Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 17:55

 

 

Vente solidaire contre la vie chère

Le 17 août, les communistes se mobilisent !

 

Le jeudi 17 août, le PCF organise, avec le MODEF (syndicat agricole), des ventes solidaires de fruits et légumes. Nectarines, prunes rouges, poires, melons, tomates, pommes de terre, haricots verts, salades seront vendus à Paris.

 

Nous sommes chaque jour plus nombreux à éprouver des difficultés pour faire face à nos besoins vitaux et, parmi eux, une alimentation saine, variée, de qualité. Des prix élevés, des salaires trop bas, et c'est le contenu de notre panier qui diminue. 

 

Mais si notre pouvoir d'achat ne nous permet effectivement pas de manger correctement, de leur coté, les producteurs subissent aussi le racket de la grande distribution. Faute de prix rémunérateurs et du fait d'une politique de délocalisation massive de la production, on estime que le nombre de producteurs de fruits et légumes a été divisé par deux en 15 ans !

 

Alors que se sont ouverts les États généraux de l'alimentation, seuls les critères de compétitivité et de rentabilité semblent préoccuper le ministre de l'Agriculture, alors que les producteurs manifestent et revendiquent massivement, depuis des années, pour une juste rémunération de leurs produits. La nouvelle répartition des aides européennes annoncée par le ministère ne fait même qu’accroître la mise en danger des exploitations familiales et paysannes.

 

----------------------------------------------------------------

 

 

Les communistes proposent une alimentation saine, de qualité, relocalisée et accessible à tous. L'agriculture doit redevenir stratégique pour la France.

 

 

  • Moratoire immédiat, financier, fiscal de l’agriculture française pour permettre aux exploitations de retrouver leur équilibre économique.
  • Instaurer une conférence annuelle, qui donne lieu à une négociation interprofessionnelle, par production, avec la distribution, les fournisseurs, les producteurs en élargissant le champ de la représentativité syndicale.
  • Création d’un fonds de soutien à l’agriculture paysanne et aux filières relocalisées ouvertes à des alternatives vivrières, courtes, de proximité et biologiques.
  • Mise en œuvre d’un plan de transition écologique de la production agricole avec comme perspective une agriculture sans pesticides, autonome en ressources non renouvelables et participant à la santé publique et à lutte contre le réchauffement climatique.
  • Promouvoir une nouvelle politique agricole et alimentaire commune (PAC) en Europe, cohérente et volontariste, qui réponde en priorité aux besoins des citoyen-ne-s et du marché intérieur avec pour objectif la souveraineté alimentaire et la transition écologique.
  • ADOPTION D’UNE LOI QUI ENCADRE STRICTEMENT LES MARGES ET LES PRATIQUES DE LA GRANDE DISTRIBUTION ET FIXE UN PRIX MINIMUM GARANTI AUX PRODUCTEURS.
  •  

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES LUTTES ET SOLIDARITÉ PCF
commenter cet article
18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 06:53
Repost 0
10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 16:54

La France a le devoir d'enrayer la surenchère à laquelle se livrent Donald Trump et Kim Jung-Un

 

En promettant hier "le feu et la colère, comme le monde n'en a jamais vu jusqu'ici à la Corée du Nord si elle persistait à "proférer des menaces contre les Etats-Unis" - autrement dit si la Corée du Nord continuait de menacer verbalement et non physiquement d'une attaque nucléaire les territoires américains, Donald Trump vient de révéler à quel point il constitue personnellement un danger réel pour la sécurité internationale.
 

Si la seule réponse de l'Administration américaine et de ses alliés de l'OTAN est une frappe dite préventive contre la Corée du Nord alors c'est une confrontation aussi dramatique qu'illégale qui est à l'ordre du jour et qui aura pour le monde entier des conséquences folles.
 

La France, dans ce contexte, se doit de jouer un rôle responsable et de s'activer pour la mise en place de négociations, et non de soutenir les propos d'un Donald Trump qui confond la vie avec un jeu télévisé.Rex Tillerson a avoué le 2 août que l'objectif des Etats-Unis n'était pas "le renversement du régime nord-coréen", alors de quoi s'agit-il ? De mettre l'Asie, et le monde à feu et à sang ?

 

La montée des tensions entre Corée du Nord et Etats-Unis prouve que la politique dite de dissuasion nucléaire est inefficace à enrayer les risques de guerre nucléaire. La véritable et seule solution est l'interdiction totale pour tous les pays des armes nucléaires ainsi que le Traité international adopté par 122 pays membres de l'ONU en juillet y engage les puissances nucléaires officielles et officieuses.

 

Le PCF condamne les tirs d'essais de Pyong-Yang et les menaces américaines qui ont massé en Asie des dizaines de milliers d'hommes de troupe et surarmé la région. Le PCF appelle le gouvernement français à agir sans délai pour mettre un terme à la surenchère verbale et l'escalade militaire entre Nord-Coréens et Nord-Américains, et pour créer les conditions de discussions multilatérales garantissant un cadre commun de sécurité collective en Asie. La France doit, de plus, signer et ratifier le Traité international d'interdiction des armes nucléaires. Le temps de la dénucléarisation globale n'attend plus.
 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL ACTUALITES PCF
commenter cet article
6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 03:19

Épuisement des ressources : ce qu'il faut dépasser c'est le système financier mondialisé

 

L'ONG Global Footprint Network a établi au 2 août le jour où l'humanité aura épuisé les réserves naturelles planétaires pour l'année. C'est une situation que nous prenons très au sérieux. Certes chaque consommateur doit adopter des attitudes en conformité avec cet enjeu vital, toutefois l'efficacité commande de vite bâtir un nouveau mode de production beaucoup moins prédateur des ressources naturelles. 

Il est urgent d'en finir avec un système qui se fixe comme priorité le seul appât du gain financier pour une minorité. C'est cette pollution financière qui empêche d'avancer vers le changement souhaitable.

Pour en finir avec la surconsommation, il faut d'abord en finir avec l'obsolescence programmée, vecteur de scandaleux profits, et tendre vers l'éco-conception durable pour chaque produit, ainsi développer les filières de recyclage et l'économie circulaire.

Nous proposons pour limiter la prédation des ressources naturelles d'en taxer le prélèvement. On compenserait ce nouvel impôt par l'octroi de crédits bancaires bonifiés à chaque fois que l'entreprise investit dans des process industriels « propres », qu'elle forme ses salarié-e-s et les rémunère à un bon niveau. Augmenter le pouvoir d'achat de chaque salarié-e, c'est permettre à chaque consommateur l’accès à des produits de meilleure qualité.

Pour cela, il est incontournable de décider un autre partage des richesses produites, de lutter contre l'évasion fiscale afin de développer considérablement la recherche, les services publics, et orienter l'argent vers les biens communs, moteurs d'un véritable développement humain durable.

Parti communiste français,
Paris, le 2 août 2017

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE pcf
commenter cet article
4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 10:17
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans groupe GDR-CRC ACTUALITES PCF
commenter cet article
3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 20:03

Casse du Code du travail: les députés de gauche vont déposer un recours collectif devant le Conseil constitutionnel

JEUDI, 3 AOÛT, 2017
HUMANITE.FR
A gauche de l'Hémicycle, le projet de nouvelle réforme du Code du Travail fait l'unanimité contre lui. (Photo AFP)
A gauche de l'Hémicycle, le projet de nouvelle réforme du Code du Travail fait l'unanimité contre lui. (Photo AFP)

Les députés Insoumis, communistes et socialistes, associés à deux non inscrits, vont déposer cette semaine un recours au Conseil constitutionnel sur le projet de loi habilitant le gouvernement à réformer par ordonnances le Code du travail, ont-ils annoncé jeudi dans un communiqué commun.

Le recours annoncé par les députés insoumis, communistes et socialistes auprès du Conseil constitutionnel pour tenter d'empêcher une nouvelle casse du Code du travail porte "principalement sur l'imprécision du mandat confié au gouvernement par les ordonnances, et sur le droit à la réparation intégrale du préjudice en cas de licenciement abusif", précisent les présidents Olivier Faure (Nouvelle Gauche), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et André Chassaigne (communistes). Deux des trois députés nationalistes corses y sont associés, selon un élu LFI.

Et il pourrait y avoir d'autres actions communes du même genre

Notant que "cette initiative commune est la seule qui permette à nos groupes d'opposition de saisir le Conseil constitutionnel pour s'assurer de la conformité des projets de loi votés par la majorité", car il faut au moins 60 députés pour une saisine, ils se disent prêts à la réitérer "chaque fois" qu'ils le jugeront nécessaire.

A leurs yeux, le projet de loi porté par la ministre du Travail Muriel Pénicaud contrevient à plusieurs principes et libertés constitutionnels.

Sur la forme, "la procédure d'adoption de cette loi a été marquée par des délais et conditions matérielles ayant empêché le Parlement d'exercer son rôle constitutionnel, et méconnaît notamment l'exigence de clarté et de sincérité du débat parlementaire", plaident notamment les trois présidents de groupe. Sur le fond, ils estiment que cette loi "méconnaît l'exigence de précision des finalités de l'habilitation qui découle de l'article 38 de la Constitution".

"En entretenant le vague sur les mesures à venir, la loi (...) laisse toute latitude au gouvernement pour modifier à sa guise le code du travail, sans garantie du respect des droits fondamentaux des salariés", déplorent Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon et André Chassaigne.

un "fait majeur"

Et "ce recours, qui est un fait majeur, est une manière de dire qu'on n'est pas dupes d'une session extraordinaire qui a servi à une loi de destruction massive du Code du travail, une loi ordinaire qui porte bien son nom sur la confiance (...) et qui fragilise le Parlement, une politique d'austérité sans équivalent", a déclaré Eric Coquerel lors d'une conférence de presse des seuls Insoumis.

(Avec AFP)

Communiqué de Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône

Dès le début de l'examen du  projet de loi d’habilitation visant à réformer par ordonnances le code du travail, le groupe GDR a envisagé la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel. Nous avons très rapidement pris des contacts en vue de faciliter cette saisine qui nécessitait la signature de 60 députés. Les deux autres groupes de gauche de l’Assemblée ayant chacun conçu le même projet de leur côté, nous nous sommes retrouvés pour faire échec à ce texte malgré son adoption le mercredi 2 août par le Parlement.

Nous nous félicitons qu'une telle convergence ait pu se concrétiser face à un projet d'une gravité extrême pour le monde du travail, portant atteinte aux fondements de notre pacte républicain. L’état d’esprit qui a animé cette démarche sera celui des députés communistes tout au long de cette législature. Nous voulons travailler à la construction d’une gauche combative face au libéralisme et ses déclinaisons modernes, et rechercher des convergences avec d'autres dans le respect des sensibilités et de l’histoire de chacun.

Nous escomptons l’aboutissement de ce recours afin de faire reculer la majorité et d’alimenter les mobilisations à venir."

je suis bien d'accord avec la démarche de rassembler "au-delà de nous-mêmes" mais reste une question lancinante : "à quel jeu joue la "nouvelle gauche" ex PS, qui ont soutenu la loi El Khomri, la loi précurseur de celle qui nous serait imposée. Le député Pierre Dhareville aurait dû pointer, à mon avis, cette contradiction, pour la clarté e l'explication.. 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES PCF
commenter cet article
28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 17:51

« Le courage c’est de chercher la vérité et de la dire», même sur le pactole de Muriel Pénicaud

GÉRARD LE PUILL
VENDREDI, 28 JUILLET, 2017
HUMANITE.FR

Une information révélée par l’Humanité doit-elle être jugé moins crédible a priori que si elle est sortie par le Canard enchainé ou par le Monde ? On peut se poser la question au regard de la discrétion de la presse après la publication de nos informations, hier, sur la manière dont s’est enrichie chez Danone la ministre choisie par Emmanuel Macron pour défaire le code du travail.

La phrase de Jean Jaurès affirmant que « le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire » prononcée avant qu’il ne lance l’Humanité ne serait-elle plus d’actualité quand certaines révélations sont faites par …  l’Humanité  ? On peut se poser la question  devant la discrétion de la presse écrite et audiovisuelle, suite aux révélations faites hier par notre journal sur le coup de bourse réalisée par Muriel Pénicaud. Cette vente d’actions succédait à une annonce de « licenciements boursiers » en avril 2013. Le dernier jour de ce mois là, Muriel Pénicaud vendit, à 58,41 euros l’unité, 52.220 actions du groupe Danone dont elle était la Directrice générales de ressources humaines. Ces actions avaient été précédemment acquises à 34,85€ l’unité et c’est le plan de licenciement de 900 emplois dans le groupe Danone qui avait fait monter les actions du groupe en 2013. Le phénomène est connu depuis longtemps au point qu’on qualifie désormais ces effets d’aubaine des « licenciements boursiers » quand une réduction d’effectifs où des délocalisations de productions vers des pays à bas coûts de main d’œuvre fait monter en flèche le cours des actions en Bourse.
Le 30 avril 2013, Muriel Pénicaud a empoché une plus-value de 1 129 034,54€ en donnant un ordre de vente d’actions dont on peut penser que beaucoup étaient des actions gratuites données chaque année aux hauts cadres en fonction des résultats financiers des entreprises. La plus-value correspond grosso-modo à 20 ans de salaire pour un cadre moyen payé 50 000€ par an et la personne qui a perçu cette somme a été nommée ministre du Travail pour continuer le sale boulot de la Loi travail du gouvernement Valls dont Emmanuel Macron a toujours pensé qu’elle n’allait pas assez loin dans la précarisation du code du travail.

« Ce point est extrêmement grave sur le plan éthique », déclare  Eliane Assassi

Alors que le Sénat débattait hier de la nouvelle Loi que porte Muriel Pénicaud pour détricoter encore plus le code du travail, la sénatrice communiste Eliane Assassi avait mille fois raison quand elle a interpelé la ministre sur son coup de Bourse en ces termes :
« La plus-value réalisée s’élève à 1 million cent vingt mille euros. Elle a été réalisée grâce à une flambée boursière en faveur de Danone suite à l’annonce de la suppression de 900 emplois. Ce point est extrêmement grave sur le plan éthique et peut-être sur le plan juridique car de par vos fonctions vous avez organisé ce plan social et en avez  récolté les fruits pour votre profit personnel. De là à parler de délit d’initié, il n’y a qu’un pas à franchir. Cette révélation  est grave sur le plan politique ».
Grave sur le plan politique ?  Pas pour Libération de ce matin qui ignore l’information tout comme le Parisien et son jumeau Aujourd’hui-en-France. Dans la toute dernière question d’une page d’entretien avec la ministre, le Figaro évoque la question qui fâche sans préciser de quoi il retourne et la ministre se justifie en affirment que dans le privé le niveau de sa rémunération « était fixé en toute transparence, avec une part fixe et une part variable différée comme les 200 autres dirigeants de l’entreprise ». Les Echos font une allusion incompréhensible à cette affaire dans leur compte rendu du débat au Sénat. Il n’y avait rien sur le sujet Pénicaud dans les journaux du soir hier sur les télévisons publiques. Si France Info a bien relayé l’information, BFMTV, qui avait d’autres chats à fouetter hier soir, l’a seulement évoquée ce matin au journal de 5 heures. A cette heure là on ne touche pas beaucoup de téléspectateurs.
 
Pourtant, ce sujet est plus important et beaucoup plus scandaleux que « l’oubli » d’appel d’offre dont on accuse par ailleurs Muriel Pénicaud concernant la soirée du ministre Macron à Las Vegas en janvier 2016. Pas aux yeux de nos médias semble-t-il et encore moins de la ministre du Travail dont voici un extrait de la réponse faite à Eliane Assassi :
« La seule chose que je veux dire ici, très fermement  et avec force, c’est qu’il s’agit d’une rémunération  décidée des années avant le plan de départs volontaires qui a concerné 200 salariés chez Danone».
Muriel  Pénicaud ment par omission. Il y avait 900 suppressions d’emplois dans ce plan, dont 200 en France. Et c’est bien l’annonce de ces licenciements dans le groupe qui a fait monter l’action Danone. Au point de pousser la responsable de ce plan à vendre un gros paquet d’actions pour profiter de l’aubaine.
  propos, c’est aussi pour défiscaliser ce genre de plus value que le président Macron et son gouvernement veulent modifier l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) tandis qu’on augmentera de 1,7%  le prélèvement de la CSG, y compris pour 60% des retraités.
Repost 0
28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 13:13

Communiqué des député-e-s communistes

 
 
La ministre du Travail est disqualifiée pour parler organisation du travail et emploi
 
La ministre du Travail est disqualifiée pour parler organisation du travail et emploi, elle peut parler actions et profitabilité des actions 

Les révélations du quotidien L’Humanité (édition du 27 juillet 2017) sur le montant des stock-options perçues par Mme Muriel Pénicaud, alors qu’elle était directrice générale des ressources humaines (DGRH) chez Danone, sont une illustration supplémentaire du mélange des genres entre milieux d’affaires et sphère politique que nous avons dénoncé sans relâche à l’Assemblée nationale ces jours-ci à l’occasion de l’examen du projet de loi de confiance en l’action publique. 

Celle qui est aujourd’hui ministre du Travail a pu encaisser en avril 2013, 1 million d’euros en une seule journée pour ses états de service au comité exécutif du groupe agro-alimentaire, par un simple jeu d’écritures. 

Ce que révèle le quotidien est proprement stupéfiant : le bénéficie de la vente d’actions que Mme Pénicaud a effectuée, qui atteint plus de 50% de la mise de départ, n’a pu être atteint que parce que l’annonce d’un plan de restructuration au sein du groupe, quelques semaines plus tôt, a fait grimper les cours des actifs de la multinationale. Autrement dit, si ces informations graves sont confirmées, c’est au prix de la mise sur la sellette de 900 emplois de cadres dont 230 en France que la DGRH de Danone a pu s’enrichir personnellement à hauteur de plus de 1 million d’euros. 

Madame la ministre Muriel Pénicaud va devoir s’expliquer sur ces faits, et sur sa conception de l’entreprise, sur la manière dont elle appréhende la participation de l’entreprise au bien commun de la société. 

Au-delà de cette mise au point indispensable, de ces nécessaires éclaircissements, que la représentation nationale et le peuple français sont en droit d’attendre d’un représentant du gouvernement, plus encore, c’est le crédit de la ministre en charge de porter des ordonnances, qui vont profondément modifier les droits du travail dans notre pays, qui est désormais très fortement sujet à caution. Au moment où se dessinent les contenus des futures ordonnances avec, notamment, une annonce grave sur la dérégulation future des contrats courts qui laisserait la possibilité aux entreprises, sous l’égide des branches, d’instaurer leurs propres normes quant à l’usage du CDD, Mme Pénicaud peut-elle vraiment discuter avec le monde du travail, les représentants des organisations syndicales et les parlementaires de ce pays ? 

Nous, députés communistes, considérons que les faits révélés par la presse disqualifient l’actuelle ministre du Travail pour discuter valablement du code du travail et prétendre défendre l’emploi à travers les ordonnances en cours d’écriture. 

Nous considérons qu’au-delà de la personne, qu’il ne nous appartient pas de juger, c’est tout un système de pensée et les réformes qu’il prétend mettre en œuvre dans notre pays qui sont également disqualifiés par ce qu’éclairent ces révélations de presse. En réalité, l’objectif poursuivi par ce système et ceux qui le servent est davantage celui des profits financiers immédiats, d’une économie spéculative qui se nourrit de dérégulation, que celui de l’emploi, du renouveau industriel et de l’économie réelle dans notre pays.
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES PCF groupe GDR-CRC
commenter cet article
28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 09:58

« quand on dépasse les bornes, il n’y a plus de limites »

suite à l’article du Monde Magazine, daté du 1er juillet « Le trésor perdu du PCF », j’ai écrit au directeur de rédaction. Voici le contenu de la lettre:

A l’attention de M. le Directeur de rédaction

LE MONDE – M Le Mag

80 Boulevard Auguste Blanqui

75 013 Paris

Monsieur le directeur,

Je sais bien que nous sommes en été et qu’il vous faut cependant remplir les pages de vos journaux. Je sais bien qu’il est devenu aujourd’hui un banal marronnier de se payer la tête du PCF en croyant étriper son histoire. Mais enfin, comme dit le sapeur Camembert, « quand on dépasse les bornes, il n’y a plus de limites ». Et là, dans l’article du Monde Magazine, daté du 1er juillet « Le trésor perdu du PCF », elles ont été allègrement franchies. On pouvait s’attendre à du sérieux, nous n’avons eu que du ridicule et de l’approximatif grotesque ce qui est bien dommage pour la réputation de votre journal. Ce papier ressemble plutôt à une mauvaise copie dans laquelle le potache cherche à épater le correcteur à coups de formules « choc » quand il ne fait qu’étaler son ignorance.

Il serait trop long – et cet article ne le mérite pas – de reprendre point par point erreurs et confusions. Il est en effet comique de voir « La Maison de la pensée française »  située  « au sein de la cantine de l’usine Renault à Boulogne-Billancourt ». Il est tout aussi bouffon qu’ André Fougeron et Édouard Pignon soient déclarés « peintres officiels du parti communiste français » (ils doivent se retourner dans leur tombe). Il est ridicule de présenter Les Lettres françaises comme « une revue » (vos « prodiges » n’en ont sans doute jamais eu un exemplaire sous les yeux !). Autant de perles auxquelles s’ajoutent quelques touches de mauvaise foi, par exemple rendre le PCF responsable du fait que des éditions luxueuses acquises par des bibliophiles soient aujourd’hui revendues (par qui ?) à prix d’or dans les salles des ventes… Encore un effort, et vos folliculaires pourraient peut-être accuser le PCF du prix exorbitant de certaines affiches de mai 1968 qui se vendent aussi très bien aujourd’hui !

Mais cessons là et venons en au fond. L’article cherche en fait à tourner en ridicule de grands artistes qui voulaient – quelle folie ! – « rendre l’art accessible aux classes populaires » et n’auraient été ainsi que des gogos aveugles sinon stupides, et on parle là, je vous le rappelle, de Fernand Léger, Pablo Picasso, Louis Aragon, Paul Eluard, Pablo Neruda, Édouard Pignon, entre autres. Ceux qui dressent ce réquisitoire semblent tout ignorer de l’histoire du XXe siècle et étalent, à peu de frais, leur mépris pour ces grandes figures ! Pour ce qui concerne l’apport des uns et des autres à l’humanité, la lutte est bien inégale, non ?

Je suis tout autant meurtri que vous ayez publié sans barguigner un papier aussi méprisant pour les ouvriers qui semblent, dans vos colonnes, voués à une bêtise indécrottable. Nous sommes décidément là en plein racisme social, délivré par ceux qui se posent comme « élite » éclairée et donneuse de leçons. Peut-être pourriez-vous leur apprendre qu’Édouard Pignon, né dans une famille de mineurs, fut d’abord ouvrier (galibot, puis manœuvre dans le bâtiment), que Fernand Léger naquit dans une famille de paysans, que etc… Et qu’on n’est pas condamné, notamment grâce à l’action d’un parti comme le nôtre, au déterminisme implacable de ses conditions sociales d’origine. Peut-être encore pourriez-vous leur signifier que bien des villes ouvrières doivent notamment aux communistes leur théâtre, leur cinéma, leur médiathèque, leur salle d’exposition… Et que la fameuse formule d’Antoine Vitez « être élitaire pour tous » est toujours aujourd’hui une excellente définition du combat communiste.

Au milieu de toutes ces fadaises, votre article répand aussi un pseudo-scoop, un peu réchauffé en fait car il a déjà été utilisé dans vos colonnes, mais pour une autre œuvre de Fernand Léger. En 2007, une délégation de la direction du PCF se serait rendue auprès du directeur d’un grand musée d’Art moderne avec l’intention de vendre la tapisserie de Fernand Léger « J’écris ton nom Liberté » qui est évidemment toujours accrochée dans l’immeuble du PCF, place du Colonel Fabien. Ce courageux directeur, qui n’hésite pas à confier à la presse pareille baliverne, souhaite rester anonyme, et on le comprend. Je ne vous demande pas de révéler son nom, car fort légitimement vous protégez vos sources mais je vous mets au défi de donner à vos lecteurs les noms des dirigeants qui composaient cette fantomatique délégation. Là, il ne devrait pas y avoir pour vous de gros problèmes déontologiques, puisque – vos collaborateurs le démontrent – tous les coups sont permis contre le PCF. Mais sachez-le, je dors tranquille !

Une dernière remarque : vos « journalistes » évoquent l’immeuble d’Oscar Niemeyer comme « un vrai bijou de famille entretenu comme une vieille Chevrolet cubaine par les derniers communistes ». On mesure la finesse du style et la hauteur de vue. Mais voilà qui ne va pas faire plaisir au ministère de la culture qui a inscrit l’immeuble au « Patrimoine » et aux dizaines de milliers de visiteurs annuels de ce site dont ils apprécient le geste architectural. Oui, le PCF s’honore de faire vivre ce haut lieu culturel au cœur de la capitale.

Monsieur le directeur, vous connaissez la boutade d’Alexandre Dumas : « J’aime mieux les méchants que les imbéciles, car parfois ils se reposent. » Je vous laisse le soin de choisir la catégorie dans laquelle ranger les auteurs de cet article. Mais dites-leur bien de ma part : nous sommes en été, et surtout qu’ils se reposent… Pour conclure, serait-il excessif de vous demander de présenter des excuses à tous les communistes pour ces fariboles que votre journal a publiées ? Je vous laisse juge.

Pierre Laurent

Secrétaire national du Parti communiste français

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME liberté PCF
commenter cet article
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 13:53

Le monde des affaires au pouvoir !

PATRICK LE HYARIC
JEUDI, 20 JUILLET, 2017
HUMANITÉ DIMANCHE
AFP

Nous nous honorons ici d'avoir été parmi les premiers durant la campagne de l'élection présidentielle à avoir répété que M. Macron avait bien un programme : celui des milieux d'affaires. 

Cela se confirme jour après jour. Insatisfait des orientations pourtant très libérales annoncées dans le discours de politique générale du premier ministre de droite, le monde de la finance et de la rente n'a cessé de s'agiter les jours qui ont suivi pour réclamer du président de la République plus de clarté, plus d'audace, plus de faveurs. Bref, il ne faisait que réclamer avec gourmandise de confortables retours sur l'investissement qu'il avait placé depuis plus de deux ans sur l'un des siens, venu de la banque Rothschild, qui avait pu se faire la main sur le mélange des genres comme secrétaire général adjoint de l'Élysée, puis ministre de l'Économie.
Pendant que les grands médias faisaient croire à l'état de grâce, des journaux comme « l'Opinion », « Challenges », des penseurs du libéralisme comme ce M. Koenig dans « Libération », tous ceux qui se sont retrouvés aux « Rencontres économiques d'Aix » ou encore l'Association française des entreprises privées et évidemment M. Gattaz sont, avec la rapidité de l'éclair, montés au créneau pour dénoncer l'insuffisant respect des promesses qui leur avaient été faites.
Le discours du premier ministre ne manquait pourtant pas de sales coups contre les salariés et les conquis sociaux, mais tout ce beau monde ne supportait pas que ce dernier ait annoncé reculer de presque un an la transformation définitive du Cice en crédit d'impôt, de reporter la baisse pérenne des cotisations patronales, la diminution de la fiscalité du capital et le recentrage de l'impôt sur les grandes fortunes sur l'immobilier. Sans coup férir, le président a tranché en leur faveur. Et il a décidé d'un même élan de démolir le droit du travail par ordonnances, de réduire les dépenses publiques, de baisser les impôts des plus riches et d'augmenter la CSG. Autant de vieilles recettes de l'ultralibéralisme servies dans de nouvelles gamelles géantes pour le festin à venir des privilégiés.
La modification de l'impôt sur les grandes fortunes vise à en extraire les actifs financiers qui sont la source essentielle de la rente des plus fortunés. Cela représente pour eux un nouveau cadeau de trois milliards d'euros, tandis que les retraités subiront durement le surplus de CSG. Les autres verront grandir la précarité, première conséquence de la nouvelle loi dite « travail ». Le contrat à durée déterminée sera attaqué au burin par « celui de chantier » tandis que les salariés injustement licenciés percevront des indemnités réduites. À tout cela s'ajoutera la pression sur les salaires et la durée du travail que les employeurs ne manqueront pas d'exercer grâce à un Code du travail déclinable entreprise par entreprise. L'impôt sur les sociétés va baisser à 28 %.
En même temps, la nouvelle diminution des crédits publics se fera contre la solidarité, particulièrement en matière de logement et de santé. De premières projections estiment que seulement 280 000 personnes vont bénéficier des nouveaux cadeaux fiscaux macroniens pour une valeur de 4,2 milliards d'euros. Macron est bien le nouveau président des riches ! C'est aussi le président qui obéit à Mme Merkel, qui n'a de cesse de réclamer cette purge contre une hypothétique réforme de la zone euro dont le contenu reste des plus flous.
La combinaison des décisions en cours forme un cocktail d'une brutalité inconnue jusquelà. On avait comparé M. Fillon à Mme Thatcher. M. Macron va les dépasser l'un et l'autre ! Pour financer les énormes cadeaux fiscaux aux plus fortunés et aux grandes entreprises, le pouvoir va déconstruire encore plus nos biens communs, nos services publics. La fin de l'impôt sur les grandes fortunes, comme les facilités fiscales aux grandes entreprises ne vont pas concourir à la relance des investissements utiles, mais viendront alimenter le feu roulant et dévorant des marchés financiers et de cette bulle spéculative menaçante qui ne cesse d'enfler.

Ces décisions forment un cocktail d'une brutalité inouie. On avait comparé M. Fillon à Mme Thatcher. M. Macron va les dépasser!

La nouvelle diminution de 13 milliards de dotation aux collectivités locales, combinée à la fin de la taxe d'habitation, sera utilisée pour obliger ces dernières à réduire leurs actions et leurs investissements au service du plus grand nombre. Les services publics de proximité et la démocratie locale en seront étouffés. Les conséquences pour l'emploi seront désastreuses.
Ce qui s'annonce peut donc être encore pire que ce qui s'est passé durant les deux derniers quinquennats. Le monde du travail, de la culture, de la santé, de l'éducation, de la justice, de la recherche ne peut rester plus longtemps dans l'expectative ou l'attente. Il doit dans sa diversité se faire entendre, se manifester contre ce pouvoir qui recherche un consensus, une « union nationale » d'un nouveau type au seul service des puissances financières en guerre entre elles pour aboutir au taux de profit maximal. Il n'y a aucune illusion à se faire. De ce point de vue, la préparation de la journée nationale d'action du 12 septembre est importante, comme l'est le dialogue avec le maximum de salariés, de jeunes, de retraités, de créateurs pour une Fête de l'Humanité contribuant à l'indispensable riposte contre le nouvel ordre des féodalités. Sa réussite se prépare dès maintenant. Ce sera celle de l'humain contre la voracité de l'argent r
Directeur de l'Humanité
Repost 0

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre