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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 13:58
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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL UKRAINE EUROPE
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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 18:34

L’OTAN souhaite vivement une intervention de la Russie en Ukraine orientale par Willy Wimmer

27NOV

jeudi 27 novembre 2014, par Comité Valmy

L’OTAN souhaite vivement une intervention de la Russie en Ukraine orientale

par Willy Wimmer, ancien secrétaire d’Etat au ministère de la Défense fédérale allemande

Ces derniers jours, il est flagrant de constater comment les médias d’Etat allemands restent à la traîne des événements. Chaque soir, l’arsenal des opinions médiatiques est moralisateur, ennuyeux, toujours politiquement correct. Si l’on regarde au-delà des frontières de son propre pays, il existe un secret de polichinelle. Soit les négociations avec l’Iran sur la question nucléaire, prévues de se terminer entre les 18 et 24 novembre, réussissent à désamorcer les conflits régionaux, soit nous devons nous résigner – malgré nous – à voir apparaître la mèche allumée du prochain grand conflit global.

Il y a des développements que nous préférerions et d’autres, à quelques heures de vol de chez nous, semblant éventuellement pouvoir limiter le conflit. La rencontre des pays riverains de l’Asie-Pacifique dans la capitale chinoise de Pékin nous a clairement montré qu’une limitation des dégâts serait possible.

Soit on donne une chance à la raison et au respect du fléau de la guerre, soit on laisse mûrir les choses pour les « résoudre » par les armes. Depuis des décennies, le monde ne s’est plus trouvé dans une situation aussi dramatique et qui pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2014.
Nous autres Européens, ainsi ceux qui se rangent du côté de l’« Occident », ne devraient pas oublier la situation morale, économique, financière et politique présente à la fin de la guerre froide et de la réunification allemande. Et aujourd’hui ? On ne peut que constater qu’il y a rarement eu, au cours de l’histoire, une meilleure situation pour lutter contre la misère dans le monde – et nous l’avons gâchée.
L’Occident a jeté par dessus bord, uniquement par sa propre faute, l’excellente situation de départ de jadis avec laquelle il aurait pu faire face aux plus grands défis. Pourquoi ? Parce que nous nous retrouvions, pour de multiples raisons, dans une union avec une puissance qui, depuis plus d’une décennie, se débat littéralement de tous les côtés en violant sciemment toutes les règles en vigueur pouvant nous assurer la possibilité de construire un monde plus pacifique. Nous étions à ses trousses. Aujourd’hui, il ne nous reste plus qu’à prier que le conflit en Ukraine orientale n’empire pas avant la fête de Noël.

Ce n’était pas un avantage pour la Fédération de Russie de devenir, à la fin de la guerre froide et de l’Union soviétique, une « plume dans le vent ». Ainsi elle a longtemps manqué comme élément de « co-ancrage » pour un ordre de stabilité européen. Les décideurs à Moscou comme ceux à Bonn et à Berlin ne purent que constater la manière avec laquelle Washington détruisait tout ce qui se présentait à lui. L’Occident – nous inclus – ne fut pas capable de développer des données constructives après avoir réussi à résoudre une confrontation dans une des grandes régions du monde. Et maintenant ? Nous avons été ébahis en voyant que la Fédération de Russie réapparait sur la scène internationale à la suite des guerres violant le droit international menées contre Belgrade, Bagdad, Damas et Tripolis à l’aide de nouveaux procédés américains clairement dirigés contre la Russie.

Actuellement, tout semble indiquer que l’Occident, dominé par les Etats-Unis, ne sait pas comment se comporter ni face au mutisme russe ni face au retour de la Fédération de Russie en tant que puissance globale. L’Union européenne s’aligne naturellement sur l’Amérique, exactement comme la nouvelle « cheffe de la diplomatie européenne » nous l’a signalé.
Toute personne, telle Mme Mogherini, déclarant déjà dans sa première prise de position en public, qu’à l’avenir la politique de l’UE face à Moscou serait définie de commun accord avec l’OTAN, illustre clairement le peu de liberté d’expression qu’elle exige.

Mme Mogherini ne cache pas que les sanctions nous ayant été octroyées par Washington – et dont nous portons le fardeau principal – n’auront aucune influence sur le gouvernement russe. Mais pourquoi, sommes-nous néanmoins soumis à ces sanctions, pourquoi les avons-nous mises en vigueur ?

L’Occident ne réussit plus à faire avaler ses sanctions aux populations étonnées et de plus en plus méfiantes. Veut-on nous faire croire qu’avec cette tentative d’influencer Moscou et Kiev, l’Occident a pris des mesures stabilisantes ? Certainement pas, car tout le monde sait à quel point ces sanctions sont un procédé partial envers Moscou, allant dans la même direction que le procédé occidental utilisé pour le coup d’Etat de Kiev. Pour utiliser une image propre au domaine militaire, on pourrait dire que les sanctions sont utilisées dans le même but qu’on engage des divisions de blindés supplémentaires pour assurer son offensive contre à un pays pacifique – la Fédération de Russie.

On n’avait nul besoin des appels téléphoniques rendus publics de la secrétaire d’Etat américaine Mme Nuland pour comprendre la stratégie générale de l’Occident en Ukraine. L’Occident n’avait rien à redire contre le président Ianoukovitch et le festival des oligarques en Ukraine tant qu’il paraissait prêt à signer les accords de libre-échange avec l’Union européenne. Ces dernières semaines, de nouveaux et d’anciens commissaires européens ont expliqué à quel point la politique européenne était erronée dans ce contexte. Partout que du gâchis.

Dans la nuit ayant suivi les meurtres de Kiev, on a – avec l’accord des hommes occidentaux de l’ombre – mis le feu aux régions de l’Ukraine occidentale choisies comme point de départ pour s’attaquer à la Russie ensuite. On n’a pas été assez vigilants en décidant de se servir des forces relevant, dans cette région, de la peste médiévale : anciens et nouveaux nazis. C’est vraiment étonnant et honteux de voir ceux qui se taisent à Kiev comme chez nous et ceux qui minimisent l’engagement de formations militaires avec un tel passé à la frontière de la Russie. C’est effarant de voir quelles personnalités gardent le silence.

Pourtant, nos gouvernements doivent savoir une chose : on ne peut cautionner tous ceux qui continuent à croire à leurs paroles et aux médias sous leur coupe au sujet de leurs informations sur la région d’Ukraine orientale.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 18:26

ÉDITION : La Revue du Projet

La Revue du Projet est une revue mensuelle politique de réflexion et de propositions pour la construction d'un projet de transformation sociale. Ouverte, innovante et critique, elle est proposée par le PCF. Elle valorise une discussion "républicaine" exigeante capable de relever la complexité des débats contemporains et implique à ce titre le monde de l'art et la recherche, les intellectuel(le)s comme le mouvement social ou associatif.

Rédacteurs en chef

Édition : La Revue du Projet

Ukraine : repositionnement géopolitique et fragmentation nationale, Julien Thorez

Entre contestation sociale, fractures nationales et rivalités internationales la crise questionne tout autant la trajectoire post-soviétique de l'Ukraine que la redéfinition des équilibres géopolitiques en Europe.

Le 22 février 2014, malgré les conditions de sortie de crise négociées quelques jours auparavant, le président ukrainien V. Ianoukovitch, qui avait en novembre 2013 refusé de signer un accord d’association avec l’Union européenne, était contraint d’abandonner le pouvoir après plusieurs mois de contestation populaire. En mars 2014, le nouveau gouvernement, rassemblant des anciens ministres, des technocrates pro-occidentaux et des nationalistes, était incapable d’empêcher la Crimée, seule région majoritairement peuplée par des Russes, d’être annexée par la Russie à l’issue d’un référendum non reconnu par les autorités de Kiev ni par la communauté internationale. Un mois plus tard, des combats se déclenchaient dans les régions orientales (Donetsk, Lougansk) entre des forces sécessionnistes soutenues par la Russie et l’armée régulière ukrainienne renforcée par des bataillons de volontaires essentiellement issus de la mouvance nationaliste. Début septembre, un cessez-le-feu fragile est signé, alors que les combats ont fait plusieurs milliers de morts, notamment civils, et conduit, selon le HCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés), plus de 500 000 habitants du Donbass à se réfugier dans d’autres régions d’Ukraine et en Russie. De même que la « révolution orange », qui avait vu l’arrivée au pouvoir des « proeuropéens » V. Iouchtchenko et I. Timochenko contre le « pro-russe » V. Ianoukovitch en 2004, la crise actuelle se déroule à différentes échelles, entre contestation sociale, fractures nationales et rivalités internationales. Elle questionne tout autant la trajectoire post-soviétique de l’Ukraine que la redéfinition des équilibres géopolitiques en Europe.

Mécontentement social, crise politique
Tout au long des manifestations organisées au cœur de Kiev sur la place Maïdan au cours de l’hiver 2013-2014, une profonde aspiration au changement s’est exprimée, alors que le pays, gangrené par une oligarchie corrompue, connaît une situation économique et sociale dégradée depuis plusieurs décennies. Elle a fédéré un spectre politique hétéroclite, allant des anarchistes de gauche à des groupes nationalistes néonazis influents, en passant par des partis libéraux proeuropéens ou des organisations de défense des droits de l’homme. Cette opposition a été particulièrement forte à Kiev, dans les régions centrales et plus encore dans les régions occidentales, tandis que les régions méridionales et orientales, qui avaient porté V. Ianoukovitch au pouvoir, sont plutôt restées en marge de la contestation.
De nombreux motifs de mécontentement ont guidé les Ukrainiens engagés de près ou de loin dans Maïdan : le niveau de vie, la corruption, l’affairisme, le déficit démocratique, le positionnement géopolitique pro-russe de V. Ianoukovitch, etc. Depuis l’accession au pouvoir du nouveau gouvernement, la politique menée sous la houlette du président-homme d’affaires P. Porochenko conserve toutefois une orientation libérale mais elle privilégie une approche euro-atlantiste. Elle fait déjà l’objet de critiques de la part de certains militants « révolutionnaires », alors que les mesures visant à empêcher l’action du Parti communiste ukrainien, qui n’avait pas soutenu la contestation, laissent planer le doute sur les pratiques démocratiques du nouveau régime. Par-delà le renversement d’un clan, la question du changement de système reste entièrement posée.

Un État éclaté ?
Le manque de légitimité du nouveau pouvoir dont l’une des premières mesures annoncées fut de proposer de réviser le statut de la langue russe dans les régions orientales, a été tel dans ces régions russophones qui avaient plaidé pour une fédéralisation de l’État ukrainien, que l’unité nationale a été rapidement remise en cause. Or, comme l’ensemble des pays d’Europe orientale, l’Ukraine est une construction territoriale récente : ses régions occidentales (Galicie, Volhynie, Transcarpathie, Bessarabie), où résident aujourd’hui environ neuf millions d’habitants, essentiellement ukrainophones, ne furent intégrées à la république socialiste soviétique d’Ukraine que pendant la Seconde Guerre mondiale. Jusqu’à ce moment, la Galicie fit ainsi partie de l’Empire austro-hongrois puis de la Pologne. Et à la veille du conflit, la population de Lviv, quelquefois décrite aujourd’hui comme la « capitale culturelle de l’Ukraine », comprenait une moitié de Polonais et un tiers de Juifs.
Cette population des régions occidentales, où siègent les églises uniates, est donc porteuse d’une histoire très différente de celle des régions méridionales et orientales, plus russifiées, plus soviétiques et orthodoxes. Si le récit de la Seconde Guerre mondiale valorisant les héros soviétiques de la « Grande Guerre patriotique » est dominant dans les régions industrielles de l’Est, les mouvements nationalistes ukrainiens ayant collaboré avec l’occupant nazi jouissent d’une réelle popularité dans l’Ouest où le pouvoir soviétique mena une répression implacable contre leurs militants. Cette ligne de fracture continue en partie de structurer le champ politique, économique et social, opposant des aspirations nationalistes ukrainiennes adossées à une orientation euro-atlantiste à un positionnement privilégiant les relations culturelles, économiques et politiques avec la Russie.

Ces disparités, qui témoignent des difficultés de l’État ukrainien à forger un discours national permettant à l’ensemble du corps social de se construire un avenir commun, sont instrumentalisées par les acteurs politiques et géopolitiques depuis le début de la crise. Les uns accusent les autres d’être des « fascistes » ou des « banderistes », du nom du leader nationaliste ukrainien S. Bandera qui avait collaboré avec l’Allemagne nazie ; les seconds dénoncent les premiers d’être les alliés d’une Russie toujours animée par des ambitions impériales. C’est dans ce contexte de fragilisation de l’unité nationale que la Crimée a fait sécession et a été annexée par la Fédération de Russie. Ce déplacement de la frontière est une modification inédite de la carte politique issue de la dissolution de l’URSS, quoique des régions de Moldavie (Transnistrie) et de Géorgie (Abkhazie, Ossétie) aient déjà déclaré leur indépendance, avec le soutien d’une Russie voyant dans ces États de facto un moyen de pression sur les pays proches.

Expansionnisme euro-atlantiste vs impérialisme russe
Par-delà l’action des différents acteurs ukrainiens, la dimension internationale est une composante essentielle de la crise actuelle. Le terrain ukrainien voit s’opposer la Russie à l’Union européenne et à l’OTAN, lesquels, dans une approche strictement géopolitique, souhaitent étendre leurs aires d’influence respectives. Ces puissances agissent directement ou indirectement, ouvertement ou clandestinement, pour défendre leurs intérêts dits « stratégiques ». L’UE et l’OTAN dénoncent le soutien de la Russie aux sécessionnistes et craignent que l’agressivité de la politique étrangère russe ne menace la sécurité de l’Europe orientale. De son côté, la Russie, qui avait proposé en 2008 de refonder l’architecture géopolitique du continent sur la base d’une coopération approfondie entre les différents États pour réduire les tensions, a mis en avant les menaces pesant sur la pérennité de sa base navale de Sébastopol, située en Crimée, et sur le statut des populations des régions russophones d’Ukraine pour justifier ses prises de position. Plus largement, elle désapprouve l’extension de l’OTAN et de l’UE vers l’Est et la constitution d’un bouclier antimissile en Europe de l’Est par l’organisation transatlantique.
Depuis le début de la crise, l’action des Russes pas plus que celle des Occidentaux n’a concouru à trouver une solution politique permettant de préserver l’unité nationale de l’Ukraine ni à lui garantir la possibilité d’établir des relations apaisées et constructives avec l’ensemble de ses voisins. Au contraire, la Russie, réactivant la notion de « nouvelle Russie », a contribué au démantèlement de l’État ukrainien sur son flanc oriental. Et les puissances occidentales, qui soutiennent activement les nouvelles autorités, signent en hâte des accords de coopération et de défense avec l’Ukraine, qui apparaissent comme des mesures hostiles et provocatrices aux yeux de la Russie. Car ces mécanismes d’intégration régionale proposés par l’Union européenne, de même que ceux constitués par la Russie autour de l’Union économique eurasiatique, exigent de l’Ukraine un positionnement géopolitique univoque, nécessairement générateur de tensions. Aucune des puissances internationales ne semble pouvoir concevoir que l’Ukraine se développe comme un pays de l’entre-deux. Pourtant le pays occupe une situation d’interface dont témoigne la distribution géographique de ses échanges économiques et de ses échanges migratoires.
Cette confrontation entre l’Occident et la Russie rappelle par certains aspects les tensions entre les blocs capitaliste et socialiste dans le système géopolitique bipolaire. Un des arguments avancés par le camp pro-occidental pour dénoncer la politique russe est d’ailleurs de souligner sa filiation directe avec les ambitions de puissance de l’URSS. Mais la crise qui se déroule aujourd’hui en Ukraine ne découle pas d’une opposition idéologique : la Russie de V. Poutine n’est pas porteuse d’un projet politique alternatif à la mondialisation libérale, elle souhaite simplement se voir garantir une place géopolitique majeure dans le monde globalisé, dont la constitution d’un ensemble régional eurasien serait un élément.

Au terme d’un an de crise, l’Ukraine s’arrime au monde euro-atlantiste. Mais le pays, amputé de la Crimée et secoué par la guerre civile, reste particulièrement fragile. Aucun consensus politique ne s’est pour le moment dégagé pour définir un modèle d’organisation territoriale assurant l’intégrité du territoire national ukrainien et le respect des aspirations autonomistes des régions orientales. Et l’économie nationale, déjà précaire, connaît un repli sensible que les conditionnalités imposées par les accords signés avec les puissances occidentales pourraient à court terme accentuer. Dès lors, loin des préoccupations expansionnistes des puissances internationales, la population ukrainienne risque de connaître un nouvel hiver difficile.

*Julien Thorez est géographe. Il est chargé de recherche au CNRS.
La Revue du projet, n° 41, novembre 2014

Carte Présidentielle 2014 en Ukraine : score de Petro Porochenko (en % des exprimés)

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 08:51

Ukraine : Des militants communistes torturés par les nazis de Pravy Sektor

21MAR

Pendant que l’on nous raconte que Poutine est un nouvel Hitler, les sections d’assaut des néonazis font régner la terreur et le nouveau pouvoir qui les couve en son sein, qui les a même nommés les nouvelles forces de police veut interdire le Parti Communiste et soumet les communistes à la terreur, voir à la torture. dans l’ouest ce ne sont pas seulement les communistes qui sont visés mais toutes les minorités. Il faut bien comprendre la situation réelle, dans l’est et le sud de l’Ukraine comme le notait un récent article du magasine allemand Der Spiegel les trois quart de la population sont pour la Russie. Pas seulement parce qu’ils sont russophones et parce que le nouveau pouvoir autoproclamé a eu pour premier acte de supprimer le russe comme langue régionale. Mais aussi parce que l’est du pays qui est industriel et plus riche que l’ouest est en relation commerciale avec la Russie et que le nouveau pouvoir vient également de sortir de la CEI, d’instaurer un visa avec la Russie. Parce qu’ils savent également que l’Europe et les Etats-Unis viennent avec l’aide du FMI les priver de leurs protections sociales et fermer leurs industries pour déverser le flot des marchandises de l’ouest comme cela s’est fait partout. C’est sur ces bases là que les communistes interviennent en cherchant d’abord à préserver la population contre les malheurs que connaît la Grèce en pire. Et c’est pour cela que les sections d’assaut des néo-nazis torturent et menacent ces militants communistes. parce qu’ils vont partout pour provoquer, faire intervenir des snipers pour provoquer des désordres dans une situation de faillite du gouvernement de Kiev. (note de Danielle Bleitrach)
Vendredi 21 Mars 2014

Le Premier secrétaire du Parti communiste Petro Simonenko, a annoncé cette terrible nouvelle lors d’une visite de travail à Kharkov. Alexander et Michael Kononovich ont été torturés, soumis à des chocs électriques, passés à tabac par le bras armée du gouvernement des putschistes de Kiev, Pravy Sektor – article et traduction Nico Maury

« Ce qui est clair c’est qu’en Ukraine un régime fasciste national a été établit, ils répriment toute opposition et instaurent une censure féroce contre les idées différentes, contre le droit d’une personne a avoir un point de vue différent de celui imposé aujourd’hui par des hommes masqués armés. C’est l’image du pouvoir actuel » déclare Petro Simonenko, leader communiste ukrainien. Il a rappelé que le 18 mars des députés fascistes de « Svoboda » ont fait irruption dans le bureau du Président de la première chaîne de télévision nationale et qu’ils ont frappé et forcé ce dernier a écrire une lettre de démission.

La terreur et la violence fasciste règne en Ukraine

« Le dernier exemple en date des actions des bandits nationalistes c’est déroulé en Volhynie, la tyrannie et l’anarchie règne en Ukraine. Dans le bâtiment du Comité régional du Parti communiste plusieurs dizaines de militants de « Pravy sektor » ont pris en otage nos camarades. »

‘Il s’agit de deux frères jumeaux – Alexander et Michael Kononovich » déclare le chef du Parti communiste . Selon des témoins, les terroristes étaient armés et ont menacé, la violence physique, tous ceux qui résistaient. Michael et Alexander ont été capturé dans le siège du Parti par les nazis de « Pravy Sektor », les voyous les ont soumis à des chocs électriques, les ont passé à tabac, ont filmé la scène et les ont menacé de les tuer sur-le-champ si ils ne se mettaient à genoux, et si ils ne renonçaient publiquement a soutenir le Parti communiste et ne déchiraient pas leurs cartes du parti. »

Soumis à des chocs électriques, et passés à tabac parce que communistes

« Malgré les menaces et la torture, Michael et Alexander Kononovich ont refusé de répondre aux exigences des terroristes. Ils ont au contraire affirmés leurs principes et leurs convictions profondes. Ces jeunes patriotes de la région de Volhynie sont prêts à faire beaucoup pour sa prospérité. Actuellement ils ont été libéré mais leurs ravisseurs occupent toujours les lieux, se sont des bandits armés » déclare Petro Simonenko.

« Ni la police ni le SBU n’ont intervenu contre les actions des ultra-radicaux néo-nazis de « Pravy Sektor », ils ont refusé d’ouvrir une enquête pour enlèvement, prise d’otages, torture et tentative de meurtre. « Les extrémistes criminels en Ukraine enlèvent des personnes, capturent des bâtiments, volent des banques, les forces de l’ordre servent pratiquement les intérêts de « Pravy sektor », »Svoboda « et des groupes armés de bandits qui mènent des pillages à travers le pays. »

La police et le SBU n’interviennent pas, ils laissent faire

« Toutefois, ce n’est pas surprenant, car toutes les structures de pouvoir sont solidement tenues par représentants des partis et des organisations nationalistes et néo-nazis. Comme vous le savez, le chien ne mange pas de chien » déclare Petro Simonenko. Le chef du Parti communiste a également fait appel à la communauté mondiale progressite pour demander à leurs gouvernements de cesser de soutenir ce pouvoir pro-fascistes en Ukraine, cette dictature policière détruit l’intégrité du pays.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 08:50

UKRAINE-RUSSIEAccusation de génocide : vers un scénario à la kosovare ?

Après la découverte de fosses communes dans la région de Donetsk, Moscou accuse le régime ukrainien de crimes de guerre et alerte l'opinion sur un éventuel “génocide” contre les habitants du Donbass. Une escalade inquiétante pour l'avenir.

  • 8 OCTOBRE 2014

Le président russe Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse à Moscou le 17 avril 2014 (AFP PHOTO/ VASILY MAXIMOV)AFP

Il ne se passe pas un jour sans que la presse nationale russe ne fasse état de la découverte de nouveaux charniers dans l'est de l'Ukraine [Le 23 septembre, une première fosse commune contenant les corps de 40 personnes a été découverte à 60 kilomètres de Donetsk. Aujourd'hui, on en serait à 400 corps. Les autorités russes en imputent la responsabilité à la Garde nationale ukrainienne. L'organisation humanitaire Human Rights Watch a appelé à une enquête indépendante]. Le Comité d'enquête fédéral a même lancé des poursuites contre le ministre ukrainien de la Défense, Valeri Gueleteï, ainsi qu'à l'encontre du chef de l'état-major Viktor Moujenko et du commandant de la 25e brigade des forces armées ukrainiennes, Oleg Mikas. Ils sont accusés d'organisation de meurtres, de recours à des méthodes et moyens de guerre interdits et de génocide.

Au début des années 2000, les accusations de génocide contre les Albanais du Kosovo n'ont pas seulement résonné au procès de Slobodan Milosevic, mais ont également servi d'argument pour affirmer que les Albanais du Kosovo ne pouvaient plus vivre sous l'autorité de Belgrade. Par la suite, cela a favorisé la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo par la plupart des pays occidentaux. Le gouvernement russe et la classe politique soutenaient majoritairement Belgrade, et la Russie n'a pas reconnu le Kosovo. Ce qui n'a pas empêché Moscou d'utiliser plus tard le précédent kosovar.

Déjà en Ossétie du Sud

Ainsi en août 2008, Vladimir Poutine, alors Premier ministre, qualifiait de “génocide” les événements d'Ossétie du Sud [l'attaque de la capitale, Tskhinvali, par l'armée géorgienne, qui a déclenché l'intervention militaire de la Russie]. Dmitri Rogozine, représentant permanent de la Russie à l'Otan, taxait le président géorgien Mikheïl Saakachvili de “criminel de guerre ayant véritablement organisé un nettoyage ethnique”. Cette accusation de génocide avait alors légitimé la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de l'Ossétie du Sud, comme de celle de l'Abkhazie [autre république sécessionniste de Géorgie].

Le cas du Kosovo, puis celui de l'Ossétie du Sud, a ouvert la voie à un type de raisonnement particulier dans la reconnaissance de nouveaux territoires. De fait, tant qu'il n'y a pas d'accusation de meurtres de masse, de nettoyage ethnique ou de génocide, la sauvegarde de l'intégrité territoriale du pays "mis en cause" (Serbie, Géorgie) est privilégiée. On reconnaît alors l'existence d'un conflit difficile à arbitrer entre les peuples en question, mais on estime que leur réconciliation est en principe possible. Tandis que si le mot “génocide” est prononcé, la voie de la réconciliation est fermée. Car il est impossible de vivre avec ceux qui ont voulu ou qui veulent vous exterminer.

Moscou maintient sa ligne dure dans l'est de l'Ukraine

En ce moment, il semblerait que l'on essaie d'appliquer le scénario kosovar dans l'est de l'Ukraine, ou plutôt à ce territoire aux frontières mouvantes que les insurgés locaux, leurs sympathisants de la classe politique russe et nombre de commentateurs appellent Novorossia [la Nouvelle Russie]. Notons que les informations concernant les charniers sont apparues dans la presse russe au lendemain des négociations de Minsk [le 5 septembre], de l'accord de cessez-le-feu entre les indépendantistes et Kiev et de la reconnaissance par Kiev du statut spécial des républiques populaires de Louhansk et Donetsk. Le Kremlin semblait alors avoir moins à cœur de se porter garant de l'indépendance des deux républiques autoproclamées que de préserver l'intégrité territoriale de l'Ukraine (la Crimée en moins, bien sûr) et de s'assurer une zone d'influence stable et un joker dans toutes les négociations futures avec Kiev.

Aujourd'hui, on entend de plus en plus résonner ce mot, “génocide” ; on organise à Moscou des marches du souvenir ; on ouvre des enquêtes, y compris celle qui met en cause un ministre sous l'autorité directe du président ukrainien. Tout cela signifie que le Kremlin n'a finalement pas renoncé à sa ligne dure dans l'est de l'Ukraine. D'un autre côté, le scénario à la kosovare ne peut porter ses fruits que s'il fait l'objet d'un large consensus international. Et la Russie va avoir beaucoup de mal à faire qualifier de génocide la situation dans l'est de l'Ukraine par ses homologues occidentaux.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 04:24

Ukraine: l’Europe malade de l’OTAN et du bellicisme

Après plusieurs mois d’affrontements sanglants dans l’Est de l’Ukraine, qui ont fait au moins 2600 morts, des milliers de blessés et 500.000 réfugiés, l’accord sur un cessez-le-feu entre les présidents ukrainien Petro Porochenko et russe Vladimir Poutine constitue une véritable opportunité pour mettre fin à ce conflit et redonner une chance à la paix en Europe.

En réponse, le sommet de l’OTAN de Newport, les 4 et 5 septembre, a répondu par des mesures bellicistes dignes d’un autre temps. L’Alliance atlantique sous la pression de Washington a en effet créé une force de réaction « très rapide », clairement identifiée comme le véritable « fer de lance » de l’OTAN capable de mobiliser une force de 800 hommes en 48 heures et quelques 5 à 7 000 soldats dans les 5 à 7 jours, et ce partout dans le monde. Cette nouvelle NRF s'installera dans les pays Baltes, en Roumanie et en Pologne. Donc clairement dans les pays limitrophes de la Russie et ce pour la première fois depuis la fin de l’URSS. De telles décisions sont lourdes de menaces pour la paix sur le vieux continent et seront à coup sûr considérées au Kremlin comme un véritable casus belli. Cela entrainera une nouvelle et folle course aux armements mortifère d’abord pour les peuples.

François Hollande et les dirigeants de l'Union européenne se sont alignés sur les diktats de l'Alliance atlantique au cours du sommet. Pourtant une autre politique est possible. La politique de tension contre la Russie qui entraine des sanctions de part et d’autre du continent mine les économies et concoure à exacerber les nationalismes. C’est l’Europe de l’Atlantique à l’Oural qu’il convient de remettre en selle dans un espace de sécurité.

Le PCF souhaite donc que, dans cette voie, l'arrêt total des opérations militaires en Ukraine soit confirmé et que puissent s'ouvrir de véritables négociations prenant en compte les droits et intérêts de tous les Ukrainiens. Ceci pour relancer un processus de normalisation durable des relations entre l'UE et la Russie, par le biais d’une conférence de Paix et de sécurité Europe, permettant d'aller vers un nouveau système de sécurité collective et préventive dégagé de l'emprise de l'OTAN et qui permette de renforcer l'exigence de sa dissolution.

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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 09:31

Ukraine: il y a urgence à établir un cessez-le-feu dans le Donbass

La situation dans l’Est de l’Ukraine est catastrophique au plan humanitaire du fait de ’intensification des combats et des bombardements par l’armée ukrainienne et les milices de Pravyi Sektor dans leur croisade « anti terroriste » contre Donetsk et Lougansk faisant de nombreuses victimes au sein de la population civile.

Le bilan est lourd de part et d’autre, le nombre de victimes dans cette région a doublé en quinze jours atteignant désormais 2.086 morts, selon l’ONU. A Lougansk, la situation est « critique », la ville étant privée d’eau et d’électricité. A Donetsk, la situation médicale se dégrade. Au total au moins 285.000 personnes ont fui le Donbass pour la Russie ou d’autres régions de l’Ukraine.

Dans ces conditions, le PCF soutient toute solution favorisant un cessez-le-feu immédiat afin de porter secours aux populations civiles et à mettre un terme à la catastrophe humanitaire qui ravage l’est de l’Ukraine.

Il ne doit pas être question de jouer avec le sort des populations si l'aide humanitaire de la Russie -dans le respect des règles internationales, notamment celles du CICR- peut apporter un début de répit aux souffrances des plus démunis.

Plus globalement, la question de l’Est de l’Ukraine doit enfin être réglée non par les armes, mais par la concertation, comme l'avaient laisser présager les premières tentatives de dialogue entre le Président Porochenko et les différentes parties prenantes au conflit.

L’Europe et les Etats-Unis, au lieu de verser de l’huile sur le feu ukrainien, devraient ouvrir un « Genève II » avec la Russie et l’Ukraine afin de régulariser la situation prévalant aux portes de l’Europe. La France doit plus que jamais activer sa diplomatie pour que l’Ukraine devienne réellement un pont entre l’Est et l’Ouest et non l’enjeu de rivalités géostratégiques.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 21:28

Comment évaluer la situation en Ukraine? par Petro Simonenko

13AOÛT

06/08/2014

Le pays est au bord du gouffre. Et si l’Ukraine continue selon le vœu de l’Occident et des États-Unis sa trajectoire de transformation en état périphérique, servant les intérêts des sociétés transnationales, si elle continue sa trajectoire de guerre, où une guerre civile risque de se transformer en conflit entre Etats, nous allons nous retrouver face à une menace réelle de destruction de l’intégrité territoriale, la perte de l’indépendance.

Les oligarques qui ont pris le pouvoir après le coup d’Etat sur le Maidan en février, et leurs complices nationalistes, cherchant à justifier leurs crimes sanglants dans les régions d’Odessa, Marioupol, Donetsk et de Lougansk, prétendent assister aujourd’hui à la naissance d’une nouvelle nation unie.

C’est un mensonge flagrant. Lorsque un Ukrainien tue un autre Ukrainien, lorsque sont massacrés vieillards, femmes, enfants, lorsque les villages sont rasés, les fabriques et les usines, les écoles, les hôpitaux, les crèches, les infrastructures des grandes villes des régions de Donetsk et de Lougansk sont détruits, lorsque des centaines de milliers de citoyens de l’Ukraine à la recherche de paix laissent leurs maisons et deviennent des réfugiés, parler d’une nation unie est un blasphème!

Le régime national-fasciste mène une guerre de l’information, dont le but est de justifier les crimes contre son propre peuple par une lutte contre les séparatistes et les terroristes.

Pour l’amour de la vérité et dans l’espoir d’arrêter cette guerre fratricide, je tiens à réitérer que les protestations dans le Donbass ont commencé avec les exigences du maintien de la langue russe comme langue officielle, la nécessité de décentraliser le pouvoir et renforcer les pouvoirs des collectivités locales, la possibilité de référendums locaux. Les résidents des régions de Donetsk et de Lougansk sont opposés à la destruction des monuments et des obélisques aux héros de la Grande Guerre patriotique, contre la distorsion de l’histoire.

Ils n’ont pas voulu les entendre ni les écouter et ont déclaré la guerre à leur propre peuple.

On assiste à une chute extrêmement dangereuse de la production, à la montée de l’inflation, des prix et des tarifs, au gel des salaires des employés, à la réduction des coûts pour les programmes de soutien aux retraités, aux femmes, aux jeunes, à la lutte ouverte contre les dissidents et la censure violente dans les médias. La signature d’un accord désastreux d’association avec l’UE, d’un protocole esclavagiste avec le FMI, la perte du marché en Russie et la situation catastrophique avec le gaz (manque d’approvisionnement par la Russie) conduira inévitablement à une hausse du chômage, une baisse du niveau de vie et une montée de la tension sociale.

En 2014, comme en 2004-2005, est venu au pouvoir en Ukraine le même groupe d’oligarques, complètement dépendants et exécutant tous les ordres des USA et de l’Europe. Le danger de leur maintien au pouvoir est renforcé par le fait qu’ils ont pris pour complices l’organisation pro-fasciste "Svoboda" et d’autres courants nationalistes d’extrême-droite. L’arrivée au pouvoir des milliardaires, tant dans l’Administration présidentielle qu’à la direction des régions (à Donetsk – Tarouta, à Dnipropetrovsk – Kolomoysky), la création d’armées de mercenaires privés montrent la division réelle du territoire de l’Ukraine en principautés oligarchiques (féodales).

La guerre continue dans l’intérêt des États-Unis – à savoir le nettoyage des zones pour assurer l’extraction du gaz de schiste.

Cette guerre est une lutte des oligarques pour la redistribution des richesses, et ceux qui sont arrivés au pouvoir à Kiev s’efforcent par la guerre de détruire les fabriques et les usines dans la plus grande région économique de l’Ukraine, ce qui rend impossible pour les oligarques du Donbass d’augmenter leurs richesses. Et cela signifie des centaines de milliers de chômeurs.

Cette guerre – c’est la destruction physique des citoyens de l’Ukraine qui se sont permis de revendiquer le droit à la vérité de l’histoire, de parler leur langue, de demander l’utilisation de l’argent gagné pour le développement de leurs régions, et non pas pour nourrir les fonctionnaires de Kiev qui piochent dans le budget pour se remplir les poches.

Cette folie doit cesser!

Quelle est la cause et qui est le principal responsable de ce qui se passe?

Il est évident que ceux qui toutes ces années ont intimidé les citoyens ukrainiens par des mensonges sur le passé soviétique, sur les pages tragiques de notre histoire, ont fait cela pour détruire les principes de justice sociale, le système du pouvoir populaire, et pour pouvoir s’enrichir par la dure exploitation des autres, le chômage, la hausse des prix et des tarifs, le faible niveau des salaires et des pensions. La raison de ce qui se passe est dans le système politique, qui est le gardien des intérêts du capital et des oligarques. La raison est la privatisation illégale des biens publics, qui a conduit à une énorme stratification sociale entre une poignée de riches et les pauvres. La plupart en travaillant s’appauvrissent, et plusieurs centaines de tyrans deviennent riches. Beaucoup de gens ne remarquent pas comment dans un flux dense d’événements tragiques sont relégués au second plan les problèmes clés et les maladies de notre société : la corruption, l’oligarchie, la profonde stratification sociale, la collusion entre les fonctionnaires et les criminels, le mépris pour les droits des personnes. Les conversations à ce sujet sont de plus en plus pour la forme. Les vraies solutions sont reportées pour "après", pour "après la victoire." Seulement une victoire sur qui?

Les participants aux Maidan et ceux qui l’ont utilisé à leurs propres fins font valoir qu’il s’agissait d’une révolte contre un régime criminel. Cependant, comment à la fin se fait-il que des citoyens ukrainiens tirent maintenant sur d’autres citoyens ukrainiens? Et ceux qui faisaient partie de ce régime se sentent bien dans les "nouvelles conditions"? Comment se fait-il que l’indignation face à l’indifférence des autorités à l’opinion publique a donné lieu au refus d’entendre nos concitoyens, qui ont une opinion différente? Et comment se fait-il que, dans le sillage d’un sentiment anti-oligarchique, à nouveau les oligarques se retrouvent au pouvoir? Pas moins cyniques ni cupides.

Comment se fait-il que les gens de l’Ukraine, qui ont apporté une grande contribution à la Grande Victoire du peuple soviétique sur le fascisme, aient porté au pouvoir un régime national fasciste? Le régime instauré après le coup d’état sur la Place de l’indépendance a provoqué une confrontation civile et la société a basculé dans la guerre civile. Bien que, en fait, les raisons d’un conflit au sein de la société n’existaient pas.

Dans leurs demandes, les travailleurs ukrainiens dans l’Est et l’Ouest, le Sud et le Nord, le Centre et les régions, sur les Maidan et anti-maidans exigeaient des solutions à des questions similaires : surmonter les inégalités sociales, assurer une répartition équitable de la richesse sociale, briser la toute-puissance des oligarques et mettre fin à la corruption. Les citoyens ukrainiens veulent améliorer l’efficience et la responsabilisation du gouvernement.

Mais tout cela a fini par des conflits internes, suivant la technologie du grand capital. Avec son aide, le mécontentement social de la société dans son ensemble a été détourné dans le canal de la haine mutuelle. Malheureusement, cette technique a marché. Et cela va fonctionner aussi longtemps que nous ignorerons l’intention criminelle des oligarques.

Est-il un espoir pour une résolution rapide du conflit?

Dans la logique imposée par le capital – aucun. En effet, dans les relations entre le pouvoir, qui protège les intérêts du capital, et les gens ordinaires, entre les nouveaux maîtres, qui sont devenus oligarques, et les travailleurs, rien n’a changé. La classe des propriétaires s’est rendu compte depuis longtemps qu’elle a besoin du pouvoir comme une garantie de la poursuite de son enrichissement, et les travailleurs persistent dans un état d’illusion que leurs exploiteurs propriétaires sont jour et nuit à réfléchir à la façon de faire le bien pour eux, et votent pour les oligarques, se condamnant ainsi à la pauvreté.

Certains représentants de l’ancien régime oligarchique, après le coup d’Etat sur le Maidan, s’enfuirent, et l’opposition oligarchique arrivée au pouvoir a pris pour alliés les nationalistes – néo-fascistes, ainsi qu’une partie importante des partisans de M. Ianoukovitch, puis a continué à faire ce que faisaient leurs prédécesseurs au pouvoir. Le «népotisme», la corruption continuent de prospérer. Les fonctionnaires et les grandes entreprises volent même en temps de guerre. L’Ukraine traverse un stade d’oligarchisme militaire, lorsque les oligarques ne se cachent plus derrière des sbires, et occupent directement les hautes fonctions publiques. Et renforcent leur régime non seulement par des ressources administratives, et la violence directe, en s’appuyant sur les armées mercenaires privées.

Pour la première fois dans l’histoire de son indépendance, l’Ukraine a un président oligarque. Pour la première fois les oligarques ont formé des unités militaires, qui refusent d’obéir aux lois de l’Ukraine. Au sein de l’Ukraine se sont formées des "principautés" oligarchiques et les nouveaux magnats se battent pour leur contrôle par l’entremise du peuple ukrainien.

Et pour que ce fait ne saute pas aux yeux, on a vendu à la société ce conte sur l’intégration européenne sous forme d’une association avec l’UE, mais sans adhésion à l’UE, qui explique et excuse tout – et les mesures antisociales, et l’exploitation accrue, et le pillage du pays.

Les gens se laissent une fois de plus berner. Et c’est la raison principale pour les événements d’aujourd’hui, et encore plus – c’est la raison de la catastrophe nationale qui approche. Tant que la société ukrainienne ne se débarrassera pas de la bride oligarchique, le développement sera impossible. L’Ukraine sera constamment frappée par les échecs économiques, les crises politiques et les conflits civils.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 19:49

« Les communistes dérangent la classe dirigeante en Ukraine »

05AOÛT

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les autorités de Kiev tentent d’interdire le Parti communiste d’Ukraine. Le procès commence aujourd’hui. Entretien avec Petro Simonenko (réalisé par Robert Allertz pour Junge welt, quotidien communiste)

Petro Simonenko est le premier secrétaire du Parti communiste d’Ukraine (KPU) et président du groupe parlementaire du KPU.

Jeudi dernier a commencé au tribunal administratif du district de Kiev un procès visant à l’interdiction du parti et de ses symboles. Le KPU a été dissous en août 1991 comme partie intégrante du PCUS déjà une fois dans la loi, puis en 1993 un nouveau parti a été fondé. Pourquoi votre parti, qui est désormais la plus ancienne organisation politique du pays, serait interdit ?

Nous dérangeons, pour des raisons politiques. On dérangeait la classe dirigeante, déjà sous Victor Ianoukovitch, on dérange encore sous Petro Porochenko. Ainsi, il faut en finir avec nous.

Mais votre parti a coopéré avec le Parti des Régions de M.Ianoukovitch dans un gouvernement qui a perduré de 2010 à 2014 ?

C’est vrai. Nous étions d’accord avec le Parti des région sur certains points, c’est pourquoi nous avions soutenu les projets de loi qui étaient conformes à notre programme électoral. Mais nous avons refusé toutes les initiatives anti-sociales de Ianoukovitch et de son parti, comme la réforme du système de santé ou celle des retraites. Par contre, ces contre-réformes, elles étaient soutenues par l’opposition, devenue putschiste en février et qui est désormais au pouvoir. Maintenant, le Parti des régions collabore activement avec le président Porochenko. Nous n’avons plus rien en commun avec eux.

Quelles sont les raisons invoquées pour l’interdiction du parti ?

Le reproche qui nous est adressé, en général, c’est que le Parti est entre les mains d’ennemis de l’Ukraine, qu’il soutient les séparatistes, qu’il est un « agent de Poutine ». Nous, nous continuons à avancer notre proposition – que nous avions déjà suggéré sous Ianoukovitch –, celle d’un référendum pan-ukrainien, pour décider de ce que sera notre politique étrangère. Ce référendum ne serait alors ni celui du président, ni celui de l’opposition. Notre initiative a été bloquée par la justice.

Quelles preuves mettent-ils en avant pour justifier l’interdiction ?

L’acte d’accusation comprend 18 pages, plus 129 pages d’annexes rendus publics avec des journaux, tracts, vidéos, etc. Ils doivent prouver que le KPU a violé l’article 5 de la loi sur les partis d’Ukraine. On parle de violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale.

Donc, de séparatisme ?

Tout à fait. Les soi-disant preuves de cette affirmation soulevée par le ministre de la Justice sont douteuses, ridicules même, elles reposent sur des messages – enfin des reproductions – et des citations déformés. Il y a même des « rebelles » ou des « terroristes » qui sont cités comme témoins et qui affirment avoir été recrutés comme « représentants du KPU ».

Pour le parti ?

Non, pour la lutte armée contre Kiev. Bien sûr que c’est absurde. La ligne du parti a toujours été de prévenir les conflits armés. Nous avançons et défendons des solutions pacifiques, appelons à des cessez-le-feu et à des négociations. Ce qui nous est reproché est de la pure propagande de guerre.

On dit que nous voulions, c’est quand même fou de nous le reprocher, faciliter le renforcement des séparatistes soutenus par Moscou.

Il doit y avoir des attaques non seulement contre les installations du parti mais contre ses représentants ?

C’est cela. Les attaques ont commencé dans l’ouest de l’Ukraine, suivant le mouvement de Maidan, et elles n’ont cessé de monter en puissance. Il y a eu des infractions de domiciles de reponsables du parti, certains ont été enlevés, on les a forcés à abjurer et se retirer.

Les députés fascistes de Svoboda sont tombés sur moi au Parlement et m’ont tabassé. Cela a été le cas pour moi, mais aussi pour d’autres camarades. Les membres du KPU – démocratiquement élus – ne sont plus au Parlement, victimes de la terreur.

Quelles en sont les conséquences ?

Dans ce climat d’anti-communisme, d’anarchie et de violence, le travail parlementaire n’est plus possible. Neuf députés ont quitté le groupe parlementaire, nous sommes encore 23.

Où sont les neuf autres députés ?

Ils sont passés du côté de la famille de l’oligarque Sergei Kourtchenko, du groupe « Pour la paix et la stabilité ». Il a 27 ans, c’est un des hommes les plus riches du pays, à l’Ouest, il est considéré comme le Rockfeller ukrainien. Sous Ianoukovitch, il a engrangé des milliards en transactions pétrolières et gazières. Il achète des entreprises comme il achète les députés. Le parti traverse une période très difficile, compliquée, et la publicité qu’on nous fait est loin d’être positive.

Néanmoins il existe une solidarité internationale avec le soutien venant de bords différents, enfin surtout des partis communistes qui ont gardé leur principes. Gabi Zimmer, au nom du Groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE) au Parlement européen, a adressé une lettre au président Porochenko pour dénoncer le procès intenté à notre égard comme illégitime.

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 21:55

Ukraine : 400 mercenaires américains aux côtés de l'armée ukrainienne

Le journal allemand "Bild am Sonntag" révèle que les mercenaires d'une entreprise américaine aident les troupes ukrainiennes contre les pro-russes.

Source AFP

Environ 400 mercenaires d'une entreprise américaine opèrent en Ukraine aux côtés des soldats et de la police ukrainienne dans des opérations contre les séparatistes pro-russes, affirme le journal allemand Bild am Sonntag (BamS). Selon des informations, basées sur des communications radio entre des centres de commandement de l'armée russe, interceptées par l'agence de surveillance américaine NSA et transmises ensuite aux services secrets allemands (BND), les mercenaires américains coordonnent et dirigent des opérations de guérilla contre les séparatistes pro-russes autour de l'enclave de Slaviansk.

Ces 400 mercenaires travaillent pour Academi, plus connu sous son ancien nom de Blackwater, une entreprise de sécurité qui avait été privée de contrat par l'armée américaine en Irak après une fusillade sur des civils en 2007, précise le BamS. Le journal précise toutefois ne pas savoir qui a passé le contrat avec Academi.

Le BamS rappelle que la Russie avait dénoncé il y a quelques semaines la présence de mercenaires américains aux côtés des troupes gouvernementales ukrainiennes, ce que l'ambassadeur américain à Kiev, Geoffrey Pyatt avait démenti mi-mars.

La semaine dernière, le BamS avait déjà révélé que agents de la CIA et du FBI aidaient Kiev à mettre un terme à la rébellion dans l'est de l'Ukraine et à mettre en place un dispositif de sécurité efficace, sans toutefois s'engager directement dans les affrontements.

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BRUNO FORNACIARI

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