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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 00:50

Parti communiste françaisElections législatives – 18 juin 2017

Ce soir, les français peuvent compter sur 11 député-e-s communistes qui ont été élu-e-s, Jean-Paul Dufrègne (03), Pierre Dharréville (13), André Chassaigne (63), Fabien Roussel (59) et Alain Bruneel (59), Jean-Paul Lecoq (76), Sébastien Jumel (76) et Hubert Wulfranc (76), Elsa Faucillon (92), Marie-George Buffet (93), Stéphane Peu (93) et sur les député-e-s qui formeront, avec eux, un groupe parlementaire d'opposition au gouvernement pour permettre à cette voix libre et combative de servir les intérêts populaires.

Les députés communistes travailleront dès cette semaine à constituer ce groupe et agiront sans attendre en faveur des propositions alternatives qu'ils ont élaborées durant leurs campagnes.

Le groupe PCF – Front de Gauche (GDR) est le seul groupe parlementaire qui progresse.

La cote d'alarme démocratique est une fois encore dépassée, avec une nouvelle baisse de la participation.

Le Parti communiste français demande d'urgence l'ouverture d'un débat national sur le changement de nos institutions, à commencer par l'instauration de la proportionnelle.

Tout doit être repensé pour sortir progressivement de la présidentialisation à outrance et pour mieux représenter nos citoyens dans leur diversité.Les résultats confirment par ailleurs que le Président de la République va disposer d'une majorité écrasante de députés. Le paradoxe est qu'elle ne correspond à aucune majorité dans le pays, ni chez les salariés, ni chez les jeunes et les privés d'emplois qui aspirent à une sécurité d'emploi et de formation pour une vie digne.

C'est inquiétant. Nous appelons à une riposte immédiate la plus large possible pour empêcher que l'été soit celui des mauvais coups.

En effet, dès cet été, les députés d'En Marche ! vont être sommés d'obéir au doigt et à l’œil au Président et au 1er ministre pour leur donner les pleins pouvoirs, au service des milieux financiers et du MEDEF, pour casser le Code du Travail par ordonnances et liquider des acquis que le mouvement progressiste et populaire a gagnés dans notre pays de haute lutte.

Au-delà, les résultats appellent les forces de transformation sociale à ouvrir un immense chantier de reconstruction politique.Le Parti communiste français prendra pour sa part des décisions dès son Conseil national des 23 et 24 juin.

La Fête de l'Humanité, en septembre, sera un moment fort de cette riposte et de cette reconstruction.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE ELECTIONS
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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 06:39

Climat 2016 : Pour que les chefs d’États respectent leurs engagements

 

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé fin mars une nouvelle augmentation record de la température terrestre pour l'année 2016. Plus 1,1°C par rapport à l'époque industrielle, battant le record de 2015.

 

On a constaté des sécheresses persistantes en Afrique australe (18 millions de personnes en état d'urgence alimentaire). A l'opposé, la Chine a connu de très nombreuses précipitations et des crues d'ampleur exceptionnelle. La banquise de l’Arctique est une fois de plus atteinte et le niveau des mers en hausse.

 

C'est dans ce moment planétaire préoccupant que le président Trump a décidé, à l'appui des délires du climato-sceptique Scott Pruitt, nouvellement nommé directeur de l'Agence de protection de l'environnement américaine, de réhabiliter toutes les énergies fossiles. Il s'agit d'un véritable camouflet de la première puissance économique à l'Accord de Paris. Vladimir Poutine, lui, se place sur un terrain de concurrence déclarant qu'il est impossible d'empêcher le phénomène et qu'il faut s'y adapter. Des déclarations en contradiction totale avec ses propos lors de la COP 21.

 

En France, la stratégie nationale bas carbone tourne au ralenti et nous accumulons du retard sur l'objectif de réduction par quatre, d'ici 2050, des émissions de gaz à effet de serre.

 

L'ambiance climatique mondiale est donc très inquiétante. Le caractère non contraignant de l'Accord de Paris - que nous avons dénoncé - prend ici tout sa signification. Le PCF appelle les citoyennes et les citoyens à se mobiliser pour rappeler les chefs d’État à la raison et à leurs engagements. C'est une des priorités de l'engagement des communistes pour une nouvelle majorité de gauche sociale, démocratique et écologique.

 

 
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 13:18

Commission économique du PCF

« Nous entrons en campagne en soumettant au pays un pacte d’engagements pour une nouvelle majorité. Pour construire la politique et le rassemblement dont la France a besoin, nous nous adressons à toutes les citoyennes et tous les citoyens qui partagent notre ambition, aux syndicalistes, aux militantes et militants associatifs, aux artistes et aux intellectuel-le-s, aux forces du Front de gauche, à la France insoumise, aux socialistes qui veulent retrouver le chemin de la gauche, aux écologistes. Nous leur proposons de débattre de ce pacte d’engagements pour construire le socle d’une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale qui soit formée par les forces de la gauche d’alternative ». Ainsi la résolution adoptée par la conférence nationale du PCF définit-elle l’effort engagé en vue des échéances de 2017.

La confrontation des axes de rassemblement proposés par le PCF avec les programmes des différentes forces se réclamant de la gauche d’alternative doit ainsi permettre d’identifier les différences et les points de convergences à partir desquels un effort peut être engagé pour parvenir à surmonter les contradictions qui existent naturellement entre forces politiques différentes. C’est dans cet esprit que la commission économique (1) du PCF a mené un examen du programme de Jean-Luc Mélenchon, dont le détail, exposé point par point au regard des sept axes de rassemblement proposés par le PCF, peut être consulté sur le site de la revue Economie et politique.((http://www.economie-politique.org/93807)2.

La conclusion qui en ressort est que ce programme ne présente pas seulement des divergences et des contradictions avec nos propositions. Sa conception même est fondamentalement contraire à toute perspective de rassemblement à gauche, sa logique est radicalement opposée à ce pourquoi nous combattons.

C’est pourquoi il est logique que les délégués à la conférence nationale se soient prononcée à une nette majorité pour la présentation d’un(e) candidat(e) issue des rangs du PCF plutôt que pour un appel à voter pour Jean-Luc Mélenchon : ils ont ainsi mis en accord le choix de leur candidat avec les orientations politiques décidées par nos congrès.

1. Un programme qui emprunte à L’Humain d’abord

mais c'est pour lui tourner le dos

Le programme de la « France insoumise » est parsemé de mesures empruntées aux revendications du mouvement social ou au programme du Front de gauche mais les dispositions structurantes qui donnaient sa crédibilité sociale, économique et politique à L’Humain d’abord sont systématiquement écartées.

Les propositions de la « France insoumise » sont ainsi en net recul par rapport aux objectifs sociaux de L’Humain d’abord :

  • la fixation du SMIC à 1 300 euros nets en 2017 remplace les objectifs qui figuraient en 2012 dans L’humain d’abord : 1 700 euros bruts dès 2012, 1 700 euros nets avant 2017. Le PCF propose aujourd’hui 1 800 euros bruts dès 2017 (c’est la revendication de la CGT) et 1 700 euros nets à la fin de la prochaine législature ;

  • « Nous agirons pour éradiquer le chômage » : tel était l’engagement de L’Humain d’abord, qui prévoyait, pour y parvenir, la mise en chantier d’un système de sécurité d’emploi et de formation pour tous (proposition, mise aujourd’hui en forme législative, pour laquelle le PCF a décidé de faire campagne). Dans le programme la « France insoumise », s’il est bien question d’« éradiquer la précarité », l’objectif d’éradiquer le chômage est entièrement absent. Même s’il avance des chiffres impressionnants de créations d’emplois pour la transition écologique, emplois dont la création semble survenir spontanément ou automatiquement, Jean-Luc Mélenchon se borne à se placer dans une logique de « plein-emploi », c’est-à-dire du taux de chômage correspondant à la situation où l’économie est considérée comme étant à l’équilibre. Selon la plupart des études empiriques, ce taux de chômage pourrait être de l’ordre de 7 % en France. Comment peut-on parler d’« éradiquer la précarité » avec plus de 2 millions de chômeurs ? Il est vrai que Jean-Luc Mélenchon propose un « droit opposable à l’emploi en faisant de l’État l’employeur en dernier ressort : en cas de chômage de longue durée, l’État doit proposer un emploi au chômeur en lien avec sa qualification, sur une mission d’intérêt général, dans le cadre d’un service public de l’emploi identifiant clairement chacune des missions ». On reste stupéfait de voir figurer cette proposition dans un programme politique du XXIe siècle. Elle évoque les ateliers nationaux qui conduisirent à l’échec et à la répression du mouvement ouvrier en juin 1848 puis à la perte de la Deuxième République.

Plusieurs mesures de politique économique préconisées par Jean-Luc Mélenchon seraient d’ailleurs de graves obstacles à la réalisation d’un programme de progrès social :

  • c’est le cas en particulier de la « transformation de la CSG et de l’impôt sur le revenu actuel en un nouvel impôt citoyen sur les revenus, garantissant les recettes de la Sécurité sociale et de l’État ». La fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG conduirait à imposer des contribuables jusque-là non-imposables car le premier niveau de la CSG frappe tous les revenus sauf ceux de certaines allocations sociales. Cette idée s’inscrit dans une logique de déresponsabilisation sociale des entreprises et de leur désengagement du financement de la protection sociale. C’est la démarche, déjà largement engagée par Sarkozy puis Hollande, du remplacement des cotisations sociales des entreprises par l’impôt. Un prélèvement fiscal sur les revenus des salariés et citoyens se substituerait au prélèvement sur les profits des entreprises, mettant en cause un des fondements du projet d’Ambroise Croizat. Au contraire, L’Humain d’abord précisait : « loin de toute fusion entre la CSG et l’impôt sur le revenu, nous mettrons en place une nouvelle cotisation sociale sur les revenus financiers afin d’aller vers la suppression de la CSG et l’extinction de toute fiscalisation de la protection sociale » ;

  • au chapitre des ruptures avec l’Humain d’abord figure l’abandon de la proposition d’un fonds de développement économique, social et écologique solidaire européen visant à mobiliser la puissance de création monétaire de la Banque centrale européenne pour financer le développement des services publics.

  • enfin, en ce qui concerne les objectifs écologiques d’un gouvernement de gauche, l’abandon du nucléaire est acté dans le programme de la « France insoumise » alors qu’il ne figurait pas dans L’humain d’abord. Ce choix, reprenant l’hypothèse irréaliste d’un passage à 100 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2050, conduirait en fait à brûler davantage de combustibles fossiles, comme l’Allemagne a été amenée à le faire avec le charbon. Il priverait la France des moyens de faire face au défi écologique majeur, le réchauffement climatique. En regard de ce renoncement, les discours de Jean-Luc Mélenchon sur l’« écosocialisme » et la planification écologique donnent une impression d’incohérence.

2. Des logiques contraires à nos objectifs de lutte et de rassemblement pour la transformation sociale

Un trait majeur du programme de la « France insoumise » est l’absence de tout appel à l’intervention populaire pour changer la gestion et les choix stratégiques des entreprises. C’est ce que le candidat avait souligné dans un entretien pour le Patriote de l’Ariège du 16 septembre : « vendredi 9 septembre, je suis allé à un truc qui s’appelle Produire en France... Moi j’ai dit aux patrons qui étaient là « pour tenir les comptes de vos entreprises, vous êtes assez grands, sinon, ce n’est pas la peine de faire patron. Mais moi je vais vous dire ce dont le pays a besoin. Est-ce que vous êtes capables de prendre votre place là-dedans ? … Moi je vous donne de la visibilité, je vous donne de la stabilité et de la sécurité. ». Cela fait écho à sa vision d’une transition écologique dont les créations d’emplois résulteraient automatiquement, comme si les gestions et leurs critères n’y étaient pour rien. On demeure dans la tradition devenue obsolète d’un Etat correcteur des désastres sociaux résultant des choix des entreprises.

Ainsi, la question des pouvoirs sur les entreprises et les banques ne fait pas partie des 10 mesures emblématiques de la « France insoumise ». L’exercice de pouvoirs d’intervention nouveaux des travailleurs, à travers leurs comités d’entreprises et les autres institutions représentatives du personnel, tient une place tout à fait marginale dans la définition de la VIème République que les partisans de la « France insoumise » appellent de leurs vœux.

Diverses propositions peuvent pourtant sembler aller dans ce sens, par exemple l’instauration de « nouveaux droits de contrôle aux comités d’entreprise sur les finances de leur entreprise », celle du « droit à un vote de défiance à l’égard des dirigeants d’entreprise ou des projets stratégique », ou encore d’un droit de veto suspensif des comités d’entreprise contre les licenciements économiques. Mais ces dispositions ont toutes comme point commun de se borner à une contestation des décisions patronales. Elles ne comportent pas de droit d’initiative pour imposer la prise en compte de propositions positives des salariés, ni de possibilité institutionnelle d’obtenir le financement de ces propositions par les banques.

Si donc Jean-Luc Mélenchon entend « soumettre le droit de propriété à l’intérêt général », ce n’est pas sur les luttes et sur la conquête de pouvoirs d’intervention par les travailleurs qu’il compte pour y parvenir. Tout son programme est fondé sur la croyance que la toute-puissance de l’État – et particulièrement de son chef – suffirait à obtenir une autre répartition des richesses, sans changer en profondeur le fonctionnement des entreprises et du système financier.

Ainsi, ses propositions en matière de fiscalité des entreprises sont très imprécises. Les outils d’incitation qui figuraient dans L’humain d’abordmodulation de l’impôt sur les sociétés en fonction de la politique de l’entreprise en matière d’emploi, de formation, des salaires ; rétablissement d’une fiscalité locale sur le capital matériel et financier des entreprises – en sont absents. Du coup, la « révolution fiscale » annoncée tend à se résumer à une progressivité plus forte de l’impôt sur le revenu n’excluant pas, au total, un alourdissement de la ponction fiscale sur les couches moyennes et populaires.

De ce point de vue, on peut caractériser ces propositions économiques comme un programme social-démocrate très étatique, encore plus timide que ceux qui ont échoué à plusieurs reprises contre la crise du capitalisme contemporain, en France (1981-1983) comme ailleurs en Europe ou en Amérique latine.

Mais il y a plus grave. Quand on cherche plus profondément quel pourrait être le facteur sur lequel Jean-Luc Mélenchon compte asseoir la crédibilité de son programme, on le trouve : c’est une forme de nationalisme.

Ainsi de l’insistance sur le protectionnisme, certes qualifié de « solidaire », qui intervient à toutes les pages du programme économique de la « France insoumise ». De façon comparable à ce que portent les forces nationalistes qui montent dangereusement en France comme en Europe ou aux États-Unis en faisant assaut de démagogie populiste, cette insistance revient à poser la France en opposition à un monde dangereux dont il importerait de se protéger par la puissance de l’État national au nom d’un « indépendantisme français ». Les illusions dangereuses de la « démondialisation » ne sont pas loin, au lieu de l’ambition de transformer la mondialisation, présente, elle, dans L’humain d’abord.

Dans ces conditions, dès lors que le contenu du programme comme les justifications théoriques qui lui sont données abandonnent l’inscription d’une politique de gauche dans une cohérence de classe pour se référer désormais à un « populisme de gauche » opposant le « peuple » à une « caste », le recours au vocabulaire et aux thèmes de l’extrême-droite n’est pas très éloigné non plus. Jean-Luc Mélenchon lui-même a eu l’occasion de souligner dans une interview à Médiapart, le 3 juillet 2016, que « Mme Le Pen s’est collée à la distance d’une feuille de papier à cigarettes d’à peu près tout ce que nous disons » sur l’idée d’un référendum sur la sortie de l’UE. A la lumière de cette constatation, on ne peut pas considérer comme un simple dérapage son discours en séance du Parlement européen selon lequel ce sont les travailleurs détachés, et non le capital, qui « volent le pain » des travailleurs sur place. Il prend au contraire un singulier relief au moment où, partout en Europe, nationalismes et tentations autoritaires instrumentalisent les souffrances sociales des victimes de la mondialisation financière et des politiques d’austérité.

L’attitude de la « France insoumise » face aux enjeux européens présente les mêmes dangers : au lieu de lutter contre tout ce qui tend, aujourd’hui, à monter les peuples européens les uns contre les autres dans un contexte de crise dont le « Brexit » et l’élection de Trump nous annoncent qu’il peut engendrer des évolutions incontrôlables, Jean-Luc Mélenchon décrit, là encore, les enjeux dans des termes qui mettent en opposition la France, son peuple, son État, avec l’Europe.

Toute sa démarche stratégique, qui exclut une véritable intervention des citoyens (hormis un référendum du type de celui du « Brexit ») et la construction d’alliances populaires en Europe, est sous-tendue par l'hypothèse que la menace par la France d'une « sortie des traités européens », traduite immédiatement dans de premières mesures de sauvegarde, obligerait l'Allemagne à capituler, ce qui créerait, pense-t-il, les conditions d'élaboration de nouveaux traités européens (plan A). Si cela ne marche pas, alors la France entrerait en guerre économique ouverte avec l'Allemagne en dénonçant tous les traités européens, en développant le protectionnisme et en faisant fonctionner la planche à billets par la Banque de France au service de l’État national (plan B)... tout cela avancé sans dire que l'Europe imploserait mais, au contraire, en tenant des propos vagues et illusoirement rassurants sur « les coopérations avec les autres peuples ».

Ces propositions sont très loin de l'esprit et de la lettre de L'Humain d'abord, malgré quelques emprunts détournés. Le socle de tout le programme de la « France insoumise », c'est la reconquête d'un financement direct de l’État national par la création de monnaie centrale (BCE ou Banque de France), comme dans les années 1960-70, et l'obsession, pour y arriver, de « briser le bloc libéral » de l'Allemagne, en se tenant prêt à sortir de la zone euro et de l'Union européenne elle-même, puisque « le traité (de Lisbonne) ne prévoit pas de sortie de la zone euro sans sortie de l'Union européenne » (Commission européenne - 3/11/2011). Autant d’illusions qui semblent ignorer la responsabilité de Hollande, de Valls, de la direction du PS et des gouvernements nationaux dans la mise en œuvre des options néo-libérales en Europe et en France !

Ce programme, totalement illusoire mais autorisant toutes les démagogies populistes en campagne électorale, concourrait à mettre le feu aux poudres d'une « guerre civile entre Européens » et à l'enfoncement de l'Europe dans le monde au moment même où celle-ci va être prise pour cible par le redéploiement des dominations nord-américaines sous l’impulsion de Trump. Il interdirait de se saisir, à l'appui des luttes, de l'opportunité historique de partager l'énorme capacité de création monétaire de la BCE, infiniment plus importante que celle de chaque banque centrale nationale, pour affronter ensemble les gigantesques défis communs à venir. Cela alors même que des forces très diverses mènent désormais campagne à nos côtés pour que les 80 milliards d’euros que la BCE déverse chaque mois sur les marchés financiers (pour un total cumulé de 1 551 milliards au 10 novembre 2016) soient utilisés pour l’emploi, les services publics, la transition écologique : c’est le sens de notre proposition d’un Fonds de développement économique, social et environnemental solidaire européen.

On s'interdirait de faire jonction avec les pays émergents pour s'émanciper de la domination écrasante du dollar avec une monnaie commune mondiale de coopération.

 
 

3. Des contradictions qui condamneraient à l’impuissance toute politique se réclamant de la gauche

Avec un programme comme celui de la « France insoumise », qui tient pour quantité négligeable la conquête de pouvoirs dans l’entreprise pour y imposer une alternative aux critères de gestion capitalistes, faut-il donc s’en remettre au patronat pour créer les millions d’emplois nécessaires, faire disparaître le chômage, augmenter les salaires, améliorer les conditions de travail, développer les territoires ?

Alors que, sous l’empire des critères financiers, la révolution informationnelle détruit plus d’emplois qu’elle ne permet d’en créer, quelle crédibilité accorder aux promesses de créations d’emplois massives sans de nouveaux critères et de nouveaux pouvoirs des salariés dans les entreprises ? Comment mobiliser ces gains de productivité au service d’un nouveau mode de développement, faisant appel à un déploiement tout à fait inédit des services publics ? Comment réussir la transition écologique ?

Et comment faire reculer le pouvoir des marchés financiers et des institutions qu’ils contrôlent – Commission européenne, Banque centrale européenne – sans mesures concrètes et précises pour réorienter le crédit bancaire en faveur de l’emploi, de la création de richesses dans les territoires et du développement des services publics ?

On retrouve dans le programme de Jean-Luc Mélenchon diverses propositions « marquées à gauche » comme la lutte contre l’évasion fiscale, l’instauration d’une taxe sur les transactions financières ou la création d’un « pôle public bancaire ». Mais la logique d’ensemble de ces propositions, qui était un point fort de L’humain d’abord, est complètement absente. Il n’est pas question de conquérir des pouvoirs institutionnels concrets sur l’utilisation de l’argent à tous les niveaux, depuis l’entreprise et le quartier jusqu’à l’Europe et aux institutions internationales, pour désarmer les marchés financiers. L’« interdiction des licenciements boursiers », la « limitation des rendements actionnariaux exorbitants », la « modulation des droits de vote des actionnaires selon la durée d’engagement dans l’entreprise », loin de combler ce vide, confirment que les auteurs du programme se contentent de mesures administratives pour limiter les dégâts des gestions capitalistes. On peut douter que cela suffise à « mettre au pas la finance » et à « définanciariser l’économie ».

De façon générale, les propositions de la « France insoumise » touchant à l’argent et au financement de l’économie se caractérisent par un très grand flou.

Il est bien question d’une « politique du crédit sur critères sociaux et écologiques » mais la nature de ces critères sociaux n’est pas explicitée ; surtout, cette mission serait réservée à la Banque publique d’investissement, et non pas assignée à l’ensemble du système bancaire.

On ne comprend pas bien non plus quelle serait l’articulation entre la BPI et le « pôle public bancaire » dont Jean-Luc Mélenchon prévoit la création. Il n’est pas question de nationaliser les deux derniers groupes bancaires privés à base française que sont la Société générale et BNP-Paribas, mais seulement de la « socialisation de banques généralistes » ; proposition d’autant plus énigmatique qu’une autre mesure figurant dans le programme de la « France insoumise » consisterait à « séparer les banques d’affaires et les banques de détail » : que restera-t-il alors comme « banques généralistes » ?

Ces faiblesses soulignent, par contraste, la cohérence d’une stratégie à la fois radicale et réaliste, consistant à s’appuyer, ici et maintenant sur toutes les occasions de conquérir du pouvoir sur l’argent des banques, des entreprises, et sur l’utilisation de l’argent public, afin que ces moyens financiers servent au développement des capacités humaines plutôt qu’à la rentabilisation des portefeuilles financiers et aux stratégies des multinationales. C’est cette cohérence qui fait l’objet du premier axe mis en avant par le PCF pour un rassemblement à gauche. Elle irrigue aussi l’ensemble des propositions que nous mettons en débat pour sécuriser l’emploi et la formation, augmenter les salaires et les minima sociaux, développer les services publics, mettre en place les moyens concrets de lutter contre toutes les discriminations, réussir la transition écologique, changer l’Europe pour pouvoir changer le monde…

Ces axes de rassemblement – contrairement au programme de la « France insoumise » – ne sont pas à prendre ou à laisser mais leur présence dans la bataille qui structure les choix politiques de nos concitoyens – la campagne présidentielle – est indispensable pour redonner à une perspective de gauche la crédibilité qui lui manque aujourd’hui.

Notes

1 Cette note résulte d’un travail réalisé par la commission économique du PCF. Elle a été rédigée par Frédéric Boccara, Gisèle Cailloux, Sylvian Chicote, Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Nicolas Marchand, Catherine Mills, Alain Morin, Roland Perrier, Frédéric Rauch, Alain Tournebise

2 Contact : ddurand@pcf.fr

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 12:15

Sur le débat organisé à l'ENS ce jeudi 1er juin

La section PCF5 a été mise au courant fortuitement le 31 mai d'un débat organisé le 01/06 à l'ENS par la radio TrENSmissions, avec divers candidats aux élections législatives dans le 5ème.

La section PCF5 s'est étonnée de plusieurs aspects préoccupants de cette initiative. D'une part, pour la première fois à notre connaissance, le FN est invité à s'exprimer à l'ENS, avec une sélection de candidats qui se réclament, d'une manière ou d'une autre d'une éthique républicaine. Quels que soient les désaccords politiques que notre section peut avoir avec telle ou telle organisation politique dont le (la ) candidate a été invitée à ce débat, nous ne mettons pas sur le même plan ces organisations et le FN, dont la dédiabolisation entreprise depuis plusieurs années a, comme on sait, pu faire illusion à trop de concitoyen(ne)s. Un dirigeant de gauche a même pu adopter une attitude ambigüe devant la nécessité de battre Mme Le Pen le 7 mai. L'ENS peut-elle, sans dommage pour sa réputation, pour son image, laisser inviter dans ses murs, pour la première fois, un représentant du FN, et lui attribuer un certificat de normalité républicaine ? Ne doit-elle pas plus de respect à la mémoire des nombreux Normaliens assassinés pour leur engagement anti-fasciste ?

Un autre élément préoccupant est que la candidate du PCF, Lorraine Questiaux, n'est pas invitée.
Les arguments invoqués par les organisateurs sont de deux ordres pour expliquer ce qui ressemble bien à un écho de la censure officielle organisée par les media publics.

Seul(e)s seraient invité(e)s au débat de ce jeudi 1er juin à l'ENS les candidat(e)s dont les partis auraient obtenu plus de 5% à la présidentielle. Le PCF a soutenu JL Mélenchon. Les 19,5 % que JLM a obtenus le 23 avril seraient-ils la propriété politique du mouvement créé par lui ? Bien malin serait celui qui pourrait affirmer que la contribution de la campagne du PCF (campagne autonome, constructive et critique) au succès de son candidat ne « pèse » pas plus de 5%. Un élément de réflexion est la chute de 7 points, dans les sondages, du mouvement commandé par JLM depuis qu'il a rompu avec le PCF le 04 mai. Manifestement l'invitation au titre du candidat présidentiel JLM de la seule candidate de FI (invitation que la section PCF5 ne conteste évidemment pas), jointe à l'exclusion de la candidate PCF, reflètent une analyse politique discutable et partisane de la part des organisateurs.

La section PCF a été présente et active sans discontinuer dans le 5ème ardt depuis plus de 50 ans. Elle a été la seule organisation politique dans le 5ème à appeler au vote Mélenchon depuis novembre 2016 ; ces trois dernière semaines, des militants FI venant pour la plupart d'autres circonscriptions sont venus aider une FI inexistante dans la 2ème. La candidate du PCF, Lorraine Questiaux, parrainée par plusieurs scientifiques de haut niveau, dont deux membres de l'Académie des Sciences, est une militante féministe infatigable, engagée notamment dans la lutte contre les violences faites aux femmes et contre l'expolitation sexuelle. Sa contribution au débat de l'ENS serait-elle sans intérêt ? S'agirait-il d'un acte de censure du féminisme, en plus de la censure du PCF ?

Nous avons proposé aux organisateurs de réparer l'erreur commise, en invitant Lorraine Questiaux à égalité avec les autres invité(e)s, en distribuant le temps de parole de façon égale entre six particpants au lieu de cinq.

Cette solution a été refusée. On nous propose une participation à des débats ultérieurs avec des organisations dont certaines sont peu sérieuses, voire douteuses, et évidemment avec un temps de parole réduit de moitié.

La section PCF5 appelle tous ceux qui désapprouvent ce traitement inacceptable du PCF à protester auprès de l'ENS, et à soutenir Lorraine Questiaux en votant pour elle le 11 juin.

Paris 5ème, le 01/06/2017

La section PCF du 5ème arrondissement

Informations postérieures : les militanst communistes, avec la candidate PCF Lorraine Questiaux ont diffusé ce tract à l'entrée de l'ENS. L'accueil en a été largement positif, de nombreuses personnes considérant comme nous que l'invitation faite au FN et l'exclusion du PCF de ce débat n'était pas acceptables. La meilleure preuve que ce choix des organisateurs était hautement discutable est qu'à l'intérieur de la salle de nombreuses protestations se sont faites entendre, en particulier contre la présence à la tribune de la candidate FN. Au point que le débat public a été annulé, la salle évacuée, et le « débat » radiodiffusé a eu lieu en privé. La section PCF5 n'est pour rien dans le chahut qui a amené à l'annulaton du débat, elle aurait souhaité un débat qui éclaire le public et les auditeurs. Elle partage et comprend l'indignation des personnes qui se sont manifestées de façon sonore ; les organisateurs n'ont à s'en prendre qu'à eux mêmes pour leur échec à organiser un débat à l'ENS dans des conditions dignes de cet établissement phare de la vie intellectuelle de notre pays.

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:10

André Chassaigne. "Je crois, à une aspiration essentielle : l’exigence de remettre l’économie au service des besoins humains"

ANDRÉ CHASSAIGNE
MERCREDI, 31 MAI, 2017
HUMANITE.FR
En tête des plus assidus, André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme et candidat aux législatives, qui enregistre 260 présences en commission, 1 600 amendements et 11 rapports rédigés. Photo : Joël Saget/AFP
En tête des plus assidus, André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme et candidat aux législatives, qui enregistre 260 présences en commission, 1 600 amendements et 11 rapports rédigés. Photo : Joël Saget/AFP
 au député André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et Président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l'Assemblée qui a adressé la sienne en retour. 
Je tiens tout d’abord à remercier . Les propositions formulées sur le thème de l’emploi sont intéressantes et constituent pour nous une source d’inspiration.
 
Parmi les nombreux sujets abordés, je remarque que plusieurs préoccupations essentielles ressortent, comme la nécessité de partager le temps de travail, de lutter contre la précarisation des emplois, d’inventer un nouveau modèle de croissance, de sortir de la financiarisation à outrance de l’économie, d’aller vers une harmonisation sociale en Europe. Elles répondent, je crois, à une aspiration essentielle : l’exigence de remettre l’économie au service des besoins humains.
 
Nombre de vos propositions font écho à des combats que les députés du Front de gauche ont portés en matière sociale lors de la législature qui s’achève. Notre bilan d’activité en témoigne. J’en citerai quelques-unes : l’abrogation de la loi travail et de la loi Macron, la réduction du temps de travail, la lutte contre le développement des emplois précaires, la sécurité sociale professionnelle, l’encadrement du temps partiel subi qui précarise les femmes, la création de nouveaux pouvoirs pour les élus du personnel, le droit à la retraite à 60 ans, l’augmentation des salaires et l’encadrement des rémunérations des dirigeants, l’interdiction des licenciements boursiers…
 
Sur tous ces sujets, les députés du Front de gauche ont eu la volonté constante d’être les porte-voix des préoccupations du monde du travail en mettant au débat des amendements, des propositions de loi, mais aussi en relayant les luttes sociales et syndicales.
 
Par ailleurs, je note qu’un certain nombre de vos contributions porte sur des enjeux de plus long terme mais au combien essentiels. Elles formulent des orientations pour un nouveau modèle de croissance et dessinent les conquêtes sociales de demain.
 
Plusieurs d’entre vous ont ainsi souligné la nécessité d’engager une transition écologique dans le domaine de l’énergie, des transports et de l’agriculture tout comme l’urgence d’investir dans les services publics (santé, éducation, transport, poste, police de proximité). Ces mesures, qui me paraissent primordiales, pourraient aussi constituer les grandes orientations d’une stratégie industrielle ambitieuse. En plus d’apporter des réponses aux nombreux défis écologiques et sociaux, elles permettraient de créer des milliers d’emplois et de lutter contre le chômage endémique que connaît notre pays.
 
Parallèlement, je crois fortement à l’importance du secteur de l’économie sociale et solidaire pour développer des solutions économiques d’avenir pour nos territoires. Je retiens que plusieurs contributions évoquent cette piste en proposant de soutenir financièrement les associations et en privilégiant la création des coopératives. Il s’agit là d’un enjeu essentiel, tout comme la reconnaissance du droit de préemption pour les salariés, qui en est un levier important.
 
Enfin, la question du revenu universel est également évoquée par plusieurs d’entre vous. Certes, il s’agit d’une idée intéressante, mais elle nécessite d’être largement débattue au regard de son contenu, de son rôle et de son ambition. Cette proposition a néanmoins le mérite de poser le débat sur la place du travail dans notre société et des mutations du monde du travail. C’est pourquoi il est indispensable d’anticiper ces mutations en accordant de nouveaux droits sociaux aux travailleurs : des garanties en termes de continuité du salaire, des droits à la formation tout au long de la vie, des protections contre les licenciements, une allocation d’études et d’autonomie pour aider les jeunes à trouver leur place dans le monde du travail.
 
C’est tout le sens de la proposition de loi que nous avons déposée, avec mes collègues députés du Front de gauche, visant à apporter une sécurité de l’emploi et de la formation.
 
Loin d’être dans une opposition archaïque dans laquelle certains tentent de nous enfermer, les députés du Front de gauche ont toujours été et seront toujours porteurs de politiques de transformation sociale ambitieuses.
 
C’est tout l’intérêt de disposer d’un groupe de députés progressistes à l’Assemblée nationale pour lutter contre les régressions sociales qui s’annoncent.
 
André Chassaigne,
député du Puy-de-Dôme et Président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 19:48

Le secrétaire national du PCF estime qu'il est préférable  d'éviter les "polémiques inutiles"

  • Pierre Laurent a appelé Jean-Luc Mélenchon a se "concentrer sur l'élection d'un maximum de députés" de gauche.
    Pierre Laurent a appelé Jean-Luc Mélenchon a se "concentrer sur l'élection d'un maximum de députés" de gauche. | AFP

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a appelé ce mardi Jean-Luc Mélenchon à « se concentrer » sur l’élection d'« un maximum de députés » de gauche aux législatives et « éviter les déclarations polémiques parfaitement inutiles ».

Pierre Laurent, le patron du Parti communiste français a réagi ce mardi à la polémique éveillée par les propos de Jean-Luc Mélenchon sur la « responsabilité » de Bernard Cazeneuve dans la mort de Rémi Fraisse à Sivens.

« Il faut garder le cap sur une ambition de rassemblement du maximum de forces, parce que nous savons que déjà il va être difficile de faire élire plusieurs dizaines de députés de gauche, donc concentrons-nous sur ça dans les dix jours qui viennent, et pas sur autre chose », a demandé Pierre Laurent sur franceinfo.

« Il faudrait éviter toutes les déclarations polémiques qui sont parfaitement inutiles et se concentrer sur cet objectif-là », a-t-il aussi dit, répondant « oui » au journaliste qui lui demandait s’il visait le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, auquel il s’était rallié pour la présidentielle.

Interrogé plus tard sur les propos de Jean-Luc Mélenchon, qui a qualifié la semaine dernière Bernard Cazeneuve de « gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse », Pierre Laurent a aussi parlé de déclaration « déplacée et parfaitement inutile ».

« Faire barrage au Front national »

Après leur rapprochement à la présidentielle, le PCF et La France insoumise n’ont pas réussi à trouver d’accord pour les législatives de juin malgré des semaines de négociations. « On peut au moins travailler dans la même direction pour élire un maximum de députés », a estimé Pierre Laurent, souhaitant « concentrer nos efforts » sur un « travail d’explication », par exemple sur « l’enfumage » de la réforme du Code du travail voulue par le gouvernement.

Interrogé sur les promesses faites par des responsables LR et REM de front républicain face au FN pour les législatives, Pierre Laurent a répondu qu’il « faudr (a) faire barrage au Front national ».

« Pour éviter cette situation il faut qualifier dans le maximum de circonscriptions un député de gauche, celui qui peut l’emporter. Il peut être de La France insoumise, il peut être communiste, il peut être un socialiste avec lequel nous pouvons travailler », a-t-il dit.

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 16:01

Lettre ouverte que j'ai écrit avec la Maire d'Aubervilliers, Mériem Derkaoui à Jean-Luc Mélenchon

« M. Mélenchon, la ville d’Aubervilliers vous a respecté, elle a droit à votre considération ! »

Dans une tribune au « Monde », Pascal Beaudet et Meriem Derkaoui, ancien et actuelle maire d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, expliquent leur incompréhension de voir un candidat de La France insoumise opposé au candidat du PC, Patrick Le Hyaric, à Aubervilliers-Pantin.

TRIBUNE. Ville dynamique et solidaire, Aubervilliers s’est construite ces cinquante dernières années à travers des politiques sociales ambitieuses en matière de logement, de santé, d’éducation, de culture portées par des valeurs humanistes et progressistes. Conscients de la réalité sociale et économique de notre commune qui compte aujourd’hui plus de 85 000 habitants, nous savons que seule la véritable gauche ancrée dans les milieux populaires permet la transformation sociale de notre société.

Pour y parvenir, nous nous sommes engagés à vos côtés pour obtenir à Aubervilliers l’un des premiers scores nationaux en faveur de votre candidature tout en faisant reculer le parti de la haine. Nous vous avions confié cet espoir en pensant que vous pouviez porter l’aspiration du peuple au-delà de toutes considérations de pouvoir personnel.

Aujourd’hui, vos appels au rassemblement et au renouvellement de la politique sont désormais balayés par vos actions de parachutages des candidates et candidats de La France insoumise pour les législatives dans les communes qui croient pourtant en une gauche unie.

Une unité nécessaire contre les puissantes forces face à nous, à commencer par un gouvernement dirigé par la droite, face aux projets d’ôter aux communes leur autonomie financière, face aux injonctions européennes, face aux tentatives de divisions de nos populations et au mépris dont elles sont trop souvent l’objet. Une vision résolument à gauche portée depuis plusieurs mois à Aubervilliers et à Pantin par le candidat Patrick Le Hyaric. A vos côtés il a construit le Front de gauche. Vous siégez ensemble au Parlement européen. Il dirige L’Humanité, qui vous a permis de vous exprimer pendant les présidentielles.

Pourtant récemment, vous avez choisi de présenter un candidat à Aubervilliers-Pantin, votre directeur de campagne. Quel est le sens de deux candidatures défendant les mêmes idées et les mêmes valeurs sinon de priver nos populations d’un député qui sera présent à leurs cotés et en permanence ?
A Aubervilliers, nous nous plaçons d’abord du côté de l’intérêt des populations dans leur diversité. C’est ce qui nous guide, nous, élus de terrain, lorsqu’on réussit à obtenir pour notre ville, au cœur de la métropole parisienne et aux portes de Paris, un réseau de transports adapté doté d’un métro en centre-ville. C’est aussi ce qui nous permet de maintenir des services publics de proximité tant de fois menacés de fermeture par les politiques d’austérité. C’est, également, exiger le respect des engagements de l’Etat à l’instar de l’implantation d’une piscine olympique ou l’augmentation d’effectifs de police.
Mais que vous arrive-t-il ?
Mais cela n’est possible qu’en entretenant au quotidien des échanges francs et ouverts avec les Albertivillariennes et les Albertivillariens sur tous les sujets relatifs au devenir de la commune. Sans doute, cela peut vous paraître dérisoire voire insuffisant en comparaison à des envolées lyriques, ou des solutions venant d’on ne sait quelle avant-garde, mais à Aubervilliers et dans nos banlieues, c’est ainsi que la population a toujours agi. Pas de guide suprême et pas d’homme providentiel, Aubervilliers, ville rebelle et militante, l’a d’ailleurs fait entendre aux dernières municipales.
Mais que vous arrive-t-il monsieur Mélenchon ? Voulez-vous pratiquer l’hégémonie que vous avez reprochée à vos anciens alliés ? La force du peuple scandée sur vos affiches de campagne ce n’est pas le pouvoir d’un seul homme, amer et déçu, qui pratique la politique de la terre brûlée en parachutant et en divisant.
Non, monsieur Mélenchon, la force du peuple, c’est justement le peuple et ses élus, celles et ceux qui sont, au quotidien, en train de construire, d’imaginer des solutions, de partager des luttes.

Mériem Derkaoui
Maire d'Aubervilliers

Pascal Beaudet
Ancien maire d'Aubervilliers Aubervilliers

 

Dans une tribune au « Monde », Pascal Beaudet et Meriem Derkaoui, ancien et actuelle maire d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, expliquent leur…
LEMONDE.FR
 
 
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 05:32

Philippe Rio à Jean-Luc Mélenchon : 
"....Pourquoi venir ici, si ce n'est pour diviser ???...."
Philippe Rio candidat communiste de rassemblement des forces de gauche rédige une adresse au dirigeant du Parti de la France Insoumise !

 
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Philippe Rio a ajouté 2 photos.
13 h

Ma lettre à Jean Luc pour sa venue à la Grande Borne.

Cher Jean Luc, tu te trompes de combat !

Aujourd’hui, tu viens à Grigny, dans la 10ième circonscription de l’Essonne et nous l’apprenons par voie de presse. Ta venue aurait du se faire sur les terres du député de la « Majorité Présidentielle » Malek Boutih à Sainte-Geneviève-des-Bois.

Ce manque d’audace ne te ressemble pas.

En 2012, les grignois t’accueillaient pour ton seul meeting dans un quartier populaire, à la Grande Borne. J’ai eu l’honneur d’être à tes côtés et je t’avais accordé ma confiance en te parrainant pour porter un programme construit ensemble dans le cadre du Front de Gauche.

En 2017, toujours avec mon parrainage et en respectant la forme de la France Insoumise, à Grigny, nous avons largement contribué à ton meilleur score en Essonne avec 42,7 %. Des centaines de porte à porte et des dizaines de réunions publiques ont soutenu cette dynamique populaire. Des électrices et électeurs de sensibilités diverses se sont largement exprimés. Il faut respecter la diversité.

Pourquoi donc venir à la Grande Borne, si ce n’est pour diviser ?

Toi et moi, nous avons en commun cette farouche volonté de défendre et de faire respecter les gens, les opprimés, les humiliés, les « mis de côtés ».

J’en suis un.

C’est ici, Jean Luc, dans ce quartier où j’ai grandi, appris à marcher, où je suis allé à l’école du Bélier et de l’Autruche et au collège Jean Vilar, où j’ai travaillé sur le Marché Place du Quinconce, me nourrissant de la diversité des bénévoles associatifs, des militants politiques, d’enseignants exceptionnels et des cultures de mes voisins. C’est avec cette humanité bienveillante que je me suis forgé une conscience politique.

C’est ici, dès 2004, que nous avons fait naître une intercommunalité pour le progrès écologique et humain avec Gabriel AMARD, l’un de tes porte-parole.

C’est à Grigny, que nous faisons de la planification écologique avec le combat pour l’eau publique et pour une énergie renouvelable, la géothermie au service de la planète et de la lutte contre la précarité.

C’est ici, que nous forgeons les citoyens de demain en « arrachant » 20 postes supplémentaires dans les écoles grignoises à la prochaine rentrée scolaire.

C’est ici, que nous formons aux métiers d’avenir en innovant pour un emploi durable pour les plus éloignés du marché du travail.

C’est ici, que nous traquons la main invisible du marché dévastratrice pour les copropriétaires de Grigny 2 comme pour les locataires de la Grande Borne.

C’est ici, que tous les jours nous sommes mobilisés pour des services publics seuls garants de l’égalité républicaine pour mieux d’école, plus de sécurité et de tranquillité publique, une culture pour tous…

C’est ici, dans l’un de ces déserts médicaux que nous oeuvrons à créer des oasis par la venue de nouveaux médecins et professionnels de santé.

C’est ici, que tous les jours nous construisons une culture de la paix dans nos écoles et nos centres de loisirs.

C’est ici, sur cette terre d’accueil aux 90 nationalités, que nous bâtissons une humanité solidaire refusant les discriminations sociales et territoriales.

C’est ici, que nous avons attaqué en justice les propos insultants et diffamatoires envers les grignois de Malek Boutih et Eric Zemmour.

C’est pour cela que je suis fier d’être élu d’ici et que je porte la volonté de rassembler ce peuple et de le représenter dignement à l’Assemblée Nationale. Nous habitants de Fleury-Mérogis, Grigny, Morsang/Orge, Saint-Michel/Orge et Sainte-Geneviève-des-Bois, nous avons besoin d’un député de proximité, rassembleur et combatif faire face aux mauvais coups du programme libéral du Président de la République.

La pratique républicaine et les valeurs qui nous rassemblent voudraient que je sois présent pour t’accueillir.

Il n’en sera rien.

Ton utilité est ailleurs. La mienne sera d’être auprès des enfants et de leurs enseignants de l’Ecole primaire Jean Moulin, de leurs parents et des anciens combattants pour la Journée Nationale de la Résistance. Nous y chanterons tous ensemble la Marseillaise et le Chant des Partisans. Nous mettrons à l’honneur les « Jours Heureux » et le programme du Conseil National de la Résistance, unis dans notre diversité et nos différences.

Avec mes sincères salutations républicaines.

Philippe RIO

 
 
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:48
Censure du service public: France 3 Bretagne exclut du débat des législatives les candidats PCF Front de Gauche

Ce week-end avait lieu un débat des législatives sur la circonscription de Morlaix où étaient invités: 

- Maël de Calan (Les Républicains)

- Sandrine Le Feur (En Marche)

- Corinne Nicole (Oui la Bretagne)

- Gwenegan Bui (PS)

- Julien Kerguillec (France Insoumise)

En tant que candidat PCF-Front de Gauche aux élections législatives de 2017, qui suis arrivé en 3me position aux dernières législatives de 2012 dans la circonscription de Morlaix avec le Front de Gauche, et qui ai réalisé en tant que tête de liste 15,6% aux dernières municipales à Morlaix en 2014 et près de 10% aux départementales de 2015, je m'insurge contre cette mise à l'écart dont j'ai été victime, et avec moi les centaines de citoyens, syndicalistes, militants associatifs, sympathisants et militants communistes et Front de Gauche qui se reconnaissent dans ma candidature et celle de Muriel Grimardias et qui apprécient mes engagements en tant qu'élu du Front de gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté?  

Sur quel sondage local se base cette mise à l'écart? Il n'y en a pas... 

Quelle légitimité supérieure ont Sandrine Le Feur, inconnue en politique, qui vit son premier engagement, Corinne Nicole, qui avec son suppléant n'habite pas la circonscription et déserte un débat soi-disant squatté par des "jacobins" selon le mot d'ordre de Christian Troadec, son leader régionaliste, Julien Kerguillec, qui, s'il soutenait la candidature de Mélenchon avec France Insoumise, tout comme moi avec le PCF et le Front de Gauche, n'est presque pas intervenu politiquement sur des dossiers locaux depuis 7 ans et a beaucoup moins d'expérience politique que moi? Je suis le seul candidat présent dans une communauté d'agglo de la circonscription avec Maël de Calan, et par ailleurs secrétaire départemental du PCF, qui compte des centaines d'adhérents en Finistère (650 exactement, à jour de cotisation). Et "Oui la Bretagne", et "En marche", mouvements construits autour de personnalités à prétention providentielle, combien de militants?   

France 3 déciderait-il de l'ordre d'arrivée des candidats pour les électeurs? 

Il faut savoir que les candidats soutenus par le PCF et le Front de Gauche dans d'autres circonscriptions de Bretagne n'ont pas non plus eu voix au chapitre et se sont aussi plaint à France 3 de ce traitement peu respectueux des missions du service public.  

Je paie une redevance pour le service public de l'audiovisuel, nos milliers d'adhérents bretons du Parti Communiste aussi. J'aurais aimé une plus grande équité de notre chaîne d'information régionale que par ailleurs j'apprécie. 

Pour autant je n'appellerai pas au boycott de France 3 ou de quelque média. 

Faisons-nous respecter, mais respectons aussi la diversité.  

Ismaël Dupont, candidat PCF-Front de Gauche aux élections législatives.    

"L'humain au coeur"

24 mai 2017 

 
 

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans LA VIE LOCALE 
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 06:56
De la conférence de presse de Pierre Laurent hier, Hélène Roussel de France Inter n'aura retenu que le PCF ne conclura pas d'accord avec la FI et que cependant il espère élire 20 députés. tout cela en 5 secondes. Elle n'aura pas retenu le "profond" regret que la FI n'ait accepter des accord plus larges, ni que Pierre Laurent se soit insurgé contre le "mur du silence" qui s'installe contre le PCF "qui dispose de deux groupes parlementaires comme seulement 5 partis ou mouvements politiques, et il appelle les journalistes à ne pas accepter les ordres de mise ne cause du pluralisme. Les candidats investis par le PCF 484 ou soutenus par lui sont mobilisés pour mener la bataille contre la politique d'un gouvernement libéral. Pierre Laurent précise que 72 candidats venant d'horizon de gauche différents seront soutenus aussi par le PCF. Et enfin, il rappelle que le PCF a retiré, ses candidats dans la 4e et dans 3 autres de Marseille lorsque JL Mélenchon a décidé de choisir cette circonscription, et de le soutenir. Ce geste politique aurait dû recevoir une réponse unitaire de la FI qui n'est pas venue.
Voilà un petit rectificatif contre le "mur du silence" que j'appelle la censure.
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BRUNO FORNACIARI

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