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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:40

Le résultat des élections pour la représentation syndicale dans les TPE mérite qu'on s'y attarde. Plusieurs analyses seront proposées bien sûr. Pour ma part, un des aspects de ces élections retient mon attention. Chacun le sait, l'implantation et l'activité syndicale est difficile dans les TPE et quasi absente. Ce ne sont donc pas les militants syndicaux dans ces entreprises qui ont été décisifs dans le vote des salariés , même si les union locales ont "fait leur job".
Celles et ceux qui ont participé sont celles et ceux (quel rapport hommes/femmes ?) qui ont le plus conscience du rôle d'une organisation syndicale. Les grandes centrales sont en recul, - 5 % pour la CGT - 4% pour la CFDT. Mais au final, malgré la prophétie intéressée des médias selon laquelle la CGT serait dominée par la centrale réformiste n'a pas eu lieu, mais la CGT n'a non seulement pas été dépassée par la CFDT mais reste la principale organisation et maintient son avance de plus 10 % sur la seconde qui plafonne à 14,5 %
Si l'on y ajoute que la CGC s'est choisie une tête plus anti-libérale, plus combative, plus à gauche, peut-on dire que le vent tourne ? En ce sens le résultat des élections dans les TPE est plus un thermomètre qu'un guerre ouverte contre le capitalisme. Mais le vent, cette fois-ci, tourne-t-il dans le bon sens ?

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 17:57

Revalorisation des retraites agricoles : la proposition de loi adoptée à l’unanimité en Commission

MERCREDI, 25 JANVIER, 2017
HUMANITE.FR
Photo Bertrand Guay/AFP
Photo Bertrand Guay/AFP

Communiqué. La commission des Affaires sociales vient d’adopter ce mercredi 25 janvier, à l’unanimité de tous les groupes de l’Assemblée nationale, la proposition de loi d’André Chassaigne, Huguette Bello et des députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, visant à assurer la revalorisation des retraites agricoles

La pension moyenne des agriculteurs s’élève aujourd’hui à 766 euros par mois, soit niveau inférieur à la fois au seuil de pauvreté et à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Un(e) retraité(e) sur trois a une retraite inférieure à 350 euros par mois !

C’est sur la base de ce constat alarmant, et avec l’ambition d’améliorer concrètement le niveau des pensions, que le texte a été présenté par André Chassaigne, rapporteur de la proposition de loi, devant la commission des affaires sociales.

La première mesure vise à élever le niveau minimum de pension agricole et à rétablir l’équilibre financier du régime de retraite complémentaire obligatoire – dit « RCO ». Elle pose le principe d’une retraite à 85 % du SMIC net au 1er janvier 2018, au lieu des 75 % prévus par le droit actuel. Cette mesure répond à une revendication forte des associations de retraités et des syndicats agricoles.

Sur proposition du rapporteur, cette mesure sera financée par une taxe additionnelle à la taxe sur les transactions financières. Cette nouvelle recette du régime complémentaire obligatoire des non-salariés agricoles permettra d’assurer à la fois le retour à l’équilibre du régime, tout en garantissant les ressources nécessaires à l’atteinte de 85 % du SMIC. 

L’autre volet du texte est consacré à la revalorisation des pensions de retraites dans les outre-mer au regard de leur extrême faiblesse.

Les avancées contenues dans cette proposition de loi sont à la fois décisives, urgentes et attendues par l’ensemble du monde agricole. Suite au vote unanime en commission, elles devraient être définitivement adoptées le 2 février prochain en séance publique.

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 08:26

Jean Ziegler : « Les spéculateurs devraient être jugés pour crime contre l’humanité »

PAR 


​​​​​​Les resources de la planète peuvent nourrir 12 milliards d’humains, mais la spéculation et la mainmise des multinationales sur les matières premières créent une pénurie. Conséquence : chaque être humain qui meurt de faim est assassiné, affirme Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Il dénonce cette « destruction massive » par les marchés financiers. Des mécanismes construits par l’homme, et que l’homme peut renverser. Entretien :

Basta ! : Craignez-vous que la crise financière amplifie celle de la faim dans le monde ?

Jean Ziegler : Tous les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Près d’un milliard d’humains sur les 7 milliards que compte la planète souffrent de sous-alimentation. La pyramide des martyrs augmente. À cette faim structurelle, s’ajoute un phénomène conjoncturel : les brusques famines provoquées par une catastrophe climatique – comme en Afrique orientale, où 12 millions de personnes sont au bord de la destruction – ou par la guerre comme au Darfour. En raison de la crise financière, les ressources du Programme alimentaire mondial (PAM), chargé de l’aide d’urgence, ont diminué de moitié, passant de 6 milliards de dollars à 2,8 milliards. Les pays industrialisés ne paient plus leurs cotisations car il faut sauver la Grèce, l’Italie et les banques françaises. Une coupe budgétaire qui a un impact direct sur les plus démunis. Dans la corne de l’Afrique, le PAM est contraint de refuser l’entrée de ses centres de nutrition thérapeutique à des centaines de familles affamées qui retournent dans la savane vers une mort presque certaine.

Et les financiers continuent de spéculer sur les marchés alimentaires. Les prix des trois aliments de base, maïs, blé et riz – qui couvrent 75 % de la consommation mondiale – ont littéralement explosé. La hausse des prix étrangle les 1,7 milliard d’humains extrêmement pauvres vivant dans les bidonvilles de la planète, qui doivent assurer le minimum vital avec moins de 1,25 dollar par jour. Les spéculateurs boursiers qui ont ruiné les économies occidentales par appât du gain et avidité folle devraient être traduits devant un tribunal de Nuremberg pour crime contre l’humanité.

Les ressources de la planète suffisent à nourrir l’humanité. La malnutrition est-elle seulement une question de répartition ?

Le rapport annuel de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime que l’agriculture mondiale pourrait aujourd’hui nourrir normalement 12 milliards d’humains [1], presque le double de l’humanité. Au seuil de ce nouveau millénaire, il n’y a plus aucune fatalité, aucun manque objectif. La planète croule sous la richesse. Un enfant qui meurt de faim est assassiné. Il n’est pas la victime d’une « loi de la nature » !

Au-delà de la spéculation, quelles sont les autres causes de la faim dans le monde ?

Tous les mécanismes qui tuent sont faits de main d’homme. La fabrication d’agrocarburants brûle des millions de tonnes de maïs aux États-Unis. L’océan vert de la canne à sucre au Brésil mange des millions d’hectares de terres arables. Pour remplir un réservoir de 50 litres de bioéthanol, vous devez brûler 352 kg de maïs. Au Mexique ou au Mali, où c’est l’aliment de base, un enfant vit une année avec cette quantité de maïs. Il faut agir face au réchauffement climatique, mais la solution ne passe pas par les agrocarburants ! Il faut faire des économies d’énergies, utiliser l’éolien, le solaire, encourager les transports publics.

Autre élément : le dumping agricole biaise les marchés alimentaires dans les pays africains. L’Union européenne subventionne l’exportation de sa production agricole. En Afrique, vous pouvez acheter sur n’importe quel étal des fruits, des légumes, du poulet venant d’Europe à quasiment la moitié du prix du produit africain équivalent. Et quelques kilomètres plus loin, le paysan et sa famille travaillent dix heures par jour sous un soleil brûlant sans avoir la moindre chance de réunir le minimum vital.

Et la dette extérieure des pays les plus pauvres les pénalise. Aucun gouvernement ne peut dégager le minimum de capital à investir dans l’agriculture, alors que ces États ont un besoin crucial d’améliorer leur productivité. En Afrique, il y a peu d’animaux de traction, pas d’engrais, pas de semences sélectionnées, pas assez d’irrigation.

Enfin, le marché agricole mondial est dominé par une dizaine de sociétés transcontinentales extrêmement puissantes, qui décident chaque jour de qui va vivre et mourir. La stratégie de libéralisation et de privatisation du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a ouvert la porte des pays du Sud aux multinationales. La multinationale Cargill a contrôlé l’an dernier 26,8 % de tout le blé commercialisé dans le monde, Louis Dreyfus gère 31 % de tout le commerce du riz. Ils contrôlent les prix. La situation est la même pour les intrants : Monsanto et Syngenta dominent le marché mondial – donc la productivité des paysans.

Que faire face à cette situation ?

Ces mécanismes, faits de main d’homme, peuvent être changés par les hommes. Mon livre, Destruction massive, Géopolitique de la faim, malgré son titre alarmant, est un message d’espoir. La France est une grande et puissante démocratie, comme la plupart des États dominateurs d’Europe et d’Occident. Il n’y a pas d’impuissance en démocratie. Nous avons toutes les armes constitutionnelles en main – mobilisation populaire, vote, grève générale – pour forcer le ministre de l’Agriculture à voter pour l’abolition du dumping agricole à Bruxelles. Le ministre des Finances peut se prononcer au FMI pour le désendettement total et immédiat des pays les plus pauvres de la planète.

La crise de la dette européenne rend cette position plus difficile à envisager…

Elle complique la situation. Mais la taxe Tobin, quand elle a été proposée par Attac il y a quinze ans, était qualifiée d’irréaliste. Aujourd’hui, elle est discutée par le G20 ! Les organisations internationales sont obligées de constater la misère explosive créée par la hausse des prix des matières premières. Un chemin se dessine. Nous avons un impératif catégorique moral – au-delà des partis, des idéologies, des institutions, des syndicats : l’éveil des consciences. Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où des enfants meurent de faim alors que la planète croule sous les richesses. Nous ne voulons plus du banditisme bancaire. Nous voulons que l’État à nouveau exprime la volonté du citoyen, et ne soit pas un simple auxiliaire des entreprises multinationales. Ces revendications créent des mouvements dans la société civile.

La crise ne risque-t-elle pas de provoquer une montée du populisme en Europe, plutôt qu’un nécessaire sursaut des consciences ?

La lutte est incertaine. Le chômage et la peur du lendemain sont les terreaux du fascisme. Mais il y a une formidable espérance à la « périphérie », comme le montrent les insurrections paysannes pour la récupération des terres que les multinationales se sont appropriées au nord du Brésil et du Sénégal, au Honduras ou en Indonésie. Si nous arrivions à faire la jonction, à créer un front de solidarité entre ceux qui luttent à l’intérieur du cerveau de ces monstres froids et ceux qui souffrent à la périphérie, alors l’ordre cannibale du monde serait abattu. J’ai d’autant plus d’espoir que l’écart entre Sud et Nord se réduit, parce que la jungle avance. La violence nue du capital était jusqu’ici amortie au Nord, par les lois, une certaine décence, la négociation entre syndicats et représentants patronaux. Aujourd’hui, elle frappe ici les populations humbles. Il faut montrer la voie de l’insurrection et de la révolte.

Propos recueillis par Élodie Bécu

À lire : Jean Ziegler, Destruction massive : Géopolitique de la faim, 2011, Éditions du Seuil, 352 pages, 20 euros. Pour le commander dans la librairie la plus proche de chez vous, rendez-vous sur lalibraire.com.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 10:00

Que sont devenus les syndicalistes de la CFDT ?

Les gouvernements savent récompenser les « gentils » dirigeants syndicaux !!!

  • Nicole Notat : secrétaire de la CFDT de 1992 à 2002.

Nicole Notat refuse de se joindre aux grandes grèves en décembre 1995 et apporte son soutien au plan Juppé de réforme de la Sécu et des retraites des fonctionnaires. Cette position ravive la contestation interne et des militants quittent la CFDT cheminots pour créer SUD Rail. Elle noue aussi des relations avec le MEDEF et accepte ainsi le plan d’aide au retour à l’emploi en 2000. Nicole Notat décide de quitter la direction de la CFDT en 2002 et prend la présidence de l’UNEDIC. La même année, elle devient PDG d’une entreprise de conseil et d’évaluation, Vigéo financé par des multinationales. Depuis le 1er janvier 2011 Nicole Notat est à la tête de l’association « Le Siècle », le club le plus célèbre et influent des élites politiques, économiques et médiatiques de France. Nicole Notat a été désignée par le Conseil européen membre du Groupe de Réflexion sur l’avenir de l’Europe et a été nommé membre des conseil d’administration de la Coface et du journal Le Monde. Depuis novembre 2011, elle est médiatrice dans le cadre de la mise en place des nouveaux horaires par la SNCF et RFF. En janvier 2013, elle devient la chef de file du groupe de travail « Promouvoir et valoriser l’entrepreneuriat responsable » des futures assises de l’entrepreneuriat, sous l’égide de la ministre Fleur Pellerin.

  • François Cherèque : Secrétaire général de la CFDT de 2002 à 2012.

Fils de Jacques Chérèque, un ancien secrétaire général adjoint de la CFDT dans les années 80, nommé préfet et ministre de Roccard. Jacques Chérèque entérina la fermeture de nombreux sites sidérurgiques français. Il fut l’auteur de la phrase tristement célèbre : « Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains. » En pleine mobilisation contre le plan Fillon, François Chérèque signa la “ réforme ” (casse) des retraites en 2003. il fut surnomméle traître, collabo ou complice par ses opposants. Le 3 janvier 2013, il est nommé inspecteur général des affaires sociales au statut de haut fonctionnaire. Le 12 janvier 2013 il est élu président du laboratoire d’idées Terra Nova, proche du parti socialiste.

  • Edouard Martin : délégué CFDT d’Arcelor Mital.

En 1989, Édouard Martin est élu délégué du personnel CFDT de l’usine ArcelorMittal. Il prend la tête de la lutte contre la fermeture des hauts-fourneaux de Florange en 2009. Malgré les promesse de François Hollande, Florange ferme en 2013, sur la base d’un accord signé par la CFDT. Après avoir reconnu que François Hollande lui avait menti et que le gouvernement l’avait trahi…. il est désigné tête de la liste PS aux élections européenne de 2014 à la place de Catherine Trautman.

  • Anousheh KARVAR : Ancienne trésorière de la CFDT.

Pratiquement inconnue, il y a là pourtant du lourd. En 2012, elle est nommée inspectrice générale des affaires sociales (comme Chérèque). Elle est devenue en 2016 Directrice de cabinet adjointe, chargée de l’emploi et du plan d’urgence pour l’emploi … de Myriam El Khomri ! Responsable, donc de la Loi dite “ Travail ”. Amusant ? (non, pas trop…)

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 09:29

Airvault : fin de conflit chez Calcia

21 avril 2016

Après 7 jours de grève, la direction et l'intersyndicale CGT - CFE-CGT - CFDT de Calcia-Italcimenti ont trouvé un accord hier. Le travail a repris à 5 h ce matin. L'accord porte sur une prime de 750 € nets par salarié (1.500 € revendiqués), le recouvrement de deux mois des départs en retraite, un engagement sur l'intéressement 2016-2018 et l'étalement des jours de grève avec une possible compensation par des jours de repos. Celui d'hier ne sera pas compté. « On ne saute pas de joie, mais on est satisfaits », confie Bernard Moreau, délégué CGT.

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 20:06

Appel du congrès de la CGT

En direct sur le site UCR/CGT

Durant toute la journée de mercredi, les partisans d’une grève "générale, reconductible" et du "blocage" de l’économie du pays ont monopolisé bruyamment le temps de parole reprenant ainsi une déclaration d’Olivier Besancenot allant dans ce sens. A croire que l’ensemble du congrès partageait cette démarche alors que Philippe Martinez avait souligné à l’ouverture des travaux : « une grève ne se décrète pas » Un délégué a résumé une opinion partagée : « la CGT propose, les salariés disposent ». Le congrès a adopté à une large majoré un appel dont voici l’intégralité.

"Les 1 000 délégués réunis en congrès à Marseille du 18 au 22 avril 2016 ont analysé la situation économique et sociale, le contexte des mobilisations désormais ancrées dans le pays depuis plus d’un mois et demi.

"La CGT lance un appel fort et déterminé à l’ensemble des salariés du privé et du public, des jeunes, des privés d’emploi, des retraités et de ses syndicats, à poursuivre et amplifier partout le rapport de force jusqu’au retrait du projet de la loi dite « Travail » dynamitant notre modèle social.

"Il s’agit d’organiser dans toutes les entreprises et les établissements des réunions d’information, des rencontres afin de s’opposer encore plus fort à tous les mauvais coups et à imposer de nouvelles conquêtes sociales. Un espoir immense s’ouvre pour le monde du travail grâce à la lutte unitaire menée par une CGT moderne, porteuse de propositions en phase avec l’ensemble des travailleurs-euses), à l’image du rejet massif du projet de loi El Khomri exprimé par 70% de l’opinion publique. Un mouvement qui fait face à un gouvernement désavoué, en rupture profonde avec la population et singulièrement toute la jeunesse. Un exécutif à l’écoute d’un patronat rétrograde et menaçant, privilégiant la finance à la réponse aux besoins sociaux et ambitionnant de détruire toutes les garanties collectives en fixant comme seul horizon la précarité généralisée, l’incertitude du lendemain.

Le désespoir est dans le renoncement, l’espoir est dans la lutte.

Dans ce cadre, la CGT appelle toutes les organisations à amplifier la riposte, dès le 28 avril, par la grève interprofessionnelle et les manifestations pour obtenir dans un premier temps le retrait du projet de loi de casse du code du travail.

D’ici le 28 avril, la poursuite de la construction de l’action implique la tenue d’assemblées générales dans les entreprises et les services publics pour que les salariés décident, sur la base de leurs revendications et dans l’unité, de la grève et de sa reconduction pour gagner retrait et ouverture de véritables négociations de progrès social.

Le 28 avril, comme le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs-euses sont autant d’étapes vers la victoire.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:41
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 22:53

Réforme El Khomri : une attaque sans précédent contre le droit du travail

► Avec la loi dite « El Khomri », le gouvernement Valls/Hollande a encore frappé. L’avant-projet de loi sur la négociation collective, le travail et l’emploi, contient des attaques sans précédent contre le droit du travail. Tout y passe.

►L'urgence : se mobiliser pour empêcher le gouvernement de réaliser son projet d’éradication du droit du travail. Les syndicats préparent la riposte, les cheminots ont déjà déposé un préavis de grève. Plus personne, ne pouvant se revendiquer de gauche, ne soutient ce projet. Un meeting unitaire est programmé le 10 mars, à Paris. Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, appelle les députés de gauche au dépôt d'une motion de censure.

Ce texte offre une liberté totale au patronat . S’il est adopté, il constituerait un recul historique des droits. En 53 articles, 7 titres, 131 pages tout y passe, tout est cassé.
Le temps de travail est dérégulé

Si le principe d’une durée légale de 35 heures par semaine reste posé, l’avant-projet de loi va permettre d’y déroger systématiquement : les heures supplémentaires pourront être compensées et non plus majorées, la durée maximale hebdomadaire du travail est repoussée de 48 h à 60 h, sans l’autorisation préalable de l’inspection du travail. Il suffira pour cela d’obtenir, sous la menace de licenciements, un accord d’entreprise sur ce sujet ou, à défaut, un accord de branche. Le repos quotidien de 11 h pourra être fractionné. Les congés payés ne sont plus obligatoires, le salarié peut y renoncer contre de l'argent.

Le temps de travail en matière d’apprentissage est également modifié. Les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu’à 10 heures par jour, au lieu de 8 heures, et 40 heures par semaine contre 35 actuellement. Le médecin du travail et l’inspecteur du travail ne seront pas consultés mais simplement informés.

Haro sur les syndicats

Le projet revoit complètement le droit de la négociation collective. Le principe d’un accord majoritaire est réaffirmé. Mais le droit pour les organisations syndicales représentant plus de 50 % des salariés de s’opposer à un accord signé par des organisations syndicales minoritaires est supprimé. Il sera désormais possible pour des organisations n’ayant recueilli que 30 % des suffrages aux élections professionnelles d’organiser, avec la bénédiction de l’employeur, et chantage à l’emploi, des referendums par internet auprès des salariés.

Plafonnement des indemnités de licenciement

Désormais, quelque soit la taille de l’entreprise, le motif, le caractère abusif du licenciement, la situation du salarié ou le préjudice qu’il subit, s’il a moins de deux ans de présence dans l’entreprise, il aura droit à trois mois de salaire. Pour des employés présents dans l’entreprise depuis plus de vingt ans, le maximum des indemnités qui leur seront versées serait de quinze mois. Les grosses entreprises pourront ainsi provisionner dès maintenant les sommes nécessaires pour licencier, même sans justificatif, des salariés dans les mois ou les années à venir. C’est une véritable autorisation de licenciement abusif que livre là le gouvernement.

Le licenciement

La réforme élargit les conditions dans lesquelles peuvent se pratiquer les licenciements économiques. Ainsi, les entreprises pourront y recourir non seulement si des « mutations technologiques » le nécessitent, mais aussi en cas de « réorganisation nécessaire à la sauvegarde de l’entreprise ». Formulation très souple qui pourra s’appliquer à bien des cas.

L’astreinte

Vous êtes d’astreinte, autrement dit prêts à tout moment à partir travailler, mais votre entreprise n’a finalement pas fait appel à vos services pendant cette période ? Eh bien, désormais, ce temps sera considéré comme du repos. Autrement dit, il ne sera pas pris en compte dans le calcul de la durée maximale de travail.

Tout le pouvoir est laissé aux patrons

Le gouvernement reprend les propositions de la droite, lors du vote de la loi Macron, visant à mettre en place des accords de compétitivité « offensifs ». La loi élargirait ainsi le modèle des accords de « maintien dans l’emploi » qui autorisent les entreprises à accroître le temps de travail et réduire les salaires en cas de difficultés économiques. Et les salariés qui refuseraient la remise en cause de leur contrat pourront être licenciés pour cause réelle et sérieuse.

Et le modèle ultralibéral de l’économie numérique entre dans le Code du travail

Les petits boulots hyper-précarisés et mal rémunérés de l’économie numérique ont vocation à le rester. La dépendance de ces « tâcherons du XXIe siècle » à la plate-forme numérique pour leur trouver des clients, et fixer les prix de leurs services, n’est pas considérée comme un lien de subordination mais une relation de gré à gré. En conséquence, ils ne peuvent faire appel à un inspecteur du travail et doivent procéder eux-mêmes au recouvrement des cotisations sociales et allocations familiales.

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Une pétition contre la loi travail circule et a déjà été signée par plus de 450 000 personnes : http://www.loitravail.lol

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 14:02
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 13:17
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BRUNO FORNACIARI

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