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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 21:18

L’urgence écologique et sociale ne peut s’accommoder des coupes sombres budgétaires

 

Alors que l’annonce de la réduction de 7% du budget du ministère de l’Ecologie, pour l’année 2014, sonne le glas des grandes ambitions environnementales pour notre pays, le coup de gueule de l’ex-ministre de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie, Delphine Batho, apparait insupportable pour les tenants de l’austérité à tout prix au moment où, ici et ailleurs dans le monde, il y a urgence à relever les défis environnementaux.

L’éviction autoritaire de Delphine Batho et son remplacement immédiat par Philippe Martin, rédacteur de l’accord politicien Europe Ecologie les Verts/PS pour les législatives, est de bien mauvaise augure. Pourtant, l’urgence écologique et sociale ne peut s’accommoder des coupes sombres budgétaires de la modernisation de l’action publique. Alors que Delphine Batho devait présenter dans 15 jours, les conclusions du débat public national sur la transition énergétique, elle est remplacée par un homme qui aura fort à faire, dans ces conditions, pour présenter un avenir énergétique à la France, qui tienne compte des exigences portées par les citoyens qui refusent toute augmentation inéluctable des tarifs de l’énergie.

Pour les communistes et leurs élu-e-s, quelque soit le ministre de l’Ecologie en place, il faut savoir saisir les vents nouveaux pour changer de cap afin de répondre, à tous ceux qui considèrent, une augmentation des moyens affectés à la politique environnementale, comme indispensable à une lutte résolue contre les inégalités sociales et environnementales. En tout état de cause, nous ne pourrions soutenir un retour sur le devant de la scène d’une taxe sur le diesel ou d’une nouvelle forme de taxe carbone, orchestrant une imposition inégalitaire, dont l’assiette reposerait essentiellement sur les classes moyennes et les familles les plus en difficulté.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 21:14

L’urgence écologique et sociale ne peut s’accommoder des coupes sombres budgétaires

 

Alors que l’annonce de la réduction de 7% du budget du ministère de l’Ecologie, pour l’année 2014, sonne le glas des grandes ambitions environnementales pour notre pays, le coup de gueule de l’ex-ministre de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie, Delphine Batho, apparait insupportable pour les tenants de l’austérité à tout prix au moment où, ici et ailleurs dans le monde, il y a urgence à relever les défis environnementaux.

L’éviction autoritaire de Delphine Batho et son remplacement immédiat par Philippe Martin, rédacteur de l’accord politicien Europe Ecologie les Verts/PS pour les législatives, est de bien mauvaise augure. Pourtant, l’urgence écologique et sociale ne peut s’accommoder des coupes sombres budgétaires de la modernisation de l’action publique. Alors que Delphine Batho devait présenter dans 15 jours, les conclusions du débat public national sur la transition énergétique, elle est remplacée par un homme qui aura fort à faire, dans ces conditions, pour présenter un avenir énergétique à la France, qui tienne compte des exigences portées par les citoyens qui refusent toute augmentation inéluctable des tarifs de l’énergie.

Pour les communistes et leurs élu-e-s, quelque soit le ministre de l’Ecologie en place, il faut savoir saisir les vents nouveaux pour changer de cap afin de répondre, à tous ceux qui considèrent, une augmentation des moyens affectés à la politique environnementale, comme indispensable à une lutte résolue contre les inégalités sociales et environnementales.

En tout état de cause, nous ne pourrions soutenir un retour sur le devant de la scène d’une taxe sur le diesel ou d’une nouvelle forme de taxe carbone, orchestrant une imposition inégalitaire, dont l’assiette reposerait essentiellement sur les classes moyennes et les familles les plus en difficulté.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 17:38

Diesel : Plutôt que des taxes, privilégions la construction de véhicules propres à bas prix

 

 

En taxant plus fortement le diesel, Delphine Batho, ministre de l'Écologie propose avant tout une nouvelle saignée fiscale sur les propriétaires captifs d’un véhicule diesel. Elle va toucher des millions de salariés, de chômeurs qui n’ont que leur voiture pour se rendre à leur travail ou chercher un emploi.

Comme d’habitude les camions sont épargnés. Cette mesure ne réduira en rien la production de particules fines avec ses conséquences sur la santé publique, ce qui est pourtant dénoncé depuis longtemps. L’objectif de la taxation du diesel est donc de faire rentrer uniquement de l’argent dans les caisses de l'État sans pour autant résoudre les problèmes sanitaires. La nouvelle prime à la casse du ministre de la reconversion industrielle, Arnaud Montebourg, pourrait de prime abord apparaître comme plus séduisante afin de faciliter l’achat d’un nouveau véhicule moins polluant. Pour autant la faiblesse du pouvoir d’achat et les politiques d’austérité constituent des obstacles majeurs.

Il est temps que la filière industrielle de l’automobile coopère afin de mettre sur le marché un véhicule propre à bas prix. Cela permettrait la relance de cette filière industrielle tout en réduisant les pollutions. Nous demandons l’ouverture d’un débat public national sur les enjeux des déplacements qui fait actuellement défaut dans le cadre de la conférence gouvernementale pour la transition énergétique et la création d’une commission parlementaire sur l’émergence d’une véritable politique des transports et les filières industrielles attenantes.

 

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 18:35

MONTEBOURG mine le Parc Amazonien de Guyane

En Guyane française, le Ministère du Redressement Productif vient de délivrer un permis d’exploitation minière dans un secteur du Parc National interdit à l’activité minière. Nos organisations ne comprennent pas cette décision unilatérale à contre-courant et demandent une annulation de cette autorisation incohérente.


Arnaud MONTEBOURG, le Ministre du Redressement Productif, vient de signer un arrêté octroyant à la société minière REXMA un permis d’exploitation minière de 10 km² à quelques encablures à peine du bourg de Saül, village porte du Parc Amazonien en Guyane, plus grand Parc National français.

Ce secteur écotouristique n’a pourtant absolument pas vocation à accueillir une mine industrielle. Le permis accordé est constitué par la partie amont de la vallée alluviale de la Crique Limonade, classée en zone de libre adhésion du Parc National. Directement en aval du permis, le bassin de la Crique Limonade bascule en zone cœur. Ce projet, risquant de porter atteinte non seulement à l’aire d’adhésion mais aussi cœur du Parc National, illustre à nouveau les difficultés que rencontrent les différents Parcs Nationaux et qui ont été dénoncées récemment par nos organisations ¹.

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2012 le Schéma Départemental d’Orientation Minière (SDOM) classe l’ensemble de la zone comme étant interdit aux activités minières, en raison notamment de l’importante richesse biologique du secteur.

Cette décision unilatérale d’Arnaud MONTEBOURG intervient dans un contexte local d’opposition au projet très marquée. Ainsi dès 2006, pour satisfaire les intérêts particuliers de l’entreprise, le Ministre de l’Industrie de l’époque avait autorisé les recherches minières dans ce secteur en passant outre les avis défavorables du Maire, de la Commission Départementale des Mines et du Préfet. Aujourd’hui encore, les habitants, la municipalité, les associations, ainsi que certaines collectivités et grands élus de Guyane s’indignent contre cette autorisation injuste.

Nos organisations ne comprennent pas cette décision ministérielle à contre-courant, intervenant dans une période bien particulière de réforme du Code Minier, de passage en consultation de la Charte du Parc Amazonien et de fragilisation des parcs nationaux.

Benoît Hartmann, porte-parole de FNE : « Nos organisations demandent l’annulation du permis. On ne peut plus se permettre de délivrer des permis qui mettent en danger le Parc National, de surcroît, en contradiction avec le Schéma Départemental d’Orientation Minière ».

¹ /fr/nos-dossiers/biodiversite/parcs-nationaux/

Télécharger la première carte en format PDF.

Télécharger la deuxième carte en format PDF.

Télécharger ce communiqué en format PDF.
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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 01:02

 

Jean-Marc Ayrault et sa ministre écologiste Cécile Duflot

  - le 28 Novembre 2012

Notre-Dame-des-Landes: Ayrault demande aux écologistes de choisir leur camp

"J'ai dit aux dirigeants du parti (Europe Ecologie-Les Verts) qu'ils devaient choisir. Il est impensable qu'ils s'associent à des anarcho-autonomes qui font de la casse à chaque sommet international", affirme le Premier ministre dans un entretien publié jeudi dans Le Point.


Selon Le Point, Jean-Marc Ayrault a également rappelé à l'ordre le ministre écologiste chargé du Développement, Pascal Canfin, qui avait affirmé qu'il se serait joint aux manifestants s'il ne faisait pas partie du gouvernement. "T'es ministre ! Tu dois faire gaffe", aurait-il prévenu. Jean-Marc Ayrault, porteur du projet d'aéroport et ancien maire de Nantes, souligne également le large soutien dont cette infrastructure bénéficie.

 

Décroissance

"Les anciens ministres des Transports (Jean-Claude) Gayssot, (Dominique) Bussereau et (Thierry) Mariani m'ont proposé de me soutenir. On ne va tout de même pas tomber dans la décroissance!", explique Jean-Marc Ayrault. Le chef du gouvernement, qui a répété à plusieurs reprises l'engagement du gouvernement à mener ce projet à terme. a cependant annoncé samedi la création d'une "commission de dialogue" sur le sujet, après une nouvelle journée d'affrontements entre opposants au projet et forces de l'ordre. Le début des travaux de défrichement, qui devaient commencer en janvier, a été retardé de six mois et le gouvernement a proposé lundi de stopper les interventions sur le site moyennant un gel des constructions illégales sur place.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 01:01

 

Jean-Vincent Placé et José Bové sur le site de Notre-Dame-des-landes samedi 17 novembre 2012

Politique - le 26 Novembre 2012

Notre-Dame-des-Landes: les Verts au bord de l’explosion en vol

Le projet d’aéroport cristallise les contradictions du parti écologiste au gouvernement.


La controverse autour de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes pourrait bien être la goutte d’eau qui ferait déborder la coupe des contentieux entre socialistes et écologistes. Et faire éclater la coalition gouvernementale. Le feu couve en effet chez Europe Écologie-les Verts (EELV), dont « les électeurs et sympathisants sont fondés à se demander pourquoi nous avalons autant de couleuvres », dénonce le député de Gironde, Noël Mamère, dans une tribune publiée dans le Monde daté de samedi. En cause : « l’incohérence » entre les positions programmatiques d’EELV et la solidarité avec le gouvernement, qui comprend deux des leurs (Pascal Canfin et Cécile Duflot).

 

"désaccords actés"

Les écologistes sont d’autant plus mal à l’aise dans ce grand écart que « le scénario que nous vivons aujourd’hui était déjà écrit sur la liste des désaccords actés entre EELV et le PS », souligne Noël Mamère. « Nous voulions un groupe à l’Assemblée nationale et des ministres. Nous les avons, mais à quel prix ? » s’interroge le député des Verts, qui appelle à « regarder en face la faiblesse de (leur) accord programmatique sacrifié sur l’autel de notre (leur) accord électoral ». « L’absurdité » de Notre-Dame-des-Landes vient, dans ce contexte, s’ajouter à la liste des insatisfactions d’EELV vis-à-vis du PS, se retrouvant de fait instrumentalisé dans ces luttes de partis. « D’un côté, Europe Écologie-les-Verts tente de régler les contradictions de sa présence au gouvernement ; de l’autre, le PS est en difficulté pour justifier le maintien du projet dans le contexte de réduction des dépenses publiques », observe Aymeric Seassau, conseiller régional PCF des Pays de la Loire, qui tient à préciser que « les communistes ne sont pas dans ce débat-là, mais dans un soutien apaisé et calme au projet », fondé sur ses atouts économiques et sociaux pour l’ouverture de la région à l’international.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 06:20

 

Vue du projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes

  - le 19 Novembre 2012

Aéroport notre-dame-des-landes

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes: un projet très majoritaire à la région

Les défenseurs du projet soulignent les enjeux d’un développement raisonné.


Pour le président (PS) de la région des Pays de la Loire, Jacques Auxiette, le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’est plus à l’étape du « projet » mais à celle de sa « réalisation ». « Ça fait partie des règles du jeu et il faut savoir les respecter : il y a eu le temps du débat contradictoire, cela a permis l’expression très large des opinions. Je respecte le droit des opposants à manifester leur désaccord et à formuler des recours en justice, mais cela doit se faire conformément à la loi », explique l’élu.

 

«Que certains responsables comme Eva Joly (d’Europe Écologie-les Verts – NDLR) réoccupent par effraction des bâtiments vides redonnent crédit aux occupants illégaux des lieux », déplore-t-il.

 

Légitimité démocratique


Pour lui, la légitimité démocratique est du côté des élus qui ont porté en toute clarté le projet d’aéroport depuis le début devant les électeurs. « L’opposition d’EELV au projet est actée depuis 1998 », poursuit Jacques Auxiette, pour qui, ce n’est donc ni un problème ni une surprise. Mais il appelle ses partenaires écologistes à respecter le verdict des urnes : « Eva Joly a obtenu 5 % des voix à la présidentielle à Notre-Dame-des-Landes. Pour leur part, tous les élus porteurs du projet l’ont été largement. Ce projet s’inscrit dans la continuité des engagements des acteurs publics en faveur de l’emploi et de la croissance », souligne Jacques Auxiette, qui rappelle l’engagement, aux côtés de la région, de 22 collectivités qui ont suivi de bout en bout le dossier.


"Soutien apaisé"


Autre point de vue, celui d’Aymeric Seassau, président de la commission du Développement économique du conseil régional des Pays de la Loire, secrétaire fédéral du PCF de Loire-Atlantique. « Nous sommes dans un soutien apaisé et calme au projet, dit-il. Il y a une tentation pour nationaliser ce débat, voire l’européaniser, et beaucoup s’en servent pour attaquer le gouvernement et le premier ministre. » Dans le même temps, les formations gouvernementales sont prises dans leurs contradictions, souligne-t-il. D’un côté, Europe Écologie-les-Verts règle « les contradictions de sa présence au gouvernement », de l’autre, « le Parti socialiste en difficulté quant au plan d’austérité imposé est en conflit sur le maintien du projet d’aéroport ».


"Contrôle de l'usage de l'argent public"


« Pour notre part, souligne le responsable communiste, nous ne sommes pas dans ce débat-là, extérieur au projet lui-même. Nous pensons que ce transfert de l’aéroport nantais conduit à un équipement utile à l’emploi, à un soutien à la filière aéronautique. » L’aéroport actuel ne peut accueillir par exemple l’A380. Quant à « prédire la fin du transport aérien, c’est plus que prématuré, quand la croissance existe par le carnet de commandes plein d’Airbus, qui embauche dans la région ». C’est un projet raisonnablement financé, qui « n’emprunte qu’1,9 % des capacités d’investissement des Pays de la Loire ». « En tant qu’élus, nous serons toutefois attentifs au contrôle de l’usage de l’argent public ainsi qu’à son remboursement. Le projet est enfin écologiquement responsable, puisque l’aéroport consommera 1 300 hectares de terrains et permettra d’en protéger 19 000, entre la métropole nantaise et l’aéroport, la libération de l’emprise de l’actuel aéroport permettra une maîtrise de l’étalement urbain, entre logement et activités », souligne Aymeric Seassau.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 15:06

 

Accueil du site > Reflexions de fond > Nous ne voulons pas voir les bureaucrates d’Europe Ecologie - Les (...)

Nous ne voulons pas voir les bureaucrates d’Europe Ecologie - Les Verts

lundi 12 novembre 2012, par zadist

Depuis quelques jours, des dirigeant-e-s d’EELV prennent position par rapport aux expulsions en cours sur la ZAD : ils/elles expriment leur soutien aux habitant-e-s et appellent à la manifestation de réoccupation du 17 novembre. Depuis que le mouvement d’occupation existe, les dirigeant-e-s d’EELV n’ont fait que s’en désolidariser par presse interposée. Ils/elles ont parlé d’ultras, de violent-e-s agitateurs/ices et d’extrémistes ; et n’ont cessé de dénoncer des actions menées conte l’aéroport et les porteurs du projet.

Aujourd’hui, des responsables d’EELV se désolidarisent encore des "minorités violentes". Au cas ou ils/elles ne le sauraient pas, la manifestation du 17 est appelée notamment à l’initiative de ces mêmes "minorités violentes", de celleux qui montent des barricades et lancent des pierres pour défendre leur maison, en l’occurence les occupant-e-s de la ZAD.

Comment peut-on autant chier sur la gueule d’un mouvement, le fragiliser, pour ne pas dire essayer de le broyer ; et en même temps appeler à le soutenir au moment ou il prend de l’ampleur ? Serait-ce l’attrait des caméras ? Si les prétendu-e-s "porte-paroles" d’EELV ont tant envie de parler, ils n’ont qu’à s’expliquer d’abord sur 3 ans de declarations odieuses à notre sujet.

De notre côté, nous n’acceptons pas que celleux qui se dissocient des actes de résistance aux expulsions viennent à cette manifestation. Les responsables et figures médiatiques d’EELV ne sont pas les bienvenu-e-s à nos yeux.

PS : à tout-e-s les adhérent-e-s et sympathisant-e-s d’EELV qui luttent sincèrement contre l’aéroport, vous êtes les bienvenu-e-s. Et c’était chouette de partager des moments autour des barricades avec certain-e-s de vous...

Le mouvement d’occupation

Plus d’analyses du discours d’EELV dans Verts de colère ou la manif de récupération ?

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 15:43

La France a durablement besoin du nucléaire, dit Batho au Medef

JOUY-EN-JOSAS, Yvelines (Reuters) - La France a durablement besoin du nucléaire pour satisfaire ses besoins énergétiques, maintenir la compétitivité de ses entreprises et soutenir ses exportations, a dit jeudi la ministre de l'Ecologie et de l'Energie.

 

Delphine Batho était interrogée lors de l'université d'été du Medef sur la polémique causée par des propos identiques du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui avaient suscité des tiraillements avec les écologistes.

"La France a durablement besoin du nucléaire" et doit développer massivement en parallèle les énergies renouvelables, a-t-elle déclaré devant un parterre de chefs d'entreprise.

 

Elle a rappelé les engagements de François Hollande pendant la campagne électorale et concrétisés dans un accord entre le PS et les Verts : faire passer de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité en France d'ici 2025.

Maintenir la filière est important "pour des raisons de sécurité d'approvisionnement en électricité, pour des raisons évidemment aussi de coûts et de compétitivité de l'accès à l'énergie" et pour la politique industrielle à l'export, a-t-elle ajouté.

"Nous voyons les choses non pas en opposition mais en complémentarité et nous pensons qu'on peut maintenir les emplois dans le nucléaire et développer l'emploi dans le solaire, dans l'éolien, dans la géothermie, dans les énergies marines", a-t-elle ensuite dit à des journalistes.

 

Arnaud Montebourg avait provoqué en début de semaine la colère des alliés écologistes du Parti socialiste en déclarant que le nucléaire était une "filière d'avenir". Les écologistes ont deux ministres au gouvernement.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 02:17

Politique - le 27 Août 2012

 

Nucléaire : maladresse ou "provocation" volontaire ?

Arnaud Montebourg en déclarant que le nucléaire est "une filière d'avenir" a relancé le débat qui opposait le P.S et EELV au début la campagne présidentielle de 2012. Le ministre du Redressement productif a fait renaître les craintes et les colères des "écolos".


"Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d'avenir". Par cette petite phrase, Arnaud Montebourg a relancé la polémique qui divise les socialistes et les Verts. Noël Mamère a d'ailleurs déclaré que cette sortie du ministre du Redressement productif était une "provocation". Il se pourrait que le député-maire de Bègles ne soit pas si loin de la vérité. Dans un premier temps, les écolos ont tenté de se rassurer en estimant que ce n'était que  des "propos isolés" dixit Jean-Philippe Magnen, porte-parole du parti EELV, qui a rappelé que "nos interlocuteurs restent le Premier ministre, le président de la République et le PS". Le porte-parole du P.S, David Assouline, a lui aussi essayé d'éteindre la polémique en expliquant que ce n'était que l'expression d'un "sentiment personnel". C'était sans compter sur le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui a apporté son soutien à Arnaud Montebourg. Le ministre de l'Intérieur qui entretient depuis son entrée en fonction des rapports houleux avec les Verts, a estimé que la filière nucléaire est "incontestablement" et "évidemment" une filière d'avenir. Ces deux ministres, très présents sur la scène médiatique, ne pouvaient ignorer qu'en se lançant sur le terrain du nucléaire, ils allaient soulever une levée de bouclier chez EELV pour qui l'opposition au nucléaire "est dans l'ADN des Verts" selon les propres mots d'Eva Joly, ex-candidate à l'Élysée.

 

Pour expliquer ces sorties il faut peut-être aller voir du côté de la fronde anti-traité budgétaire européen qui  se met en place dans le parti écologiste. Lancées par le Front de Gauche et le journal l'Humanité, cette opposition au traité européen comme l'exigence de la tenue d'un référendum, a fait quelques émules chez certaines têtes d'affiches des Verts. Eva Joly, ancienne candidate EELV à la course  présidentielle, Jean-Vincent Placé, président du groupe Verts au Sénat et François de Rugy, coprésident du groupe écologiste à l'assemblée nationale ont déclaré qu'ils étaient contre ce traité européen et, pour les deux élus, qu'ils ne le voteraient pas. Ces positions, loin d'être isolées, prennent de l'ampleur chez  les militants qui semblent être majoritairement contre ce traité.


Or ce rapprochement avec le Front de Gauche, sur la question européenne n'est pas du goût des socialistes, surtout depuis la passe d'armes qui a opposé Jean-luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche, et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Les propos d'Arnaud Montebourg ne serait finalement pas si maladroit que ça. La question du nucléaire est peut-être l'occasion  pour les socialistes de rappeler au Verts que ce sont eux qui définissent les orientations du gouvernement et qu'en cas de défection de leur partenaire écolo, ils pourraient bien oublier certaines promesses faites durant la campagne présidentielle.

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BRUNO FORNACIARI

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