les lingettes : Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc, 8 à 8 et d'autres enseignes vendent des lingettes pour bébé, démaquillantes et pour ménage, conditionnées à partir de matériaux importés d'Israel. Soyez attentif-ve-s : elles n'ont pas le code barre 729 mais les paquets mentionnent en tout petit : fabriqué en Israël.
Les lingettes proviennent d'Albaad, 3eme producteur mondial situé à Massuot Yitzhak, colonie établie après 1948 sur les terres palestiniennes d'Es Sawafir el Gharbiye.
Si vous ne croyez pas que ce soit une bonne idée d'étaler sur votre peau ou sur celle de vos enfants le drapeau d'un Etat colonial, n'achetez pas ces produits !

Eden Springs / Chateaud'eau : Est né de l'exploitation illégale de la source renommée« Avel Salukia » de la colonie israélienne de Katzrin dans le Golan syrien occupé. Elle est devenue une des premières sociétés de fourniture d'eau en bonbonnes, présente
dans 14 pays européens. En France et au Luxembourg, Chateaud'eau est la filiale d'Eden Springs.
Dénoncez les contrats passés avec Eden Springs / Chateaud'eau. Demandez le remplacement par un autre fournisseur. En 2010, un recours collectif a été déposé en Israel contre Eden Springs en raison de la présence de Bisphénol A provenant des bonbonnes plastiques en polycarbonate.

Sodastream (ex Sodaclub) : Est spécialisé dans la production de machines à gazéïfier l'eau et d'arômes sucrés. L'usine de Sodastream est située dans la zone industrielle de Maale Adumim, colonie illégale en Cisjordanie, à l'Est de Jérusalem. En plus Sodastream triche sur la provenance de ses produits afin de bénéficier de taxes allégées. Ce dernier fait a été reconnu par la Cour européenne
de justice qui l'a condamné, ainsi que son importa- teur allemand Brita, pour tromperie sur l'origine.

La campagne BDS-France dénonce non seulement la tromperie sur l'origine, mais l'importation même de ces produits par la société OPM (Nantes).

Ahava : exploite les vertus supposées des boues de la Mer Morte sous la forme de crèmes et d'autres produits cosmétiques. Son usine située dans la colonie illégale de Miszpe Shalem est détenue à 44% par Mitzpe Shalem et par une autre colonie, Kalia; ces produits profitent directement à la colonisation. Mitzpe Shalem est situé dans une zone ouverte au tourisme occidental, mais où la population palestinienne n'a plus accès.
Ahava, distribué par Séphora en France, doit disparaître ! -- Suite à des actions spectaculaires, la bouti- que d'Ahava à Londres
a fermé discrètement en septembre 2011. Son retrait de France est à l'ordre du jour.
Mobilisez-vous !

Keter : Est le premier fabricant et fournisseur mondial d'articles ménagers en plastique. Keter est détenteur d'Allibert, Hovac et Curver. Seuls les produits Keter (boites à outils...) fabriqués en Israël portent le code barre débutant par 729.
Keter a deux usines dans la colonie industrielle de Barkan, dans les territoires palestiniens occupés en 1967. La colonie illégale Barkan est construite sur les villages palestiniens de Sarta, Quarawat Bani Hassan et Haris dont les terres ont été saisies par Israël dans les années 1980.

Keter : directement impliquée dans la colonisation, doit être non seulement boycottée, mais ses produits sont manifestement illégaux, donc sujets à des demandes d'interdiction. Les marques rachetées par Keter, Allibert comme Curver, sont aussi à jeter du panier.
Attention : Dans les mêmes rayons, Stanley Israel vend en France des produits sous les dénominations ZAG et Stanley, avec le code-barre 729.

TEVA : Est une société israélienne qui a son siège à Petah Tikva. Depuis 20 ans, TEVA a augmenté son chiffre d'affaires de 25% par an, en utilisant les gigantesques profits de la vente de médicaments génériques pour s'accroitre par des rachats. TEVA a racheté Ratiopharm en 2010. Elle est devenue la 1ere entreprise de médicaments génériques. TEVA n'est propriétaire que de deux médicaments, Copaxone et Azilect. La grande majorité des unités de production de TEVA est hors d'Israël, celles d'Israël ne sont pas dans les territoires occupés, mais TEVA participe directement à la prospérité d'un Etat colonialiste et raciste.
Refusez TEVA ! Expliquez, pourquoi. Votre pharmacien est tenu de vous fournir le médicament princeps s'il n'a pas d'autre générique. Demandez à votre pharmacie de changer de génériqueur. Si elle refuse, faites le savoir... et changez de pharmacie!

Epilady : Est fabriqué à Ha- Goshrim, un kibboutz établi en
1948 sur les ruines d'al-Khisas, village vidé de sa population après avoir subi un massacre sioniste en décembre 1947. Mais la demeure palestinienne de l'émir Faour a été conservée pour être transformée en hôtel... Israël n'a jamais reconnu sa responsabilité dans l'exode des Palestiniens ni le droit des réfugiés – dont une partie est exilée dans Israël à Wadi Hamaam – à rentrer chez eux.
Boycottez Epilady ! Mesdames, communiquez l'info sur ce pur produit de la Nakba dans les forums féminins !


Netafim : Spécialisé dans l'irrigation goutte à goutte, a été créé à Hatzerim, colonie établie en 1948, siège d'une grande base aérienne qui participe au siège de Gaza.
ELGO, qui commercialise des produits d'arrosage, a son usine à Netanya, sur le site de Ghabat Kafr Sur, village palestinien nettoyé ethniquement et détruit en 1948.

OPTICAL CENTER : Un colon chez qui je n'irai pas acheter de lunettes ! La Chambre de Commerce France-Israël nous apprend sur son site que le président de la chaîne Optical Center est non seulement installé à Jérusalem, mais qu'il compte racheter des immeubles délaissés dans Jérusalem-est, les rénover pour louer les appartements à des familles religieuses orthodoxes. www.europalestine.com

En 2005, 172 organisations représentant la société civile des trois secteurs éclatés de la société civile palestinienne:
-Palestiniens expulsés en 1948 exigeant leur droit au retour,
-Palestiniens d'Israël exigeant la fin de l'apartheid subi depuis 64 ans,
-Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza exigeant la fin de l'occupation militaire et de la colonisation de leur pays, ont demandé aux citoyens du monde de répondre à leur demande de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions contre Israël. La campagne internationale non violente BDS, conformément au droit international, répond à leur demande.


Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 08:59

France - 12 février 2014

Jean-Jacques Candelier, député PCF du Nord, écrit à Manuel Valls au sujet de Georges Abdallah

Par Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah

Monsieur le Ministre,
Le 11 décembre 2013, le conseil municipal de Bagnolet a fait de M. Georges Ibrahim Abdallah un citoyen d'honneur de la ville. En 2012, deux autres municipalités communistes, Calonne-Ricouart et Grenay, ont fait de ce militant politique leur citoyen d'honneur.

Jean-Jacques Candelier, député PCF du Nord, écrit à Manuel Valls au sujet de Georges Abdallah

M. le Préfet de Seine-Saint-Denis a saisi le tribunal administratif pour faire casser la délibération de Bagnolet, au motif que l'intéressé serait frappé d'indignité par sa condamnation par la justice française et qu'il n'aurait rien fait d'exceptionnel dans cette ville. Le tribunal administratif de Montreuil a effectivement cassé cette délibération.

Il s'agit d'une décision fort contestable, car aucune règle ne régit le choix des citoyens d'honneur et que rien n'oblige à ce que le mis à l'honneur ait agi dans la ville, une notion bien vague par ailleurs. M. Gilad Shalit, soldat de l'armée israélienne, a été fait citoyen d'honneur de Paris. Qu'avait-il fait de “bénéfique” pour cette ville ?

La réalité est bien politique. La France est le pays qui détient dans ses geôles le plus ancien  prisonnier politique en Europe. Incarcéré pour la mise hors d'état de nuire en 1982 d'un agent de la CIA et d'un autre du Mossad, il est le plus ancien prisonnier politique détenu en France. Libérable depuis 1999, ce militant est victime d’un acharnement.

Appuyez-vous la démarche du Préfet de Seine-Saint-Denis ? Alors que ses huit demandes de libération conditionnelle ont été rejetées, donnez-vous votre feu vert pour que M. Georges lbrahim Abdallah retourne au Liban, officiellement prêt à l’accueillir ? 

Dans l’attente d'une réponse de votre part, 
Veuillez agréer, M. le Ministre, l’expression de ma haute considération.


Source : Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 07:04

Le CICR arrête une aide d'urgence après confiscation de tentes par Israël

Le Monde.fr avec AFP | 07.02.2014 à 05h00 • Mis à jour le 07.02.2014 à 07h57



 

 

Des militants palestiniens prient dans un abri construit dans la vallée du Jourdain en Cisjordanie, le 2 février.

 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé, jeudi 6 février, la suspension de la fourniture de tentes et d'abris aux Palestiniens déplacés par les démolitions israéliennes dans la vallée du Jourdain, à la suite de confiscations de matériel par Israël« Nous continuerons à distribuer de l'aide après les démolitions de maisons, y compris des nécessaires d'hygiène, de cuisine, et des matelas », a précisé un porte-parole du CICR, Jon Martin Larsen.

Selon des sources humanitaires locales, une telle décision de la part du CICR est extrêmement rare. Un collectif de vingt-cinq organisations humanitaires, dont Action contre la faim, Oxfam et Handicap International, a aussi dénoncé « la démolition en 2013 de 122 structures d'habitation et de vie fournies pas les donateurs internationaux », ainsi que la confiscation de « 65 équipements de secours, dont des tentes »« La destruction et l'entrave à l'acheminement de l'aide est tellement extensive » qu'elle a conduit le CICR à cette décision, ont-elles ajouté.

 AGGRAVATION DES DÉMOLITIONS

En 2013, les démolitions, dont plus de la moitié dans la vallée du Jourdain, ont atteint leur plus haut niveau en cinq ans, avec une nette aggravation depuis la reprise des négociations de paix fin juillet, caractérisée par « une augmentation de 43 % des démolitions et de 74 % des déplacés », selon les ONG.

D'après les données du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) citées par les ONG, 286 structures palestiniennes ont été démolies entre le 28  juillet et le 31 décembre 2013, déplaçant 452 personnes, contre 200 démolitions et 260 déplacés à la même période en 2012. Pour le seul mois de janvier, Israël a détruit 27 habitations palestiniennes dans la vallée du Jourdain, faisant 147 sans-abri, selon l'organisation israélienne de défense des droits de l'homme, B'Tselem.

La vallée du Jourdain se trouve à 90 % en zone sous contrôle total de l'arméeisraélienne, qui n'y délivre de permis de construire que de manière très restrictive, obligeant les habitants palestiniens à y bâtir sans autorisation, selon les Palestiniens et les organisations de défense des droits de l'homme.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 13:09

Boycotter Israël, une idée qui gagne du terrain

Boycotter Israël. Serait-ce le moyen pacifique ultime pour convaincre les Israéliens et leurs autorités d’accepter la légalité internationale et d’évacuer les territoires palestiniens occupés? Les partisans les plus zélés des droits des Palestiniens en sont persuadés depuis longtemps. Ce qui est nouveau, c’est que l’idée progresse ces derniers temps dans le monde au point que d’aucuns en Israël, dont des ministres, s’en inquiètent très sérieusement. 
De nombreuses voix au sein de la société civile palestinienne, lasses de voir les colonies juives dans les territoires occupés s’étendre sans réactions tangibles du monde extérieur, promeuvent ce type de pressions. Le 9 juillet 2005, une grosse centaine d’ONG, associations, syndicats et partis palestiniens avaient signé un appel au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) contre Israël, sur le modèle de ce qu’a subi l’Afrique du Sud raciste naguère. Le texte appelait aussi à l’égalité pour les citoyens arabo-palestiniens d’Israël et demandait le droit au retour des réfugiés palestiniens.
Dans le monde, les progrès des partisans du BDS ont d’abord été lents mais ensuite réguliers. Assez en tout cas pour décider la Knesset d’adopter le 11 juillet 2011 une loi qui autorise les poursuites judiciaires contre ceux qui prônent le boycott économique, culturel ou académique d’Israël. La légalité du boycott vu d’ailleurs dans le monde recouvre en revanche des réalités fluctuantes (1).
Des initiatives se sont en tout cas multipliées ces derniers mois, aux Etats-Unis et en Europe. Ainsi, dans un geste spectaculaire, plusieurs importants fonds européens, néerlandais et norvégien ont tout récemment retiré leur participation dans des banques israéliennes qui financent la colonisation. En tout, une dizaine de compagnies publiques et privées ont récemment rompu leurs liens avec des firmes israéliennes impliquées dans les colonies, selon un encadré publié la semaine dernière dans le grand quotidien israélien Yediot Aharonot.
La prise de position de l’ASA, aux States, a également frappé les esprits. Il s’agit d’un influent syndicat du monde universitaire américain qui a décidé en décembre 2013 de boycotter les institutions universitaires israéliennes – mais pas les individus qui y travaillent -, provoquant un choc dans la communauté américaine des universités, même si cette décision reste très minoritaire. Le président du Congrès juif mondial, Ronald S. Lauder, a vivement réagi à cette nouvelle, estimant qu’elle démontrait«l’antisémitisme orwellien» de ses auteurs.
Le ralliement du fameux physicien britannique Stephen Hawking, en mai 2013, au boycott universitaire d’Israël, avait déjà jeté la stupeur dans ce pays: le professeur de mathématique de l’université de Cambridge avait adressé une lettre au président israélien, Shimon Peres, pour expliquer sa décision de ne pas assister de la conférence qu’il organisait en juin en Israël…

Les artistes, aussi…

La campagne BDS réunit aussi un certain nombre de personnalités du monde artistique, qui relaient le mot d’ordre de boycott dans leur domaine. Ainsi en est-il, par exemple du célèbre metteur en scène Ken Loach. Répondant aux questions du site lemuradesoreilles.org/ le 24 octobre dernier, le Britannique regrettait que l’Occident soutienne «un pays qui prétend être une démocratie, nous le soutenons à tous les niveaux, et pourtant, il est impliqué dans des crimes contre l’humanité. (…) Un boycott, c’est une tactique. Celle-ci est efficace contre Israël parce qu’Israël se présente comme un pilier culturel. Le boycott culturel le gêne donc beaucoup. Nous devrions n’être impliqués dans aucun projet soutenu par le gouvernement israélien. Les individus ne sont évidemment pas concernés, ce sont les actions de l’État israélien qu’il nous faut cibler».
Jean-Claude Lefort, ex-député communiste français et président d’honneur de l’Association France Palestine Solidarité, insiste lui sur le droit des Palestiniens à établir un Etat. «Depuis plus de 40 ans, nous dit-il, pour ne pas remonter plus loin, le droit édicté par l’ONU est bafoué, refusé, défié cyniquement par les dirigeants israéliens qui ne s’en cachent pas: ils refusent l’existence d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale. Dans pareil cas, la communauté internationale devrait en tirer les conclusions et agir. (…) Le boycott c’est créer un mouvement citoyen pacifique visant à faire bouger les lignes jusqu’à rendre intenable l’inaction des autorités qualifiées. C’est contraindre les dirigeants israéliens à respecter le droit. Qu’ils le fassent et cette campagne s’arrêtera aussitôt.»

Bruxelles clarifie sa position

Même l’Union européenne s’y est mise. Non pas en adoptant les consignes du BDS, loin de là, mais au moins en clarifiant ses positions par rapport aux colonies juives. Le 19 juillet 2013, Bruxelles a ainsi promulgué au grand dam du gouvernement israélien ses «lignes directrices» qui excluent, à partir de 2014, la coopération de l’UE avec Israël les institutions et entreprises israéliennes ayant des activités dans les territoires palestiniens (Cisjordanie, Jérusalem-Est, bande de Gaza) et syrien (Golan) occupés depuis 1967.
Comme beaucoup de voix critiques d’Israël, l’UE entend concentrer son effort sur les colonies, illégales aux yeux du droit international. Un avis qui satisfait un pacifiste israélien vétéran comme Uri Avnery, qui nous donnait son avis chez lui à Tel-Aviv en novembre: «Nous voulons isoler les colons par rapport au public israélien, c’est une précondition avant de les déloger d’où ils sont. Mais si on boycotte tout Israël, le grand public israélien va au contraire se ranger dans le camp des colons, c’est donc contre-productif».
Une opinion partagée par… Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, telle qu’il l’a exprimée le 10 décembre et qui lui a valu une volée de bois vert en Palestine. Omar Barghouti, l’un des principaux porte-voix du mouvement BDS lâchait ainsi en réponse: «Il n’y a pas de parti politique palestinien, syndicat, réseau d’ONG ou organisation de masse qui ne soutienne le BDS. Aussi, un responsable palestinien dépourvu de mandat démocratique et de tout soutien public réel ne peut prétendre parler au nom du peuple palestinien quand il s’agit de décider de nos stratégies ou de notre résistance au régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid israéliens».

«L’économie israélienne en pâtira»

En Israël même, la perspective d’un boycott croissant commence à faire réfléchir. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou va bientôt convoquer une réunion ministérielle qui y sera consacrée. Tzipi Livni, la ministre de la Justice qui est aussi en charge des négociations avec les Palestiniens, ne l’a pas attendu pour prévenir le 31 décembre: «Le boycott progresse de façon exponentielle. Ceux qui refusent de le voir vont finir par le ressentir».
Et elle n’est pas la seule responsable à tenir ce discours: en date de ce 31 janvier, cité sur le site de la Chambre de commerce France-Israël Israelvalley.com, le ministre israélien des Finances Yaïr Lapid ne prend pas non plus de gants: «Si les négociations avec les Palestiniens échouent, dit-il, et que le boycott européen intervient, même partiellement, l’économie israélienne en pâtira et tout Israélien sera directement affecté, d’un point de vue économique. S’il n’y a pas de règlement politique entre l’Autorité palestinienne et Israël, alors l’économie israélienne connaîtra une phase de récession importante, préjudiciable à tout Israélien».
L’Américain John Kerry lui-même a saisi cette balle au bond pour faire pression sur l’Etat hébreu quand il a fait une allusion à cette perspective ce week-end en Allemagne: «Les risques pour Israël sont très grands, a-t-il déclaré à propos d’une faillite possible des pourparlers de paix israélo-palestiniennes dont il est l’initiateur.Les gens parlent de boycott. Cela s’intensifiera en cas d’échec. Nous avons tous intérêt à la solution de ce conflit. »
BAUDOUIN LOOS

(1) Nous avons interrogé François Dubuisson, chargé de cours de droit international à l’ULB, sur la légalité d’un boycott d’Israël.
«Les appels au boycott des produits originaires d’Israël lancés par des associations militantes s’inscrivent dans l’exercice de la liberté d’expression et sont dès lors légales, indépendamment de l’avis que l’on peut avoir sur leur opportunité. Il existe une jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme accordant aux ONG une protection renforcée de leur liberté d’expression, compte tenu de leur rôle essentiel dans le débat public, et les autorisant même à recourir à une certaine dose d’exagération. En Belgique, il n’y a jamais eu de poursuites à l’égard des campagnes de boycott menées par diverses associations. En Europe, seule la France fait exception puisque plusieurs militants y ont été condamnés pour « incitation à la discrimination ». Mais les juges sont divisés, plusieurs décisions ayant acquitté les personnes poursuivies, considérant que l’appel citoyen au boycott est couvert par la liberté d’expression.»

NB Une version plus courte de cet article est parue dans Le Soir du samedi 1er février 2014 sous le titre «De plus en plus d’Européens et d’Américains conscientisés», en complément d’un reportage de Serge Dumont en Israël et dans les territoires occupés.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 10:06
Gaza de nouveau bombardée à l'aube ! De mon ami Ziad Medoukh : "Les avions militaires israéliens ont mené sept raids sur différents lieux dans la bande de Gaza tôt ce vendredi 31 janvier 2014. C’était dans la ville de Gaza, à Beit Lahya au nord de la bande de Gaza, à Deir Balah au centre de la bande de Gaza, et à Rafah au sud de la bande de Gaza. Neuf palestiniens ont été blessés dont deux enfants L’aviation israélienne a bombardé de nouveau la bande de Gaza, une région toujours sous blocus. Les agressions israéliennes contre les civils de Gaza se poursuivent. Devant le silence complice d’une communauté internationale impuissante.Gaza sous blocus résiste. Gaza la souffrance permanente existe. Gaza laissée à son sort persiste. Gaza la dignité est plus que jamais déterminée. Et Gaza la vie garde espoir."
Gaza de nouveau bombardée à l'aube ! De mon ami Ziad Medoukh : "Les avions militaires israéliens ont mené sept raids sur différents lieux dans la bande de Gaza tôt ce vendredi 31 janvier 2014. C’était dans la ville de Gaza, à Beit Lahya au nord de la bande de Gaza, à Deir Balah au centre de la bande de Gaza, et à Rafah au sud de la bande de Gaza. Neuf palestiniens ont été blessés dont deux enfants L’aviation israélienne a bombardé de nouveau la bande de Gaza, une région toujours sous blocus. Les agressions israéliennes contre les civils de Gaza se poursuivent. Devant le silence complice d’une communauté internationale impuissante.Gaza sous blocus résiste. Gaza la souffrance permanente existe. Gaza laissée à son sort persiste. Gaza la dignité est plus que jamais déterminée. Et Gaza la vie garde espoir."

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 12:12

Georges Ibrahim Abdallah citoyen d’honneur : le préfet porte

plainte

lundi 27 janvier 2014

Le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, a décidé d’attaquer en justice le conseil municipal de Bagnolet pour avoir fait de Georges Ibrahim Abdallah son citoyen d’honneur. Le motif que le préfet avance est que « Georges Ibrahim Abdallah n’a mené aucune action bénéfique pour la ville ».

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté la décision du préfet dont l’initiative est clairement politique et idéologique. En répondant aux pressions du PS et du CRIF, le préfet censé être neutre en la matière, sort anormalement de son rôle [1].

Par ailleurs, le motif invoqué pour attaquer en justice est totalement ridicule. De qui se moque-t-on ? Gilad Shalit, soldat de l’armée israélienne, a été fait citoyen d’honneur de Paris. Qu’a fait de « bénéfique » Gilad Shalit pour la Ville de Paris ? Le Préfet de Paris a-t-il attaqué en justice au motif que Gilad Shalit n’avait rien fait de « bénéfique » pour la Ville ? Des préfets ont-ils interdit des stèles en hommage à l’OAS ou des places Ben Gourion ? La décision du préfet du 93 participe donc bien d’une ligne idéologique qu’incarne parfaitement Manuel Valls. Et il faut se rendre à l’évidence, les préfets de Valls ne sortent de leur rôle que lorsqu’il s’agit de noirs ou d’arabes, là encore nous avons affaire à un traitement d’exception.

A l’offensive du CRIF, à celle du PS, et à celle de l’Association Française des victimes de terrorisme, Association d’extrême droite héritière de l’Algérie Française [2], vient donc s’ajouter cette attaque du préfet du 93. Sur Bagnolet même, une union sacrée de la classe politique s’est créée, de l’UMP au PS. Et que dire du lourd silence complice des élus communistes, menés par Laurent Jamet, qui s’étaient désolidarisés de Georges Ibrahim Abdallah en s’abstenant lors de la fameuse délibération du conseil municipal ? Rappelons que le PC national s’est officiellement prononcé pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah...

L’ampleur de l’offensive montre à quel point nous avons eu raison de nous mobiliser pour faire de Georges Ibrahim Abdallah le citoyen d’honneur de notre ville. En 2012, les villes PC de Grenay et de Calonne-Ricouart avaient aussi fait de Georges Ibrahim Abdallah leur citoyen d’honneur. Cela n’avait suscité alors que peu de réactions. Si pour Bagnolet cela suscite autant d’hostilités, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, c’est que Bagnolet est une grande ville proche de Paris, susceptible d’être un modèle pour d’autres villes. Car à Bagnolet, la mobilisation des quartiers populaires a rendu possible une décision hautement symbolique pour exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Ne soyons pas dupes, c’est cette mobilisation-là en particulier que le préfet cherche à interdire. Tous les moyens sont bons pour installer un climat de peur, par la pression permanente, de la censure à l’action judiciaire.

Cette offensive sans précédent ne doit pas nous décourager, au contraire elle prouve que nous sommes sur la bonne voie. On a déjà pu remarquer depuis la décision du conseil municipal de Bagnolet un regain d’intérêt et de mobilisation pour Georges Ibrahim Abadallah.

Parce que nous gagnons des batailles, les attaques s’intensifient. Ne désarmons pas, continuons la lutte. Acculé, l’ennemi n’aura d’autre choix que de libérer notre frère Georges Ibrahim Abdallah !

La plainte du préfet sera jugée en référé au Tribunal administratif de Montreuil le 30 janvier. Nous tentons d’organiser une action, nous vous tiendrons informés sur notre site.

Le G.A.B (Groupe des Associations de Bagnolet)

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 15:32

Solidarité Internationale PCF

omar-saad-arrest.jpgLiberté pour Omar Saad, jeune communiste israélien, en prison pour avoir refusé de servir dans l'armée d'occupation !

 

 

Article pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ (repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/)

 

 

Ces derniers mois, nous avons relayé les campagnes de solidarité avec les jeunes israéliens qui refusaient de servir dans l'armée d'occupation israélienne, ceux qu'on appelle les « shminitism », les objecteurs de conscience tout juste sortis du lycée.

 

Omar Sa'ad a dit non. Il vient d'avoir 18 ans, il est musicien, il a des idées politiques bien affirmées contre la colonisation de la Palestine, la fascisation de la société : il est déjà militant des Jeunesses communistes d’Israël.

 

Contrairement à la plupart des autres « refuzniks », Omar ne vient pas de la communauté juive. Il est druze, peuple des montagnes connu pour son interprétation originale de l'Islam. Depuis 1956, Israel impose aux Druzes le service dans l'armée d'occupation malgré les résistances de ce peuple.

 

Pas question pour Omar de participer à l'injustice contre son propre peuple

 

Conscient de cette histoire, Omar refuse de lutter contre son propre peuple, refuse ce traitement spécial visant à diviser les Arabes, lui qui se bat contre les discriminations dont sont victimes les Arabes en Israël, qui lutte pour une indépendance palestinienne dans une co-existence pacifique.

 

Omar connaît le même sort que ces jeunes israéliens d'origine juive qui ont dit Non : il a été condamné à 20 jours de prison, puis à nouveau condamné une seconde fois à 20 jours à la prison militaire No 6 près Atlit, au sud de Haifa.

 

« Moi, Omar, arabe, homme de paix, je refuse de servir dans votre armée »

 

Sa déclaration de refus est celle d'un (jeune) homme de conviction, la voici dans son intégralité :

 

« Je m'appelle Omar Zahreddine Mohammad Sa'ad, je viens du village de Maghar, en Galiée.

 

J'ai reçu une citation à me présenter au bureau d'enrôlement le 31 octobre 2012 pour passer les tests de routine nécessaire pour le service militaire, obligatoire pour les Druzes. Mais je veux dire la chose suivante :

 

Je refuse de faire ces tests, parce que je suis opposé au service militaire obligatoire pour mon peuple, les Druzes.

 

Je refuse parce que je suis un homme de paix, et abhorre la violence sous toutes ces formes et je crois que l'institution militaire est la forme suprême de violence physique et psychologique. Depuis que j'ai reçu la citation, j'ai l'impression que ma vie est complètement bouleversée. Je me sens nerveux, incapable de me concentrer. Je me rappelle ces milliers d'images si dures, et je ne peux me voir en uniforme militaire, participant à l'oppression de mon peuple, les Palestiniens, ou combattant contre mes frères arabes. En fait, je me déclare objecteur de conscience et refuse de servir dans quelque armée que ce soit.

 

Je déteste l'oppression et m'oppose à l'occupation, je déteste toute forme de fanatisme ou de répression de la liberté, et je déteste quiconque arrête les enfants, les femmes et les vieillards.

 

omar-saad-music.jpgJe suis un musicien, et je joue du violon et j'ai des amis, des musiciens de Ramallah, Jericho, Jéusalem, Hébron, Naplouse, Jénine, Shafa’amr, Eilaboun, Rome, Athènes, Amman, Beyrouth, Damas, Oslo, et nous jouons tous pour l'humanité et la paix. Notre seule arme, ce sont nos instruments de musique, et nous ne porterons pas d'autre arme.

 

J'appartiens à une communauté qui a été soumise à une grande injustice par une loi oppressive. Comment lutter contre nos proches en Palestine, Syrie, Jordanie, au Liban et en Égypte ? Comment porter des armes contre mes frères et mon propre peuple en Palestine ? Comment être soldat au check-point de Qalandia ou sur toute autre barrière quand on a connu l'oppression des barrières ?

 

Comment puis-je empêcher les gens de Ramallah de visiter leur ville, Jérusalem ? Comment garder le mur de séparation ?

 

Comme puis-je être le geôlier de mon propre peuple quand je sais que la plupart d'entre eux sont des prisonniers de guerre, et des gens qui recherchent la justice et la liberté ?

 

Je joue pour la joie, la liberté et une paix juste, avec la fin des colonies et de l'occupation militaire, la libération de tous les prisonniers et le retour des réfugiés. Je joue pour l’insaturation d'un État palestinien qui aurait Al-Quds pour capital.

 

Nous avons été nombreux parmi les Druzes à servir dans l'armée israélienne selon la loi sur le service militaire obligatoire. Mais qu'y a-t-on gagné ? Nous sommes discriminés à tous les niveaux. Nos villages sont les plus pauvres, nos terres ont été confisquées, il n'y a pas de planification urbaine ni de zones industrielles. Le taux de diplômés universitaires venant de nos villages est le plus faible dans la région, et le taux de chômage est le plus élevé. La loi sur le service obligatoire nous a éloigné et isolé de notre communauté arabe.

 

Cette année, je vais sortir diplômé du lycée et j'espère être en mesure de reprendre mes études universitaires. Je suis sûr que l'armée tentera de m'empêcher de réaliser mon ambition humaine mais je le déclare haut et fort : je suis Omar Zahreddine Mohammad Saad et je ne serai pas de la chair à canon pour vos armes, je ne serai pas un soldat dans votre armée ».

 

La déclaration d'Omar Saad est un modèle, pas une once de violence déplacée, de haine envers ses camarades juifs. Simplement le refus de l'injustice sioniste, le sentiment de fraternité envers son propre peuple palestinien.

 

Arabes ou juifs, ils sont des centaines de jeunes israéliens à refuser de servir dans l'armée de la honte !

 

En tant que jeune communiste, Omar a lutté pour la libération de ses devanciers Natan, Alon, Noam ou Omer. Ces derniers jours, ce sont les jeunes communistes israéliens, accompagnés de diverses associations pacifistes qui ont exprimé leur solidarité devant la prison militaire où il est incarcéré.

 

Les jeunes communistes israéliens appellent à amplifier la solidarité avec ces jeunes, Arabes ou Juifs, qui refusent de servir dans l'armée de la honte.

 

Cette cause est la nôtre, refusons le racisme sous toutes ces formes, refusons le colonialisme, disons non à l'injustice sioniste, sans céder le moindre terrain à l'anti-sémitisme ! Solidarité avec Omar et avec les autres prisonniers politiques !

 

PS : Les jeunes communistes israéliens nous encouragent à envoyer les messages de soutien à l'adresse suivante : messages2prison@newprofile.org (en anglais). Les messages de soutien seront lus à chaque visite à Omar.

JEU 16 JAN 2014AUCUN COMMENTAIRE
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre