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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 07:23

Éditorial. L’autre apartheid

PAR MICHEL GUILLOUX
JEUDI, 29 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ
afp

La force de la politique peut-elle peser face à la politique de la force ?

La force de la politique peut-elle peser face à la politique de la force ? Depuis le vote par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution réclamant l’arrêt de la colonisation des territoires palestiniens occupés, un bel exemple en est administré. Ambassadeurs convoqués, mesures de rétorsion contre des pays tel le Sénégal, verbe fort, jusqu’à faire se disputer la bêtise et l’ignoble : Avigdor Lieberman, ministre de la Défense, osant établir un parallèle entre l’affaire Dreyfus et la tenue à Paris, le 15 janvier prochain, d’une conférence internationale sur le Proche-Orient ; pire, il est allé jusqu’à prétendre que la France n’était pas « la terre » des citoyens juifs de notre pays… Toutes ces gesticulations montrent pourtant que les ultras au pouvoir sont touchés. Raison de plus pour accentuer la pression. Et sur ce point, la France et l’Union européenne sont, une fois de plus, face à toutes leurs responsabilités.

« La communauté internationale a dit aux Israéliens que la sécurité et la paix ne seraient pas atteintes par l’occupation mais par la paix, en mettant fin à l’occupation et par l’établissement d’un État palestinien au côté de l’État d’Israël suivant les frontières de 1967 », commentait le dirigeant palestinien Saeb Erekat. Voilà qui est insupportable aux actuels dirigeants ultras attisant haine, fanatisme et nationalisme. La colonisation agit « comme un cancer et menace de mettre fin à la démocratie de l’État d’Israël », estimait Zeev Sternhell au moment de la sale guerre contre Gaza. Pour l’historien, « débarrassé des colonies et de la Cisjordanie, Israël serait pourtant un pays dont on pourrait s’enorgueillir et où il ferait bon vivre ».

Il aura fallu attendre la durée des deux mandats de Barack Obama, et presque de deux présidents français… « La solution à deux États est en grave danger », a déclaré hier John Kerry dans un fervent plaidoyer. Face aux menaces de la présence simultanée au pouvoir d’un Trump et d’un Netanyahou, il est des jours qui peuvent en effet compter au centuple. Le 15 janvier peut être de ceux-là ou tourner court. Raison de plus, pour les partisans de la paix et du droit des peuples, pour accentuer la pression contre cet apartheid proche-oriental, ce jour-là et les suivants.

 
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 02:38

Colonisation. Netanyahou mis face à ses responsabilités

GAËL DE SANTIS
JEUDI, 29 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ
afp

Dans son discours, prononcé hier, le chef de la diplomatie des États-Unis a expliqué le refus de l’administration Obama de mettre son veto à la résolution condamnant la colonisation de la Cisjordanie : la politique de Netanyahou empêche la « viabilité d’une solution à deux États », a défendu John Kerry.

C’est un nouveau camouflet à Benyamin Netanyahou que vient d’adresser l’administration Obama, hier, moins d’une semaine après avoir laissé passer, au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, une résolution condamnant la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Le secrétaire d’État des États-Unis, John Kerry, a, hier, fait une longue déclaration expliquant ce vote. Pour lui, la colonisation empêche la « viabilité d’une solution à deux États ».

Or, elle a été une constante de la politique israélienne ces dernières années. Kerry a rappelé qu’il y a aujourd’hui 270 000 colons de plus en Cisjordanie et à Jérusalem-Est qu’avant les accords d’Oslo et 100 000 colons de plus qu’avant l’arrivée de Barack Obama en 2009. Cette situation empêche « un État palestinien viable ». Il fait savoir aux autorités israéliennes que le fait que Washington n’ait pas opposé son veto vendredi dernier, s’abstenant et autorisant ainsi le vote par quatorze membres du Conseil de sécurité de la résolution ne pouvait constituer une surprise. « Cette résolution réaffirme les principes énoncés par le Conseil de sécurité » au sujet du règlement du conflit.

Pour autant, le chef de la diplomatie a repris des fondamentaux de la position états-unienne, blâmant l’Autorité palestinienne et le Fatah pour ne « pas condamner certains actes terroristes ». Il a vanté le bilan de l’administration Obama, qui a usé son veto à plusieurs reprises à des résolutions « non équilibrées » et rappelé qu’elle a débloqué des fonds en faveur de la défense d’Israël. En effet, les États-Unis viennent de programmer une aide militaire de 38 milliards de dollars (36,5 milliards d’euros) pour les dix prochaines années.

John Kerry avertit Israël : la solution à deux États est le seul moyen « pour permettre la réalisation des aspirations nationales de deux peuples ». En l’occurrence, pour Israël, un État juif et démocratique, en paix avec ses voisins. Il a érigé les États-Unis en premiers défenseurs de cette cause, laissant entendre que la politique israélienne actuelle s’en éloignait.

Alors que le 20 décembre Donald Trump sera investi président des États-Unis, John Kerry a tenu à rappeler les jalons de la ligne défendue par les précédentes administrations : la création de deux États, dans les frontières de 1967, avec des échanges équitables de territoires pour « tenir compte des réalités sur le terrain » ; un accord sur le sort des réfugiés palestiniens ; le partage de Jérusalem, qui deviendrait capitale des deux États, avec un accès aux lieux saints ; la satisfaction des besoins de sécurité d’Israël et la fin de la colonisation. Ce haussement de ton de la part de Kerry, annoncé depuis plusieurs jours, a déjà des effets concrets sur le terrain, Israël se sentant plus que jamais isolé. La municipalité de Jérusalem, qui devait hier attribuer des permis de construire dans la partie orientale de la ville, a suspendu son projet. « Le président du comité de planification nous a dit que (la question des permis) avait été retirée de l’ordre du jour à la demande du premier ministre, de façon à éviter un conflit avec le gouvernement américain juste avant le discours de Kerry ce soir », a déclaré Hanan Rubin, conseiller municipal.

Les États-Unis ne sont pas seuls à pouvoir peser. L’Union européenne aussi a un rôle à jouer, elle qui est le premier partenaire commercial d’Israël, et qui absorbe 35,8 % de ses exportations et finance une partie de sa recherche et développement dans les branches de l’électronique, de l’aéronautique et de l’armement par le truchement de subventions.

 
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 01:40

Estrosi, et ses amis les fascistes Liebermann et Netanyahu !

Dépenser 50.000€ les impôts des populations de PACA pour engraisser les colons israéliens et le KKL, lequel depuis des décennies camoufle le nettoyage ethnique de la Palestine en plantant des Pins (arbres qui n'ont rien à faire en Méditerranée et qui flambent lors des grandes sécheresses) !

Le grand benêt niçois s'obstine à chercher des pyromanes palestiniens pour expliquer les grands incendies qui ont touché l'état colonial israélien, alors que dans le pays sont mis en cause les tirs à obus et balles réels de l'armée coloniale en manœuvre alors qu'une extrême sécheresse frappait le pays.

Pire encore, dans son hystérie du moment il débloque 50.000 € pour le KKL qui plante des pins dans tous les sens, essentiellement pour cacher les villages palestiniens détruits par l'armée coloniale après 1948. Dans un pays méditerranéen, ces arbres sont un véritable désastre écologique, et malgré les affirmations d'un grand amour pour le pays, aucune mesure efficace de lutte contre les incendies n'a jamais été prises. Ainsi on peut lire dans la presse locales « Ces zones tampons doivent être développées avec réflexion, en prenant en compte le terrain et les différentes espèces de plantes dans l’environnement. Les pins doivent assurément être supprimés. Et bien sûr, il faut faire attention de s’assurer qu’il y a un bon accès pour les véhicules d’urgence, et des sources d’eau pour lutter contre le feu »,

Généreux pour soutenir ses amis colons, le Sieur Estrosi l'est moins pour les budget de la région et en particulier dans le domaine de la culture et de la formation. Ainsi dans un communiqué, la CGT du Conseil Régional dénonce un budget de régression sociale ! 
Dans le domaine culturel : baisse des crédits alloués à la création, la
production et l’édition régionale ; suppression des postes d’agents de développement culturel (-­‐1,3 millions)
-­‐ Dans le domaine sportif : les structures locales qui œuvrent au sport pour
tous au quotidien et sur le terrain voient leurs dotations rognées;
-­‐ Dans le tourisme : la ligne «accès aux vacances pour tous» disparaît
-­‐ Dans la formation : la rémunération des stagiaires diminue de 6 millions
d’euros, 
 -­‐ En matière de «solidarités», vie associative : l’égalité femmes-­‐hommes perd 150 000 euros, 
-­‐ Dans les transports : l’exploitation des TER (-­‐8 millions) et LER (-­‐3millions) ;
-­‐ Dans le domaine de la santé : les actions santé (-­‐400 000€) ;
-­‐ Pour les lycées : l’animation de la vie lycéenne (-­‐400 000€)
-­‐ Un budget «Solidarité» divisé par deux (-­‐3,2 millions)

En Palestine Occupée, Estrosi l'homme bien connu pour ses succès en matière d'installation de camera à Nice, l'homme avide de sécurité qui aurait fait un selfie avec le terroriste du 14 juillet (lequel a pu se pavaner longuement devant les camera dans son camion sans attirer l'attention), l'homme qui se pense être politique s'autorise à critiquer le Conseil de Sécurité des Nations Unies, et la politique étrangère de la France alors qu'il est à l'étranger !

La proximité idéologique de Christian Estrosi avec les idées d'extrême droite (accusation de plagier les propositions du F-Haine à l'encontre des migrants) ne sont pas une nouveauté. Tout comme ses liens étroits avec l'état colonial israélien ! Nous ne sommes donc pas surpris de son amitié pour la bande d'extrême droite Netanyahou-Liebermann !

MAIS QU'IL UTILISE L'ARGENT DE NOS IMPOTS, L'ARGENT DE LA REGION POUR SOUTENIR LES FASCISTES AU POUVOIR EN PALESTINE OCCUPEE EST INACCEPTABLE ! 
Il lui faudra rendre compte ! 
http://www.lexpress.fr/…/estrosi-en-israel-pour-soutenir-so…

A 10 voix sur 14, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté vendredi une résolution qui condamne la colonisation israélienne dans les territoires…
LEXPRESS.FR
 
 

Le niveau d’hystérie atteint par les dirigeants israéliens, en réaction au vote de la résolution 2334 de l’ONU sur la colonisation de la Cisjordanie, en dit long sur le déni dans lequel l’Etat hébreu s’est enfermé. On ne peut pas dire qu’il a été pris par surprise. Voilà des années que la communauté internationale rappelle aux dirigeants israéliens les termes de la résolution 465 votée le 1er mars 1980 par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Que disait celle-ci, il y a… près de trente-sept ans ? Elle «déplorait vivement» qu’Israël «persiste et s’obstine» dans une politique «qui fait obstacle à l’instauration d’une paix d’ensemble juste et durable au Moyen-Orient» et demandait «au gouvernement et au peuple israéliens de démanteler les colonies de peuplement existantes et de cesser d’urgence d’établir, édifier et planifier des colonies de peuplement dans les territoires arabes occupés depuis 1967, y compris Jérusalem.»

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 19:28

Ce qui frappe dans l’affaire de "Tel-Aviv plage", c’est la totale légèreté avec laquelle elle a été traitée par la Mairie de Paris. Légèreté qui repose sur une perception complètement faussée de ce qu’est aujourd’hui la situation israélo-palestinienne. Et de l’enjeu stratégique que constitue l’image d’Israël, image qui n’a cessé de se dégrader au fil des agressions contre Gaza et de la fuite en avant de la colonisation.

L’entrevue du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens mercredi 12 août avec Patrick Klugman, adjoint aux relations internationales de la ville de Paris, pour faire annuler la manifestation ou tenter de lui donner un autre contenu n’a fait que nous le confirmer : ne voyant aucunement les implications politiques d’une telle initiative, la ville s’en est remise à une agence privée pour la gestion de l’événement.

Il s’agit en l’occurrence de « l’agence culturelle » de Lionel Choukroun, toute la communication extérieure de l’événement passant par le site « coolisrael »… dont le nom de domaine appartient à l’Ambassade d’Israël en France. Lequel est directement géré par Elad Ratson, directeur des relations publiques de cette même ambassade. Tout simplement. Il s’agit donc d’une opération de communication directement gérée par l’Ambassade pour redorer, via Tel-Aviv, l’image ternie d’Israël et faire la promotion du tourisme israélien en plein marasme depuis l’agression de l’an dernier contre Gaza.

Les choses sont donc claires et le filtrage des entrées à la « plage » sous la supervision des nervis de la LDJ n’est que la cerise sur le gâteau. Mais comment Madame Hidalgo a-t-elle pu ne pas voir que cette grossière opération de com allait faire scandale ? Comment a-t-elle pu faire preuve d’une telle cécité politique ?

Tout simplement parce qu’elle est, comme bien d’autres, restée dans sa bulle sans voir quelle est la réalité politique de l’impasse actuelle. Elle en est restée à l’idée qu’il suffirait d’un peu de bonne volonté et d’écarter les « extrémistes » pour que le conflit se règle entre gens de bonne volonté, sans voir que ses amis travaillistes ont été des artisans majeurs de l’impasse actuelle en donnant en leur temps plein feu vert à la colonisation. S’ils peuvent aujourd’hui regretter les « excès » de Benjamin Netanyahou, ils ont été ses partenaires et n’ont malheureusement, pas plus aujourd’hui qu’hier, ni la volonté ni le courage de regarder la réalité en face et de voir l’autre, le Palestinien, véritablement comme un égal qui a les mêmes droits personnels ou nationaux et n’attend pas qu’on les lui octroie.

Madame Hidalgo peut rêver d’une Tel-Aviv symbole de partage et d’échanges, mais le conseil municipal de la ville amie a refusé que le nom de la ville figure en arabe sur son logo… jugeant sans doute que trop peu « d’Arabes » (pour ne pas dire de Palestiniens) vivent aujourd’hui à Jaffa qui fait partie de la ville… et est prisée des milieux artistes pour sa belle architecture ottomane.

Elle devrait tirer les leçons du fiasco de « Tel-Aviv plage », cesser de caresser les chimères d’un « rapprochement » qui ferait l’impasse sur ce qui fâche et oser enfin affronter la réalité.

Taoufiq Tahani
Président de l'Association France Palestine Solidarité (AF
PS)

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 19:01

Déclaration commune Ensemble ! Paris, EELV Paris, PCF Paris, PG Paris : Paris, plage de paix

Un an après les bombardements de Gaza et dans un contexte marqué par les crimes d'extrémistes israéliens en Cisjordanie, l'opération « Tel Aviv sur Seine », organisée jeudi 13 août par la mairie de Paris sonne comme une provocation. Contrairement à Mme Hidalgo, nous pensons qu'une telle opération de communication contribue inévitablement à banaliser et à normaliser la politique gouvernementale israélienne.

Tel Aviv est en effet une ville singulière en Israël : c'est le centre diplomatique, en l'absence de capitale reconnue, d'un État poursuivant, sous la direction d'un gouvernement d'extrême droite, une politique de colonisation et de répression du peuple palestinien, en opposition à toutes les résolutions de l’ONU. Sur les plages de Tel Aviv, le bruit de la fête ne peut étouffer celui des avions de chasses qui partent bombarder Gaza. On ne peut célébrer la dolce vitae de Tel Aviv, ses DJ et ses plages comme si la guerre n’était à 50 km de là ! Alors même que l'eau est un sujet d'affrontements entre Israéliens et Palestiniens et que les Palestiniens ont un accès très limité à la mer, cette manifestation ne peut être celle qui engage les Parisiennes et les Parisiens dans le camp des colons.

Qu’il y ait en Israël comme à Tel Aviv des partisans de la paix, qu’il y ait eu à Tel Aviv de grandes manifestations contre les crimes de ces dernières semaines en Cisjordanie, nous le savons et nous nous en félicitons. Mais ce ne peut être un argument pour justifier l’opération de Paris Plage. Des citoyens israéliens opposés à la politique de Netanyahou ont d’ailleurs eux-mêmes demandé l’annulation de Tel-Aviv sur Seine qu’ils comprennent eux-aussi comme un soutien au gouvernement.

Responsables parisiens d'Ensemble !, d'Europe Écologie les Verts, du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche, nous demandons solennellement à Madame Hidalgo l'annulation ou la transformation de l'événement « Tel Aviv plage » en une initiative pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israëliens. Mme Hidalgo reconnaît le bien-fondé de notre critique de la politique gouvernementale israélienne. Elle déclare vouloir mettre en avant une ville progressiste et pacifique. Alors chiche ! Il est encore temps de faire de cette initiative un rendez-vous de paix et de dialogue entre Israéliens et Palestiniens qui œuvrent pour deux États viables avec Jérusalem pour capitale, un moment de lutte contre tous les racismes et l'antisémitisme. Pourquoi, par exemple, ne pas également inviter la municipalité de Ramallah avec laquelle la ville de Paris est jumelée ? Pourquoi ne pas faire venir en même temps que les artistes de Tel Aviv des artistes palestiniens ? Il est encore temps, au moins symboliquement.

Paris doit être une capitale du dialogue et une ville de paix. Nous dénonçons la violence qui se déchaîne à nouveau sur les réseaux sociaux notamment à l’encontre des élus qui ont pris position contre cette initiative (insultes, menaces). Nous appelons les Parisien-nes à ne céder en aucun cas à ces provocations et à affirmer au contraire leur solidarité avec eux, loin de toute expression violente.

Laurent Sorel, responsable départemental Ensemble ! Paris

Sandra Regol et Marco Di Giusto, co-secrétaires départementaux EELV Paris

Igor Zamichiei, secrétaire départemental du PCF Paris

Mathilde Larrère et Paul Vannier, co-secrétaires départementaux du PG Paris

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 12:47

RÉACTION DES ÉLU-ES ET MILITANT-ES COMMUNISTES DE PARIS À L’ORGANISATION DE LA JOURNÉE « TEL AVIV SUR SEINE »

Communiqué de presse du lundi 10 aout 2015

Les élu-es du groupe communiste - Front de gauche au Conseil de Paris et les communistes parisiens ont découvert avec consternation, et sans jamais avoir été associé ou informé, la tenue d’une journée « Tel Aviv sur Seine » organisée par la Ville de Paris.

Alors que Tel-Aviv est la capitale économique d’un pays dont le gouvernement d’extrême droite méprise quotidiennement le droit international et mène une politique brutale de colonisation des territoires palestiniens, comment penser que cette initiative puisse être dissociée du conflit israélo-palestinien ?

Nous pensons qu’il n’est pas du rôle de la Ville de Paris d’organiser une telle opération de communication alors que nous gardons tous en mémoire les massacres survenus à Gaza lors de l’été 2014 et que les tensions restent extrêmement vives comme en atteste les attentats commis ces derniers jours par des terroristes israéliens.

La Ville de Paris, jumelée avec la ville israélienne de Tel Aviv et la ville palestinienne de Ramallah, aurait pu saisir l’occasion de « Paris-Plage » pour prendre une initiative pour une paix juste et durable, réunissant israéliens et palestiniens, marquée par des moments artistiques et culturels. Il aurait été tout à l’honneur de la ville de Paris d’œuvrer à faire avancer les idées de paix et de tolérance comme essaient de le faire des artistes des deux pays dans des conditions difficiles. Nul doute que les dizaines de milliers de parisiens, les progressistes palestiniens et israéliens, qui ont manifesté l’été dernier contre la guerre de Gaza qui a fait plus de 2000 morts, majoritairement des civils, se seraient saisis d’une telle initiative de paix.

Nous demandons aujourd’hui l’annulation de la journée « Tel Aviv sur Seine » au profit d’une initiative de la Ville qui contribue à une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens.

Les élu-es communistes-Front de Gauche du Conseil de Paris
Fédération du Parti Communiste Français de Par
is

Signez la pétition demandant l’annulation de l’évènement "Tel Aviv sur Seine"

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 09:19

Israël. Communistes et partis arabes main dans la main

Élections

NADJIB TOUAIBIA

VENDREDI, 27 FÉVRIER, 2015

HUMANITÉ DIMANCHE

AFP

Branle-bas en israël avant les législatives anticipées du 17 mars prochain. Face au Likoud de Netanyahou, qui espérait se maintenir, l’union sioniste des travaillistes joue les trouble-fête. Mais la vraie nouveauté, c’est l’alliance des partis représentant les électeurs arabes et du Parti communiste israélien.

Issue d’un arrangement entre le Parti travailliste et le petit mouvement centriste Hatnuah, de l’ex-ministre de la Justice Tzipi Livni, Union sioniste est créditée de 22 à 25 sièges sur les 120 députés de la Knesset. Elle serait, selon les sondages, au coude-à-coude avec le parti du premier ministre. Est-ce le signe d’un changement à venir à la tête du gouvernement et dans la nature du pouvoir israélien ? Rien n’est moins sûr. « Je pense que l’on s’achemine dans tous les cas vers un gouvernement d’union nationale.
Même s’ils arrivent en tête, les travaillistes alliés à Tzipi Livni ne seront pas en capacité de constituer une majorité. Ils n’ont ni les moyens ni la volonté de gouverner », estime le militant de gauche Michel Warshawski.

« Tremblement de terre »

Si nouveauté il y a dans le paysage politique, elle est plutôt à rechercher dans le camp des partis représentant les électeurs arabes (environ 20 % de la population). Fait inédit, ces derniers n’iront pas cette fois aux élections en rangs dispersés. Trois formations arabes, le Mouvement islamique, Ta’al (Mouvement arabe pour le renouveau) et Balad (nationaliste) se rassemblent autour du parti communiste Hadash. Une alliance a été scellée sur la base d’un dénominateur commun : l’opposition à un État d’Israël qui privilégie et se consacre au seul sort des citoyens juifs. Mais les différences idéologiques demeurent. « On a eu un grand débat au sein du parti, cela n’a pas été facile de se rassembler notamment avec un parti de la mouvance islamiste », confie Efraïm Davidié, membre du bureau politique du Hadash. Qu’à cela ne tienne, la constitution de ce petit « bloc » devenait incontournable pour déjouer la volonté d’exclure les petites formations : le score minimum pour entrer à la Knesset est désormais fixé à 3,25 % contre 2 % auparavant. De plus, les sondages créditent la liste ainsi unifiée d’un minimum de 11 sièges, ce que les partis arabes détenaient séparément dans le Parlement sortant.
« Un tremblement de terre en perspective ! » se réjouit Efraïm Davidié, qui n’hésite pas à parler de « troisième force politique du pays».
Selon lui, « 11 députés, jusqu’à 15, c’est réaliste », assure-t-il, car « la liste suscite l’intérêt d’une large frange de la population israélienne. Elle revendique l’égalité pour tous les Israéliens, se positionne en faveur des droits des femmes, des droits nationaux des populations palestiniennes et de l’antiracisme. Elle est ouverte à tous».

« Troisième force ? »

Cette « troisième force » émergente et progressiste n’est pas pour autant disposée à rejoindre l’Union sioniste de centre gauche. Elle n’entend pas se figer dans une alliance qui l’engagera aux côtés du gouvernement israélien dans toutes les décisions anti-Arabes (destruction de maisons, confiscations de terres...). Elle pourrait en revanche négocier son soutien sur des questions clés pour contrecarrer Netanyahou. « On peut discuter de cette possibilité après le vote, dans le cadre de négociations sur le budget, les infrastructures, le logement, la question des prisonniers, la mosquée al-Aqsa », expliquait Ahmed Tibi, leader du parti Ta’al, au journal « le Monde».

L’alliance des partis arabes autour du Parti communiste israélien constitue certes une avancée, mais dans la réalité, les choses sont un peu plus complexes. « Il y a certes une vraie dynamique, mais le succès de cette alliance dépend de la mobilisation populaire. Il nous faut parvenir à lutter contre l’abstention qui est habituellement proche de 50 % chez les Arabes israéliens. C’est un enjeu de premier ordre », nuance Michel Warshawski.
Trop longtemps marginalisés, discriminés, exclus des emplois publics, dépossédés de leurs biens, constamment suspectés et traqués, notamment les jeunes, les Arabes israéliens ne se font pas trop d’illusions. Ils savent surtout que leur sort est dans tous les cas indissociable de la cause palestinienne.

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 06:54

Israël : Hannen Zoabi, députée palestinienne à la Knesset, habitant à Nazareth, empêchée de se présenter aux élections législatives par la Commission électorale israélienne !

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:52

Ban Ki-moon passe aux aveux: «Israël» coopère avec Al-Qaïda

Par Samer R. Zoughaib

Avec plus d’un an et demi de retard, les Nations unies ont finalement évoqué les étroites relations qui existent entre les groupes terroristes actifs dans le sud syrien, plus particulièrement dans les provinces de Quneitra et Deraa, et «Israël».

Dans son rapport trimestriel présenté au Conseil de sécurité, il y a quelques jours, le secrétaire général de l’Onu, le très docile pro-américain Ban Ki-moon, a révélé un secret de polichinelle, qu’il n’était plus en mesure de protéger tant il frôlait le scandale. Le rapport reconnait que les «Israéliens» entretiennent des rapports avec les «rebelles syriens» depuis plus de 18 mois, facilitant le traitement médical des combattants blessés. Le document souligne que l’entité sioniste a soigné plus de 1000 combattants syriens.
Le texte présenté par Ban Ki-moon se base essentiellement sur les rapports fournis par les contingents de l’Undof, déployés sur le terrain dans le Golan occupé. Ces rapports font état d’une «coordination quotidienne entre Israël et les rebelles syriens, y compris les groupes islamistes affiliés à Al-Qaïda», grâce à des «canaux de communication ouverts en permanence».
Les rapports des Casques bleus précisent que «des soldats israéliens ont été observés permettant à des personnes de passer de la ligne ‘Bravo’ -du côté syrien- à la ligne ‘Alpha’ du côté israélien, ainsi que des discussions entre des membres de l’opposition armée et des militaires de Tsahal à travers la ligne de cessez-le à proximité de la position 85 des Nations unies».
Le rapport trimestriel de l’Onu ne nous apprend rien de nouveau. Mais il a l’avantage d’inscrire dans la documentation officielle de l’organisation internationale ce que les analystes savaient depuis longtemps, et que nous avions évoqué à plusieurs reprises sur notre site.

Coopération dans le renseignement

En réalité, la coopération entre «Israël» et les groupes terroristes va bien au-delà des soins médicaux apportés aux blessés, et qui ont déjà coûté au contribuable «israélien» plus de 14 millions de dollars, selon l’édition de dimanche dernier du quotidien Maariv.
L’armée syrienne dispose de preuves irréfutables sur l’assistance militaire directe apportée par les «Israéliens» aux groupes extrémistes lors de leur offensive de l’été dernier à Quneitra. Cette aide a permis aux terroristes de prendre, entre autres, les collines stratégiques appelées al-Touloul al-Homr, où l’armée syrienne disposait de matériel de guerre électronique sophistiqué lui permettant de surveiller les réseaux de télécommunication de l’armée «israélienne». Cette aide s’est manifestée par un bombardement à l’artillerie et des raids aériens contre des positions de l’armée syrienne, afin d’ouvrir la voie aux combattants extrémistes. «Israël» est même allé plus loin en abattant, à l’aide d’un missile Patriot, un chasseur syrien au-dessus du Golan, au plus fort de l’attaque terroriste.

Des sources bien informées en Syrie et à Beyrouth font également état d’une coopération étroite entre les groupes terroristes d’un côté, le Mossad et les autres agences du renseignement «israélien», de l’autre, pour la collecte et le transfert d’informations au sujet des programmes d‘armement et de recherche en Syrie. C’est grâce à cette coopération que l’entité sioniste est parvenue à éliminer plusieurs savants syriens ces trois dernières années. L’opération la plus récente remonte au 10 novembre dernier, lorsque cinq ingénieurs travaillant dans l’énergie nucléaire au Centre de recherches scientifiques à la périphérie de Barzé, dans le nord de Damas, ont été tués dans l’attaque de leur bus par des terroristes.
En juillet 2013, six fonctionnaires de ce même centre avaient trouvé la mort dans une attaque au mortier menée par les «rebelles». Le 24 août 2012, Nabil Zoughaib, considéré comme l’artisan du programme balistique syrien, a été assassiné par des inconnus. Un an plus tôt, Aws Abdel Karim Khalil, physicien nucléaire et professeur à l’Université al-Baas, à Homs, avait subi le même sort. Et la liste est longue.

«Israël» viole la résolution 2178

«Israël» se trouve donc en porte-à-faux avec la fameuse «légalité internationale». En effet, le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté, le 24 septembre dernier, à l’unanimité de ses 15 membres, la résolution 2178, imposant des sanctions contre Daech et le Front el-Nosra.
Dans cette résolution, les membres du Conseil se disent très préoccupés par le fait qu’une partie du territoire d’Irak et de Syrie est «sous le contrôle de l’Etat islamique et du Front el-Nosra» et que leur présence, leur idéologie extrémiste violente et leurs agissements sont préjudiciables à la stabilité de ces deux pays et de la région.
Le Conseil de sécurité se déclare disposé à inscrire sur la liste de sanctions les individus, groupes, entreprises ou entités qui apportent leur appui à l’un ou à l’autre de ces deux groupes terroristes.
Le Conseil prie instamment tous les Etats de coopérer aux efforts faits pour trouver et traduire en justice les individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaïda, y compris l’EI et le Front el-Nosra, «qui perpètrent, organisent et commanditent des actes terroristes.»
Le Conseil de sécurité demande aussi à tous les Etats membres de prendre des mesures nationales pour endiguer le flux de combattants terroristes étrangers qui rejoignent les rangs de l’EI et du Front el-Nosra.
Le Conseil de sécurité rappelle également, qu’en vertu d’une précédente résolution adoptée cette année, tous les Etats doivent prévenir et réprimer le financement des actes de terrorisme et doivent veiller à ce qu’aucuns fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques ne soient mis directement ou indirectement à la disposition de ces deux groupes extrémistes.
On voit bien qu’en apportant un soutien au Front al-Nosra et en coopérant avec lui -de l’aveu même de Ban Ki-moon-, «Israël» est en train de violer la plupart des dispositions de la résolution 2178. Y aura-t-il quelqu’un qui osera lui demander des comptes?

Source : French.alahednews

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL ISRAÊL ACTUALITES
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 11:56

Les journalistes palestiniens ont payé un lourd tribut depuis le début de l’offensive terroriste d’Israël à Gaza. Nous le savons bien maintenant, cette entité criminelle ne respecte aucune règle éthique. Écoles, hôpitaux, mosquées, habitations, femmes, enfants, médecins, journalistes… Rien nipersonne n’est désormais épargné par la barbarie de l’armée « la plus morale du monde ».

Les journalistes palestiniens ont fait preuve d’un courage incroyable. Pas moins de douze d’entre eux, journalistes, caméramans et photographes ont perdu la vie alors qu’ils faisaient simplement leur métier de journalistes. Bien évidemment, la mort de ces journalistes « arabes et musulmans » (il faut le préciser) n’a pas fait la UNE des médias occidentaux notamment français, qui pourtant, s’émeuvent lorsqu’un des leurs est tué quelque part dans le monde. Et surtout lorsque les coupables sont suspectés d’être des « islamistes ». Pire, jamais ils diront d’un journaliste palestinien « un confrère » !

Le 30 juillet dernier a été particulièrement un jour noir pour le journalisme palestinien. Trois journalistes tués le même jour. ‘Ahed Zakkout, entraîneur et correspondant sport pour la chaîne Palestine TV et la chaîne satellitaire Al-Kitab, décède dans un bombardement qui a visé une tour d’un quartier nord de Gaza City.

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