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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 15:42
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 13:50

Coupe Davis: l’évasion fiscale gagne 6-0

Communiqué d'Attac

Lundi, 24 Novembre, 2014

Avant même le début du match, la Suisse a déjà gagné. Jo-Wilfried Tsonga, Gael Monfils, Richard Gasquet, Julien Benneteau et Gilles Simon sont en effet tous les cinq des heureux résidents de ce pays. Quant à BNP Paribas, qui sponsorise tapageusement l’événement, elle détient le record absolu de la présence dans les paradis fiscaux, avec 170 filiales.

Comme le révèle l’Équipe du 17 novembre, « pour la première fois dans l’histoire de la Coupe Davis, une finale opposera des joueurs qui résident tous dans le même pays », qui se trouve être l’un des principaux paradis fiscaux de la planète. Si les cinq joueurs français sont des exilés fiscaux, ils ne sont pas seuls. Roger Federer s’est lui-même exilé en 2008 à l’intérieur de la Suisse : il a déménagé du canton de Bâle-Campagne vers celui de Wollerau, à la fiscalité encore plus réduite que dans le reste du pays.

Quant au principal sponsor de l’événement, BNP Paribas, qui détient actuellement le fameux saladier dans son agence centrale de Lille, elle est aussi la championne de France de l’évasion fiscale. D’après ses propres chiffres, qu’on ne peut soupçonner de surestimer le phénomène, la plus grande banque européenne réalise pas moins de 21 % de son activité dans des paradis fiscaux grâce à 170 filiales.

Que fait BNP Paribas dans ces paradis fiscaux ?

Elle organise l’évasion fiscale pour elle-même et ses clients. La preuve ? Un éditorial daté du 21 février 2014 sur le site de la banque, intitulé « Patrimoine intelligent », proclame : « une fiscalité forte est installée durablement en France […] Rien d’inéluctable, impôt sur le revenu, sur les plus-values, sur la transmission, tous les sujets peuvent être optimisés […] Pourquoi ne pas créer une société à géométrie variable […] ? ».

Aux accusations d’Attac, BNP Paribas a répondu qu’elle voulait « servir ses clients partout dans le monde » et disposait « d’un vaste dispositif de lutte contre la fraude et le blanchiment des capitaux ». Combien de temps cette mascarade va-t-elle encore durer ? Et pourquoi les millionnaires et milliardaires français ne sont-ils pas imposés en France, indépendamment de leur lieu de résidence, comme les États-Unis le font pour leurs nationaux ?

Attac poursuivra ses actions citoyennes dans le cadre de la campagne « Les Requins » pour imposer à BNP Paribas de fermer ses filiales dans les paradis fiscaux, à commencer par celles des Îles Caimans, véritable trou noir de l’économie mondiale.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 17:53
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 15:53

Quand des stars du foot risquaient leur carrière, voire leur vie, pour la démocratie et la justice par Antoine Dumini, François Ruffin 10 juin 2014 Poster A+ A- Imprimer Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Delicious Partager sur Google+ Ils ont marqué l’histoire du football, et pas seulement par leur jeu. Socrates au Brésil, Carlos Caszely au Chili, Robbie Fowler au Royaume-Uni : ces joueurs se sont engagés à leur manière en faveur des opprimés. Les deux premiers contre les dictatures latino-américaines, le troisième en faveur des dockers en grève de Liverpool. A l’heure où le foot est totalement dominé par l’argent et une logique économique malsaine, ces trois portraits nous rappellent qu’une autre conception du football est possible. En partenariat avec Fakir Éditions à l’occasion de la sortie du livre « Comment ils nous ont volé le football ». Chili : un footballeur contre Pinochet « Très peu de sportifs se sont fait connaître pour des prises de positions politiques ou sociales. Par peur. Parce qu’ils ont peur qu’on leur fasse payer. C’est d’ailleurs ce qui m’est arrivé. Je continue de payer la note aujourd’hui car j’ai cru à la valeur de la démocratie. » Chili, 11 septembre 1973. La junte militaire renverse par un coup d’État le socialiste Salvador Allende, élu démocratiquement. Durant les dix-sept années de dictature qui vont suivre, un joueur de football s’oppose au régime : le buteur vedette de l’équipe chilienne, Carlos Caszely. Sa notoriété devient une arme politique, d’autant qu’il dispose d’un avantage : il joue en Espagne, lorsqu’il revient au Chili les micros lui sont tendus et il critique ouvertement le régime. « Je n’ai pas hésité un instant à quitter le Chili. Je n’aurais pas pu alors dire tout ce que j’ai dit à l’époque, explique-t-il. J’étais la voix du peuple qui souffrait. » Car les Chiliens manquaient bel et bien de soutien. Même dans le football. Le Stade de la Mort En novembre 1973, juste après le coup d’Etat, l’Union Soviétique doit se rendre au Chili pour un match de barrage. Qui devrait se tenir à l’Estadio Nacional, rebaptisé « le Stade de la Mort » : y sont détenus, et torturés, les prisonniers politiques. Impossible de jouer dans ces conditions, estime la fédération russe. Le journaliste chilien Vladimir Mimica, alors emprisonné, se souvient : « Nous on dormait juste au-dessous de ces tribunes. C’était la grande incertitude, on ne savait pas ce qu’allait être notre avenir, notre destinée. Plusieurs compagnons qui étaient partis à l’interrogatoire ne sont jamais revenus. Beaucoup d’entre nous ne s’étaient jamais vus, mais nous avions tous un dénominateur commun : nous avions soutenu Salvador Allende. » Gênée, la Fifa tergiverse puis, après une rapide visite, décrète qu’au Chili « le cours de la vie est normal, il y a beaucoup de voitures et de piétons, les gens ont l’air heureux et les magasins sont ouverts ». Quant à « l’Estadio Nacional », la délégation n’y voit qu’ « un simple camp d’orientation ». L’URSS refuse, néanmoins, de se déplacer. S’ensuit alors le match le plus ridicule de l’histoire : devant quarante mille spectateurs, l’équipe chilienne entre seule sur la pelouse et entame un match sans adversaires ! Au bout d’un moment, Francisco Chamaco Valdes pousse la balle dans le but vide. La Fifa avalisa le score de 1-0 et la qualification du Chili. Carlos Caselzy en garde un goût amer : « Ça a été le show le plus débile qui ait eu lieu. Et j’ai été acteur de ce show. » Refus de serrer la main de Pinochet Qualifiée pour le Mondial de 1974 en Allemagne, la sélection chilienne est reçue par le général Pinochet en personne avant son envol pour l’Europe. Carlos Caslezy décide de frapper fort : « D’un coup les portes s’ouvraient et il y avait ce type avec une cape, des lunettes noires et une casquette. Avec une figure aigre. Sévère. Il commence à marcher… Et à saluer les joueurs qualifiés pour le Mondial en Allemagne. Et quand il arrive très près, très près, je mets mes mains derrière moi. Et quand il me tend la main, je ne lui serre pas. Et il y a eu un silence qui pour moi a duré mille heures. Ça a dû être une seconde ? Et il a continué. Moi, comme être humain, j’avais cette obligation parce que j’avais un peuple entier derrière moi en train de souffrir, et que personne ne faisait rien pour eux. Jusqu’à arriver à un moment où j’ai dit stop… Non à la dictature ! Au moins, laissez-moi protester. Au minimum, laissez-moi le dire. Au minimum, laissez-moi dire ce que je ressens. » Son geste, l’attaquant le paiera très cher. À son retour d’Europe, sa mère lui confie, en larmes, qu’elle a été arrêtée et torturée. Le joueur ne peut y croire : « Je lui ai dit "arrête maman il ne faut pas plaisanter avec ce genre de choses". Elle m’a montré sa poitrine avec ses brûlures et j’ai pleuré comme un enfant. Ils m’ont fait payer ça sur ce que j’avais de plus cher. Ma mère. » Le clip thérapie En 1988, Pinochet organise un référendum pour sa réélection. Carlos Caszely enregistre un clip de campagne, avec sa mère qui témoigne, pour que le peuple vote « non », contre le général. « Ce clip fut une libération pour ma mère. Elle a pu dire les choses publiquement et j’ai senti que ce fut une forme de thérapie », confie-t-il. Cette prise de position, d’une icône nationale, a un grand impact sur les Chiliens. Selon les analystes, elle aurait convaincu près de 7% des indécis à voter « non ». Le 6 octobre, les résultats tombent : 44,01 % des voix aux partisans de Pinochet, contre 55,99 % à ses adversaires victorieux. Caszely l’emporte après les prolongations… [1] Brésil : Socrates et la démocratie maintenant ! « Au départ, nous voulions changer nos conditions de travail, puis la politique sportive du pays, et enfin la politique tout court. » Ainsi parlait Socrates. C’est que sous la dictature militaire, il a vite compris le sens du mot « engagement » : « Quand je suis rentré au lycée à 16 ans, j’ai vraiment ressenti la répression. Il y avait des camarades de classe qu’il fallait cacher, d’autres qui s’enfuyaient. » Diplômé de médecine, il poursuit en parallèle une carrière de footballeur aux Corinthians de Sao Paulo. Un coach élu par les joueurs Alors que le club végète, sa présidence échoit, en 1981, à un jeune sociologue, Adilson Monteiro Alves, déjà passé par la case prison. Sa technique surprend : il redistribue les bénéfices et surtout, il demande l’avis des joueurs, les fait choisir eux-mêmes leur coach ! « Dès le début, il nous a expliqué qu’il serait toujours à notre écoute, se souvient Wladimir. Avec Socrates, nous y avons vu l’occasion d’exprimer nos sentiments. Entre nous, on ne parlait pas forcément de politique, mais plutôt de la structure du foot brésilien, qui était très archaïque, avec les pouvoirs très concentrés au niveau de la fédération. Alors, de fil en aiguille, nous avons établi un système dans lequel chaque décision serait soumise au vote et où les simples employés du club auraient le même poids que les dirigeants. On organisait des réunions au siège du club à chaque fois qu’une décision importante devait être prise. » Ces assemblées réunissent les joueurs, les dirigeants, jusqu’aux chauffeurs de bus. « Nous voulions dépasser notre condition de simples joueurs travailleurs pour participer pleinement à la stratégie d’ensemble du club, raconte Socrates. Cela nous a amenés à revoir les rapports joueurs-dirigeants. Les points d’intérêt collectif étaient soumis à la délibération. » « Gagner ou perdre, mais toujours en démocratie » Les résultats suivent. L’équipe remporte deux championnats de suite, en 1982 et 1983. Dès lors, d’autres clubs cherchent à appliquer cette recette magique : Palmeiras et le FC Sao Paulo d’abord. Puis le mouvement gagne Rio et le plus grand club du pays, Flamengo. Mais surtout, le phénomène se propage hors du football. Alors que la publicité apparaît sur les maillots de foot, les Corinthians floquent les leurs d’un simple mot : « Democracia ». Et en 1983, à l’occasion de la finale du championnat opposant les Corinthians à Sao Paulo, l’équipe se présente sur le terrain avec une banderole : « Gagner ou perdre, mais toujours en démocratie. » « Socrates faisait tout pour qu’on cite notre mouvement en exemple et qu’il s’étende à d’autres sphères de la société brésilienne, rapporte Zenon. Il donnait sans arrêt des interviews et expliquait notre fonctionnement pour que les gens comprennent qu’il était possible d’avoir une vision collective et démocratique des choses, qui allait à l’encontre du système de la dictature militaire, où c’était chacun pour sa gueule. » C’est une émancipation que décrit le capitaine, les joueurs s’exprimant « avec plus de liberté, de joie et de responsabilité. Nous étions une grande famille, avec les épouses et les enfants des joueurs. Chaque match se disputait dans un climat de fête. Sur le terrain, ils luttaient pour la liberté, pour changer le pays. Le climat qui s’est créé leur a donné plus de confiance pour exprimer leur art. » Poings dressés Socrates prend directement part au mouvement « Diretas Ja », pour « élections directes maintenant ». Le député Dante de Oliveira a, en janvier 1983, déposé un amendement, afin de permettre l’élection du président de la République au suffrage direct, et s’en est suivie une vague contestataire, des manifestants, par centaines de milliers, défilent dans les principales villes du Brésil. Le régime militaire déclare l’état d’urgence pendant soixante jours. Socrates et ses compagnons des Corinthians deviennent des figures phares. « Il n’était pas là lors de la confection des panneaux pour les manifestations, mais il donnait de sa personne en assistant à toutes les réunions, en donnant des dizaines d’interviews pour inciter les gens au changement. Durant tout le temps qu’a duré le mouvement, il ne s’est pas entraîné normalement une seule fois. Il se sentait investi d’une mission ». Lors de sa mort, sur tous les stades du Brésil, une minute de silence a précédé les matches. Les spectateurs ont dressé le poing en l’air, comme le faisait le joueur quand il marquait un but. [2] Royaume-Uni : pour les dockers de Liverpool « Votre réaction lors du penalty sifflé vous fait honneur. C’est ce genre de réactions qui permettent de maintenir la dignité du jeu. » Le 20 mars 1997, l’avant-centre de Liverpool, Robbie Fowler est félicité par Sepp Blatter en personne. Lors d’un match contre Arsenal, il file seul et semble faucher par le gardien. L’arbitre siffle, mais l’attaquant conteste alors le penalty… en sa faveur ! « Non non non, proteste-t-il de la voix et des mains, le goal n’a pas commis de faute. » Mais l’homme en noir ne revient pas sur sa décision. Fowler frappe alors, mollement, le tir au but, le gardien le repousse, mais un partenaire met la balle au fond des filets. Pour ce geste, il recevra le trophée du fair-play de l’UEFA. Cinq jours plus tard, en revanche, le 25 mars, le même est blâmé par la Fifa : « C’est une règle stricte qu’un terrain de football n’est pas le bon endroit pour des démonstrations de nature politique. » Son tort ? Au printemps 1997, les dockers de Liverpool sont en grève, depuis près de deux ans. Robbie Fowler est un enfant du pays, pas un transfert. En quart de finale de la coupe des coupes, son équipe est opposée au modeste club norvégien de Brann. Le jeune attaquant marque et exhibe un T-Shirt rouge : « 500 dockers de Liverpool congédiés depuis 1995. » Son partenaire, Steve McManaman, lui aussi né à Liverpool, dans le quartier popu de Bootle, affiche le même maillot à la fin du match, et le défend : « Tout ce qu’on voulait, c’était donner un coup de main aux personnes qu’on connaît et qui ne reçoivent aucune paie. Robbie et moi avons offert notre soutien aux dockers, mais nous ne sommes pas assez arrogants pour croire que porter un T-Shirt ferait la différence. » Réuni en urgence, le comité de discipline condamne Fowler à une amende de 2 000 francs suisses, et le club de Liverpool rappelle ses joueurs à l’ordre : « Les commentaires sur des questions extérieures au football sont inacceptables sur le terrain de jeu. » C’est qu’il y avait plus grave que la politique, dans cette affaire : le droit des marques était en cause. Les joueurs avaient, en effet, sur leur maillot, détourné le logo de Calvin Klein, « cK », avec « docKers », et le sponsor menaçait de porter plainte. Impardonnable. [3] Extraits du livre Comment ils nous ont volé le football édité par Fakir Editions. Vous pouvez commander le livre (130 p, 6€) sur la boutique en ligne de Fakir. Notes [1] Sources : Les rebelles du foot, documentaire de Gilles Rof et Gilles Perez, 2012. « Chili-URSS 73, les fantômes du Nacional », Alexandros Kottis, les cahiers du football, 2006. [2] Source : « Socrates larme à gauche », So Foot n°93, Février 2012. [3] Sources : Libre-arbitre : onze histoires loyales ou déloyales du football mondial, Dominique Paganelli, Actes Sud, 2006. No Logo, Naomi Klein, Actes Sud, 2001.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 07:30

Taxe à 75% / foot : "Le lobbying des patrons de clubs de foot est scandaleux"

 

Les clubs de foot professionnels anonce une grève fin novembre. Le lobbying des patrons du football contre l’application de la taxe à 75% sur les revenus de plus d’un million d’euros est scandaleux. En guise de première intervention sur le sport depuis le début de sa mandature et en réponse à ce chantage injustifié, le président de la République a décidé de recevoir les patrons de clubs de foot.

Face à cette double provocation, le malaise est profond dans le mouvement sportif .


Les records en matière de salaires et d’indemnités de transferts d’une minorité de stars explosent à chaque mercato et occultent la précarité du plus grand nombre des travailleurs sportifs. Comment expliquer des salaires et des indemnités de transferts de plusieurs dizaines de milliers d’euros ?

 

Engageons une opération vérité sur la nature de l’argent privé qui circule pour découvrir d’où viennent ces sommes colossales et qui peut mettre tant d’argent dans les transferts et les salaires des joueurs.

 

Par exemple, examinons d’où provient la richesse du nouveau propriétaire de l’AS Monaco.

 

Trouvons une explication sur l’accession à la propriété du PSG de la monarchie du Qatar, pour qui l’esclavagisme est le seul Code du travail dans la construction des stades pour la Coupe du monde de football de 2022.


Comment le pays des droits de l’homme peut-il fermer les yeux sur un tel scandale, mis au jour par des journalistes et des syndicalistes ?


Depuis l’arrêt Bosman en 1995 et la libéralisation du marché des footballeurs, le montant total des transferts en Europe est passé de 400 000 euros à plus de 2 milliards d’euros.

 

Plusieurs enquêtes démontrent que c’est l’un des marchés les plus dérégulés de la planète, avec une mainmise de la finance et une avancée inquiétante de la corruption et du blanchiment d’argent lié aux paris sportifs.


Tous ces faits invitent à retrouver le chemin de l’implication citoyenne.

 

Pourquoi ne pas élargir la réflexion à des assises nationales ouvertes à tous ?

 

A l’instar de l’appel lancé par la Confédération syndicale internationale (CSI), exigeant de la FIFA qu’elle fasse du respect des droits des travailleurs la condition pour la tenue de la Coupe du monde au Qatar, il faut développer les initiatives pour aider à l’émergence d’un mouvement de contestation qui replace le football au sein des questions sociales et des exigences démocratiques.


Des mesures politiques concrètes doivent être discutées : instaurer des salaires plafonds et une échelle des rémunérations, mettre fin au mercato et aux agents maquignons, interdire les paris sportifs, créer une autorité administrative de contrôle de gestion des clubs indépendante des fédérations et des ligues professionnelles.

 

Un club sportif ne devrait plus être géré comme une entreprise, mais comme un organisme relevant d’une mission de service public et répondant à des critères de gestion d’efficacité sociale. Ses acteurs, notamment la structure associative, les éducateurs sportifs et les associations de supporteurs, devraient être au cœur d’un fonctionnement démocratique et citoyen.

 

Le football est notre bien commun.

 

Nicolas Bonnet, Responsable de la commission Sport au PCF

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 04:11

Rugby à XIII : "Le sport féminin n'est pas une tombola"

 

Le PCF apporte son soutien aux membres de l’équipe féminine de rugby à XIII dans leur demande de prise en charge de leurs frais de déplacement pour la coupe du Monde en Angleterre.

 

Leur demander officiellement d’organiser une tombola, ou de financer elle-même leur déplacement est un mépris scandaleux de la part de dirigeants sportifs. C’est une nouvelle attaque contre le développement du sport féminin en France. Avoir une équipe nationale féminine de rugby à XIII est une grande fierté pour notre nation et leur qualification à la coupe du monde doit être honorée par notre pays.

 

Nous demandons donc une intervention rapide du gouvernement et de la fédération pour assurer intégralement le financièrement de leur déplacement.

 

Si, lors de la coupe du Monde, les joueuses de rugby à XIII étaient amenées à briller par leur absence, les répercussions sur le développement de la pratique féminine de ce sport seraient dramatiques. Ce serait un scandale de plus qui frapperait le sport féminin, toujours première victime des politiques d’austérité.

 

Le sport féminin ne peut pas être une tombola. Bien au contraire, il doit être encouragé et garanti par l’Etat et les fédérations sportives qui ont une délégation de service public pour le droit d’accès au sport pour toutes et tous.

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 09:59

Enquête Europol : « La bulle artificielle du sport business a éclaté »

 

L’enquête d'Europol sur la criminalité dans le football fait éclater la bulle artificielle du sport business dans laquelle le football professionnel s’est enfermée. Elle démontre à quel point il s’agit d’un enjeu politique majeur pour les gouvernements et les fédérations sportives internationales.

La progression de la criminalité n’est que le résultat logique de la dérégulation tous azimuts du sport professionnel et de la marchandisation du sport et des sportifs. Face à l’ampleur des dégâts de la corruption, il ne s'agit plus de renforcer les dispositifs éthiques existants, mais d’engager les ruptures nécessaires pour changer de système. Sortir définitivement le sport des logiques de marché nécessite une intervention publique forte, une exigence de démocratie et de transparence et la maîtrise collective des structures d’organisation et de gestion du sport.

Le sport professionnel, ses manifestations et leur traitement médiatique doivent viser des objectifs humanistes de progrès pour toutes et tous. Avec ses partenaires du Front de gauche, le PCF a avancé des propositions concrètes pour sortir de l’ère de la marchandisation et entrer dans celle de l’émancipation par le sport. Il propose : l'interdiction de la cotation en bourse, l'interdiction des paris sportifs en ligne ou le plafonnement des salaires des sportifs professionnels et la reconstruction d'un service public du sport en donnant les moyens à l’éducation nationale, aux collectivités territoriales et aux associations sportives d’assumer pleinement les missions de service public.

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 09:53

« “En France, l’affaire Armstrong a été l’objet d’une omerta alors que tant de gens savaient…”, explique Pierre Bordry, l’ancien patron de l’Agence française de la lutte contre le dopage (AFLD), « démissionné » en 2010 pour avoir déplu au champion américain (...) En novembre 2010, lorsque les enquêteurs américains débarquent en France, ils découvrent, stupéfaits, l’impunité dont a bénéficié 
le coureur des années durant.»

AFP. le 19 novembre 2012

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 05:25

« la radiation à vie d'Armstrong met fin à une organisation mafieuse du dopage » (PCF)

 

 

 

 

Nous nous félicitons de la radiation à vie de Lance Armstrong par les instances sportives qui met fin à une organisation mafieuse du dopage qui a longtemps régné dans les compétitions cyclistes internationales. Nous saluons l’opiniâtreté et le courage de l’agence américaine de lutte antidopage pour avoir été jusqu’au bout de son enquête et démasquer les fraudeurs.

Nous avons une pensée pour ces innombrables coureurs cyclistes qui ont rejeté ce système, vu leur carrière brisée, qui ont eu le courage de dénoncer au prix d'être mis à l’index du peloton tels Christophe Bassons et tant d’autres avec lui.

 

Le Président de l'UCI a déclaré « cette affaire est sans aucun doute la plus grave crise à laquelle le cyclisme a du faire face, mais elle est une opportunité pour notre sport ».

 

Nous ne pouvons que nous féliciter de ce jugement et des sanctions prises, mais nous ne pouvons pas tourner la page sans avoir les réponses à toutes les questions posées par cette affaire. Toute la lumière doit être faite sur cette affaire qui concerne le présent comme l'avenir du sport.

 

Nous savons qu'en 2006, l’agence française de lutte contre le dopage, mise en place par la ministre Marie-George Buffet avait toute compétence pour intervenir sur le territoire et faire cesser ces pratiques. Elle en a été empêchée, tout comme avait été stoppée l’enquête conduite par la gendarmerie française sur un trafic de stupéfiants en provenance d’Italie.

 

Il est urgent de comprendre pourquoi alors que beaucoup savaient, il a fallu attendre tout ce temps, déconsidérer ce sport, ses pratiquants, affubler cette image récurrente du soupçon envers tout champion professionnel.

 

Nous savons combien cette magnifique épreuve populaire qu’est le Tour de France compte pour des millions de français qui attendent un changement radical pour que le Tour retrouve toutes ses couleurs pour porter loin et autrement la notoriété de notre pays.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 05:15

 

Lance Armstrong, déchu ce lundi de ses 7 Tour de France, pour dopage

  - le 22 Octobre 2012

Dopage: après ses titres, Lance Armstrong déchu de sa fortune?

Lance Armstrong n'a pas encore tout perdu. L'annulation pour dopage de tous ses résultats depuis août 1998, y compris ses sept victoires dans le Tour de France, pourrait lui coûter encore plus cher financièrement. Les organisateurs des courses dont il usurpé le palmarès, ses sponsors et même des donateurs de sa fondation pourraient lui demander de passer à la caisse.


Le point sur sa fortune, évaluée à une centaine de millions d'euros.

  • Primes de victoires à rembourser ?

Après le verdict de l'Union cycliste internationale (UCI) lundi, le patron du Tour de France, Christian Prudhomme, a souhaité que Lance Armstrong rembourse ses primes gagnées sur la Grande Boucle, d'un montant de "près de 2,950 millions d'euros" selon la Fédération française de cyclisme. Le comité exécutif de l'UCI se penchera vendredi sur cette question. L'article 1.2.073 du règlement de l'UCI prévoit que "si un coureur ou une équipe perd la place qui lui a valu un prix, le prix doit être restitué dans le mois suivant à l'organisateur, qui procédera à sa redistribution".

 

  • Litiges rouverts?

Armstrong pourrait aussi devoir rembourser les 7,5 millions de dollars (5,8 millions d'euros) gagnés en 2006 après un long bras de fer judiciaire avec l'assureur SCA Promotions, auprès duquel il avait misé sur ses victoires dans le Tour. Devant les soupçons de dopage visant le coureur, la société texane avait tenté d'obtenir le remboursement de ces primes, de 5 millions de dollars. Mais la transaction s'était conclue à l'avantage d'Armstrong, qui avait encaissé la totalité de ces bonus et 2,5 millions de dollars supplémentaires en intérêts et frais de justice.

 

Le 14 juin, Bob Hamman, PdG de SCA Promotions, avait cependant annoncé qu'il allait suivre de près l'action engagée par l'Agence antidopage américaine (Usada): "S'il y a matière à agir en justice, nous allons évidemment le faire". Après la publication du rapport de l'Usada détaillant le système de dopage organisé autour d'Armstrong, le Sunday Times a pour sa part annoncé mi-octobre qu'il envisageait de poursuivre le Texan pour fraude. En 2006, l'hebdomadaire britannique avait dû verser quelque 600.000 livres (740.000 euros au cours actuel) pour mettre un terme aux poursuites engagées par Armstrong, après la publication d'un article l'accusant de s'être dopé.

 

  • Nouvelles amendes?

Dans son rapport, l'Usada, pointant notamment des liens avec le sulfureux docteur Ferrari réfutés par Armstrong, évoque "des fausses déclarations sous serment... relevant du parjure". Un tel délit est passible de jusqu'à 30 ans de prison et 1,5 million de dollars d'amende (1,15 million d'euros).

 

  • La perte des sponsors.

La semaine dernière, l'équipementier Nike, partenaire d'Armstrong depuis 1996, a rompu son contrat avec l'ancien cycliste. Le fabricant de cycles Trek, le brasseur Anheuser-Busch, une société de boisson énergétique (FRS), une compagnie de nutrition sportive (Honey Stinger), le fabricant des casques Giro et celui de lunettes Oakley, lundi même, ont également quitté le navire Armstrong.

La revue américaine Forbes, qui avait évalué à 21 millions de dollars (16 millions d'euros) les revenus d'Armstrong liés à ses sponsors et ses conférences en 2010, estime que la perte de ses sponsors pourrait entraîner un manque à gagner de plus de 150 millions de dollars (115 millions d'euros) pour l'Américain.

 

  • Des dons à rembourser ?

Quelques donateurs de la fondation Livestrong, créée par Armstrong pour lutter contre le cancer, ont demandé à être remboursés depuis la publication du rapport de l'Usada.

 

Mais les plus gros contributeurs, comme Nike, qui verserait 8 millions de dollars par an à la fondation d'Armstrong selon la presse américaine, ont annoncé qu'ils continueraient à la financer. En près de 15 ans, Livestrong affirme avoir collecté près de 500 millions de dollars de dons (380 millions d'euros).

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BRUNO FORNACIARI

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