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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 13:50
Bruno Fornaciari
2 h
 

Que révèle au fond, l'appel de Mélenchon à "s'insurger" contre la loi travail le 23 septembre prochain ? C'est la poursuite et la mise en oeuvre d'une stratégie qui repose sur l'analyse selon laquelle les partis politiques "anciens" sont dépassés, voire obsolètes et que seuls le "mouvementisme" peut conduire au succès. "En Marche" et "la France Insoumise" en apporterait la preuve. Ce faisant, le dégagisme (le grand remplacement 
du PS par les "insoumis") inhibe tout le discours. Personne ne trouve grâce aux yeux des" refus de porter la cravate", avancée sociale et démocratique majeure s'il en est. Ni les syndicats, ni le PCF ou d'autres organisations démocratiques ne sont visibles dans l'horizon "insoumis". Dès la présidentielle, puis aux législatives qui suivirent, le message des "insoumis" était clair : "nous sommes les SEULS opposants de gauche" la "SEULE" alternative, les "SEULS " élus qui..., le "SEUL" groupe qui votera unanimement contre Macron etc...La posture d' "avant-garde" éclairante, qui rappelle les débats de 1968, est doublée d'une mansuétude juvénile envers les "nouveaux" élus", les députés LREM", qu'ils seraient capables à force de pédagogie, de convaincre "bien-fondé de nos propositions" Discours identique en direction du patronat (Faîtes votre métier de patron ,je vous en donne les moyens" (JL Mélenchon). Il faut bien le constater aussi, cette volonté d'apparaître comme la seule opposition de gauche, est relayée par nombre de médias bien en cours, sans que cela n'interroge les "insoumis" qui y voient sans doute la reconnaissance de leur propre influence. Tout se passe en terme de communication et de relais. Dans les médias et sur les réseaux sociaux. Pour donner du poids à un "appel" au peuple en soutien de "nos propositions contenues dans notre programme "l'avenir en commun" et de notre refus de la loi travail" les députés "insoumis" sont sollicités pour des meetings-prise de parole pédagogiques. Le 12 juillet dernier "partout en France" (quelques dizaines de prises de paroles éducatives ont eu lieu au succès modeste). Le 23 septembre un nouveau rassemblement des "insoumis" est programmé pour contester la loi travail, alors que déjà est annoncée par la CGT une grande manifestation syndicale contre la loi travail Bis le 12 septembre prochain, soutenu par de nombreuses organisations dont le PCF. Mais pour le "leader" de la FI c'est la continuation de la ligne "ou nous ou rien" La prétention hégémonique de la représentation de l'opposition politique s'étend maintenant au mouvement syndical. Nous sommes les "seuls véritables opposants" etc..."rejoignez-nous, venez à nos initiatives", les appels à l'insurrection morale, préparés par le sommet, des votes et des militants virtuels devant prouver le caractère de masse du mouvement (500 000 j'aime sur FB, ou plusieurs dizaines de milliers de participants au programme sur les réseaux sociaux etc..) C'est aller vers de grandes désillusions que de mépriser la diversité des oppositions. Si l'unité et la convergence des luttes et des mouvements revendicatifs sont, nécessaires, c'est à leur construction qu'il faut s'atteler et non pas à entretenir l'illusion d'un "sauveur" suprême qui donnerait le "TOP" du départ et de l'arrivée de l'insurrection citoyenne. A ce compte là, le 23 septembre en effet, "les Insoumis" risquent de se retrouver bien "SEULS".

 
 
 
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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 07:23

Le collectif des Economistes atterrés a dénoncé lundi les « visions catastrophistes » et les « hypothèses très contestables » selon lui du Conseil d'orientation des retraites (COR), qui n'envisage pas de retour à l'équilibre avant les années 2040 au mieux, l'accusant de plaider « de facto pour plus d'austérité ».

Depuis la dernière réforme des retraites de 2014, le COR, qui se définit comme une « instance indépendante et pluraliste d'expertise et de concertation », est chargé de publier chaque année un rapport sur la situation du système de retraites et ses évolutions. Ses dernières projections, rendues publiques en juin, sont plus pessimistes qu'en 2016 : à législation constante, l'équilibre financier ne devrait finalement être atteint, au mieux, qu'au début des années 2040. En cause, notamment, la récente révision des prévisions démographiques de l'Insee, avec l'abaissement du solde migratoire annuel ou encore l'allongement de l'espérance de vie des hommes.

Mais quid des « flux observés depuis la crise syrienne » ou des « signes de ralentissement » de la progression de l'espérance de vie observés « dans beaucoup de pays », s'interrogent Christophe Ramaux et Henri Sterdyniak, membres du collectif les Economistes atterrés, dans une note publiée lundi.

« L'exercice de prévision à très long terme », jusqu'en 2070, est « extrêmement fragile par construction », estiment-ils. En outre, « à ces incertitudes naturelles, s'ajoutent des choix retenus par le COR qui sont eux particulièrement contestables », comme les hypothèses d'une baisse du nombre de fonctionnaires, « de maintien d'un chômage à haut niveau, de la pression sur les salaires ».

« C'est un prétexte pour plus d'austérité encore »

« Ce sont les hypothèses d'austérité de dépenses publiques et d'austérité salariale qui provoquent le déficit (...) et c'est un prétexte pour plus d'austérité encore », s'alarment-ils, pointant « le refus d'envisager toute hausse de cotisation à l'avenir. Un choix proprement irresponsable ». Reconnaissant, « à sa décharge », que le COR doit « établir des prévisions à législations constantes », les Economistes atterrés déplorent les « conséquences de ces législations libérales » et du paradoxe qui en découle : « plus la société sera riche, moins elle consacrera aux retraités ».

Le niveau de vie moyen des retraités comparé à celui du reste de la population pourrait de fait baisser pour la première fois aux alentours de 2020, selon les prévisions du COR. « Plutot que de viser la baisse du poids des retraites dans le PIB, nous pouvons collectivement choisir de garantir le niveau de vie relatif des retraités », plaide le collectif, « si nécessaire par la hausse des cotisations sociales ».


En savoir plus sur http://www.cbanque.com/actu/63397/retraites-les-visions-catastrophistes-du-cor-contestees#4edh4Sge0XikdjRa.99

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 06:14

Dans le cadre de son 37e Congrès, le PCF a adopté une résolution qui décrit les propositions sur  lesquelles il fonde sa politique.

Voici le passage concernant la partie financière et économique qui comprend l'économie et la fiscalité et le travail, notamment..

"Pour une nouvelle efficacité sociale, les fonds des banques, les profits des entreprises et les fonds publics doivent être utilisés pour des dépenses de formation, de développement social, de services publics et d’investissements efficaces. La maîtrise populaire du crédit bancaire est un nouvel enjeu du XXIe siècle. Un pôle public bancaire incluant des banques nationalisées fonctionnant avec de nouveaux critères doit servir l’emploi et la formation, les progrès sociaux et écologiques.

Réformer en profondeur la fiscalité est indispensable pour pousser les entreprises à financer des investissements porteurs de créations d’emplois et de formations correctement rémunérées. À l’opposé, il faut pénaliser la distribution de bénéfices sous forme de dividendes contre l’emploi, la croissance réelle et l’environnement.

Créer un impôt local sur le capital matériel des entreprises, mettre à contribution le capital financier, ou encore réformer l’impôt sur la fortune (ISF) et l’impôt sur le revenu pour les rendre plus progressifs, instaurer une TVA à taux zéro pour les produits de première nécessité sont des mesures à la fois justes et efficaces. De nouvelles cotisations sociales contribueront au financement de la Sécurité d’emploi et de formation.

Bloquer la spéculation et la financiarisation de toute l’économie nécessite de placer l’utilisation des crédits des banques sous contrôle social avec des critères précis d’efficacité économique et sociale, de réaliser un audit de la dette publique.

Réorienter l’activité de la Banque centrale européenne (BCE) jusqu’à changer ses missions et créer en France un pôle public bancaire et financier est une exigence première. Transformer la politique et les critères du crédit ou encore bloquer les circulations de capitaux et de profit avec les paradis fiscaux sont des objectifs à conjuguer avec une profonde réforme de la fiscalité. La France doit se doter des moyens effectifs pour éradiquer la fraude fiscale.

Il faut en finir avec les exonérations de cotisations sociales patronales qui ont dramatiquement démontré leur perversité. Gestion démocratique de la création monétaire, création de pouvoirs nouveaux pour les salarié-e-s et leurs représentant-e-s dans la gestion de leur entreprise, ainsi que des citoyennes et des citoyens dans les institutions bancaires et les collectivités territoriales sont des moyens indispensables."

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 19:44

Pierre Laurent

4 h

Aux adhérent-es du Parti communiste français

Cher-e-s camarades,

Dans un communiqué publié mardi 9 mai au soir et dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV ce mercredi 9 mai, Jean-Luc Mélenchon et son directeur de campagne, Manuel Bompard, ont pris la responsabilité d'annoncer la rupture de toute discussion avec notre parti pour les élections législatives. Je sais que cette situation vous inquiète tous. Je le comprends.

Je veux vous le dire clairement : cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF, ne l'avons décidée, encore moins souhaitée, et nous ne nous y résolvons pas. Toute autre affirmation est simplement mensongère.

Tous les actes que nous avons produits, que j'ai personnellement produits depuis des mois pour notre engagement dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon et pour un accord national entre nos formations pour les élections législatives attestent du contraire. J'invite chacun à relire l'intégralité de mes prises de position et celles de la direction du Parti et les trois appels lancés depuis le premier tour de l'élection présidentielle.

Tout est dit, tout est clair et basé sur un principe simple : union et rassemblement dans le respect de tous. Je réfute donc les allégations entendues ces dernières heures. Je le dis avec fermeté et colère, même si je n'ai nullement l'intention de verser dans la polémique stérile à laquelle certains nous appellent. Des élections législatives cruciales nous attendent. Le peuple peut, à nouveau, reprendre la main. Être utile à cela est la seule chose qui m'importe, qui doit nous mobiliser.

Je tiens tout de même à apporter à chacun d'entre vous les éléments d'information et d'appréciation nécessaires.

1) D'abord, et c'est l'essentiel, sur le sens de nos efforts pour les élections législatives
Après l'élection présidentielle, cette nouvelle bataille est décisive. Elle va à nouveau redistribuer les cartes et peut donner une nouvelle chance aux électeurs, aux sept millions et demi qui ont voté Jean-Luc Mélenchon, de reprendre du pouvoir sur l'avenir.

Nous sommes dans une situation inédite, instable et mouvante. Les électeurs n'ont pas dit leur dernier mot. Ces élections vont décider deux choses : qui aura la majorité ? Aujourd'hui, la réponse n'est acquise pour personne. Et quelles formations seront demain présentes dans le nouveau paysage politique ?

Notre objectif est donc clair : disputer la majorité parlementaire à Emmanuel Macron, aux forces du libéralisme et de l’extrême-droite et permettre à toutes les forces engagées dans la bataille, dont le Parti communiste français, d'être représentées pour être utiles demain aux forces populaires. Forts des sept millions et demi de voix recueillies par Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, et rassemblés, nous pouvons (FI, le PCF, Ensemble !, etc) empêcher le Président de la République d’avoir les mains libres pour casser le Code du Travail.

Nous pouvons battre ses candidats et ceux de la droite dans de très nombreuses circonscriptions, barrer la route à l’entrée massive de députés Front national au Parlement, après avoir barré la route de l’Élysée à Marine Le Pen. La meilleure chance de victoire que nous pouvons nous donner, c’est l’union maximale de ces forces, en les unissant tout en respectant leurs différences.

C’est cette méthode que nous ne cessons de proposer pour les élections législatives, en rassemblant tous nos candidats sous une bannière commune respectueuse de tous, membres ou non de la France insoumise. Nous allons entrer en campagne en tendant nationalement et localement la main à de telles ententes. Nous agirons dans les heures qui viennent à nouveau en ce sens.

Pourquoi cette proposition de bon sens est-elle à ce jour refusée par les dirigeants de la France insoumise, même quand elle est localement acceptée ?

Je crains malheureusement que les dirigeants de la France insoumise misent sur un choix dangereux et périlleux pour la défense des intérêts populaires. Préférer l'intérêt d'une recomposition politique partisane autour de la seule France insoumise à la possibilité d’une ample victoire les 11 et 18 juin prochains. Mais je tiens à réaffirmer que rien, pour notre part, ne doit nous détourner du cap choisi. L’union des forces capables de reconstruire une gauche nouvelle, profondément réinventée comme nous avons commencé à le faire avec le Front de gauche puis dans cette année 2017, n’est pas un choix de circonstance électorale, c’est un choix de fond et durable.

Et je demande aux candidats que nous avons investis d’entrer en campagne en portant cette ambition de rassemblement auprès de tous les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, auprès de tous les électeurs aujourd'hui à la recherche d'une voie nouvelle pour l'avenir, auprès de toutes les forces socialistes et écologistes qui refuseront de cautionner la politique de Macron.

Notre ligne de conduite reste la même. Nous avons voté Jean-Luc Mélenchon pour ouvrir la voie à un nouvel espoir. Après avoir battu Marine Le Pen, et conscients des combats qui nous attendent face à Emmanuel Macron, nous voulons aujourd’hui concrétiser cet espoir et cette force dans les élections législatives en rassemblant le maximum de voix et de forces à gauche et en faisant élire le maximum de députés communistes et d'autres forces qui porteront les combats à venir.

Nos candidates et candidats, issus dans toute la France du monde du travail, doivent travailler à faire entrer cette force populaire à l’Assemblée nationale.

C’est sur ces bases que je lancerai demain à 19 h, au gymnase Japy à Paris, la campagne nationale de nos candidats pour les élections législatives. J'invite toutes celles et ceux qui le peuvent à y participer ou à en relayer la parole.

Dans cette bataille, nous défendons la liberté d'initiative du Parti communiste. Nous avons raison pour maintenant et pour l'avenir. Pour notre part, nous n'opposons pas ce choix à celui que d'autres font dans la France insoumise. Mais nous ne voulons pas de tutelle. Et la position claire que nous avons adoptée entre les deux tours est un bel exemple de l'utilité qu'il y a à maintenir la parole singulière du PCF.

Union et respect sont nos deux boussoles

2) Sur les négociations de ces dernières heures

Je veux là aussi donner quelques précisions. Car des camarades nous posent légitimement la question : avons-nous tout fait pour éviter l'échec actuel des discussions ?
Oui, nous avons tout tenté. Et nous allons continuer.

Hier après-midi, mardi 9 mai, j'ai lancé un nouvel appel public, le troisième en deux semaines, car nous sentions grandir le risque d'une annonce de rupture unilatérale. J 'ai redit notre volonté d'aboutir sans délai à un accord large et national permettant d’aller ensemble à la bataille avec une candidature commune dans le maximum de circonscriptions. Le risque grandissait puisque nos interlocuteurs écartaient depuis déjà dix jours toute possibilité d’un accord national qui n’aurait pas lieu sous la tutelle unique de la France insoumise, poussant ainsi à la multiplicité des candidatures issues des diverses forces ayant soutenu Jean-Luc Mélenchon et à la division des électeurs réunis par son bulletin de vote le 23 avril.

Depuis, nous en étions réduits à des discussions sur des listes qui diminuaient comme peau de chagrin, concernant une poignée de circonscriptions, 26 exactement sur 577 lors de la dernière discussion de lundi. Nous les poursuivions tout de même, avec la volonté d’aboutir à un accord pourtant insuffisant mais dont nous espérions qu’il envoie un signal unitaire positif.

Dans la dernière liste discutée, 13 retraits réciproques étaient envisagés pour chaque force, autant dire que nous étions loin de toute ambition majoritaire. Dans ces listes figuraient les 7 députés communistes sortants, comme si cela relevait d'un exploit que de soutenir des députés irréprochables dans leur combat tout au long du quinquennat, et seulement 6 circonscriptions dans lesquelles nous sommes au combat pour la reconquête.

Mais la France insoumise a continué de nous demander de nous retirer à Ivry et à Créteil sans contrepartie, ainsi qu'à Montreuil, à Grigny, tandis qu'elle refusait d'envisager tout retrait réciproque à Paris, où 4 circonscriptions sont pourtant jouables ; que jamais le Gard, la Dordogne ou les Bouches du Rhône n'ont été envisagés à un seul moment, pour ne prendre que trois exemples de très bons résultats départementaux de Jean-Luc Mélenchon. Où était la volonté de gagner ensemble ?

Malgré cela, et après avoir accepté d'intégrer dans les circonscriptions compensables par un retrait de notre part les 7 députés sortants, nous sommes allés jusqu'à accepter des retraits non compensés à Toulouse, à Montpellier, à Grenoble, à Marseille... Nous avons dit notre accord pour trouver des circonscriptions d'atterrissage gagnables et acceptables par nos deux formations pour les porte-paroles de France insoumise, puisque cela semblait être la priorité numéro un de la France insoumise, en démontrant que l'élargissement du périmètre des discussions permettrait de trouver aisément une solution. J'ajoute que jamais dans la discussion la moindre information ne nous a été donnée sur le choix de Jean-Luc Mélenchon, alors que s'il s'agissait de Marseille, cela aurait pu ouvrir la voie à une discussion fructueuse sur l'ensemble de la ville et du département. J'arrête là, mais je pourrais donner d'autres exemples que les responsables de notre secteur Élections, qui siégeaient à mes côtés dans ces discussions, pourraient aisément détailler.

Je tiens seulement à redire avec ces éléments que notre disponibilité à un accord même étriqué était total et qu'elle le reste. Évidemment, si je porte ces éléments à votre connaissance, ce n'est aucunement à l'usage d'une bataille publique mais afin que tous ceux qui nous demandent des éclaircissements puissent en disposer en toute transparence.

En conclusion,

Je veux le redire à chacune et chacun. Ne perdons pas de vue l'essentiel : l'intérêt de notre peuple et l'enjeu législatif face à Macron, la droite et le FN.

Travaillons inlassablement pour aujourd'hui et pour l'avenir, au rassemblement. Nous avons dans toute la France de belles et beaux candidats représentatifs du monde salarié, impliqués dans la vie du quotidien des Français, pétris de principes éthiques qui font tant défaut dans la politique. Le score qu'ils réaliseront, les députés que leur travail permettra d'élire, le groupe qu'ils permettront de constituer seront des points d'appui indispensables pour les batailles qui s'annoncent.

Ainsi, et nous en ferons un enjeu majeur de l'élection, nous pouvons priver le Président de la République de la possibilité de recourir aux ordonnances. Car il n'en a pas seul le pouvoir. Une loi d'habilitation de ces ordonnances doit être votée par le Parlement.

Alors, chers camarades, je vous appelle au combat et à la confiance, dans cette période aussi rude que pleine de promesses.

Courage à vous toutes et vous tous.

Pierre Laurent
Secrétaire national du Parti communiste français

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 09:21

Après l'alliance de "Debout la France" et Dupont-Aignan, avec le FN et Marine Le Pen, chacun, et notamment les responsables politiques, doit prendre conscience du danger qui monte. Il est passé le temps où l'on pouvait croire pouvoir se préserver sans dommage, de "compromission" supposée. S'en est fini aujourd'hui. Le danger est tel que la probabilité côtoie l'incertitude, sans que l'on sache qui prendra le dessus le 7 mai. La responsabilité est immense, notamment de celui qui reçu et porta tous les espoirs d'une France progressiste et démocrate. Et c'est bien cel qui est en jeu. La VIe République s'éloignerait d'autant plus si le brun s'imposait. Les valeurs et les progrès sociaux seraient remisés, à quand ? Jean-Luc Mélenchon n'est pas que le candidat de la "France Insoumise". Il a été aussi celui des communistes, des démocrates, de nombreux électeurs jusque-là socialistes ou EELV, de nombreux sans parti etc..
Combien sont ceux qui se trouveraient pris en otage par une posture politicienne. Ce serait inacceptable. Devant le danger on ne recule pas. On fait front pour l'humain d'abord.

 
 
 
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 13:30
Après quelques contacts dans mon entourage, l'angoisse monte. Je relève que le vote Marine Le Pen n'est pas considéré comme un danger mais plutôt comme une réponse à l'incurie e "tous les autres" et qu'il faut bien essayé, "ça ne sera pas pire' et puis "si ça va pas on changera encore" Le vote pour Macron est bien identifié pour ce qu'il est, un vote pour plus d'injustice et un vote pour le candidat du système et des banquiers.
Je crains vraiment pour le 7 mai prochain s'il n'y a pas un sursaut citoyen et républicain.
Les mots d'ordre de voter blancs ou d'abstention, comme condamnation des deux candidats emportent l'adhésion des plus jeunes qui veulent bousculer "l'etablishment".
Le vote Macron pour combattre pratiquement et efficacement le FN n'est pas vraiment entendu.
Les dirigeants politiques de gauche, les républicains, les démocrates doivent prendre la mesure du danger, et se conduire en responsables. Le candidat Macron, qui postule à la Présidence doit se montrer à la hauteur de la tâche. Macron n'est pas Chirac. Ses conseillers, les forces sociales et politiques qui l'entourent, porteraient une immense responsabilité dans l'avènement d'une période noire dans notre pays et en Europe. Notre parti Communiste doit prendre rapidement de bonnes initiatives, adaptées à la gravité de la situation, ainsi que tous les hommes et femmes de bonne volonté conscients du réel danger. Il n'est pas encore trop tard.
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 12:44

Cyril Cineux

1 h

Quelques idées que je verse à la réflexion collective…

D'abord, il y a de la déception au vu du score de Jean-Luc Mélenchon et des réelles possibilités qu'il avait d'accéder au second tour. Cette situation est d'autant plus rageante que nous n'avons cessé d'alerter sur ce risque depuis des mois et que nous avons appelé au rassemblement des forces de gauche et écologique pour éviter cela. S'il avait eu lieu, si nous avions été capable de regarder ce qui nous rassemblait plutôt que de fixer ce qui nous divise, aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon serait au 2eme tour de l'élection présidentielle et nous serions dans une situation complètement différente.
Mais nous n'avons pas réussi. Chacun-e devra assumer cette responsabilité à la place qui est la sienne.

Une échéance électorale et notamment l'élection présidentielle est un moment où une séquence politique se ferme et où une autre s'ouvre. Dans celle qui s'ouvre, il y a beaucoup d'inconnus et des dangers potentiels mais il y aussi ce score national de 19 % de Jean-Luc Mélenchon qui peut permettre de reconstruire une gauche de combat, une gauche de transformation sociale et écologique, une gauche qui peut être le moteur de la résistance du prochain quinquennat. Pour cela, il va falloir se parler et se rassembler.

Maintenant, il y a le second tour. Le choix que nous allons faire va clore une séquence. Il ne réglera rien de ce que nous n'avons pas réglé durant la séquence précédente, durant les 5 dernières années. La présence de Le Pen au second tour était déjà annoncé en 2013. Les risques que la gauche soit absente du second tour de l'élection présidentielle n'ont fait que grandir au cours du désastreux mandat de Hollande et Valls. Et malgré le fait que le peuple de gauche ait rendu impossible la candidature d' Hollande et se soit déplacé lors des primaires pour empêcher Valls d'être candidat, nous n'avons pas réussi à ce que les dynamiques de Jean-Luc Mélenchon et de Benoit Hamon se conjugue pour n'en faire qu'une.

Dès lors, puisque nous n'avons pas pu régler avant, il faut affronter ce second tour avec les outils à notre disposition. 
A force de banalisation, à force de l'annoncer encore et encore au second tour, nous nous sommes habitués à la présence du Front National et, peut-être, que cette habitude peut amener certains à en sous-estimer le danger. 
Je n'oublie pas, pour ma part, que ce Parti a été fondé par d'anciens miliciens et d'anciens collaborateurs. Je n'oublie pas non plus que le PCF a payé un lourd tribut à la lutte antifasciste, que ce n'est pas pour rien qu'il s'est appelé le parti des fusillés et que les descendants politiques de ceux qui tenaient les fusils voient leur candidate au second tour de la présidentielle.
Oui, le FN est un parti raciste, xénophobe, homophobe, sexiste. Même si Marine Le Pen a essayé de ripoliné la façade, l'intérieur est toujours aussi sombre. On le voit là où les élus du FN dirigent des collectivités, ils ont une conception particulière de la démocratie et de la liberté, il s'attaquent aux associations de défenses des droits, aux syndicalistes. 
Non, le FN n'est pas un parti comme un autre. Et non, Macron, avec tout son insupportable libéralisme et sa responsabilité dans la montée du FN n'est pas l'égal de Marine Le Pen. Tirer un trait d'égalité est, de mon point de vue, terrible parce que simpliste et facile. La politique, la vie est plus complexe que ça.
Et cela n'enlève en rien toutes, absolument toutes, les critiques que l'on peut faire à Macron. 
Mais le système de la V° République (que nous voulons changer) ne nous donne pas d'autre arme électorale que le bulletin Macron pour empêcher la victoire de Le Pen.

En 2002, avec l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour, dans une configuration totalement différente, Jean-Luc Mélenchon déclarait : «Le vote d'extrême droite doit être réduit au minimum par nos propres forces. Quelle conscience de gauche peut accepter de compter sur le voisin pour sauvegarder l'essentiel parce que l'effort lui paraît indigne de soi? Ne pas faire son devoir républicain en raison de la nausée que nous donne le moyen d'action, c'est prendre un risque collectif sans commune mesure avec l'inconvénient individuel.» 
Ce n'est pas seulement la victoire de Le Pen qu'il faut empêcher, il faut aussi la contrer le plus largement possible dans la perspective des législatives qui suivront et de tous les combats que nous devrons poursuivre face à la haine.

Ainsi, sans hésitation, je voterai contre le FN le 7 mai, avec la seule arme que cette V° République à bout de souffle m'autorise. Et dès le 8 mai, avec mes camarades, je reprendrai le combat social contre le projet libéral de Macron.

Dans l'immédiat, c'est à la préparation d'un grand 1er mai qu'il faut s'atteler, un 1er mai antifasciste et porteur de luttes sociales. Ensuite, il faudra poursuivre l'élan et la dynamique qui se sont levés avec la campagne de Jean-Luc Mélenchon aux prochaines élections législatives.
Nous pouvons envoyer à l'Assemblée Nationale des députés qui résisteront à la droite et à l'extrême-droite, des députés qui seront, comme André Chassaigne l'a été durant tout son mandat, des points d'appui pour les luttes sociales. Mais, pour cela, il ne faut pas rejouer le scénario de la présidentielle, il faut que la gauche se rassemble et aille au combat uni. C'est le sens de l'appel du PCF, que je partage, aux « forces de gauche et de progrès, aux équipes de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, toutes les forces engagées dans la campagne, celles de Benoît Hamon, des socialistes et des écologistes, des femmes et des hommes désireux de reconstruire une gauche de combat et de transformation sociale et à se réunir, à débattre publiquement et préparer ensemble les échéances décisives à venir, celles du second tour de l'élection présidentielle, du 1er mai, et celles des élections législatives des 11 et 18 juin. »

Maintenant, à chacune, à chacun de faire son propre choix.

Pour moi, c'est toujours l'Humain d'abord.

No pasaran.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:15
NOUS N'ATTENDRONS PAS CINQ ANS
 
 
Les communistes du Thouarsais saluent le score de 19,6 % réalisé par Jean-Luc Mélenchon, même s'il ne lui permet pas de figurer au second tour. La dynamique autour de sa candidature à laquelle les communistes ont largement contribué, est un acquis pour résister et construire.
Comme bien d'autres, les communistes du Thouarsais regrettent qu'une candidature de rassemblement de la gauche progressiste n'ait pu se construire : elle aurait pu mathématiquement être au 2e tour et ouvrir d'autres perspectives démocratiques et de progrès humain.
Quoi qu'il en soit, nous appelons les Thouarsais à se prononcer en conscience pour éviter le pire lors du second tour en battant la candidate du Front national.
Mais sans attendre nous leur proposons de se mobiliser le 1er mai pour le progrès social et les droits des travailleurs.
Les communistes Thouarsais engagerons leurs forces, pour rendre possible la constitution d'une majorité de progrès à l'Assemblée Nationale.
 
Pour Ie PCF Thouarsais
Bruno Fornaciari.- Ernest Levindré - Joël Grellier

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 11:50
Comme plusieurs d'entre vous, j'ai des réserves ou des désaccords sur certaines dispositions du programme, de la stratégie ou de déclaration du candidat Mélenchon. Cependant, j'écoute tous les candidats et force est de constater que celui qui me parait être le plus proche de mes propres convictions s'avère être le candidat que soutient mon parti le PCF. Je note aussi que Mélenchon en s'expliquant davantage s'approche encore d'elle. Bien sûr je peux déplorer que sur la question européenne il fait trop peu de cas à mon avis des interventions citoyennes et politiques des peuples européens et du peuple français lui-même. Oui je pense que la maîtrise de l'économie et de la finance ne peut se régler uniquement par un partage moins injuste des richesses, mais par une vraie maîtrise des banques et du système financier pour avancer sur de nouveaux critères de gestion. Oui, je sais qu'il revendique une stratégie dégagiste (qui pourrait faire ses preuves) en considérant second les partis politiques. Voire. Une réflexion de Mélenchon sur sa péniche appelant les spectateurs à faire et à participer, me laisse penser que les partis politiques ont encore, évidemment ôur moi, un grand rôle à jouer, dans les mobilisations et surtout dans les options politiques. Oui, je peux évoquer encore d'autres sujets qui me grattent.
Mais sur des sujets essentiels, emploi et salaires directs et différés, droits nouveaux des travailleurs, libertés, paix, éducations, investissements publics, préservation de l'agriculture et de l'industrie, élargissement de l'accès à la culture et la protection des artistes... beaucoup de thèmes rejoignent mes préoccupations et y répondent pour partie. C'est faire confiance au peuple, aux débats démocratiques qui enrichiront encore le programme et la pratique. Rien n'est figé. Tout au contraire. Tout devient possible. Les paroles maladroites ou regrettables concernant une majorité sans frondeurs, ne me feront pas dévier de l'essentiel. Eliminer les candidats du libéralisme et de l'aggravation d e la crise pour la grande masse de nos concitoyens. Ouvrir des perspectives enthousiasmantes de progrès sociaux, démocratiques et pacifiques. Mélenchon au 2e tour peut lever l'énergie populaire d'un changement attendu depuis des décennies. Et le rôle des partis qui se présentent comme révolutionnaires n'est-il pas de favoriser le possible aujourd'hui à notre porte? Je me refuse de me décourager en votant inutile ou blanc, ce qui reviendrait finalement à refuser le changement possible même s'il n'est pas tout celui que nous aurions voulu. Mais serait-est-ce un progrès ou un recul ? Bon tout indique, les personnes que je rencontre sont très intéressées, les regards et les décisions de vote bougent, que cela va dans le bon sens. Notre combat en sortira renforcé et validé. La fenêtre s'ouvrira-t-elle sur la lumière ?
C'est de notre responsabilité collective...et personnelle.
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 10:03

Pourquoi le vote utile est aujourd’hui le vote Jean-Luc Mélenchon.

Cette élection a d’abord été présentée comme un chemin tranquille pour la droite, avec une victoire face à Marine Le Pen, dont la qualification assurée au second tour était l’autre versant d’une élection qui fut un long moment verrouillée. Puis, avec l’affaire Fillon, la campagne a pris des allures de « série TV » avec son lot de révélations et de rebondissements. On a même pu alors se demander s’il serait possible de faire campagne, d’avoir une vraie confrontation démocratique, projet contre-projet.

Pour la première fois, le vote utile peut bénéficier à Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la gauche de rupture et de transformation. Jamais, sous la Ve République, l’élection présidentielle n’a présenté un paysage aussi imprévisible et aussi ouvert. En fait, tout est possible. Le niveau inédit d’indécision dans l’électorat, à quelques jours du vote, est une autre caractéristique qui montre combien un très grand nombre de personnes réfléchissent, pèsent les conséquences de leur vote pour la suite.

Si les attaques visant Jean-Luc Mélenchon sont si violentes, c’est que les puissances économiques, politiques et médiatiques, chiennes de garde du système actuel, ont bien compris que le vote utile pouvait aujourd’hui bénéficier au candidat soutenu par le PCF, créer les conditions de son élection le 7 mai et celles d’une majorité politique de gauche en juin pour un vrai changement. La dynamique pour le vote Jean-Luc Mélenchon a dépassé François Fillon dans une série de sondages convergents. Il est donné nettement gagnant face au FN au second tour. Donc, l’argument d’un vote utile pour Macron, permettant d’éviter un second tour Le Pen/Fillon n’est plus valable. Il s’effondre. Les gens nous disaient qu’ils se sentaient plus proche des idées et des valeurs de Jean-Luc Mélenchon mais qu’ils avaient la crainte d’un second tour FN/droite. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Ils libèrent leur vote.

C’est la première fois que le vote utile, qui fut si longtemps une enclume, va permettre de voter « pour », de choisir le bulletin de son cœur. Jean-Luc Mélenchon est le seul des quatre candidats à pouvoir accéder au second tour à proposer une relance sociale est un renouveau démocratique. Notre candidat est aujourd’hui le mieux placé à gauche pour répondre à un climat dominé par l’envie de passer à autre chose, par le désir de renverser la table où trop de renoncements et de trahisons ont nourri l’écœurement du plus grand nombre, l’accroissement des inégalités et des injustices.

L’utilité de ce vote est qu’il permet enfin de ne plus laisser les commandes du pays aux libéraux de tout poil, qui ont échoué sur tout, sauf sur la progression de l’extrême droite. C’est un dernier élément pour convaincre du vote utile avec le bulletin Jean-Luc Mélenchon. Quant apparaît  à l’horizon une perspective positive, une espérance à portée de main, une victoire, alors on sent bien que l’extrême droite est moins à son aise. Ce fut le cas pour Marine Le Pen lors des débats télévisés au cours desquels Jean-Luc Mélenchon a fait la différence. Le vote utile est aujourd’hui celui qui permet d’affirmer qu’il existe bel et bien une France de gauche, du progrès social, environnemental  et démocratique.

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BRUNO FORNACIARI

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