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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 04:45

COMMUNIQUE DE PRESSE

L'interdiction de l'entrée des parlementaires français en Israël est une nouvelle grave (Pierre Laurent)

L’annonce du gouvernement israélien d’interdire l’entrée sur son territoire à plusieurs parlementaires français partie prenante d’une délégation d’élus en Palestine et en Israël la semaine prochaine est une nouvelle grave.

Si elle était maintenue jusqu’au bout, cette décision marquerait un enfoncement supplémentaire dans le déni du droit international et du respect des libertés fondamentales.

Les prétextes invoqués, déjà récemment utilisés à l’égard d’un ministre sud africain et de parlementaires belges, mais jamais jusqu'à présent à l’égard de parlementaires français, ne tiennent pas. Il serait inquiétant qu’ils soient utilisés aujourd'hui alors que le gouvernement israélien a accueilli à bras ouverts le secrétaire général du Front national.

Nous nous rendons en Israël et en Palestine pour encourager la solidarité avec les artisans de la Paix juste et durable, les forces qui travaillent pour l’application des résolutions de l’ONU en faveur de la pleine reconnaissance d’un Etat palestinien, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem Est pour capitale, aux cotés d’un Etat israélien souverain et démocratique, pour le respect du droit international et des conventions pour les droits humains universels, pour la libération de tous les prisonniers politiques, dont Marwan Barghouti, ou du jeune franco-palestinien Salah Hamouri, victime d’une détention administrative arbitraire.

Quant à la campagne BDS internationale invoquée par le gouvernement israélien, et qui n’est pas l’objet de la délégation de cette semaine, rappelons qu’elle est le résultat d’un appel de la société civile palestinienne lancé en juillet 2005 pour protester contre l’accélération de la colonisation illégale des territoires palestiniens et le développement d'une politique discriminatoire en Israël à l’encontre de la composante arabophone de la population. Il s’agit d’un mode d’action non violent et pacifique qui entend rouvrir le chemin d’une paix négociée. Elle a débouché notamment par la décision de l’Union Européenne d’étiqueter les produits issus des colonies illégales, seules visées par la campagne BDS internationale.

A cette heure, portés par le désir de paix et de dialogue qui motive notre démarche, nous continuons à œuvrer à la levée de cette interdiction que rien ne justifie.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Paris le 16 novembre 2017

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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 13:38
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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 21:10

Pierre Laurent SECRÉTAIRE NATIONAL DU PCF

STÉPHANE SAHUC ET CÉDRIC CLÉRIN 

 

Notre société a besoin des idées communistes, la France a besoin du PCF, de ses idées et de son expérience, la gauche a besoin de la culture communiste.

 

 

Face au « président des riches », contre la tentative affichée de transformer le pays au service du capital, la résistance s'organise. L'alternative passe par la construction d'un nouveau projet, nous dit Pierre Laurent, qui lance la préparation d'un congrès extraordinaire pour réinventer le Parti communiste, « le placer à l'offensive ».

 

HD. Six mois après l'élection présidentielle, quel premier bilan tirez-vous de l'action du président et de son gouvernement ? Et que pensez-vous de son intervention du 15 octobre sur les deux piliers de la « révolution macronienne » : « libérer ; protéger » ?

PIERRE LAURENT. Sous couvert de pédagogie, il a affiché toujours la même arrogance. Il ne répond à aucune inquiétude du pays. Or on connaît aujourd'hui la réalité de la révolution qu'annonçait Macron. C'est une révolution libérale qui vise à libérer les plus fortunés et le capital financier de toutes les entraves. C'est une politique qui vise à encourager toujours plus l'accumulation de profits en exploitant plus durement le travail de l'immense majorité et en tapant très durement sur toutes les politiques publiques qui servent à faire du service public pour tous. Que ce soit les ordonnances pour casser le Code du travail, la mise en pièces de l'APL et la politique de logement social, les nouveaux cadeaux à ceux qui payent l'ISF, jusqu'à la scandaleuse décision de retirer l'État du capital d'Alstom pour le livrer aux actionnaires privés de Siemens, on est, dans tous les domaines, dans une politique de démolition du modèle social. C'est la généralisation de la précarité sociale et c'est open bar pour tous les profiteurs et les actionnaires. Cette politique ne relancera en rien l'activité économique et elle va creuser les inégalités. Ceux qui vont profiter de cette politique se moquent totalement de répondre aux besoins nationaux et aux urgences sociales de développement.

 

HD. Mais Emmanuel Macron affirme avoir été élu pour cela...

PIERRE LAURENT. Cet argument ne tient pas. Macron a certes annoncé ses projets mais en en maquillant les conséquences. C'est pour cette raison que des millions de gens aujourd'hui, y compris parmi ceux qui ont voté pour lui, découvrent la réalité de sa politique. Qui avait compris qu'il servirait avec une telle indécence les plus fortunés ? Il y a eu tromperie. De plus, une élection présidentielle, ce n'est pas la suspension de la démocratie pendant cinq ans. Macron a le droit de mettre sur la table des projets, mais quand ces projets entraînent une opposition majoritaire dans l'opinion, parmi les organisations syndicales, parmi les acteurs du logement social... il doit en tenir compte. Or la réponse, c'est le passage en force. Aucune élection ne donne ce droit. Le débat d'alternative entre projets différents, qui est l'essence de la démocratie, n'est pas suspendu par une élection.

Ce qui est frappant d'ailleurs, c'est que, si peu de temps après l'élection, le pouvoir soit mis en difficulté. Preuve que sa politique ne crée pas une adhésion majoritaire dans le pays. Nous sommes au début d'une contestation sociale multiforme qui va se développer sur tous les terrains.

 

HD. Quel rôle peut jouer le PCF dans cette contestation ?

PIERRE LAURENT. Le PCF a un très grand rôle à jouer. Nous sommes déjà présents avec nos militants, nos élus, nos parlementaires sur tous les fronts de mobilisation. Nous jouons un rôle actif pour révéler les mauvais coups du gouvernement. Mais nous voulons franchir une étape. Ces protestations sociales portent l'aspiration à une autre société. Pour Macron, la société de demain est une société de précarité dans laquelle les êtres humains sont réduits à se plier aux exigences du marché dans tous les domaines. Nous, nous voulons remettre au centre l'humain d'abord. Pour cela, nous venons de décider de tenir, le 3 février prochain à Paris, des états généraux du progrès social. Nous voulons démontrer que ceux qui sont mobilisés dans le pays ont des idées pour construire un nouveau type de progrès social, qui sache faire de la solidarité, créer de l'emploi en produisant autrement, allier le développement industriel et l'ambition écologique, et qui, pour cela, fasse reculer, en tous domaines, les prélèvements indus du capital.

Ce dont notre société crève, c'est des coûts du capital, cet argent créé par la richesse du travail et soustrait à la collectivité nationale pour nourrir des logiques de rentabilité à court terme. Nous présenterons nos propositions dans des cahiers du progrès social et nous ouvrirons ces cahiers aux propositions venues des citoyens pour faire converger tout cela sous la forme de nouveaux projets de loi. Nous voulons faire émerger un contre-projet face au désastre Macron.

 

HD. Et vous pensez que cela peut empêcher Macron d'aller au bout de son projet libéral ?

PIERRE LAURENT. Je pense que c'est possible. J'ai conscience que le niveau de confrontation dans lequel nous entrons est très élevé. La volonté du président, c'est, dès la première année de son quinquennat, de casser tous les piliers de notre modèle social. Face à cela, je crois que les communistes ne doivent fixer aucune frontière au rassemblement qu'il convient de construire. Dans les collectivités locales, des élus de toutes sensibilités peuvent converger pour demander d'arrêter le massacre des budgets publics. Face à ce qui se passe dans l'industrie, des femmes et des hommes de tous horizons peuvent dirent non au bradage d'un atout industriel aussi important qu'Alstom.

Mais, pour gagner, il convient aussi de faire grandir des objectifs alternatifs à ceux du gouvernement. Démonter qu'une autre politique est la condition pour lever des forces majoritaires. Il nous faut isoler au maximum le gouvernement. Car ce qui se joue c'est « projet de société libérale contre projet de société solidaire ».

 

HD. Mais cette vision des choses ne fait-elle pas débat notamment avec la France insoumise (FI) autour de leur stratégie basée sur le populisme et le dégagisme ? Et le résultat de la dernière séquence ne donne-t-elle pas raison à la FI ?

PIERRE LAURENT. Je suis certain que les électeurs de J.-L. Mélenchon et ceux de la FI et du PCF n'ont pas cherché à donner raison aux uns ou aux autres. Ceux qui ont utilisé ces bulletins ont dit de manière convergente qu'ils ne voulaient pas de cette société et qu'ils voulaient tourner le monde politique actuel vers un autre avenir. Les communistes ont été partie prenante de cette montée en puissance. Preuve en est, aux législatives comme aux sénatoriales, les électeurs ont dit qu'il fallait des groupes communistes. D'ailleurs ces électeurs nous demandent de converger pour travailler aux étapes suivantes.

La question qui se pose est autre : comment allons-nous construire les étapes suivantes, résoudre la question de l'alternative au pouvoir d'Emmanuel Macron ? Et là, nous avons effectivement un débat. La logique dégagiste, populiste a été poussée en avant lors de l'élection présidentielle par des candidats aux programmes totalement contradictoires comme Jean-Luc Mélenchon mais aussi Macron ou Le Pen. Donc, pour construire l'alternative, cette logique ne peut plus suffire. Maintenant, il s'agit de transformer la volonté de changer le système politique en un projet politique alternatif positif. Je crois que la convergence doit se construire sur du projet. Je crois également que nous devons cultiver le caractère démocratique de la vague qui monte dans le pays, c'est-à-dire donner le maximum de possibilité à l'initiative populaire de terrain, décentralisée. La réponse populiste ne peut tenir lieu de bonne réponse à ce besoin. Cette conception de la démarche politique à construire, nous la versons au débat non pas comme un objet de polémique, mais comme une contribution politique que nous considérons utile à la période.

 

HD. La FI semble chercher avant tout à être les meilleurs opposants...

PIERRE LAURENT. C'est une bonne chose de disputer la place d'opposant à la politique gouvernementale. Je vois bien au Sénat la manœuvre qui est celle de la droite et de Gérard Larcher qui osent se présenter comme le meilleur contre-pouvoir, alors même que la droite a voté comme un seul homme les ordonnances Macron. Des forces vont essayer de duper les gens. Il est donc très important de démontrer que l'opposition véritable se situe, non pas du côté d'une force politique, mais du côté de la gauche, du côté du camp qui prend partie pour le travail contre le capital. Nous devons porter d'une même main le drapeau de la résistance et du projet alternatif.

 

HD. Pourquoi un congrès « extraordinaire » du PCF ?

PIERRE LAURENT. J'ai parlé de la nécessité détenir un congrès extraordinaire parce que, dans une période aussi inédite que celle que nous vivons, la nécessité de la relance politique de notre projet communiste est très grande. Les responsabilités qui sont les nôtres sont énormes et il n'est pas si facile de les relever. Donc nous devons nous reposer toutes les questions fondamentales pour procéder à notre propre révolution politique pour nous placer à l'offensive. Nous avons décidé quelque chose d'inédit : commencer par une consultation directe de nos adhérents qui a pour objet de déterminer les thèmes et les méthodes de travail du congrès. Les communistes veulent un congrès différent, qui ne répète pas les mêmes débats, qui nous aide à approfondir des questions nouvelles, qui fait le bilan de notre action et ouvre la voie à des expérimentations nouvelles. Nous voulons inventer de nouveaux modes de débat collectif, construire des chantiers qui allient réflexions et actions concrètes.

Notre objectif est de parvenir au congrès non pas seulement avec des intentions de changements, mais avec des résultats concrets, palpables, sur la transformation de nos structures, sur les nouveaux réseaux d'actions que nous voulons mettre en place, sur un nouveau fonctionnement de notre direction, sur de nouveaux outils de communication, sur une nouvelle plate-forme numérique de mise en réseau des communistes... Nous allons nous atteler à tous ces chantiers avec l'objectif de construire une force communiste capable d'affronter les défis d'aujourd'hui. Nous n'allons pas refaire le congrès d'il y a dix ans pour savoir s'il faut un Parti communiste, cette question a été tranchée. Notre débat doit définir les transformations nécessaires pour que le Parti communiste joue pleinement son rôle.

 

HD. Cent ans après la révolution d'Octobre, n'est-on pas arrivé au bout d'un cycle ?

PIERRE LAURENT. Oui, nous sommes dans une époque politique nouvelle. À époque nouvelle, parti nouveau. Nous sortons de quarante ans d'union de la gauche et entrons dans une nouvelle période avec de nouveaux adversaires à affronter et de nouveaux partenaires à venir, donc notre rôle doit être réévalué. Mais je crois que cette volonté de réinvention ne nous conduit absolument pas au renoncement au projet communiste. Nous célébrons le 100e anniversaire de 1917, qui est une des racines du PCF, mais le PCF a des racines qui plongent encore plus loin dans l'histoire du pays : Révolution française, Commune de Paris, refus de la guerre 14-18... La crise du système capitaliste actuelle, d'une ampleur inédite, nous ramène aux anticipations de Marx sur le nécessaire dépassement du système capitaliste. Mais, pour être pleinement communiste, elle nous oblige à penser les conditions contemporaines de ce dépassement.

Notre congrès doit avoir sur cette question une ambition maximale. C'est une occasion qu'il ne faut pas rater. Notre société a besoin des idées communistes, la France a besoin du PCF, de ses idées et de son expérience, la gauche a besoin de la culture communiste. Nous avons la responsabilité de mettre ses idées à la hauteur des questions posées à la société française. Si nous n'y parvenons pas, ce n'est pas le PCF lui-même qui sera en difficulté, c'est la société française. Nous n'avons pas à avoir peur de notre ombre, soyons audacieux, car nous en sommes capables.

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 07:38
Vergiat Marie-Christine députée Européenne groupe GUE/NGLS’abonner
 

Je suis profondément scandalisée par la décision de la majorité du Parlement européen d'attribuer le prix Sakharov à l'« opposition vénézuélienne ». Il s'agit là d'un choix purement politique qui éclipse d'autres candidats beaucoup dignes de se voir attribuer un tel prix.

Je condamne l'instrumentalisation à des fins politiques d'un prix pourtant sensé récompenser les personnes qui luttent pour le respect des droits de l'Homme dans le monde.

Retrouvez ci-dessous la version française du communiqué de presse du groupe GUE / NGL appelant au boycott de la cérémonie de remise du prix Sakharov.
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La Gauche va boycotter la cérémonie du prix Sakharov

Le groupe GUE / NGL a regretté la décision du Parlement européen d'attribuer le prix Sakharov de cette année à la soi-disant « opposition vénézuélienne » alors même que la majorité d'entre elle vient de participer aux récentes élections locales dans le pays*.

En leur accordant cet honneur, il sape non seulement les chances de dialogue, mais aussi la paix dans toute démocratie. Les droits de l'Homme sont une question trop sérieuse et ne devraient pas être instrumentalisés à des fins politiques par le Parlement.

Parmi ce groupe disparate de représentants de l'opposition se trouvent des membres de l'extrême droite vénézuélienne qui n'ont aucune envie réelle de restaurer la démocratie mais qui nourrissent plutôt des ambitions pour raviver certains des chapitres les plus sombres de l'Histoire de l'Amérique latine.

De plus, une nomination aussi hautement politisée a privé d'autres nominés remarquables de souligner leurs courageuses luttes. Le journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak est un symbole de la lutte contre les violations les plus graves de la liberté d'expression. Lolita Chavez est une militante des droits de l'environnement renommée pour son combat dans de nombreuses régions du monde, en particulier en Amérique latine.

Le GUE / NGL regrette profondément que le Prix Sakharov 2017 ait été ainsi instrumentalisé. Le groupe va boycotter la cérémonie de remise des prix en signe de protestation et, une fois de plus, nous appelons à ce que les décisions futures concernant l'attribution de ce prix soient votées en séance plénière par tous les députés.

* L'opposition a participé aux élections régionales le 15 octobre. Le gouvernement a remporté 18 des 23 régions et l'opposition a remporté 5 régions. Tous les partis d'opposition qui ont participé à cette élection ont reconnu les résultats.

 

 
 
 
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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 09:44

Voici le message que j'adresse ce matin au médiateur de France 2:

Monsieur le médiateur,

Une fois de plus, france 2 , avec ses confrères de france info et de cnews, annonce de fausses nouvelles visant à tromper les téléspectateurs. A l'occasion des élections sénatoriales en effet, France 2 annonce des sénateurs LFI/PCF élus. Or, vous le savez pertinemment il n'y a aucun sénateur LFI. Vous le savez aussi pour l'avoir évoqué sur votre antenne, à escient, que LFI ne participerait pas au sénatoriales en raison du manque d'élus intermédiaires (Maires et conseillers municipaux) qu'il s'en désintéresse et qu'il est pour la suppression du sénat qu'un d e ses membre parodie, et de plus qu'il n'appellerait pas à voter pour le seul groupe qui s'oppose à la politique de Macron, le groupe Communiste républicain et Citoyen. Cela n'a pu vous échapper ou alors...Je vous demande instamment de rectifier l'information et de donner la parole à un représentant du groupe CRC. Je crois savoir, par expérience que vous ne tiendrez pas compte de cette protestation, ce qui confirme votre allégeance au pouvoir et à ses objectifs. En l'occurrence, faire l'impasse sur le Parti Communiste au profit du seul opposant officiel défini par votre Maître Macron, à savoir justement le groupe LFI et son chef, pour lequel, avec vos confrères, vous organisez une propagande éhontée. Salutations. Bruno Fornaciari

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 04:47

Ni trafiquants, ni délinquants : militants et solidaires !

ÉMILIEN URBACH
LUNDI, 18 SEPTEMBRE, 2017
L'HUMANITÉ
À l’Agora, Cédric Herrou et  Pierre-Alain Mannoni ont témoigné de leurs  actions de solidarité.
À l’Agora, Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni ont témoigné de leurs actions de solidarité.

Temps fort vendredi soir à l’Agora de l’Humanité, dédiée à la solidarité avec les exilés qui, fuyant les guerres et la misère, cherchent refuge autour de notre Méditerranée commune.

Cédric Herrou, Pierre-Alain Mannoni, Laurent Caffier sont tous trois sous le coup de condamnations judiciaires pour avoir tendu la main, à la frontière franco-italienne ou à Calais, à nos semblables venus d’Afrique ou du Moyen-Orient pour fuir les armes, la maltraitance ou la misère. Tous les trois étaient vendredi soir sur la scène de l’Agora de l’Humanité. À leurs côtés, Sophie Rahal, porte-parole de SOS Méditerranée, la seule ONG à continuer de sauver des vies au large des côtes libyennes avec son navire, l’Aquarius. Mireille Damiano, avocate, ex-présidente du Syndicat des avocats de France, menacée de mort pour son acharnement à faire respecter les droits des exilés, est également venue témoigner de son combat. Jean-François Corty, responsable des missions internationales de Médecins du monde, et Marie-Christine Vergiat, eurodéputée du Front de gauche, ont également répondu présent à l’invitation de l’Humanité.

De la Côte d’Opale à la vallée de la Roya, en passant par les eaux capricieuses de la Méditerranée jusqu’aux bancs du Parlement européen, tous font quotidiennement face aux harcèlements de l’extrême droite et aux logiques sécuritaires qui guident les dirigeants européens.

Sur la scène de l’Agora, ils ont témoigné devant une audience nombreuse, enthousiaste et reconnaissante pour leur combat qui, à bien des égards, en plus de sauver des vies, sauve notre commune humanité.

Une stratégie « néocoloniale » de domination des pays riches

Il ressort de ce moment chaleureux et intense en fraternité la nécessité de donner une perspective politique à l’élan de générosité populaire, en France et en Europe, dont tous témoignent. « Il faut cesser de parler de crise migratoire, a martelé Marie-Christine Vergiat. Il y une crise de l’accueil délibérément mise en œuvre par les grandes puissances européennes. » Rejointe par Jean-Francois Corty dans cette analyse, l’eurodéputée a en effet mis en évidence comment la question migratoire, telle qu’elle est posée ces dernières années, est le résultat d’une stratégie « néocoloniale » de domination des pays riches sur le reste du monde. Une logique qui, à Calais, dans la vallée de la Roya ou au large des côtes libyennes, s’appuie sur la répression tous azimuts des militants solidaires qui s’y opposent.

 
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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 03:07

20/09/2017

Le goujat, la tambouille et la plus grande fête populaire de France

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(La chronique de José FORT)

Le mal élu à la présidence de la République française, 8 Français sur 10 n’ont pas voté pour lui, le déjà défraichi  Macron, peut être assuré au moins d’une chose : il figurera au Guinness des records de la muflerie.

Souvenez-vous de quelques-uns de ses bons mots :

« Si j’étais chômeur, j’essaierai de me battre d’abord » ;

«  Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires » ;

Et encore «  femmes illettrées  », « libéralisme valeur de gauche », «  je n’aime pas ce terme de modèle social », «  la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler » et plus récemment « faignants et  cyniques ». Avec une petite dernière sur les «  grincheux ».

J’en arrive à penser qu’en sortant du ventre de sa mère, la première chose que Macron s’est demandé c’est combien de gens il pourrait emmerder au cours de sa vie. Macron est un expert en matière de goujaterie. Pas seulement.

 Il est aussi le produit de ces « gagneurs », ces «  compétiteurs », bref cette génération accouchée par les banques et la grande bourgeoisie qui lui ont confié trois objectifs : casser les conquêtes sociales au nom de la «  réforme » et du « modernisme », installer durablement l’ultra libéralisme, tenter une opération rassemblant les ventres mous du spectre politique français dans une formation « en Marche » qui bat, déjà, sérieusement de l’aile.

 Il est aussi le produit d’une stratégie du spectacle de la communication contrôlée au millimètre près frisant le ridicule comme récemment sur l’ile ravagée de Saint Martin. Son entourage avait laissé croire que le président avait dormi sur un lit de camp et s’était lavé avec un seau d’eau, alors qu’il avait  été hébergé et avait dormi dans la chambre d’ami d’une gendarmette.

  Il y a aussi les copains et les coquins à recaser. Dernier exemple, la nomination de  Stéphane Bern à la défense du patrimoine national. Un bouffon de la télévision venu du « Figaro », comme s’il n’y avait pas des spécialistes notamment les architectes des bâtiments de France pour assurer une telle fonction. Mais peut être existe-t-il un lien entre le lourd endettement contracté par M. Bern après l’achat d’un château en Eure et Loir et sa nouvelle mission.

Au beau milieu de ce marigot, un moment de fraternité : la fête de « l’Humanité ». Un beau succès cette année, malgré le temps incertain et des mesures d’organisation obligatoires par ces temps troublés. Du monde partout à La Courneuve le week-end dernier. La foule devant la scène centrale, la foule dans les avenues  de la fête, la foule aux dizaines et dizaines de débats. Et retenez bien un fait prometteur : une foule jeune, très jeune.

 Comment expliquer le succès de la fête de l’Huma  que certains veulent inscrire au patrimoine national. Il s’agit en fait d’un cocktail mêlant la lutte contre les injustices, pour le progrès social et la solidarité internationaliste ; un cocktail aux multiples ingrédients allant de l’envie de faire la fête aux besoins de se retrouver, de dialoguer, de confronter, de s’aimer. Bref, une folle envie de communisme, au sens plein du terme.

Avez-vous remarqué que dans ce rassemblement à plusieurs centaines de milliers de personnes aucun incident n’est à déplorer ? Avez-vous noté que le succès de cette fête repose sur le bénévolat de milliers de militants communistes ? Avez-vous observé que les sans-grades deviennent harangueurs de foules tandis que les intellos s’agrippent aux fourneaux des cuisines ? Avez-vous aussi regretté que d’une phrase banale de Pierre Laurent  sur le thème « personne n’a le monopole de la vérité », une vague médiatico-politico-mélenchoniste ait voulu réduire la fête à leur sport préféré : la tambouille politicienne ?

  Le succès de la plus grande fête populaire de France donne des couleurs aux communistes et plus généralement à toute la gauche. Ce qui aurait ravi un de ses fidèles, le regretté Jean Ferrat, dont on ne se lasse pas d’écouter la chanson  « Camarade ». Ecoutons.

 José Fort, sur Radio Arts-Mada tous les lundi en direct à 19h et sur Chansons Rouges Mosaik Radio en différé dans le Top Magazine du lundi de 12h, 18h, 23h et mardi à 8h

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 03:05
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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 14:34


 

Je suis intervenu lundi 11 septembre au Parlement européen pour alerter sur la situation de Salah Hamouri, avocat franco-palestinien placé illégalement en détention administrative par Israël.

Voici le texte de mon intervention :

 

« Je veux vous parler d’un jeune homme de 32 ans. Il est franco-palestinien, il habite Jérusalem, il vient de devenir avocat. Quelques jours après avoir obtenu son diplôme d’avocat, il a été arrêté, le 23 août, chez lui sans raison. Et après beaucoup de tergiversations de la justice israélienne, comme des milliers de Palestiniens, il est placé en détention administrative, paraît-il sur la base d’un dossier secret, parce que totalement vide.

Il s’appelle Salah Hamouri.

Cela révèle l’acharnement et l’absence totale de respect du Droit par un État qui se proclame sans cesse l’un de nos partenaires les plus proches. Notre service d’action extérieure ne peut pas laisser faire et doit réclamer la libération de Salah Hamouri sans condition et sans délai. Il est grand temps que l’Union européenne mette la question des droits fondamentaux et du respect du droit et des conventions internationales comme condition de sa coopération avec l’État d’Israël, comme elle le fait avec tant d’autres États.
Dans l’immédiat, liberté pour Salah Hamouri ! 

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 12:19

 

Hé ho ! coucou ! hello ! allo allo! il y a quelqu'un à France Inter ? Un reportage à Marseille sur le discours de clôture de l'université d'été des "isoimis" dont on ne saura rien des débats ou de la politique proposée outre l'appel à manifester le 23 septembre contre la loi travail. Puis un reportage sur les nouveaux socialistes qui apercevrons Montebourg qu ne prendra pas la parole. Voilà, voilà. France Inter, et les médias publics ne sont pas au courant.
Université d'été du PCF avec 1100 participants, des dizaines d'ateliers thématique, des conférences...le discours de Pierre Laurent qui trace les perspectives de luttes et de rassemblements, contre les mauvais coups et la loi travail ele 12 septembre à l'appel des syndicats que les communistes soutiennent, la préparation de la plus grande fête de France, celle du journal "l'Humanité" le seul avec son hebdomadaire" l'Huma Dimanche"indépendant des puissances d'argent...Tout cela n'aura pas intéressé a rédaction de France Inter dont la ligne éditoriale ne devrait pas être la censure des communistes.
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BRUNO FORNACIARI

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