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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 04:37

Migrants : Un projet de loi liberticide (PCF)

Le PCF condamne fermement l'avant-projet de la loi sur l'immigration. Ce projet émanant du ministère de l'Intérieur et devant être présenté au gouvernement à la fin de l'année, est une attaque sans précédent contre les personnes venues chercher protection sur notre sol.
Ainsi, la durée de rétention administrative pourra être doublée et passer de 45 à 90 jours, voire 105 en cas de refus d'expulsion. Les demandeurs d'asile dits « dublinés » seraient privés de liberté en cas de renvoi vers le pays européen par lequel ils sont entrés dans l'Union européenne.
L'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), pourra juger irrecevables les demandes d'asile des personnes pouvant être ré-admises dans un « pays sûr » dont la définition est sujet à controverse.
Ces dispositions sont les plus répressives, depuis celles de 2011, avec celles dites de « l'identité nationale » de Sarkozy et Hortefeux.
Manifestement, Macron et Collomb veulent aller plus loin et frapper plus fort ces hommes et ces femmes en situation de vulnérabilité.

Le PCF rejette cette politique que rien ne justifie et qui vise à criminaliser les migrants. Elle cherche à diviser les migrants entre eux et ne contribue en rien à assurer un meilleur accueil à celles et ceux qui échapperaient à l'expulsion. La privation de libertés n'est pas la solution et les centres de rétention -zones de non-droits- doivent être fermés.
Notre pays a les moyens d'accueillir ces hommes et ces femmes et d'être fidèle à ses principes d'accueil et de protection.
Le PCF se prononce en faveur d'une politique accueillante et hospitalière, respectueuse des droits des migrants, à la Convention de Genève sur le droit d'asile, aux traités internationaux et à la Constitution française.

Parti communiste français,
Paris, le 3 octobre 2017.

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 13:20
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Published by bruno fornaciari - dans PCF SOCIETE
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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 05:58

Contre les ordonnances Macron, Un autre agenda pour l’emploi et le code du travail

 

Contre les ordonnances Macron,

Un autre agenda pour l’emploi et le code du travail

 

Militants syndicaux, associatifs, politiques, ou intellectuels d’horizons divers nous voulons ouvrir un débat social et citoyen pour un projet alternatif allant vers une véritable sécurisation de l’emploi et de la formation. En l’état, les ordonnances du gouvernement contiennent surtout les éléments d’une flexibilité accrue du marché du travail au détriment des salariés, de l’emploi, du plus grand nombre et des PME. Elles ne portent pas sur les sujets nécessaires.

 

Le diagnostic qui sous-tend les ordonnances est erroné. Dans un contexte de globalisation, de financiarisation et de mutations technologiques, nous récusons l’idée selon laquelle, face à la persistance d’un chômage de masse, la solution consisterait à « restaurer les mécanismes du marché » et à toujours plus marchandiser le travail : faciliter les licenciements et exacerber la concurrence salariale et sociale, renforcer le pouvoir patronal, réduire le « dialogue social » à un tête-à-tête entre employeurs et salariés au niveau de l’« entreprise », inciter au dumping social. Tout cela pour poursuivre encore la baisse du « coût du travail ».

 

Il repose sur l’idée paradoxale que la lutte contre le chômage passerait par des licenciements plus faciles.

 

Les ordonnances du gouvernement Macron-Philippe considèrent les salariés comme des mineurs, des variables d’ajustement, et ne relèvent pas les défis de notre temps : précarité massive, nouvelles technologies où les capacités humaines créatives sont de plus en plus décisives, financiarisation, mondialisation changement climatique et urgence écologique, exigence de maîtrise du travail et de temps libéré.

 

Les ordonnances ne contiennent rien :

-          sur les relations mortifères entre la finance et l’investissement, sauf de les renforcer en autorisant les licenciements en France dans les multinationales sans regarder leurs profits à l’étranger

-          sur l’évaluation nécessaire de l’usage des fonds publics et des liquidités bancaires massivement versés aux entreprises

-          sur la responsabilisation des grands groupes envers les PME/TPE

-          sur la formation

-          sur la responsabilité sociale et environnementale des multinationales à base française dans leurs transferts financiers ou productifs à l’étranger (paradis fiscaux, délocalisations, etc.),

-          sur l’exercice par les salariés de pouvoirs réels sur la gestion des entreprises.

 

Nous pensons que ces ordonnances doivent être retirées ou très profondément modifiées. Les députés devraient les rejeter. C’est un tout autre agenda qui est nécessaire pour l’emploi et le travail.

 

L’ordre du jour que nous proposons : viser une sécurité réelle de l’emploi,  organiser une maîtrise par les salariés de leurs mobilités, créer les moyens de consacrer des dépenses nouvelles au développement des capacités humaines, désintoxiquer les entreprises de la finance, créer de nouveaux pouvoirs des salariés et des populations sur l’utilisation des marges des entreprises et de leurs aides publiques, discuter d’une réduction importante du temps de travail. Nous voulons renforcer le pouvoir d’innovation économique et sociale des salariés au lieu de s’en remettre à des logiques financières, à la logique des actionnaires, en laissant le monopole du pouvoir aux dirigeants d’entreprises. Nous refusons de réduire l’entreprise à une société de capitaux cherchant leur rentabilité financière maximale. Bref, il s’agit de gagner de nouvelles libertés.

 

Cela permettrait aussi de relancer la demande et l’activité par l’investissement matériel mais aussi immatériel dans la formation, la protection sociale et dans une véritable transition écologique en France et avec nos partenaires européens.

 

     

     

     

    Huit domaines devraient être discutés :

     

    1. Renforcer les garanties et protections des salariés et travailleurs, tout particulièrement par l’instauration de contrats de travail vraiment sécurisés pour les salariés, et par des formules spécifiques pour les nouveaux entrants dans le monde du travail (jeunes, femmes inactives), pour les séniors, etc.

     

    1. Une nouvelle articulation entre formation et emploi, visant à mettre fin à l’alternance entre travail (plus ou moins précaire) et chômage, qui touche en priorité les jeunes, les femmes et les séniors.

     

    1. De nouveaux droits individuels et collectifs pour les salariés (formation, organisation du travail, pénibilité, licenciements, etc.) et les chômeurs (indemnisation, licenciement, protection sociale, accompagnement).

     

    1. Une refonte profonde du service public de l’emploi pour lui faire jouer un nouveau rôle de sécurisation des revenus (salaire, allocation de formation…) et de l’emploi (accompagnement dans l’emploi et au-delà, appui à l’intervention économique des salariés…).

     

    1. Une extension et une modulation des cotisations sociales en fonction de la politique d’emploi des entreprises, avec un bonus-malus significatif anti-licenciements et anti-contrats précaires.

     

    1. Une réorientation de l’ensemble des « aides » actuelles pour baisser le coût du capital (dividendes, intérêts bancaires, accumulation financière, …) au lieu de celui du travail.

     

    1. Une réduction offensive du temps de travail assortie à la fois d’une autre politique d’embauche pour lutter contre le chômage et de la mise en place de droits des travailleurs concernés sur la définition de leur charge de travail, sur leur évaluation et sur les effectifs nécessaires.
    1. La dévolution de moyens financiers nouveaux aux salariés et aux institutions représentatives du personnel, en lien avec les syndicats, à l’appui de droits nouveaux de propositions alternatives contre les licenciements, fermetures d’entreprises et sur la GPEC (gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences). Il faut tout particulièrement ouvrir un véritable droit de suivi des salariés sur l’utilisation des aides publiques voire de saisine du crédit bancaire, permettant un réel partage des pouvoirs sur les investissements et les décisions de production.

     

    Le renforcement du rôle de suivi et d’interpellation des organisations syndicales et des représentants des salariés dans les entreprises irait de pair avec la création, dans les territoires ou au niveau des branches, de nouvelles institutions sociales faisant le lien entre les entreprises, l’argent à leur disposition, les territoires concernés, la sécurisation et la formation des salariés et des privés d’emploi.

     

    Il devrait s’agir, en définitive, de viser à la fois une autre démocratie et une autre économie, le social pouvant devenir le moteur d’un nouveau type d’efficacité économique et écologique. L’enjeu est démocratique. Il est aussi d’inciter à une autre utilisation des moyens financiers (marges des entreprises, crédits bancaires) pour appuyer les investissements matériels et de R&D favorables à la création d’emplois, à leur sécurisation, à la réduction du temps de travail, à l’accroissement des qualifications, aux économies de matières, à de moindres pollutions et à la création de richesses dans les territoires, visant ainsi une nouvelle efficacité économique, sociale et écologique.

     

    Initiateurs

     

    Boccara Frédéric (économiste, CEPN-Université de Paris-Nord, membre du CESE et des Economistes atterrés)

     

    Baumgarten Christophe (avocat, barreau de Bobigny)

    Didry Claude (sociologue, CNRS-Centre Maurice Halbwachs, IDHES-ENS Cachan)

    Durand Denis (économiste, cadre retraité Banque de France, co-directeur Economie & Politique)

    Kirat Thierry (économiste, IRISSO-Paris-Dauphine)

    Méda Dominique (sociologue, Professeur, Paris-Dauphine IRISSO)

    Mills Catherine (maître de conférences honoraire Université Paris-Panthéon-Sorbonne, co-directrice Economie & Politique, économiste,)

    Rauch Frédéric (rédacteur en chef d’Economie & Politique)

    Sweeney Morgan (juriste, Paris-Dauphine Institut Droit)

     

     

    Premiers signataires

    Bachet Daniel (sociologue, Professeur Université Paris-Saclay)

    Barbier Jean-Marie (sciences de l’éducation, Professeur, CNAM)

    Bruyere Mireille (économiste, Maître de conférences Université Toulouse-Jean Jaurès)

    Bellal Amar (rédacteur en chef, revue Progressistes)

    Branchereau Jean-Claude (syndicaliste, banque)

    Buvat Arlette (réalisatrice)

    Cailloux Gisèle (syndicaliste aéronautique, rédactrice en chef Lettre du RAPSE)

    Cohen-Solal Marc (syndicaliste, administrateur de l’APEC)

    Delboe Christian (cadre sécurité sociale, syndicaliste CGT)

    De Maistre Philippe (retraité, militant PCF)

    Dimicoli Yves (économiste, Economie & Politique, ancien membre du CAE, conseil d’analyse économique)

    Durand Jean-Marc (fiscaliste)

    Fedière Claude (enseignant)

    Garcia Benoît (syndicaliste CGT-Finances, membre du CESE)

    Grassulo Christophe (géographe, cadre territorial)

     

    Ivorra Pierre (chroniqueur économique, L’Humanité)

    Lafaurie Anne (syndicaliste)

    Lamirand Bernard (animateur Comité National Ambroise Croizat)

    Lassauzay Didier (Gauche démocratique et sociale)

    Lefebvre-Haussmann Valérie (secrétaire générale CGT-Banque et Assurance)

    Lefevre Cécile (sociologue, professeur, Université Paris Descartes)

    Marchand Nicolas (militant PCF)

    Mellier Frédéric (chargé de mission Bordeaux métropole)

    Michel Sandrine (économiste, Professeur, Université de Montpellier)

    Moreigne Marc (écrivain et critique, Carnets Rouges)

    Morin Alain (économiste, Economie & Politique)

    Morvan Jean-Pierre (cadre de l’éducation)

    Radureau Hervé (ingénieur SupElec, retraité Alcatel-Lucent)

    Tejas Patricia (syndicaliste)

    Toulouse Jean-Michel (ancien directeur de grande entreprise publique)

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    Published by bruno fornaciari - dans PCF SOCIETE economie finance LUTTES
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    11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 13:22

    Loi travail: les droits des femmes passent (aussi) à la trappe

    Emmanuel Macron l’a promis. Les femmes seront la grande cause nationale du quinquennat. Il est élu depuis à peine 150 jours et il a déjà réussi à se faire mentir 3 fois. Une première fois avec la nomination du gouvernement et l’absence de ministère dédié. Une deuxième fois cet été, avec la baisse de 27% du budget du Secrétariat d’État à l’Égalité. Une troisième fois avec la Loi Travail n°2.

    Comme souvent, des textes apparemment "neutres" ont en réalité des conséquences nettes sur les inégalités. Réforme des retraites, de l’assurance maladie ou du code du travail : toutes ces réformes qui visaient l’ensemble des salarié.e.s ont eu un impact différent sur les femmes et les hommes. Etonnant ? Pas tant que ça. Lorsque vous proposez une réforme dans un pays comme la France, où les inégalités professionnelles sont fortes (26% d’écart de salaire), la réforme est rarement neutre ou sans effet. Soit elle aggrave la situation et augmente les inégalités, soit elle s’attaque aux inégalités et les fait reculer.

    Les ordonnances rentrent dans la première catégorie. Les salarié.e.s les plus touché.e.s par la réforme sont ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées. Plusieurs mesures vont donc peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles.

    L’inversion de la hiérarchie des normes renvoie à l’entreprise la définition de nombreux droits, et notamment les droits familiaux. Les congés enfants malades pris en immense majorité par les femmes, l’allongement du congé maternité et le maintien de la rémunération à 100%, l’allègement du temps de travail des femmes enceintes... tous ces droits, prévus jusqu’alors dans les conventions collectives de branche, pourront être demain remis en cause par accord d’entreprise. C’est le cas également des primes d’ancienneté, de départ en retraite ou de licenciement.

    Le gouvernement affaiblit les outils de l’égalité professionnelle en entreprise. La loi prévoit aujourd’hui une négociation annuelle « égalité professionnelle qualité de vie au travail » et oblige l’entreprise à fournir des données aux salarié.e.s sur les inégalités professionnelles femmes - hommes. Ces données sont celles de l’ancien Rapport de Situation Comparée, issu de la première loi sur l’égalité professionnelle de 1983 (loi Roudy). Ces données sont désormais intégrées dans la base de données économiques et sociales. Les entreprises qui n’ouvrent pas cette négociation et ne fournissent pas ces données peuvent être sanctionnées. Les ordonnances permettront, par accord d’entreprise, de changer le contenu de la négociation, de choisir les données sur l’égalité à transmettre (ou non), et de passer d’une négociation annuelle à une négociation quadriennale...Voire de ne pas négocier du tout.

    Il sera désormais possible d’imposer, par accord d’entreprise, des clauses de mobilité sans que la loi ne fixe de limite géographique ni d’obligation de prendre en compte la situation familiale des salarié.e.s. Idem pour des modifications d’horaires et de temps de travail ou encore des baisses de salaires. Les femmes, plus souvent à temps partiels, plus souvent précaires, à la tête de familles monoparentales et prenant en charge une immense partie des tâches parentales seront particulièrement pénalisées par ces mesures. Le premier argument invoqué par les femmes qui se retirent du marché du travail est l’impossibilité de remplir leurs responsabilités familiales du fait des horaires atypiques qui leur sont imposés. Les ordonnances ne risquent pas de les aider.

    La disparition du CHSCT (le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) prévue par les ordonnances va avoir un impact sur la prévention des violences sexuelles au travail. 20% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. 5 ans après l’amélioration de la loi sur le harcèlement sexuel, le gouvernement décide de faire disparaitre l’instance dédiée à la santé et la sécurité au travail.

    Exit enfin le droit d’expertise dédié à l’égalité femmes - hommes, gagné en 2015, qui aidait élu.e.s et syndicats à identifier et comprendre les sources des inégalités. Auparavant à charge de l’employeur, ce droit d’expertise devra désormais être co-financé par le comité d’entreprise. Du fait de son budget limité, celui-ci devra faire des choix. Et souvent, dans ce cas, l’égalité passe au second plan.

    Les ordonnances ne sont pas neutres. Elles vont accroître les inégalités professionnelles.

    Emmanuel Macron, Marlène Schiappa, votre grande cause nationale commence mal. Changez de cap, ne bradez pas les droits des femmes aux exigences du MEDEF, retirez ces ordonnances.

    Les féministes l’exigeront dans la rue avec toutes et tous !

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    6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 03:43

    COMMONSPOLY : L'ANTI-MONOPOLY QUI ENCOURAGE LA COOPÉRATION

    Superbe pied de nez à l'individualisme forcené, ce jeu de société nous invite à être forts ensemble et à nous amuser intelligemment. Brillant.

    Le Monopoly est LE jeu capitaliste par excellence. Un seul objectif : s’enrichir au maximum et sans état d’âme. Du coup, un collectif a décidé de le revisiter à sa sauce et de le purger de toute idée de compétition. Désormais, seule une victoire collective, fruit d’une franche collaboration, peut vous éviter la défaite ! Coup de projo sur une idée géniale.

    À l’origine, le jeu avait été inventé dans le but de dénoncer le pouvoir des monopoles capitalistiques. Malheureusement, racheté, il a vite été détourné de ses ambitions. Aujourd’hui, pour gagner, il faut posséder un maximum de biens, cumuler un maximum d’argent, noyer ses adversaires sous les emprunts et, si besoin, les envoyer en prison…

    Dans sa version piratée (baptisée Commonspoly) le Monopoly véhicule des valeurs à l’opposé de celles-ci. Objectif : rappeler la valeur des biens communs. Explications dans cette petite vidéo publiée par Ulyces Editions.

    Idéal pour transmettre quelques jolies valeurs à ses enfants autour d’un jeu de société. Et, comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, sachez que le Commonspoly, disponible gratuitement en téléchargement, existe notamment dans une version française. Pour l’obtenir, ça se passe par ici.

     

    Si les jeux de société doivent refléter la société, alors celui-ci semble parfait !

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    Published by bruno fornaciari - dans DIVERS SOCIETE
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    26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 19:55

    Hommage au Père Hamel: Le PCF s'associe à l'appel des député-e-s communistes à faire vivre les valeurs républicaines

     

    Cérémonie d’hommage au Père Hamel, les député-e-s communistes appellent à faire vivre les valeurs républicaines

     

    Il y a un an, la ville de Saint-Etienne du Rouvray, sa population, ses représentants étaient plongés dans l’effroi par cet assassinat d’un homme de paix et la tentative, à travers ce geste barbare, de porter atteinte au vivre ensemble.

    Avec ses mots, ses mots simples, ses mots justes, ses mots humains, dans la limite de ce que peuvent les mots, Hubert Wulfranc, le maire de Saint-Etienne du Rouvray, notre collègue parlementaire aujourd’hui, avait su affirmer, rappeler, convaincre que la réponse à un tel drame est à puiser dans les valeurs universelles qu’incarne la République, notre pays. Liberté, égalité, fraternité sont au fronton de nos édifices, ils doivent être dans nos cœurs pour résister. C’était le message de Saint-Etienne du Rouvray à travers la voix de son maire.

    Aujourd’hui nous adressons à Hubert Wulfranc, à Joachim Moyse, le nouveau maire de la Ville à tous les Stéphanaises et Stéphanais et à la famille du père Hamel nos plus fraternelles et chaleureuses pensées.

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    1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 09:26

    Jean Ziegler : « Les spéculateurs devraient être jugés pour crime contre l’humanité »

    PAR 


    ​​​​​​Les resources de la planète peuvent nourrir 12 milliards d’humains, mais la spéculation et la mainmise des multinationales sur les matières premières créent une pénurie. Conséquence : chaque être humain qui meurt de faim est assassiné, affirme Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Il dénonce cette « destruction massive » par les marchés financiers. Des mécanismes construits par l’homme, et que l’homme peut renverser. Entretien :

    Basta ! : Craignez-vous que la crise financière amplifie celle de la faim dans le monde ?

    Jean Ziegler : Tous les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Près d’un milliard d’humains sur les 7 milliards que compte la planète souffrent de sous-alimentation. La pyramide des martyrs augmente. À cette faim structurelle, s’ajoute un phénomène conjoncturel : les brusques famines provoquées par une catastrophe climatique – comme en Afrique orientale, où 12 millions de personnes sont au bord de la destruction – ou par la guerre comme au Darfour. En raison de la crise financière, les ressources du Programme alimentaire mondial (PAM), chargé de l’aide d’urgence, ont diminué de moitié, passant de 6 milliards de dollars à 2,8 milliards. Les pays industrialisés ne paient plus leurs cotisations car il faut sauver la Grèce, l’Italie et les banques françaises. Une coupe budgétaire qui a un impact direct sur les plus démunis. Dans la corne de l’Afrique, le PAM est contraint de refuser l’entrée de ses centres de nutrition thérapeutique à des centaines de familles affamées qui retournent dans la savane vers une mort presque certaine.

    Et les financiers continuent de spéculer sur les marchés alimentaires. Les prix des trois aliments de base, maïs, blé et riz – qui couvrent 75 % de la consommation mondiale – ont littéralement explosé. La hausse des prix étrangle les 1,7 milliard d’humains extrêmement pauvres vivant dans les bidonvilles de la planète, qui doivent assurer le minimum vital avec moins de 1,25 dollar par jour. Les spéculateurs boursiers qui ont ruiné les économies occidentales par appât du gain et avidité folle devraient être traduits devant un tribunal de Nuremberg pour crime contre l’humanité.

    Les ressources de la planète suffisent à nourrir l’humanité. La malnutrition est-elle seulement une question de répartition ?

    Le rapport annuel de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime que l’agriculture mondiale pourrait aujourd’hui nourrir normalement 12 milliards d’humains [1], presque le double de l’humanité. Au seuil de ce nouveau millénaire, il n’y a plus aucune fatalité, aucun manque objectif. La planète croule sous la richesse. Un enfant qui meurt de faim est assassiné. Il n’est pas la victime d’une « loi de la nature » !

    Au-delà de la spéculation, quelles sont les autres causes de la faim dans le monde ?

    Tous les mécanismes qui tuent sont faits de main d’homme. La fabrication d’agrocarburants brûle des millions de tonnes de maïs aux États-Unis. L’océan vert de la canne à sucre au Brésil mange des millions d’hectares de terres arables. Pour remplir un réservoir de 50 litres de bioéthanol, vous devez brûler 352 kg de maïs. Au Mexique ou au Mali, où c’est l’aliment de base, un enfant vit une année avec cette quantité de maïs. Il faut agir face au réchauffement climatique, mais la solution ne passe pas par les agrocarburants ! Il faut faire des économies d’énergies, utiliser l’éolien, le solaire, encourager les transports publics.

    Autre élément : le dumping agricole biaise les marchés alimentaires dans les pays africains. L’Union européenne subventionne l’exportation de sa production agricole. En Afrique, vous pouvez acheter sur n’importe quel étal des fruits, des légumes, du poulet venant d’Europe à quasiment la moitié du prix du produit africain équivalent. Et quelques kilomètres plus loin, le paysan et sa famille travaillent dix heures par jour sous un soleil brûlant sans avoir la moindre chance de réunir le minimum vital.

    Et la dette extérieure des pays les plus pauvres les pénalise. Aucun gouvernement ne peut dégager le minimum de capital à investir dans l’agriculture, alors que ces États ont un besoin crucial d’améliorer leur productivité. En Afrique, il y a peu d’animaux de traction, pas d’engrais, pas de semences sélectionnées, pas assez d’irrigation.

    Enfin, le marché agricole mondial est dominé par une dizaine de sociétés transcontinentales extrêmement puissantes, qui décident chaque jour de qui va vivre et mourir. La stratégie de libéralisation et de privatisation du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a ouvert la porte des pays du Sud aux multinationales. La multinationale Cargill a contrôlé l’an dernier 26,8 % de tout le blé commercialisé dans le monde, Louis Dreyfus gère 31 % de tout le commerce du riz. Ils contrôlent les prix. La situation est la même pour les intrants : Monsanto et Syngenta dominent le marché mondial – donc la productivité des paysans.

    Que faire face à cette situation ?

    Ces mécanismes, faits de main d’homme, peuvent être changés par les hommes. Mon livre, Destruction massive, Géopolitique de la faim, malgré son titre alarmant, est un message d’espoir. La France est une grande et puissante démocratie, comme la plupart des États dominateurs d’Europe et d’Occident. Il n’y a pas d’impuissance en démocratie. Nous avons toutes les armes constitutionnelles en main – mobilisation populaire, vote, grève générale – pour forcer le ministre de l’Agriculture à voter pour l’abolition du dumping agricole à Bruxelles. Le ministre des Finances peut se prononcer au FMI pour le désendettement total et immédiat des pays les plus pauvres de la planète.

    La crise de la dette européenne rend cette position plus difficile à envisager…

    Elle complique la situation. Mais la taxe Tobin, quand elle a été proposée par Attac il y a quinze ans, était qualifiée d’irréaliste. Aujourd’hui, elle est discutée par le G20 ! Les organisations internationales sont obligées de constater la misère explosive créée par la hausse des prix des matières premières. Un chemin se dessine. Nous avons un impératif catégorique moral – au-delà des partis, des idéologies, des institutions, des syndicats : l’éveil des consciences. Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où des enfants meurent de faim alors que la planète croule sous les richesses. Nous ne voulons plus du banditisme bancaire. Nous voulons que l’État à nouveau exprime la volonté du citoyen, et ne soit pas un simple auxiliaire des entreprises multinationales. Ces revendications créent des mouvements dans la société civile.

    La crise ne risque-t-elle pas de provoquer une montée du populisme en Europe, plutôt qu’un nécessaire sursaut des consciences ?

    La lutte est incertaine. Le chômage et la peur du lendemain sont les terreaux du fascisme. Mais il y a une formidable espérance à la « périphérie », comme le montrent les insurrections paysannes pour la récupération des terres que les multinationales se sont appropriées au nord du Brésil et du Sénégal, au Honduras ou en Indonésie. Si nous arrivions à faire la jonction, à créer un front de solidarité entre ceux qui luttent à l’intérieur du cerveau de ces monstres froids et ceux qui souffrent à la périphérie, alors l’ordre cannibale du monde serait abattu. J’ai d’autant plus d’espoir que l’écart entre Sud et Nord se réduit, parce que la jungle avance. La violence nue du capital était jusqu’ici amortie au Nord, par les lois, une certaine décence, la négociation entre syndicats et représentants patronaux. Aujourd’hui, elle frappe ici les populations humbles. Il faut montrer la voie de l’insurrection et de la révolte.

    Propos recueillis par Élodie Bécu

    À lire : Jean Ziegler, Destruction massive : Géopolitique de la faim, 2011, Éditions du Seuil, 352 pages, 20 euros. Pour le commander dans la librairie la plus proche de chez vous, rendez-vous sur lalibraire.com.

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    21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 01:16

    POUR UNE SIXIEME REPUBLIQUE / PROGRAMME DU PCF

    pcfaffiche.jpg

    Le 06 avril 2006, il y plus de 10 ans,  le Parti Communiste Français proposait dans son programme une sixième République montrant le caractère néfaste du système présidentiel actuel et la nécessité d'un élargissement de la démocratie politique et sociale et l'indépendance de la justice.

    PROPOSITIONS DU PCF

    Les institutions de la 5ème République que nous avons dès l'origine combattues, ont, particulièrement ces dernières années, fait la preuve de leur nature foncièrement antidémocratique.

    Le renforcement du présidentialisme avive la crise de la politique. La citoyenneté est étouffée. Dans la mondialisation capitaliste, le pouvoir est confisqué par le capital et les actionnaires. C'est la dictature des marchés financiers. La démocratie sociale reste à inventer pour rendre effectif le droit constitutionnel à l'emploi pour tous, qui doit primer sur l'exigence de rentabilité et le pouvoir des actionnaires.

    Pour mettre fin à la concentration et à la privatisation des pouvoirs dans toute la société, pour organiser la diffusion et le partage de ces pouvoirs dans tout le corps social, nous nous plaçons dans la perspective d'une 6ème République fondée sur une démocratie pleinement participative. La 6ème République s'inscrit dans la continuité d'une tradition démocratique née en 1789, mais elle devra être en même temps la première République d'un nouvel âge démocratique, développant en tous domaines une logique d'intervention citoyenne directe et permanente, une véritable démocratie participative.

    Sans ce nouvel essor du pouvoir citoyen, qu'il faudra impulser à toutes les échelles de territoire, du local au national, de l'Europe au monde, toute politique de changement sera gravement handicapée, voire vaine.

    1. Pour fonder la nouvelle Constitution, des États généraux pour une nouvelle République seront réunis ; une Assemblée constituante sera élue, son projet soumis à ratification par référendum.

    2. Une Constitution fondés sur les droits
    Le socle de la nouvelle Constitution sera celui des droits. Ils ne seront pas renvoyés au seul préambule. Une Déclaration des droits fondamentaux et des libertés de la personne en constituera le titre premier. Elle énoncera des droits indivisibles : civils, politiques, économiques, sociaux ou culturels, s'appliquant à l'ensemble des résidents. Ces droits imprescriptibles seront contraignants, opposables devant les tribunaux. Le respect des droits fondamentaux relève d'une responsabilité publique et nationale et suppose des services publics hors concurrence et obéissant aux principes d'égalité, de responsabilité et d'efficacité.

    3. Une implication citoyenne active
    Le moteur de la nouvelle Constitution se trouvera dans une implication citoyenne active. Sous toutes ses formes, l'initiative citoyenne sera élargie, y compris à des propositions législatives, le référendum d'initiative populaire également. Toutes les assemblées élues devront mettre à leur ordre du jour toute proposition émanant d'une partie des citoyens, dont le seuil sera déterminée par la loi. La citoyenneté de résidence sera établie. Le statut de l'élu(e) rendra effective pour tous la possibilité d'exercer un mandat.

    4. Un renforcement de la souveraineté populaire
    La souveraineté populaire sera renforcée par un rapprochement significatif des élu-(e)s et de la population qu'ils représentent. La proportionnelle sera généralisée à toutes les élections. La parité sera généralisée et rendue obligatoire dans tous les scrutins. La durée des mandats sera réduite et leur cumul et leur renouvellement strictement limité. Des comités ou des conseils territoriaux veilleront à l'information, à l'exercice de la participation citoyenne et au contrôle de l'activité des élus.

    5. La logique des institutions sera celle de la prépondérance du législatif sur l'exécutif.
    Les dispositions qui rabaissent la représentation nationale telles que l'article 16, le vote bloqué, le recours à l'article 49-3...seront abandonnés. Le rôle de l'Assemblée nationale sera revalorisé et assorti de moyens effectifs de contrôle sur l'exécutif. Elle donne mandat de négociation au gouvernement sur chaque projet d'acte communautaire. Le Sénat, dans sa forme actuelle, sera supprimé. La seconde chambre, élue au suffrage universel direct, assurera le lien entre les initiatives des citoyens et collectivités territoriales et l'Assemblée nationale. Le rôle du Président de la République sera réduit : Il est le garant du fonctionnement démocratique des institutions. Il faudra créer les conditions de son élection pour cinq ans au suffrage indirect La responsabilité de l'exécutif incombera au Premier ministre et au gouvernement.

    6. Une décentralisation solidaire
    La décentralisation, dont l'état actuel fera l'objet d'un bilan critique, se conduira dans le double esprit de la souveraineté populaire et de la solidarité. Une collectivité pourra prendre en charge toute activité demandée par sa population ; une collectivité plus étendue ne prend en charge les activités d'une moins étendue que si celle-ci ne peut la satisfaire ou le souhaite par accord de partenariat.
    L'État est le garant de la solidarité nationale, de la volonté collective nationale et de la cohérence des politiques suivies, il maintient l'égalité de traitement entre les habitant-e et entre les territoires. Les collectivités auront les financements et les moyens pour assumer leurs missions.
    Les logiques de rentabilité aujourd'hui en œuvre dans l'exercice des fonctions de l'Etat doivent être abandonnées. Les instances de contrôle du fonctionnement transparent et démocratique des services de l'administration seront développées.
    L'accès à la Haute fonction publique sera démocratisé.

    7. La démocratie dans toute la société
    La démocratie sociale sera tenue pour une part essentielle de la vie démocratique, un moteur du développement économique. Il faut en finir avec la dictature des marchés financiers, avec les pleins pouvoirs du chef d'entreprise. La citoyenneté à l'entreprise sera constitutionnelle, avec des droits d'intervention et de décisions des salariés et de leurs organisations et institutions représentatives, dans la gestion des entreprises. Le principe des négociations collectives sera revalorisé et démocratisé par la loi, avec en particulier le principe généralisé des accords majoritaires en voix. La protection sociale sera confortée et démocratisée.
    La loi organisera la reconnaissance formelle et le développement résolu de toutes les formes de participation des syndicats, association et partis au fonctionnement des institutions. Leurs représentants seront dotés de statuts adaptés.

    8. Une justice indépendante
    L'indépendance de la Justice sera garantie. Le Conseil supérieur de la Justice sera garant de l'indépendance des magistrats. La tutelle du pouvoir exécutif sera supprimée. Le Président de la République et le Garde des Sceaux n'en seront plus membres. Le Conseil nomme et décide de l'avancement des magistrats du siège et du Parquet. L'unité et l'indépendance du corps des magistrats sont garanties par un statut établi par une loi organique. Les juges du siège sont inamovibles. Le ministère public est placé sous l'autorité du Garde des Sceaux pour l'exercice de l'action publique.
    Le programme des communistes

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    Published by bruno fornaciari - dans pcf SOCIETE
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    28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 10:41
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    21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 11:38
    Des soins pour Mumia !

    Posté le 18 février 2016

    En novembre 2015 je me suis rendu aux Etats-Unis, dans l’état de Pennsylvanie pour rencontrer Mumia Abu-Jamal emprisonné depuis 33 ans à la suite d’un procès inique. Mumia est atteint depuis plusieurs mois maintenant de l’hépatite C. Très affaibli, il ne bénéficie d’aucun soin adéquat. Cette maladie grave lui occasionne d’autres problèmes de santé tels que diabète et eczéma et commence à s’attaquer à son foi. Malgré cela les autorités de Pennsylvanie refusent de lui administrer un traitement, alors qu’un médicament efficace existe à cette maladie bien connue.

    Avant mon départ j’ai écrit au gouverneur de Pennsylvanie, M. Tom Wolf, pour lui faire part de ce déplacement et pour l’interroger sur la situation de Mumia qui risque aujourd’hui des complications toujours plus graves représentant un réel danger de mort. Vous pouvez consulter cette lettre ici : Patrick LE HYARIC Lettre au gouverneur – anglais / Patrick LE HYARIC lettre au Gouverneur – français

    En réponse à ce courrier j’ai reçu une première réponse du bureau du gouverneur m’informant qu’en raison des règles sur le respect de la vie privée, il leur est interdit de discuter et de communiquer des informations sur la santé des détenus. Néanmoins on nous assure que M. Mumia Abu Jamal est correctement traité. Vous pouvez lire cette réponse ici : Réponse bureau du gouverneur – anglais / Réponse bureau du Gouverneur – français

    Le 29 janvier 2016, l’administration pénitentiaire de Pennsylvanie m’a adressé un courrier que je porte à votre connaissance ci-dessous. La réponse est la même : ils ne peuvent communiquer au sujet de la santé de leurs détenus et assurent apporter les soins nécessaires à Mumia. Vous pouvez consulter ce courrier ici : réponse de l’administration pénitentiaire pennsylvanie – anglais / Réponse de l’adminisatrion pénitentiaire pennsylvanie – français

    Après avoir rencontré Mumia, ses soutiens et ses avocats, j’ai pu constater qu’il ne bénéficiait pas des soins appropriés et que son état de santé est inquiétant. En effet l’hépatite C si elle n’est pas soignée peut causer des problèmes de santé irréversibles et entraîner sa mort.

    Suite à ce constat alarmant j’ai largement informé le public mais aussi mes collègues parlementaires européens et nationaux de cette situation pouvant lui être fatale.

    C’est pourquoi, avec 109 autres parlementaires, nous avons fais parvenir au Gouverneur de Pennsylvanie, M. Tom Wolf, une lettre dans laquelle nous exprimons nos vives inquiétudes quant à la santé de Mumia Abu-Jamal et demandons qu’il intervienne afin que ce dernier bénéficie de soins médicaux comme le prévoit le droit international. (Cliquez ici pour lire cette lettre)

    Rappelons que 10 000 autres prisonniers de Pennsylvanie sont atteints de l’hépatite C et ne bénéficient d’aucun traitement.

    Exigeons pour Mumia et pour tous les autres détenus le respect de leurs droits humains, le droit aux soins.

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    BRUNO FORNACIARI

    HPIM3303

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