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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 18:07
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 16:13

CONFERENCE DE PRESSE - 25 avril 2017
Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti communiste français
seul le prononcé fait foi

Je vous remercie de votre présence à cette heure inhabituelle pour une conférence de presse, mais j'étais ce matin à l'hommage rendu par la Nation à Xavier JUGELE, policier tué dans l'exercice de ses fonctions le 20 avril.

Je renouvelle ici, à sa famille, son compagnon, ses proches, ses collègues et aux forces de l'ordre, mes sincères condoléances et toute la solidarité des communistes français.

***

En opposant la candidate de l'extrême droite, Marine Le Pen, au candidat libéral que se sont choisi les milieux financiers, Emmanuel Macron, le second tour de l'élection présidentielle ouvre la porte à de très graves dangers pour notre pays. Le débat qui se met déjà en place pour le second tour vise à museler les idées et les forces nouvelles qui se sont levées à gauche.

En même temps, le score réalisé par notre candidat Jean-Luc Mélenchon a levé un potentiel considérable de résistance et de reconstruction d'une espérance de gauche nouvelle. Celle-ci est porteuse d'un nouveau projet émancipateur, articulant démocratie, progrès social et écologique pour la société. Il ne vous aura pas échappé que dans les villes à direction communiste - Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur de 11 points à la moyenne nationale (30, 6%).

Aujourd'hui, il faut faire face aux dangers qui se présentent en nous appuyant sur ces idées et ces forces et en leur ouvrant de nouvelles perspectives de luttes, de conquêtes politiques et de représentation politique nationale.

Le Parti communiste appelle dans un seul et même mouvement à battre le plus largement possible Marine Le Pen le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle et à construire, dès le lendemain, des victoires aux élections législatives dans le maximum de circonscriptions pour pouvoir combattre résolument les choix libéraux d'Emmanuel Macron comme les forces ultra-réactionnaires de l'extrême droite et de la droite.

Nous avons toujours combattu le Front national et jamais participé à sa banalisation.

Notre appel à faire barrage à Marine Le Pen, en utilisant le seul bulletin qui lui sera malheureusement opposé, est net et sans détour. Nous ne laisserons pas toutes les rênes de l’État et les immenses pouvoirs que confèrent la Ve République au Président dans les mains de la candidate de l'extrême droite. Avec elle, la République, nos principes de liberté, d'égalité et de fraternité, la démocratie et la sécurité de notre territoire comme celle du monde seraient mis en danger. Nous prenons toutes nos responsabilités car le risque de son élection ne peut être écarté.

Nous n'avons pas voulu la configuration du second tour, mais comment l'ignorer ? Notre choix n'est en aucun cas un soutien à la politique d'Emmanuel Macron : nous l'avons combattu comme ministre, puis comme candidat, dans la rue, à l'Assemblée nationale, dans les urnes. Nous combattrons demain tous ses choix anti-sociaux, favorables à la loi de l'argent.

Nous ferons donc barrage à Marine Le Pen les yeux ouverts sur la suite.

Il est d'ailleurs totalement irresponsable de la part d'Emmanuel Macron, face au danger qui menace, de chercher à faire du vote du second tour une adhésion à son programme. Nous ne tomberons pas dans ce piège. C'est dans cet esprit, lucides et clairvoyants, que nous mobiliserons pour le 7 mai et que nous serons dans la rue le 1er mai, aux côtés des organisations syndicales.

***

Au-delà du second tour, il faut construire dès maintenant le maximum de victoires législatives les 11 et 18 juin prochains pour les forces de gauche nouvelles qui se sont levées le 23 avril.

Alors que les droites sont unies et en ordre de bataille pour les élections législatives, que le Front national veut élargir sa représentation nationale, fort du succès et du résultat de Jean- Luc Mélenchon, c'est à nous, Parti communiste, France insoumise, Ensemble !, forces du Front de gauche, de créer les conditions de ces victoires, pour une gauche de résistance et de combat forte à l'Assemblée nationale comme dans le pays, en élisant le maximum de députés prêts à défendre la jeunesse, le monde du travail, les quartiers populaires.

A l'expérience, les citoyen-nes de notre pays savent que ce sont les député-es communistes et Front de gauche qui ont été les adversaires les plus déterminés du ministre Macron et de la loi El Khomri. Ce sont des député-es qui sont restés fidèles aux engagements pris devant leurs électrices et électeurs. Des députés honnêtes et intègres qui ont préservé une gauche debout.

Dans 212 circonscriptions, la totalité des voix de gauche et écologistes qui se sont portées sur les candidatures de Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et des candidats d'extrême gauche ont déjà devancé le 23 avril Emmanuel Macron, Marine Le Pen et la droite.

Ensemble, nous pouvons gagner ces circonscriptions.
Et dans de nombreuses autres, avec de nouveaux progrès qui sont possibles d'ici le 11 juin, d'autres conquêtes sont possibles.

Dans 210 circonscriptions, ce sont des candidats du FN qui menacent d'être élus, et nous devons prendre des initiatives inédites pour empêcher leur élection.

Les élections législatives seront donc cruciales. La reconquête engagée le 23 avril peut donc se poursuivre à une condition : que les forces qui ont permis ensemble le score de Jean-Luc Mélenchon envoient très vite un signal fort de mise en commun de leurs forces dans cette nouvelle bataille.

C'est l'appel que je lance, notamment à la France insoumise, dont je ne comprends pas le silence à nos appels pour une discussion commune sur les législatives depuis dimanche, mais aussi à toutes les forces de gauche qui sont prêtes à s'en saisir.
Le temps presse.

Si nous sommes ensemble, la victoire est possible dans des dizaines et des dizaines de circonscriptions. Divisés, nous en gagnerons seulement une poignée. Et chaque circonscription qui sera perdue sera alors gagnée par l'extrême-droite, la droite ou les libéraux d'Emmanuel Macron. Nous n'avons pas le droit de prendre ce risque et de gâcher le résultat obtenu le 23 avril.

Nous en appelons à la responsabilité face à une concurrence qui s'avérerait mortifère. C'est la proposition que l'exécutif national du PCF fera demain au Conseil national.

En mettant nos énergies en commun, toutes les forces qui ont contribué au résultat de Jean- Luc Mélenchon et qui auront à travailler ensemble demain peuvent être bien représentées. Les communistes, notamment dans les circonscriptions où ils sont sortants et où leurs positions sont fortes, sont les mieux placés pour conduire cette bataille. Partout le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s : 65 % n'ont aucun mandat électif, 85 % sont issus du monde syndical, associatif, infirmières, cheminots, ouvriers, agricultrices, avocates, enseignants, habitants de quartiers populaires.

Ailleurs, c'est France insoumise ou une autre force, qui peut conduire ce combat. Nous sommes pour une entente qui respecte chacun et qui fasse gagner tout le monde.

Je le répète en concluant : ne perdons plus de temps. 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 12:44

Cyril Cineux

1 h

Quelques idées que je verse à la réflexion collective…

D'abord, il y a de la déception au vu du score de Jean-Luc Mélenchon et des réelles possibilités qu'il avait d'accéder au second tour. Cette situation est d'autant plus rageante que nous n'avons cessé d'alerter sur ce risque depuis des mois et que nous avons appelé au rassemblement des forces de gauche et écologique pour éviter cela. S'il avait eu lieu, si nous avions été capable de regarder ce qui nous rassemblait plutôt que de fixer ce qui nous divise, aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon serait au 2eme tour de l'élection présidentielle et nous serions dans une situation complètement différente.
Mais nous n'avons pas réussi. Chacun-e devra assumer cette responsabilité à la place qui est la sienne.

Une échéance électorale et notamment l'élection présidentielle est un moment où une séquence politique se ferme et où une autre s'ouvre. Dans celle qui s'ouvre, il y a beaucoup d'inconnus et des dangers potentiels mais il y aussi ce score national de 19 % de Jean-Luc Mélenchon qui peut permettre de reconstruire une gauche de combat, une gauche de transformation sociale et écologique, une gauche qui peut être le moteur de la résistance du prochain quinquennat. Pour cela, il va falloir se parler et se rassembler.

Maintenant, il y a le second tour. Le choix que nous allons faire va clore une séquence. Il ne réglera rien de ce que nous n'avons pas réglé durant la séquence précédente, durant les 5 dernières années. La présence de Le Pen au second tour était déjà annoncé en 2013. Les risques que la gauche soit absente du second tour de l'élection présidentielle n'ont fait que grandir au cours du désastreux mandat de Hollande et Valls. Et malgré le fait que le peuple de gauche ait rendu impossible la candidature d' Hollande et se soit déplacé lors des primaires pour empêcher Valls d'être candidat, nous n'avons pas réussi à ce que les dynamiques de Jean-Luc Mélenchon et de Benoit Hamon se conjugue pour n'en faire qu'une.

Dès lors, puisque nous n'avons pas pu régler avant, il faut affronter ce second tour avec les outils à notre disposition. 
A force de banalisation, à force de l'annoncer encore et encore au second tour, nous nous sommes habitués à la présence du Front National et, peut-être, que cette habitude peut amener certains à en sous-estimer le danger. 
Je n'oublie pas, pour ma part, que ce Parti a été fondé par d'anciens miliciens et d'anciens collaborateurs. Je n'oublie pas non plus que le PCF a payé un lourd tribut à la lutte antifasciste, que ce n'est pas pour rien qu'il s'est appelé le parti des fusillés et que les descendants politiques de ceux qui tenaient les fusils voient leur candidate au second tour de la présidentielle.
Oui, le FN est un parti raciste, xénophobe, homophobe, sexiste. Même si Marine Le Pen a essayé de ripoliné la façade, l'intérieur est toujours aussi sombre. On le voit là où les élus du FN dirigent des collectivités, ils ont une conception particulière de la démocratie et de la liberté, il s'attaquent aux associations de défenses des droits, aux syndicalistes. 
Non, le FN n'est pas un parti comme un autre. Et non, Macron, avec tout son insupportable libéralisme et sa responsabilité dans la montée du FN n'est pas l'égal de Marine Le Pen. Tirer un trait d'égalité est, de mon point de vue, terrible parce que simpliste et facile. La politique, la vie est plus complexe que ça.
Et cela n'enlève en rien toutes, absolument toutes, les critiques que l'on peut faire à Macron. 
Mais le système de la V° République (que nous voulons changer) ne nous donne pas d'autre arme électorale que le bulletin Macron pour empêcher la victoire de Le Pen.

En 2002, avec l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour, dans une configuration totalement différente, Jean-Luc Mélenchon déclarait : «Le vote d'extrême droite doit être réduit au minimum par nos propres forces. Quelle conscience de gauche peut accepter de compter sur le voisin pour sauvegarder l'essentiel parce que l'effort lui paraît indigne de soi? Ne pas faire son devoir républicain en raison de la nausée que nous donne le moyen d'action, c'est prendre un risque collectif sans commune mesure avec l'inconvénient individuel.» 
Ce n'est pas seulement la victoire de Le Pen qu'il faut empêcher, il faut aussi la contrer le plus largement possible dans la perspective des législatives qui suivront et de tous les combats que nous devrons poursuivre face à la haine.

Ainsi, sans hésitation, je voterai contre le FN le 7 mai, avec la seule arme que cette V° République à bout de souffle m'autorise. Et dès le 8 mai, avec mes camarades, je reprendrai le combat social contre le projet libéral de Macron.

Dans l'immédiat, c'est à la préparation d'un grand 1er mai qu'il faut s'atteler, un 1er mai antifasciste et porteur de luttes sociales. Ensuite, il faudra poursuivre l'élan et la dynamique qui se sont levés avec la campagne de Jean-Luc Mélenchon aux prochaines élections législatives.
Nous pouvons envoyer à l'Assemblée Nationale des députés qui résisteront à la droite et à l'extrême-droite, des députés qui seront, comme André Chassaigne l'a été durant tout son mandat, des points d'appui pour les luttes sociales. Mais, pour cela, il ne faut pas rejouer le scénario de la présidentielle, il faut que la gauche se rassemble et aille au combat uni. C'est le sens de l'appel du PCF, que je partage, aux « forces de gauche et de progrès, aux équipes de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, toutes les forces engagées dans la campagne, celles de Benoît Hamon, des socialistes et des écologistes, des femmes et des hommes désireux de reconstruire une gauche de combat et de transformation sociale et à se réunir, à débattre publiquement et préparer ensemble les échéances décisives à venir, celles du second tour de l'élection présidentielle, du 1er mai, et celles des élections législatives des 11 et 18 juin. »

Maintenant, à chacune, à chacun de faire son propre choix.

Pour moi, c'est toujours l'Humain d'abord.

No pasaran.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:24
Au nom de la gauche·MARDI 25 AVRIL 2017
JEAN-EMMANUEL DUCOIN , Editorial L’Humanité
 
Ainsi donc, il aura manqué un peu plus de 600 000 voix pour que Jean-Luc Mélenchon se qualifie. C'est à la fois beaucoup... et si peu. Si peu, oui, qu'une légitime rage continue de marteler nos cerveaux, tant les quelques pas, ceux qui ont manqué pour renverser l'Histoire, se trouvaient là, juste devant nous. L'occasion manquée nous laisse d'intimes et profonds regrets. Tâchons néanmoins de dépasser le seuil de l'amertume, jamais bénéfique par grand vent. Car le résultat de Jean-Luc Mélenchon ouvre une nouvelle page dans l'histoire de la gauche : il remet les points sur les « i ». Pour l'heure, l'hégémonie du PS n'est plus d'actualité. Et, pour la première fois depuis 1969 et les 21,4 % du communiste Jacques Duclos, le centre de gravité redevient le pôle de transformation radicale de la société. À regarder attentivement la carte électorale, le paysage à gauche n'est plus le même.
Dans les quartiers populaires, dans un nombre considérable de villes, grandes ou moyennes, sans parler chez les jeunes, le peuple du progrès a retrouvé de la conviction et de l'utilité. Bien sûr, il y a le 7 mai... Il nous faudra, hélas mais sans trop d'hésitation, donner un nouveau coup d'arrêt à la progression ­ ininterrompue ­ du Front nationaliste et de sa chefaillonne. Et après ? Ne tournons pas autour du pot. Comme prévu, une vaste recomposition s'annonce déjà. Elle nous concerne. Nous entrons dans une nouvelle séquence, incertaine mais passionnante, d'autant que rien n'atténuera ni la crise de régime ni cette crise politique et sociale qui, l'une comme l'autre, asservissent les esprits. Le score de Jean-Luc Mélenchon n'a pas suffi, certes, mais il s'avère assez remarquable. Il démontre que la vraie gauche n'est pas morte. Et que son dynamisme porte loin, précisément quand elle est vraiment de gauche. Ce moment historique doit se poursuivre : faisons fructifier l'élan, accélérons cette formidable germination, bref, créons vite les conditions d'y réfléchir sérieusement. Notre gauche, large et rassemblée, a tous les atouts pour préparer l'avenir. Elle seule concentre toutes les oppositions véritables. Elle est à la fois antilibérale, anticapitaliste et antinationaliste. Ce sont des promesses pour la suite. À une condition : au travail ! Au nom de la gauche.
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 10:03

Pourquoi le vote utile est aujourd’hui le vote Jean-Luc Mélenchon.

Cette élection a d’abord été présentée comme un chemin tranquille pour la droite, avec une victoire face à Marine Le Pen, dont la qualification assurée au second tour était l’autre versant d’une élection qui fut un long moment verrouillée. Puis, avec l’affaire Fillon, la campagne a pris des allures de « série TV » avec son lot de révélations et de rebondissements. On a même pu alors se demander s’il serait possible de faire campagne, d’avoir une vraie confrontation démocratique, projet contre-projet.

Pour la première fois, le vote utile peut bénéficier à Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la gauche de rupture et de transformation. Jamais, sous la Ve République, l’élection présidentielle n’a présenté un paysage aussi imprévisible et aussi ouvert. En fait, tout est possible. Le niveau inédit d’indécision dans l’électorat, à quelques jours du vote, est une autre caractéristique qui montre combien un très grand nombre de personnes réfléchissent, pèsent les conséquences de leur vote pour la suite.

Si les attaques visant Jean-Luc Mélenchon sont si violentes, c’est que les puissances économiques, politiques et médiatiques, chiennes de garde du système actuel, ont bien compris que le vote utile pouvait aujourd’hui bénéficier au candidat soutenu par le PCF, créer les conditions de son élection le 7 mai et celles d’une majorité politique de gauche en juin pour un vrai changement. La dynamique pour le vote Jean-Luc Mélenchon a dépassé François Fillon dans une série de sondages convergents. Il est donné nettement gagnant face au FN au second tour. Donc, l’argument d’un vote utile pour Macron, permettant d’éviter un second tour Le Pen/Fillon n’est plus valable. Il s’effondre. Les gens nous disaient qu’ils se sentaient plus proche des idées et des valeurs de Jean-Luc Mélenchon mais qu’ils avaient la crainte d’un second tour FN/droite. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Ils libèrent leur vote.

C’est la première fois que le vote utile, qui fut si longtemps une enclume, va permettre de voter « pour », de choisir le bulletin de son cœur. Jean-Luc Mélenchon est le seul des quatre candidats à pouvoir accéder au second tour à proposer une relance sociale est un renouveau démocratique. Notre candidat est aujourd’hui le mieux placé à gauche pour répondre à un climat dominé par l’envie de passer à autre chose, par le désir de renverser la table où trop de renoncements et de trahisons ont nourri l’écœurement du plus grand nombre, l’accroissement des inégalités et des injustices.

L’utilité de ce vote est qu’il permet enfin de ne plus laisser les commandes du pays aux libéraux de tout poil, qui ont échoué sur tout, sauf sur la progression de l’extrême droite. C’est un dernier élément pour convaincre du vote utile avec le bulletin Jean-Luc Mélenchon. Quant apparaît  à l’horizon une perspective positive, une espérance à portée de main, une victoire, alors on sent bien que l’extrême droite est moins à son aise. Ce fut le cas pour Marine Le Pen lors des débats télévisés au cours desquels Jean-Luc Mélenchon a fait la différence. Le vote utile est aujourd’hui celui qui permet d’affirmer qu’il existe bel et bien une France de gauche, du progrès social, environnemental  et démocratique.

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 06:52


Unité : on lâche rien! 

Plus de 100 000 citoyens appellent à l’unité de la gauche et des écologistes. De nouvelles personnalités du monde culturel, associatif, syndical, politique rejoignent chaque jour nos appels. 

La fin de non-recevoir objectée ce week-end par Jean -Luc Mélenchon et Benoit Hamon ne change rien. Le débat de fond sur les conditions du rassemblement doit avoir lieu ! Il doit permettre un débat public partant de la volonté populaire de tourner la page du quinquennat Hollande en donnant une chance à l'alternative ! 

Une très large majorité du mouvement social et des électeurs de gauche veut en finir lors des élections présidentielles et législatives avec les politiques d’austérité. La VIème République, l'abrogation de la loi El Khomri et la transition écologique sont autant de points d'appuis pour construire l'unité de la gauche et des écologistes. 

Il s’agit aujourd’hui de les acter. L'instauration d'une Constituante est un point d'accord essentiel. Il y a de la matière pour prolonger les échanges sur la sécurisation des parcours de vie, sur l’égalité des droits, sur l'avenir de l’Union Européenne afin d'aboutir à un accord de grande qualité. 

Notre démarche n'est pas motivée par la peur mais par l'espoir. Nous pensons que c'est en se donnant les moyens de vivre ensemble "des jours heureux" que nous battrons le danger FN comme les régressions, les replis identitaires et les ruptures démocratiques de l’extrême-droite et de la droite extrême ! 

Nos candidats doivent se hisser à la hauteur des enjeux comme ont su le faire les Portugais, les Équatoriens. 

Nous appelons Jean Luc Mélenchon Benoit Hamon et Charlotte Marchandise à débattre et trouver, avec nous, les voies de l’unité. 

Seule l'unité peut permettre d'avancer dans le sens de la transformation sociale, politique et écologique auxquelles nous sommes tous attachés. Nous refusons la résignation et la politique du pire. 

Nous appelons l’ensemble des citoyennes et citoyens à signer notre appel commun sur : vouattendezquoi.fr, à manifester leur volonté d'unité lors de rassemblements de ce week-end des 4 et 5 mars et à poursuivre ce mouvement dans la durée. 

Collectif national unitaire « vousattendezquoi.fr » 
Mercredi 1er mars 2017 

Compléments d’infos : Pour l’Événement national des 3, 4 et 5 mars : 
https://www.facebook.com/events/1449968668360950/
 
Unité : on lâche rien!

Plus de 100 000 citoyens appellent à l’unité de la gauche et des écologistes...
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 21:37

ADRESSE DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS AU PEUPLE DE FRANCE

POUR LE CHANGEMENT,
UN PACTE POUR UNE NOUVELLE MAJORITÉ À GAUCHE

Vous êtes des millions à vouloir tourner la page d’un système politique réduit à l’im- puissance et rongé par les forces de l’argent. Vous êtes des millions à être en co- lère contre des politiques dures pour les faibles et faibles contre les puissants, contre toutes les discriminations, contre une finance qui détruit tout dans notre pays, de l’emploi aux relations humaines les plus précieuses.

Vous voulez pouvoir intervenir et décider sur tout ce qui concerne votre vie, votre tra- vail. Une victoire de la droite ou de l’extrême droite aux élections de 2017 précipiterait le pays vers plus de misère, d’arbitraire et de division. Marine Le Pen veut faire régres- ser la France en l’entraînant dans le sillage du sinistre Donald Trump. François Fillon veut liquider la Sécurité sociale et tous nos services publics. Emmanuel Macron veut étendre la logique de l’ubérisation libérale à tous les domaines de la vie et du travail. Nous ne voulons pas de ces années noires pour notre pays.

C’est pour éviter ce désastre que nous les communistes, nous voulons lors des élec- tions présidentielle et législatives de mai et juin prochains, faire gagner la gauche : une gauche qui reconstruise une grande politique de justice, d’égalité et de paix. Une gauche qui engage une politique de lutte efficace contre le chômage, les inégalités et la pauvreté, de sécurisation de nos vies, de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens.

Nous ne voulons pas de la politique qui nous a tourné le dos ces cinq dernières années en emboîtant le pas aux forces libérales. La gauche que nous voulons, c’est celle qui s’est battue contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se bat pour l’avenir des services publics, qui peut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la jeunesse.

Il y a quelques mois, cela paraissait irréaliste. Aujourd’hui, la présence au second tour de l’élection présidentielle d’une candidature porteuse de ces combats et la consti- tution en juin d’une majorité de gauche et écologiste paraissent à nouveau possibles. C’est ce pourquoi nous nous battons depuis un an : nous n’avons pas présenté de candidat communiste à l’élection présidentielle pour le permettre. Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, dont le programme est le plus proche du nôtre, avec cet objectif.

Ce qui doit être au cœur de tout, c’est un pacte de majorité, clair et transparent qui se donne les moyens du changement.

Voilà pourquoi nous appelons les candidats et les forces de gauche à intensifier leurs discussions jusqu’à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France. Nous voulons élire en mai un président de gauche, en juin une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale, qui appliquera une politique de rupture avec l’austérité. Au sein de cette majorité, élire des députés communistes et du Front

de gauche bien plus nombreux qu’en 2012. Et surtout, il faudra rester mobilisés et vi- gilants avant, pendant et après les élections, comme lors du Front populaire face au grand patronat, à la droite et à l’extrême droite.

Nous communistes, nous proposons que ce pacte comporte :

}Une VIe République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la pro- portionnelle à toutes les élections et un statut de l’élu-e, des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, le récépissé contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l’avortement.

}Un programme de relance sociale avec l’abrogation de la loi El Khomri et son rem- placement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation, l’augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions, la diminution du temps de travail, la retraite à 60 ans, une nouvelle ambition pour la Sécurité sociale, avec un retour pro- gressif vers un remboursement de tous les soins à 100 %.

}Un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines : petite enfance, éducation, culture, sports, santé, logement, emploi.

}La création d’un ministère de plein droit pour l’égalité femmes-hommes et le renfor- cement des dispositifs contraignants pour l’égalité salariale et professionnelle.

}La lutte contre toutes les discriminations, qu’elles soient liées à l’origine, à la confes- sion, à l’orientation ou l’identité sexuelle, la maladie ou le handicap.

}La lutte contre la finance avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, avec la nationalisation de BNP-Paribas et de la Société générale.

}Un plan de bataille pour la France en Europe avec la remise en cause du traité bud- gétaire européen et un plan d’investissement financé par la BCE. Il servirait en France à la lutte contre l’exclusion et la pauvreté, à l’investissement massif pour les services publics, au logement pour tous et aux collectivités locales.

}Un plan cohérent de nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans toutes les filières utiles au développement humain s’appuyant sur un développement consé- quent de la recherche, de transition écologique avec un mix énergétique renouve- lables-nucléaire sous contrôle public, de développement d’un nouveau modèle agricole.

Nous proposons à tous les candidats et toutes les forces de gauche de discuter ces propositions. Le Parti communiste demande pour cela à les rencontrer.

Dans le même mouvement, nous vous proposons donc à tous, sans attendre le jour ultime du vote, de multiplier les luttes sociales, les rencontres publiques de terrain, les débats sur les réseaux sociaux, de lever un immense forum citoyen pour faire entendre de toutes les manières possibles cette exigence d’union et d’engagement autour d’un pacte capable de changer vraiment la vie.

Nous ouvrirons à toutes les forces de gauche notre prochaine rencontre nationale le 28 février à la Bellevilloise à Paris sur le thème : « L’ennemi, c’est toujours la finance ».

Nous proposons que se tienne dans les plus brefs délais une grande rencontre de dé- bat public pour un pacte de majorité à gauche avec les candidats et les forces qui les soutiennent. De nombreux citoyens le souhaitent. Pour notre part nous y sommes prêts.

À l’heure du dépôt des parrainages pour l’élection présidentielle, il faut avancer vite. Nous appelons également tous nos concitoyens à se mêler sans attendre des élections législatives. L’heure est à la mobilisation partout. Là aussi, les communistes et leurs can- didats appellent au rassemblement pour garantir les moyens du changement espéré par nos concitoyens.

www.pcf.fr Parti communiste français  

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 08:15
Dans les débats actuels au sein de la gauche de transformation progressiste, la question de l'enjeu véritable semble être submergé par des considérations qu'alimentent les sondages et dont résultent des stratagèmes plus ou moins virtuels.
Quelle est donc, brassée à grands traits, la situation à laquelle nous somme confrontée. La droite, puis la gauche socialiste, sur fond idéologique libéral ont renié leur promesses et appliqués une politique contraire à leurs engagements et leurs objectifs affichés. La déception est immense, un "dégoût" de la politique touche toutes les organisations qui se sont construites dans les affres de la lutte de classes et connaissent des désaffections militantes et partisanes. A cela s'ajoute la recherche de solutions individuelles sur fond de discrédit de la "classe politique" et des institutions républicaines démocratiques. Au point que des "champignons" politiques sont nés et s'installent électoralement pour, en apparence faire du neuf. Mais on constate aussi que, dans le même temps, les courants réactionnaires et fasciste se mobilisent et refont surface.
Le courant révolutionnaire et ses formes d'organisations se sont affaiblis, au point que les objectifs proclamés il y a encore quelques décennies (le socialisme) ont fait place à des perspectives beaucoup moins osées. Aussi, à ce jour, personne ne parle de construire, ni le socialisme, ni le communisme.
En France et en Europe, mais aussi dans le monde, Amérique Latine comprise, sur fond de crise mondiale du sytème capitaliste, et de luttes (de classes) les forces sociales et politiques cherchent, les unes comme les autres à conserver ou s'emparer du pouvoir.
En France, les forces de l'argent, vont-elles réussir à mettre au pas notre peuple pour poursuivre et aggraver considérablement ses conditions de vie afin de se renforcer et de permettre aux tenants du pouvoir économique de participer aux compétitions internationales pour leur domination (via la droite ou l'extrême droite, voire sociale-démocrate). Et notre peuple saura-t-il trouver en lui les moyens de conjurer ces dangers et trouver en lui les solutions pour contrecarrer ces projets funestes ?
Aujourd'hui, il ne s'agit pas plus d'instaurer le socialisme que de tenter de réintroduire le parti unique comme moyen du projet politique. Le défi démocratique qui nous est posé, à terme et immédiatement, compte tenu des réalités politiques et électorales du moment, de saisir la nécessité et l'opportunité de réaliser un rassemblement susceptible, grâce à un projet partagé, unitaire et majoritaire sur des axes d'orientations progressistes incarnées par des mesures fortes, attendues et significatives, une majorité électorale composées des forces anticapitalistes fussent-elles non révolutionnaires. Gagner les élections présidentielles parce que nous aurons réussi à engager un processus unitaire couvrant les présidentielles, les législatives, un gouvernement pluraliste de la gauche transformatrice sous la sauvegarde d'un peuple re-mobilisé et déterminé et empêcher l'avènement d'une nouvelle période noire.
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 17:05

DES DEPUTE-E-S AU SERVICE DE L’INTERET GENERAL ET DU PROGRES SOCIAL !

 

Alors que les débats politiques s’enlisent dans les affaires politico-financières et judiciaires des candidats « Fillon » et « Le Pen », les députés communistes et Front de gauche font voter quatre propositions législatives au service du progrès social. 

 

► Organisation sous l’égide de l’ONU d’une « COP de la finance mondiale », pour l’harmonisation et la justice fiscale

► Revalorisation des retraites agricoles

► Allongement de la durée des congés maternité et paternité

► Proposition de résolution européenne demandant que le Parlement français soit consulté avant la mise en œuvre du traité de libre-échange  commercial entre l’Europe et le Canada (traité CETA)

 

En déposant de telles propositions législatives, et  en les faisant adopter , ils ont une nouvelle fois fait la démonstration de l’importance d’avoir à l’Assemblée Nationale un groupe de  députés communistes et Front de gauche qui agissent en permanence au service du plus grand nombre, loin des lobbies et des pression de toutes sortes.

 

♦ Proposition de « COP de la finance mondiale » 

Cette proposition vise à lutter contre la fraude, l’évasion, et l’optimisation fiscale, qui représentent à l’échelle planétaire des milliards de dollars qui sont soustrait des politiques publiques au service du développement, en particulier dans les pays les plus pauvres. Cette « évaporation » fiscale est devenue un frein au développement. Une telle conférence internationale, à l’image de la COP environnementale, permettrait de réunir dans l’action les représentants des Etats, mais aussi les Banques, les syndicats, les ONG et les lanceurs d’alerte.

♦ Proposition de revalorisation des retraites agricoles 

Cette proposition de loi vise à élever le niveau minimum de pension agricole, à rétablir l’équilibre financier du régime de retraite complémentaire obligatoire, à la revalorisation des pensions de retraite dans les outre-mer. La première mesure pose le principe d’une retraite à 85 % du SMIC net au 1er janvier 2018. Cette revalorisation sera rendu possible par un prélèvement de 0.1% sur les transactions financières.

 

♦ Allongement de la durée des congés maternité et paternité

Cette mesure était initialement contenue dans une proposition de loi relative à l’égalité femmes-hommes prévoyant notamment des pénalités renforcées pour les employeurs qui ne négocient pas d’accord de réduction des inégalités salariales et qui recourent abusivement au temps partiel. Malheureusement des amendements adoptés ont supprimé ces mesures, l’allongement du congés maternité à 18 semaines et paternité à 14 jours (initialement proposé à 4 semaines).

 

♦ Proposition demandant la consultation du Parlement avant toute mise en œuvre de l’accord CETA 

La catastrophe économique, sociale et environnementale que nous promet ce traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada est rendue possible par le mépris avec lequel les Parlements nationaux et l’opinion publique ont été traités. Une telle situation exige plus que jamais que cet accord soit débattu. Cette proposition de résolution invitait le Gouvernement à consulter le Parlement avant toute mise en œuvre.

 

 
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:09

L'hôpital en crise : Il faut une politique de service public

 

Urgences saturées, épidémie de grippe, mal vie au travail... de multiples expressions ces dernières semaines concrétisent la crise de l'hôpital.

En réalité, l'hôpital public, la santé publique sont malades de l'austérité, des plans d'économies drastiques qui se concrétisent par des contrats de retour à l'équilibre financier supprimant des milliers d'emplois au plan national. 

Ce n'est pas le projet de la droite ou pire celui de l'extrême droite qui peut répondre à cette situation. Attaquer le service public, remettre en cause le droit syndical, diminuer le nombre de fonctionnaires ne sont pas des solutions. 

Il faut une politique authentiquement de gauche, alternative à l'austérité, promouvant le service public. Le remboursement à 100% par la sécurité sociale des soins prescrits est l'ambition à atteindre.

 

 
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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES SANTE PCF-FRONT DE GAUCHE
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