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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 21:20

En se situant en dehors de la mêlée pour le deuxième tour, Jean-Luc Mélenchon entend se préserver pour l'avenir. Il laisse, en politicien averti, les autres prendre leurs responsabilités, face au danger auquel il ne croit pas, pour, le moment venu, s'ériger en visionnaire et seul légitime à incarner l'opposition à Macron et ses soutiens.
Ce calcul fait fi des dangers réels renforcés par le ralliement de Dupont-Aignan, qui brise l'isolement de Marine Le Pen, lui apportant un renfort qui peut aller au-delà de la seule influence électorale de "Debout la France" et être décisif. D'ici le 7 mai, il nous faut convaincre que l'écart plus ou moins grand des scores des deux candidats influera sur la politique du prochain quinquennat et sur la mobilisation de forces populaires. Le 7 mai on bat Le Pen et ses idées, le 8 on lutte contre Macron et sa politique. Avec ou sans Mélenchon.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 12:38
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 17:30

Article publié dans l’Humanité du 18 octobre 2016

F. Hollande ou E. Macron, il est maintenant évident qu’il y aura un candidat social-libéral l’an prochain. Vu la force de ce courant dans la société comme au sein du Parti socialiste, le contraire aurait été plus qu’étonnant. De son côté, Jean-Luc Mélenchon sera candidat. Et si les conflits internes au PS conduisaient à une candidature supplémentaire – Hamon, Montebourg, Taubira ? – elle ne pourrait que s’ajouter à ces deux-là. L’idée de « rassembler la gauche » autour d’une candidature commune supposée éviter un second tour droite/FN est donc bien, de fait, une hypothèse irréaliste. Elle procède en outre d’une erreur d’analyse. L’extrême droite se nourrit, en France comme ailleurs en Europe, du sentiment qu’il n’y a pas d’alternative de gauche aux politiques néolibérales. D’où les progrès spectaculaires du Front national quand la gauche au pouvoir fait la preuve de son incapacité à faire autre chose que la droite : sous Mitterrand, puis sous Jospin, et maintenant avec Hollande. Rassembler derrière un candidat commun ceux qui ont soutenu les politiques des gouvernements socialistes et ceux qui les ont combattues ces dernières années serait la pire façon de poursuivre dans le même sens : « tous pareils… ».

Le seul moyen de faire reculer l’extrême droite et de battre la droite est de recréer un espoir à gauche. Ce qui implique évidemment de proposer une rupture franche avec les politiques menées alternativement par la droite et la gauche depuis des décennies. Mais aussi de construire pour cela un rassemblement politique crédible. C’est là que le bât blesse. Pour des raisons que l’histoire jugera, le début de dynamique qu’avait permis le Front de gauche s’est évanoui avec lui. Les forces qui le composent sont dispersées et affichent leurs désaccords. Avec les milliers de signataires de l’appel « En 2017, faisons front commun », je demande aux protagonistes de cette situation de faire ce qu’il faut pour en sortir de toute urgence.

Chacun peut voir que Jean-Luc Mélenchon est le mieux à même de représenter le rassemblement à construire. Il a fait une belle campagne en 2012. Tous les sondages ont montré depuis quatre ans qu’il se maintenait à peu près au niveau de son score à la présidentielle. Et depuis un an, la tendance est plutôt à la hausse. Qu’il soit notre candidat, et ouvrons la discussion. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, c’est certain. Si c’était le cas, nous serions dans un même parti. Mais nous pouvons parfaitement nous entendre, comme en 2012. Les forces qui décideront de le soutenir doivent créer entre elles (Parti communiste, Parti de gauche et « la France insoumise », Ensemble, groupes de socialistes critiques et d’écologistes, assemblées citoyennes du Front de gauche, etc.), avec les citoyennes et les citoyens décidés à s’engager, un lieu où pourront se construire les accords nécessaires : sur un programme, des candidatures aux législatives, la façon de mener campagne. Cela se fera si nous en avons tous la volonté.

Il n’est que temps. Le peuple français est en attente. En l’état de discrédit du Parti socialiste, rien ne dit qu’un tel rassemblement ne pourrait pas devenir désormais le vote utile à gauche et changer radicalement la donne, pour 2017 et pour la suite. La responsabilité est entre nos mains. Faisons chacun un pas.

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 15:48
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 02:09
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 17:26
J'espère que Pierre Laurent, invité sur BFM télé demain à 8 h 35, va taper du point sur a table et exprimer la colère des électeurs de gauche qui ne veulent plus de tergiversations pour unir toute la gauche de transformation anti austéritaire, avec une candidature commune à la présidentielle et des candidatures aux législatives permettant d'obtenir une majorité exécutive ou, le cas échéant, de forte résistance. Ce n'est pas parce que les communistes, en toute responsabilité, ont décidé de ne pas présenter de candidat afin de ne pas ajouter à la division et de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qu'ils n'ont rien à dire. Au contraire par cet acte altruiste et responsable ils en ont toute la légitimité pour dire et agir.
Le danger extrême-droite/droite se fait pressant et monte dans le pays. Il serait fou de l'ignorer. Les candidats Mélenchon, Hamon et Jadot doivent en prendre la mesure et agir, et vite, en responsables.Tous les communistes prennent cette situation au sérieux et ils réitèrent des propositions pour s'unir sur un pacte majoritaire. L'élection présidentielle comme celle des législatives sont un des moyens pour changer de politique, elle doivent être placées sous la surveillance et la responsabilité de tous ceux qui refusent le danger imminent et une nouvelle ère de la politique et du développement de notre société.
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 13:25

Présidentielle : le vote de classe de plus en plus éclaté

L’ancrage électoral des catégories socioprofessionnelles dépasse le traditionnel clivage gauche-droite, selon Martial Foucault, le directeur du Cevipof.

LE MONDE | 

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image: http://s2.lemde.fr/image/2017/02/16/534x0/5080594_6_38b5_repartition-des-intentions-de-vote-au-premier_5e99234117ba4ab6f6e7d81dd037daba.png

Répartition des intentions de vote au premier tour de la présidentielle selon la catégorie socioprofessionnelle (enquête Cevipof).

Les études de sociologie électorale avaient établi, depuis près de soixante-dix ans, que le vote de classe se caractérisait par un clivage politique marqué où les classes populaires portaient leur choix sur un candidat de gauche et les classes privilégiées sur un candidat de droite. En 1944, le sociologue américain, Paul Lazarsfeld, écrivait que « les caractéristiques sociales déterminent les caractéristiques politiques ». Aujourd’hui, le vote de classe n’a pas totalement disparu, mais il s’est profondément transformé. Les différentes catégories socioprofessionnelles ont un rapport à l’économique moins conflictuel et plusieurs partis politiques se sont éloignés du programme qui les rattachait à leur électorat naturel.

La onzième vague de l’enquête du Cevipof confirme l’érosion d’un vote de classe, amplifiée par une recomposition de l’espace électoral autour de quatre ensembles de familles politiques (gauche, centre, droite et extrême droite). Lors de chaque scrutin se pose la question du vote des différentes catégories socioprofessionnelles avec son lot de polémiques. Pour répondre avec exactitude, il est important de distinguer l’effet de composition (sur cent ouvriers, y a-t-il une majorité d’entre eux qui s’expriment pour le Front national ?) et l’effet de structure (parmi cent électeurs de Benoît Hamon, combien sont ouvriers ?).

 Lire aussi :   Présidentielle : Marine Le Pen plus forte que jamais

Prenons l’effet de composition. En février 2017, si l’on tient compte de l’ensemble des ouvriers inscrits sur listes électorales, 42 % d’entre eux envisagent de ne pas voter, contre 39 % pour les employés et 34 % pour les cadres et professions intellectuelles supérieures. Ainsi parmi 100 ouvriers, 42 d’entre eux sont des abstentionnistes potentiels, 25 voteraient Marine Le Pen, 10 choisiraient Emmanuel Macron, 8 Jean-Luc Mélenchon et 7 Benoît Hamon.

Le premier parti des ouvriers est donc l’abstention, loin devant le FN. Mais parmi les ouvriers certains d’aller voter (58 %), ils sont 44 % à exprimer un vote frontiste, 16 % à soutenir le candidat d’En marche !, 14 % le leader de La France insoumise et 12 % le récent vainqueur de la primaire socialiste. Au total, le vote de classe incarné par les ouvriers s’est entièrement éloigné des gauches puisque l’ensemble des candidats positionnés à gauche (Nathalie ArthaudPhilippe Poutou, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Yannick Jadot) ne recueillent que 16 % du total du vote des ouvriers et 28 % du vote de ceux qui sont certains d’aller voter.

 Lire aussi :   Présidentielle : Hamon en nette progression, au détriment de Mélenchon

Selon la même logique arithmétique, le vote des employés se répartit entre l’abstention (39 %), Mme Le Pen (21 %), M. Macron (13 %) et M. Hamon (8,5 %). Ici, on comprend mieux le désalignement d’un vote de classe tant les gauches ne parviennent plus à agréger le vote des classes populaires. Le phénomène n’est pas nouveau mais il s’amplifie : en 2002, 43 % des ouvriers et 39 % des employés votaient à gauche.

Forte abstention des agriculteurs

A droite, les transformations sont également à l’œuvre. Alors que les cadres, professions indépendantes et même les agriculteurs constituaient le cœur de l’électorat de droite, ces catégories sociales ne sont plus aussi dominantes. Par exemple, parmi 100 cadres certains d’aller voter, 32 % d’entre eux déclarent voter Emmanuel Macron, 19 % François Fillon, 18 % Benoît Hamon et 15 % Marine Le Pen. En dépit d’un niveau élevé d’abstention (51 %), un tiers des agriculteurs semblent être séduits par la candidate frontiste et seuls 20 % choisissent M. Fillon. Finalement, c’est parmi les retraités que le candidat Les Républicains réalise ses meilleurs scores : ils sont 28 % à le soutenir.

 Lire aussi :   François Fillon déstabilisé par les révélations du « Canard enchaîné »

Chez les cadres et professions indépendantes, qui combinent des attributs de richesses patrimoniales et d’attitudes économiques plus libérales, la droite de François Fillon ne parvient à rassembler que respectivement 19 % et 22 % de chaque catégorie. D’autres formes de concurrence électorale menacent désormais le vote de droite : 32 % des cadres voteraient Emmanuel Macron et 29 % des professions indépendantes choisiraient Marine Le Pen.

Au sujet de la structure de l’électorat de chaque candidat, on retrouve un grand nombre de similitudes. D’abord, la catégorie des retraités est dominante : 52 % des électeurs de M. Fillon, 33 % des électeurs de M. Macron, 30 % de ceux de M. Mélenchon. Avec 14 millions de retraités en France (un électeur sur trois), il n’est pas étonnant que chaque candidat cherche à séduire ce corps électoral. Toutefois, cette catégorie socioprofessionnelle est loin d’être homogène au point de partager des enjeux communs de classe sociale.

Ensuite, la structure socioprofessionnelle de l’électorat de MM. Hamon et Macron est relativement poreuse puisque ces derniers attirent plus ou moins le même pourcentage de cadres, de professions intermédiaires, d’employés et de retraités. A l’inverse, l’électorat de la candidate du FN se démarque par plus d’un tiers d’électeurs appartenant aux classes populaires (21 % d’employés et 16 % d’ouvriers) contre 15 % pour François Fillon et 21 % pour Emmanuel Macron.

Malgré ses vertus indéniables pour comprendre les dynamiques électorales, le vote de classe est éclaté en 2017. Dans un système politique de moins en moins bipartisan, l’ancrage électoral des catégories socioprofessionnelles dépasse le seul clivage gauche-droite et souligne une attirance de plus en plus marquée vers des candidats qui prétendent s’affranchir de cette opposition historique.

Martial Foucault (directeur du Cevipof)


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/16/presidentielle-le-vote-de-classe-de-plus-en-plus-eclate_5080595_4854003.html#VBrcMvVa5V5ZBmZV.99

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 03:14

Lettre à Patrick Cohen de France Inter

Bonsoir,

J'écoute France Inter parce qu'elle est une radio publique et que l'on pourrait croire à une information et des émissions pluralistes. Or il n'en est rien. Je vous écris à vous, mais je pourrais le faire tout aussi bien à Mr Demeurant qui après avoir pris "possession de "LIBÉRATION" s'en est fait éjecté par la rédaction et à trouvé refuge sur votre antenne dans un créneau aménagé pour lui. Bref, mon courroux est consécutif à des émissions qui "déroulent" et promeuvent sans contradicteurs, le programmes libéral et raciste du Front National. Il n'est pas rare que lorsque les dirigeants ne sont pas directement sur votre plateau ou celui de vos collègues de France Inter, l'espace politique est occupé en grande partie par les "hologrammes" de Marine Le Pen qui ont table ouverte à votre antenne. Non seulement il est irresponsable de se faire complice d'idées racistes, qui je le rappelle ne sont des opinions mas des délits, mais qu'en outre vous limitez l'antenne à ceux qui pourraient apporter éclairages et propositions en opposition frontale à ces idées rétrogrades de temps (horribles) anciens. Je veux parler de la quasi absence, et donc quasi censure des élus, dirigeants, élus, militants et idées communistes. Vous disposez d'un outil extrêmement important et décisif pour faire réfléchir nos concitoyens et leur soumettre la pluralité d'idées et de personnes. Ce que vous ne faîtes pas et je le regrette au nom de la démocratie et du pluralisme. La mise en cause "des" journalistes les plus médiatisée est souvent méritée, mais elle obère aussi l'honnêteté" et la qualité du travail d'autres journaliste qui n'ont pas la décision éditoriale qui est bien gardée par les tenants du régime. Je vous demande de bien vouloir porter attention à mes remarques qui ne sont certainement isolées, et qui ne visent, qu'au fond, à vous alerter et modifier des pratiques qui ne satisfont pas à l'exigence que porte les différentes protestations qu'elles soient épistolaires, numériques ou violentes : la vérité, l'honnêteté, le pluralisme et la fameuse transparence des faits.
Cordialement

Bruno Fornaciari

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 12:57

Fillon fait rimer le légal avec l’immoral

MERCREDI, 8 FÉVRIER, 2017
HUMANITE.FR
Photo AFP.
Photo AFP.
Les petites excuses que François Fillon a présentées aux Français lors de sa conférence de presse ne changent rien sur le fond. 
Révélées par le Canard enchaîné de ce mercredi, les indemnités versées à deux reprises à Penelope Fillon sont probablement légales. Néanmoins celles qui ont trait au premier licenciement de la dame par son mari en disent long sur la mentalité de François Fillon et l’appât du gain qui le caractérise à travers cette affaire Penelope. Le 21 août 2002, son contrat de travail se termine avec l’ancien député Fillon devenu ministre. Mais un mois plus tôt, elle a déjà signé, répondant là encore au souhait de on mari, un nouveau contrat de travail avec Marc Joulaud devenu député quand Fillon a été nommé ministre. Fillon lui-même a confirmé lors de sa conférence de presse du 6 février qu’il avait souhaité ce poste pour sa femme afin de garder un lien avec sa circonscription.
On sait par ailleurs depuis deux semaines que le salaire brut de Penelope Fillon est passé de 4 .600€ au printemps 2002 auprès de son mari à 6.900€ auprès de Joulaud. On devine que cela a été possible parce que Fillon a fourni à Joulaud un autre collaborateur qui était aussi conseiller technique dans son cabinet de ministre, tandis qu’une autre collaboratrice, payée par un sénateur de la Sarthe, travaillait aussi pour Marc Joulaud .
Enfin , le passage de Penelope Fillon d’assistante de son mari à assistante de son suppléant dans la même circonscription ressemble davantage à une mutation qu’à un licenciement suivi d’une recherche d’emploi .Mais sans doute était-il légalement possible de lui attribuer 16.000€ d’indemnités . Ce que François Fillon n’a pas manqué de faire. Tous ces chiffres sont à rapprocher des paroles d’une ouvrière de Troyes, se disant hier choquée par la visite de François Fillon dans on usine où l’on embauche à 7 heures du matin pour un salaire net de 1.000€ par mois. 
 
 
 Avec la farouche volonté de reprendre la main, François Fillon, guidé par sa communicante, a tenu une conférence de presse le lundi 6 février devant 200 journalistes. Cette communication était surtout destinée à l’électorat de droite. Abordant le dossier sensible qui met sur la sellette le député qui a longtemps salarié sa femme sans que l’on sache vraiment dans quelle mesure elle travaillait en échange de ce salaire, le candidat Fillon a déclaré ce jour là : « Ce qui était acceptable hier, à défaut d’être accepté, ne l’est plus aujourd’hui. En travaillant avec ma femme et mes enfants, j’ai privilégié cette collaboration de confiance qui aujourd’hui suscite de la défiance». Ce qui l’a conduit à présenter ses « excuses aux Français » avant de dire qu’il continuait sa campagne électorale « parce que je porte un programme de rupture et que je suis le seul à pouvoir le mettre en œuvre ».
Jouant la « transparence » de la manière qui convenait au mieux à ses intérêts de candidat en campagne, François Fillon a affirmé que le salaire net moyen de son épouse a été de 3.677€ durant ces quinze années de collaboration qu’elle a passées à son service, mais aussi au service de Marc Joulaud , son suppléant entre 2002 et 2007. Il a justifié le niveau de cette rémunération par les diplômes en droit et en lettres dont peut se prévaloir son épouse. Il a également ajouté que « seul le député décide de ce que doit être le travail d’un assistant parlementaire et de sa rémunération à condition de ne pas dépasser la somme allouée à cet effet. Personne, a-t-il affirmé, n’a le droit de décider à la place du député du contenu du travail, du lieu et de la rémunération de ce travail des assistants parlementaires ».
Vu comme cela, une assistante parlementaire peut être employée à faire le ménage tout en étant payée en fonction de ses diplômes, ce qui n’est le cas d’une diplômée qui devient caissière en grande surface. Il est enfin dommage que pas un seul des 200 journalistes présents n’ait posé la moindre question sur la raison pour laquelle François Fillon a balancé ce chiffre moyen de 3.677€ par mois concernant le salaire net de son épouse sur quinze ans. Or cette moyenne sert à camoufler le salaire brut de 6.900€ mensuels dès l’été 2002 révélé par le Canard enchaîné quand Penelope Fillon est passée au service de Marc Joulaud.
Si le souci de François Fillon était d’être transparent lors de cette conférence de presse, c’était pour limiter la transparence à ce qui lui semblait avouable, tout en cachant l’inavouable. Il a tout de même précisé que sa société « 2F Conseil » crée en 2012- soit quelques jours avant d’être élu député de Paris car interdite de création du jour où on devient parlementaire- avait pour clients l’assureur Axa de l’ex PDG surpayé Henri de Castries. Désormais dans son équipe de campagne, l’ancien PDG d’Axa est forcément intéressé par le projet ce casse de la Sécurité sociale du candidat Fillon. Parmi ses clients, le candidat de la droite a aussi cité le holding financier Fimalac de son grand ami milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, sans oublier le Cabinet Ricol Lasteyrie dont le patron avait travaillé pour le Premier ministre Fillon quand Sarkozy était à l’Elysée. Fillon, avec son cabinet « F2 Conseil » aurait aidé la société de René Ricol à « réfléchir aux défis de la globalisation». 
Tel est le candidat Fillon à moins de 100 jours du premier tour de l’élection présidentielle. 
 
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:46

Contrairement à ce qu'écrit Laurent Joffrin, François Fillon représente bien la droite. Sans morale. Les valeurs de la République dont elle se réclame, sont au cloud, auxquelles sont accrochées aussi, l'égoïsme, le goût de l'argent et du mensonge pour ce prix. Au diable la générosité, hors-jeu la solidarité. Oui la droite c'est bien cela. Sacrifice pour les uns, opulence pour les autres. Obéissance pour les uns et donneurs d'ordres et rigueur pour les autres. Tout le contraire de la République : Liberté-égalité-fraternité. Oui François Fillon est bien le candidat de la droite revancharde qui le choisi parmi d'autres, qui se presse dans ses meeting, qui l'absout et le soutien, qui le somme de tenir ses promesse d'une grande rigueur pour un peuple qui doit être tenu en laisse. Il est bien leur candidat, le meilleur sans doute pour cela. Mais en aucun cas il n'est le candidat de la République. Il en est tout le contraire.

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BRUNO FORNACIARI

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