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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 17:33

 

Solidarité Internationale PCF

evo.jpgDéclaration de solidarité avec le président Evo Morales et le peuple bolivien

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Face aux décisions des gouvernements du Portugal, d'Espagne, de France et d'Italie d'empêcher le survol et l'atterrissage de l'avion de l’État de Bolivie dans lequel se trouvait le président de la Bolivie, Evo Morales, de retour de sa visite en Russie, les partis et organisations sous-signées:

 

1 – Condamnent, dans les termes les plus fermes, les décisions des gouvernements mentionnés précédemment et exigent que des excuses publiques soient faites au président Evo Morales et à l'Etat pluri-national de Bolivie. Il s'agit d'agissements coordonnés allant contre les principes les plus élémentaires du droit et des conventions internationales, constituant une remise en cause de la sécurité et de la vie du président Evo Morales.

 

2 – Estiment que cette action, sans précédent en temps de paix en Europe, est encore plus grave qu'elle est clairement liée à la tentative de la part du gouvernement des États-Unis de poursuivre un ancien agent de la Sécurité nationale des États-Unis, qui a confirmé l'existence d'un réseau international d'espionnage massif, et de violer les droits les plus fondamentaux, les libertés et les garanties des peuples, ainsi que la souveraineté des États.

 

3 – Exigent que les gouvernements du Portugal, d'Espagne, de France et d'Italie s'expliquent publiquement sur les contours de ces décisions, tant elles représentant un acte illégal et que, du point de vue du droit international, on peut même l'intégrer à la définition du terrorisme d’État.

 

4 – Condamnent la complicité de l'Union européenne avec ces actes illégaux, révélant une fois de plus sa véritable nature, ses politiques et sa soumission dans le cadre de l'OTAN.

 

5 – Exigent une condamnation claire et sans équivoque de la part des organes compétents des Nations unies de ces décisions.

 

6 – Saluant les États et les organisations multi-latérales et internationales qui ont déjà condamné de tels agissements, appellent le peuple de Bolivie, les peuples des pays mentionnés précédemment et les autres peuples du monde, particulièrement en Amérique latine, à exprimer, sous diverses formes, leur condamnation et leur rejet de cet affront gravissime fait au président Evo Morales, à la souveraineté de la Bolivie et aux autres peuples touchés par cette décision, ainsi qu'aux droits nationaux, à la démocratie et à la liberté des peuples.

 

7 – Expriment leur solidarité avec les peuples du Portugal, d'Espagne, d'Italie et de France, qui dans leurs pays luttent contre les politiques d'exploitation, d'oppression, de capitulation nationale et de soumission aux intérêts de l'impérialisme.

 

8 – Réaffirment leur engagement à poursuivre et intensifier la solidarité internationale avec toutes les forces qui, dans les parties les plus diverses du monde, continuent de lutter contre la stratégie belliciste, d'ingérence, autoritaire et portant atteinte aux droits sociaux, syndicaux, démocratiques et nationaux des peuples que l'impérialisme intensifie dans un contexte d'approfondissement de la crise du capitalisme.

 

Alternative Nouvelle nation (Guatemala)

Nouveau parti communiste britannique

Nouveau parti communiste de Yougoslavie

Parti algérien pour la démocratie et le socialisme

Parti communiste allemand

Parti communiste brésilien

Parti communiste britannique

Parti communiste d'Afrique du sud

Parti communiste de Bohême-Moravie

Parti communiste de Bolivie

Parti communiste du Danemark

Parti communiste de la Fédération russe

Parti communiste de Grèce

Parti communiste d'Inde

Parti communiste d'Inde (marxiste)

Parti communiste d'Irlande

Parti communiste de Turquie

Parti communiste de Cuba

Parti communiste d'Espagne

Parti communiste du Brésil

Parti communiste du Chili

Parti communiste du Mexique

Parti communiste du Pakistan

Parti communiste des peuples d'Espagne

Parti communiste libanais

Parti communiste au Danemark

Parti communiste portugais

Parti communiste unifié de Géorgie

Parti de la Refondation communiste (Italie)

Parti du peuple (Panama)

Parti du travail de Belgique

Parti des communistes italiens

Parti des travailleurs d'Irlande

Parti ouvrier hongrois

AKEL (Chypre)

Parti Tudeh (Iran)

Réseau des communistes (Italie)

DIM 21 JUI 2013AUCUN COMMENTAIRE
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 15:36

Intensifier le mouvement de solidarité en France et en Europe avec le peuple palestinien

 

De retour d'une visite en Israël et Palestine, du 27 juin au 2 juillet, la délégation officielle du Parti communiste français conduite par son secrétaire national, Pierre Laurent, également président du Parti de la gauche européenne (PGE) et sénateur, tient à réaffirmer l'urgence d'une action ferme de la France et de l'Union européenne en faveur de la reprise des négociations de paix. Cela ne peut plus attendre : la poursuite de la colonisation israélienne, les humiliations et violences quotidiennes perpétrées par l'armée d'occupation et les colons à l'encontre des Palestiniens, les discriminations des populations arabes israéliennes, la pauvreté et les graves inégalités socio-économiques rendent la situation intenable. Cette visite coïncidait avec le passage de John Kerry, émissaire américain, qui s'est à nouveau soldé par un échec devant l'intransigeance du gouvernement israélien qui refuse de geler la colonisation et qui ne respecte pas l'engagement d'Oslo de libérer les prisonniers politiques d'avant 1993.

La délégation entourant Pierre Laurent, composée de Patrick Le Hyaric, député européen et directeur du journal L'Humanité, Lydia Samarbakhsh, responsable des relations internationales du PCF, Mathilde Caroly, conseillère municipale communiste de Saint-Denis, Nordine Idir, secrétaire général du Mouvement Jeunes communistes, et Fernand Tuil, président de l'AJFP (Association de jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises), a été reçue à Jérusalem, Nazareth, Ramallah, Naplouse, Bethléem, Beithuna, aux camps de Balata et de Dheishe, ainsi qu'à la Knesset par le groupe parlementaire Hadash. La délégation a également tenu à se recueillir, lundi 1er juillet, devant la tombe du président palestinien, Yasser Arafat, à Ramallah.

Au cours de ces entretiens et de ces visites, nos interlocuteurs nous ont confirmé et montré sur le terrain à quel point, chaque jour, le gouvernement israélien de B. Netanyahou s'ingénie à bloquer tout processus de dialogue avec les Palestiniens et à attiser la tension. Le gouvernement s'entête à encourager la poursuite de la colonisation – en particulier à Jérusalem-Est – alors qu'il s'agirait d'amorcer un mouvement réel de décolonisation ; il laisse l'armée détruire les fruits de coopérations internationales et de l'aide humanitaire (même dans les zones où Tsahal n'est pas autorisée à intervenir) alors qu'il s'agirait d'appuyer le développement et les coopérations – y compris entre Israël et la Palestine. B. Netanyahou et son gouvernement multiplient les arrestations arbitraires et les détentions administratives, et déportent maintenant les Bédouins du Neguev, pourtant « citoyens israéliens », qui sont chassés manu militari de leurs villages, et ceux-ci détruits. Ce sont près de 70 000 personnes, enfants et adultes, qui sont concernées par cette inadmissible opération qui fait l’objet d'un projet de loi !

Israël agit ainsi au mépris du droit international et au mépris des accords d'association qu'il a lui-même passé avec l'Union européenne en violant les clauses de respect des droits de la personne. Or au moment de son passage les 20 et 21 juin derniers, madame Ashton, vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante pour les affaires étrangères et la sécurité, est demeurée absolument silencieuse à ce sujet. Pis, dans les jours qui ont suivi, la commissaire n'a pas aidé les ministres des affaires étrangères européens à s'accorder sur une déclaration commune pourtant soutenue par de nombreux pays.

Le PCF appelle à intensifier le mouvement de solidarité en France et en Europe avec le peuple palestinien pour son droit légitime à un État souverain, dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem pour capitale, et de solidarité avec ceux qui en Israël se battent contre les discriminations raciales, pour la justice sociale, l'égalité des droits et la dignité.

La France peut commencer par réaffirmer son engagement en faveur de la paix et reconnaître l’État de Palestine, ainsi qu'appuyer son adhésion aux instances internationales. Le gouvernement israélien doit être isolé. Sa politique est la politique du pire ; elle n'offre aucun avenir aux Palestiniens, et si peu aux Israéliens eux-mêmes. La France doit prendre l'initiative de faire suspendre l'accord d'association UE-Israël, de sanctionner les entreprises qui profitent de la colonisation israélienne et au contraire d’encourager et protéger la coopération dans les territoires palestiniens. Après la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, il serait tout à l'honneur de notre pays d'adopter l'étiquetage des produits provenant des colonies.

La Fête de l'Humanité 2013 sera marquée par ce nouvel élan avec le lancement en France de la campagne mondiale pour la libération de Marwan Barghouthi et des prisonniers politiques palestiniens. « Libérer Marwan Barghouthi, c'est libérer la Palestine ». La France doit être au rendez-vous.

 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 04:43

 

MONDE -  le 4 Juillet 2013

 

Lettre à nos amis Boliviens et d’Amérique du sud. Par José Fort

Par José Fort, ancien journaliste à l’Humanité. Frères, nous savons combien votre colère est grande. Nous comprenons vos manifestations devant les représentations diplomatiques françaises. Ecoutez-nous : ne brûlez pas le drapeau tricolore. Il appartient au peuple de France, celui de la Révolution et de la Résistance contre le fascisme, celui de la lutte contre la colonisation et pour les droits de l’homme.

Il a été sali à plusieurs reprises de notre histoire et  lors du détournement de l’avion présidentiel bolivien par des gouvernants français servilement aux ordres de l’impérialisme US. Sachez que la majorité du  peuple de France se range dans les rangs de la liberté, la démocratie, la justice sociale et le respect de l’autre.

Comprenez-nous. Nous sommes honteux de l’image que vient de donner notre pays à la Bolivie, à l’Amérique latine, au monde entier. MM. Hollande et Fabius, dans des conditions différentes, viennent de commettre un acte de piraterie aérienne similaire à celui commis par le gouvernement socialiste Guy Mollet contre les responsables du FLN pendant la guerre d’Algérie.

Frères boliviens. Ne confondez pas ceux qui ont interdit le survol de votre avion présidentiel au dessus du territoire français et les Français solidaires, mortifiés par l’acte inqualifiable que d’autres ont commis en notre nom.

Frères latino-américains. L’impérialisme US dispose de relais en Europe, au plus haut niveau des structures de la Communauté européenne et des Etats. En France, notamment. Vous disposez d’autres relais : ceux de la solidarité.

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 12:12

VIDEO. En larmes au dernier concert de l'orchestre national symphonique de Grèce

Le gouvernement a décidé de couper le budget de l'ensemble musical, après l'arrêt de la diffusion de la télévision publique. 

Par Francetv info

Mis à jour le 17/06/2013 | 08:11 , publié le 17/06/2013 | 07:52

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C'est une conséquence directe de l'arrêt de la diffusion de la télévision publique grecque, la semaine dernière. En Grèce, l'orchestre national symphonique, équivalent de l'orchestre de Radio France, a joué son dernier concert vendredi 14 juin. La restructuration de l'audiovisuel public, dans ce pays rongé par la crise, n'accorde plus le budget nécessaire pour le maintien de l'orchestre vieux de 75 ans et du chœur, selon un communiqué de l'ensemble musical.

Pour cette dernière représentation, l'orchestre a joué un extrait des Variations Enigma, intitulé "Nimrod", une œuvre symphonique du compositeur britannique Edward Elgar, indique le site Oclassica.com (lien en anglais). Sur ces images très touchantes, on peut voir certains musiciens pleurer pendant qu'ils jouent. Des centaines de Grecs écoutent le concert, rassemblés à l'extérieur du bâtiment.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 06:27

Près de 4 800 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes pour des faits de résistance dans les territoires occupés. Environ 300 d’entre eux sont en détention administrative, une mesure qui autorise une détention de six mois sans jugement, sans preuve, sans avocat, et renouvelable à l’infini.

 

Fait unique au monde, 27 députés palestiniens sont en prison. Parmi eux, Marwan Barghouti, enfermé depuis onze ans et condamné par un tribunal militaire d’occupation cinq fois à la prison à vie et à quarante ans de sûreté. 527 autres prisonniers ont été condamnés à vie et à ce jour, 111 ont passé plus de vingt ans en prison. Selon l’Unicef, chaque année, ce sont environ 700 enfants palestiniens de 12 à 17 ans qui sont en détention. A partir de 14 ans, ils peuvent être condamnés jusqu’à dix ou vingt ans de prison pour jet de pierre. Actuellement, 12 femmes palestiniennes sont détenues dans des conditions particulièrement difficiles du fait qu’elles sont isolées au milieu de prisonnières israéliennes de droit commun.

Pour résister aux mauvais traitements qui leur sont infligés les prisonniers palestiniens n’ont d’autre recours que la grève de la faim. C’est ce que 2 000 d’entre eux ont fait au printemps 2012 avec comme principale revendication la libération des prisonniers en détention administrative. Le 14 mai 2012, l’administration pénitentiaire avait dû consentir à un accord mais, en février 2013, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la France, Philippe Lalliot, a exprimé sa «préoccupation» devant l’aggravation de l’état de santé de quatre Palestiniens observant une grève de la faim depuis plus de trente jours. Le 16 février 2013, le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a appelé Israël à respecter ses obligations internationales en matière de droits de l’homme. 201 prisonniers sont décédés en prison depuis 1967, et, comble de cruauté, les corps ne sont rendus aux familles qu’après extinction de la peine.

Dans les territoires occupés de Cisjordanie et à Gaza, presque toutes les familles palestiniennes ont des maris ou des fils qui ont subi des peines d’emprisonnement, souvent à plusieurs reprises. Cette violence institutionnalisée de la politique carcérale des autorités israéliennes n’a d’autre but que de chercher à briser la résistance de toute une société et à étouffer les aspirations légitimes d’un peuple à disposer d’un Etat souverain.

Nous, maires de villes de France, exprimons notre indignation devant de telles pratiques de la part d’un Etat qui se prétend démocratique. La sécurité d’Israël ne pourra jamais être acquise en jetant en prison tous ceux qui s’opposent à l’extension des colonies ou à la poursuite de l’édification du mur d’annexion en Cisjordanie, à la destruction des maisons palestiniennes dans Jérusalem-Est ou au blocus de Gaza. Depuis soixante-cinq ans, les Palestiniens attendent la création d’un Etat au côté de celui d’Israël conformément aux engagements de la communauté internationale. La création de cet Etat, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, est la solution incontournable pour parvenir enfin à instaurer une paix durable dans cette région du monde. Israël maintient en prison des dirigeants, comme Marwan Barghouti, capables de rassembler le peuple palestinien autour de cette idée simple «deux peuples, deux Etats». Leur libération permettrait de donner une chance à la paix et d’ouvrir de véritables négociations sous l’égide de la communauté internationale. C’est notre attachement à la paix et aux droits des peuples, en particulier lorsqu’ils sont légitimés par les résolutions de l’ONU, qui nous amène à exiger la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens. Nous faisons appel aux autorités françaises et européennes pour engager les sanctions économiques contre l’Etat d’Israël, telles qu’elles sont prévues en cas d’atteintes aux droits de l’homme.

Nous, maires de villes de France, appelons nos concitoyens à prendre part à une grande mobilisation pacifique et citoyenne pour exiger que s’ouvrent les portes des prisons israéliennes et que, dans la continuité de l’admission de la Palestine à l’ONU à titre d’Etat observateur, les Palestiniens puissent enfin vivre, circuler, étudier, travailler librement dans un Etat viable, indépendant et souverain.

Premiers signataires : Michel Beaumale maire de Stains (Seine-Saint-Denis) Gilles Poux maire de La Courneuve (Seine-Saint-Denis)Jacques Bourgoin maire de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) PierreGosnat maire d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) Françoise Baudmaire de Valenton (Val-de-Marne) Franck Demaumont maire de Châlette-sur-Loing (Loiret) Jean-Pierre Bosino maire de Montataire (Oise) Nicolas Garcia maire d’Elne (Pyrénées-Orientales)Christophe Faverjon maire d’Unieux (Haute-Loire) Gilles Leproust maire d’Allonnes (Sarthe) Alain Outreman maire d’Achères (Yvelines) Michel Lefebvre maire de Douchy-les-Mines (Nord)

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 07:13

Monde - le 16 Avril 2013

Venezuela : la droite incite ses partisans à "montrer leur colère"

Des violences lors de manifestations de l'oppostion, qui refuse la victoire de Nicolas Maduro, auraient fait quatre morts selon un dernier bilan. Les opposants poursuivent leurs rassemblements devant les conseils électoraux régionaux alors que la commission électorale excluait le nouveau dépouillement réclamé par Henrique Capriles.


Deux décès ont été signalés dans l'Etat de Miranda, qui englobe une partie de la capitale Caracas, un autre dans l'Etat de Tachira à la frontière avec la Colombie et un quatrième dans l'Etat de Zulia, dans l'ouest du Venezuela.

Le candidat de la droite, soutenu par les États-Unis, Henrique Capriles, qui considère le président élu comme "illégitime", a incité ses sympathisants à "montrer leur colère". Il a appelé à des rassemblements mardi devant tous les centres régionaux du Conseil national électoral (CNE), qui a officialisé la victoire de Nicolas Maduro, obtenue d'une courte tête (50,75% contre 48,97%). En réaction, le nouveau chef d'Etat élu, qui doit être investi vendredi, dénonce une "volonté de coup d'Etat" et a promis "une main de fer" face aux "putschistes". Nicolas Maduro, qui a affirmé être "le fils de Chavez", a qualifié de "caprices de bourgeois" la demande d'un nouveau comptage. Des membres du gouvernement ont accusé d'autres manifestants d'avoir attaqué le domicile de la présidente du CNE, Tibisay Lucena, ainsi que plusieurs bureaux du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), dont l'un a été incendié.

Lundi soir, des milliers de partisans de l'opposition les rues de la capitale pour protester contre la victoire proclamée de Nicolas Maduro à l'élection présidentielle au Venezuela. Répondant à l'appel du candidat de droite Henrique Capriles, qui réclame un nouveau comptage des bulletins, les manifestants sont sortis en agitant des casseroles, d'autres allumant des feux de poubelles ou de pneus.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 06:35

Ce dimanche 14 avril, le candidat bolivarien Nicolas Maduro a remporté les élections présidentielles du Venezuela. Le résultat est serré. Après décompte de 99,12 % des voix, sur la base d’une participation de 78,71 % des électeurs, Maduro a recueilli 7 505 378 voix, soit 50,66 %, contre 7 270 403 voix pour le candidat de l’opposition Capriles, soit 49,07 %. Capriles a déclaré contester le résultat du vote et exige un recomptage intégral des bulletins de vote. Depuis, le décompte de 100 % des votes a légèrement augmenté l’avantage de Maduro.

Le lundi 15 avril, Capriles a fait une déclaration, retransmise en direct par toutes les chaînes de télévision privées vénézuéliennes et par CNN Espagnol, dans laquelle il a appelé à des marches de protestation vers les bureaux régionaux du Conseil National Electoral (CNE) – et à une marche vers le CNE de Caracas le mercredi 17 avril.

Au même moment, le gouvernement des Etats-Unis et le président de l’Organisation des Etats Américains, Monsieur Insulza, ont déclaré être favorables à un recomptage intégral des bulletins. Le gouvernement espagnol a fait de même, ajoutant qu’il ne reconnaissait pas les résultats des élections de dimanche.

Des dirigeants de l’opposition ont fait courir des rumeurs mensongères selon lesquelles les urnes et les bulletins de vote seraient déjà détruits par le feu, dans le but d’empêcher un recomptage des voix. A l’appui de ces mensonges, ils n’ont pas hésité à utiliser de vieilles photos provenant du site web du CNE et relatives à la destruction du matériel d’élections antérieures (voir le site Aporrea). Le journaliste de l’opposition Nelson Bocaranda a par ailleurs affirmé que des médecins cubains participaient à ces « destructions », à la suite de quoi des dizaines de Centres de Diagnostic Intégral ont été saccagés par des partisans de l’opposition.

Deux militants bolivariens ont été tués alors qu’ils tentaient de défendre les Centres de Baruta, à l’est de Caracas. On dénombre actuellement la mort de six militants bolivariens, le saccage de dizaines de dispensaires, de locaux du PSUV, d’écoles maternelles, de marchés populaires et du local du programme de logements sociaux Petrocasa à Carabobo. Certains fonctionnaires de l’Etat ont été victimes d’attaques à leurs domiciles. Télésur, à Caracas, a également fait l’objet d’attaques, tout comme la Radio du Sud et VTV. Des bandes armées de l’opposition erraient dans les rues des principales villes du pays, hier, intimidant la population, bloquant les routes et construisant des barricades avant de les incendier.

Tel est le vrai visage de l’opposition « démocratique » au Venezuela. Elle s’attaque en priorité aux programmes sociaux du gouvernement bolivarien, en faveur des plus défavorisés. Ces actions s’apparentent aux prémisses d’un coup d’Etat, comme l’a affirmé le président élu Maduro.

La présidente du Conseil National Electoral, Lucena Tibisay, condamne ce qu’elle appelle une ingérence impérialiste de l’OEA, des Etats-Unis et de l’Espagne. Elle a également souligné que si l’opposition souhaite contester les résultats du scrutin, il existe des instances légales pour ce faire, plutôt que de recourir à la violence.

Selon des observateurs internationaux qu’on ne peut suspecter de bolivarisme, tels qu’UNASUR et l’OEA, ces élections se sont déroulées en toute transparence. Même des gouvernements de droite comme le Mexique, la Colombie et le Chili, dont on connaît le peu de sympathie envers la révolution bolivarienne, ont reconnu les résultats et félicité le nouveau Président. Il est donc indéniable que l’opposition a perdu les élections.

Nous appelons toutes les forces progressistes et démocratiques du monde entier à ne pas baisser la garde, à exprimer leur solidarité avec la révolution bolivarienne, à dénoncer les manœuvres antidémocratiques de l’opposition et de l’impérialisme, à démasquer les mensonges et les manipulations des médias et à exiger le respect de la volonté démocratique du peuple vénézuélien.

A Paris, l’ambassade du Venezuela appelle à se rassembler à 18 heures, vendredi 19 avril, devant la statue de Simon Bolivar (entre le cours de la Reine et le Pont Alexandre III dans le 8e arrondissement, métro Invalides ou Champs Elysées Clémenceau).

 

 


Pas touche au Venezuela !


Risque de coup d’Etat au Venezuela – Mobilisation !

mardi 16 avril 2013

Risque de coup d’Etat au Venezuela – Mobilisation !

©2002-2010 La Riposte : journal communiste

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 13:46

 

Hugo Chavez avec sa fille devant un portrait de Simon Bolivar

  le 6 Mars 2013

 

Hugo Chavez, la seconde vie de Bolivar

 

 

Les années ont passé, depuis que, jeune lieutenant, il lisait, dans sa caserne, les écrits de Marx et de Bolivar. Le « Comandante », élu président en 1998, puis réélu en 2000, 2006 et 2012, adulé par la classe populaire, a déchaîné la haine de l’opposition de droite, du patronat et des médias privés.

À l’extérieur, l’homme est qualifié de « populiste », de « bête noire » des États-Unis. Ses déclarations fracassantes ont souvent pris le dessus sur le fond de ses discours. Pariant sur le socialisme à l’époque du capitalisme triomphant, les campagnes de dénigrement (antisémite, dictateur) n’ont pas tardé.

Soulèvement civico-militaire

Né en 1954, il fonde, en 1982, le Mouvement bolivarien révolutionnaire au sein des forces armées. En 1989, des milliers de pauvres protestent contre un plan d’ajustement structurel du FMI. Le Caracazo, la première révolte contre le néolibéralisme, tourne alors à la tragédie : 2 000 morts. Cet événement, un traumatisme dans la mémoire collective, motivera le soulèvement civico-militaire avorté de 1992 que Chavez conduit.

Politiques d'inclusion

Cet épisode scelle néanmoins une relation profonde avec le petit peuple qui s’identifie à ce métis, issu d’une famille pauvre, et qui le portera au pouvoir six années plus tard. Sa popularité tient à ses politiques d’inclusion: les missions sociales (éducation, santé, travail, sport); ainsi qu’aux réformes économiques comme la nationalisation des terres, des banques et de l’entreprise pétrolière dont les retombées économiques, réservées jusqu’alors à l’oligarchie et aux compagnies états-uniennes, profitent désormais à la collectivité. Mais non sans mal. En 2002, il essuie un coup d’État puis, un lock-out pétrolier, un référendum révocatoire, et un coup d’État institutionnel avec le boycott de l’opposition des législatives de 2005. Ces trois derniers mois, les pressions se sont faites encore plus fortes de la part de l'opposition, renforcée par la faiblesse de Chavez face à la récidive de son cancer.

  • A lire aussi:

Hugo Chavez mort, l'armée du Venezuela derrière Nicolas Maduro

Hugo Chavez entre dans l'histoire

Chronologie de la vie de Hugo Chavez

1992

  • 4 février - Jeune officier parachutiste, Chavez prend la tête de plusieurs milliers de soldats qui tentent de renverser le président Carlos Andres Perez. La tentative de putsch, sanglante, fait long feu. Chavez assume à la télévision l'entière responsabilité du soulèvement.

1994

  • 26 mars - Le président Rafael Caldera lui accorde sa grâce. Chavez sort de prison et promet de conquérir le pouvoir par les urnes.

1998

  • 6 décembre - Chavez est élu président avec 56% des voix. Il prête serment le 2 février 1999 et annonce une "révolution pacifique et démocratique". Il ordonne par décret la tenue d'un référendum pour l'élection d'une assemblée constituante.

1999

  • 15 décembre - Les Vénézuéliens approuvent à une majorité écrasante la nouvelle constitution, qui renforce les prérogatives du pouvoir exécutif. Le mandat présidentiel est porté à six ans.

2000

  • 30 juillet - Chavez est réélu avec 59,7% des voix.

2002

  • 10 avril - L'opposition et les milieux économiques lancent un appel à la grève générale illimitée. Le 12 avril, des officiers supérieurs annoncent que Chavez a démissionné. Ils l'accusent de la mort de onze manifestants. Pedro Carmona, un homme d'affaires, est nommé à la tête d'un gouvernement de transition. Chavez, aux arrêts, dément avoir démissionné et dénonce un coup d'Etat.
  • Le 13 avril, sous la pression de manifestants chavistes, Carmona démissionne et des soldats fidèles au président déposé prennent le contrôle du palais Miraflores. Le 14, Chavez effectue un retour triomphal au palais présidentiel.
  • 2 décembre - Syndicalistes, dirigeants et salariés antichavistes de la compagnie pétrolière publique PDVSA se mettent en grève. La production s'effondre. Le cinquième exportateur mondial de pétrole est incapable d'éviter des pénuries de carburants et de vivres.

2003

  • 2 février - Chavez mobilise l'armée pour relancer les activités de la PDVSA. La grève s'achève.

2004

  • 27 février - Les forces de l'ordre dispersent des manifestants en marge du sommet des dirigeants du Tiers Monde que préside Chavez. Au moins neuf personnes sont tuées dans les manifestations violentes qui se poursuivent pendant une semaine.
  • 3 juin - Après de nombreux reports et recours, le conseil national électoral valide une requête de l'opposition réclamant la tenue d'un référendum "révocatoire" sur la poursuite du mandat de Chavez.
  • 15 août - A plus de 59%, Chavez est confirmé au pouvoir et sa légitimité en sort renforcée. L'opposition se divise.

2005

  • 3 décembre - Triomphe des candidats chavistes aux élections législatives boycottées par l'opposition.

2006

  • 3 décembre - Chavez est réélu à la présidence avec plus de 60% des voix. "C'est une nouvelle défaite pour le diable qui veut dominer le monde", déclare-t-il en visant Washington.

2007

  • 26 mai - La Cour suprême ordonne au ministère de la Défense de prendre le contrôle de la chaîne de télévision privée RCTV, proche de l'opposition. Des dizaines de milliers de Vénézuéliens manifestent leur hostilité à cette décision.

2008

  • 23 novembre - Elections provinciales et municipales. Le camp chaviste l'emporte, mais l'opposition s'empare de plusieurs centres urbains, dont la mairie de Caracas.

2009

  • 2 février - Chavez fête ses dix ans au pouvoir. "Il y a dix ans, Bolivar est revenu à la vie, par et dans la volonté du peuple", déclare le président vénézuélien, qui se revendique de l'héritage de Simon Bolivar, héros de l'indépendance au XIXe siècle.

2011

  • 20 juin - Hugo Chavez, le visage pâle, annonce à la télévision depuis Cuba qu'il a été opéré deux fois pour une tumeur cancéreuse dans la région pelvienne.
  • 17 juillet - Le président entame une chimiothérapie à Cuba.
  • 20 octobre - A la suite d'examens à La Havane, Hugo Chavez se déclare guéri, ce que confirment ses médecins.
  • 30 décembre - Chavez participe au sommet du Mercosur en Uruguay, son premier déplacement politique à l'étranger depuis que son cancer a été diagnostiqué.

2012

  • 21 février - Hugo Chavez annonce qu'il va subir une nouvelle opération, qui aura lieu une semaine plus tard à La Havane.
  • 7 octobre - Le président vénézuélien est aisément réélu avec 55% des voix face au candidat de l'opposition unie Henrique Capriles. Le 11, il nomme un proche au poste de vice-président, Nicolas Maduro, jusque-là ministre des Affaires étrangères.
  • 11 décembre - Chavez subit une nouvelle intervention chirurgicale de plus de six heures.

2013

  • 9 janvier - La cérémonie d'investiture d'Hugo Chavez pour son nouveau mandat, prévue le 10, est reportée sine die en raison de l'hospitalisation du président à La Havane.
  • 18 février - Hugo Chavez est rapatrié de Cuba et admis dans un hôpital militaire de Caracas.
  • 4 mars - Le gouvernement annonce que les problèmes respiratoires du président se sont aggravés.
  • 5 mars - Le vice-président Nicolas Maduro annonce la mort d'Hugo Chavez.
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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 13:43
Ne peut retenir mes larmes d'admiration et de solidarité
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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 12:48

 

Politique Début de polémique suite aux propos d'Harlem Désir sur les républicains espagnols

Le 24 janvier à 17h33 par Grégory Tuban | Mis à jour il y a 1 heure

Camp d'Argelès-sur-Mer, février 1939. Camp d'Argelès-sur-Mer, février 1939.

Les réfugiés espagnols de 1939 «fiers de la solidarité de la France» ? La déclaration d'Harlem Désir sur le plateau de Mots Croisés sur France 2 n'est pas passée inaperçue auprès des républicains espagnols et de leurs descendants.

 

Verbatim : «Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu l'être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames et des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France, qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants».

 

Entre incompréhension et indignation, les commentaires n'ont pas tardé à fuser sur le web à l'image du président de l'Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF), Eloi Martinez Monégal , qui accuse le premier secrétaire du PS de «vouloir réécrire l'histoire» en précisant à juste titre que "s’il y a eu en France solidarité à l’égard des réfugiés espagnols, elle venait du peuple français et non pas des autorités gouvernementales de la troisième République". 

 

De l'Amicale des Anciens Internés Politiques et Résistants du camp de concentration du Vernet d'Ariège à l’Amicale des Anciens Guerilleros Espagnols en France, les réactions scandalisées sont unanimes.  Effectivement, si l'on peut discuter de la politique d'intégration post-guerre des réfugiés républicains espagnols en France, leur «accueil» à l'hiver 1939 dans des camps provisoires dont certains n'en auront que le nom (Argelès, Le Barcarès...) n'est pas un exemple à citer lorsque l'on veut parler de solidarité nationale envers des étrangers alors considérés comme "indésirables". 

 

Les descendants de républicains espagnols  auront à coeur de rappeler à Harlem Désir que sous la 3° République, la France a procédé à des rapatriements forcés vers l'Espagne franquiste de femmes et d'enfants ou que furent mis à l'isolement dans des camps disciplinaires (Collioure, Le Vernet...) des «suspects» sans aucun jugement.

 

De citer la longue liste des camps français en 1939 et le nombre hallucinant de réfugiés internés  (plus de 330.000 espagnols sont passés dans les camps des Pyrénées-Orientales suite à la Retirada*).  De lui préciser que le premier convoi de déportés sur l'Allemagne nazie est un convoi de 900 Espagnols partis d'Angoulême le 20 août 1940 pour Mauthausen... D'évoquer les livraisons de suspects aux autorités nazies ou franquistes sous Vichy, les déportations sur les camps d'Afrique du Nord, ces camps où certains espagnols croupissaient encore en 1942...

 

La déclaration d'Harlem Désir peut donc surprendre par son raccourci historique confondant politique d'accueil - qu'aucun historien ne pourra juger «solidaire» en 1939 – et d'intégration à moyen et long terme. Un manque de connaissances au sujet de réfugiés espagnols de la Retirada - dont un grand nombre se sont battus pour la libération de la France -  dont l'histoire reste encore en souffrance. 

 

* En juin 1939, la préfecture des Pyrénées-Orientales estime à 500.000 personnes le nombre de réfugiés à être rentrés en France lors de la Retirada. Ce rapport fait état du passage de 330.000 réfugiés dans les camps des  P.O. et du transfert de 170.000 civils vers les différents départements. (source ADPO)


Mise à jour vendredi 25 janvier


Jacques Cresta écrit à Harlem Desir

Suite à la médiatisation et aux nombreuses réactions engendrées par la déclaration d'Harlem Désir, le député socialiste des Pyrénées-Orientales, Jacques Cresta a écrit au Premier Secrétaire du PS. Extraits : "Ces 500 000 réfugiés, dont 330 000 dans les Pyrénées-Orientales, seront « parqués » dans des camps de fortune, qu’ils devront eux-mêmes construire, les familles étaient séparées, surveillées par des Gardes Mobiles de l’Etat Français. Plusieurs sont morts de froid, de faim. Le nombre aurait été plus important si la générosité de certains français n’avait permis d’atténuer leurs malheurs.
Ces mêmes réfugiés furent envoyés au front pour lutter contre l’invasion allemande, non armés, car l’état Français avait peur de ces « rouges républicains ». Et malgré cela, les mêmes réfugiés républicains espagnols, furent les premiers, dans la division du Général Leclerc à entrer dans Paris. Alors, non, nous ne pouvons pas être fiers de cette République, qui a si mal traité ces réfugiés
."

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BRUNO FORNACIARI

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