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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 07:29

Législatives. Les communistes appuient 524 candidats

JULIA HAMLAOUI
MARDI, 23 MAI, 2017
L'HUMANITÉ
Pierre Laurent : « Le PCF entend contribuer à l’élection de députés de gauche capables de s’unir demain face à Macron. » Photo : Bertrand Guay/AFP
Pierre Laurent : « Le PCF entend contribuer à l’élection de députés de gauche capables de s’unir demain face à Macron. » Photo : Bertrand Guay/AFP

Pierre Laurent a annoncé que le parti qu’il dirige vise l’élection d’une vingtaine de députés et que 29 face-à-face avec France insoumise sont évités.

Le PCF a fait ses comptes après la clôture, vendredi, du dépôt des candidatures pour les législatives. Malgré les dissensions avec la France insoumise ces dernières semaines, Pierre Laurent, son secrétaire national, a estimé hier, lors d’une conférence de presse, que de « nombreuses victoires législatives restent à portée de main ». « Il est réaliste de dire que nous pouvons élire, grâce à une intense et conquérante campagne dans les jours à venir, une vingtaine de députés », a-t-il déclaré, fixant pour objectif à sa formation de « contribuer à l’élection de plusieurs dizaines de députés de gauche capables de s’unir demain face à Macron ».

Pour sa part, sur les 577 circonscriptions, le Parti communiste appuie 524 candidatures. Parmi celles-ci, le PCF présente 452 candidats issus de ses rangs et en soutient 72 autres, dont 18 FI, 16 d’Europe Écologie-les Verts, 12 socialistes soutiens de Benoît Hamon et 11 d’Ensemble ! Des soutiens qui sont parfois le fruit d’accords locaux de désistements réciproques, comme avec certains socialistes dans les Yvelines.

Au total, après la rupture des négociations, 29 face-à-face FI-PCF seront tout de même évités, selon le décompte des communistes. Outre les 18 candidats FI soutenus par le PCF, dans 11 circonscriptions, des « communistes en mesure de l’emporter ne se verront pas opposer de candidatures FI », a annoncé Pierre Laurent. Six communistes auraient signé la charte exigée de ses candidats par la FI (dans l’Allier, l’Eure, l’Aveyron, la Seine-Saint-Denis et les Alpes-Maritimes). Mais dans les Hauts-de-Seine, contrairement à ce que nous indiquions dans notre édition d’hier, Yasmine Boudjenah ne l’a pas signée, tout en étant soutenue par FI.

Au-delà de ces exceptions, et après le bon score de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, reste un sentiment de « gâchis » pour Pierre Laurent, qui a à nouveau regretté, hier, « très profondément, le maintien de candidatures FI dans près d’une vingtaine de circonscriptions où se joue l’élection possible d’un député communiste » et a dit son « incompréhension » face au refus « de la main tendue » dans les Bouches-du-Rhône. « L’heure n’est pas à la polémique, a-t-il cependant jugé, mais à la mise en campagne de tous nos candidats. » Et d’annoncer des initiatives le 1er juin sur tout le territoire autour du slogan : « L’été, ça n’est pas fait pour casser le Code du travail. Non aux ordonnances Macron. »

Le PCF dénonce un « déni démocratique »

« Je veux alerter contre le déni démocratique qui se met en place et qui vise à priver d’accès à une série de médias nos candidats, en reproduisant les temps de parole présidentiels », a dénoncé, hier, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, après avoir écrit au CSA pour « alerter sur ce scandale ». Les règles du temps de parole dans les médias audiovisuels reposent pour les élections législatives sur le principe d’équité qui prend en compte « la capacité à manifester concrètement son implication dans la campagne » mais aussi « les résultats aux plus récentes élections ». Fustigeant « l’extension sans limite du présidentialisme médiatique », Pierre Laurent a déploré que son parti, « qui est l’une des cinq formations à compter un groupe dans les deux chambres du Parlement, s’apprête à être quasiment interdit d’antenne ».

 
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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS PCF MEDIAS et PLURALISME
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 10:47

Le PCF dénonce un « déni démocratique »
« Je veux alerter contre le déni démocratique qui se met en place et qui vise à priver d’accès à une série de médias nos candidats, en reproduisant les temps de parole présidentiels », a dénoncé, hier, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, après avoir écrit au CSA pour « alerter sur ce scandale ». Les règles du temps de parole dans les médias audiovisuels reposent pour les élections législatives sur le principe d’équité qui prend en compte « la capacité à manifester concrètement son implication dans la campagne » mais aussi « les résultats aux plus récentes élections ». Fustigeant « l’extension sans limite du présidentialisme médiatique », Pierre Laurent a déploré que son parti, « qui est l’une des cinq formations à compter un groupe dans les deux chambres du Parlement, s’apprête à être quasiment interdit d’antenne ».

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:48
Censure du service public: France 3 Bretagne exclut du débat des législatives les candidats PCF Front de Gauche

Ce week-end avait lieu un débat des législatives sur la circonscription de Morlaix où étaient invités: 

- Maël de Calan (Les Républicains)

- Sandrine Le Feur (En Marche)

- Corinne Nicole (Oui la Bretagne)

- Gwenegan Bui (PS)

- Julien Kerguillec (France Insoumise)

En tant que candidat PCF-Front de Gauche aux élections législatives de 2017, qui suis arrivé en 3me position aux dernières législatives de 2012 dans la circonscription de Morlaix avec le Front de Gauche, et qui ai réalisé en tant que tête de liste 15,6% aux dernières municipales à Morlaix en 2014 et près de 10% aux départementales de 2015, je m'insurge contre cette mise à l'écart dont j'ai été victime, et avec moi les centaines de citoyens, syndicalistes, militants associatifs, sympathisants et militants communistes et Front de Gauche qui se reconnaissent dans ma candidature et celle de Muriel Grimardias et qui apprécient mes engagements en tant qu'élu du Front de gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté?  

Sur quel sondage local se base cette mise à l'écart? Il n'y en a pas... 

Quelle légitimité supérieure ont Sandrine Le Feur, inconnue en politique, qui vit son premier engagement, Corinne Nicole, qui avec son suppléant n'habite pas la circonscription et déserte un débat soi-disant squatté par des "jacobins" selon le mot d'ordre de Christian Troadec, son leader régionaliste, Julien Kerguillec, qui, s'il soutenait la candidature de Mélenchon avec France Insoumise, tout comme moi avec le PCF et le Front de Gauche, n'est presque pas intervenu politiquement sur des dossiers locaux depuis 7 ans et a beaucoup moins d'expérience politique que moi? Je suis le seul candidat présent dans une communauté d'agglo de la circonscription avec Maël de Calan, et par ailleurs secrétaire départemental du PCF, qui compte des centaines d'adhérents en Finistère (650 exactement, à jour de cotisation). Et "Oui la Bretagne", et "En marche", mouvements construits autour de personnalités à prétention providentielle, combien de militants?   

France 3 déciderait-il de l'ordre d'arrivée des candidats pour les électeurs? 

Il faut savoir que les candidats soutenus par le PCF et le Front de Gauche dans d'autres circonscriptions de Bretagne n'ont pas non plus eu voix au chapitre et se sont aussi plaint à France 3 de ce traitement peu respectueux des missions du service public.  

Je paie une redevance pour le service public de l'audiovisuel, nos milliers d'adhérents bretons du Parti Communiste aussi. J'aurais aimé une plus grande équité de notre chaîne d'information régionale que par ailleurs j'apprécie. 

Pour autant je n'appellerai pas au boycott de France 3 ou de quelque média. 

Faisons-nous respecter, mais respectons aussi la diversité.  

Ismaël Dupont, candidat PCF-Front de Gauche aux élections législatives.    

"L'humain au coeur"

24 mai 2017 

 
 

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans LA VIE LOCALE 
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 06:56
De la conférence de presse de Pierre Laurent hier, Hélène Roussel de France Inter n'aura retenu que le PCF ne conclura pas d'accord avec la FI et que cependant il espère élire 20 députés. tout cela en 5 secondes. Elle n'aura pas retenu le "profond" regret que la FI n'ait accepter des accord plus larges, ni que Pierre Laurent se soit insurgé contre le "mur du silence" qui s'installe contre le PCF "qui dispose de deux groupes parlementaires comme seulement 5 partis ou mouvements politiques, et il appelle les journalistes à ne pas accepter les ordres de mise ne cause du pluralisme. Les candidats investis par le PCF 484 ou soutenus par lui sont mobilisés pour mener la bataille contre la politique d'un gouvernement libéral. Pierre Laurent précise que 72 candidats venant d'horizon de gauche différents seront soutenus aussi par le PCF. Et enfin, il rappelle que le PCF a retiré, ses candidats dans la 4e et dans 3 autres de Marseille lorsque JL Mélenchon a décidé de choisir cette circonscription, et de le soutenir. Ce geste politique aurait dû recevoir une réponse unitaire de la FI qui n'est pas venue.
Voilà un petit rectificatif contre le "mur du silence" que j'appelle la censure.
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 06:17

Julien Giraudo

10 h

À l’approche du premier tour des élections législatives, France 3 Auvergne Rhône-Alpes organisait un débat sur la 1ère circonscription du Rhône. La rédaction a choisi arbitrairement de ne retenir que 4 candidats, écartant de fait tous les autres parmi lesquelles notre candidature.
Il est donc proprement inacceptable qu'aujourd'hui un grand média local comme France 3 s’arroge ainsi le droit d’établir une présélection à la place des électeurs. 
Comme candidat-es du rassemblement solidaire et écologique, soutenues par de nombreuses forces politiques parmi lesquelles le PCF, une partie du PS, Ensemble, le Mouvement des Jeunes Communistes, le Mouvement des Jeunes Socialistes et de nombreuses personnalités politiques et associatives, nous sommes la seule candidature à proposer sur la 1ère circonscription un large mouvement rassemblant des électeurs de Benoit Hamon, de Jean-Luc Mélenchon et d'autres forces politiques qui se sont exprimées lors de l'élection présidentielle.

C'est pourquoi, nous demandons à France 3 la diffusion d'une vidéo permettant de présenter notre candidature, notre démarche et les propositions que nous portons pour ces élections législatives.

Soyons nombreux à manifester notre mécontentement en écrivant aux adresses suivantes : redactionlyon@france3.fr ; laurent.mazurier@francetv.fr ou en appelant au 04 78 14 63 40

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 09:09

Communiqué du SNJ-CG
Qui cherche à museler la liberté de la presse ?

Après François Fillon, qui fait huer la presse dans ses meetings, parce qu’elle révèle les affaires très lucratives du député Les Républicains et de sa famille, la police tombe à bras raccourcis sur la presse.
Mardi sur France Inter, la secrétaire générale du syndicat national des commissaires de police, Céline Berthon, a laissé planer des menaces sur notre consœur Rosa Moussaoui, grand reporter à L’Humanité, à la suite de son article de la veille évoquant « le trouble passé judiciaire du commissaire d’Aulnay-sous-Bois ». Elle y révélait la précédente condamnation, en 2008, de ce policier qui dirige les agents poursuivis pour le viol présumé de Théo : il avait écopé de dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis et un an d'interdiction professionnelle pour des faits similaires.
La journaliste n’a fait que son travail. Céline Berthon trouve le procédé « dégueulasse » et estime qu’il s’agit d’une « mise en danger de la vie d’autrui ». Mais enquêter, recouper des informations par ailleurs publiques (le nom du commissaire, comme sa condamnation, avaient été en leur temps donnés par les médias) est l’essence même de notre métier. A L’Humanité, elle est même inscrite au cœur de l’ADN du journal : « C’est par des informations étendues et exactes que nous voudrions donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde », écrivait son fondateur Jean Jaurès dans le premier éditorial du quotidien, le 18 avril 1904.
En remettant en cause cette liberté qui est la nôtre et constitue un des piliers de la démocratie, qui plus est, sans contradiction à l’antenne d’un service public d’information, c’est à la liberté d’informer, à la liberté de la presse que s’attaque la fonctionnaire de police. A travers notre consœur de L’Humanité, c’est à tous ceux qui ont relayé cette information que s’adresse cette menace. Le SNJ-CGT apporte tout son soutien à Rosa Moussaoui et appelle la profession à continuer à faire son métier honnêtement, au service du public.

Le 15/02/2017 
SNJ-CGT

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 03:14

Lettre à Patrick Cohen de France Inter

Bonsoir,

J'écoute France Inter parce qu'elle est une radio publique et que l'on pourrait croire à une information et des émissions pluralistes. Or il n'en est rien. Je vous écris à vous, mais je pourrais le faire tout aussi bien à Mr Demeurant qui après avoir pris "possession de "LIBÉRATION" s'en est fait éjecté par la rédaction et à trouvé refuge sur votre antenne dans un créneau aménagé pour lui. Bref, mon courroux est consécutif à des émissions qui "déroulent" et promeuvent sans contradicteurs, le programmes libéral et raciste du Front National. Il n'est pas rare que lorsque les dirigeants ne sont pas directement sur votre plateau ou celui de vos collègues de France Inter, l'espace politique est occupé en grande partie par les "hologrammes" de Marine Le Pen qui ont table ouverte à votre antenne. Non seulement il est irresponsable de se faire complice d'idées racistes, qui je le rappelle ne sont des opinions mas des délits, mais qu'en outre vous limitez l'antenne à ceux qui pourraient apporter éclairages et propositions en opposition frontale à ces idées rétrogrades de temps (horribles) anciens. Je veux parler de la quasi absence, et donc quasi censure des élus, dirigeants, élus, militants et idées communistes. Vous disposez d'un outil extrêmement important et décisif pour faire réfléchir nos concitoyens et leur soumettre la pluralité d'idées et de personnes. Ce que vous ne faîtes pas et je le regrette au nom de la démocratie et du pluralisme. La mise en cause "des" journalistes les plus médiatisée est souvent méritée, mais elle obère aussi l'honnêteté" et la qualité du travail d'autres journaliste qui n'ont pas la décision éditoriale qui est bien gardée par les tenants du régime. Je vous demande de bien vouloir porter attention à mes remarques qui ne sont certainement isolées, et qui ne visent, qu'au fond, à vous alerter et modifier des pratiques qui ne satisfont pas à l'exigence que porte les différentes protestations qu'elles soient épistolaires, numériques ou violentes : la vérité, l'honnêteté, le pluralisme et la fameuse transparence des faits.
Cordialement

Bruno Fornaciari

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 11:23

Ne vous laissez pas séduire par son jeune âge, sa gueule de jeune premier et son story-telling de "réformateur au franc-parler". Derrière l’image de l’homme politique "innovateur et audacieux" qu’Emmanuel Macron façonne minutieusement, se cacherait en réalité un homme politique aux idées régressives, vieillottes et binaires. Voici la thèse pour le moins à contre-courant des deux économistes plutôt classés à gauche, Thomas Porcher* et Fréderic Farah*. Ils sont les auteurs d’Introduction inquiète à la Macron-économie, un ouvrage critique de la rhétorique d’Emmanuel Macron, qui sera publié le 6 octobre aux éditions des Petits matins.  

Leur méthode? Décrypter en 13 chapitres, 13 formules qui ont contribué à rendre célèbre l’ancien locataire de Bercy, afin de les confronter à leur vision de l’économie, radicalement différente de celle d'Emmanuelle Macron. "On voulait montrer que derrière les phrases chocs qui paraissent de bon sens, ses raisonnements économiques n’ont rien de nouveau. Ils sont mis en place depuis pratiquement une trentaine d’années et ne donnent aucuns résultats", explique Thomas Porcher, membre des économistes atterrés.

L’analyse se fonde sur une méthode simple: la confrontation des idées de Macron à l’épreuve des décisions économiques prises depuis 1945 et les résultats qu’elles auraient démontré en France et dans le monde. "C'est important de le faire car la mémoire concernant les effets des politiques appliquées semble de plus en plus courte", ajoute Thomas Porcher. 

C'est dans les vieux pots qu'on fait les pires soupes

"L’Etat doit continuer à donner plus de souplesse au marché du travail", assène l’ex-ministre de l’Economie ? "Une analyse de ces trente dernières années montre au contraire que 17 réformes visant à flexibiliser le marché du travail français ont été mises en place entre 2000 et 2013, sans que le chômage ne recule", rétorquent les deux auteurs. Ils rappellent au passage qu’il n’existe pas de consensus scientifique sur la corrélation entre flexibilité du marché de l’emploi et niveau de chômage.

"Si j’étais chômeur je n’attendrais pas tout de l’autre", est une autre petite phrase qui exaspère les deux auteurs. "Si l’on suit le raisonnement de l’ex-ministre de l’Economie, il y aurait donc d’un côté des ‘travailleurs courageux’ acceptant un salaire faible pour travailler coûte que coûte, et de l’autre des ‘fainéants’, qui, au même salaire, préfèrent le loisir. Or à l’épreuve des faits, cette représentation du chômeur paresseux ne tient pas sauf à penser qu’il y a des périodes d’épidémie de paresse, notamment au moment des crises de 1929 et 2008", relève non sans ironie Frédéric Farah et Thomas Porcher.

Une des critiques les plus virulentes des économistes, se porte également sur ce qu’ils pensent être une opération menée par Emmanuel Macron pour décrédibiliser toute forme d'alternative à gauche. Des déclarations comme "toute autre politique est un mirage" ou "le FN est un Syriza  à la française" montrent selon eux, que l’ex ministre a une vision binaire du monde: "ouverture vs repli", "pro-européen vs eurosceptique", "nucléaire contre le retour à la bougie". "Ce schéma qui interdit la réflexion est clairement un danger pour la démocratie », s’inquiètent-ils.

"Un élève modèle de Bruxelles, qui suit l'air du temps"

Sur le bilan du ministre, les deux auteurs ne sont pas plus tendres: "Une pâle copie de ce qui s’est fait quelques années plus tôt en Italie et en Espagne", tranchent-ils. La loi Macron est en effet selon eux un duplicate de la loi italienne Libéralisation et promotion de la concurrence et de la compétitivité, conduite, elle aussi par "un gouvernement dit de gauche", celui de Romano Prodi. Le genre de réforme grégaire dans la droite mouvance d'une Europe libérale qui fait de Macron "un élève modèle de la commission européenne (...) "incapable de faire autrement de suivre l'air du temps".

Enfin, et c'est peut-être le constat la plus acerbe de l'ouvrage, au-delà des critiques sur le diagnostic et les solutions proposées par Emmanuel Macron. Frédéric Farah et Thomas Porcher lui reprochent surtout de manquer d'une grande vision industrielle pour la France. "Il est incapable d’identifier les voies d’avenir, or la transition énergétique offre des espaces d'innovations à tous les étages",regrette Thomas Porcher. "On aurait aimé qu’il se pose les vraies questions, comme, par exemple, pourquoi nous n’avons pas de géant de la téléphonie mobile en France comme Apple ou Samsung ? Il devrait challenger les chefs d’entreprises et ouvrir des voies, mettre en place un état stratège et des espaces d'innovation".

Un homme sans vision

Or les auteurs regrettent que la grille d'analyse et la vision d'Emmanuel Macron, soit finalement bien trop courte pour être réellement convaincante. "Les problèmes d’une entreprise, quel que soit le secteur, ne peuvent provenir, pour lui, que d’un manque de compétitivité/coût et plus précisément d'un compromis social trop généreux avec le salarié", s’étranglent-ils. "Quel que soit le rôle qu'il sera amené à jouer dans le futur, il est certain qu'il ne sera pas cet homme providentiel offrant à la France un nouvel horizon plus solidaire et écologique", concluent-t-ils. 

Voilà un ouvrage qui ne devrait pas aider Emmanuel Macron qui tente en ce moment de se prévaloir de son expertise ministérielle et de son image d'homme politique iconoclaste. Un défaut d'image qui pourrait être d'autant plus problématique que les Français espèrent désespérément trouver des nouveaux visages pour la prochaine élection présidentielle. 

*Frédéric Farah est diplômé de Sciences Po Paris, professeur en classes préparatoires, chargé d’enseignement à l’université de Paris V. 
*Thomas Porcher est docteur en économie de l’université Paris Panthéon-Sorbonne, professeur associé à  Paris School of Business. Il est membre des Économistes atterrés. 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 01:47

L’affaire « Pénélope Fillon » commentée par quinze éditorialistes : un cas d'école

LAURENCE MAURIAUCOURT
JEUDI, 26 JANVIER, 2017
HUMANITE.FR
Pénélope Fillon, lors du vote dans le cadre de la Primaire de la droite, emportée par son époux.
Pénélope Fillon, lors du vote dans le cadre de la Primaire de la droite, emportée par son époux.
AFP

Dis-moi quel journal tu lis, je te dirai ce que tu penses des révélations du Canard Enchaîné, affirmant que « Pénélope Fillon » a bénéficié d'emplois fictifs, mais de salaires bien réels, notamment comme collaboratrice parlementaire de son mari. Un cas d'école pour juger de la nécessaire pluralité des points de vue dans la presse. Tour de France en 15 extraits d'éditos. 

L'affaire "Pénélope Fillon" s'inscruste dans l'actualité. Les éditorialistes n'ont pas fait l'impasse sur ce sujet qui croisent de nombreuses questions en cette année de campagne électorale. Les Echos agitent « la présomption d’innocence ». La Voix du Nord flaire un complot dont François Fillon serait la victime. L’Humanité ne s’étonne pas de l’affaire, tant est notoire « la propension du champion de la rigueur budgétaire à dépenser sans compter l'argent des contribuables pour assurer son train de vie ».  

Tour de France en 15 extraits d’édito  parus ce jeudi 26 janvier 2017

1)      Libération (Laurent Joffrin)

"(...) S'il se confirme, comme le soutient le Canard enchaîné, que la présence de Penelope Fillon au travail est aussi mythique que la tapisserie de son homonyme de l'Odyssée, le candidat LR se retrouvera au coeur d'une tempête difficile à apaiser. Il a en effet construit, non seulement son programme, mais aussi son personnage, sur les idées de rigueur, de sobriété, de sacrifice financier et de morale publique. (...) Un peu comme un prêtre pécheur, François Fillon doit expliquer ses contradictions aux fidèles. A trois mois du scrutin décisif, l'exercice est périlleux."

2)      La Croix (Guillaume Goubert)

"(...) Les accusations lancées par Le Canard enchaîné amènent en tout cas à s'interroger sur un fait établi : de nombreux élus de la République, de droite et de gauche, emploient des membres de leur famille comme assistants. Il y a là un usage très discutable de l'argent des contribuables qu'il conviendrait de réglementer davantage, voire d'interdire. Cela fera partie des progrès, sans cesse à reprendre, vers l'exemplarité des dirigeants politiques."

3)      Les Echos (Cécile Cornudet)

"(...) Politiquement, le coup est d'ores et déjà très rude pour François Fillon. Il vient toucher son identité même, celle de l'homme intègre qui a +le courage de la vérité+ (son slogan) et peut se permettre de faire une leçon d'éthique à Nicolas Sarkozy. (...) Bien sûr, François Fillon aura l'occasion et le temps de s'expliquer et de prouver sa bonne foi ; bien sûr, la présomption d'innocence doit inciter à la prudence. Mais les révélations fragilisent une candidature qui peinait déjà à trouver son rythme. (...)"

4)      Le Parisien/Aujourd'hui en France (Donat Vidal Revel)

"(...) Ce système qui consiste à employer sa proche famille comme collaborateurs avec des fonds publics est l'héritage d'un népotisme archaïque qui vient entacher l'image du candidat François Fillon, qui n'a pas hésité jusqu'ici à se présenter comme le chantre de la moralité".

5)      L'Humanité (Paule Masson)

"L'austère Fillon aime le luxe. Et même s'il s'est taillé une image de républicain intègre, loin de l'agitation bling-bling de la droite décomplexée, on connaissait déjà la propension du champion de la rigueur budgétaire à dépenser sans compter l'argent des contribuables pour assurer son train de vie de nanti. (...) Pauvre Fillon. Dans son storytelling idéal, il aurait tant aimé tenir la fable du chevalier blanc de la politique jusqu'à l'élection présidentielle. Aujourd'hui, il sort les rames alors que le courant n'est déjà plus si favorable à ceux qui maintiennent une chape de plomb libérale. (...)"

6)      L'Opinion (Nicolas Beytout)

"(...) Voilà en tout cas un épisode de plus dans le long feuilleton des petits et grands scandales politiques, entre boules puantes, dérapages et règlements de compte. Un pas de plus en direction de la société de défiance, cet état d'esprit collectif si caractéristique des pays malades. Perte de confiance dans l'Etat, perte de respect pour l'action publique, perte de foi dans la probité et l'engagement des acteurs publics, hommes et femmes politiques, magistrats, dirigeants d'entreprise, journalistes aussi, bref tous ceux qui, à leur mesure, concourent à l'expression publique d'une vie démocratique : le virus se propage, les symptômes en sont de plus en plus voyants."

7)      Sud-Ouest (Bruno Dive)

"(...) L'ennuyeux pour François Fillon vient du fait que son image de rigueur et d'intégrité s'en trouvera écornée. Et que son projet de réformes douloureuses pour des Français appelés à se serrer la ceinture n'en sera que plus difficile à faire passer. Cette affaire, plus minable que scandaleuse, ne fait pas apparaître un personnage malhonnête, elle met en lumière un homme facilement disposé à de petits arrangements. (...)"

8)      Ouest-France (Michel Urvoy)

"(...) Rien n'est écrit pour François Fillon. Si Manuel Valls est enfermé dans son bilan et les chiffres du chômage, le candidat de la droite est prisonnier de la primaire. Par exemple, il ne peut pas prononcer le nom de François Bayrou sans risquer de perdre une partie de ses soutiens. Encore favori pour 2017, rien, non plus, ne lui sera pardonné. Lui qui a construit son image d'homme sérieux, intègre, capable de réaliser ce qu'il promet de faire, paraît soudain fragile quand surgissent des accusations sur la réalité du travail de son épouse comme attachée parlementaire. (...)"

9)      La Nouvelle République du Centre ouest (Denis Daumin)

"(...) La vertu et l'intégrité dont il s'est habillé ne peuvent plus lui suffire de bouclier. Peu importe d'où le - ou les - snipers ont tiré, même si l'on croit voir un peu de fumée s'échapper de part et d'autre du champ politique. Qui ne dit mot consent. Pour l'heure, nous sommes contraints à attendre, or, dans cette circonstance le temps n'est pas l'allié du prétendant Républicain. Et les mines inévitables qui exploseront dans d'autres camps ne suffiront pas à faire diversion. Bref, l'artillerie est engagée, il va falloir sortir du bois cette fois. Allez, +courage Fillon !+"

10)   L'Est républicain (Philippe Marcacci)

"(...) L'on sait ce qu'il est advenu d'une République que François Hollande promettait exemplaire. L'autre François (Fillon), économe des deniers publics, se voulait le candidat de la transparence. (...) Fort commun en politique (un cinquième des parlementaires y céderait - ce qui interroge), l'emploi d'un proche n'a rien d'illégal. Restent les questions de la morale, de la mesure et de l'exemplarité. Dans une société en crise, on en connaît les effets dévastateurs. D'abord pour le candidat Fillon, puis pour les autres."

11)   Les Dernières Nouvelles d'Alsace (Dominique Jung)

"La mise en lumière des rétributions de Penelope Fillon est une attaque très dangereuse : des errements dans le financement d'une carrière publique peuvent faire vaciller une candidature présidentielle. (...) Au lieu d'apprendre aux candidats à soigner leur diction et leur apparence, les coachs en politique devraient commencer par l'essentiel : la cohérence entre la parole et les actes. On y verrait plus clair."

12)   Le Journal de la Haute-Marne (Christophe Bonnefoy)

"Un candidat dont l'épouse aurait utilisé son temps à ne rien faire au service de son mari parlementaire, tout en étant rémunérée pendant huit ans, pour un total de 500 000 euros. Un autre qui aurait utilisé les fonds de son ministère pour poser les bases de son parti. L'avenir dira ce qui est vrai, ce qui ne l'est pas. Mais le moins que l'on puisse dire est que la campagne a soudainement pris hier un tournant très nauséabond. (...)"

13)   L'Union (Hervé Chabaud)

"(...) Quand un coin est enfoncé dans la statue d'irréprochable de François Fillon, vainqueur de la primaire de la droite et du centre, et que le " Penelopegate " appelle déjà à une crucifixion publique de la part des Fouquier-Tinville de la moralité de M. Propre, les tribuns revisitent leur vocabulaire pour être aussi tranchants que la guillotine. (...)"

14)   La Voix du Nord (Hervé Favre)

"(...) Bien sûr la date de cette révélation ne doit rien au hasard et la volonté de nuire au candidat saute aux yeux. L'attaque peut même venir de sa propre famille où l'affrontement des primaires a laissé des traces. Mais François Fillon ne pourra en rester au " il n'y a rien à commenter " s'il veut faire taire au plus vite le soupçon d'emploi fictif qui plane désormais sur sa campagne."

15)   Le Courrier picard (Jean-Marc Chevauché)

"(...) Après Cahuzac et le reste, les Français qui étaient prêts à rallier Fillon font deux pas en arrière. En bu- tant sur Macron, que voient-ils ? Un premier de la classe qui veut le rester à vie mais qui a du mal à payer son impôt de millionnaire. S'ils tentent le pas de côté, ils butent sur Marine Le Pen et la tribu des assistants parlementaires du FN dans le collimateur de la justice pour abus de biens sociaux. (...)"

Laurence Mauriaucourt journaliste

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 09:02

Bonjour Monsieur Patrick Cohen

France Inter entame un débat sur le temps de travail et le revenu universel. Les économistes communistes proposent depuis de très nombreuse années (au moins 10 ans) un système de sécurité d'emploi et de formation tout au long de la vie, avec de bons salaires. Pourquoi France Inter ne les inviterait-elle pas ? Et pendant que nous y sommes, pourquoi aussi n'inviterait-elle pas les frères Bocquet pour parler de leur livre "Sans domicile fisc" et de leur proposition d'une COP mondiale sur la fraude et l'évasion fiscale ? C'est pas des propositions pour le changement ça ? La réponse de France Inter sera intéressante.

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BRUNO FORNACIARI

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