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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 09:50

Déclaration du Conseil national du PCF – 26 avril 2017

 

Le score de près de 20 % de notre candidat, Jean-Luc Mélenchon, constitue un événement inédit, une forte espérance et un point d'appui dans le combat pour la transformation sociale et écologiste.

Nous saluons tous les militant-e-s communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élu-e-s communistes et Front de gauche, les citoyen-ne-s qui se sont investi-e-s dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

 

Ce résultat est le leur.

 

Dans les villes à direction communiste-Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur à 30 %.

 

À 600 000 voix près, la gauche est éliminée au soir du 1er tour, la candidate de l'extrême droite, Marine Le Pen, est qualifiée pour le second tour, 15 ans après le sinistre 21 avril 2002.


Face à elle, Emmanuel Macron, candidat du camp libéral : cette situation est lourde de dangers pour la démocratie et de nouvelles régressions pour notre peuple !

 

Le Parti communiste français prend ses responsabilités devant le risque d'élection de Marine Le Pen et appelle sans ambiguïté à la battre le 7 mai, en utilisant le seul bulletin qui lui sera malheureusement opposé. Les communistes ont toujours combattu le Front national, ils et elles refusent de participer à sa banalisation. Ils et elles ont mené, ces dernières semaines, une campagne active et déterminée, pour mettre au jour, à travers le livre « FN l'imposture. Droite le danger », les mensonges du FN, sa volonté d'utiliser les souffrances sociales pour diviser les Français-e-s, mener le pays sur le chemin de la haine, du racisme et de la xénophobie, faire reculer les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité.

 

L'imposture sociale et politique de Marine Le Pen, dans les tout premiers jours de la campagne du deuxième tour prend une ampleur plus grande encore : elle prétend s'appuyer sur le rejet légitime, dans l'électorat de gauche, dans l'électorat populaire, de ce qu'incarnent Emmanuel Macron et son projet, pour détourner l'aspiration à plus de justice sociale vers son objectif fondamental : instaurer plus de division pour mieux préserver les intérêts de la finance.


Elle prétend s'appuyer sur l'aspiration à la souveraineté populaire et une Europe dégagée de l'austérité pour la détourner et imposer, avec ses alliés européens d'extrême droite et néo-nazis, une Europe de la concurrence entre nationalismes, basée sur la haine des peuples, tournant le dos aux coopérations, aux valeurs de solidarité et de paix.

 

Nous ne prendrons jamais le risque de laisser entre les mains de l'extrême droite la gestion du pays et du pouvoir d’État, les libertés publiques, la sécurité de notre territoire et celle du monde.


Notre démarche n'est en aucun cas un soutien à la politique d'Emmanuel Macron : nous l'avons combattu comme ministre, puis comme candidat, dans la rue, au Parlement. Son projet aggravera les politiques néo-libérales.

 

Nous empêcherons Emmanuel Macron de faire du vote du second tour une adhésion à son programme. Toutes les électrices et électeurs de la gauche de transformation sociale et écologiste doivent pouvoir utiliser le bulletin à son nom dans le seul but qu'ils se fixent : barrer la route à Marine Le Pen.

 

Vouloir donner à ce geste une autre signification, ne pas respecter ces femmes et ces
hommes, ne peut que favoriser Marine Le Pen.

 

Nous combattrons la mise en oeuvre du projet d'Emmanuel Macron, ses choix anti sociaux, sa volonté d'une recomposition libérale profonde de notre société.

 

C'est dans cet esprit que nous serons dans la rue le 1er mai, aux côtés des organisations syndicales et à partir du 8 mai dans toutes les mobilisations contre Macron, et en l'empêchant d'obtenir une majorité à l'Assemblée nationale.

 

Les communistes sont totalement mobilisé-e-s pour les élections législatives depuis plusieurs mois, pour combattre l'extrême droite, la droite et les politiques libérales de Macron, ses ami-e-s, ses soutiens.

 

Il faut donc construire dès maintenant le maximum de victoires législatives les 11 et 18 juin prochains pour les forces de gauche de transformation sociale et écologique.


C'est possible si chacune de ces forces convergent pour construire une représentation nationale à la hauteur du vote et des attentes de rassemblement exprimés par les électeurs et électrices de gauche.

 

Uni-e-s, nous pourrons obtenir des dizaines de député-e-s pour former une force combative, porteuse  de la colère populaire à l'Assemblée nationale, pour mener une lutte sans merci contre la finance, pour l'égalité réelle, et pour l'Humain d’abord.

 

Divisé-e-s, nous risquons à l'inverse l'élection de député-e-s porteurs-euses des choix d'Emmanuel Macron, de droite ou d’extrême droite.

 

Le Parti communiste va continuer à faire des propositions en vue d'une entente électorale.

 

 
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 12:38
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 09:13

Dimanche 23 avril,  les électeurs pourront envoyer au second tour un candidat porteur d’un projet  de transformation sociale. Toutes  les hypothèses de ces huit derniers mois ont été invalidées et, pour la première fois depuis l’avènement de la  Ve République, quatre candidats sont favoris. 

Lisez gratuitement en numérique l'Humanité et l'Humanité Dimanchependant un mois.

Tout reste possible dans une élection qui se joue sur fond de crise démocratique.  Elle offre l’occasion d’en sortir par le haut assure Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, pour qui « les idées de transformation sociale reprennent   le dessus ».

Après huit mois et le lancement de la campagne de la primaire de droite à l'été, les urnes sont sur le point de rendre leur verdict pour l'élection du prochain président de la République. À l'époque, l'hypothèse principale était que le vainqueur de cette primaire, dont Alain Juppé était archifavori, serait le futur président de la République. Si nul n'ignorait déjà le vent de révolte qui soufflait chez les Français, personne n'imaginait que tous les favoris seraient balayés les uns après les autres. « On est en train de vivre un bouleversement politique : ce qui est en train de se passer, c'est une grande secousse dans le peuple pour déverrouiller le système démocratique », argue Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Après une campagne marquée par les affaires de François Fillon et Mme Le Pen, à quelques jours du vote, tout reste possible. Le meilleur comme le pire.
Depuis 1958 et l'avènement de la Ve République, jamais quatre candidats n'ont encore pu prétendre à la victoire finale à quelques jours du 1er tour. Un sondage publié dix jours avant celuici (1) indiquait un écart de seulement trois points entre Emmanuel Macron (22 %), 1er, et François Fillon (19 %), 4e.
Une situation qui témoigne de la décomposition de la Ve République et de la déliquescence du système capitaliste, incapable de satisfaire les besoins du plus grand nombre. Si jusqu'ici cette crise avait profité à l'extrême droite pour apparaître comme la seule alternative, la campagne a bouleversé la donne. Jusqu'à la dernière semaine, la sécurité et le terrorisme n'ont pas dominé les débats comme on pouvait le craindre. S'ils n'ont pas été remplacés pour autant par la question du travail ou la transition écologique, les idées progressistes ont pour la première fois depuis longtemps eu droit de cité. Le travail est entré dans le débat grâce notamment au revenu universel de Benoît Hamon, puis Jean-Luc Mélenchon a porté l'abrogation de la loi El Khomri, la retraite à 60 ans ou le partage du travail. De même, l'investissement public, la mise au pas des banques, le renforcement des impôts pour les plus riches et le capital ont pu être entendus par des millions de Français. « Les idées de transformation sociale reprennent le dessus à gauche et au-delà et peuvent marquer des points décisifs dans cette élection », constate Pierre Laurent.
Reste à transformer l'essai : ce dimanche, les Français auront le choix entre 11 candidats bien sûr, et quatre options principales : celle d'approfondir les politiques sociales-libérales du quinquennat Hollande avec les résultats que l'on sait. Celle de convoquer une droite revancharde, voulant en finir avec le temps de travail et le Code qui protège les salariés tout en prônant une société refermée sur des valeurs ultraconservatrices. Celle de l'extrême droite, dont la conversion sociale cache une soumission aux intérêts du marché, fût-il national, et qui provoquerait des divisions violentes dans la société. Ou bien celle de renouer le fil du progrès social, de la remise au goût du jour de l'idée qu'il n'y a pas qu'une seule politique possible et d'une sortie démocratique et égalitaire de la crise. Pour la première fois depuis longtemps, les électeurs de gauche vont pouvoir voter pour autre chose que pour déterminer les rapports de forces à gauche. Les électeurs communistes, altermondialistes, socialistes authentiques, écologistes peuvent voter pour faire autre chose qu'un vote défensif pour préserver l'idée de la transformation sociale. Pour la première fois depuis longtemps, c'est bien de l'avenir du pays dont il s'agit. « Un candidat qui porte haut les valeurs de justice, d'égalité, d'écologie, de partage, d'humanisme, de paix, porteur de la vielle promesse de république sociale peut être présent au second tour de l'élection présidentielle », argue Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon.
Pour y parvenir, il faudra convaincre les nombreux indécis. À une semaine du premier tour, 34 % de Français n'étaient pas sûrs d'aller voter, soit près de 16 millions de citoyens. Parmi ceux qui sont certains d'aller voter (66 %), seuls deux tiers sont sûrs de leur vote. Il y a donc 27 millions d'électeurs à convaincre. Jean-Luc Mélenchon est désormais la personnalité politique préférée des Français avec 68 % d'opinions favorables, dont 16 % d'excellentes opinions. Fort d'une image de proximité avec les Français, d'une capacité à exercer la fonction et d'un projet qui séduit, le potentiel électoral de Jean-Luc Mélenchon se situe désormais autour de 25 % (2). Testé au second tour, il serait également un rempart efficace contre Mme Le Pen (60/40) et François Fillon (59/41).

le plein de mensonges

« Cette semaine, c'est là que tout va se jouer », dit-il en exhortant ses soutiens à convaincre et aller chercher une victoire qu'il sent « au bout des doigts ». 
La dynamique qui entoure Jean-Luc Mélenchon depuis plusieurs semaines fait trembler les tenants du système politico-médiatique. « Qu'importe la faisabilité, pourvu qu'on ait l'ivresse », dit, entre autres, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ». Ils n'hésitent pas à mentir sur son programme ou à le renvoyer dos à dos avec Mme Le Pen : « Le Pen-Mélenchon même danger», selon « l e Monde », ou « Le Pen-Mélenchon même faillite », dit « le Point ». « Répondez par l'humour », exhorte le candidat. Ces attaques suffiront-elles à dissuader les électeurs ou auront-elles l'effet inverse ? « Jean-Luc Mélenchon est porté par quelque chose de profond, une recherche de solutions progressistes à la crise. Chaque voix exprimera ce désir d'écrire une nouvelle page, aucune ne doit manquer », affirme Pierre Laurent. « Pour que viennent les jours heureux », dirait le candidat.

(1) Ipsos pour « le Monde », 14 avril. (2) BVA, 14 avril.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 04:40

Déclaration du PCF à l’occasion de la journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens et en soutien aux grévistes de la faim

 

Répondant à l'appel de Marwan Barghouthi, les prisonniers politiques palestiniens de toutes tendances politiques se préparent à une grève de la faim de masse le 17 avril prochain à l'occasion de la journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens.

Ce mouvement de grève constitue "une réponse aux violations incessantes des droits fondamentaux des prisonniers qui sont mal traités" alors même que les négociations avec l’administration pénitentiaire, pour qu’enfin le respect des droits et de la dignité des détenus soit conforme au droit international et aux conventions de Genève, sont au point mort.

Leurs revendications concernent la fin des interdictions et des interruptions des visites familiales, des soins médicaux appropriés, de la négligence médicale délibérée, ainsi que la libération des prisonniers malades, en particulier les personnes handicapées et celles atteintes de maladies incurables.

Les prisonniers réclament un traitement humain lors des longs transferts au tribunal ou à la clinique et la fin de la mise à l’isolement. Ils demandent en outre la fin de la détention administrative illégale subie par plus de 536 prisonniers dont six mineurs, deux femmes et neuf députés qui croupissent en prison sans qu’il n’y ait aucune charge et sans aucun procès pendant des périodes de 4 à 6 mois renouvelables à l'infini au mépris des conventions de Genève.

A ce jour, il y a 6 500 prisonniers dans les geôles de l'occupant israélien, parmi lesquels 300 enfants mineurs dont la moitié ont moins de 16 ans.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a redit sur France Inter lundi 10 avril au matin que la France continuait à travailler à une solution politique. Dès lors qu’attend-il pour intervenir auprès du gouvernement israélien sur la question des prisonniers politiques ? Qu’attend-il pour réaliser enfin la promesse de François Hollande que la France reconnaisse l’État palestinien ?

En ce jour de solidarité internationale, le Parti communiste français s’associe aux pacifistes du monde entier pour exiger la satisfaction des revendications des grévistes de la faim et la libération immédiate de tous les prisonniers politiques palestiniens.

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 18:43
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 15:51
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 15:49
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 17:01
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 20:43

Estimant que tous les français ont le droit de savoir ce que font leurs députés, voici mon bilan de mi-mandat au Parlement Européen. 
Je poste cela ici volontairement pour que cela soit plus facile à lire pour chacun de vous.

Engagement pour l’emploi et la jeunesse européenne
1. J’ai travaillé pour l’adoption de l'initiative emploi jeune par l’Union européenne, devenue depuis la Garantie Jeunesse. Par la suite j’ai soutenu ce nouveau programme d’insertion, notamment à Aubervilliers, dont je félicite la mission locale puisque sur les 150 jeunes de la promotion 2015, 57% ont trouvé un emploi en CDI ou CDD de plus de 6 mois
2. J’ai fait adhérer l’Union européenne à la convention sur le travail forcé de l'Organisation Internationale du Travail
3. Pour l’amélioration des conditions de travail, je me suis notamment impliqué pour la révision de la directive sur la protection des travailleurs vis-à-vis des risques cancérogènes et mutagènes sur le lieu de travail
4. Je travaille en ce moment même sur la révision de la directive sur le détachement des travailleurs, dont je demandais la réouverture depuis longtemps
Protection de l’environnement, de nos services publics et de nos acquis sociaux
5. J’ai mené la lutte contre les accords commerciaux qui mettent en danger notre mode de vie, notre santé et notre environnement et publié deux livres qui dévoilent ce que l’on veut nous cacher : « Dracula contre les peuples » et « Le traité avec le Canada mis à nu »
6. Je me suis opposé à la privatisation de nos services publics à travers les directives européennes notamment dans le secteur du ferroviaire
7. J’ai œuvré au Parlement européen pour l’adoption du Fonds européen d’aide aux plus démunis
8. Pour une agriculture garante d’une alimentation de qualité pour tous, j’ai travaillé à la protection des producteurs laitiers et lutté contre l’introduction en Europe d’organismes génétiquement modifiés par la Commission européenne ou via les accords commerciaux

Construction d’une solidarité internationale
9. En solidarité avec le peuple palestinien, je me suis systématiquement opposé à la colonisation et à l'occupation des territoires palestiniens et je demande la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël
10. Je lutte contre le fléau de l’évasion fiscale en Europe et dans le monde à travers la commission d’enquête sur les Panama Papers, dont je suis membre
11. Je soutiens la Grèce et son gouvernement Syriza face à ses créanciers de la Troïka
12. Pour la défense des droits des migrants, je promeus le développement de nouvelles voies légales d'immigration et d'asile
13. Dans le cadre de l’Assemblée Parlementaire Euro-méditerranéenne, j’ai fait adopter deux rapports, l’un sur la révision de la politique migratoire de l’Union européenne et l’autre sur les perspectives de la jeunesse méditerranéenne. Pour le second, j’ai réuni des associations et des jeunes d’Aubervilliers pour qu’ils me fassent part de leurs éclairages, leurs expériences et leurs aspirations sur le travail, l’enseignement supérieur, la libre circulation dans l’espace méditerranéen, et la démocratie
14. En soutien à Mumia Abu Jamal, militant afro-américain emprisonné, j’ai lancé une pétition pour qu’il ait accès aux soins dont il a besoin. Signée par 115 parlementaires européens et nationaux, je l’ai adressée au gouverneur de Pennsylvanie

Bilan de mi-mandat en chiffre :
- 87 questions parlementaires adressées à la Commission européenne
- 137 interventions en séances plénières au Parlement européen
- Amendements déposés sur 51 rapports, directives et avis, dont 134 sur le rapport sur le traité transatlantique
- 25 débats et conférences partout en France sur les questions européennes et notamment sur les questions liées aux traités de libre échange

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Published by bruno fornaciari - dans EUROPE PCF
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 18:02

Adresse du Parti communiste au peuple de France

MARDI, 21 FÉVRIER, 2017
HUMANITE.FR

Déclaration du PCF. Pour le changement, un pacte pour une nouvelle majorité de gauche.

Vous êtes des millions à vouloir tourner la page d'un système politique réduit à l’impuissance et rongé par les forces de l’argent. Vous êtes des millions à être en colère contre des politiques dures pour les faibles et faibles contre les puissants, contre toutes les discriminations, contre une finance qui détruit tout dans notre pays, de l’emploi aux relations humaines les plus précieuses.

Vous voulez pouvoir intervenir et décider sur tout ce qui concerne votre vie, votre travail. Une victoire de la droite ou de l’extrême droite aux élections de 2017 précipiterait le pays vers plus de misère, d’arbitraire et de division. Marine Le Pen veut faire régresser la France en l’entraînant dans le sillage du sinistre Donald Trump. François Fillon veut liquider la Sécurité sociale et tous nos services publics. Emmanuel Macron veut étendre la logique de l’ubérisation libérale à tous les domaines de la vie et du travail. Nous ne voulons pas de ces années noires pour notre pays.

C’est pour éviter ce désastre que nous les communistes, nous voulons lors des élections présidentielle et législatives de mai et juin prochains, faire gagner la gauche : une gauche qui reconstruise une grande politique de justice, d’égalité et de paix. Une gauche qui engage une politique de lutte efficace contre le chômage, les inégalités et la pauvreté, de sécurisation de nos vies, de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens.

Nous ne voulons pas la politique qui nous a tourné le dos ces cinq dernières années en emboîtant le pas aux forces libérales. La gauche que nous voulons, c'est celle qui s’est battue contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se bat pour l’avenir des services publics, qui peut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la jeunesse.

Il y a quelques mois, cela paraissait irréaliste. Aujourd’hui, la présence au second tour de l'élection présidentielle d'une candidature porteuse de ces combats et la constitution en juin d'une majorité de gauche et écologiste paraissent à nouveau possibles. C’est ce pourquoi nous nous battons depuis un an : nous n’avons pas présenté de candidat communiste à l’élection présidentielle pour le permettre. Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, dont le programme est le plus proche du nôtre, avec cet objectif.

Ce qui doit être au cœur de tout, c'est un pacte de majorité, clair et transparent qui se donne les moyens du changement.

Voilà pourquoi nous appelons les candidats et les forces de gauche à intensifier leurs discussions jusqu'à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France.

Nous voulons élire en mai un président de gauche, en juin une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale, qui appliquera une politique de rupture avec l’austérité. Au sein de cette majorité, élire des députés communistes et du Front de gauche bien plus nombreux qu’en 2012. Et surtout, il faudra rester mobilisés et vigilants avant, pendant et après les élections, comme lors du Front populaire face au grand patronat, à la droite et à l’extrême droite.

Nous communistes, nous proposons que ce pacte comporte :

► une 6e République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l'élu-e, des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, le récépissé contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l'avortement.

► un programme de relance sociale avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation, l'augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions, la diminution du temps de travail, la retraite à 60 ans, une nouvelle ambition pour la Sécurité sociale, avec un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 %.

► un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines : petite enfance, éducation, culture, sports, santé, logement, emploi.

► la création d'un ministère de plein droit pour l'égalité femmes-hommes et le renforcement des dispositifs contraignants pour l'égalité salariale et professionnelle.

► la lutte contre toutes les discriminations, qu'elles soient liées à l'origine, à la confession, à l'orientation ou l'identité sexuelle, la maladie ou le handicap.

► la lutte contre la finance avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, avec la nationalisation de BNP-Paribas et de la Société générale.

► un plan de bataille pour la France en Europe avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un plan d'investissement financé par la BCE. Il servirait en France à la lutte contre l'exclusion et la pauvreté, à l’investissement massif pour les services publics, au logement pour tous et aux collectivités locales.

► un plan cohérent de nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans toutes les filières utiles au développement humain s'appuyant sur un effort recherche développement conséquent, de transition écologique avec un mix énergétique renouvelables-nucléaire sous contrôle public, de développement d’un nouveau modèle agricole.

Nous proposons à tous les candidats et toutes les forces de gauche de discuter ces propositions. Le Parti communiste demande pour cela à les rencontrer.

Dans le même mouvement, nous vous proposons donc à tous, sans attendre le jour ultime du vote, de multiplier les luttes sociales, les rencontres publiques de terrain, les débats sur les réseaux sociaux, de lever un immense forum citoyen pour faire entendre de toutes les manières possibles cette exigence d’union et d’engagement autour d’un pacte capable de changer vraiment la vie.

Nous ouvrirons à toutes les forces de gauche notre prochaine rencontre nationale le 28 février à la Bellevilloise à Paris sur le thème : « L'ennemi, c'est toujours la finance ».

Nous proposons que se tienne dans les plus brefs délais une grande rencontre de débat public pour un pacte de majorité à gauche avec les candidats et les forces qui les soutiennent. De nombreux citoyens le souhaitent. Pour notre part nous y sommes prêts.

À l'heure du dépôt des parrainages pour l’élection présidentielle, il faut avancer vite. Nous appelons également tous nos concitoyens à se mêler sans attendre des élections législatives. L’heure est à la mobilisation partout. Là aussi, les communistes et leurs candidats appellent au rassemblement pour garantir les moyens du changement espéré par nos concitoyens.

Parti communiste français, Paris, le 21 février 2017.

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BRUNO FORNACIARI

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