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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 15:30

Mort pour 60 euros d’économies chez Orange

LOAN NGUYEN
MARDI, 14 FÉVRIER, 2017
L'HUMANITÉ
Danielle Deuverger et les parties civiles espèrent qu’Orange «	va maintenant accepter sa responsabilité	». Sollier Cyril/La Provence/MAXPPP
Danielle Deuverger et les parties civiles espèrent qu’Orange « va maintenant accepter sa responsabilité ». Sollier Cyril/La Provence/MAXPPP
PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP

TéLécoms. La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé hier la condamnation d’Orange pour homicide involontaire après la chute mortelle d’un technicien en 2011.

Orange (ex-France Télécom) n’en finit plus d’avoir du sang sur les mains. Hier, la justice l’a une nouvelle fois prouvé en confirmant en appel la condamnation de l’opérateur de téléphonie à 50 000 euros d’amende pour « homicide involontaire ». Le 2 décembre 2011, Jean-Claude Lachaux, technicien de 55 ans chez Orange, intervenait à Peyrolles-en-Provence (Bouches-du-Rhône) sur un poteau en bois pour remplacer un câble lorsqu’il a chuté de sa plateforme, à plus de 5 mètres de hauteur. Après vingt jours en soins intensifs, le salarié est décédé des suites de ses blessures. À sa femme et à sa fille, celui-ci avait confié sur son lit d’hôpital qu’il ne voulait pas réaliser cette intervention. En cause : l’utilisation d’une « plateforme extérieure » (PFE), sorte d’échelle améliorée développée spécifiquement par Orange, qui permettait à l’entreprise de n’avoir recours qu’à un technicien au lieu de deux. Un gain que l’avocate des parties civiles, Me Julie Andreu, a chiffré à 20 millions d’euros pour l’entreprise, soit 60 euros par intervention.

Pourtant, la dangerosité de l’équipement avait été dénoncée à plusieurs reprises par les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l’entreprise et avait même donné lieu à des mises en demeure de la part de l’inspection du travail. Ce modèle de plateforme avait été retiré dans plusieurs départements avant cet accident. Il était d’ailleurs prévu que Jean-Claude Lachaux utilise une nacelle – équipement plus sécurisé – pour réaliser son intervention, mais celle-ci n’était finalement pas disponible.

Un pourvoi d’Orange reviendrait à « nier sa culpabilité »

SUD PTT, qui s’était porté partie civile aux côtés de la veuve et de la fille de Jean-Claude Lachaux ainsi que de la CGT, s’est dit hier satisfait du jugement, espérant que cela incitera « la direction d’Orange à une réelle politique de prévention et de santé au travail pour empêcher d’autres drames ». La direction d’Orange étudie un pourvoi en cassation, mais les parties civiles espèrent que celle-ci arrêtera les frais. « J’espère qu’Orange va maintenant accepter sa responsabilité. Cette décision me fait du bien car tous les jours mon mari me manque. Ma vie est cassée et j’attendais de la justice que cela soit reconnu », a déclaré la veuve du technicien, Danielle Lachaux. Pour Olivier Neri, secrétaire de la CGT télécoms dans les Bouches-du-Rhône, un pourvoi de la direction reviendrait à « nier sa culpabilité alors que c’est la direction qui avait mis en place cette organisation du travail nocive pour les salariés ».

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 06:42

Willy Pelletier « Les bourses du travail : ce Nuit debout inventé par les ouvriers il y a un siècle »

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MAUD VERGNOL
VENDREDI, 27 JANVIER, 2017
L'HUMANITÉ

La Fondation Copernic, que coordonne Willy Pelletier, lance, le 28 janvier à Paris (1), « une nouvelle bourse du travail intellectuel » pour opposer « une force intellectuelle suffisante » à la coalition réactionnaire et libérale. Le sociologue publie également, aux Éditions du Croquant, les Classes populaires et le FN, un ouvrage collectif qui déconstruit les fantasmes autour du vote populaire pour l’extrême droite.

La Fondation Copernic, que vous coordonnez, fait peau neuve. Quel est l’objectif de cette nouvelle « bourse du travail intellectuel » que vous lancez à Paris, samedi 28 janvier ?

Willy Pelletier Il s’agit de ­redonner force à ce dispositif d’échange formidable, ce Nuit debout avant l’heure, inventé il y a un siècle par le mouvement ouvrier : les bourses du travail. En revenant à ses origines : nous voulons une « Bourse du travail intellectuel », pour que s’y rencontrent sans hiérarchie (ce qui est très rare) salariés, chômeurs, retraités, syndicalistes, historiens, sociologues, économistes, juristes, philosophes, etc. Chacune et chacun y partagera ce qu’il sait. Davantage de critiques sociales solidement argumentées en sortiront. Bref, nous voulons continuer Nuit debout et le constituer en dispositif permanent.

Votre fondation s’est efforcée depuis dix-huit ans à tirer vers la gauche le curseur des débats publics. Comment analysez-vous cette difficulté à imposer, notamment dans les médias, d’autres voix face à cette coalition ultralibérale et réactionnaire ?

Willy Pelletier L’information des grands médias ne dit pas la vie des salariés. Elle ne dit pas les logements chers, les mépris en cascade, les vies sacrifiées au travail, les galères. Faire effraction dans ce monde clos et hors du monde est ­compliqué. De plus en plus d’organes de presse, de maisons d’édition, de télévisions sont propriétés de groupes financiers. Les experts officiels y sont sans cesse convoqués, pour nous convaincre de consentir au monde tel qu’il va et qu’il faudrait, à les suivre, libéraliser davantage. Faire valoir d’autres solutions, nous y sommes parvenus contre le traité constitutionnel européen (TCE), la loi El Khomri ou pour la retraite à 60 ans. Mais nous n’opposons pas aux néolibéraux une force intellectuelle suffisante. Pour bousculer leur prêt-à-penser, il faut réunir un volume très élevé de capital symbolique. Ce que nous cherchons à faire : ont signé pour cette bourse du travail beaucoup d’économistes atterrés, énormément de sociologues « en dialogue » avec Bourdieu (Beaud, Pialoux, Mauger, Pinto, Lebaron, Lahire, Montlibert, Lagrave, Pudal, Fillieule, Geay, Saint-Martin, Jounin, etc.), des historiens importants ­(Tartakowsky, Le Cour-Grandmaison, Riot-Sarcey, Lemercier, Rolland-Diamond, Pennetier, Combe, etc.), des sociologues du genre et du travail (Delphy, Kergoat, Linhart, Béroud, Laval, etc.), des philosophes qui discutent Marx (Bidet, ­Montferrand, Renault, etc.), des anthropologues (Fassin, Amselle, etc.), des politistes (Neveu, Blondiaux, Lacroix, Achin, Lefebvre, Marlière, etc.). Et il faut, en effet, dire et ­redire, etc., puisque, avec cet appel, ce sont plus de 400 universitaires qui s’engagent à conjuguer leurs travaux, mais surtout à travailler avec des syndicalistes et des salariés. Pour déchirer le prêt-à-penser libéral comme se déchire la ­chemise d’un DRH qui licencie.

Le débat a fait rage, il y a un an, sur « la disparition des intellectuels de gauche ». Vous démontrez qu’ils sont bien vivants ?...

Willy Pelletier Les promoteurs de ce débat prennent leurs rêves pour la réalité ou confondent leurs intérêts avec leurs rêves de réalité. Les intellectuels de gauche furent mobilisés contre la loi El Khomri et contre la loi d’autonomie des universités. Mais, chose nouvelle à présent, comme après 1968 ou après l’appel de Bourdieu en 1995, ils s’engagent à reconstruire des espaces d’échanges non plus éphémères mais « en continu » entre chercheurs et militants ou salariés. Sans bruit, sans discontinuer, nous allons monter partout, à Vesoul, Pau, Dunkerque, Saint-Nazaire… dans les endroits méprisés des élites, des rencontres aujourd’hui rares entre des producteurs de sciences sociales et des citoyens parfois éloignés de la culture savante. Ces rencontres montreront que les savoirs critiques forment un gai savoir. Dont la diffusion permet de rire des autorités de toutes espèces, et des mécanismes d’où elles tirent leurs puissances et nos impuissances. C’est une mobilisation joyeuse qui s’amorce, très égalitaire, ce sera « la rigueur et la rigolade », comme écrit Michel Gollac.

L’originalité de cette démarche consiste à créer une « maison commune intellectuelle », où pourrait se confronter le travail des chercheurs avec les propres expériences de « la société civile ». Quel est le but de cette « mutualisation » des savoirs ?

Willy Pelletier Premier chantier : des ateliers où syndicalistes, usagers, universitaires, élus se mêlent, s’écoutent, diagnostiquent et proposent. Pour réinventer une civilisation des services publics, articuler social et écologie, inventer une école non ségrégative, une santé non marchandisée, une protection sociale élargie, un impôt qui redistribue, et démocratiser la démocratie… Second chantier : nous voulons faire entendre, fort, très fort, les indignations de ceux qui subissent. Et qui doivent « la ­fermer » face aux violences de classe, aux réorganisations du travail, aux discriminations, à l’insupportable, au sexisme. Trop longtemps, ces paroles, jugées illégitimes, ont été étouffées. Cela suffit. Parce que les anonymes qui triment, lèvent la tête, haussent le ton, se défendent, sont, dans ce monde, héroïques ; des héros anonymes. Et chantier parallèle : en des ateliers d’écriture ou par vidéo, nous voulons que ceux qui vivent l’histoire disent leur histoire, disent sans filtre ce qu’ils vivent, restituent les rapports de forces, les souffrances, les solidarités, les bonheurs, les colères, qu’ils affrontent. Si chacun se réapproprie son histoire et perçoit à quel point elle s’entremêle à celle des autres, la connaissance ne restera plus un instrument de pouvoir réservé aux élites. Elle deviendra arme critique.

Vous publiez parallèlement les Classes populaires et le FN  (2), codirigé avec le sociologue Gérard Mauger, un livre issu de deux journées d’études organisées par la Fondation Copernic en juin dernier. Vous estimez que l’urgence est là, ­déconstruire les fantasmes autour du vote Front national ?

Willy Pelletier Hors campagne électorale, quel silence ! Or il faut d’urgence résister au FN. Mais lutter suppose de viser juste. Ce livre, rendu possible grâce à Gérard Mauger, donne les moyens de viser juste en expliquant pourquoi adviennent tant de votes FN en milieux populaires. Viser juste, c’est saisir les causes sociales des votes FN : les effets, entre autres, de la déstructuration des solidarités populaires et des solidarités militantes, les inquiétudes diverses face aux avenirs différemment incertains suivant les groupes sociaux, les effets des mille déconstructions des collectifs de travail, les effets des modernisations libérales qui accentuent les concurrences de tous contre tous, et qui avivent les microconflits pour conserver un peu de respectabilité quand « plus rien ne permet de tenir bon », et que l’ordre des choses démoralise, alors qu’on avait cru, un temps, pouvoir s’en sortir… Ce livre montre le déclin des pratiques collectives et des « entre-soi » anciens en monde rural, alors que dans les bourgs il n’y a plus ni bureau de poste, ni médecin, ni infirmière, ni pharmacie, plus de bistrot, des magasins clos… Il aide à saisir pourquoi les votes FN prolifèrent. Il fait comprendre les processus sociaux divers qui se conjuguent pour qu’au final les plus proches soient vus comme des rivaux, des menaces, quand seul reste le chacun pour soi, un sauve-qui-peut général où personne ne peut secourir personne. Ce livre analyse les causes sociales des votes FN, car on ne fera pas reculer ces votes sans en savoir les causes.

Vous affirmez que l’électorat frontiste n’existe pas et préférez parler de « conglomérat électoral ». En quoi est-ce important pour lutter contre la poussée de l’extrême droite ?

Willy Pelletier Ce livre tord le cou à beaucoup d’idées fausses sur les votes FN. Lesquelles empêchent d’agir efficacement. Parler d’électorat suppose une continuité des itinéraires de votes. Or, par exemple en 2007, la moitié des votants Le Pen de 2002 ne votent plus pareil et 40 % des votants Le Pen n’avaient pas voté pour lui en 2002. Mais, surtout, des groupes sociaux différents votent FN pour des causes différentes et des motifs différents ou opposés. Daniel Gaxie l’expose parfaitement dans le livre. Ce conglomérat électoral qui vote FN à un moment donné est disparate et divisé. Il « réunit », l’espace d’une élection seulement, des membres de catégories sociales dont les intérêts sont contradictoires en bien des domaines. Juste quelques exemples. Des membres des professions indépendantes sont dans une hostilité de principe aux aides et protections sociales, alors que nombre de salariés qui votent FN regrettent certains de leurs usages abusifs, notamment chez les immigrés, mais n’envisagent pas un instant d’en réclamer la suppression. Les fractions basses des classes populaires qui votent FN et dont la survie dépend de ces aides sociales y sont encore plus attachées et ne réclament qu’une priorité d’accès sans vouloir nécessairement en priver les autres bénéficiaires. Même s’ils peuvent voter pour le même candidat, les membres du petit patronat n’ont pas les mêmes conceptions que les salariés en matière de salaires, de conditions de travail et de licenciement, sur les indemnités chômage ou maladie, les services publics… Les électeurs du FN sont divisés sur les problèmes qui relèvent du « libéralisme économique » mais aussi du « libéralisme culturel ». Les plus jeunes s’opposent nettement aux segments rigoristes, notamment aux catholiques traditionalistes, en matière de mœurs, de droits des femmes, de sexualité.

Dans cet ouvrage, vous livrez un témoignage personnel du soir du 21 avril 2002, où, avec le bureau politique de la LCR, vous décidez de gagner la rue, comme des centaines de milliers de citoyens, pour protester contre la présence au second tour de la présidentielle de Jean-Marie Le Pen. Et de conclure : « Les croisades morales anti-FN ne convainquent que des convaincus. On peut même se demander si ces “croisés” ne sont pas des pompiers pyromanes. » S’agit-il d’un mea-culpa ?

Willy Pelletier Il faut deux mea-culpa. Primo : les leçons « d’éthique » dispensées par des manifestants dont le ton et l’allure valent repoussoirs pour ceux qui votent FN ne confortent dans leurs certitudes que ceux qui les donnent ; lesquels s’autocélèbrent et se valorisent. Secundo : comme militants, pris dans et par le jeu politique, nous croyons que les programmes politiques, les idées, déterminent les votes. Il y a cette croyance, qui universalise notre propre rapport concerné et informé à la politique, qu’il suffit, pour combattre les votes FN, de dénoncer les programmes, les élus FN, et qu’il suffit de convertir les mal-pensants. C’est là beaucoup de prétention et d’idéalisme dangereux. Le livre montre qu’ils sont nombreux ceux qui votent Le Pen sans connaître son programme et y adhérer. Ils votent Le Pen pour d’autres raisons.

Vous démontez dans ce livre tous les fantasmes selon lesquels le FN serait devenu « le premier parti ouvrier de France », et démontrez au contraire que « l’abstention est le nouveau parti de la classe ouvrière ». L’urgence serait donc la reconquête démocratique des classes populaires ?

Willy Pelletier Dans ce conglomérat volatil qui vote FN ne figure qu’un ouvrier sur sept, mais il inclut néanmoins une composante populaire non négligeable : plus de la moitié des votes FN se recrutent chez les ouvriers et les employés (actifs ou retraités). Si ce vote FN d’une fraction des classes populaires, dont le premier parti est, et de loin, celui de l’abstention, ne surprend pas ceux qui les assimilent à la figure du « beauf » machiste, homophobe, raciste, il interpelle les autres. Les enquêtes ethnographiques rassemblées dans ce livre tentent d’élucider les raisons de ces votes populaires en faveur du FN. Que veut dire l’ouvrier ou la femme de ménage qui votent FN ? Un ouvrier qui vote FN est-il un « ouvrier raciste » et que signifie « raciste » dans son cas ? L’est-il au même sens qu’un aristocrate qui vote lui aussi FN ? Ces enquêtes portent à conséquences politiques : outre qu’elles invitent à rectifier la vision stéréotypée de « l’électeur FN », elles montrent que la lutte politique contre le FN peut prendre appui sur les contradictions latentes au sein de ce conglomérat pour travailler à son implosion. Mais il n’y aura pas de raccourci, il faudra aussi du temps long pour refaire de l’intérêt commun entre les membres divers des divers milieux populaires. Et des dispositifs pour reconstruire des intérêts communs. Raison de plus pour ne pas tarder.

(1) Samedi 28 janvier de 13 heures à 18 heures.Foyer Grenelle, 17, rue de l’Avre, 75015 Paris.(2) Les Classes populaires et le FN, ouvrage collectif coordonné par Gérard Mauger et Willy Pelletier. Éditions du Croquant, 282 pages, 18 euros.
Chef de la rubrique Politique
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 08:01

La CGT-Cheminots appelle à la grève le 2 février et élit un nouveau secrétaire général

AVEC AFP
VENDREDI, 20 JANVIER, 2017
HUMANITE.FR
Photo Bertrand Langlois/AFP
Photo Bertrand Langlois/AFP

La CGT-Cheminots a élu vendredi un nouveau secrétaire général et appelle à la grève le 2 février, notamment contre le forfait jours.

Laurent Brun, un trentenaire venu de la région lyonnaise, Fils et petit-fils de cheminots, remplace Gilbert Garrel qui part en retraite après six années à la tête de la fédération CGT, première organisation syndicale à la SNCF. Il a été élu ce vendredi secrétaire général lors du congrès de la fédération qui se tenait depuis mardi à Saint-Malo.
Il prend la tête de la fédération centenaire, en plein bras de fer avec la direction de la SNCF sur le régime de travail des cadres, et après une année 2016 marquée par plus d'une vingtaine de jours de grèves, de mars à juin. A Saint-Malo, le nouveau secrétaire général a dénoncé les "dysfonctionnements du réseau ferroviaire" et le "sur-travail des maîtrises et des cadres" en appelant à revenir sur le forfait jours.
La question de ce nouveau régime pour les cadres de l'entreprise ferroviaire cristallise la contestation syndicale depuis plusieurs mois. En décembre, la direction a décidé d'imposer un forfait à la place du décompte horaire, en s'appuyant sur la convention de branche, faute d'accord avec les syndicats. Le consentement individuel des salariés est cependant requis.
Contre ce "passage en force", la CGT-Cheminots appelle à une grève "massive" le 2 février. Le syndicat, qui a déposé vendredi un préavis, entend également protester contre les suppressions de postes prévues en 2017 (-1.200) et "le gel des salaires depuis trois ans".
Le mouvement ne sera suivi ni par l'Unsa (2e), ni par Sud-Rail (3e), ont indiqué ces organisations qui avaient également eu recours à la procédure interne d'alarme sociale.
Laurent Brun, entré à la SNCF en 2000 comme agent d'exploitation, aura également sur son bureau les dossiers de l'ouverture à la concurrence et de la sous-traitance.
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A Saint-Varent dans les Deux-sèvres 7 postes serait supprimés.
 
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 07:52
SÉCURITÉ SOCIALE : VIVE LE PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS, VIE LA CGT, VIVE LE CNR
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 09:54

Pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales, relaxe pour les Goodyear

CGT
LUNDI, 19 DÉCEMBRE, 2016
HUMANITE.FR
DR

Suite au procès, des 19 et 20 octobre 2016, à Amiens, le prononcé du jugement sera rendu le 11 janvier 2017 au TGI d’Amiens.La CGT soutient l’appel du syndicat CGT Goodyear à manifester, nombreux et nombreuses, à Amiens le 11 janvier 2017, pour exiger la relaxe et défendre les libertés syndicales.

 

Trainés devant les tribunaux depuis des années, ces militants ont pour seul crime d’avoir mené un combat acharné contre la casse de leur outil de travail, contre le licenciement de milliers de salarié-e-s, contre l’appauvrissement de toute une région.

Si le réquisitoire du procureur a été moins dur qu’en première instance – la prison ferme n’est plus envisagée – la sanction pénale reste inacceptable et intolérable. Le système judiciaire ne peut pas être une machine à broyer du/de la militant-e, au service d’un système ultra-libéral où la finance l’emporterait sur les biens communs.

De plus, cette répression antisyndicale remet en cause le syndicalisme de luttes et de propositions, le syndicalisme indépendant qui donne une place centrale à l'expression des salarié-e-s et à la construction des rapports de force.

La liberté d'adhérer au syndicat de son choix et le droit de grève sont des droits fondamentaux inscrits dans la Constitution.

Nous devons, quel que soit l’entreprise, le service, le territoire, défendre les libertés syndicales pied à pied, ne rien lâcher

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 11:43

Loi travail : nécessaire mais insuffisante pour faire baisser le chômage

Paris, 12 juil 2016 (AFP) - Publié le mardi 12 juillet 2016 à 16h18, mis à jour à 16h21 -

Le FMI accueille « favorablement » les récentes réformes du marché du travail, à savoir la loi Macron et le projet de loi El Khomri, qui sont « importantes et nécessaires », a déclaré Christian Mumssen, directeur du FMI pour la France, lors d'un point presse à l'occasion de la publication de son rapport annuel définitif.

Dans la future loi travail, il salue en particulier la réforme des licenciements économiques et la primauté donnée à l'accord d'entreprise sur l'accord de branche en matière de temps de travail, les deux mesures les plus polémiques du texte dont l'ultime passage devant les députés est prévu la semaine prochaine.

Selon l'organisation internationale, qui se fonde sur plusieurs simulations des effets de la loi, la « réduction de l'incertitude autour des licenciements économiques » pour les entreprises ne devrait avoir qu'un impact limité sur le chômage dans sa globalité. Mais il devrait faire baisser le chômage des jeunes et, surtout, « encourager l'embauche en CDI ».

La décentralisation du dialogue social devrait pour sa part « permettre aux entreprises de mieux s'adapter aux circonstances économiques », selon le FMI. Il estime notamment qu'un assouplissement du principe de faveur, qui empêche qu'un accord d'entreprise soit moins favorable qu'une convention collective, permet à un pays de mieux réagir aux crises économiques, comme l'a fait l'Allemagne.

Mais la réforme ne suffira pas à résorber le taux de chômage élevé en France, plus structurel que conjoncturel, selon le FMI. Le rapport juge ainsi « essentiel » de réformer également l'assurance chômage qui « crée des trappes à inactivité ».

Les critères d'indemnisation (il faut avoir travaillé quatre mois) sont « parmi les plus laxistes d'Europe », estime notamment le rapport qui préconise de « renforcer la recherche d'emploi et mieux adapter les compétences au marché du travail ».

« Nous sommes préoccupés par le fait que les discussions entre partenaires sociaux » sur les nouvelles règles d'assurance chômage « n'aient pas encore abouti », a commenté M. Mumssen.


En savoir plus sur http://www.cbanque.com/actu/58997/loi-travail-necessaire-mais-insuffisante-pour-faire-baisser-le-chomage#PdJWYVL0G2cHKVGw.99

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 09:41

Rencontre avec le Premier ministre et la ministre du Travail

Intervention liminaire de la délégation CGT

INTERVENTION LIMINAIRE DE LA DELEGATION CGT

Philippe Martinez, Catherine Perret, Fabrice Angeï, Mohammed Oussedik

Monsieur le Premier ministre,

Madame la ministre du Travail,

Vous connaissez notre position sur le contenu de la loi qui mobilise, aujourd’hui, contre elle une majorité de l’opinion publique, une majorité des organisations syndicales représentatives de notre pays et qui ne parvient pas à réunir une majorité de députés à l’Assemblée nationale.

Vous connaissez aussi nos propositions en faveur d’un Code du travail du XXIe siècle, à même de protéger les salariés contre les effets de la course au moins-disant social sur fond de précarisation du travail et de ceux qui l’exercent.

Je vais donc concentrer mon propos sur ce que, peut-être, vous ignorez encore : avant même son éventuelle adoption, la loi dite travail que porte votre gouvernement viole de façon magistrale les conventions fondamentales de l’OIT.

En effet, en 2012, le comité de la liberté syndicale de l’OIT a jugé une affaire très similaire concernant un projet de réforme du gouvernement grec de l’époque organisant la décentralisation de la négociation collective au niveau des entreprises. Souvenez-vous, la Grèce était alors dans le viseur de la Troïka qui avait imposé au pays un bouleversement des règles de négociation collective ressemblant à s’y méprendre à l’article 2 de votre projet de loi.

Les conclusions du comité ne laissent aucun doute possible quant à l’infraction que constitue ce type de réforme par rapport aux conventions de l’OIT. Je me permets de vous en citer un court extrait qui résonne comme un avertissement :

« Le comité souligne que la mise en place de procédures favorisant systématiquement la négociation décentralisée de dispositions dérogatoires dans un sens moins favorable que les dispositions de niveau supérieur peut conduire à déstabiliser globalement les mécanismes de négociation collective ainsi que les organisations d’employeurs et de travailleurs et constitue en ce sens un affaiblissement de la liberté syndicale et de la négociation collective à l’encontre des principes des conventions 87 et 98 ».

Pour la CGT, la signification de cette jurisprudence est claire. Elle transforme en avorton l’article 2 du projet de loi dit travail.

Si le gouvernement s’entêtait à le maintenir, il est clair qu’il exposerait la France à une violation grave et immédiate des conventions fondamentales 87 et 98 de l’OIT qui, je vous le rappelle, protègent les libertés syndicales et la négociation collective dans le monde.

Il serait irresponsable de demander la semaine prochaine aux députés d’adopter une loi bafouant aussi clairement le droit international du travail, et encore davantage d’utiliser une nouvelle fois le 49-3 à cette fin.

Nous prendrions alors immédiatement nos responsabilités en alertant l’opinion publique sur ces violations et en portant plainte devant les instances habilitées de l’OIT. Et croyez-moi, nous trouverons une majorité des organisations syndicales de ce pays pour le faire.

De notre point de vue, vous n’avez par conséquent, pas d’autre choix que de retirer immédiatement l’article 2 de la loi.

Mais il y a plus grave encore, Monsieur le premier ministre. Il n’y a pas que l’article 2 qui contrevient aux engagements internationaux de la France.

Le projet de loi dans son ensemble viole le Pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Si vous lisez les communiqués de la CGT, vous savez sans doute que nous sommes intervenus le 5 juin dernier à Genève lors de l’examen de la France par le Comité des Droits Économiques, Sociaux et Culturels des Nations-Unies. Nous avons alerté ce comité sur le climat social en France, la stigmatisation et la répression du fait syndical, les dispositions du projet de loi Travail ainsi que son processus d’adoption.

Il y a quelques jours, les experts du comité ont rendu leur rapport. Il est accablant pour la France. Là encore, je me permets d’en citer de courts extrait. Voici ce que disent les experts des
Nations-Unies de votre projet de loi de manière générale :

« Le Comité est préoccupé par les dérogations à des protections acquises en matière de conditions de travail proposées dans le projet de loi travail (…), y compris pour accroître la flexibilité du marché du travail, sans qu’il ne soit démontré que l’État partie a considéré toutes les autres solutions possibles. Le Comité engage l’État partie à s’assurer que les dispositifs proposés pour accroître la flexibilité du marché du travail n’ont pas pour effet la précarisation du travail et la diminution de la protection sociale du travailleur. Il l’exhorte également à s’assurer que toute mesure rétrograde concernant les conditions de travail :

a) Est inévitable et pleinement justifiée (…) ;

b) Est nécessaire et proportionnée à la situation, (…) ;

c) N’est pas discriminatoire (…). »

Et voici ce que ces mêmes experts onusiens disent des atteintes aux droits syndicaux en France :

« Le Comité déplore les actes de représailles contre les représentants syndicaux signalés. Il constate aussi avec inquiétude que l’espace démocratique de négociation des conventions collectives s’amenuise. Le Comité engage l’État partie à prendre des mesures efficaces de protection des personnes engagées dans des activités syndicales, et de prévention et de répression de toute forme de représailles. Il l’engage également à assurer l’effectivité de la négociation collective et du droit de bénéficier d’une représentation syndicale conformément aux normes internationales afin de protéger les droits des travailleurs (…) ».

Je vous épargne, Monsieur le premier ministre, les infractions qu’auraient pu constituer au regard du droit international les éventuelles interdictions de manifestation que vous vous êtes permis d’agiter la semaine dernière.

Vous l’aurez compris, le projet de loi « travail » est hors-la-loi internationale. Il l’est doublement : devant l’Organisation internationale du Travail et devant les Nations-Unies. Vous n’avez pas d’autre option que de le retirer. Sans quoi, nous n’aurons pas d’autre choix que de poursuivre la mobilisation contre un projet injuste et illégal.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 19:03

Contre l’insécurité sociale, une vraie loi travail !

JEUDI, 16 JUIN, 2016

HUMANITÉ DIMANCHE

edito_travail.jpg

AFP

Par Patrick le Hyaric. L'heure est à revaloriser le travail et non à l'intégrer dans le marché capitaliste pour le préssurer...

Nous avons donc raison ! La semaine dernière, trois économistes du département de la recherche du Fonds monétaire international ont sévèrement contesté les purges néolibérales à l’œuvre depuis la fin des années 1980. L’ouverture des marchés de capitaux, disent-ils, a considérablement augmenté les risques de crise financière au lieu de les diminuer. Les politiques d’austérité ont comprimé la demande et freiné l’activité. Bref, elles ont provoqué une insécurité économique et sociale.

Dans la foulée, un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques s’alarme de la montée des inégalités et incrimine une politique démesurément obsédée par « la baisse du coût du travail », c’est-à-dire par la pressurisation des salaires.

Leurs mots sont choisis, soupesés, pour acter la défaite d’une stratégie de destruction des modèles sociaux qui laisse libre cours à la terrible « main invisible » du marché… capitaliste. Les mouvements sociaux qui ébranlent les pays européens, et singulièrement la France, auront fini de persuader ces apprentis sorciers à la fois de l’inefficacité économique des mesures imposées et des risques que fait courir leur cruauté sociale. Les économistes du Fonds monétaire international donnent un nom au système qu’ils critiquent : le néolibéralisme. C’est nouveau de leur part !

Le gouvernement devrait donc d’urgence tirer les leçons des impasses meurtrières de l’austérité et des déréglementations. En organisant un meeting pour critiquer les amendements de la droite sénatoriale à la loi de précarisation du travail, il ne rend pas plus présentable et acceptable son propre projet. Plus vite le pouvoir tournera le dos à cette doxa néolibérale inscrite dans tous les textes de recommandations des institutions européennes, mieux cela vaudra pour tout le monde et pour le pays.

Dans ses dernières recommandations toxiques, la Commission de Bruxelles appelle sans ambages à « donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique ». Elle souhaite également que « les dérogations par rapport aux accords de branche et aux dispositions légales générales sur l’emploi (soient) facilitées à travers la signature d’accords d’entreprise ». C’est toute la philosophie de l’article 2 de la loi Valls qui a été traduite de la novlangue bruxelloise contaminée par les certitudes néolibérales.

Les intérêts protégés du capital par des institutions politiques et financières, la conception d’un monde régi par les Bourses et ceux qui en détiennent les cordons empêchent nos sociétés de se projeter dans un projet moderne en accord avec les métamorphoses de notre époque qui demandent des citoyens et des travailleurs toujours mieux formés et mieux rémunérés.

L’heure est à revaloriser le travail et non à l’intégrer toujours plus dans le marché capitaliste pour le pressurer, le précariser, le déclasser. Une réforme progressiste moderne devrait tendre vers un droit du travail rattaché à la personne, et non plus à un emploi, dans le cadre d’un projet humain et plus efficace de sécurisation des parcours professionnels tout au long de la vie assurant à tous des progressions de qualification, de responsabilité et de rémunération. C’est l’invention d’un nouveau contrat de travail sécurisé, permettant de se former tout au long de la vie en fonction des métamorphoses industrielles, numériques, environnementales, biotechnologiques, en cours et aussi capable de répondre aux nouveaux besoins de la société comme ceux qu’induit le vieillissement de la population ou encore la participation à la vie associative et culturelle. L’enjeu du travail et du droit à la formation pour toutes et tous est donc à la confluence de l’entreprise, des services publics comme des quartiers populaires et de l’école. Toute la société serait ainsi tirée vers plus de coopération et de solidarité.

Le compte personnel d’activité, coquille quasi vide dans l’actuel projet de loi, pourrait être le ferment d’une sécurité sociale professionnelle constituée de droits individuels garantis collectivement. Cette sécurisation des parcours de vie se combinerait avec l’organisation d’une citoyenneté au travail, une nouvelle représentation salariale dans les lieux de décisions et de vrais pouvoirs d’intervention des salariés dans les orientations et les gestions des entreprises.

La robotisation et la révolution numérique qui s’accélèrent vont bouleverser beaucoup de choses. Il devient possible de réduire le travail répétitif pour des tâches plus complexes et attrayantes, avec des gains de productivité dont les salariés doivent être les principaux bénéficiaires, tant du point de vue de leur rémunération que de celui de la réduction de leur temps de travail.

On peut donc écrire une vraie loi travail ! Elle appelle un grand débat populaire pour un vrai projet ambitieux de développement humain, socialement et écologiquement durable, pour la France et l’Europe.

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES LUTTES ET SOLIDARITÉ PCF
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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 18:41
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 09:31

Goodyear : Le PCF exige l'annulation de ce jugement inique et l'amnistie pour les militants syndicaux

La peine infligée hier aux huit salariés de Goodyear accusés de défendre leur entreprise et l'emploi est d une extrême gravité et appelle à une riposte d ampleur : comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par là même l'intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands Groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l'intérêt général.

Elle est aussi plus largement, au même titre que le projet de déchéance de la nationalité, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité en criminalisant l'action syndicale, en interdisant aux salariés d'intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d'autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ?

Nous ne l'acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n'acceptons pas que la dérive sécuritaire dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer s'accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l'Homme.

Le Parti communiste français, ses parlementaires, ses élus, ses militants expriment avec une immense fraternité leur soutien et leur solidarité aux salariés de Goodyear. Ils exigent l'annulation de ce jugement inique et, au-delà, l'amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, conformément à l'exigence portée par le Groupe communiste républicain et citoyen au sénat. Ils portent l'exigence de moratoires immédiats dès l'annonce de licenciements ou suppressions d'emplois pour permettre aux salariés et à leurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, à égalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.

Nous sommes disponibles et mobilisés pour toute action, tout débat en ce sens, pour que se lève dans ce pays l'espoir d'une alternative aux politiques d'austérité et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays. Disponibles et mobilisés pour une extension des droits et des libertés au lieu de politiques de répression et d'étouffement des contestations.

Pour une République dont il est désormais urgent de redonner sens, celui de la démocratie et des droits pour tous.

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BRUNO FORNACIARI

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