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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 20:36

Castres - Castrais / Tarn / Actualité société-politique

Publié le 16/07/2014 à 09h34

En Ukraine, des civils meurent chaque jour sous les bombardements de l’armée ukrainienne et de milices d’extrême droite. La présentation par les médias français d’une agression russe sur une Ukraine protégée par l’Union Européenne et les Etats-Unis ne peut convaincre la masse de notre peuple qui rejette de plus en plus largement cette Union Européenne dont il sait qu’elle ne défend jamais les intérêts des peuples, mais toujours ceux des oligarchies, et qui sait que l’OTAN, bras armé des intérêts US, ne recule devant rien pour provoquer des guerres ou faire exploser des pays indépendants. On se souvient des célèbres "preuves" d’armes de destruction massives présentées par les USA à l’ONU pour justifier la guerre en Irak... On voit d’ailleurs ce qu’est hélas devenu ce pays aujourd’hui. Et alors que des crimes de masse sont commis quotidiennement par l’armée ukrainienne et ses milices contre des civils (?) Le mur du silence s’abat sur l’Ukraine, rien ou presque dans les mêmes médias. Dans ce contexte, nous voulons aider à témoigner et à informer de la situation sur place, de manière indépendante, notamment vis à vis des "grands" médias occidentaux. Il est essentiel, pour nous, de rechercher, malgré la difficulté, des informations venues du terrain, en lien avec des citoyens et avec nos camarades sur place, très actifs dans cette région (dans l’est et du sud de l’Ukraine en particulier).

Que nous disent-ils ? Ils disent notamment que les peuples des régions orientales de l’Ukraine étaient massivement inquiets du "coup" de Maïdan, refusaient d’être coupés de leurs liens avec la Russie, défendaient leur langue, et se sont retrouvés devant un pouvoir né de la violence de rue, qui fait intervenir l’armée contre des familles, provoque des centaines de morts, et envoie les chars et les avions contre des civils... Outre la véritable guerre que mènent les autorités de Kiev contre le peuple du Donbass, ce pouvoir veut aujourd’hui interdire le PC Ukrainien, s’en prend partout aux libertés publiques… Ne laissons pas le fascisme s’installer aux portes de l’Europe sans réagir ! Informons nous !

Danielle Bleitrach, sociologue, enseignante à l’Université d’Aix, qui a été dirigeante nationale du PCF et rédactrice à l’hebdomadaire "Révolution", s’est rendue récemment pendant plusieurs semaines en Ukraine et en Crimée, elle a enquêté sur place, recueilli des témoignages … Elle vient exceptionnellement dans notre département pour témoigner de la situation tragique que vivent notamment en ce moment la population du sud-est de l’Ukraine. Nous vous invitons à participer à ces réunions et à les faire connaître autour de vous :

- à Castres, Mercredi 16 juillet à 18 h, à la Bourse du Travail, rue Ferdinand Buisson

- à Albi, Jeudi 17 juillet, à 18 h, à la fédération du PCF, Boulevard Montebello

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 15:41

Ukraine : les précsions du Parti Communiste Ukrainien (KPU) sur la situation sociale du pays.

Chers camarades,

Tous les pays civilisés du monde ont été submergés par une vague d’informations sur la situation complexe qui prévaut en Ukraine. Lundi 2 décembre 2013, les titres des premières pages des plus grands journaux et les éditions en ligne du monde entier traitaient de la révolution en Ukraine, d’émeutes, d’opposition publique et de crise politique. L’attention de la communauté internationale était braquée sur l’Ukraine.

Dans le but d’ éviter tout malentendu concernant cette situation, de permettre une compréhension correcte de la réalité et de donner des renseignements excluant toute spéculation ou provocation, le Parti Communiste d’Ukraine tient à fournir des explications aux membres du mouvement communiste international et du groupe des partis du travail, et à leur communiquer des informations exactes sur la situation réelle en Ukraine et sur les raisons qui ont entraîné le peuple ukrainien à monter sur les barricades.

La raison essentielle de la crise politique en Ukraine est la grande erreur que le Président Viktor YANUKOVYCH a faite en matière de politique étrangère. Depuis presque trois ans le Président et le Gouvernement d’Ukraine n’ont cessé d’abreuver la société ukrainienne de promesses sur l’Union Européenne. Or, ils ont passé toutes ces années sans entreprendre des démarches effectives en faveur d’une intégration européenne de l’Ukraine, alors que parallèlement grandissaient les tensions avec la Russie et que l’on s’approchait d’une fracture au sein de la société ukrainienne. Dans le même temps ; l’opinion publique en Ukraine était divisée entre les partisans et les opposants de l’intégration européenne.

C’est pour cette raison que le Parti Communiste d’Ukraine a voulu entreprendre tout ce qui était possible pour organiser la tenue d’un Référendum sur les priorités de la politique étrangère future de l’Ukraine. Nous étions convaincus que pour éviter une fracture au sein de la société, c’est au peuple d’Ukraine, et à lui seul, que revient le droit de choisir les priorités de la future politique étrangère.

Mais, le Gouvernement en place, dirigé par le Président de l’Ukraine, s’est opposé avec force à toutes les actions du Parti Communiste d’Ukraine : blocage de décisions prises par la Commission Électorale Centrale d’Ukraine, décisions de justice interdisant la tenue de réunions destinées à organiser des groupes d’action en faveur d’un Référendum, interdiction de la collecte de signatures pour un référendum etc….Donc, abandonnant le projet de référendum et la politique de rapprochement avec l’Union Européenne et élargissant ses visées en direction de la Russie, le Président et le Gouvernement d’Ukraine ont montré qu’ils n’étaient pas intéressés de connaître l’opinion du peuple ukrainien.

La situation a également été alimentée par les évènements des dernières années pendant lesquelles, alors que la crise économique grandissait, le Gouvernement d’Ukraine a mis en place des réformes impopulaires dans le secteur de la santé, du logement et des services communaux, de la fiscalité, et qu’il a augmenté les prix et les tarifs. L’appauvrissement des gens ordinaires a pour résultat l’impossibilité d’exercer une activité commerciale honnête en Ukraine, un taux de chômage élevé, la corruption, un taux élevé de criminalité parmi les fonctionnaires publics et les officiers de police et judiciaires, dans l’ensemble du pays – tout cela a conduit à scandaliser les citoyens et à générer une vague de protestations dans de nombreuses villes, surtout après la dispersion violents des jeunes manifestants pacifiques dans la plus grande place du centre de Kiev.

La deuxième cause essentielle de la crise politique en Ukraine est le fait que le Président et le Gouvernement accordent, de manière permanente, leurs sympathies et leur soutien aux forces nationalistes d’extrême droite. Ainsi, pendant très longtemps le gouvernement en place s’est servi de la présence d’une prétendue «opposition » pour obtenir un soutien « global », y compris pour adopter des décisions législatives concernant l’intégration européenne. Cette « opposition » n’est pas homogène n’ayant pas de dirigeant unique ; plus précisément il s’agit d’un rassemblement de plusieurs forces politiques dont les idéologies sont de nature très similaire. Parmi ces forces politiques, celle qui domine est le parti d’extrême-droite, radicalement nationaliste, « Liberté » (SVOBODA), qui a été reconnu par le Parlement Européen, dans sa résolution du 13 Décembre 2012, comme étant un parti dont l’idéologie xénophobe et raciste est contraire aux valeurs européennes. Dans cette même résolution le Parlement Européen a appelé tous les groupes du Parlement ukrainien à refuser de coopérer avec le parti « Liberté ».

Les représentants du parti « Liberté », avec le soutien direct de leurs alliés, s sont livrés à des provocations à Kiev et dans d’autres villes d’Ukraine, le 1er Décembre 2013 ses militants ont essayé de détruire la statue de Lénine au centre de Kiev. Bien que le dirigeant du parti « Liberté », Oleg TYAGNIBOK, ait clamé son innocence, parmi les instigateurs des bagarres à proximité de la statue dans la survenue de ces évènements se trouvait son propre frère Andrew TYAGNIBOK, membre du Parlement ukrainien dans le groupe parlementaire »Liberté ».

Le Parti Communiste d’Ukraine a pris position dans une déclaration du 30 Novembre 2013, condamnant les méthodes violentes appliquées aux civils au centre de Kiev dans la nuit du 29 au 30 Novembre. Les Communistes Ukrainiens se prononcent résolument pour l’application de méthodes légales et légitimes pour résoudre la situation conflictuelle qui s’est développée en Ukraine.

Nous sommes convaincus que si le Président et le Gouvernement d’Ukraine avaient répondu aux appels du Parti Communiste d’Ukraine à mener une politique claire et transparente et s’ils avaient cessé de se servir de forces politiques ultranationalistes pour la mise en œuvre de leurs programmes, risquant de faire de sérieuses erreurs politiques et, plus important encore, s’ils avaient accepté la proposition du Parti Communiste d’Ukraine de tenir un référendum sur les priorités de la politique étrangère, ces évènements tragiques ne seraient pas survenus dans la société ukrainienne.

Un autre fait, témoignant de l’attitude honnête des Communistes, doit être noté : l’absence de consensus national, le refus d’entamer des négociations constructives et d’essayer d’écouter l’autre partie, ont conduit à l’échec du vote parlementaire sur la démission de gouvernement d’Ukraine, comme le demandaient les groupes de l’opposition. Cela a eu pour effet d’embraser la situation encore davantage.

Compte tenu de ces évènements nous vous demandons, chers camarades, de contribuer à la normalisation de la situation politique difficile en Ukraine et de soutenir la position exposée plus haut du Parti Communiste, sous la forme de résolutions parlementaires à tous les niveaux, de déclarations de vos députés, de discours à des réunions des parlements et des commissions parlementaires dont vos députés sont membres, d’interviews dans les médias. Nous vous serions aussi très reconnaissants de vous connecter au site du Département International du Parti Communiste d’Ukraine, afin de communiquer votre opinion à la société ukrainienne.

Avec notre fraternel respect et notre espoir en votre soutien.

Le premier secrétaire du Comité Central du

Parti communiste d’Ukraine.

Anatoli Sokoliuk, responsable des relations étrangères du Parti communiste ukrainien (PCU), répond aux questions de l'Humanité.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 15:16

Le PCF a rencontré le Parti communiste d’Ukraine le 28 mai 2014

Petro Simonenko secrétaire général du Parti communiste d’Ukraine, a été reçu le 28 mai à l’Assemblée Nationale par André Chassaigne, Président du groupe Gauche Démocrate et Républicaine, puis au siège du Parti communiste Français par Pierre Laurent son secrétaire national.

Dans la situation extrêmement difficiles que traverse l’Ukraine, avec la poursuite d’affrontements meurtriers dans l’Est du pays, le PCF exprime sa solidarité avec le parti communiste d’Ukraine mis pratiquement dans l’impossibilité d’exercer normalement son activité politique et qui est aujourd’hui menacé d’interdiction, à la suite d’une décision prise par l’ex présidence intérimaire du pays. Rien ne peut justifier une telle mesure à l’encontre d’un parti qui a toujours prôné, dès le début de la crise ukrainienne, le dialogue et la négociation politiques, la nécessité de donner la parole au peuple pour réformer les institutions du pays, pour ouvrir la voie notamment à plus d’autonomie pour les régions et conjurer ainsi les risques d’un séparatisme mettant fin à l’intégrité territoriale de l’Ukraine. L’élection , le 25 mai du nouveau président devrait, si elle voulait se donner comme objectifs de créer les conditions de la reprise d’un véritable dialogue national, commencer par sursoir à une telle mesure à l’encontre du Parti communiste d’Ukraine, tout en créant les conditions d’un arrêt des affrontements et des exactions des milices dans l’ensemble du pays.

De même la priorité de la France devrait être d’agir d’urgence pour un cessez le feu immédiat dans l’est du pays, en repartant des accords du 17avril à Genève, favorisant ainsi la reprise d’un dialogue politique entre toutes les forces politiques, qui permette de traiter les questions cruciales à l’origine du conflit : le plurilinguisme et les réformes constitutionnelles ; permettant la prise en compte des droits et intérêts des populations des différentes entités territoriales du pays- et la consultation des ukrainiens à toutes les étapes de ce processus.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 13:57

Les dirigeants des Etats-Unis viennent se servir en Ukraine….

Le fils de Joe Biden obtient un poste au conseil de direction de la plus grande firme gazière de l’Ukraine

par Mylène Vandecasteele · 13 mai 2014


Hunter Biden, le plus jeune fils du vice-président américain Joe Biden, vient d’obtenir un poste au conseil de direction de Burisma, le plus grand producteur de gaz privé en Ukraine. Il dirigera également le service juridique.

Burisma, une société qui a débuté ses opérations sur le secteur de l’énergie en 2002, possède un certain nombre de sociétés pétrolières et gazières ukrainiennes, y compris Esko Pivnich et Pari. La société possède également des actifs dans la région du Dniepr-Donetsk, celle des Carpates et les bassins d’Azov-Kuvan. Elle écoule sa production sur le marché domestique ukrainien.

Le père d’Hunter, Joe Biden, a reproché à plusieurs reprises à la Russie le rôle qu’elle a joué dans la crise ukrainienne, en tant que vice-président des Etats-Unis. Il a promis de soutenir les efforts de l’Ukraine pour réduire sa dépendance énergétique à l’égard de la Russie.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 02:22

Etat des lieux des neo nazis au pouvoir a Kiev

02 MARS 2014 | PAR XAVIER D


Vous trouverez ici un resume des membres du gouvernement non elu de Kiev et appartenant a des groupes neo nazis.

A la fin, j'ai ajoute le profil du leader de Svoboda, ainsi que de son conseiller, afin de mieux cerner leur profil.

Si vous voulez apporter des modifications, ou ajouts, n'hesitez pas, les informations seront verifiees.

Pour le moment les postes occupes sont par les nazis, au gouvernement en place a Kiev sont :

Vice Premier Ministre : Oleksandr Sych

Ministre de la Defense : Ihor Tenyukh

Responsable du Conseil de Securite et Defense Nationale :Andriy Parubiy (sorte de stasi, police interieure)

Membre du Conseil de Securite et Defense Nationale

Ministre de l'Ecologie : Andriy Mokhnyk

Ministre de l'Agriculture : Ihor Shvaika

Procureur General : Oleg Mokhnytsky (bras executif de la justice)

Andriy Parubiy, l'organisateur :

role : membre du pari Fatherland, Union panukrainienne « Patrie », parti de Tymochenko

role dans le maidan : le Commandant du Maidan, reconnu par tous

role dans le gouvernement : A la tete du conseil national de securite et de defense (police interieure)

Revenons sur le parcours, avant Tymochenko :

il est l'un des fondateurs du parti national socialiste d'Ukraine.

logo originel du parti, on le retrouve encore de nos jours sur eux

Ce parti a ete fonde en 1990, par Parubiy, Oleg Tyagnibok (qui est toujours le president de ce parti, renomme recemment en Svoboda). Ils sont tres proches, ont fait parti du conseil regional de Lviv.

C'est un parti ouvertement nazi, pas de gene, on defile dans les rues sans crainte.

defile a Lviv dans les annees 90

En 2004 Andriy Parubiy participe activement a la revolution Orange, revolution qui nous le savons a ete aide par l'occident. Il a ensuite rejoint le parti Pour l'Ukraine.

Nous le retrouvons donc en plein milieu de cette revolution, et il est unaniment reconnu comme en etant le "commandant".

http://www.metronews.fr/info/ukraine-andriy-parubiy-nous-sommes-la-pour-la-revolution/mnbs!cSw0WJ6VjTN8/

Il a organise les forces militaires, les siennes, pour encadrer le mouvement Maidan, former les jeunes, les equiper, etc

Ses militaires sont des anciens d'Afghanistan, des veterans donc. Chaque jour des reunions sont faites pour suivre et organiser le Maiden

reunion du "Commandant" durant la revolution Maiden, 2014

Oleksandr Sych, Vice Premier Ministre

encore un membre du parti nazi Svoboda.

son role dans le gouvernement : Vice Premier Ministre

Ce monsieur s'est fait connaitre pour des positions tres tranchees depuis son entree dans le gouvernement.

Il a deja propose une loi sur l'avortement :une interdiction pure et simple, complete meme dans les cas de viol.

Il a ajoute une petite phrase :

"Les femmes feraient mieux d'apprendre a mener un genre de vie pour éviter le risque de viol, y compris celle de la consommation d'alcool et d'être en mauvaise compagnie."

Andriy Mokhnyk, Ministre de l'ecologie

membre du parti nazi Svoboda

Ihor Shvaika, Ministre de la politique agraire et de la nourriture d'Ukraine

membre du parti nazi Svoboda

Alexandre Mirny

membre du parti nazi Svoboda

Ministre de la politique agrairee (peut etre remplace par Shvaika, pas tres clair)

A noter que ces trois la n'aiment pas le fraking (Svoboda en general d'ailleurs), peut etre pour cela que Chevron a mis en pause le programme.

Oleg Mokhnytsky, Procureur General

membre du parti nazi Svoboda

Ihor Tenyukh, Ministre de la Defense

membre du parti nazi Svoboda

nom : Dmytro Yarosh, le bras arme

role : le leader de Pravy Sektor

role dans le maidan : bras arme

position dans le nouveau gouvernement : membre du conseil national de securite et de defense.

il dirige groupe paramilitaire, neofasciste, le bras arme de la revolution. Tres organises, tres determines (lisez son interview)

une video le montrant dans un camp d'ete que son groupe paramilitaire organise regulierement dans la region occidentale de l'Ukraine

ces camps d'ete, non sans rappeler ceux des chemises brunes, sont organises depuis longtemps dans la region de Ternopil, dans la zone 'ultranationaliste' de Svoboda. Dmytro Yarosh lui meme a commence par ces camps d'initation. Le but de ces camps est de former les plus jeunes, endoctrines aussi.

Il est a noter cette interview de Dmyto Yarosh au Time, ou il dit clairement avoir un arsenal d'armes a sa disposition et qu'il est la pour faire tomber le gouvernement. Il y a donc eu premeditation, nous ne sommes pas dans un mouvement spontane : on ne cree pas magiquement des arsenals, tout comme on ne s'entraine pas des annees pour le plaisir.

http://world.time.com/2014/02/04/ukraine-dmitri-yarosh-kiev/

Yarosh, dont la marque militant nationaliste rejette toute influence étrangère sur les affaires ukrainiens, a révélé pour la première fois que Pravy Sektor a amassé un arsenal d'armes mortelles. Il a refusé de dire exactement combien d'armes dont ils disposent. «C'est assez», dit-il, «pour défendre toute l'Ukraine des occupants internes» - par quoi il entend le gouvernement au pouvoir - et de poursuivre la révolution si les négociations avec ce gouvernement se décomposent.

D'autres membres influents de Svoboda :

Oleg Tyagnibok, le politicien:

role : leader de Svoboda

role dans le maidan : l'un des trois grands leaders reconnus et appuyes par l'occident, il a fait parti de toutes les negociations avec l'occident

role dans le gouvernement : depute

Il a fonde le parti nazi avec son ami Andriy Parubiy, l'a renomme en 2005 en Svoboda (liberte) et change le logo pour quelque chose de plus innocent.

Il a ete a toutes les negociations, son parti etait present en masse sur la place, on voyait son drapeau partout.

le nouveau logo du parti, plus cool, celui pour la presse

Il a reussi a obtenir le soutien des americains, un soutien officiel et sans aucune concession en retour.

ici avec Nuland, chargee du gouvernement americain

ici avec McCain, Senateur US

ici avec Fabius, je pense que vous le connaissez

defile a la torche organise par Svoboda, avec en premier plan une croix celtique, signe distinctif des neo nazis

http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9onazisme

Yuri Mykhailyshyn, l'intellectuel

fondateur du ‘Joseph Goebbels Political Research Centre"

membre svoboda,membre du conseil municipal de Lviv, depute au parlement

ami proche du leader, il sert d'intellectuel pour valider les theses racistes du mouvement

un exemple :

Yuriy Mykhalchyshyn a qualifie l’holocauste comme « une période de lumière dans l’histoire »(http://uainfo.org/heading/accident/2531-mihalchishin-schitaet-holokost-svetlym-periodom-v-istorii-evropy.html)

il a aussi ecrit l'ABC du National Socialism

Svoboda a un programme clair : l'Ukraine aux Ukrainiens. L'Ukraine au dessus de tout (message ecrit sur les banderoles)


Le Pen et Svoboda

"notre but ensemble c'est la construction d'une europe des nations" dit il a Le Pen

Svoboda fait parti du Front National Europeenhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Front_national_europ%C3%A9en

et de l'Alliance européenne des mouvements nationaux, fonde par Golnisch (a titre d'observateur depuis 2013)http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_europ%C3%A9enne_des_mouvements_nationaux

Note :

pour se faire une idee, mettre en perspective, voici les ministeres qui ont ete donne aux activistes euromaiden :

Ministere de la Sante, Ministere de la Culture, Ministere des jeunes et du sport

deux videos de propagande de secteur droit, de cette annee, plus un defile de Svoboda et Secteur Droit de 2011




defile de Svoboda et Secteur Droit en la memoire d'une fete nazi, 201
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 07:01

De nombreuses files d'attente pour participer au référendum dont la question posée était : êtes-vous favorable à l'autonomie de la région"

Certes, les conditions pratiques de l'exercice étaient pour le moins baroques. Compte tenu des obstacles dressés par KIEV, pour la préparation et le déroulement du scrutin, ce dernier ne peut recueillir toutes les garanties de sincérité vérifiées.

Mais les pressions exercées par KIEV comme par la communauté internationale, jusqu'à Poutine lui-même qui recommandait il y a peu de s'abstenir de l'organisation de ce référendum, que près de 75% des électeurs de Donbass aient cru bon d e participer au vote en dit long sur le poids relatif des pressions et de la détermination des électeurs à décider eux-mêmes.

Le résultat ne faisait pas mystère tant l'opposition aux nouveaux et illégaux dirigeants de KIEV au sein desquels les partis néo-nazis font peur, est massive. Selon les premiers résultats, que certains donnent comme définitifs, 89% des exprimés approuvent l'autonomie de leur région. Quant à embrasser de fait cet accord comme celui pour le rattachement à la Russie, il y a loin de la coupe aux lèvres. Selon un sondage 70% des ukrainien restent attachés à l'indépendance de leur pays.

Que les capitales occidentales fustigent ce référendum en lui déniant toute légalité ne changera rien à l'affaire. Le fait est là. Un rejet massif du gouvernement autoproclamé actuel coupable entre autres de crimes que les capitales occidentales font mine d'ignorer. Le deux poids deux mesures saute au yeux de tous et des ukrainiens évidemment.

Vouloir imposer depuis l'Azrbaïdjan ce qui est bon ou pas pour les ukrainiens, ou de dicter aux Russes la seule conduite à tenir, relève à la fois d'une provocation dont François Hollande devient coutumier, nuisant par là même aux intérêts de la France, et à une méconnaissance de ce qui se trame en profondeur en Ukraine. Le peuple déterminé et responsable devant les chars. Des citoyens tués par les forces militaires de Kiev ne peuvent encourager à l'unité et à la clémence. C'est peut-être ce que cherche le "gouvernement " de Kiev avec l'appui des USA et de François Hollande, pour déstabiliser ...la Russie. Raté, jamais Poutine n'a eu la ferveur connue aujourd'hui de son peuple qui croit avoir retrouvé un pays dont la grandeur faisait la fierté.

Le déni de réalité de ceux qui considère le "oui massif" comme farce et attrape fût-il limité à a région de Donetsk et de Lougansk, risque de constitué pour eux comme une "patate chaude". Les sanctions annoncées contre la Russie risquent elles aussi d'être contre productives, et tendent les rapports avec l'Europe, dont la Russie constitue géographiquement l'une des dimensions. Qui peut croire que la Russie restera les bras croisés en les attendant. Ces sanctions seront sans grands effets dès lors qu'elles ne concernent pas l'économie Russe imbriquée dans celles des pays occidentaux. Ce serait se tirer une balle dans le pied au moment où la crise du système capitaliste planétaire se cherche des réponses dans la concurrence et la conquête de marchés extérieurs. Le gouvernement Russe aura beau jeu d'appeler la population au soutien politique de Poutine et les travailleurs à l'effort pour relever les défis des sanctions, qui profiteront encore à l'oligarchie.

Il est temps pour la France et pour l'Europe de considérer les évènements en Ukraine pour ce qu'ils sont : un refus des velléités autoritaires d'un gouvernement issus d'un putsch et du soutien occidental, une aspiration à décider ensemble pour ouvrir un chemin que ni l'Europe, ni la Russie ne représente aujourd'hui. Justice sociale et développement économique, dans la démocratie ukrainienne feront bien plus pour sortir de la crise actuelle que les injonctions provocatrices du gouvernement français qui ne respecte pas lui-même ses propres électeurs et qui prétend imposer aux autres ses fantasmes.

Bruno Fornaciari

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 10:57

Référendum sous haute tension dans l’Est de l’Ukraine

L'Humanite.fr

Dimanche, 11 Mai, 2014

Les Ukrainiens de l'Est se rendent aux urnes ce dimanche pour un référendum d'autodétermination, maintenu malgré les appels au report et à l’apaisement de la Russie. Les violences ont repris dès les premières heures du vote autour de Slaviansk, où la présence de mercenaires américains a été confirmée.

Plus de sept millions d'Ukrainiens de l'Est sont appelés à se prononcer sur l'"indépendance" des "républiques populaires" autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, deux régions très industrialisées, frontalières de la Russie, qui représentent 16% du PIB du pays. Autour de 1.200 bureaux de vote ont été mis en place, ouverts entre 8h00 et 22H00. Sur les bulletins, figure la question: "Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Donetsk ?" ou "Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Lougansk ?".
Si le « Oui » a de fortes chances de l’emporter, la participation reste incertaine. A Slaviansk, le maire autoproclamé Viatcheslav Ponomarev a promis samedi une "participation de 100%". A Donetsk, le chef de la commission électorale Roman Lyaguine, a parlé de "millions" de votants. "Aucune participation minimale n'est fixée pour valider le vote", a-t-il ajouté.
Le gouvernement intérimaire de Kiev et les Etats-Unis ont d'ores et déjà prévenu qu'ils ne reconnaîtraient pas le résultat de ces référendums, "illégaux en vertu du droit ukrainien et (qui) sont une tentative pour créer des divisions et des troubles".

{C}{C}

AFP

Des mercenaires de Blackwater

Dès l’ouverture du scrutin, les combats ont repris dans la périphérie de Slaviansk. Et la journée promet d’être très tendue. De nombreuses et très fortes détonations ont retenti dès le début de matinée. Après des tirs nourris pendant une grande partie de la nuit, les combats ont repris notamment dans le village d'Andriïvka selon l’AFP, sur la "ligne de front". La ville de Slaviansk reste encerclée par les forces ukrainiennes, qui continue à qualifier les pro-russes de « terroristes ». Selon le journal allemand Bild am Sonntag, 400 mercenaires d'une entreprise privée américaine sont déployés autour de Slaviansk, aux côtés des soldats et de la police ukrainienne. Ces barbouzes sont des membres de feu Blackwater, maintenant renommée Academi, suite aux nombreuses bavures dont ce groupe est accusé en Irak et Afghanistan. Ils coordonneraient et dirigeraient des opérations de guérilla contre les séparatistes. Le Bild am Sonntag ne sait pas qui les a engagés, mais c’est ce même journal qui avait révélé la semaine dernière que des agents de la CIA et du FBI aidaient Kiev à mettre un terme à la rébellion et à mettre en place un dispositif de sécurité efficace.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 15:54

Les “observateurs de l’OSCE”, n’étaient ni des observateurs, ni de l’OSCE

08MAI

Les “observateurs de l’OSCE”, n’étaient ni des observateurs, ni de l’OSCE

conflitcriseeuropejournalistesobservateursosceotagespropaganderussieukraine

Mercredi 7 Mai 2014
Djordje Kuzmanovic, membre du bureau national du Parti de Gauche, président de la commission défense, co-référent pour la Russie et l’Ukraine
OSCE = Organisation de Coopération et de Sécurité en Europe

OSCE.jpg

Les médias français de masse, dans leur vaste majorité et à quelques notables exceptions près (l’Humanité, Le Monde Diplomatique, quelques journalistes de Marianne, rue89 et Mediapart…), font malheureusement preuve d’un atlantisme débridé que même la plus élémentaire compassion ou tout simplement la vérité ne détournent pas de leur travail de manipulation des consciences. Le cas de l’Ukraine est une anthologie de propagande éhontée.

L’histoire des “membres de l’OSCE pris en otages” en est un exemple saisissant. Nos médias aux ordres de Washington l’ont répété à l’envie : “des membres de l’OSCE ont été pris en otages”… Ces dizaines de journalistes sur qui repose l’information de millions de citoyens ne se sont même pas donné la peine de vérifier sur le site de l’OSCE si ces “otages” étaient bien membres de l’OSCE.

Or en fait de membres de l’OSCE, il s’agissait de militaires allemands et européens travaillant pour la Bundeswher (armée allemande) dans le cadre d’un partenariat bilatéral signé avec les nouvelles autorités de Kiev. Les présenter à longueur d’article comme des membres de l’OSCE relève au mieux de l’incompétence crasse, au pire, c’est un mensonge volontaire et collectif grave.

Le récit d’un mensonge.

Le 25 avril, on annonçait dans les médias que plusieurs “membres de l’OSCE” avaient été pris en otage à Slaviansk par les “pro-Russes” : huit “observateurs européens” et leurs quatre accompagnateurs ukrainiens. Huit jours plus tard, le 3 mai 2014, les mêmes médias annonçaient en chœur la “libération des membres de l’OSCE et de leurs accompagnateurs ukrainiens pris en otage” et se félicitaient de leur bonne santé en les élevant au rang de héros.
Pendant plus d’une semaine, cette histoire sera l’occasion pour la vaste majorité des médias de laisser comprendre que les “pro-Russes” de l’est de l’Ukraine avaient séquestré des membres d’une organisation internationale faisant leur légitime travail. Il a été fortement insinué que la Russie avait une responsabilité importante dans cette “prise d’otage”. Le récit a été répété ad nauseam dans le cadre d’une vaste campagne de propagande anti-russe et de légitimation du sulfureux gouvernement de Kiev.

La vérité derrière le récit médiatique

Le problème, c’est que dès le 25 avril au soir, jour de “la prise d’otage des membres de l’OSCE”, Claus Neukirch , directeur adjoint du Centre de prévention des conflits de l’OSCE – un diplomate de premier plan de l’OSCE donc – tenait les propos suivants sur la première chaîne autrichienne, l’ORF :
1.Les personnes retenues n’étaient pas membres de l’OSCE
2.Compte tenu du fait que ce ne sont pas des membres de l’OSCE, celle-ci ne négocierait pas leur libération
3.L’OSCE n’avait fait aucune estimation des risques encourus pour cette mission puisque… ce n’était pas une mission de l’OSCE (la journaliste semblait, déjà, avoir du mal à comprendre).
4.Il s’agissait d’observateurs militaires européens œuvrant dans le cadre d’une mission militaire bilatérale entre l’Allemagne et l’Ukraine pour le compte d’une branche des forces armées allemandes, la "Zentrum für Verifikationsaufgaben der Bundeswehr" (Centre de vérification de la Bundeswehr)
5.Fort logiquement, les négociateurs étaient les autorités allemandes.

La vidéo originale de l’interview de M. Claus Neukirch étaient visible directement sur le site de l’ORF, mais le lien y a été supprimé.

Le maintien d’une fausse version malgré le démenti officiel

Et pour cause : suite à ce démenti de bonne foi fait dans l’immédiat face à des propos erronés tenus par un journaliste, il n’y en aura plus d’autres.
Pas de démentis formels de la part de l’OSCE, de l’OTAN ou d’une quelconque chancellerie occidentale.
Seul le site du ministère des affaires étrangères russe indiquait qu’il ne s’agissait pas de membres de l’OSCE.
Les médias auraient pu aisément vérifier cette affirmation. Mais là encore aucune enquête sérieuse de la part de journalistes.
Le récit mensonger était lancé, il pouvait continuer son œuvre, parmi tant d’autres récits de propagande bellicistes qui risquent de détruire les dernières chances de résolution pacifique du conflit.

Un travail journalistique honnête aurait pu permettre de constater que sur le site de l’OSCE on ne trouvait :
- Rien sur cette prise d’otages. Etonnant pour une organisation comme l’OSCE de ne pas communiquer sur une prise d’otages potentiellement dangereuse pour la vie de ses membres. Un document interne et public de l’OSCE, "OSCE monitoring mission to Ukraine: The facts" en date du 28 avril, rédigé donc après la prise d’otages, ne fait aucune mention de quelconques otages de l’OSCE retenus en Ukraine. Une telle omission dans un document officiel traitant des “faits de la mission de surveillance de l’OSCE en Ukraine” rédigé trois jours après la date de “la prise d’otage” serait le moins bizarre.
•Pendant la semaine qui suivra le 25 avril, pas une ligne sur d’éventuelles négociations, ni commentaires sur l’état des otages.
•Le 3 mai, rien non plus sur la libération de ces “otages”. Etonnant… les organisations internationales, les grandes ONG ou les medias communiquent fortement lorsqu’ils récupèrent leurs membres pris en otages.
•En fait si, on pouvait trouver ce communiqué :
"OSCE Chairperson-in-Office and Swiss Foreign Minister Didier Burkhalter expressed his gratitude to all participating States involved in the efforts for the release of the seven military inspectors and their Ukrainian hosts who were detained in Sloviansk by a group of armed individuals" (Le Président en exercice de l’OSCE et ministre des Affaires étrangères suisse, Didier Burkhalter, a exprimé sa gratitude à tous les Etats participants impliqués dans les efforts pour la libération des sept inspecteurs militaires et leurs hôtes ukrainiens qui étaient détenus à Sloviansk par un groupe d’individus armés) ; là encore, aucune mention de leur appartenance à l’OSCE.

Le mandat de l’OSCE était d’envoyer des observateurs civils, pas des militaires

Et pour cause : dans un autre document de l’OSCE, en date du 21 mars 2014, "Décision N° 1117 Déploiement d’une mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine", soit le mandat de la mission de l’OSCE en cours au moment des faits, il est précisé dans l’article 6 que ce sont 100 observateurs civils qui seront déployés en Ukraine ; il n’est aucunement question d’“observateurs militaires”.
6. La Mission spéciale d’observation sera constituée dans un premier temps de 100 observateurs civils qui travailleront, le cas échéant, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept en équipes. L’observateur en chef informera la Présidence, le Conseil permanent et le pays hôte des modalités concrètes, en fonction des besoins sur le terrain. Selon qu’il conviendra et en fonction de la situation, les effectifs de la mission pourront être augmentés de 400 observateurs supplémentaires au total. Les observateurs seront déployés initialement à Kherson, Odessa, Lvov, Ivano-Frankivsk, Kharkiv, Donetsk, Dniepropetrovsk, Tchernivtsi et Louhansk. La mission sera basée à Kiev. Tout changement au niveau du déploiement fera l’objet d’une décision du Conseil permanent.

Notons enfin, que seul EuroNews fournira une information précise le jour de la libération des “otages”, et encore, sur le prompteur en bas de l’écran : "L’OSCE se félicite de la libération des observateurs militaires européens” (“European military observers”) sans jamais mentionner qu’ils sont membres de l’OSCE.

On pourrait se dire à la lumière de la sociologie des médias qu’il s’agit là d’une malheureuse erreur : les médias voient leurs crédits coupés, en particulier pour les enquêtes longues portant sur les questions internationales, et sont enjoints à produire des nouvelles toujours plus vite dans un environnement hautement compétitif, d’où une forte tendance à se copier les uns les autres pour le bon comme pour le moins bon, les stagiaires et pigistes mal payés y sont surreprésentés, etc., etc.

Même si c’était le cas, constatons alors que “l’erreur” se transforme en une propagande répétée massivement pour convaincre le citoyen de suivre les ordres du bon maître, le persuader que le coupable et donc le mal dans tous les événements d’Ukraine serait la Russie et que le bien et la vertu seraient incarnés par l’Occident sous le drapeau de l’OTAN, et par son guide suprême : les Etats-Unis. Et malheureusement ça marche. Comme l’écrivait Aldous Huxley dans Le Meilleur des mondes, “64 200 répétitions font la vérité”.

C’est de la criminalité de clavier, car cette propagande a des conséquences lourdes : elle attise les haines, tend des situations déjà difficiles, crispe les camps sur leurs positions. Comment d’ailleurs les “fédéralistes” et “pro-Russes” d’Ukraine de l’est pourraient-ils percevoir autrement cette histoire des “otages de l’OSCE” sachant bien qu’il ne s’agit pas de membres de cette organisation ? Ils ne peuvent que se sentir visés par une campagne de désinformation coordonnée et délibérément orientée contre eux.

Comment les vrais et nécessaires observateurs de l’OSCE pourront-ils demain travailler sereinement sur le terrain ? Ce mensonge ne les met-il pas en danger ?
Le plus grave, c’est que le mensonge ici décortiqué n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Comment, alors qu’on travaille ainsi à diaboliser systématiquement les contestataires de l’est de l’Ukraine, pourra-t-on restaurer la confiance entre différentes populations de ce pays, sans laquelle il n’est pas de destin commun possible ?

Cet épisode rappelle le devoir de chaque citoyen tel que le formulait dans son discours à la jeunesse le grand Jaurès assassiné il y a 100 ans : “le courage c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques ”.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 15:39

La Croix-Rouge témoigne : aujourd’hui on tue plus de civils

© Photo: ru.wikipedia.org/Julius.kusuma/cc-by-sa 3.0Télécharger le fichier audio

« Sur 10 victimes d’un conflit, neuf sont des civils qui prennent des armes et un va être un militaire », a annoncé à La Voix de la Russie Claude Fabbretti, responsable de la Section Humanitaire Internationale de la Croix-Rouge monégasque.

Dans un monde où les guerres se succèdent, les bénévoles de cette organisation s’exposent à un véritable danger. Près de 22 volontaires ont été tués en Syrie. Il est évident que l’intervention de la Croix-Rouge dans les conflits actuels est plus importante que jamais. A l’occasion de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge le 8 mai, nous avons a posé quelques questions à Claude Fabbretti.

La Voix de la Russie. Quelles sont les principes fondamentaux et les actions concrètes du mouvement en général ?

Claude Fabbretti. « Les principes fondamentaux sont au nombre de sept. Ce sont les principes d’humanité, d’impartialité, de neutralité, d’universalité, d’indépendance, de volontariat et d’unité. La Croix- Rouge a été créée pour agir en temps de conflits armés il y a 150 ans. Henry Dunant était présent lors de la bataille de Solferino le 24 juin 1859 et il a porté secours aux différents militaires blessés sur le champ de bataille. A partir de cette initiative, il a décidé de s’entourer d’autres personnes de nationalité Suisse, et en 1863 la Croix-Rouge est née. Le but initial était de porter secours aux militaires sur les champs de bataille. Après la Première guerre mondiale, la ligue des nations de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a été créée. Rappelez-vous en 1919, on était persuadé qu’il n’y aurait plus jamais de conflits mondiaux et tout ce réseau de volontaires qui c’était constitué dans plusieurs pays entre 1863 et 1919 a décidé d’être opérationnel aussi en dehors des conflits armés. On commençait à avoir des grandes vagues d’épidémies, comme la fièvre espagnole, des incendies majeurs, des catastrophes. Et on a dit : le mandat du mouvement Croix-Rouge va être dorénavant d’intervenir aussi en dehors des conflits armés sur des grandes pandémies. Malheureusement, des conflits armés ont continué aussi, donc la Croix-Rouge a continué son action lors des conflits armés, mais a développé aussi son action grâce à son réseau de volontaires lors des catastrophes naturelles et autres problèmes : pandémies, sécheresses, catastrophes humaines. »

LVdlR. Quels rôles ont joué les interventions de la Croix-Rouge sur les conflits majeurs de 2013-2014, tel que la Syrie par exemple ?

Claude Fabbretti. « La Croix-Rouge monégasque a répondu financièrement à un appel du CICR en 2013 pour intervenir en Syrie, en Jordanie et au Liban en débloquant 40 000 euros pour soutenir l’action du mouvement dans ces pays-là. Donc certaines Croix-Rouges envoient des médecins ou des volontaires, ou une aide matérielle. Et d’autres soutiennent l’action à hauteur de leurs moyens par des aides financières. Dernièrement on a fait un triste bilan, le Croissant-Rouge Arabe Syrien a perdu plus de 22 à 23 volontaires qui ont été tué depuis le début du conflit en Syrie. Là je ne vous parle que de la Syrie. »

LVdlR. N’est-il pas difficile d’intervenir dans certain pays en proie à la guerre ? Comment faire dans ces cas là ?

Claude Fabbretti. « Ce qui est vraiment problématique aujourd’hui, c’est le type de conflit. Quand il y a un conflit armé aujourd’hui, ce n’est plus du tout comme quand il y avait un conflit en 1859. Le types de conflits à totalement évolué. Je vous donne juste une proportion : quand la Croix Rouge a été créée en 1859, s’il y avait un conflit armé entre deux pays, sur dix victimes neuf étaient des militaires et une victime était civile. Pendant la Seconde guerre mondiale, il y a eu autant de victimes militaires que de victimes civiles. Dans les conflits modernes, tels que la Syrie ou ce qui se passe en Ukraine actuellement, on est dans des proportions totalement inversées. C'est-à-dire qu’aujourd’hui sur dix victimes d’un conflit, neuf sont des civiles qui prennent des armes et un va être un militaire. Du coup, la reconnaissance et l’accès du mouvement Croix Rouge, pose souvent un problème, parce que les gens soit associent la Croix Rouge à une agence de l’Etat et ne reconnaissent pas forcément la neutralité et l’indépendance, mais on continue d’intervenir. »

LVdlR. Comment appréhendez-vous la situation humanitaire actuelle en Ukraine ? Y a-t-il dore et déjà une mission envoyée sur place ? Ou vous projetez d’y envoyez des bénévoles ?

Claude Fabbretti. « Il y a une Croix-Rouge ukrainienne qui est très active. Il y a eu un volontaire blessé à Kiev dès le début des actions au mois de février. La fédération Internationale et le CICR sont présents sur place.»

LVdlR. Les bénévoles de la Croix-Rouge font face chaque jour à des images horribles, que ce soit sur les champs de batailles ou en dehors des conflits. Comment peut-on rester stoïque face à cela ?

Claude Fabbretti. « Je pense que l’on n’est pas stoïque face à ces images, face à la misère humaine. On met en place des modules de soutien psychologique pour les populations que l’on soutient, mais également pour préparer nos volontaires à faire face à des situations critiques : comme on peut apprendre à porter secours, à sauver des vies, à écouter des gens qui sont en détresse ou à soutenir nos propres volontaires qui vont vivre ou voir une expérience traumatisante. » T
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/5646129/272160872/

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 10:28

Escalade Fascisante En Ukraine : Les Députés Communistes Exclus Du Parlement !

Communiqué du Parti communiste d'Ukraine (KPU)


Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


En ce 6 mai 2014, la majorité bourgeoise nationaliste de la Verkhovna Rada (Assemblée nationale ukrainienne) a adopté une décision illégale, un précédent, en retirant le groupe du Parti communiste de la session de l'Assemblée, un parti pour lequel ont voté trois millions de citoyens ukrainiens.

Un parti qui s'oppose fermement au fascisme en Ukraine, défend l'unité du pays. Un parti qui a toujours défendu les intérêts des gens du peuple, pas les intérêts des clans oligarchiques criminels.

Le chef du groupe Petro Symonenko a exposé ses légitimes récriminations lors de la session de l'Assemblée nationale, permettant au peuple ukrainien d'entendre de vive voix le témoignage du massacre de civils dans les régions de Donetsk et Luhansk et d'autres régions, sur les gens morts brûlés vifs à Odessa.

La majorité pro-fasciste, au mépris des lois ukrainiennes, des procédures parlementaires, a pris la décision de faire sortir les députés communistes de la salle.

La junte néo-nazie a lancé une guerre civile en Ukraine. La junte néo-nazie a détruit l'intégrité territoriale du pays. La junte néo-nazie, bafouant la Constitution, les lois, les normes du droit international, a lancé l'armée, des groupes para-militaires contre des civils.

La junte néo-nazie – dirigée par Tourchinov, Iasteniouk, Nalivaychenko, Parubiya, Koval, Avakov et les autres – est coupable de la mort de centaines de victimes civils, ils sont personnellement responsables des atrocités des combattants qui ont brûlé vifs des gens à la Maison des syndicats à Odessa.

Ils ont sur leurs mains le sang des « centaines d'innocents », le sang de tous ceux qui sont morts à la suite de leur assaut, au service de leurs maîtres dans la guerre civile sanglante lancée par la Maison Blanche et Bruxelles en Ukraine. Cette vérité, ils en ont peur, donc ils se barricadent derrière les portes fermées du Parlement.

Le groupe du Parti communiste a demandé que l'on commémore tous ceux qui sont tombés comme victimes de la guerre civile déclenchée par le régime. Mais cela a été rejeté. Cela révèle combien les militants d'Odessa brûlés vifs ne sont pas considérés comme des victimes.

Le groupe du Parti communiste a demandé que l'on désarme les militants néo-nazis de « Secteur droit », la soi-disant « Auto-défense de Maidan » et d'autres organisations et criminels nationalistes, extrémistes.

Les députés communistes ont également demandé au régime de cesser immédiatement toutes les provocations, actions hostiles, de négocier et d'adopter une résolution consentie par tous les groupes parlementaires, le Président, le Premier ministre, les chefs des communautés et des conseils locaux, qui définisse clairement les enjeux et le timing d'un référendum sur l'organisation territoriale de l'Ukraine, sur le statut de la langue russe, les compétences des collectivités territoriales. Y compris la question de la fédéralisation pour préserver l'unité du pays.

Le groupe du Parti communiste dénonce les provocations du régime néo-fasciste qui cyniquement a annulé la célébration du Jour de la Victoire, le 9 mai. Ainsi, la majorité des députés pro-régime - « Svoboda », « UDAR », « Patrie » - ont clairement fait comprendre que ce jour reste pour eux, néo-nazis et néo-fascistes, en travers de la gorge.

Le groupe du Parti communiste déclare : l'Ukraine est entrée dans une phase de dictature néo-fasciste, elle a déjà détruit méthodiquement l'Etat ukrainien.

Ce sont les mêmes qui prétendent haut et fort défendre l'unité du pays, le patriotisme !

Ceux dont la politique criminelle et anti-nationale a conduit à la perte de la Crimée et à la menace de « balkanisation » de l'Ukraine.

Ceux qui ont voté aujourd'hui l'interdiction du groupe communiste dans l'Assemblée natonale, allégeant la menace du séparatisme, ce sont eux les vrais séparatistes qui divisent le pays en fiefs oligarchiques, privant l'Ukraine de toute souveraineté et indépendance réelles.

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BRUNO FORNACIARI

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