Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 19:15

Publié par Saoudi Abdelaziz

Shlomo Sand. Photo DR

Shlomo Sand. Photo DR

 

Lettre ouverte à M. le Président de la République française

Shlomo Sand, historien israélien
(Traduit de l’hébreu par Michel Bilis) 

En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien eu un antisémitisme, en France, avant et après la seconde guerre mondiale. Oui, il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité.

Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. Certes, je connais depuis longtemps l’impossibilité de séparer la mémoire de la politique. Peut-être déployez-vous une stratégie sophistiquée, encore non révélée, visant à contribuer à la réalisation d’un compromis équitable, au Proche-Orient ?

J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que :

« L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin.

Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !

Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, Etat juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !

Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes : ils recherchent sans relâche un ADN juif (ce, jusqu’à l’université où j’enseigne).

Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept : « sionisme » ; ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.

Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à Dieu. Dieu a donné et Dieu a repris, et lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le « Tout Puissant », pour lui substituer le sujet humain actif.

Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un Etat juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d’Arabes, est une idée morale. En 1917, la Palestine comptait 700.000 musulmans et chrétiens arabes et environ 60.000 juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies (et à celles du régime de Vichy).

En 1948, il y avait en Palestine : 650 000 juifs et 1,3 million de musulmans et chrétiens arabes dont 700.000 devinrent des réfugiés : c’est sur ces bases démographiques qu’est né l’Etat d’Israël. Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l’Etat d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ?

Et vint l’année 1967 : depuis lors Israël règne sur 5,5 millions de Palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire : pour une partie d’entre eux, dans une sorte de « réserve d’Indiens » en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans un « réserve de barbelés » à Gaza (70% de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés). Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de « la terre d’Israël », et s’y comporte selon son bon vouloir : jusqu’à présent, 600 000 colons israéliens juifs y ont été installés….et cela n’est pas terminé !

Est-cela le sionisme d’aujourd’hui ? Non ! Répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir, et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit Etat palestinien étroit doit être constitué à côté de l’Etat d’Israël, que l’objectif du sionisme était de fonder un Etat où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes, et non pas de conquérir dans sa totalité « l’antique patrie ». Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux : l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu’Etat juif.

Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris, et pourquoi, je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. Votre parti politique inscrit, dans son intitulé : « La République », c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner : c’est aussi mon cas. Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un Etat juif. Le Ministère de l’Intérieur israélien recense 75% de ses citoyens comme juifs, 21% comme musulmans et chrétiens arabes et 4% comme « autres » (sic). Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des Israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre.

Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même ! Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du CRIF, et leurs « supporters » y émigreront ! Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante ! En revanche, on a pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Nétanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le « transfert » des Israéliens arabes, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions.

Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’Etat dans lequel il vit soit une République israélienne, et non pas un Etat communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un Etat, qui, par son autodéfinition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, Monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ?

Repost 0
29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 06:39
Pourquoi nous faisons la grève de la faim dans les geôles israéliennes
Par Marwan Barghouthi
HADARIM PRISON, Israël – Ayant passé les 15 dernières années dans une prison israélienne, j’ai été à la fois témoin et victime du système illégal d’arrestations arbitraires massives d’Israël et de ses mauvais traitements infligés aux prisonniers palestiniens. Après avoir épuisé toutes les autres options, j’ai décidé qu’il n’y avait pas d’autre choix que de résister à ces abus en faisant une grève de la faim.
Quelque mille prisonniers palestiniens ont décidé de participer à cette grève de la faim, qui commence aujourd’hui, le jour que nous observons ici comme le Jour des prisonniers. La grève de la faim est la forme la plus pacifique de résistance disponible. Elle inflige des souffrances uniquement à ceux qui y participent et à leurs proches, dans l’espoir que leur ventre vide et leur sacrifice aideront le message à résonner au-delà des limites de leurs cellules sombres.
Des décennies d’expérience ont prouvé que le système inhumain d’occupation et d’occupation militaire d’Israël vise à briser l’esprit des prisonniers et la nation à laquelle ils appartiennent, en infligeant des souffrances à leur corps, en les séparant de leurs familles et de leurs communautés, en utilisant des mesures humiliantes pour les contraindre à l’assujettissement. Malgré un tel traitement, nous ne nous y soumettrons pas.
Israël, la puissance occupante, a violé le droit international de multiples façons depuis près de 70 ans, mais s’est cependant vu octroyer l’impunité pour ses actions. Elle a commis des violations graves des Conventions de Genève contre le peuple palestinien; les prisonniers, y compris les hommes, les femmes et les enfants, ne font pas exception.
J’avais seulement 15 ans quand j’ai été emprisonné pour la première fois. J’avais à peine 18 ans quand un interrogateur israélien m’a forcé à écarter les jambes alors que je me tenais nu dans la salle d’interrogatoire avant de frapper mes organes génitaux. Je me suis évanoui de douleur, et la chute qui en a résulté a laissé une cicatrice permanente sur mon front. L’interrogateur s’est moqué de moi ensuite, disant que je n’aurais jamais d’enfants parce que les gens comme moi ne donnent naissance qu’à des terroristes et des meurtriers.
Quelques années plus tard, j’étais de nouveau dans une prison israélienne, meneur d’une grève de la faim, lorsque mon premier fils est né. Au lieu des bonbons que nous distribuons habituellement pour célébrer de telles nouvelles, j’ai distribué du sel aux autres prisonniers. A peine âgé de 18 ans, il a été arrêté et a passé quatre ans dans les prisons israéliennes.
L’aîné de mes quatre enfants est maintenant un homme de 31 ans. Pourtant, je suis toujours ici, à poursuivre cette lutte pour la liberté avec des milliers de prisonniers, des millions de Palestiniens et le soutien de tant de personnes dans le monde. Qu’y a-t-il donc avec l’arrogance de l’occupant et de l’oppresseur et ses partisans qui les rende sourds à cette simple vérité : nos chaînes seront brisées avant que nous le soyons, parce que c’est la nature humaine que de répondre à l’appel de la liberté, quel que soit le prix.
Israël a construit presque toutes ses prisons à l’intérieur d’Israël plutôt que dans les territoires occupés. Ce faisant, il a transféré illégalement et de force des civils palestiniens en captivité et a utilisé cette situation pour restreindre les visites des familles et pour infliger des souffrances aux prisonniers par de longs transports dans des conditions cruelles. Cela a transformé les droits fondamentaux qui devraient être garantis par le droit international – y compris ceux obtenus après maintes souffrances par les grèves de la faim antérieures – en des privilèges que leur service pénitentiaire décide de nous accorder ou dont il décide de nous priver.
Les prisonniers palestiniens et les détenus ont subi des actes de torture, des traitements inhumains et dégradants et des négligences médicales. Certains ont été tués en détention. Selon le dernier chiffre du Club des Prisonniers Palestiniens, environ 200 prisonniers palestiniens sont décédés depuis 1967 à cause de telles actions. Les prisonniers palestiniens et leurs familles restent également une cible privilégiée de la politique israélienne d’imposition de punitions collectives.
A travers notre grève de la faim, nous cherchons à mettre un terme à ces abus.
Au cours des cinq dernières décennies, selon le groupe des droits de l’homme Addameer, plus de 800 000 Palestiniens ont été emprisonnés ou détenus par Israël – soit environ 40% de la population masculine du territoire palestinien. Aujourd’hui, environ 6 500 sont encore emprisonnés, dont certains ont la triste distinction de détenir des records mondiaux des plus longues périodes de détention de prisonniers politiques. Il n’y a pratiquement pas une seule famille en Palestine qui n’ait pas subi les souffrances causées par l’emprisonnement d’un ou de plusieurs de ses membres.
Comment rendre compte de cet état des choses incroyable ?
Israël a mis en place un double régime juridique, une forme d’apartheid judiciaire, qui offre une impunité virtuelle aux Israéliens qui commettent des crimes contre des Palestiniens, tout en criminalisant la présence et la résistance palestiniennes. Les tribunaux d’Israël sont une parodie de justice, clairement des instruments d’occupation coloniale et militaire. Selon le Département d’Etat, le taux de condamnation pour les Palestiniens dans les tribunaux militaires est de près de 90 %.
Parmi les centaines de milliers de Palestiniens qui ont été emprisonnés par Israël, se trouvent des enfants, des femmes, des parlementaires, des militants, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme, des universitaires, des personnalités politiques, des militants, des passants, des membres de la famille de prisonniers. Et tous dans le même but : enterrer les aspirations légitimes d’une nation entière.
Au lieu de cela, cependant, les prisons israéliennes sont devenues le berceau d’un mouvement durable pour l’autodétermination palestinienne. Cette nouvelle grève de la faim va démontrer une fois de plus que le mouvement des prisonniers est la boussole qui guide notre lutte, la lutte pour la Liberté et la Dignité, le nom que nous avons choisi pour cette nouvelle étape dans notre longue marche vers la liberté.
Israël a essayé de nous désigner tous comme des terroristes pour légitimer ses violations, y compris les arrestations arbitraires massives, la torture, les mesures punitives et les restrictions drastiques. Dans le cadre de l’effort d’Israël pour saper la lutte palestinienne pour la liberté, un tribunal israélien m’a condamné à cinq condamnations à perpétuité et à 40 ans de prison dans un procès politique-spectacle qui a été dénoncé par les observateurs internationaux.
Israël n’est pas le premier pouvoir occupant ou colonial à recourir à de tels expédients. Tout mouvement de libération nationale dans l’histoire peut rappeler des pratiques similaires. C’est pourquoi tant de personnes qui ont lutté contre l’oppression, le colonialisme et l’apartheid se tiennent à nos côtés. La Campagne internationale pour libérer Marwan Barghouti et tous les prisonniers palestiniens que l’icône anti-apartheid Ahmed Kathrada et ma femme, Fadwa, ont inaugurée en 2013 depuis l’ancienne cellule de Nelson Mandela à Robben Island a bénéficié du soutien de huit lauréats du prix Nobel de la paix, de 120 gouvernements et de centaines de dirigeants, de parlementaires, d’artistes et d’universitaires à travers le monde.
Leur solidarité expose l’échec moral et politique d’Israël. Les droits ne sont pas accordés par un oppresseur. La liberté et la dignité sont des droits universels qui sont inhérents à l’humanité, et dont doit jouir chaque nation et tous les êtres humains. Les Palestiniens ne seront pas une exception. Seule la fin de l’occupation mettra fin à cette injustice et marquera la naissance de la paix.
Repost 0
30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 08:23

Éditorial. L’autre apartheid

PAR MICHEL GUILLOUX
JEUDI, 29 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ
afp

La force de la politique peut-elle peser face à la politique de la force ?

La force de la politique peut-elle peser face à la politique de la force ? Depuis le vote par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution réclamant l’arrêt de la colonisation des territoires palestiniens occupés, un bel exemple en est administré. Ambassadeurs convoqués, mesures de rétorsion contre des pays tel le Sénégal, verbe fort, jusqu’à faire se disputer la bêtise et l’ignoble : Avigdor Lieberman, ministre de la Défense, osant établir un parallèle entre l’affaire Dreyfus et la tenue à Paris, le 15 janvier prochain, d’une conférence internationale sur le Proche-Orient ; pire, il est allé jusqu’à prétendre que la France n’était pas « la terre » des citoyens juifs de notre pays… Toutes ces gesticulations montrent pourtant que les ultras au pouvoir sont touchés. Raison de plus pour accentuer la pression. Et sur ce point, la France et l’Union européenne sont, une fois de plus, face à toutes leurs responsabilités.

« La communauté internationale a dit aux Israéliens que la sécurité et la paix ne seraient pas atteintes par l’occupation mais par la paix, en mettant fin à l’occupation et par l’établissement d’un État palestinien au côté de l’État d’Israël suivant les frontières de 1967 », commentait le dirigeant palestinien Saeb Erekat. Voilà qui est insupportable aux actuels dirigeants ultras attisant haine, fanatisme et nationalisme. La colonisation agit « comme un cancer et menace de mettre fin à la démocratie de l’État d’Israël », estimait Zeev Sternhell au moment de la sale guerre contre Gaza. Pour l’historien, « débarrassé des colonies et de la Cisjordanie, Israël serait pourtant un pays dont on pourrait s’enorgueillir et où il ferait bon vivre ».

Il aura fallu attendre la durée des deux mandats de Barack Obama, et presque de deux présidents français… « La solution à deux États est en grave danger », a déclaré hier John Kerry dans un fervent plaidoyer. Face aux menaces de la présence simultanée au pouvoir d’un Trump et d’un Netanyahou, il est des jours qui peuvent en effet compter au centuple. Le 15 janvier peut être de ceux-là ou tourner court. Raison de plus, pour les partisans de la paix et du droit des peuples, pour accentuer la pression contre cet apartheid proche-oriental, ce jour-là et les suivants.

 
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL ISRAÊL PALESTINE
commenter cet article
30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 03:38

Colonisation. Netanyahou mis face à ses responsabilités

GAËL DE SANTIS
JEUDI, 29 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ
afp

Dans son discours, prononcé hier, le chef de la diplomatie des États-Unis a expliqué le refus de l’administration Obama de mettre son veto à la résolution condamnant la colonisation de la Cisjordanie : la politique de Netanyahou empêche la « viabilité d’une solution à deux États », a défendu John Kerry.

C’est un nouveau camouflet à Benyamin Netanyahou que vient d’adresser l’administration Obama, hier, moins d’une semaine après avoir laissé passer, au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, une résolution condamnant la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Le secrétaire d’État des États-Unis, John Kerry, a, hier, fait une longue déclaration expliquant ce vote. Pour lui, la colonisation empêche la « viabilité d’une solution à deux États ».

Or, elle a été une constante de la politique israélienne ces dernières années. Kerry a rappelé qu’il y a aujourd’hui 270 000 colons de plus en Cisjordanie et à Jérusalem-Est qu’avant les accords d’Oslo et 100 000 colons de plus qu’avant l’arrivée de Barack Obama en 2009. Cette situation empêche « un État palestinien viable ». Il fait savoir aux autorités israéliennes que le fait que Washington n’ait pas opposé son veto vendredi dernier, s’abstenant et autorisant ainsi le vote par quatorze membres du Conseil de sécurité de la résolution ne pouvait constituer une surprise. « Cette résolution réaffirme les principes énoncés par le Conseil de sécurité » au sujet du règlement du conflit.

Pour autant, le chef de la diplomatie a repris des fondamentaux de la position états-unienne, blâmant l’Autorité palestinienne et le Fatah pour ne « pas condamner certains actes terroristes ». Il a vanté le bilan de l’administration Obama, qui a usé son veto à plusieurs reprises à des résolutions « non équilibrées » et rappelé qu’elle a débloqué des fonds en faveur de la défense d’Israël. En effet, les États-Unis viennent de programmer une aide militaire de 38 milliards de dollars (36,5 milliards d’euros) pour les dix prochaines années.

John Kerry avertit Israël : la solution à deux États est le seul moyen « pour permettre la réalisation des aspirations nationales de deux peuples ». En l’occurrence, pour Israël, un État juif et démocratique, en paix avec ses voisins. Il a érigé les États-Unis en premiers défenseurs de cette cause, laissant entendre que la politique israélienne actuelle s’en éloignait.

Alors que le 20 décembre Donald Trump sera investi président des États-Unis, John Kerry a tenu à rappeler les jalons de la ligne défendue par les précédentes administrations : la création de deux États, dans les frontières de 1967, avec des échanges équitables de territoires pour « tenir compte des réalités sur le terrain » ; un accord sur le sort des réfugiés palestiniens ; le partage de Jérusalem, qui deviendrait capitale des deux États, avec un accès aux lieux saints ; la satisfaction des besoins de sécurité d’Israël et la fin de la colonisation. Ce haussement de ton de la part de Kerry, annoncé depuis plusieurs jours, a déjà des effets concrets sur le terrain, Israël se sentant plus que jamais isolé. La municipalité de Jérusalem, qui devait hier attribuer des permis de construire dans la partie orientale de la ville, a suspendu son projet. « Le président du comité de planification nous a dit que (la question des permis) avait été retirée de l’ordre du jour à la demande du premier ministre, de façon à éviter un conflit avec le gouvernement américain juste avant le discours de Kerry ce soir », a déclaré Hanan Rubin, conseiller municipal.

Les États-Unis ne sont pas seuls à pouvoir peser. L’Union européenne aussi a un rôle à jouer, elle qui est le premier partenaire commercial d’Israël, et qui absorbe 35,8 % de ses exportations et finance une partie de sa recherche et développement dans les branches de l’électronique, de l’aéronautique et de l’armement par le truchement de subventions.

 
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ISRAÊL PALESTINE
commenter cet article
30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 02:40

Estrosi, et ses amis les fascistes Liebermann et Netanyahu !

Dépenser 50.000€ les impôts des populations de PACA pour engraisser les colons israéliens et le KKL, lequel depuis des décennies camoufle le nettoyage ethnique de la Palestine en plantant des Pins (arbres qui n'ont rien à faire en Méditerranée et qui flambent lors des grandes sécheresses) !

Le grand benêt niçois s'obstine à chercher des pyromanes palestiniens pour expliquer les grands incendies qui ont touché l'état colonial israélien, alors que dans le pays sont mis en cause les tirs à obus et balles réels de l'armée coloniale en manœuvre alors qu'une extrême sécheresse frappait le pays.

Pire encore, dans son hystérie du moment il débloque 50.000 € pour le KKL qui plante des pins dans tous les sens, essentiellement pour cacher les villages palestiniens détruits par l'armée coloniale après 1948. Dans un pays méditerranéen, ces arbres sont un véritable désastre écologique, et malgré les affirmations d'un grand amour pour le pays, aucune mesure efficace de lutte contre les incendies n'a jamais été prises. Ainsi on peut lire dans la presse locales « Ces zones tampons doivent être développées avec réflexion, en prenant en compte le terrain et les différentes espèces de plantes dans l’environnement. Les pins doivent assurément être supprimés. Et bien sûr, il faut faire attention de s’assurer qu’il y a un bon accès pour les véhicules d’urgence, et des sources d’eau pour lutter contre le feu »,

Généreux pour soutenir ses amis colons, le Sieur Estrosi l'est moins pour les budget de la région et en particulier dans le domaine de la culture et de la formation. Ainsi dans un communiqué, la CGT du Conseil Régional dénonce un budget de régression sociale ! 
Dans le domaine culturel : baisse des crédits alloués à la création, la
production et l’édition régionale ; suppression des postes d’agents de développement culturel (-­‐1,3 millions)
-­‐ Dans le domaine sportif : les structures locales qui œuvrent au sport pour
tous au quotidien et sur le terrain voient leurs dotations rognées;
-­‐ Dans le tourisme : la ligne «accès aux vacances pour tous» disparaît
-­‐ Dans la formation : la rémunération des stagiaires diminue de 6 millions
d’euros, 
 -­‐ En matière de «solidarités», vie associative : l’égalité femmes-­‐hommes perd 150 000 euros, 
-­‐ Dans les transports : l’exploitation des TER (-­‐8 millions) et LER (-­‐3millions) ;
-­‐ Dans le domaine de la santé : les actions santé (-­‐400 000€) ;
-­‐ Pour les lycées : l’animation de la vie lycéenne (-­‐400 000€)
-­‐ Un budget «Solidarité» divisé par deux (-­‐3,2 millions)

En Palestine Occupée, Estrosi l'homme bien connu pour ses succès en matière d'installation de camera à Nice, l'homme avide de sécurité qui aurait fait un selfie avec le terroriste du 14 juillet (lequel a pu se pavaner longuement devant les camera dans son camion sans attirer l'attention), l'homme qui se pense être politique s'autorise à critiquer le Conseil de Sécurité des Nations Unies, et la politique étrangère de la France alors qu'il est à l'étranger !

La proximité idéologique de Christian Estrosi avec les idées d'extrême droite (accusation de plagier les propositions du F-Haine à l'encontre des migrants) ne sont pas une nouveauté. Tout comme ses liens étroits avec l'état colonial israélien ! Nous ne sommes donc pas surpris de son amitié pour la bande d'extrême droite Netanyahou-Liebermann !

MAIS QU'IL UTILISE L'ARGENT DE NOS IMPOTS, L'ARGENT DE LA REGION POUR SOUTENIR LES FASCISTES AU POUVOIR EN PALESTINE OCCUPEE EST INACCEPTABLE ! 
Il lui faudra rendre compte ! 
http://www.lexpress.fr/…/estrosi-en-israel-pour-soutenir-so…

A 10 voix sur 14, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté vendredi une résolution qui condamne la colonisation israélienne dans les territoires…
LEXPRESS.FR
 
 

Le niveau d’hystérie atteint par les dirigeants israéliens, en réaction au vote de la résolution 2334 de l’ONU sur la colonisation de la Cisjordanie, en dit long sur le déni dans lequel l’Etat hébreu s’est enfermé. On ne peut pas dire qu’il a été pris par surprise. Voilà des années que la communauté internationale rappelle aux dirigeants israéliens les termes de la résolution 465 votée le 1er mars 1980 par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Que disait celle-ci, il y a… près de trente-sept ans ? Elle «déplorait vivement» qu’Israël «persiste et s’obstine» dans une politique «qui fait obstacle à l’instauration d’une paix d’ensemble juste et durable au Moyen-Orient» et demandait «au gouvernement et au peuple israéliens de démanteler les colonies de peuplement existantes et de cesser d’urgence d’établir, édifier et planifier des colonies de peuplement dans les territoires arabes occupés depuis 1967, y compris Jérusalem.»

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ISRAÊL PALESTINE INTERNATIONAL
commenter cet article
15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 20:28

Ce qui frappe dans l’affaire de "Tel-Aviv plage", c’est la totale légèreté avec laquelle elle a été traitée par la Mairie de Paris. Légèreté qui repose sur une perception complètement faussée de ce qu’est aujourd’hui la situation israélo-palestinienne. Et de l’enjeu stratégique que constitue l’image d’Israël, image qui n’a cessé de se dégrader au fil des agressions contre Gaza et de la fuite en avant de la colonisation.

L’entrevue du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens mercredi 12 août avec Patrick Klugman, adjoint aux relations internationales de la ville de Paris, pour faire annuler la manifestation ou tenter de lui donner un autre contenu n’a fait que nous le confirmer : ne voyant aucunement les implications politiques d’une telle initiative, la ville s’en est remise à une agence privée pour la gestion de l’événement.

Il s’agit en l’occurrence de « l’agence culturelle » de Lionel Choukroun, toute la communication extérieure de l’événement passant par le site « coolisrael »… dont le nom de domaine appartient à l’Ambassade d’Israël en France. Lequel est directement géré par Elad Ratson, directeur des relations publiques de cette même ambassade. Tout simplement. Il s’agit donc d’une opération de communication directement gérée par l’Ambassade pour redorer, via Tel-Aviv, l’image ternie d’Israël et faire la promotion du tourisme israélien en plein marasme depuis l’agression de l’an dernier contre Gaza.

Les choses sont donc claires et le filtrage des entrées à la « plage » sous la supervision des nervis de la LDJ n’est que la cerise sur le gâteau. Mais comment Madame Hidalgo a-t-elle pu ne pas voir que cette grossière opération de com allait faire scandale ? Comment a-t-elle pu faire preuve d’une telle cécité politique ?

Tout simplement parce qu’elle est, comme bien d’autres, restée dans sa bulle sans voir quelle est la réalité politique de l’impasse actuelle. Elle en est restée à l’idée qu’il suffirait d’un peu de bonne volonté et d’écarter les « extrémistes » pour que le conflit se règle entre gens de bonne volonté, sans voir que ses amis travaillistes ont été des artisans majeurs de l’impasse actuelle en donnant en leur temps plein feu vert à la colonisation. S’ils peuvent aujourd’hui regretter les « excès » de Benjamin Netanyahou, ils ont été ses partenaires et n’ont malheureusement, pas plus aujourd’hui qu’hier, ni la volonté ni le courage de regarder la réalité en face et de voir l’autre, le Palestinien, véritablement comme un égal qui a les mêmes droits personnels ou nationaux et n’attend pas qu’on les lui octroie.

Madame Hidalgo peut rêver d’une Tel-Aviv symbole de partage et d’échanges, mais le conseil municipal de la ville amie a refusé que le nom de la ville figure en arabe sur son logo… jugeant sans doute que trop peu « d’Arabes » (pour ne pas dire de Palestiniens) vivent aujourd’hui à Jaffa qui fait partie de la ville… et est prisée des milieux artistes pour sa belle architecture ottomane.

Elle devrait tirer les leçons du fiasco de « Tel-Aviv plage », cesser de caresser les chimères d’un « rapprochement » qui ferait l’impasse sur ce qui fâche et oser enfin affronter la réalité.

Taoufiq Tahani
Président de l'Association France Palestine Solidarité (AF
PS)

Repost 0
13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 20:01

Déclaration commune Ensemble ! Paris, EELV Paris, PCF Paris, PG Paris : Paris, plage de paix

Un an après les bombardements de Gaza et dans un contexte marqué par les crimes d'extrémistes israéliens en Cisjordanie, l'opération « Tel Aviv sur Seine », organisée jeudi 13 août par la mairie de Paris sonne comme une provocation. Contrairement à Mme Hidalgo, nous pensons qu'une telle opération de communication contribue inévitablement à banaliser et à normaliser la politique gouvernementale israélienne.

Tel Aviv est en effet une ville singulière en Israël : c'est le centre diplomatique, en l'absence de capitale reconnue, d'un État poursuivant, sous la direction d'un gouvernement d'extrême droite, une politique de colonisation et de répression du peuple palestinien, en opposition à toutes les résolutions de l’ONU. Sur les plages de Tel Aviv, le bruit de la fête ne peut étouffer celui des avions de chasses qui partent bombarder Gaza. On ne peut célébrer la dolce vitae de Tel Aviv, ses DJ et ses plages comme si la guerre n’était à 50 km de là ! Alors même que l'eau est un sujet d'affrontements entre Israéliens et Palestiniens et que les Palestiniens ont un accès très limité à la mer, cette manifestation ne peut être celle qui engage les Parisiennes et les Parisiens dans le camp des colons.

Qu’il y ait en Israël comme à Tel Aviv des partisans de la paix, qu’il y ait eu à Tel Aviv de grandes manifestations contre les crimes de ces dernières semaines en Cisjordanie, nous le savons et nous nous en félicitons. Mais ce ne peut être un argument pour justifier l’opération de Paris Plage. Des citoyens israéliens opposés à la politique de Netanyahou ont d’ailleurs eux-mêmes demandé l’annulation de Tel-Aviv sur Seine qu’ils comprennent eux-aussi comme un soutien au gouvernement.

Responsables parisiens d'Ensemble !, d'Europe Écologie les Verts, du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche, nous demandons solennellement à Madame Hidalgo l'annulation ou la transformation de l'événement « Tel Aviv plage » en une initiative pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israëliens. Mme Hidalgo reconnaît le bien-fondé de notre critique de la politique gouvernementale israélienne. Elle déclare vouloir mettre en avant une ville progressiste et pacifique. Alors chiche ! Il est encore temps de faire de cette initiative un rendez-vous de paix et de dialogue entre Israéliens et Palestiniens qui œuvrent pour deux États viables avec Jérusalem pour capitale, un moment de lutte contre tous les racismes et l'antisémitisme. Pourquoi, par exemple, ne pas également inviter la municipalité de Ramallah avec laquelle la ville de Paris est jumelée ? Pourquoi ne pas faire venir en même temps que les artistes de Tel Aviv des artistes palestiniens ? Il est encore temps, au moins symboliquement.

Paris doit être une capitale du dialogue et une ville de paix. Nous dénonçons la violence qui se déchaîne à nouveau sur les réseaux sociaux notamment à l’encontre des élus qui ont pris position contre cette initiative (insultes, menaces). Nous appelons les Parisien-nes à ne céder en aucun cas à ces provocations et à affirmer au contraire leur solidarité avec eux, loin de toute expression violente.

Laurent Sorel, responsable départemental Ensemble ! Paris

Sandra Regol et Marco Di Giusto, co-secrétaires départementaux EELV Paris

Igor Zamichiei, secrétaire départemental du PCF Paris

Mathilde Larrère et Paul Vannier, co-secrétaires départementaux du PG Paris

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PALESTINE ISRAÊL front de gauche
commenter cet article
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 13:47

RÉACTION DES ÉLU-ES ET MILITANT-ES COMMUNISTES DE PARIS À L’ORGANISATION DE LA JOURNÉE « TEL AVIV SUR SEINE »

Communiqué de presse du lundi 10 aout 2015

Les élu-es du groupe communiste - Front de gauche au Conseil de Paris et les communistes parisiens ont découvert avec consternation, et sans jamais avoir été associé ou informé, la tenue d’une journée « Tel Aviv sur Seine » organisée par la Ville de Paris.

Alors que Tel-Aviv est la capitale économique d’un pays dont le gouvernement d’extrême droite méprise quotidiennement le droit international et mène une politique brutale de colonisation des territoires palestiniens, comment penser que cette initiative puisse être dissociée du conflit israélo-palestinien ?

Nous pensons qu’il n’est pas du rôle de la Ville de Paris d’organiser une telle opération de communication alors que nous gardons tous en mémoire les massacres survenus à Gaza lors de l’été 2014 et que les tensions restent extrêmement vives comme en atteste les attentats commis ces derniers jours par des terroristes israéliens.

La Ville de Paris, jumelée avec la ville israélienne de Tel Aviv et la ville palestinienne de Ramallah, aurait pu saisir l’occasion de « Paris-Plage » pour prendre une initiative pour une paix juste et durable, réunissant israéliens et palestiniens, marquée par des moments artistiques et culturels. Il aurait été tout à l’honneur de la ville de Paris d’œuvrer à faire avancer les idées de paix et de tolérance comme essaient de le faire des artistes des deux pays dans des conditions difficiles. Nul doute que les dizaines de milliers de parisiens, les progressistes palestiniens et israéliens, qui ont manifesté l’été dernier contre la guerre de Gaza qui a fait plus de 2000 morts, majoritairement des civils, se seraient saisis d’une telle initiative de paix.

Nous demandons aujourd’hui l’annulation de la journée « Tel Aviv sur Seine » au profit d’une initiative de la Ville qui contribue à une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens.

Les élu-es communistes-Front de Gauche du Conseil de Paris
Fédération du Parti Communiste Français de Par
is

Signez la pétition demandant l’annulation de l’évènement "Tel Aviv sur Seine"

Repost 0
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 10:19

Israël. Communistes et partis arabes main dans la main

Élections

NADJIB TOUAIBIA

VENDREDI, 27 FÉVRIER, 2015

HUMANITÉ DIMANCHE

AFP

Branle-bas en israël avant les législatives anticipées du 17 mars prochain. Face au Likoud de Netanyahou, qui espérait se maintenir, l’union sioniste des travaillistes joue les trouble-fête. Mais la vraie nouveauté, c’est l’alliance des partis représentant les électeurs arabes et du Parti communiste israélien.

Issue d’un arrangement entre le Parti travailliste et le petit mouvement centriste Hatnuah, de l’ex-ministre de la Justice Tzipi Livni, Union sioniste est créditée de 22 à 25 sièges sur les 120 députés de la Knesset. Elle serait, selon les sondages, au coude-à-coude avec le parti du premier ministre. Est-ce le signe d’un changement à venir à la tête du gouvernement et dans la nature du pouvoir israélien ? Rien n’est moins sûr. « Je pense que l’on s’achemine dans tous les cas vers un gouvernement d’union nationale.
Même s’ils arrivent en tête, les travaillistes alliés à Tzipi Livni ne seront pas en capacité de constituer une majorité. Ils n’ont ni les moyens ni la volonté de gouverner », estime le militant de gauche Michel Warshawski.

« Tremblement de terre »

Si nouveauté il y a dans le paysage politique, elle est plutôt à rechercher dans le camp des partis représentant les électeurs arabes (environ 20 % de la population). Fait inédit, ces derniers n’iront pas cette fois aux élections en rangs dispersés. Trois formations arabes, le Mouvement islamique, Ta’al (Mouvement arabe pour le renouveau) et Balad (nationaliste) se rassemblent autour du parti communiste Hadash. Une alliance a été scellée sur la base d’un dénominateur commun : l’opposition à un État d’Israël qui privilégie et se consacre au seul sort des citoyens juifs. Mais les différences idéologiques demeurent. « On a eu un grand débat au sein du parti, cela n’a pas été facile de se rassembler notamment avec un parti de la mouvance islamiste », confie Efraïm Davidié, membre du bureau politique du Hadash. Qu’à cela ne tienne, la constitution de ce petit « bloc » devenait incontournable pour déjouer la volonté d’exclure les petites formations : le score minimum pour entrer à la Knesset est désormais fixé à 3,25 % contre 2 % auparavant. De plus, les sondages créditent la liste ainsi unifiée d’un minimum de 11 sièges, ce que les partis arabes détenaient séparément dans le Parlement sortant.
« Un tremblement de terre en perspective ! » se réjouit Efraïm Davidié, qui n’hésite pas à parler de « troisième force politique du pays».
Selon lui, « 11 députés, jusqu’à 15, c’est réaliste », assure-t-il, car « la liste suscite l’intérêt d’une large frange de la population israélienne. Elle revendique l’égalité pour tous les Israéliens, se positionne en faveur des droits des femmes, des droits nationaux des populations palestiniennes et de l’antiracisme. Elle est ouverte à tous».

« Troisième force ? »

Cette « troisième force » émergente et progressiste n’est pas pour autant disposée à rejoindre l’Union sioniste de centre gauche. Elle n’entend pas se figer dans une alliance qui l’engagera aux côtés du gouvernement israélien dans toutes les décisions anti-Arabes (destruction de maisons, confiscations de terres...). Elle pourrait en revanche négocier son soutien sur des questions clés pour contrecarrer Netanyahou. « On peut discuter de cette possibilité après le vote, dans le cadre de négociations sur le budget, les infrastructures, le logement, la question des prisonniers, la mosquée al-Aqsa », expliquait Ahmed Tibi, leader du parti Ta’al, au journal « le Monde».

L’alliance des partis arabes autour du Parti communiste israélien constitue certes une avancée, mais dans la réalité, les choses sont un peu plus complexes. « Il y a certes une vraie dynamique, mais le succès de cette alliance dépend de la mobilisation populaire. Il nous faut parvenir à lutter contre l’abstention qui est habituellement proche de 50 % chez les Arabes israéliens. C’est un enjeu de premier ordre », nuance Michel Warshawski.
Trop longtemps marginalisés, discriminés, exclus des emplois publics, dépossédés de leurs biens, constamment suspectés et traqués, notamment les jeunes, les Arabes israéliens ne se font pas trop d’illusions. Ils savent surtout que leur sort est dans tous les cas indissociable de la cause palestinienne.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL ISRAÊL
commenter cet article
16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 07:54

Israël : Hannen Zoabi, députée palestinienne à la Knesset, habitant à Nazareth, empêchée de se présenter aux élections législatives par la Commission électorale israélienne !

Repost 0

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre