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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 05:56

3 points clés

Le Code du travail est le seul rempart qui protège les salariés

Les ordonnances sont l’héritage d’une idéologie néolibérale des années qui a conduit la crise financière

Sans Code du travail, la société sera plus sauvage

SÉBASTIEN JUMEL, JEAN-PAUL LECOQ, HUBERT WULFRANC

Ils sont respectivement députés PCF des 6e, 8e et 3e circonscriptions de la Seine-Maritime et membres du groupe de la Gauche démocratique et républicaine

«Nous n’avons rien lâché dans le combat parlementaire. Pendant toute cette semaine d’examen du projet de loi d’habilitation à réformer le Code du travail par ordonnances, les députés communistes ont bataillé sur chacun des articles, le jour et la nuit. Et si la loi a été adoptée, elle ne l’a été que par la force du nombre, non par la force des idées en suscitant une adhésion populaire. C’est toute l’importance de cette bataille à l’Assemblée, menée, au-delà même des rangs communistes, par la gauche combative : elle donne un fondement à la mobilisation qui doit se poursuivre contre les visées de cette réforme injuste, inefficace.

« Ordonnances qui conduirontà un affaiblissement des syndicats »

Nous n’avons rien lâché car, avec ce texte, la vie quotidienne des salariés de notre pays sera touchée de plein fouet. Cette loi d’habilitation permet au gouvernement de vider de sa substance le Code du travail par des ordonnances, dès septembre. Ordonnances qui toucheront la santé, la sécurité au travail, la démocratie, les droits syndicaux.

Ordonnances qui, par la fusion des instances représentatives, supprimeront les comités d’hygiène et de sécurité, qui réduiront les armes juridiques contre le licenciement. Ordonnances qui, sous couvert de « performance sociale », visent à éclipser les accords de branche - à quelques exceptions près - pour faire de l’accord d’entreprise le droit commun, poussant toujours plus loin la dérégulation.

Ordonnances qui conduiront à un affaiblissement des syndicats et de la représentation collective avec l’arrière-pensée de leur substituer des organisations de salon, qui faciliteront le recours aux CDD, qui créeront, avec le CDI de chantier, un CDI précaire, qui réduiront, enfin, le champ de la pénibilité.

Nous n’avons rien lâché dans le combat contre ce texte avec une série d’amendements défendus en séance, pour la plupart rejetés – les ordres venaient de l’Elysée-Versailles... mais qui ont montré que nous étions, en connexion avec le monde du travail, une force de proposition.

Volontairement très large dans son objet, imprécis, ce texte laisse toute liberté d’écriture à la plume gouvernementale, pour des ordonnances à venir, qui, trempées à l’encre du Medef, seront autant de ratures géantes sur les pages du Code du travail. Il est muet sur les responsabilités écrasantes de la finance dans la crise.

« Le Code du travail ne serait qu’une entrave »

Une crise qui a aggravé le chômage de masse, la précarité, les inégalités sociales et l’endettement généralisé. Endettement dont on voudrait faire porter le chapeau aux populations, pour mieux masquer les responsabilités du système financier, et celles des politiques qui lui ont porté secours et qui entretiennent l’absolue liberté d’agir dont ce système jouit, au détriment de l’intérêt des peuples.

Le sous-texte de cette réforme c’est : le Code du travail est responsable du chômage de masse... Vous, salariés mais aussi employeurs, qui demandez des règles pour que les rapports sociaux dans l’entreprise ne soient pas assujettis à la seule logique du profit, vous n’avez rien compris.

Au XXIe siècle, tout le monde serait devenu beau et gentil, le Code du travail ne serait qu’une entrave.

Vous devez accepter cette nouvelle façon de comprendre le monde... Mais qui peut croire de pareilles idées ?

A la suite de la loi Travail de 2016, inspirée déjà par Emmanuel Macron, cette loi d’habilitation nous enfonce un peu plus encore dans une idéologie de déconstruction des acquis sociaux. Dans une logique de renoncement au progrès qui depuis 120 ans a conduit à améliorer la protection des salariés, à construire le droit du travail consigné dans le Code du travail.

« Cette méthode de l’esquive est grossière »

Mais, cette semaine, avec leur texte qui prépare les ordonnances à venir, le président de la République et sa très obéissante et obèse majorité, n’ont pas gagné le combat du sens. La méthode des ordonnances est à elle seule une défaite.

Elle a été choisie pour esquiver un débat sur les mesures précises qu’Emmanuel Macron voudrait voir appliquer demain aux relations dans l’entreprise.

Légiférer par ordonnances consiste à ne soumettre aux représentants du peuple qu’un texte minimal. Un texte qui ne livre du contenu de la réforme que sa philosophie et les têtes de chapitre. Le reste, ce qui fera le pain quotidien des salariés, tombera comme un couperet dans les ordonnances en septembre. Cette méthode de l’esquive est grossière, dictée par la peur du peuple et de ses représentants.

« La philosophie des futures ordonnance est bien connue »

Elle est grossière parce que la crise politique, illustrée par le taux d’abstention historiquement élevé des dernières législatives, commandait qu’une réforme en profondeur du Code du travail, pilier de notre système de relations sociales, soit adoptée au terme d’un vrai débat de fond. Un débat permettant aux députés de connaître de manière précise le détail des règles que l’exécutif entend modifier, supprimer.

Grossière parce qu’au fond, la philosophie des futures ordonnances est bien connue. Elle est celle des idées néolibérales en vogue dans l’Europe de Bruxelles depuis le mitan des années 1980.

En vertu de ce modèle, il faudrait libérer le marché des quelques entraves qui l’encadrent encore pour que tout aille mieux, alors même que ces idées ont conduit à la crise financière de 2007-2008, au chômage de masse, à l’explosion des inégalités, à l’évasion fiscale généralisée, à la prédation de l’économie réelle par la finance, au recul des politiques publiques.

Le Code du travail est ce qui protège les salariés de tous les abus possibles dans les relations de travail.

Le Code du travail est la garantie que les relations sociales au travail reposent sur le droit. En ce sens, il protège aussi l’économie réelle. Demain, sans Code du travail ou avec un Code du travail très affaibli, déséquilibré aux dépens des salariés, la société sera plus sauvage. Ouvrir une deuxième brèche dans cette protection, après celle de la loi Travail de 2016, c’est marcher à reculons. C’est pourquoi nous n’allons pas nous résigner à ce démantèlement du Code du travail. »

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 12:31

Appel collectif. Pour un Code du Travail protecteur des salarié.e.s, non à la loi travail XXL !

LUNDI, 3 JUILLET, 2017
HUMANITE.FR

Vous êtes plus de 3900 signataires de l'appel du   pour empêcher la loi travail d’Emmanuel Macron et à abroger la loi El Khomri. Le collectif organise grand meeting unitaire le samedi 9 septembre, place de la République, à Paris. 

Fraîchement élus, E. Macron et sa majorité entendent casser encore plus le Code du travail. 
 
Ils s’inscrivent dans les objectifs poursuivis au titre des lois Macron, Rebsamen et El Khomri, et aggravent le démantèlement du droit du travail au détriment des salarié-es, particulièrement des jeunes et des plus précaires, qui sont majoritairement des femmes.
 
Comment parler de démocratie quand un simulacre de négociation syndicale à huis clos est organisé et que les organisations syndicales ne sont pas écoutées alors qu’elles portent des propositions et des revendications alternatives ? 
 
Comment parler de démocratie quand les ordonnances, ce procédé autoritaire, réduisent l'Assemblée Nationale à n’être qu’une chambre d’enregistrement ? 
 
Quelle démocratie quand tout se déroule principalement l’été, pour éviter tout débat avec le monde du travail, et plus largement avec les citoyen-n-es qui ne manqueront pas de s’exprimer et de se mobiliser ?   
 
Sous prétexte de favoriser l'emploi, alors que les politiques de flexibilité sont un échec et appauvrissent les salarié-es, E. Macron entend organiser un passage en force pour des contre-réformes promues de très longue date par le Medef.
 
Le projet de loi d'habilitation, qui cadre les ordonnances, le signifie très clairement. Se préparent un grave rabotage des droits des salarié-es et la quasi toute-puissance des employeurs, avec :
  • la définition de l’ensemble de la réglementation du travail, y compris les salaires et les règles de sécurité, au niveau de l’entreprise, même si l’accord de branche ou le contrat de travail ont prévu des dispositions plus favorables. Alors que nous militons pour une hiérarchie des normes, ils veulent imposer un code du travail par entreprise !
     
  • le levier du référendum d’entreprise à l’initiative des patrons et au détriment de la démocratie sociale, pour soumettre toujours plus les salarié-e-s aux exigences patronales, 
     
  • le plafonnement et la barémisation imposés des indemnités prud’homales suite à un licenciement abusif,
     
  • des conditions des licenciements économiques facilitées,
     
  • l'assouplissement du recours aux contrats précaires, notamment un CDI « de projet » qui de facto fait du CDD la norme,
     
  • la révision du compte pénibilité,
     
  • une fusion des instances représentatives des salarié.e.s, qui va diminuer encore leurs prérogatives, supprimer de facto la spécificité des CHSCT, et amorce la remise en cause des délégués syndicaux dans l’entreprise,
 
Cette casse lourde du code du travail change notre modèle social et détruit presque toutes les conquêtes des luttes sociales d’hier, longues et douloureuses. Elle renforce une contre-révolution libérale-autoritaire, au service des plus fortunés...et aux dépens d'une majorité de la population qui se paupérise !
 
Cette casse du Code du travail n’est qu’une partie du projet de société Macron !
 
Outre la banalisation de l'état d'urgence qui permettra de museler le mouvement social, c'est aussi la continuité de l'austérité, les attaques contre les Services publics, les fonctions publiques de l’Etat, hospitalière et territoriale, la remise en cause du statut général des fonctionnaires et de leurs statuts, de la Sécurité sociale et plus généralement de la protection sociale et des retraites, qui sont programmés. Les projets du gouvernement prévoient également un soi-disant élargissement des droits au chômage -aux non-salariés /es et aux démissionnaires - qui s’accompagne de la fin de l’assurance chômage remplacée par un système de solidarité d’Etat financé par une hausse d’impôt (la CSG) qui touchera avant tout les classes moyennes et les salarié/es.
 
Des alternatives existent à la casse du Code du travail, des services publics, de la sécurité sociale et plus largement des protections sociales. Des alternatives existent au manque de démocratie et à l'état d'urgence permanent. 
 
Nous demandons l’abrogation de la loi El Khomri et de tous les textes régressifs qui l’ont précédée. Nous refusons cette loi de casse XXL du code du travail. Nous défendons un droit du travail avec davantage de droits pour tous et toutes les salarié-es, leurs représentant-es, les Comités d’entreprise (CE), les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Nous voulons des médecins du travail non soumis au patronat, et davantage d’inspecteurs-trices du travail avec une garantie d’indépendance. Nous voulons un droit du travail plus accessible, plus effectif, avec un accès au juge facilité, des sanctions réelles et rapides des violations aux règles qu’il prévoit. Nous portons ces alternatives et d'autres, pour une société plus juste, plus égalitaire, plus écologique, qui respecte l'égalité femmes-hommes. Nous exigeons une réforme du service public de l’emploi qui maintienne le régime assurantiel, permette la représentation des chômeurs, et chômeuses, réintroduise le droit du chômage dans le code du travail.
L’heure est aujourd’hui à la mobilisation la plus large !
 
Nous, militant-es associatifs, syndicalistes, politiques, intellectuel-le.s, salarié.e.s de toutes catégories avec ou sans-emploi, jeunes, retraité.e.s, appelons à construire la mobilisation pour faire échec à ces projets et construire une alternative au service du progrès social. 
 
Le collectif « Pour nos droits sociaux »
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 08:46

 

 

Classement des 500 premières fortunes -

Par Eric Bocquet  sénateur PCF / 7 juillet 2017

 

 

 

Chaque année à pareille époque je m’offre le numéro spécial du magazine « Challenges », celui qui, depuis 20 années, établit le classement des 500 premières fortunes professionnelles de France. « S’offrir » n’est pas un terme usurpé car ce magazine ne coûte pas moins de 5,50 euros, mais au moins vous en avez pour votre argent. Couverture en papier glacé et dès les premières pages vous êtes emporté dans le tourbillon de l’argent dégoulinant de partout, oui un autre monde décidément.

Evidemment « Challenges », malgré son prix, vit aussi avec de la publicité bien sûr. Une croisière en yacht de luxe en décembre prochain, 10 jours à Ushuaia à partir de 7 220 euros, à partir de... On vous présente des montres de luxe, une Mauboussin à 2 095 euros, d’autres marques suisses à 5 080 ou 5 750. Attention, certaines d’entre elles sont en édition limitée à 12 exemplaires, ne tardez donc pas, cédez à vos envies ! Des banques prestigieuses, BNP Paribas banque privée, Cyrus Conseil peuvent vous aider dans la gestion de votre patrimoine et de votre fortune, j’vous jure parfois on aurait envie d’être pauvre !

Vous pouvez aussi vous faire aider dans l’acquisition d’un bien immobilier, un appartement dans le 8ème arrondissement de Paris pour la modique somme de 11 000 000 euros. Vous y dégusterez avec les amis, un grand vin de Bordeaux, on vous propose ici un grand cru classé Graves Pessac Léognan à 123,80 euros la bouteille.

Un article attire mon attention page 106 : « Auteuil, Neuilly, Passy tels sont leurs îlots ».Rien à voir avec le sketch mythique des Inconnus, ici c’est du sérieux, lecture, chers amis de Liberté Hebdo je vais plagier, je prends le risque... « Parmi les 700 voies fermées à la circulation de la capitale, les plus cossues se situent dans les anciennes communes de Passy et Auteuil et à Neuilly sur Seine, leur voisine. Des petits morceaux de campagne à la ville, souvent créés par des promoteurs du XIXème siècle qui séduisent artistes, businessmen français et fortunes étrangères... » Mais désolé les amis, je dois interrompre ici mon propos, un flash à la radio nous annonce qu’il y aurait « un trou de 8 milliards d’euros dans le budget 2017 (toujours ce sacré Docteur Diafoirus-Migaud de la Cour des Comptes), et donc ce nouveau gouvernement ne pourra malheureusement tenir ses engagements, il va falloir trouver des économies immédiatement, point d’indice des fonctionnaires gelé, les collectivités au pain sec…

Rassurez-vous je reviendrai la semaine prochaine sur « Challenges », encore une véritable mine d’or, et puis merde, il faut bien que je le rentabilise à ce prix-là !

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 06:14

Production électrique : l’équation insoluble de Nicolas Hulot

GÉRARD LE PUILL
MARDI, 11 JUILLET, 2017
HUMANITE.FR
Nicolas Hulot a déclaré qu’il faudra « fermer un certain nombre de centrales, ce sera peut-être jusqu’à 17 réacteurs. Laissez-moi planifier les choses, chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité, très différente », a-t-il ajouté. Photo : AFP
Nicolas Hulot a déclaré qu’il faudra « fermer un certain nombre de centrales, ce sera peut-être jusqu’à 17 réacteurs. Laissez-moi planifier les choses, chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité, très différente », a-t-il ajouté. Photo : AFP

Quatre jours après la présentation de son « Plan Climat », Nicolas Hulot a annoncé que la France pourrait fermer jusqu’à 17 réacteurs nucléaires d’ici 2025. En répondant de cette manière à la pression des organisations antinucléaires, le ministre de la Transition écologique et solidaire donne le sentiment de se priver du plus sûr moyen dont il dispose pour son objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050.

Le 6 juillet, lors de la présentation du « Plan Climat » qui ambitionne de parvenir à la « neutralité carbone » en France d’ici 2050, Nicolas Hulot s’était gardé d’inscrire la fermeture d’une seule centrale nucléaire dans sa feuille de route tout en reprenant à son compte l’objectif du quinquennat Hollande de ramener la part du nucléaire à 50% de notre production électrique d’ici 2025. Cette part est de 72%  aujourd’hui. Interrogé le jour même sur l’absence de site nommément désigné pour être fermé, le ministre de la Transition écologique et solidaire s’était contenté de répondre que la France allait « mécaniquement fermer un certain nombre de réacteurs » avant d’ajouter que « ce n’est pas un truc qu’on décide sur un coin de table ». Cette absence de précision avait suscité des critiques de certaines organisations se réclamant de l’écologie et connues pour leurs postures antinucléaires, dès lors qu’il ne s’agit pas de la bombe mais des centrales électriques. Dans un communiqué publié ce même 6 juillet, le Réseau Action Climat France écrivait que le plan du ministre « passe totalement sous silence la nécessaire fermeture de réacteurs nucléaires, indispensables à l’atteinte des objectifs de la loi de transition énergétique et pour laisser la place aux énergies renouvelables ». De son côté, Greenpeace France affirmait que « la première chose à faire est de respecter la loi et de dire combien il faut fermer de réacteurs ».

Fermer 17 réacteurs d’ici 2025, c’est augmenter les émissions de CO2

La Loi dont il est ici question est la Loi de transition énergétique que Ségolène Royal avait fait voter en 2016.  Elle prévoyait la fermeture de la centrale de Fessenheim dès 2017. Nicolas Hulot a-t-il voulu désamorcer les critiques venant d’associations « amies » ? Toujours est–il qu’il a déclaré hier sur RTL qu’il faudra « fermer un certain nombre de centrales, ce sera peut-être jusqu’à 17 réacteurs. Laissez-moi planifier les choses, chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité, très différente », a-t-il ajouté.

Cette concession faite aux antinucléaires conduit ces dernières à demander toujours plus, quitte à falsifier la réalité. Dans un communiqué qui omet délibérément d’évoquer le rôle majeurde l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le Réseau Sortir du Nucléaire écrivait hier : « Prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires nécessite de lourds travaux qui coûtent des sommes gigantesques, de l’ordre de plusieurs centaines de milliards d’euros (…) Dans le même temps, EDF est confronté à la baisse très importante et structurelle du prix de l’électricité en Europe, du fait de la diminution de la consommation d’électricité depuis 2008 et l’augmentation de la production d’électricité par des sources renouvelables et à un tarif de moins en moins cher ». De moins en moins cher peut-être, mais beaucoup plus cher que le courant produit par les centrales nucléaires. C’est même ce moindre coût du nucléaire en fonctionnement et la péréquation que cela permet pour parvenir à un prix unique au niveau du consommateur qui permet le développement des énergies renouvelables comme l’éolien et le photovoltaïque.

La facture des ménages allemands a doublé en dix ans

L’Allemagne a fait le choix de sortir du nucléaire en 2011. A cette époque la part du nucléaire dans le mix énergétique allemand pour la production de l’électricité était déjà tombée à 17,8% contre 30% en l’an 2000. Aujourd’hui le nucléaire n’assure plus que 13% de la production électrique en Allemagne. Entre temps, la part des énergies renouvelables   est montée  à 29%.Mais celle du charbon est de 19%, celle du lignite de 24%, celle du gaz  9% .Ce sont des chiffres que veulent ignorer des associations françaises qui prônent une sortie précipitée du nucléaire pour produire de l’électricité. En omettant de reconnaître que le nucléaire c’est zéro gamme de CO2 par kWh contre 45O grammes pour le gaz, 950 grammes pour le charbon et encore plus pour les centrales qui brûlent du lignite. De même, une centrale nucléaire fonctionne en moyenne 6.800 heures par an contre 2.600 heures pour une centrale hydroélectrique, 2.000 heures pour une éolienne terrestre et seulement 1.000 heures par an en moyenne pour les panneaux photovoltaïques.

En Allemagne le prix de l’électricité payé par les ménages a doublé depuis 10 ans, ce qui n’a pas empêché l’électricien E.On de perdre 16 milliards d’euros en 2016 tandis que les pertes de RWE s’élevaient à 5,7 milliards d’euros. Le prix de l’électricité va continuer de monter de l’autre côté du Rhin et le bilan carbone aussi dans la mesure où la montée en charge des énergies renouvelables demeure bien trop lente pour réduire suffisamment la place du charbon et du lignite dans le mix énergétique allemand avec la fermeture totale des centrales nucléaire prévue pour 2022

C’est aussi à la lumière de ce qui se passe en Allemagne que l’on peut  mesurer la démagogie des partisans de la sortie du nucléaire en France pour produire de l’électricité. Candidat éphémère d’Europe Ecologie Les Verts à l’élection présidentielle, Yannick Jadot proposait d’en finir avec les centrales nucléaires dès 2035 tandis que Jean-Luc Mélenchon visait l’horizon 2050 avec l’espoir de capitaliser sur son nom de nombreux suffrages d’électeurs du parti de Jadot et de Duflot.

Retour sur le compromis politicien de 2012 entre le PS et les Verts

Il convient enfin de rappeler ici comment est né le projet de faire passer la part du nucléaire de 75% en 2012 à 50% en 2025 ainsi que le projet de fermeture de la centrale de Fessenheim avant la fin du quinquennat de François Hollande. Il s’agissait d’un compromis politicien entre le Parti socialiste et le candidat Hollande d’un côté, le parti de Cécile Duflot de l’autre. En échange de ce compromis sur le nucléaire, le PS  laissait aux Verts une quantité suffisante de circonscriptions sûres pour avoir des assez de députés afin de pouvoir former un groupe parlementaire,  ans compter quelques postes de ministres en cas de victoire. En échange de ce cadeau, la direction de l’époque du parti qui se dit écologiste promettait à François Hollande que le vote interne chez les Verts désignerait Eva Joly comme candidate à l’élection présidentielle plutôt que Nicolas Hulot. En raison de sa popularité auprès des Français, la candidature de Hulot était susceptible de priver Hollande d’un score suffisant pour se qualifier au second tour de cette présidentielle de 2012 contre Sarkozy.

Mais terminons par le « Plan Climat » de Nicolas Hulot qui nous promet l’arrêt de la mise en circulation des véhicules à essence et diesel dès 2040 et veut parvenir à la neutralité carbone en 2050. En optant pour une sortie du nucléaire et compte tenu qu’un ’autre objectif du ministre de la Transition écologique et solidaire est de parvenir 32% d’énergies renouvelables en 2030, une politique de sortie du nucléaire dans un pays aussi nucléarisé que la France conduit à poser la question suivante : combien de millions mètres cubes de gaz et de millions tonnes de pétrole supplémentaires faudrait-il  importer chaque année pour assurer la recharge des batteries de nos voitures  électriques dont la production devra être accélérée dès à présent pour en finir avec la mise en circulation des moteurs à explosion dans moins de 23 ans ? Quel sera le bilan carbone final de cette politique de gribouille?

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Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE ACTUALITES PCF
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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 16:49
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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 06:14

Dans le cadre de son 37e Congrès, le PCF a adopté une résolution qui décrit les propositions sur  lesquelles il fonde sa politique.

Voici le passage concernant la partie financière et économique qui comprend l'économie et la fiscalité et le travail, notamment..

"Pour une nouvelle efficacité sociale, les fonds des banques, les profits des entreprises et les fonds publics doivent être utilisés pour des dépenses de formation, de développement social, de services publics et d’investissements efficaces. La maîtrise populaire du crédit bancaire est un nouvel enjeu du XXIe siècle. Un pôle public bancaire incluant des banques nationalisées fonctionnant avec de nouveaux critères doit servir l’emploi et la formation, les progrès sociaux et écologiques.

Réformer en profondeur la fiscalité est indispensable pour pousser les entreprises à financer des investissements porteurs de créations d’emplois et de formations correctement rémunérées. À l’opposé, il faut pénaliser la distribution de bénéfices sous forme de dividendes contre l’emploi, la croissance réelle et l’environnement.

Créer un impôt local sur le capital matériel des entreprises, mettre à contribution le capital financier, ou encore réformer l’impôt sur la fortune (ISF) et l’impôt sur le revenu pour les rendre plus progressifs, instaurer une TVA à taux zéro pour les produits de première nécessité sont des mesures à la fois justes et efficaces. De nouvelles cotisations sociales contribueront au financement de la Sécurité d’emploi et de formation.

Bloquer la spéculation et la financiarisation de toute l’économie nécessite de placer l’utilisation des crédits des banques sous contrôle social avec des critères précis d’efficacité économique et sociale, de réaliser un audit de la dette publique.

Réorienter l’activité de la Banque centrale européenne (BCE) jusqu’à changer ses missions et créer en France un pôle public bancaire et financier est une exigence première. Transformer la politique et les critères du crédit ou encore bloquer les circulations de capitaux et de profit avec les paradis fiscaux sont des objectifs à conjuguer avec une profonde réforme de la fiscalité. La France doit se doter des moyens effectifs pour éradiquer la fraude fiscale.

Il faut en finir avec les exonérations de cotisations sociales patronales qui ont dramatiquement démontré leur perversité. Gestion démocratique de la création monétaire, création de pouvoirs nouveaux pour les salarié-e-s et leurs représentant-e-s dans la gestion de leur entreprise, ainsi que des citoyennes et des citoyens dans les institutions bancaires et les collectivités territoriales sont des moyens indispensables."

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Published by bruno fornaciari - dans PCF PCF THOUARSAIS
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 06:31

Intervention de Pierre Laurent pour le groupe CRC au sénat en réponse au discours de politique générale du premier ministre

 

Avec l'allocution du Président de la République lundi, votre discours de politique générale était censé nous annoncer le grand renouveau que vous avez tant promis aux Français.

Nous avons beau tendre l'oreille, ce n'est pas le souffle du renouveau que nous entendons, mais des refrains usés. La nouvelle orchestration n'y change rien.

Le macronisme était paraît-il une révolution. Versailles a remis les pendules à l'heure. C'est en vérité une nouvelle synthèse : du sarko-hollandisme ou du hollando-sarkozisme, au choix.

Pour révolutionner notre politique, il aurait fallu envoyer un signal clair de rupture avec la dérive présidentialiste de notre régime : cet anachronisme qui consiste au 21ème siècle à concentrer toujours plus de pouvoirs dans les mains du seul Président de la République. Il aurait fallu dire aux Français : nous allons vous rendre du pouvoir, instaurer de nouveaux droits d'intervention des citoyens dans toutes les décisions, de nouveaux droits des salariés dans l'entreprise pour que ce ne soient plus les seuls intérêts de la finance qui décident. Voilà ce qui aurait été une entrée en matière révolutionnaire !

Il aurait fallu envoyer un signal de confiance au Parlement et non une convocation à Versailles, pas un discours monarchique où le Président parle et, tel un monarque, se retire, non sans avoir signifié aux parlementaires qu'ils sont trop nombreux, comme serait inutile le Conseil Économique et Social Environnemental.

Pour alimenter son moulin anti-parlementaire, le Président de la République a fustigé l'inflation législative pour justifier la réduction du débat démocratique. C'est l'hôpital qui se fout de la charité. Nous avons combattu ici même un monstre législatif de 400 articles, tous écrits sous la dictée des intérêts patronaux, la fameuse loi Macron adoptée par 49-3, celle qui, aujourd'hui, oblige à travailler le dimanche, qui autorise la privatisation de nos aéroports régionaux, qui facilite les licenciements, qui a affaibli l'inspection du travail… et j'en passe.

Oui, voilà des lois dont ne voulaient pas les Français, mais que le Président-ministre nous a imposées il y a trois ans.

Comptez donc sur nous, Monsieur le Premier Ministre, pour résister à l'inflation législative produite par les lobbys des grands intérêts capitalistes et pour multiplier les propositions qui redonneront du pouvoir et de nouveaux droits à la grande majorité des citoyens. Mais ne comptez pas sur nous, pour faire allégeance à la dérive autoritaire de nos institutions. Comptez plutôt sur notre ferme opposition.

Vous voulez, pour commencer, casser le Code du Travail en nous privant du débat parlementaire qu'appelle un chantier d'une telle importance. Nous voterons contre l'habilitation des ordonnances. Nous ne nous dessaisirons pas de notre pouvoir légitime de légiférer. Nous ferons tout pour révéler aux Français la nature véritable de votre projet.

L'été, symbole des congés payés gagnés de haute lutte par les travailleurs, ça n'est pas fait pour casser le Code du Travail en catimini dans le dos de ceux qui suent au labeur toute l'année et qui prennent un repos légitime avec leurs familles.

Pour rendre au pays l'espoir auquel il aspire, inventer un nouvel avenir social, productif et écologique, il ne faut pas, comme vous l'avez dit hier, désintoxiquer le pays de la dépense publique. Sous le quinquennat précédent, l'investissement public a chuté de 25 %. Pour quel résultat ? Il faut le désintoxiquer de la finance, de la prédation des richesses du pays par les exigences d'une rentabilité financière à courte vue.

Vous ne dites rien de l'évasion fiscale, qui coûte 80 milliards par an au pays, rien de la résolution votée à notre initiative par l'Assemblée nationale pour une COP fiscale mondiale, rien de l'explosion des 500 premières fortunes professionnelles françaises, rien du rôle défaillant des banques et de leurs critères de crédit… Et vous parlez de moraliser la vie publique ! Mais l'indécence de l'argent, elle crève les yeux !

Non, vous proposez d'en rajouter, toujours et encore au nom prétendument de l'emploi : allégement de l'ISF, baisse de l'impôt sur les sociétés, transformation du CICE en baisse de cotisations patronales pérennes. Quant aux salariés et aux retraités, c'est l'inverse : transferts des cotisations sociales vers une hausse massive de la CSG, et gel du point d'indice des fonctionnaires.

Vous et le Président de la République parlez de « ceux qui ne sont rien », de « ceux qui sont installés », de ceux qui ne devraient pas se résoudre à être des assistés… Mais savez-vous vraiment de qui vous parlez ?

9 millions de nos concitoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté à cause du chômage et de la précarité que génère votre modèle économique.

Plutôt que de casser le Code du Travail, nous vous demandons l'inscription à l'ordre du jour du Parlement de notre projet sur la sécurisation de l'emploi et de la formation, et nous vous demandons la convocation de deux grandes conférences sociales, l'une sur le relèvement des salaires et des qualifications, l'autre sur la lutte contre l'exclusion et la grande pauvreté pour élaborer avec les associations et les syndicats des plans d'action cohérents et pluriannuels.

Oui, dans ce pays, on ne doit plus travailler pour un salaire de misère, on ne doit plus être expulsé de son logement parce qu'on ne parvient plus à le payer.

Vous avez fustigé dans votre discours les aides au logement. Mais le pays manque cruellement d'aides à la construction de logements et à la rénovation thermique de l'habitat. Attaquez-vous plutôt au détournement massif des fonds publics vers la promotion immobilière spéculative !

Pour répondre à l'espoir du pays, Monsieur le Premier ministre, il faudrait être audacieux en matière d'égalité. Le temps est venu de nouveaux droits.

La France rend aujourd'hui hommage à Simone Veil. Soyons à la hauteur de l'audace qui fut la sienne. Quarante ans après la loi qui porte ce nom, franchissons une nouvelle étape.

Nous proposons qu'à la faveur de la réforme constitutionnelle qui s'annonce, le droit à l'avortement soit désormais inscrit dans notre Constitution!

La cause des services publics est un autre pilier de la lutte pour l'égalité.

Vous n'annoncez aucun moyen nouveau pour l'école et encouragez, au contraire, un pragmatisme et une autonomie des établissements qui masquent la mise en cause de l'unicité de notre système éducatif et renoncent à la lutte contre les inégalités.

Et en matière de santé, vous masquez derrière vos annonces sur les vaccinations ou la promesse de meilleurs remboursements forfaitaires pour les lunettes ou les aides auditives, la poursuite de restructurations hospitalières dévastatrices pour la couverture des besoins sanitaires.

Ce qui aurait été réellement innovant, Monsieur le Premier ministre, en rupture véritable avec les quarante dernières années, c'est un grand plan d'investissement pour les services publics, le développement industriel et la transition écologique !

Vous annoncez un plan de 50 milliards d'euros, une somme qui sonne rond mais bien dérisoire au regard des enjeux pour les cinq années à venir, pendant que vous n'hésitez pas, dans le même temps, à annoncer une baisse de 3 % du PIB de la dépense publique, qui représente 65 Milliards d'euros ! Un véritable massacre en perspective.

Dans ces conditions, de quel sens résonne ce que vous nous annoncez sur l'avenir de nos territoires ? Refusons le fossé qui se creuse, dites-vous…

Soit, mais comment agir sans une ambition d'égalitésur tout le territoire, sans un moratoire immédiat des réductions de dotations et des fermetures de services publics pour que plus personne, qu'il vive dans un quartier populaire, en zone rurale, dans la périphérie des villes, ne se sente abandonné, délaissé, méprisé, tel un citoyen de seconde zone.

 

Monsieur le Premier Ministre,

Vous avec salué hier le courage tranquille des Français. C'est un de nos rares points d'accord.

Comptez sur nous pour donner aux Français le courage de rêver et de continuer à agir pour un monde meilleur.

C'est à eux, à ce jeune qui se demande de quoi sera fait demain, à cette jeune infirmière qui ne compte plus ses heures et ses nuits de travail, à cette ouvrière de l'agro-alimentaire, à ce chauffeur Uber, à ce cadre méprisé par sa direction, que les parlementaires communistes accordent aujourd'hui leur confiance. Notre addiction elle est pour eux, et certainement pas pour la petite minorité des puissants.

 

Vous annoncez une conférence des territoires. Mais pour quoi faire ? Pour réduire à deux sous les régions les niveaux de collectivités, avez-vous dit ? Traduisons, cela veut dire ou la mort des départements ou le regroupement massif des communes privées d'ailleurs de leurs compétences d'urbanisme, autrement dit la généralisation d'intercommunalités et de métropoles appelées sans cesse à grossir, et à éteindre le maillage démocratique de notre territoire.

Conscient vous-même de l'impasse dans laquelle vous conduisez la plupart des communes, vous commencez à tergiverser sur la suppression de la taxe d'habitation : pour une raison simple, vous ne savez pas comment compenser cette perte de revenus mortelle pour les communes.

Quant aux Assises de l'Outre-Mer, je vous alerte, Monsieur le Premier Ministre. Les territoires d'Outre-Mer souffrent durement. Sans résultat, la colère sera grande. Il est temps d'entrer dans un nouvel âge, de donner aux collectivités d'Outre-Mer les moyens de maîtriser leur avenir, avec plus de responsabilités, plus de compétences et un fonds de développement pour bâtir un projet durable et cohérent. Ne manquons pas ce rendez-vous avec l'histoire.

Enfin, Monsieur le Premier Ministre, être à la hauteur de l'époque serait faire de la France une grande messagère de la paix et de la solidarité dans le monde.

Au lieu de cela, vous nous annoncez l'inscription des dispositions de l'état d'urgence dans notre loi commune, et une augmentation de 2 % du PIB des dépenses militaires, vous conformant servilement aux injonctions de l'OTAN.

N'est-ce pas là d'ailleurs la vraie raison de l'invitation de Donald Trump le 14 juillet à Paris, car j'imagine que ce n'est ni sa volonté de fêter avec nous la prise de la Bastille, ni son action révolutionnaire contre le réchauffement climatique qui lui vaut cette invitation ?

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Published by bruno fornaciari - dans PCF groupe GDR-CRC
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 17:08

Contre le coup de force institutionnel de Macron, manifestons à Versailles lundi à 14h

 

Le tiers Etat se donnera rendez-vous à Versailles pour protester contre le coup de force institutionnel d'Emmanuel Macron.

RDV à 14h
Avenue de Paris, angle de la rue des Etats généraux, devant la mairie de Versailles

 

 
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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES PCF
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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 12:53
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 11:17

Elections législatives second tour / déclaration du PCF

 

 

Le second tour de l'élection législative de dimanche prochain 18 juin revêt aujourd'hui une importance nouvelle suite au bouleversement politique du 1er tour. L'urgence est à la mobilisation face aux candidats d'Emmanuel Macron, des Républicains qui cherchent à installer une majorité libérale écrasante et ceux du FN, qui continuent à faire prospérer leurs idées de haine, de racisme et d'exclusion.

Après le premier tour, nous devons faire face à deux risques majeurs.

Le premier concerne la démocratie dans notre pays. En effet, les candidats d'Emmanuel Macron qui, dans le contexte d'une abstention historique, ont obtenu moins de voix qu'au premier tour de l'élection présidentielle, pourraient obtenir 80 % du nombre de sièges à l'Assemblée nationale, 90 % avec les Républicains.

La diversité politique de notre pays serait ainsi effacée et notamment celle de la gauche qui avait réuni 9 millions de voix autour des candidatures de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon.

Le deuxième risque est qu'Emmanuel Macron et son premier ministre issu des rangs Républicains s'appuient sur cette anomalie démocratique pour amplifier les politiques libérales et d'austérité et pour emmener notre pays vers une casse sociale généralisée.

Face à ces deux menaces, l'urgence est d'élire dimanche prochain 18 juin, partout où ils sont présents au second tour, en Métropole et en Outre Mer, des députés communistes et Front de gauche, des députés de la France insoumise et d'autres forces de gauche, qui sont prêts, aux côtés des forces sociales, à combattre la casse du Code du travail par ordonnances, la hausse de la CSG, la diminution drastique du nombre des fonctionnaires, la remise en cause des services publics, comme des moyens des collectivités territoriales, la restriction de nos libertés publiques, l'amplification des politiques de soutien à la finance.

La victoire de ces candidat-e-s de gauche et de progrès social est possible.

Nous appelons les électrices et les électeurs de gauche, qu'ils aient voté ou qu'ils se soient abstenus au premier tour, à se mobiliser autour de ces candidatures et à permettre ainsi l'élection de femmes et d'hommes de terrain, qui ont toujours combattu les politiques d'austérité, et les injustices. Des femmes et des hommes qui ont inlassablement été du côté de l'Humain d'abord face aux puissances de l'argent. Des candidat-e-s qui n'ont jamais renoncé à leurs valeurs et à leurs engagements.

Des femmes et des hommes sur lesquels les citoyens continueront de pouvoir s'appuyer.

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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS PCF
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BRUNO FORNACIARI

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