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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 07:47

Des incendiaires qui crient au feu ?

On ne pense pas au fond d’affaires, DSK, Tron ou Ferry, qui relèvent de la justice, mais à ceux qui contribuent activement à abaisser le débat politique à longueur d’antenne et font mine ensuite de s’en étonner pour mieux poursuivre dans cette voie. Chaîne télé d’information en continu ou service public, c’est à qui tendra le plus vite micro et caméra aux idées lepénistes. 

C’est sur un créneau en clair d’une émission qui tient de l’épicerie « branchée-cool-salon-café du commerce » que l’on ne relève même pas les propos d’un chroniqueur du Figaro qui trouve dans la boue déversée ces jours-ci matière à se pousser du col. Il est bien loin le repentir républicain (forcé ?)
de l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2002.
On mesure là le temps écoulé depuis, comme son accélération sous l’actuel hôte de l’Élysée. 

À chaque minute de pouvoir aux ordres de la finance ont correspondu autant de coups durs pour la vie des jeunes, retraités, travailleurs – salariés comme chômeurs –, malades ou handicapés, d’enlisement de la société dans une crise sans précédent et d’abaissement du pays. Le conformisme d’idées plates présentées comme autant de débats de « fond » – et qui nous le font toucher, en effet… – atteint un sommet dans l’art de dissuader le plus grand nombre possible de victimes de ces choix politiques, économiques et antisociaux de pouvoir dire leur mot dans une arène republicaine ainsi transformée en jeux du cirque. 

Et pendant ce temps ? Le chef de l’État a engagé la France dans une troisième « guerre sans nom », en Libye, dont l’enlisement prévisible est proportionnel au « dérangement » provoqué par le printemps des peuples arabes. À l’Assemblée, cette droite emplie de morgue de classe repousse tous les amendements visant à défendre les droits des victimes de Servier et de son Mediator. Et à Aix-la-Chapelle, Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, réclame un « ministère des Finances européen » et « que les autorités européennes aient un droit de veto sur certaines décisions de politique économique nationale. Cette attribution pourrait concerner en particulier certaines dépenses budgétaires majeures et des choix essentiels à la compétitivité du pays ». 

Cette BCE qui, avec les dirigeants de l’Union européenne et du FMI, a sauvé les banques responsables de la crise, étrangle les peuples grec, irlandais et portugais. Désormais, elle entend pousser jusqu’au bout la logique du pacte euro plus. Relayé en France par Nicolas Sarkozy, ce « pacte des rapaces » entend imposer une austérité et une casse des services publics et sociaux quasi définitives, museler la souveraineté populaire et nationale pour servir toujours plus leurs « amis les riches ». 

S’il est un coup de balai à asséner, c’est bien sûr cette droite ultralibérale et réactionnaire, prête à tout pour conserver le pouvoir. Des millions de Françaises et de Français, toutes générations confondues, qui sont descendus massivement dans la rue à l’automne dernier, et bien d’autres qui n’ont pu le faire, attendent autre chose, espèrent un autre avenir pour eux et leurs enfants ou petits-enfants. Après le PS samedi dernier, les communistes et les Verts entrent à leur tour dans le vif de la prochaine présidentielle. 

Du débat à mener sur la place publique entre les programmes respectifs et de la capacité militante à y travailler avec les intéressés eux-mêmes dépendra l’espérance du changement nécessaire dans un an. Et sa concrétisation 

 

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 06:45

Le PCF veut combattre le recul de la représentation féminine en politique (communiqué)

 

 

La sénatrice Michèle André, présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre hommes et femmes, a alerté les responsables nationaux des partis politiques quant au risque d'aggravation d'une sous-représentation féminine au Sénat à l'occasion des prochaines sénatoriales.

Le PCF partage totalement cette inquiétude, d'autant que les réformes de mode de scrutin mises en œuvre par la majorité présidentielle ainsi que les pratiques politiques dominantes contribuent au recul de la parité dans les hémicycles.

Ainsi que Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a tenu à le rappeler dans sa réponse à madame André, le groupe CRC auquel appartiennent les sénateurs communistes compte 13 sénatrices sur 24 membres et est, de plus, présidé par l'une d'entre elles, madame Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice communiste de Paris.

Le PCF est animé de la volonté délibérée de promouvoir l'accès aux responsabilités des femmes dans les institutions républicaines et réaffirme sa proposition d'adopter le mode de scrutin à la proportionnelle à toutes les élections, le mieux à même d'aboutir à une parité effective en politique comme le montrent les différences de représentation résultant des scrutins de liste et des scrutins uninominaux. La réforme des collectivités territoriales annonce de ce point de vue une véritable régression.

Dans la perspective du scrutin de septembre prochain, le PCF veille à placer les femmes qu'il présente en position réellement éligible. Des 15 sièges de sénateurs sortants renouvelables investis par ses instances, 9 reviennent à des femmes.

Le PCF est pour sa part décidé à combattre dans les actes, et pas seulement en parole, le recul de la représentation féminine en politique.

 

Communiqué du Parti communiste français

Paris, le 8 juin 2011.

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 08:32

 

Le pouls de la société pris à cœurs battants lors de la Conférence nationale du PCF.

 

Que ce soit lors 
de l’initiative contre 
la vie chère devant 
le ministère 
des Finances 
ou lors des débats de la Conférence nationale, les délégués décrivent la campagne qu’ils veulent voir menée. Des communistes à l’écoute de la société.

 

Leur Conférence nationale, militante, a commencé vendredi par une initiative sur la vie chère. Une délégation du PCF a remis 25 000 pétitions au ministère de l’Économie. Devant l’immeuble, au micro, les militants se succèdent. Une délégation du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) amène au pot 500 signatures. L’Ariège également. La fédération de ce département où 25 % de la population vit sous le seuil de pauvreté a organisé une vente de cerises à prix coûtant. Laurent, de Dordogne, décrit un territoire où le revenu moyen est de 850 euros. Sa propre grand-mère, quatre-vingt-six ans, doit vendre sa maison. Elle n’arrive plus à joindre les deux bouts et devra emménager dans un studio. La campagne est utile. Elle permet d’entrer en contact avec ceux qui se sont éloignés de la politique. « L’un des symptômes de la paupérisation, c’est l’abstention. »

 

Départ pour Montreuil, le lieu de la Conférence nationale. La plénière est studieuse. À un moment, samedi, les micros se taisent. C’est au tour des militants de se réunir. Pas un ne rentrera chez lui sans avoir pris la parole. Autour des tables, par petits groupes, les militants s’assemblent en « ruches ». Cette campagne sur la vie chère « touche le quotidien des gens », glane-t-on. Les propositions montent : augmentation des salaires, blocage des loyers… « et des charges », la précision est de taille, insiste Pedro, de Loire-Atlantique. Les « camarades proposent de renforcer les services publics, par une nationalisation de l’énergie, de l’eau ». À d’autres tables, on parle du type de campagne présidentielle et législative que les communistes entendent mener avec les autres organisations du Front de gauche. Ils privilégient la proximité, la hiérarchisation des propositions et les propos simples. « On pourrait mener campagne sur quelques points, comme on le fait sur la vie chère. Il faut un travail d’éducation populaire », souhaite Coralie, de la Vienne. Attention à l’entre-soi : « Il nous faut des mots simples, pas de ceux que connaissent les seuls communistes, prévient-elle. Beaucoup de gens ne comprennent absolument pas ce qu’est la planification écologique. » Daniel, de Seine-et-Marne, insiste pour qu’on « défende deux-trois grandes idées », par exemple que « 30 % du PIB va aux revenus du capital, 14 % à la protection sociale », appuie-t-il.

 

Mais de bonnes propositions ne suffisent pas. Comment toucher les citoyens ? « Avec une candidature Front de gauche, il faut rêver pour que les communistes passent dans les médias », lance Rima, de Paris. « Il faut se saisir des murs de la ville », dit-elle. Comment faire venir les citoyens dans nos réunions ? « Il n’y a que les vieux qui viennent dans les débats qu’on organise sur les jeunes », s’amuse-t-elle. Pourtant, les « jeunes tiennent un discours très politique, mais ne font pas le lien avec les partis ». Un chantier à ouvrir. Pierre, du bassin d’Arcachon, emporte l’adhésion : « Il faut partir des luttes. » Car, on touche beaucoup plus facilement les gens « quand il y a une fermeture de classe, ou la renégociation du contrat municipal de l’eau ».

 

Pour les militants communistes, l’Europe sera bien au cœur de la bataille de 2012. « Parce que l’Union européenne est au cœur de choix stratégiques, lesquels privilégient le capital au peuple », affirme Françoise, de l’Essonne. « C’est un débat formidable, indispensable mais exigeant pour relever la tête et construire une autre Europe. Comme en 2005, ce pacte est passé en catimini. Il nous faut le révéler, le mettre entre les mains des citoyens. » Florian, du Doubs, revendique le besoin d’afficher la désobéissance contre les directives européennes en attendant de transformer l’Europe. « De Maastricht à Lisbonne, en passant par le traité constitutionnel européen, les communistes ont construit un projet social alternatif pour l’Europe avec lequel les gens sont d’accord, mais ils nous prennent pour de doux rêveurs, affirme le jeune militant. La désobéissance européenne est le moyen de mettre l’institution en crise et d’avancer. » Les propositions fusent : un salaire minimum européen, une Sécurité sociale européenne et plus largement une procédure de convergence vers le haut, la transformation de la monnaie unique en monnaie de coopération et non de domination au service de la finance…

 

Beaucoup d’interventions ont porté sur le besoin de se démarquer du Front national, qui propose la sortie de l’euro. Dans l’Europe en crise, les peuples se lèvent : le mouvement social en Grèce, le refus des Islandais de payer pour les banques, les euromanifs, et les « indignados » en Espagne.

 

Partout, le mot d’ordre commun est « le refus de l’austérité, mais l’indignation ne suffira pas. Il faut une alternative politique », affirme Jean-Jacques, des Pyrénées-Atlantiques. « La parole de la France est importante en Europe », souligne Pierre, de la Haute-Vienne. « En 2012, si la France remet sur la table le chantier européen, on enclenche un espoir pour l’Europe. » Mais attention : « Les évolutions idéologiques des socialistes ont été rapides en trente ans : la rupture de 1983 a succédé à l’espoir de 1981, rappelle Jean-Jacques. Le Parti socialiste ne conduit pas la même politique avec un Parti communiste fort qu’avec un Parti communiste faible. » Paroles de militants

 

Gaël De Santis et Clotilde Mathieu

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:18

PAR ANDRÉ CHASSAIGNE


Depuis sa création, à la veille des élections européennes de 2009, le Front de Gauche a réalisé des résultats électoraux encourageants, matérialisant ainsi un réel besoin de propositions transformatrices pour la société et d’horizon nouveau pour la gauche.

A l’initiative de ce rassemblement, les communistes partagent majoritairement l’idée que le Front de Gauche est un outil qui doit chercher à rassembler largement à gauche.

Je pense, pour ma part, qu’il ne doit pas se limiter à une stratégie d’alliance électorale de forces et structures politiques constituées. Il doit prioritairement viser un enjeu essentiel : être le moyen d’implication populaire dans le débat politique et le lieu d’élaboration collective des contenus de la transformation sociale et écologique que nous entendons porter. Il faut donc nous tourner davantage vers celles et ceux qui luttent, qui espèrent, qui s’engagent, mais aussi vers celles et ceux qui doutent, qui ne nous entendent pas, qui ont perdu confiance dans toute perspective d’un changement de société.

Nous concrétiserons ainsi une autre pratique politique et redonnerons en quelque sorte « ses lettres de noblesse à la politique ». J’en suis en effet convaincu : le choix de l’implication populaire, associé aux luttes, est déterminant pour matérialiser pas à pas le changement de société que nous envisageons.

A la veille des échéances de 2012, les conditions du débat démocratique s’inscrivent toujours plus profondément dans une dérive présidentialiste de la Vème République, que les communistes ont toujours combattue. La personnalisation à l’extrême rend quasiment inaudible la construction d’autres démarches politiques misant sur l’intelligence collective, le travail commun, la reprise en main de leur avenir par les citoyens, alors même que cette aspiration à faire autrement trouve aujourd’hui un écho retentissant en Europe, que ce soit en Espagne, au Portugal, en Grèce ou même au Royaume-Uni.

Dans ce contexte, même si nous constatons la difficulté de construire une alternative politique novatrice avec le plus grand nombre, elle est cependant prometteuse en terme de contenus transformateurs, alors que la social-démocratie européenne n’en finit pas de payer à la fois son incapacité à répondre aux attentes populaires et son absence de volonté de s’attaquer au système capitaliste. Aussi, dans le même temps, la classe dominante cherche-t’elle, par tous les moyens, avec les forces conservatrices, à maintenir l’ordre ancien, à rétablir la bonne marche du système capitaliste, comme en Tunisie ou en Egypte.

C’est sur cette appréciation du Front de Gauche comme instrument d’une dynamique populaire nouvelle, permettant aux communistes d’apporter leurs propositions politiques et leurs valeurs à la réflexion et à l’action communes, que je me suis proposé pour accompagner une campagne collective de notre rassemblement à l’élection présidentielle. Je me suis investi dans cette démarche avec mes idées propres sur l’objectif d’une « démocratie active », ou encore sur

la nécessaire implication des classes populaires dans la résolution des enjeux environnementaux de notre siècle. Je continue aussi de penser que nous devons porter une grande ambition collective pour notre peuple, une ambition collective qui se construira dans le temps, et qui est aussi importante que le fut le programme du Conseil National de la Résistance. Nous avons besoin d'un changement de civilisation, d'un changement fondamental qui s’attaque à la fois aux problématiques de la production et de la répartition des richesses, à la place des marchés et du travail dans la société, à la conception même de la société avec l’exigence de pousser le plus loin possible l’émancipation des individus. La présidentielle, bien au-delà de la personnalisation et du seul objectif électoral, sera l'occasion de porter un projet de société qui redonne de l'espoir à nos compatriotes. C'est aussi cela qui doit guider le Front de gauche.

Portant cette conception du Front de Gauche, je n’ai jamais cherché à dissimuler mes convictions communistes, ni à les considérer comme un quelconque atout ou inconvénient dans les rencontres auxquelles on m’a invité ces derniers mois. Les multiples initiatives auxquelles j’ai été associé m’ont permis de confirmer un sentiment : il n’y pas de bons ou de mauvais communistes. Les convictions des uns et des autres n’ont rien à voir avec les raccourcis et interprétations qui peuvent être faites régulièrement par la presse, voire au sein même de notre maison commune. Il y a partout des communistes qui cherchent la voie la plus féconde pour porter la transformation sociale. Ils doivent toutes et tous avoir leur place, et la possibilité de s’inscrire pleinement dans le débat d’idées au sein de notre organisation, comme dans le rassemblement du Front de Gauche. Nous ne pouvons pas prétendre rassembler au-delà de nos rangs et ne pas être capable de nous rassembler nous-mêmes.

Le débat qui se poursuivra à la Conférence nationale du Parti Communiste Français ouvre de réelles interrogations, non pas seulement sur la question rétrécie de la candidature, mais plus salutairement sur la conception et la vocation du Front de Gauche à plus long terme. Je m’en félicite. Je pense que nous devons profiter de ce débat pour pousser plus loin notre réflexion sur l’essence même du Front de Gauche, sur ce qu’il doit être, sur la place et le rôle de notre parti dans sa dynamique. De mon point de vue, c'est un rassemblement qui doit s'élargir massivement aux syndicalistes, aux associatifs, aux citoyens engagés, aux jeunes qui aspirent à d’autres perspectives. Il faut donc s'adresser à eux, non pas en cherchant à les transformer en supporter d’un homme providentiel ou d’une personnalité, quelles que soient ses qualités, mais bien pour les inviter à prendre leur place à nos côtés et à devenir acteurs de leur avenir. Pour cela, le Front de Gauche doit se situer au cœur de la gauche. Il doit parler à tout le peuple de gauche pour faire monter dans les luttes et au sein des consciences l’exigence incontournable de contenus transformateurs et la possibilité de les mettre en oeuvre.

Enfin, il doit veiller à ce que la diversité de notre rassemblement existe et soit visible, que la parole soit collective et que chacun soit respecté.

Ce sont ces idées qui doivent être au coeur de la campagne du Front de gauche. L'important est qu'elles soient portées dans cette campagne. L’essentiel n’est donc pas la candidature en elle-même, mais, dans le cadre de cette candidature, l’orientation que nous pourrons donner au Front de Gauche.

Le choix du candidat n’est donc pas une affaire de cœur ou d’opportunité politicienne. Il est bien au contraire un acte de raison et d’orientation politique.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:09

Résolution adoptée à la conférence fédérale de Seine-Maritime du PCF réunie le samedi 28 mai 2011 au Tréport. po...ur: 107 contre: 2 abstention: 11

Les communistes de Seine-Maritime pensent que la situation actuelle en mouvement, constitue un espace à investir pour créer une dynamique pour faire, en 2012, une présidentielle « pas comme les autres ».

La crise, ses répercussions économiques, sociales, politiques, et y compris guerrières, la France étant engagée dans plusieurs conflits, impactent en effet en profondeur le contexte des échéances de 2012.

La contestation du capitalisme, exprimée dès 2005, s’est fortement renforcée en 2008, lors du mouvement social de 2009 porteur de « la crise, c'est eux ; la solution, c'est nous », l’'immense résistance à la réforme des retraites jusqu’aux mobilisations contre la casse de l'éducation nationale, la casse de l’industrie, celle de la protection sociale ou les exigences fortes en matière de salaires et de pouvoir d'achat, conjugués à la contestation des plans d'austérité en Europe, aux révolutions arabes, … par bien des aspects, la situation appelle un débat de société, de civilisation, en conjuguant propositions destinées à changer la vie, dès maintenant, et visée d'un monde libéré de la dictature des marchés financiers.

Les communistes portent cette ambition. Elle constitue leur originalité et le fondement-même de leur engagement. Dans une échéance majeure pour notre pays, au moment où la crise du capitalisme et les attentes populaires qu'elle suscite en renforce la pertinence, cette visée communiste a tout lieu d'être portée avec une ambition renouvelée. Tout en développant des initiatives rassembleuses, en particulier un large front de gauche, auquel les communistes réaffirment leur attachement.

L’expérience douloureuse de la crise comme les réformes destructrices du pouvoir, ont créé une majorité. Une majorité qui veut que la France change de cap. Le Front de Gauche doit répondre à cette aspiration au rassemblement du peuple de gauche et impulser une dynamique irriguant la gauche tout entière, en mettant le contenu du changement au cœur du débat. Faute de quoi la présidentielle risque de se résumer à « sortir » Sarkozy, et le score du candidat du Front de Gauche, quel qu'il soit, de demeurer dans le même étiage que ceux des candidats communistes en 2002 et en 2007. D'autant que nombre d'électeurs de gauche veulent, à juste titre, faire reculer le Front National.

Dans ce contexte, beaucoup de communistes regrettent que la candidature à la présidentielle semble primer sur le message à porter dans cette échéance, renforçant, de fait, le présidentialisme de la Vème République, et contredisant notre volonté de faire du contenu de la politique à promouvoir l'élément essentiel de notre choix.

Sacrifices pour le peuple, profits pour la finance : assez ! L'humain d'abord ! Telle devrait être l'idée force du programme partagé qui doit être « charpenté » par un objectif politique affirmé. (…) Les propositions déclinées doivent également être mieux articulées avec les préoccupations populaires et les exigences exprimées dans les mouvements sociaux récents ou actuels. Ainsi la question des salaires et du pouvoir d'achat devrait-elle être prioritaire dans ce programme.

Forts de leur expérience et du rôle de leurs 3 parlementaires, les communistes de Seine-Maritime mesurent l'enjeu de bien articuler présidentielle et législatives, pour affronter l'inversion du calendrier électoral qui place les législatives deux mois à peine après la présidentielle.

Ils considèrent ainsi que la question de la majorité politique à constituer à l'horizon 2012 doit être placée au cœur du débat public : pour la confronter au rejet massif de la politique de Sarkozy et de la droite, et au doute grandissant quant à un « homme (ou une femme) providentiel-(le) » à même de relever les défis auxquels notre société et le monde sont confrontés ; pour être travaillée par un débat exigeant sur la nature des changements à mettre en œuvre et les forces à mobiliser pour que la politique reprenne la main sur les marchés financiers ; pour en appeler à un front et une majorité de gauche combatifs, déterminés, larges et divers, en phase avec les exigences populaires en rupture avec la politique de la droite et pour construire une alternative aux options social-libérale.

Les communistes de Seine-Maritime travaillent donc sur les législatives en réfléchissant aux « candidats maximum », pour une majorité politique bien ancrée à gauche, pour apporter des réponses à la crise. Ils tiennent particulièrement à ce que chaque composante du Front de Gauche apporte une plus-value dans le rapport de forces politique et s'efforce, comme le fait le PCF, de gagner des positions électorales, plutôt que de considérer les positions occupées par les communistes comme « à partager ». Avec esprit de suite, ils entendent aussi préparer les échéances de 2014, avec la volonté conquérante qui les caractérise. Les communistes de Seine-Maritime entendent donc que les accords avec les partenaires du Front de Gauche soient réalisés sur cette base.

Ils attendent de la conférence nationale qu'elle approfondisse le débat sur l'ensemble de ces questions, en prêtant la plus grande attention à l'ensemble des hypothèses émises par des communistes qui cherchent à être le plus utiles possibles à leur peuple.

Ils attendent également que la conférence nationale permettent aux communistes de s'exprimer démocratiquement, lors du vote des 16, 17 et 18 Juin, sur les différentes options en débat concernant leur candidature à la présidentielle : l'hypothèse d'une candidature PCF portée par André Gerin et Emmanuel Dang Tran ; l'hypothèse d'une candidature du Front de Gauche portée par le communiste André Chassaigne ; l'hypothèse d'une candidature du Front de Gauche portée par Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche.

Ces deux derniers candidats portent des conceptions différentes du Front de Gauche et il semble indispensable aux communistes de pouvoir en débattre, dans leur propre parti et avec leurs partenaires. C'est d'autant plus nécessaire que de nombreux communistes ont abordé le débat sur les échéances de 2012 avec le sentiment d'être mis devant « le fait accompli », notamment sur la candidature à la présidentielle. Cette situation suscite du mécontentement et fait courir des risques sur la mobilisation dans les campagnes, présidentielle et législatives, alors même que la force militante et créative du Parti Communiste Français en est l'essentiel moteur.

C'est la qualité de cette réflexion et de ce débat qui détermineront l'avenir du Front de Gauche, dont tous les communistes conviennent qu'il ne peut demeurer en l'état pour répondre aux enjeux, sans se transformer en parti politique Et c'est à leur capacité à agir efficacement pour faire avancer la volonté de changement de notre peuple que l'utilité des communistes sera appréciée.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 07:59

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 22:55
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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 05:50
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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:08
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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 12:07

LE LOGEMENT

 

Constat :

 

Le logement est un reflet et un générateur de nouvelles inégalités : l'augmentation du logement pénalise en premier les plus modestes. A la panne de l'ascenseur social se superpose la panne de l'ascenseur résidentiel : pas de possibilité d'améliorer sa condition résidentielle lors d'un changement de logement.

• La dépense moyenne engagée par les ménages pour se loger a augmenté de 23% entre 2002 et 2007.

• 3.5 millions de femmes et d'hommes vivent dans des logements indignes ou sont sans-abris • 80% des français estiment qu'il est aujourd'hui difficile de trouver un logement • Il y a, fin de l'année dernière, 1 230 136 demandes de logements sociaux sans réponses. La

crise du logement touche d'une manière ou d'une autre 10 millions de personnes en France et se traduit par une hausse des loyers. Le coût du logement, dans le secteur privée, représente pour les familles les plus modestes jusqu'à 50% du revenu.

• Seuls 32 communes en 10 ans ont atteint le taux des 20% de logements sociaux sur 931 communes concernées par la loi. 44 % des communes d’Ile-de-France (83 sur 181) ne respectent pas la loi SRU. Parmi les plus hors la loi : Neuilly-sur-Seine avec 3,6% de logements sociaux. Petit rappel : La loi SRU, votée en 2000, impose aux communes de plus de 3 500 habitants d'atteindre un quota de 20 % de logements sociaux, et prévoit un système de pénalités financières en cas de manquement à cette obligation

 

Propositions du PCF :

 

✔ Limiter le montant des loyers à 20% du revenu des familles ✔ Blocagedesloyers ✔ Interdire les expulsions locatives de toute personne et famille en difficulté économique et

sociale ✔ Réquisitionner les logements vacants. ✔ Reconnaître le droit au logement comme un droit universel ✔ Créer un service public national et décentralisé du logement et de l'habitat ✔ Faire respecter la loi SRU et l'élargir en remontant à 30% en zone de tension et 25% sur le reste

du territoire le seuil minimal de logements sociaux.

 

ENERGIE/ALIMENTATION

 

Constat :

Depuis 2004, le gaz a augmenté de 60% La précarité énergétique touche 13% des ménages en France. Les ménages limitent leur consommation et souffrent du froid pour des raisons financières. Essence : super sans plomb + 11% en un an ; gazole : +14% en un an

• Certains produits alimentaires vont augmenter de 20% : - les farines : + 15 à 20% - les pâtes : + 5 à + 10% - le café : + 10 à +20%

- l'huile : + 5 à + 8% • Les spéculateurs profitent de toutes les opportunités (crises politiques, sociales) pour spéculer

sur les matières premières, à l'image des céréales dont les prix à doublé en 1 an, de l'augmentation du baril de pétrole avec les soulèvements en Libye...

 

Propositions du PCF :

 

✔ Création d'un véritable service public de l'eau pour la mise en œuvre de prix inférieurs à ceux pratiqués par le privé.

✔ RenationaliserEDF/GDF. ✔ Instaurer un prix maximal à la pompe, une diminution de 5% de la TIPP (58%du prix de

l'essence), financée par la taxation des compagnies pétrolières. ✔ Blocage du prix d'un ensemble de première nécessité.

 

A QUI PROFITE LA HAUSSE DES PRIX ?

Constat :

 

La période actuelle est marquée par la crise financière et ses conséquences. Avec une dette publique qui explose à cause de la récession, et le coût du sauvetage des banques et des marchés financiers. Sarkozy, FMI, UE et Medef font payer la crise aux peuples et au monde du travail

De tous les côtés, c’est le renforcement de l’exploitation capitaliste, pour augmenter la rentabilité financière des capitaux :

La précarisation et l'intensification du travail avec son cortège de souffrances au travail et de drames. L'allongement de la durée du travail avec la réforme des retraites . Le retour de l'inflation qui rabote les revenus des plus modestes d’abord !

Ce retour de l’inflation n'est pas le fait des salariés puisque la rémunération du travail et des prestations sociales sont en recul par rapport à la hausse des dépenses incompressibles (loyers, EDF...). Ce n'est pas non plus le fait des dépenses publiques utiles puisque là encore la part des rémunérations publiques dans le PIB baisse (OCDE ).

Par contre les premiers à supporter le retour de l'inflation ce sont les salariés les plus modestes, au travers du blocage des rémunérations des fonctionnaires, de la prime fantôme pour ceux du privé, de la perte du pouvoir d’achat, des retraites...

L’inflation a des causes et elle n’est pas perdue pour tout le monde !

• Une inflation importée due d’abord aux spéculations, notamment sur les matières premières et aux dérégulations des marchés,

• La répercussion dans les prix des frais financiers (coût des crédits) par les entreprises non financières

• La hausse des prix permet de relever artificiellement la rentabilité de certains placements et capitaux ( immobilier...)

• Le libéralisme et les déréglementations ( dépassements d’honoraires...)

Il y a des bénéficiaires de l’inflation : les marchés, les banques, les spéculateurs, les entreprises qui peuvent jouer sur les prix relatifs entre leurs filiales en France et à l’étranger, les grands groupes qui la font supporter aux sous traitants, et tous les acteurs en position dominantes sur des marchés où l’offre est trop étroite et déformée ( logements) ...

 

Propositions du PCF :

Lutter dès maintenant contre la vie chère

✔ Blocage du prix de l'énergie. ✔ Blocagedesloyers ✔ Blocage du prix d’un ensemble de produits de première nécessité ✔ Mise en place d'un dispositif pour la totale transparence des taux de marges des activités,

notamment celles liées à l'énergie, la grandes distribution et les banques. ✔ Création d'une contribution spécifique pour les grands groupes intervenants dans ces secteurs.

 

UNE FORTE DEGRADATIONALARIALE


 

Constat :

 

Le salaire réel par tête dans les sociétés non financières a diminué de 1% en 2009 et de 0,8% en 2010, il va reculer à nouveau en 2011.

Cela touche de plein fouet les familles les plus modestes dont les dépenses contraintes (logement, assurance, électricité, gaz, télécommunications..), représentent jusqu'à trois quarts des revenus.

8 millions de français (13% de la population) vivent sous le seuil de pauvreté, et entre 1,9 et 3,7 millions de personnes vivent dans un ménage pauvre dont le chef de famille dispose d’un emploi.

La majorité des salariés est touchée par les bas salaires : 50% des Français gagnent moins de 1 580€ nets par mois et 70 % des salaires mensuels nets de tous prélèvements sont inférieurs à 2074€.

Pourtant les gains de productivité du travail dans les entreprises auront été de 0,6% en 2010 et sans doute plus en 2011, et le patronat refuse toute négociation générale sur les salaires.

Cette dégradation salariale et ce blocage patronal sont les ingrédients de la montée du mécontentement et de la grande défiance à l'égard de tout ceux qui cautionnent les politiques d'austérité en France et en Europe.

Au menu de 2012 : Promesses et austérités

Pour répondre à ce mécontentement Nicolas Sarkozy promet une « prime » aux salariés dans les seules grandes entreprises où il y aura « une forte augmentation des dividendes » et dans les petites « si ça va mieux ». Pour inciter les entreprises à jouer ce jeu-là on leur promet de nouvelles exonérations de cotisations sociales... Ce qui aura pour effet d’alourdir le déficit de la Sécu !

Ce marché de dupes tente de faire oublier le « Pacte pour l'euro plus » interdisant toute hausse générale des salaires et des augmentations inférieures aux gains de productivité.

Une politique d’austérité, efficace pour les profits financiers et les grandes fortunes, mais qui pénalise l’emploi et la croissance.

Ancrer au traité de Lisbonne, la politique de Sarkozy comme le programme du PS, présente plusieurs constantes :

– Pas de coup de pouce au SMIC ; – Pas d'augmentation générale des salaires ; – Freinage systématique de la masse salariale dans la fonction publique ; – Poursuitedelabaissedescotisationssocialespatronales.

 

Propositions du PCF :

 

Revaloriser le travail

✔ Création d’une sécurisation de l'emploi, de la formation et du revenu de chacun-e. ✔ Sensible augmentation du SMIC et des minima sociaux avec un salaire minimum porté tout de

suite à 1 600€ bruts par mois. ✔ Une contribution immédiate des grandes fortunes, via un renforcement de l'ISF, pour redonner à

l'État les moyens de conserver et créer des emplois utiles dans l’éducation, la santé, la police. ✔ Refonte du Code du travail pour abolir la précarité et établir l’égalité femme-homme

Argumentaire 4 - Front uni contre la vie chère

LES MARCHÉS FINANCIERS CONTRE L’INVESTISSEMENT ET L’EMPLOI

Constat :

 

La domination des capitaux financiers et leurs exigences de revenus (intérêts et dividendes) exercent une pression terrible sur les salaires et la qualité des investissements.

Cette domination se traduit par :

• L'envolée des bénéfices nets des sociétés du CAC 40 (83 milliards d'euros en 2010), distribués à plus de 40% sous forme de dividendes.

• Des intérêts versés aux banques et des dividendes payés aux actionnaires qui atteignent 326,2 milliards d'euros en 2009, dans les sociétés non financières, et absorbent 34,11% de la valeur ajoutée (richesses douvelles) produites.

• L'explosion des profits des principales banques françaises, alors que celles-ci, continuent de bénéficier de larges aides publiques (dont un taux de refinancement de 1% auprès de la BCE), • Une politique du crédit au profit des opérations financières, de la spéculation et des

délocalisations, au détriment des PME et de l'investissement productif. • L’économie réelle particulièrement affaiblie en France championne du monde de l’exportation de

capitaux! En 2009 les actifs des entreprises françaises à l’étranger = 58,6% du PIB, contre seulement 40% pour l’Allemagne, 22% pour les USA, et 14% pour le Japon !

 

Propositions du PCF :

 

Reprendre le pouvoir sur l'argent

✔ Suppression des 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales. ✔ Taxer les revenus financiers des entreprises. ✔ Moduler l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales pour pénaliser les entreprises qui

délocalisent, qui développent leurs placements financiers, ou qui se servent des nouvelles

technologies pour supprimer des emplois et dégrader les conditions de travail. ✔ Créer un Pôle public bancaire et financier pour développer un autre logique du crédit à partir de la Caisse des Dépôts et Consignations, des banques semi-publiques, mutualistes ou coopératives,

et de banques nationalisées. ✔ Créer un « Fonds national de sécurisation de l'emploi, de la formation et des revenus » alimenté

par le redéploiement de tous les fonds d'État créés depuis 2007-2008 et les fonds publics dévolus aux exonérations de cotisations sociales patronales. Ce fond prendrait en charge les intérêts versés aux banques par les entreprises sur leurs crédits pour les investissements en fonction de critères basés sur la création d'emplois, la formations, les progrès écologiques et l' augmentation de la masse salariale.

✔ Transformer la BCE et la Banque de France. Création d'un Fond européen de développement social, écologique et solidaire au service de l'emploi et des investissements utiles.

✔ Création de pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs représentants dans leurs entreprises, ainsi que des citoyens dans les institutions bancaires et les collectivités territoriales.

BONUS

Laurence Parisot assure que la richesse est bien partagée en France : la blague !

 

Quelques chiffres significatifs :

 

• 10.3 milliards d'euros de profits pour Total en 2010 sans aucune imposition sur la société.

• Liliane Bettencourt devrait être imposée à 4% en 2011. La femme la plus riche de France se verra donc appliquer le même taux qu’un contribuable touchant 1.300 euros net par mois. Elle bénéficie de la réforme de l’impôt sur la fortune.

• Bénéfices nets des sociétés du CAC 40 en 2010 : 83 milliards d'euros, 40% de dividendes reversés aux actionnaires et une imposition de seulement 8%. En plus de ces bénéfices records, les grands patrons du CAC 40 augmentent leurs salaires de 24%.

• Plus on est riche, moins on paie d'impôt : pour 36 000€ de revenus annuels familiaux, l'impôt s'élève à 25% alors que pour 100 000€ de revenus annuels familiaux, il s'élève à 17%.

• 1⁄4 des salariés gagne à peine 25€ par jour.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF
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