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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 11:00

Que sont devenus les syndicalistes de la CFDT ?

Les gouvernements savent récompenser les « gentils » dirigeants syndicaux !!!

  • Nicole Notat : secrétaire de la CFDT de 1992 à 2002.

Nicole Notat refuse de se joindre aux grandes grèves en décembre 1995 et apporte son soutien au plan Juppé de réforme de la Sécu et des retraites des fonctionnaires. Cette position ravive la contestation interne et des militants quittent la CFDT cheminots pour créer SUD Rail. Elle noue aussi des relations avec le MEDEF et accepte ainsi le plan d’aide au retour à l’emploi en 2000. Nicole Notat décide de quitter la direction de la CFDT en 2002 et prend la présidence de l’UNEDIC. La même année, elle devient PDG d’une entreprise de conseil et d’évaluation, Vigéo financé par des multinationales. Depuis le 1er janvier 2011 Nicole Notat est à la tête de l’association « Le Siècle », le club le plus célèbre et influent des élites politiques, économiques et médiatiques de France. Nicole Notat a été désignée par le Conseil européen membre du Groupe de Réflexion sur l’avenir de l’Europe et a été nommé membre des conseil d’administration de la Coface et du journal Le Monde. Depuis novembre 2011, elle est médiatrice dans le cadre de la mise en place des nouveaux horaires par la SNCF et RFF. En janvier 2013, elle devient la chef de file du groupe de travail « Promouvoir et valoriser l’entrepreneuriat responsable » des futures assises de l’entrepreneuriat, sous l’égide de la ministre Fleur Pellerin.

  • François Cherèque : Secrétaire général de la CFDT de 2002 à 2012.

Fils de Jacques Chérèque, un ancien secrétaire général adjoint de la CFDT dans les années 80, nommé préfet et ministre de Roccard. Jacques Chérèque entérina la fermeture de nombreux sites sidérurgiques français. Il fut l’auteur de la phrase tristement célèbre : « Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains. » En pleine mobilisation contre le plan Fillon, François Chérèque signa la “ réforme ” (casse) des retraites en 2003. il fut surnomméle traître, collabo ou complice par ses opposants. Le 3 janvier 2013, il est nommé inspecteur général des affaires sociales au statut de haut fonctionnaire. Le 12 janvier 2013 il est élu président du laboratoire d’idées Terra Nova, proche du parti socialiste.

  • Edouard Martin : délégué CFDT d’Arcelor Mital.

En 1989, Édouard Martin est élu délégué du personnel CFDT de l’usine ArcelorMittal. Il prend la tête de la lutte contre la fermeture des hauts-fourneaux de Florange en 2009. Malgré les promesse de François Hollande, Florange ferme en 2013, sur la base d’un accord signé par la CFDT. Après avoir reconnu que François Hollande lui avait menti et que le gouvernement l’avait trahi…. il est désigné tête de la liste PS aux élections européenne de 2014 à la place de Catherine Trautman.

  • Anousheh KARVAR : Ancienne trésorière de la CFDT.

Pratiquement inconnue, il y a là pourtant du lourd. En 2012, elle est nommée inspectrice générale des affaires sociales (comme Chérèque). Elle est devenue en 2016 Directrice de cabinet adjointe, chargée de l’emploi et du plan d’urgence pour l’emploi … de Myriam El Khomri ! Responsable, donc de la Loi dite “ Travail ”. Amusant ? (non, pas trop…)

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 10:29

Airvault : fin de conflit chez Calcia

21 avril 2016

Après 7 jours de grève, la direction et l'intersyndicale CGT - CFE-CGT - CFDT de Calcia-Italcimenti ont trouvé un accord hier. Le travail a repris à 5 h ce matin. L'accord porte sur une prime de 750 € nets par salarié (1.500 € revendiqués), le recouvrement de deux mois des départs en retraite, un engagement sur l'intéressement 2016-2018 et l'étalement des jours de grève avec une possible compensation par des jours de repos. Celui d'hier ne sera pas compté. « On ne saute pas de joie, mais on est satisfaits », confie Bernard Moreau, délégué CGT.

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 21:06

Appel du congrès de la CGT

En direct sur le site UCR/CGT

Durant toute la journée de mercredi, les partisans d’une grève "générale, reconductible" et du "blocage" de l’économie du pays ont monopolisé bruyamment le temps de parole reprenant ainsi une déclaration d’Olivier Besancenot allant dans ce sens. A croire que l’ensemble du congrès partageait cette démarche alors que Philippe Martinez avait souligné à l’ouverture des travaux : « une grève ne se décrète pas » Un délégué a résumé une opinion partagée : « la CGT propose, les salariés disposent ». Le congrès a adopté à une large majoré un appel dont voici l’intégralité.

"Les 1 000 délégués réunis en congrès à Marseille du 18 au 22 avril 2016 ont analysé la situation économique et sociale, le contexte des mobilisations désormais ancrées dans le pays depuis plus d’un mois et demi.

"La CGT lance un appel fort et déterminé à l’ensemble des salariés du privé et du public, des jeunes, des privés d’emploi, des retraités et de ses syndicats, à poursuivre et amplifier partout le rapport de force jusqu’au retrait du projet de la loi dite « Travail » dynamitant notre modèle social.

"Il s’agit d’organiser dans toutes les entreprises et les établissements des réunions d’information, des rencontres afin de s’opposer encore plus fort à tous les mauvais coups et à imposer de nouvelles conquêtes sociales. Un espoir immense s’ouvre pour le monde du travail grâce à la lutte unitaire menée par une CGT moderne, porteuse de propositions en phase avec l’ensemble des travailleurs-euses), à l’image du rejet massif du projet de loi El Khomri exprimé par 70% de l’opinion publique. Un mouvement qui fait face à un gouvernement désavoué, en rupture profonde avec la population et singulièrement toute la jeunesse. Un exécutif à l’écoute d’un patronat rétrograde et menaçant, privilégiant la finance à la réponse aux besoins sociaux et ambitionnant de détruire toutes les garanties collectives en fixant comme seul horizon la précarité généralisée, l’incertitude du lendemain.

Le désespoir est dans le renoncement, l’espoir est dans la lutte.

Dans ce cadre, la CGT appelle toutes les organisations à amplifier la riposte, dès le 28 avril, par la grève interprofessionnelle et les manifestations pour obtenir dans un premier temps le retrait du projet de loi de casse du code du travail.

D’ici le 28 avril, la poursuite de la construction de l’action implique la tenue d’assemblées générales dans les entreprises et les services publics pour que les salariés décident, sur la base de leurs revendications et dans l’unité, de la grève et de sa reconduction pour gagner retrait et ouverture de véritables négociations de progrès social.

Le 28 avril, comme le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs-euses sont autant d’étapes vers la victoire.

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Published by bruno fornaciari - dans SYNDICATS - JUSTICE SOCIALE
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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 10:41
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 23:53

Réforme El Khomri : une attaque sans précédent contre le droit du travail

► Avec la loi dite « El Khomri », le gouvernement Valls/Hollande a encore frappé. L’avant-projet de loi sur la négociation collective, le travail et l’emploi, contient des attaques sans précédent contre le droit du travail. Tout y passe.

►L'urgence : se mobiliser pour empêcher le gouvernement de réaliser son projet d’éradication du droit du travail. Les syndicats préparent la riposte, les cheminots ont déjà déposé un préavis de grève. Plus personne, ne pouvant se revendiquer de gauche, ne soutient ce projet. Un meeting unitaire est programmé le 10 mars, à Paris. Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, appelle les députés de gauche au dépôt d'une motion de censure.

Ce texte offre une liberté totale au patronat . S’il est adopté, il constituerait un recul historique des droits. En 53 articles, 7 titres, 131 pages tout y passe, tout est cassé.
Le temps de travail est dérégulé

Si le principe d’une durée légale de 35 heures par semaine reste posé, l’avant-projet de loi va permettre d’y déroger systématiquement : les heures supplémentaires pourront être compensées et non plus majorées, la durée maximale hebdomadaire du travail est repoussée de 48 h à 60 h, sans l’autorisation préalable de l’inspection du travail. Il suffira pour cela d’obtenir, sous la menace de licenciements, un accord d’entreprise sur ce sujet ou, à défaut, un accord de branche. Le repos quotidien de 11 h pourra être fractionné. Les congés payés ne sont plus obligatoires, le salarié peut y renoncer contre de l'argent.

Le temps de travail en matière d’apprentissage est également modifié. Les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu’à 10 heures par jour, au lieu de 8 heures, et 40 heures par semaine contre 35 actuellement. Le médecin du travail et l’inspecteur du travail ne seront pas consultés mais simplement informés.

Haro sur les syndicats

Le projet revoit complètement le droit de la négociation collective. Le principe d’un accord majoritaire est réaffirmé. Mais le droit pour les organisations syndicales représentant plus de 50 % des salariés de s’opposer à un accord signé par des organisations syndicales minoritaires est supprimé. Il sera désormais possible pour des organisations n’ayant recueilli que 30 % des suffrages aux élections professionnelles d’organiser, avec la bénédiction de l’employeur, et chantage à l’emploi, des referendums par internet auprès des salariés.

Plafonnement des indemnités de licenciement

Désormais, quelque soit la taille de l’entreprise, le motif, le caractère abusif du licenciement, la situation du salarié ou le préjudice qu’il subit, s’il a moins de deux ans de présence dans l’entreprise, il aura droit à trois mois de salaire. Pour des employés présents dans l’entreprise depuis plus de vingt ans, le maximum des indemnités qui leur seront versées serait de quinze mois. Les grosses entreprises pourront ainsi provisionner dès maintenant les sommes nécessaires pour licencier, même sans justificatif, des salariés dans les mois ou les années à venir. C’est une véritable autorisation de licenciement abusif que livre là le gouvernement.

Le licenciement

La réforme élargit les conditions dans lesquelles peuvent se pratiquer les licenciements économiques. Ainsi, les entreprises pourront y recourir non seulement si des « mutations technologiques » le nécessitent, mais aussi en cas de « réorganisation nécessaire à la sauvegarde de l’entreprise ». Formulation très souple qui pourra s’appliquer à bien des cas.

L’astreinte

Vous êtes d’astreinte, autrement dit prêts à tout moment à partir travailler, mais votre entreprise n’a finalement pas fait appel à vos services pendant cette période ? Eh bien, désormais, ce temps sera considéré comme du repos. Autrement dit, il ne sera pas pris en compte dans le calcul de la durée maximale de travail.

Tout le pouvoir est laissé aux patrons

Le gouvernement reprend les propositions de la droite, lors du vote de la loi Macron, visant à mettre en place des accords de compétitivité « offensifs ». La loi élargirait ainsi le modèle des accords de « maintien dans l’emploi » qui autorisent les entreprises à accroître le temps de travail et réduire les salaires en cas de difficultés économiques. Et les salariés qui refuseraient la remise en cause de leur contrat pourront être licenciés pour cause réelle et sérieuse.

Et le modèle ultralibéral de l’économie numérique entre dans le Code du travail

Les petits boulots hyper-précarisés et mal rémunérés de l’économie numérique ont vocation à le rester. La dépendance de ces « tâcherons du XXIe siècle » à la plate-forme numérique pour leur trouver des clients, et fixer les prix de leurs services, n’est pas considérée comme un lien de subordination mais une relation de gré à gré. En conséquence, ils ne peuvent faire appel à un inspecteur du travail et doivent procéder eux-mêmes au recouvrement des cotisations sociales et allocations familiales.

--

Une pétition contre la loi travail circule et a déjà été signée par plus de 450 000 personnes : http://www.loitravail.lol

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Published by bruno fornaciari - dans PCF SYNDICATS - JUSTICE SOCIALE
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 15:02
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 14:17
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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 22:06

Prison ferme contre 8 syndicalistes

Le gouvernement devra rendre compte !

Communiqué de presse commun CGT, FNIC CGT, UD 80, UL AMIENS Z.I., SYNDICAT CGT Goodyear

Les 7 longues années de lutte des salariés de Goodyear, face à la multinationale, ont été marquées de conflits durs et âpres avec un patronat violent ayant recours à des vigiles, des hommes de main omniprésents dans les ateliers, l’entreprise, pour faire peur, faire taire les salariés et leur faire accepter la fermeture de leur usine.

Toutes les plaintes des militants CGT Goodyear pour que le droit du travail, la santé des salariés soient respectés, ont été déposées au commissariat, transmises au Procureur de la République ; mais mises au panier et classées sans suite.

Après 7 années de combat, un accord est signé entre la direction et la CGT, avec des dimensions sociales et l’abandon de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des militants CGT.

Le Procureur de la République, sans doute soutenu par sa hiérarchie, voire le 1er Ministre, décide seul de poursuivre l’action devant les tribunaux contre 8 militants CGT. Il demande au juge de condamner ces 8 militants à 24 mois de prison dont la moitié ferme. Le juge vient de prendre la décision de suivre le pro- cureur en condamnant 8 représentants des salariés de Goodyear à 24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve.

Défendre les intérêts des salariés devient ainsi un délit aux yeux de ce pouvoir qui prétend rendre justice dans le pays ! Justice à soi-même, puisqu’il n’y a plus aucune plainte de la société Goodyear, ni de quelconque !

POURQUOI TANT DE HARGNE CONTRE LA CGT ?

C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit « de gauche », de telles peines sont infligées à des syndicalistes. Le gouvernement devra rendre des comptes aux salariés, à la population, aux électeurs le moment venu.

Le gouvernement est responsable de la justice de son pays ! Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe.

Le contexte actuel qu’utilise le gouvernement de « l’état d’urgence » ne justifie pas la mise en cause de l’activité et de l’action syndicales. Cette décision est un choix politique répressif contre les droits et liber- tés des citoyens à se défendre dans leur travail avec les syndicats, ce que dénonce la CGT depuis l’instauration de « l’état d’urgence ».

LA CGT, TOUTE LA CGT, NE LAISSERA PAS EMPRISONNER SES MILITANTS !

Si le gouvernement veut déclarer la guerre au syndicalisme CGT, il devra en assumer les conséquences.

Toute la CGT, tous ses militants avec les salariés et tous ceux, pour qui la justice n’est pas un instrument politicien, sont appelés à organiser la riposte.

L’APPEL CONTRE CETTE DÉCISION EST ENGAGÉ ET DÈS MAINTENANT, PARTOUT, DES COMITÉS DE DÉFENSE POUR LES DROITS ET LIBERTÉS DOIVENT ORGANISER, RASSEMBLER, MOBILISER L’ENSEMBLE DES SALARIÉS, DE LA POPULATION CIVILE POUR LE RESPECT DES DROITS ET LIBERTÉS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES.

Montreuil, le 12 janvier 2016

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 21:51

Indignation et colère après la condamnation de ces salariés

Goodyear -

Suite à la décision du tribunal correctionnel d’Amiens de sanctionner les salariés mobilisés contre la fermeture de leur entreprise à 9 mois de prison ferme, les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain et Citoyen font part de leur colère face à cette condamnation et expriment à nouveau avec force leur engagement en faveur de l’action collective et de la défense des salariés victimes de la répression, alors que les sanctions à l’encontre des représentants du personnel se multiplient.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC rappellent l’adoption par la majorité du Sénat de leur proposition de loi d’amnistie sur les faits commis à l’occasion de mouvements sociaux le 27 février 2013. Ils affirment vouloir continuer à défendre l’amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux, mais aussi d’activités syndicales ou revendicatives ainsi que l’amnistie des sanctions disciplinaires actuellement en instance de débat à l’Assemblée nationale.

Aussi, les sénatrices et sénateurs du groupe CRC demandent l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale dans les plus brefs délais de l’examen de leur proposition de loi d’amnistie pour les militantes et militants syndicaux.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:41

PRISON FERME POUR DES EX GOODYEAR

Deux poids, deux mesures innaceptables

Huit anciens salariés de Goodyear Amiens jugés pour avoir séquestré deux cadres de l’entreprise en 2014 viennent d’être condamnés à deux ans de prison, dont neuf mois fermes, par le tribunal correctionnel d’Amiens.

Je suis totalement indigné d’apprendre que la « justice » vient de condamner huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens en lutte pour sauvegarder leur entreprise, leur outil de travail et leur emploi, à 9 mois de prison ferme (et 15 mois avec sursis).

C’est une décision inique qui montre une nouvelle fois que s’applique en France une justice de classe selon que l’on est ouvrier ou dirigeant, citoyen ou ministre, justiciable ou évadé fiscal. Ex-ministres, grands patrons et autres fraudeurs à grande échelle, eux, s’en sortent toujours à bon compte. Deux poids, deux mesures !

Les salariés de Goodyear se sont battus pour vivre dignement et empêcher l’usine de mettre la clé sous la porte. L’histoire récente a pourtant donné raison à leur combat alors que le pays connaît un certain regain de l’industrie automobile, particulièrement dans la région Nord Pas de Calais Picardie où les carnets de commande reprennent de la vigueur et qu’il y aura besoin ici de ces ouvriers qualifiés dans leur domaine.

Ce jugement vise purement et simplement à servir d’exemple pour étouffer dans l’œuf toute tentative de relever la tête contre les décisions les plus inacceptables. Nous refusons cette justice à deux vitesses et sommes solidaires des salariés condamnés injustement.

Fabien Roussel

Secrétaire départemental du PCF Nord

PRISON FERME POUR DES EX GOODYEAR

 
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Deux poids, deux mesures innaceptables

Publié le 12 janvier 2016

Huit anciens salariés de Goodyear Amiens jugés pour avoir séquestré deux cadres de l’entreprise en 2014 viennent d’être condamnés à deux ans de prison, dont neuf mois fermes, par le tribunal correctionnel d’Amiens.

 

Je suis totalement indigné d’apprendre que la « justice » vient de condamner huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens en lutte pour sauvegarder leur entreprise, leur outil de travail et leur emploi, à 9 mois de prison ferme (et 15 mois avec sursis).

C’est une décision inique qui montre une nouvelle fois que s’applique en France une justice de classe selon que l’on est ouvrier ou dirigeant, citoyen ou ministre, justiciable ou évadé fiscal. Ex-ministres, grands patrons et autres fraudeurs à grande échelle, eux, s’en sortent toujours à bon compte. Deux poids, deux mesures !

Les salariés de Goodyear se sont battus pour vivre dignement et empêcher l’usine de mettre la clé sous la porte. L’histoire récente a pourtant donné raison à leur combat alors que le pays connaît un certain regain de l’industrie automobile, particulièrement dans la région Nord Pas de Calais Picardie où les carnets de commande reprennent de la vigueur et qu’il y aura besoin ici de ces ouvriers qualifiés dans leur domaine.

Ce jugement vise purement et simplement à servir d’exemple pour étouffer dans l’œuf toute tentative de relever la tête contre les décisions les plus inacceptables. Nous refusons cette justice à deux vitesses et sommes solidaires des salariés condamnés injustement.

Fabien Roussel

Secrétaire départemental du PCF Nord

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BRUNO FORNACIARI

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