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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 01:35

Les raccourcis mènent à l’impasse

 

(Le point de vue de Jea-François Chalot ex-adhérent du Partri de gauche)

 

Après le premier tour des législatives il nous faut réfléchir sérieusement afin de redonner l'espoir à tous ceux et à toutes celles qui se sont abstenus...

 

Je ne détiens pas la vérité, je n'exprime ici qu'une modeste contribution tirée de mon expérience de terrain.

Si l'on veut que les "grands ensembles" ne soient plus des ghettos et que la République avec ses contraintes mais aussi avec les droits qu'elle doit procurer, y règne, il faut que les militants socialistes et communistes y investissent leurs forces pour mener de l'intérieur une campagne d'éducation populaire.

 

 

« Bonjour Jean François, tu fais quoi ? »

« Je vais assurer la présidence d'un bureau de vote »

« Comment ? il y a des élections ? »....


Cet échange n'est pas fictif...

 

Quand j'ai rapporté ces propos à un mandataire de candidat, présent à un bureau de la ville, il m'a dit que ce n'était pas possible...Tout le monde est au courant, il y a télé, les journaux.... !

 

Eh bien non, tout le monde ne s'intéresse pas à ces questions ou du moins ces échéances semblent coupées de leur quotidien...

 

D'ailleurs ces hommes politiques, mêmes de gauche, on ne les voit parfois que tous les cinq ans sur le marché.

Suis je populiste quand je tire cette conclusion provisoire ? Je ne le pense pas.

 

Lors des élections du dimanche 10 juin l'abstention a été importante partout et massive dans les quartiers populaires .

Les militants du Front de Gauche semblent s'étonner du recul conséquent de leur score par rapport aux présidentielles...Mais il se suffit pas de faire une belle campagne en collant des affiches et en distribuant des textes souvent longs dans les cages d'escalier...Ces textes sont pris et peu lus.

 

Rien ne remplace la proximité réelle, le contact...Tous les raccourcis mènent à l'impasse. Je le dis et le redis pour la nième fois, il faut rompre avec la politique spectacle, avec la présence occasionnelle.

 

Seul un travail de terrain, une présence dans les associations locales, dans les centres sociaux peut contribuer à tisser du lien social.

 

Comme je l'ai dit et réaffirmé dimanche soir à des camarades très proches : oui il faut mener une campagne contre la ratification par la France du traité européen mais en s'appuyant sur du concret, en montrant, preuves à l'appui les conséquences de l'application de la « règle d'or. »

 

Le PCF risque de ne plus avoir de député dans le Val de Marne ...C'est une première...Un jour sombre pour ce parti mais aussi pour toute la classe ouvrière.

 

L'effet du vote « utile » en faveur du candidat du PS- majorité présidentielle est une réalité mais le délitement des liens entre le PCF et le peuple en est aussi une autre.

 

Le PCF s'en sort mieux que le PG, certes mais il connaît le plus grand recul de son histoire.

 

J'ai adhéré en Parti de Gauche dès sa création, en espérant que ce parti allait rompre avec l'habitude de la social démocratie pour enfin se lier à la population.

 

Rien n'y a fait, ni mes appels, ni les témoignages de militants expliquant le décalage entre les discours et la perception qu'en ont les gens ordinaires.

 

Aujourd'hui je ne suis plus au PG et si j'ai choisi de continuer mon action politique au Parti ouvrier indépendant, c'est parce que celui ci mène une bataille politique claire contre l'Union Européenne, une action de proximité et ne se contente pas des campagnes électorales.

 

Le Parti de Gauche est un espace d'engagement politique pour des milliers de militants et de militantes qui, je l'espère sauront tirer les leçons de l'échec de juin 2012 pour changer de cap .

 

Jean-François Chalot

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 14:24

 

Marine Le Pen tient des propos racistes, c’est intolérable !

Dans un extrait vidéo diffusé par France 2, Marine Le Pen s'en prend à un jeune homme d’origine maghrébine qui supporte Jean-Luc Mélenchon en lui demandant à propos de la voiture qu'il conduit : "Vous l’avez gagnée au loto, la voiture, ou vous l’avez gagnée avec votre travail ?".

Ces propos sont racistes. Laisser sous-entendre qu'on ne peut pas gagner sa vie honnêtement par son travail du fait de sa couleur de peau est intolérable.

Après l'affaire du faux tract de Mélenchon, voici un nouveau délit commis par la candidate d'extrême-droite. Marine Le Pen revendique un siège de députée. Au final, c'est sur le banc d’un tribunal qu'elle finira par siéger.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

 

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Commentaire que je partage pour l'essentiel,  d'un lecteur de "l'Humanité" sur le sujet, mais qui en élargit la réflexion.

 


Certes, il y eut Dolores Ibarruri, "La Pasionaria" au poing levé et il y a pasionaria ; de même, il y eut Jeanne d'Arc (la photo !) et il y a Marine Le Pen.

 

Un camarade, @ Ivan a précédemment publié ceci dans d'autres commentaires récents d'un autre article.


Sur le fascisme, le FN ou un certain Islamisme


Soumis le 3 juin, 2012 - 22:06 par Ivan.


Certains auteurs comme Ernst Nolte, élève du philosophe Heidegger qui n’a jamais formellement désavoué le nazisme, font un parallèle entre nazisme, fascisme et communisme. Nolte présente le fascisme sous ses différentes formes comme une «réponse» au communisme, et plus particulièrement au bolchévisme et sa traduction dans la construction du socialisme en URSS. Ainsi Nolte ose-t-il écrire «L’Archipel du Goulag n’a-t-il pas précédé Auschwitz ?». Rappelons que la déportation en Sibérie existait déjà au temps des Tzars, que les camps de concentration sous leur forme exterminatrice sont une invention anglaise dans la guerre des Boers, que Cayenne n’est pas situé en Russie.

 

Auschwitz est l’instrument pensé technologiquement pour exterminer systématiquement des masses de gens , ce qu’aucun des types de camps précités n’a été. Cayenne pour «punir», avec ce côté religieux du concept de punition, les camps de Boers pour éliminer certes, mais, en amateurs, le côté «solution finale» n’y étant ni explicite ni techniquement pensé, mais relativement efficace tout de même, notons le. Les camps russes étant du temps du Tzar destinés soit à éloigner et isoler les indésirables loin du centre (Moscou ou Pétrograd), quitte à les laisser mourir de faim et de froid, avec là aussi le côté religieux de la «punition». Les camps soviétiques souvent dénotés sous les initiales de l’administration pénitentiaire soviétique par un acronyme qui écorche des oreilles occidentales, - goulag -, étaient basés sur une idée - fausse -, qui existe déjà chez Rousseau, la ré-éducation par le travail, le côté punition n’étant pas là non plus absent, le caractère religieux en moins, du moins sous sa forme classique. Les camps du goulag mélangeaient aussi bien les droits communs que les politiques .


Comme le note Slavoj Zizek «E. Nolte relativise le nazisme, le réduisant à un écho secondaire du Mal communiste». Sauf que le communisme est une tentative de libération contrariée par le contexte historique et les errances que ce contexte a pu induire, alors que le nazisme fut le Mal radical absolu, fondamental, niant une partie de l’espèce humaine et mettant industriellement en oeuvre cette négation par l’extermination. Il ne peut en aucun cas en être fait un parallèle, et à part «Tuez les tous Dieu reconnaîtra les siens», on ne voit pas à quelle autre idéologie on peut relier le nazisme.


L’escroquerie idéologique


L’escroquerie à la base du nazisme et de ses avatars fascistes ou néo fascistes comme le Front National en France, c’est l’usurpation d’identité.


Nazisme signifie socialisme national. Déjà qu’on ne voit pas ce que vient faire là «national» accolé à socialisme, le nazisme n’a rien de socialiste sinon une vulgate démagogique qu’on retrouve dans tout discours fasciste.

 

Le Front National usurpe le nom et le sigle de ce qui fut l’épine dorsale en France occupée de la résistance contre le nazisme, il cherche à s’emparer de tous les symboles de ce qui a structuré le mouvement ouvrier . De plus ce Front soi-disant National est pour une Europe des régions.

 

Mais l’escroquerie idéologique majeure et qui rend irréductible fascisme et communisme, c’est que si, oui comme le note Nolte, le fascisme/nazisme constitua bien une réaction à la menace communiste, cette réaction est basée sur un glissement sémantique de premier ordre. Le fascisme sous toutes ses formes substitue à la lutte des classes, fait objectif constitutif de nos sociétés, la lutte raciale, religieuse, ethnique ou autre groupe humain caractérisé non par un rapport social de production, mais par un statut basé sur des présupposés subjectifs. C’est ce glissement sémantique qui est décisif, le déplacement de la lutte des classes vers la lutte raciale ou autre.


Ce glissement sématique est majeur et permet au fascisme de morceler la population en dressant les uns contre les autres, de créer des sous-hommes et des sur-hommes, des bons chrétiens et des mauvais musulmans, ou juifs, ou noirs, ou jaunes, des vrais français et des pas vrais, des fonctionnaires payés à ne rien faire, bardés de privilèges, des chômeurs qui sont des assistés et donc des fainéants...


Caractérisation


Le fascisme tient un discours démagogique et assimile son combat à celui du peuple contre l’establishement. Il réussit à attirer les masses parce qu'il en appelle, de façon démagogique, aux plus sensibles de leurs besoins et de leurs aspirations. Il ne se borne pas à attiser les préjugés, il joue sur les meilleurs sentiments des masses, et parfois même sur leurs traditions révolutionnaires. Il tire son énergie propre d'un rejet des systèmes antagoniques que sont le capitalisme (et aujourd’hui le libéralisme) et le communisme. Le fascisme joue sur la frustration nationale, il prend le masque de défenseur de la nation lésée et en appelle au sentiment national bafoué. Son dynamisme et sa force ne viennent pas de son programme qui est souvent incohérent ou falsificateur, mais de deux formules: nationalisme et autoritarisme, ou chauvinisme et violence.


L'histoire nous enseigne également, que les fascistes n'ont pas pris le pouvoir mais qu'on le leur a offert ; à bon entendeur...
Le fascisme est l’ennemi obsédé de tout ce qui touche au communisme, en cela il est le rempart ultime du capital, lequel capital n’a pas hésité à livrer autrefois la France aux hordes hitlériennes avec le mot d’ordre, repris par sa presse aux ordres « plutôt Hitler que le Front Populaire ». Avertissement sans frais pour les révolutionnaires d'aujourd'hui et plus précisément les communistes.


L’idéologie du fascisme c’est « des valeurs de droite extrême, dans un style de gauche, extrême »
La base « théorique » du fascisme, s’appuie sur une vision « naturaliste ». C’est la loi d’airain de la nécessité naturelle, le mythe, colporté aussi par d’autres, d’une nature caractérisée par le pur jeu des énergies, une interprétation fallacieuse du Darwinisme, un absolu de pureté où seuls subsistent ceux et celles que la Nature a sélectionnés. Dans ce pathos, la Raison, c’est la Nature ; écologistes, bonjour !


Le caractère de classe du fascisme


Le fascisme, n'est pas au dessus des classes, ni l’émanation de la petite bourgeoisie ou des éléments déclassés du prolétariat contre le capital financier. Le fascisme, c'est le capital financier lui-même. C'est, si nécessaire, l'organisation de la répression terroriste contre le prolétariat et la partie révolutionnaire de la paysannerie et des intellectuels. Il est alors (il l’a déjà été) le bras armé du capital. Le fascisme en politique extérieure, c'est le chauvinisme sous sa forme la plus grossière, cultivant une haine bestiale contre les autres peuples, désignant des boucs émissaires au nom d’une race, d’une religion, d’une « pureté » raciale, culturelle ou autre. C’est la défaite de la Raison, l’obscurantisme à front de taureau.
Il est nécessaire de souligner avec une vigueur particulière ce véritable caractère du fascisme parce que le masque de la démagogie sociale permet au fascisme d'entraîner à sa suite, les masses de la petite bourgeoisie désaxée par la crise (les couches moyennes), ainsi que certaines parties des couches les plus désemparées du prolétariat, qui n'auraient jamais suivi le fascisme si elles avaient conscience de son caractère de classe réel, sa véritable nature .
Le fascisme comme instrument politique


« Fanatiser les masses pour en faire un instrument de ma politique » disait Goebbels. La politique en question, c’est celle du capital, aujourd’hui plus mondialisé que jamais, impérialiste, confronté à une crise elle aussi mondialisée. Les milieux impérialistes veulent faire retomber tout le poids de leur crise sur le monde du travail, les travailleurs, les prolétaires. C’est pour cela qu’ils ont besoin du fascisme . L’impérialisme s’efforce de résoudre le problème de ses approvisionnements en énergie et matières premières, ainsi qu’en débouchés par l’asservissement des peuples en maintenant autant que possible le partage actuel du monde par tous les moyens, y compris, et surtout, la guerre qui n’est pour ces soi-disant défenseurs des droits de l’homme (lequel ?) que la continuation de la politique par d’autres moyens pour reprendre la formule de Clausewitz.


Confronté à une crise majeure, qui va bien au-delà de la « simple » crise économique, qui met en danger le système de production et d’échanges, le capital craint par dessus tout, une résurgence du mouvement communiste, une prise de conscience de la nocivité du système capitaliste, de sa morbidité. Le fascisme est de ce point de vue, quels qu’en soient ses oripeaux, le rempart du capital. Par son discours démagogique contre les « élites » (fonctionnaires et autres « privilégiés »), les étrangers qui nous envahissent, la « race », discours xénophobe (hier les juifs, aujourd’hui l’islam, le choc des civilisations…), parfois subliminal, ou qui affleure parfois plus directement, le fascisme tente de détourner la colère des masses en livrant à la vindicte populaire telle ou telle autre catégorie de la population, sur la base de la religion, la « race », les « privilèges » (fonctionnaires, 35h, retraite à 55 ans…). C’est le bien connu «diviser pour régner».


La lutte contre l’extrême droite et le néo-fascisme


La lutte contre l’extrême droite qui est l’antichambre du fascisme doit s’appuyer sur deux piliers au moins. D’une part, la lutte idéologique, sans merci contre toutes les formes d’obscurantisme, permettant ainsi la prise de conscience de classe, la nécessité de passer à un autre mode de production et d’échanges. D’autre part la lutte économique et politique pour stériliser le terreau de l’idéologie fasciste que sont la pauvreté, la misère, le déclassement social. Il est urgent en particulier de démonter le soi-disant programme social du FN en france et des mouvements fascisants qui ré-apparaissent ici et là en Europe (Jobbik en Hongrie, Noua Dreapta en Roumanie, Vlaams Blok, en Flandre belge, Freiheitliche Partei Österreichs (FPÖ) en Autriche, Parti national slovaque, SNS, ... ) et de montrer ses contradictions avec les mouvements récents et les aspirations du monde du travail. Pour les mouvements fascisants apparaissant dans les anciens pays socialistes d’Europe, «la faillite économique et sociale des méthodes ultralibérales de transition vers l’économie de marché, la crainte des conséquences de l’entrée dans l’Union européenne, combinées avec la persistance de l’antisémitisme et du racisme anti-roms, sont les causes principales de leur succès» .


La lutte idéologique


Le capital a besoin de maintenir le flou idéologique et les fausses solutions vis-à-vis de la montée de l’idéologie fasciste, d’autant plus que, comme dit ci-dessus, il peut avoir besoin à un moment ou un autre d’hommes de mains .
La pression idéologique, le formatage des écoles de journalistes conduit les principaux médias à se faire, de fait, sans qu’on ait besoin de leur souffler, les propagandistes du système .

 

C’est pourquoi « on » présente les problèmes auxquels sont confrontés les citoyens comme des problèmes psychologiques. Le vocabulaire sociologique dominant se veut psychologisant, médicalisant. On met ainsi en avant les conséquences et pas les causes. Si la société est malade, c’est du capitalisme, ce n’est pas de la psychologie des individus. Les psychotropes n’y changeront rien. On ne guérit pas le chômage de masse, le déclassement social, le stress social dû à la précarisation par des consultations de psy.


Il nous faut mettre en évidence les causes économiques et structurelles de cette société basée sur l’exploitation qui génèrent cette situation, en particulier lorsque ce système arrive à ses limites, comme c’est le cas. La représentation que les individus ont d’eux-mêmes, est liée à l’image que la société leur renvoie, à la place qu’ils y occupent, au rôle qu’ils y jouent.
De même la guerre idéologique se joue en une bataille sémantique marquée par le détournement des mots et concepts comme classe, révolution, réforme, totalitarisme, dictature. Il est nécessaire là aussi de former les cadres révolutionnaires. La classe politique n’existe pas, les révoltes d’Egypte ou de Tunisie ne sont pas des révolutions, Fidel Castro ou Chavez ne sont pas des dictateurs. Totalitarisme chez Hanna Arentz n’a pas le sens que lui donnent les propagandistes du capital…


Un aspect doit aussi être pris en compte dans la bataille idéologique, celui de la montée de l'extrême-droite et l’émergence du mouvement des indignés. Deux phénomènes bien distincts mais concommitants, l’autre prétendant répondre à l’un, mais c’est aussi la preuve de la nécessité d'une organisation de classe et de masse porteuse d'une alternative au système. Il y a là une faiblesse idéologique qui ouvre la porte à des mouvements, tantôt fascisants tantôt a-politiques, qui ne font que canaliser la colère populaire vers une voie de garage, et redonner au système une certaine légitimité politique.
Le faux nez de Madame Le Pen


Le FN par la voix de sa présidente a su s’emparer du problème, pour le détourner démagogiquement bien sûr. Elle nomme les responsables de la situation, l’UMP dont elle veut prendre la place (en la faisant éventuellement éclater pour en récupérer les morceaux) en quittant progressivement le discours fascisant de son père, ravalement de façade et maquillage de respectabilité obligent, et la mondialisation, l’Europe de Bruxelles, en un discours qui lui permet là aussi de maquiller son obsession nationaliste et xénophobe (il faut bien dire ici que l’ambigüité de la position du Parti Communiste sur la nation et l’indépendance nationale n’arrange rien). L’efficacité d’un tel positionnement est assurée, comme on a pu le voir électoralement, le discours est simpliste, ce qui le rend audible et assimilable sans raisonnement, il peut être redoutable et est porté par la politique du gouvernement qui sert de caisse de résonnance.


Le FN essaie de changer d’image. Prendre la place de la vieille droite classique française, maurassienne et xénophobe. Pour cela, il lui faut abandonner les saillies du père et acquérir un semblant de respectabilité républicaine. Tous les mensonges, masques et discours contradictoires sont bons pour ce faire. La chef de file du FN peut compter sur les médias et ses «nouveaux chiens de garde». On peut à la fois essayer d’infiltrer le syndicat révolutionnaire et se prononcer pour la contre réforme des retraites fustiger les soi-disant privilèges des fonctionnaires et prétendre défendre le service public, défendre la laïcité et privilégier l’école confessionnelle, catholique bien sûr. Le discours est à géométrie variable et change en fonction du public visé, quite à dire une chose un jour et le contraire le lendemain.
La lutte économique


Il s’agit là aussi d’une des dimensions de la lutte idéologique. Il n’est pas question ici de tirer une frontière entre lutte idéologique et lutte économique, la dialectique des deux fondant l’activité politique des communistes, il faut quand même revenir sur ce thème. Les communistes et leurs organisations doivent réinvestir les lieux de travail, là où se pratique l’exploitation capitaliste, là où se vit la souffrance au travail, là où se pose la question, autorisée par le niveau de développement des forces productives, du « travailler autrement ». C’est une question qui va du local au global. Du comment on travaille au pourquoi on travaille ? Quel est le rôle des unités de production, que signifie le terme « entreprise » seriné à longueur de journal télévisé ? Qu’est-ce qu’on produit et pourquoi on produit ? Ce questionnement « tire » beaucoup d’autres, et en premier lieu la question dite écologique. On produit pour faire du profit ou on produit pour répondre à des besoins ? le prolongement naturel de cette question étant qui en décide ? Et donc qui possède ? La question des services publics (et donc de l’appropriation publique, ses formes, son contenu…) affleure là, autant au niveau local qu’au niveau national et même mondial. Le problème lié à la production d’énergie nucléaire par exemple peut-il n’être posée qu’au niveau des états quand les nuages radioactifs, ou les courants marins ne connaissent ni frontières ni eaux territoriales. De même pour l’eau ou les matières premières non renouvelables. Plus prosaïquement, quel rôle doit jouer l’agriculture, nourrir l’humanité, en commençant par les agriculteurs et plus généralement les paysans ou produire en vue d’exporter en période spéculative ?


Le rôle d’une organisation Communiste


Ces points montrent la nécessité d’une organisation Communiste offensive, idéologiquement armée et créative, fortement organisée dans les masses et d’abord là où se fait l’exploitation capitaliste dans le monde du travail. C’est là que pied à pied, avec les syndicats et les camarades syndiqués il faut combattre politiquement le capital en soutenant politiquement les luttes et en leur donnant le prolongement politique chaque fois que c’est possible, en s’appuyant systématiquement sur des élus communistes, ce qui montre aussi à quoi sert de voter communiste. Elaborer des solutions avec les exploités, mais là aussi, sans démagogie, ne pas sombrer dans la naïveté du spontanéisme des masses, on ne construit pas un programme avec les exploités sans avoir déjà soi-même au moins des lignes de force autour desquelles construire, un projet communiste qui dégage l’horizon historique. L’organisation communiste doit être capable d’organiser les luttes et de les placer dans une perspective de changements révolutionnaires, car comme nous le montrent encore les événements récents en Afrique, révolte n’est pas révolution, et on ne fait pas la révolution sans révolutionnaires.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 07:05
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 21:06
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 20:56
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 21:28

Législatives: Jean-Luc Mélenchon, "Je veux être utile à ceux qui m'accompagnent" (vidéo)

Les rumeurs et informations de secondes mains vont bon train depuis 24 heures sur le rôle de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne des législatives du Front de gauche. Le co


La Voix du Nord et l'AFP affirment depuis ce jeudi matin que Jean-Luc Mélenchon se présentera à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, où se présente Marine Le Pen. Une opinion jusqu'alors non confirmée ni par le Front de gauche ni par ses composantes, qui suscite déjà l'inquiétude de Steeve Briois, conseiller municipal Front national dans cette ville qui, dans un communiqué, dénonce "cette obsession (à l'encontre) de Marine le Pen" qui "tourne au ridicule et rend Mélenchon parfaitement grotesque."

D'autres le voient mener le combat dans les Bouches-du-Rhône, dans l'Hérault ou en région parisienne.

 

"Nous ne sommes pas un bon coup électoral"


Évoquant son avenir lors de son passage à l'Humanité où il fut rédacteur en chef d'un jour de notre édition de ce jeudi, Jean-Luc Mélenchon a expliqué son rôle dans les jours à venir. "Ma place, c'est d'abord de faire vivre la permanence d'un message. Nous ne sommes pas un bon coup électoral. Car le Front de gauche en est à sa quatrième campagne électoral. Il est fait pour durer et son ambition est d'être au pouvoir, pour le rendre au plus grand nombre et changer de politique. Les événements amènent à nos solutions."

"Je me dois aux autres"


D'un point de vue personnel, le porteur du Programme partagé lors de la présidentielle développe son engagement. "Je sais que je me dois aux autres. L'image et la personne ne m'appartiennent pas entièrement. Elle appartient aussi à tous ceux qui m'ont accompagné, à tous les militants qui ont mené campagne. Je ne peux plus faire autre chose que de poser des actes qui soient utiles à tous: là où le devoir le commande, ainsi que ma propre liberté d'homme."

 

Vidéo: voir notre entretien avec Jean-Luc Mélenchon

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 21:19

Solidarité

Jean Mouzat, président du Modef. « La grande distribution nous pille »

Quel est, pour vous, l’objectif de cette vente solidaire de fruits et de légumes ?


Jean Mouzat. Nous voulons pousser à la fois un cri d’alarme et de colère. Depuis dix ans la situation 
des producteurs de fruits et de légumes ne cesse 
de se dégrader. La crise atteint cette année un niveau inégalé tellement les cours sont bas. Jeudi matin, dans 
le Lot-et-Garonne, le prix payé au producteur pour 
un kilo de pomme de terre était de 10 centimes d’euro. Cela couvre à peine 30 % des coûts de production. 
Dans ces conditions-là, les agriculteurs ne peuvent pas vivre décemment de leur travail. Cette situation 
est le produit du développement de la concurrence 
libre et non faussée menée par le gouvernement 
et l’Union européenne avec l’aval du syndicat majoritaire, la FNSEA. La concurrence existe entre pays européens 
mais aussi entre région et parfois au sein même 
des bassins de production. Cette concurrence 
a pour but de tirer les prix à la production vers le bas 
afin de permettre aux centrales d’achat et à la grande distribution de réaliser des marges énormes. Elles 
nous pillent et en même temps elles rackettent 
le consommateur.

 

Comment garantir un juste prix au producteur 
et au consommateur ?


Jean Mouzat. Dans la filière des fruits et légumes comme dans les autres filières agricoles, l’État doit imposer 
des règles. Si l’on veut préserver le monde agricole 
et la vie sur les territoires, l’environnement et la santé 
des consommateurs, il faut préserver le métier 
de paysans. Pour y parvenir, l’État doit leur garantir 
un revenu juste et décent en imposant des prix planchers. Il doit aussi instaurer un coefficient multiplicateur 
qui régule les prix à la consommation afin de limiter 
les marges de la grande distribution.

 

Le ministre doit recevoir ce vendredi les producteurs 
et leurs représentants. Cela vous satisfait-il ?


Jean Mouzat. Les paysans attendent des actes. Mais nous craignons que cette rencontre ne soit qu’une opération de communication visant à faire croire à l’opinion publique que le gouvernement s’emploie réellement 
à venir en aide aux agriculteurs. Sur le fond, rien n’indique qu’il soit prêt à remettre en cause le dogme 
de la concurrence libre et non faussée et à s’attaquer 
à la grande distribution.

Entretien réalisé par Pierre-Henri Lab

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 07:06

Merci

On peut dire merci à François Bayrou et à la plupart de ses électeurs, qui ont eu, peut-être un peu tard, un sursaut républicain. Il ne faut pas oublier de remercier ceux, parmi les électeurs de droite, qui ont refusé de donner caution, pour cinq ans de plus, à une politique ayant dépassé le simple flirt pour aboutir à de vraies épousailles avec les idées du Front National. Et il convient bien sûr de remercier les électeurs des autres partis, dont les écologistes, qui ont, eux aussi, voté pour François Hollande.


Mais, surtout, remercions les électeurs du Front de Gauche qui ont soutenu le vote pour le candidat du Parti Socialiste au second tour des présidentielles, alors que, s'ils étaient d'accord pour suivre celui-ci sur la nécessité d'expulser le candidat sortant de l'Elysée, ils étaient, et sont toujours, en désaccord de fond sur beaucoup de choses, et en particulier sur la conduite à tenir vis-à-vis de la finance internationale et de l'Europe économique (en ce qui concerne notamment le Traité de Stabilité Financière que les socialistes ont laissé voter par leur abstention au Sénat).


Sans les voix du Front de Gauche, nous serions encore sous la Présidence de Nicolas Sarkozy, et pour cinq ans. Car 11% d'électeurs, ce n'est pas rien, surtout si l'on rajoute à ce chiffre tous ceux qui ont « voté utile» au premier tour (30% des électeurs de François Hollande au premier tour, a-t-on dit)


Or, que lit-on dans les médias, à propos du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon ? Qu'entend-on ? Rien. Si ce n'est que la faible différence entre les scores des deux candidats aurait pour cause un faible report des voix au second tour (apparemment « seulement » 80%). Si le Président sortant n'a pas eu le score déshonorant que certains attendaient, en pensant qu'il le méritait, ce serait la faute du Front de Gauche !!! On nous refait le coup de Lionel Jospin en 2002 : ce n'était pas de sa faute à lui, ni celle de la politique du parti socialiste, mais celle des électeurs !


Or, qui est-ce qui a appelé, dès l'annonce des résultats du premier tour, à voter François Hollande pour battre Nicolas Sarkozy ? Qui a répété cette invitation, avec force, si ce n'est Jean-Luc Mélenchon ? (Et Pierre Laurent et les fédérations du PCF) Et qui sont les militants qui ont continué le combat, non seulement pour gagner de nouveaux électeurs, mais aussi pour convaincre ceux des leurs qui avaient dit que « Le PS, jamais ! » (et cela n'était pas toujours facile...) ?


Et, pendant cette campagne de deuxième tour, a-t-on entendu un mot adressé par les dirigeants du PS aux sympathisants du Front de Gauche ?


Le soir de l'élection, François Hollande, a-t-il évoqué les électeurs du FDG qui ont voté pour lui, afin d'éviter Marine Le Pen au premier tour, et tous ceux qui lui ont donné leur voix au second tour sans partager ses positions ni son projet économique ?


Pourquoi ce silence, silence qui répète celui de nombreux médias sur la formidable campagne de Jean-Luc Mélenchon ?


Ce silence essaie de nous convaincre que cette campagne est non advenue, et que la victoire de François Hollande est essentiellement celle d'un homme et celle du Parti Socialiste. Alors qu'en vérité ce résultat est celui de la convergence, chez la majorité des électeurs du second tour, de la conscience de l'urgence de se débarrasser d'un gouvernement, et d'un homme, qui œuvraient, depuis plusieurs années, au démantèlement de la France et de ses valeurs, au clivage des citoyens entre eux, à l'enrichissement des plus riches et à l'appauvrissement des plus faibles, à la subordination de notre pays à une direction européenne liée à la finance internationale etc.


Le principal artisan de la victoire de François Hollande, il faut bien l'admettre, c'est Nicolas Sarkozy. Un peu moins d'évidence dans le soutien aux riches, un peu moins de mépris pour le peuple et de volonté de clivage, et un peu moins d'affaires, et nous l'aurions toujours...


Donc, toutes les voix ont compté pour la victoire de François Hollande, qui est une victoire de la gauche, dont le Front de Gauche représente la deuxième force, ce que je répète ici puisque ce n'est dit nulle part.

 

Aussi est-il intéressant de comprendre les raisons de ce silence médiatique et politique sur l'existence de cette force émergente, dont on voit se développer rapidement d'autres aspects dans les pays sacrifiés sur l'autel du remboursement de la dette.


Pourquoi les médias liés aux grands groupes, comme les médias publics, mais aussi les hommes et femmes politiques, minimisent-ils le Front de Gauche, ou ridiculisent-ils Jean-Luc Mélenchon ?

 

Selon moi, trois raisons peuvent être incriminées :

 

D'abord, le Front de Gauche est le parti (ce n'est pas un parti, mais un Front de 7 organisations et de démocrates non affiliés) qui porte dans son programme ("L'Humain d'abord") le fait de s'opposer aux traités européens qui diminuent notre souveraineté pour nous vendre à des instances européennes liées à la finance (le FN énonce le même projet et cela n'est sûrement pas pour rien dans son succès récent). De même, il veut revenir que le fait que la BCE ne peut prêter qu'aux banques (qui se servent de cet argent pour prêter, elles, avec intérêt aux États) et pas directement aux États. Le FdG veut donc redonner aux États le droit de battre monnaie,( non ce n'est aps dans le programme, il veut modifier le rôle de l'€ pour un soutien à l'emploi et la croissance dans le cadre d'une planification écologique)) ce qui me semble le début indispensable du commencement d'une solution. Mais les banques ne veulent pas de cette solution, bien sûr, puisque le système actuel leur rapporte beaucoup d'argent sans rien faire. Donc leurs amis non plus, PS compris (on peut lire sur le blog de jolimai un texte de Geoffrey Geuens « François Hollande et le monde des affaires », cela se trouve facilement via un moteur de recherche ; ou sur Mediapart, Solal Chomi reprenant des informations de Fakir ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/solal-chomi/121211/qui-conseille-francois-hollande ). Ces informations vont dans le sens d'un consensus poussant les citoyens dans un sens opposé à la remise en question de la néo-libéralisation du monde.


Deuxième raison

Si le Front de gauche est reconnu pour ce qu'il est, c'est-à-dire le seul parti de gauche 'sic) qui s'oppose à la conception néolibérale d'une Europe qui écrase les peuples et étouffe la démocratie, le bipartisme où l'on veut nous enfermer( un bipartisme à l'américaine : droite extrême/ droite sociale) éclatera de lui-même, comme cela commence à se pressentir ailleurs, pour lui faire une place grandissante. Or, la pénurie programmée des énergies fossiles, et l'éclatement successifs des bulles spéculatives, ainsi que l''incurie d'une politique généralisée de bénéfices à court terme ruinant les soubassement d'une industrie viable à long terme, font que les élites savent bien que nous allons vers des temps peu cléments. Autant ces élites font tout pour que les éclaboussures ne les atteignent pas, autant elles savent bien que les peuples ont une sale manie, c'est celle de se révolter quand on les exploitent trop et qu'ils vont mal. Et ces « élites » préfèrent augmenter la visibilité du Front National, afin de permettre à ces opposants potentiels de se réfugier dans son sein, parce qu'il peut servir de repoussoir et qu'il sera facilement contré par l'"humanisme international"; tandis qu'un Front de Gauche, qui pourrait au contraire avoir le soutien des humanistes, pourrait fédérer une révolte qui pourrait peut-être ne plus s'arrêter, une fois commencée.


C'est de la politique-fiction ? Peut-être...


Troisième raison

Une autre raison à la volonté du PS de minimiser la part que le Front de gauche a pris dans le succès de Hollande, c'est le choix électoral qui approche à grands pas, et qui va donner la majorité, ou pas, au Parti Socialiste : l'es élections législatives. Il y a de fortes chances pour que la gauche ait la majorité au Parlement. Mais il y a fort à parier, aussi, que le Parti Socialiste ne goûterait pas le fait d'avoir à obtenir systématiquement l'accord du Front de Gauche pour faire passer ses lois. Or, si celui-ci a un nombre de députés suffisants, c'est ce qui peut se passer. Il convient donc, encore et toujours, de minimiser ce parti pour que le PS passe pour le seul parti crédible à gauche. Il y en a même qui parle encore de « vote utile » ! Comme si cela avait un sens quelconque de laisser un parti être majoritaire à lui seul au Parlement ! On a vu ce que cela a donné avec l'UMP pendant cinq ans !!! Non, le Parlement est le lieu où nos représentants nous défendent, et n'hésitent pas à aller au conflit pour cela. Sans souhaiter une atomisation des forces en présence, il est souhaitable que le Parlement ne parle pas que d'une seule voix, et que les contradictions puissent s'exprimer, voire, en s'unissant, puissent s'opposer efficacement.

S'il faut une gauche forte, qui pourra défaire les lois liberticides et néolibérales promues en nombre par le gouvernement précédent, il faut aussi que cette gauche présente en son sein une forte représentation du parti qui défend le peuple.


Ne lâchons rien !


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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 19:18
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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 11:00
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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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