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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 02:47

 

Social-Eco - le 12 Octobre 2012

Manifestation

Retraités, oui... pigeons, non !

Par milliers, ils ont manifesté hier, à Paris et en province, à l’appel de six organisations syndicales pour défendre leur pouvoir d’achat et leur accès aux soins. Cible numéro un de la colère: la nouvelle taxe prévue au PLFSS 2013.

 

«Nous ne sommes pas des privilégiés. » C’est ce qu’ont voulu rappeler des milliers de retraités venus manifester hier à Paris à l’appel de six organisations syndicales. La CGT, la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, l’Unsa et la Fédération générale des retraités de la fonction publique avaient réuni leurs militants sous les mêmes mots d’ordre : la défense du pouvoir d’achat, l’accès aux soins pour tous et l’aide à l’autonomie.

 

Venus des quatre coins de la France, les retraités ont répondu présent. Il faut dire que beaucoup voient leur situation s’aggraver. « La pauvreté s’installe. De plus en plus de retraités font appel aux Restos du cœur et cela concerne des gens qui ont travaillé toute leur vie. C’est inadmissible », estimait Daniel Vauléont, retraité de l’enseignement. « Nous sommes de plus en plus ponctionnés, que ce soit par les mutuelles ou par le non-remboursement de médicaments », ajoutait Denise Leclercq, militante CGT, en résumant : « Tout augmente, sauf les retraites. »

 

Déterminés, les manifestants ne se sont pas laissé impressionner par la pluie. Mais dans leurs témoignages, c’est l’inquiétude qui dominait. « Des gens crèveront parce qu’ils n’auront pas les moyens de survivre à leur dépendance », s’est indigné Louis Guyon, qui avait fait le déplacement depuis Rennes. Car c’est bien là l’une des principales revendications des retraités : pouvoir « vieillir dignement » grâce à une aide à l’autonomie. « La réforme de la dépendance, on nous la promet depuis 2007.

 

On veut des réponses maintenant », a exigé François Thiery-Cherrier, secrétaire général de l’UCR-CGT, qui s’oppose fermement au projet de taxe supplémentaire de 0,15 % sur les pensions de retraites, envisagée par le gouvernement pour financer la réforme de la dépendance. « Cette première mesure fait payer uniquement les retraités, alors que c’est une question de solidarité, et remet en cause la nature même de la Sécurité sociale en changeant son mode de financement », expliquait le syndicaliste. « On comprend qu’il faille contribuer mais si tout le monde le fait dans les mêmes proportions », soulignait Solange Lepercq, retraitée de La Poste. « L’argent, il faut le prendre là où il y en a », renchérissait Denise Leclerq en écho aux déclarations de Bernard Thibault, venu soutenir les militants en tête de cortège et proposer de « faire appel aux revenus financiers pour financer la Sécurité sociale ». Rappelant qu’ils avaient contribué à élire la nouvelle majorité, beaucoup de manifestants comptaient bien lui faire entendre leur voix aussi souvent que nécessaire. « Le changement ne se fera pas sans nous, a rappelé Daniel Vauléont. Il faut que l’on soit actifs dans la rue. »

 

Question à Jérôme Cahuzac 


« Êtes-vous prêt à engager une négociation sur le financement 
de la Sécurité sociale, et en particulier de la future loi sur l’autonomie ? » C’est la question que le secrétaire général de l’UCR-CGT, François Thiery-Cherrier, pose au ministre du Budget, Jérôme Cahuzac. Les syndicats de retraités n’ont pas digéré l’annonce sans concertation d’une taxe sur les retraites pour financer l’autonomie des personnes âgées. En dépit de la modestie de cette taxe 
(0,13 % du revenu), la CGT y voit « un doigt dans l’engrenage dangereux du recours à l’impôt pour financer la Sécu ».

Marion Perrier

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 02:39

La taxe de 0,3% pour les retraités votée par l'Assemblée nationale

Publié le 25/10/2012 | 12:22 , mis à jour le 25/10/2012 | 12:52
L'Assemblée nationale, à Paris, le 2 octobre 2012.

L'Assemblée nationale, à Paris, le 2 octobre 2012.

(LIONEL BONAVENTURE / AFP)

ECONOMIE - Après le vote du volet fiscal du budget 2013, place au budget de la Sécu. Les députés ont adopté, jeudi 25 octobre, la création d'une taxe de 0,3% pour les retraités imposables. En vigueur dès le 1er avril, elle touchera près de 7,5 millions de personnes. Objectif affiché : amorcer le financement de la réforme de la dépendance, lors de l'examen du projet de budget de la Sécu.


Le projet initial du gouvernement prévoyait un prélèvement de 0,15% pour 2013, puis de 0,3% pour 2014, et devait concerner 10 millions de retraités. Sur proposition des élus socialistes, le gouvernement a accepté d'exclure du dispositif initial quelque 2,5 millions de retraités imposables aux revenus modestes. Mais, pour l'équilibre des comptes, le gouvernement a souhaité que le taux de contribution passe d'emblée à 0,3% dès le 1er avril 2013. Cette contribution additionnelle de solidarité sur les pensions de retraite et d'invalidité sera affectée à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, dès 2013.

 

Les députés l'UMP et de l'UDI ont dénoncé une atteinte au "pouvoir d'achat des retraités" auxquels on "fait les poches". Selon eux, c'est une mesure "purement financière" pour une future réforme "floue". Les socialistes ont rétorqué qu'il s'agissait d'un "prélèvement équitable" et d'"un premier pas" pour la réforme de la dépendance promise mais jamais faite sous Nicolas Sarkozy.

 

 

 

Francetv info avec AFP

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 04:01

Retour partiel de la retraite à 60 ans : les hausses des cotisations sont fixées

Publié le 3 juillet 2012

Le décret visant à étendre le dispositif « carrières longues » aux personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans vient de paraître. Il fixe également les hausses des cotisations destinées à financer cette mesure, hausses qui touchent aussi bien les gérants minoritaires que les Gérants majoritaires, ainsi bien sûr que leurs salariés.

Ce qui change

Jusqu'ici, le dispositif « carrières longues » prévu par la loi sur la réforme des retraites de novembre 2010, permettait déjà aux personnes ayant commencé à travailler au plus tard à 17 ans de prendre une retraite anticipée à 60 ans (ou avant).

Le nouveau décret élargit ce dispositif en l'étendant aux personnes qui ont commencé à travailler à 18 ou à 19 ans, mais sous réserve qu'elles aient cotisé cinq trimestres à la fin de l’année de leurs 20 ans (ou 4 trimestres pour celles nées au quatrième trimestre) et qu'elles aient cotisé au moins 41 annuités à 60 ans (la condition d’une durée validée supérieure de deux ans à la durée d’assurance requise est supprimée).

 

Il en résulte les gains potentiels suivant pour les personnes concernées :

 

Personnes nées en 1952 : départ possible le 1er novembre 2012 au lieu du 1er août 2013, soit 9 mois de retraite en plus


Personnes nées en 1953 : départ possible le 1er janvier 2013 au lieu du 1er mars 2014, soit 14 mois de retraite en plus


Personnes nées en 1954 : départ possible le 1er janvier 2014 au lieu du 1er août 2015, soit 19 mois de retraite en plus ;


Personnes nées en 1955 : départ possible le 1er janvier 2015 au lieu du 1er janvier 2017, soit 2 ans  de retraite en plus.


Personnes nées en 1956 : départ possible le 1er janvier 2016 au lieu du 1er janvier 2018, soit 2 ans de retraite en plus.

Autres améliorations du dispositif

Comme dans le dispositif actuel, la durée de cotisations prise en compte comprendra les périodes de maladie, maternité et accident du travail d’une part, et de service militaire de l’autre, dans la limite de quatre trimestres pour chacune d'entre elles sur l'ensemble de la carrière.

 

Toutefois, alors que jusqu'ici les mères de famille bénéficiaient de 4 trimestres additionnels considérés comme cotisés pour tenir compte de leurs congés de maternité, le décret augmente ce nombre de deux trimestres supplémentaires, afin que les mères ayant eu trois enfants et plus ne soient pas pénalisées.

 

Par ailleurs, alors qu'elles ne bénéficiaient jusqu'ici d'aucun avantage spécifique au sein de ce dispositif, les personnes qui ont connu le chômage seront désormais gratifiées de deux trimestres considérés comme "cotisés", le but étant de donner un coup de pouce aux seniors en situation de chômage de longue durée, proches de la retraite mais n'ayant pas encore atteint l'âge légal de départ.

Augmentation des cotisations retraite des salariés et des non salariés

Le financement de cette mesure sera assuré par une augmentation de la cotisation de retraite plafonnée des salariés, tant de la part salariale que de la part patronale,.ainsi que de la cotisation d'assurance-vieillesse des non salariés, qui sont également concernés.

 

Pour la période du 1er novembre 2012 au 31 décembre 2013, le montant de cette augmentation sera de 0,10 point  pour les salariés, 0,10 point pour leurs employeurs, et 0,20 point pour les non salariés.

 

Ensuite, les hausses seront chaque année de 0,05 point pour les salariés, 0,05 point pour les employeurs, 0,10 point pour les non salariés. Elles prendront effet le 1er janvier 2014, le 1er janvier 2015 et le 1er janvier 2016.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 03:52

Fonctionnaires : ils devront cotiser plus pour la retraite !

Le 25/06/2012 -


Avec le retour partiel de la retraite à 60 ans, les fonctionnaires devront cotiser plus, pour rejoindre la cotisation du privé.

Les explications de Planet.fr.

François Hollande l'avait promis pendant sa campagne : il allait remettre au goût du jour le départ à la retraite à 60 ans... mais pas pour tout le monde. Si ce départ à 60 ans était encore possible pour une petite partie de la population (ceux qui avaient commencé à travailler avant 18 ans), il devrait bientôt l'être à nouveau pour d'autres catégories de travailleurs, y compris les membres de la fonction publique d'Etat, territoriale et hospitalière.

 

Jusqu'à présent, la grosse majorité des fonctionnaires ne pouvait plus prétendre au départ à la retraite à 60 ans.

En effet, en général plus diplômés que la moyenne nationale, les fonctionnaires ont rarement commencé leur carrière professionnelle avant 18 ans. Mais le décret que prépare François Hollande ouvrirait la possibilité de départ à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler dès 18 ou 19 ans. Dans ce cas-là, beaucoup plus de fonctionnaires pourraient être concernés.

 

"Une perte de pouvoir d'achat sensible"


Cependant, cet élargissement de la possibilité de départ dès 60 ans a bien un coût ! Et notamment pour les fonctionnaires, qui verront désormais leurs cotisations de retraite augmenter à la même vitesse que celles du privé afin de pouvoir financer le dispositif.

 

Dès le 1er novembre prochain, les cotisations des fonctionnaires augmenteront donc de 0,1 point pour la part salariale. Par la suite, la hausse se fera progressivement, pour finir à 0,25 point en 2016. Cela peut sembler être une faible augmentation, mais n'oublions pas qu'elle n'est pas la seule ! Dans la réforme des retraites votée sous Nicolas Sarkozy, il était également prévu d'équilibrer le taux de cotisation du public et du privé d'ici à 2020, avec des hausses plus importantes : 0,27 point par an. Au final, selon Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT, "la perte de pouvoir d'achat pour les fonctionnaires sera sensible".

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 08:02

 

2012

Conformément au souhait de Christian JACOB, Président actuel du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, Pierre MEHAIGNERIE, Président sortant et bientôt sorti de la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale, a convoqué, mardi 5 juin à 12h, les membres de la commission pour une audition du Gouvernement au sujet du projet de décret ouvrant droit à la retraite à 60 ans pour les salariés qui ont commencé à travailler jeunes et qui ont leurs annuités de cotisations.

Ce débat est une manœuvre politicienne de la part de l’UMP pour maintenir une des nombreuses inégalités créées sous la mandature de Nicolas SARKOZY.

 

La gauche tiendra l’engagement pris par François HOLLANDE de rendre leurs droits aux Français. Le projet de décret du Gouvernement de Jean-Marc AYRAULT permettra de revenir sur cette mesure injuste. C’est une question fondamentale de justice sociale, que François Hollande tient à rétablir. Sa décision est en totale adéquation avec le mandat que lui ont accordé les Français en l’élisant Président de la République le 6 mai dernier.

 

Face à cette manipulation visant à perturber le calendrier électoral sur la base d'arguments fallacieux, Catherine LEMORTON, Vice-présidente de la commission des Affaires Sociales, avec l'ensemble de ses collègues socialistes, ne participera pas à cette réunion.

 

Catherine LEMORTON, Députée de Haute-Garonne (PS)

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 18:47

Social-Eco - le 14 Mai 2012

Bernard Thibault : "indispensable de discuter" pour un retour de la retraite à 60 ans

Le secrétaire général de la CGT a estimé lundi "indispensable de discuter des modalités d'application" du premier décret que François Hollande doit publier pour permettre de revenir à la retraite à 60 ans, une mesure qu'il a qualifiée d'"événement en Europe".


"Dès lors qu'il s'agit d'un décret permettant de revenir sur des dispositions concernant la retraite, autrement dit réinstaurer le droit au départ à 60 ans pour certaines catégories de Français, il est indispensable de discuter des modalités d'application, chacun a repéré qu'il y avait certaines zones de flou (...)", a commenté Bernard Thibault sur RTL (vidéo ci-dessous). Après consultation des partenaires sociaux, François Hollande doit publier avant fin juin un décret pour permettre aux salariés ayant travaillé dès 18 ou 19 ans de partir à la retraite à 60 ans s'ils ont cotisé 41 ans. Toute la question est de savoir si les trimestres "validés" (chômage, maladie, maternité) seront aussi pris en compte alors que le président élu a toujours parlé de trimestres "cotisés" donc travaillés.

 

Interrogé sur l'existence d'un désaccord sur ce point avec François Hollande, le leader de la CGT a plaidé pour que "les modalités d'application soient plus larges que celles qui ont été annoncées jusqu'à présent", avant de comparer cette première du gouvernement de Hollande à un "événement en Europe". "Ce sera la première fois depuis très longtemps qu'un gouvernement reviendra en arrière sur ce cycle infernal d'un recul sans cesse de l'âge légal de départ en retraite", a-t-il affirmé.

 

A propos de la revalorisation du Smic, Bernard Thibault a déclaré que "notre référence, c'est 1.700 euros de Smic par mois (...) et nous pensons que c'est le minimum, décemment". "Il y a un acte politique possible de la part du gouvernement déjà sur le montant du Smic mais plus largement sur les conditions d'application (...). Il y a aussi, au-delà du montant du Smic, à fixer des mécanismes plus automatiques", a-t-il affirmé.

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 01:52

 droit à la retraite à 60 ans sans décote !

"Ce n’est pas possible de ne pas respecter : le retour de l’âge de la retraite à 60 ans pour tous"

 

François Hollande a hélas, détaillé, sur RTL, ce qu’il envisageait à propos de la retraite à 60 ans en cas de victoire de la gauche en 2012. Elle ne concernerait que les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et disposant déjà de « tous leurs trimestres » pour une retraite à taux plein. Et pour les autres? « Ceux qui n’ont pas leur durée de cotisation ne le pourront pas », a précisé le candidat du PS remettant en cause ce qui était acquis dans le projet PS. « Il ne l’avait certes pas promis pendant les débats de la primaire socialiste. Mais il n’avait pas non plus contredit Martine Aubry et Ségolène Royal qui prônaient un retour généralisé aux 60 ans » écrit le Figaro qui se réjouit évidemment : « François Hollande entérine en creux le recul de l’âge légal à 62 ans. Il se contente de proposer une exception supplémentaire. Il élargit, ni plus ni moins, le dispositif « carrières longues ».

 

Instaurée par la réforme Raffarin Fillon de 2003 pour les salariés entrés dans la vie active au plus tard à 16 ans, la mesure a été étendue par Éric Woerth aux personnes ayant commencé leur carrière à 17 ans. Là, c’est à 18 ans. Cela devrait ne concerner que 80.000 à 100.000 hommes et femmes par an (entre 1 nouveau retraité sur 6 et 1 sur 8 environ). « Mais avec un âge légal à 62 ans, ceux qui ont commencé à 18 ans doivent encore travailler 44 ans : notre proposition est une proposition de justice, pas d’idéologie » balbutie Marisol Touraine, chargée de ces questions dans l’équipe de campagne de Hollande. … Pourtant la majorité des jeunes, 7 sur 8, confrontés à 25 % de chômage ne trouvent un CDI qu’à 29 ans, ce qui signifie pour eux une retraite à 70 ans au moins. « C’est juste impossible »


François Hollande a implicitement admis que la durée de cotisations avait encore vocation à augmenter, parlant sur RTL de « 41 années, voire 42 années de cotisation » (elle est actuellement fixée entre 40,75 ans, pour la génération 1951, et 41,5 ans pour la génération 1955 et les suivantes). Mais c’est impossible alors que les salariés font en moyenne, dans la vie réelle, 35 annuités. Ils sont licenciés, inaptes, malades, au chômage dans 2 cas sur 3 à partir de 55 ans : exiger d’eux 42 annuités, c’est 7 ans de décote ! C’est une véritable agression contre le niveau des retraites : c’est impossible pour la gauche de défendre cela contre 75 % de l’opinion et contre les 8 millions de manifestants de 2010.

 

50 arguments pour le droit à une vraie retraite à 60 ans pour tous:

Sinon, c’est le chômage qui va gagner

1. L’âge de la retraite recule ? le chômage avance.

2. Il n’y aura pas de recul du chômage de masse record (5 millions) sans réduction du temps de travail.

3. C’est un non-sens d’allonger les durées de cotisations (ou de faire faire des heures supplémentaires) quand on a 5 millions de chômeurs.

4. L’autre seul résultat c’est que ceux qui ne seront pas en retraite seront inscrits au chômage…

5. 2 salariés sur 3 sont au chômage, licenciés, inaptes, malades, autour de 55 ans.

 

 

Les jeunes seront aussi pénalisés

6. Il y a 25 % de chômeurs parmi les jeunes actifs, pourquoi pousser à ce que les « seniors » travaillent plus, s’il y a une priorité cela doit être pour les jeunes, priorité à la jeunesse !

7. 3 jeunes sur 4 ne trouvent un boulot en CDI qu’à partir de 29 ans. 41 annuités c’est la retraite à 70 ans assurée.

8. Ceux qui commencent à travailler « tôt » vers 16, 17, 18 ans sont 1 ou 2 jeunes sur 8.

9. Et même ceux qui commencent à travailler tôt ont des périodes de chômage qui ne sont pas prises en compte à 100 % dans les annuités.

Un salarié qui a travaillé toute l’année peut avoir moins de 4 trimestres validés si sa rémunération est faible. Ce n’est pas la durée de travail dans l’année qui détermine le nombre de trimestres validés mais le montant des salaires soumis à cotisations retraite. Beaucoup ne parviendront pas à avoir suffisamment de trimestres validés à l’âge de 60 ans, ni probablement d’ailleurs à 62. Puisqu’il faut percevoir un salaire de 1772 € brut pour valider un trimestre. Ce qui veut dire qu’un temps partiel au SMIC travaillant 4 trimestres à l’année n’en valide que 3 !Ainsi, les gens n’ayant pas fait d’études auront le « droit » à la double peine

* Contrats précaires et petits salaires dans leur vie active

* Retraites amputées à 67 ans

Pensons aux caissières d’hypermarchés. Mais qui les avertit et qui se soucie d’elles ? Le calcul de la retraite imposé par Balladur sur les « 25 meilleures années » est ségrégationniste contre les jeunes et pauvres.

 

C’est la santé des salariés qui est danger

10. L’espérance de vie « en bonne santé » selon l’INSEE est de 63 ans pour les hommes et de 64 ans pour les femmes (59 ans pour les ouvriers, 69 ans pour les cadres). Toujours selon l’INSEE, en France, l’espérance de vie en bonne santé pour les hommes a baissé de 2007 à 2008, de 63 à 62,4 ans.

11. Entre 55 et 60 ans, 2 maladies sur 3 sont liées au travail, entre 60 et 65 ans, 3 maladies sur 4 sont liées au travail.

12. La biologie du corps humain n’a pas changé entre 55 et 65 ans. TOUS les métiers sont pénibles. Physiquement et mentalement. Vous voyez un vieil instituteur de 62 ans devant ses élèves ? Un chauffeur-livreur à 59 ans ? Une femme de service de nettoyage à 61 ans ? Un cadre stressé de 60 ans en compétition avec des « jeunes » cadres ? Et un ouvrier du bâtiment de 55 ans devant son marteau piqueur ?

13. La principale maladie professionnelle ce sont les TMS, (troubles musculo squelettiques) elles augmentent de 18 % par an depuis l’an 2000.

14. Dix millions de salariés sur 24 ont des métiers pénibles physiquement (horaires atypiques = 5 millions, dont 2,3 de nuit ; port de charges divers = 5 millions) et les autres subissent une pénibilité mentale de plus en plus forte (burn out, suicides, harcèlement, stress, troubles psychosociaux, précarité, surexploitation, un milliard d’heures supplémentaires impayées..).

15. Mais ce ne sont plus les « coups de grisou » qui tuent comme il y a un siècle : ce sont les accidents cardiaques et vasculaires. 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires : entre 1/3 et 50 % sont liés au travail.

 

… alors que la fiabilité des prévisions démographiques est contredite par la réalité

16. Les prédictions de ceux qui disaient qu’on ne peut payer les retraites pour des raisons démographiques sont toutes tombées à l’eau : ils prévoyaient 350 000 naissances par an à partir de 2000, on a eu 850 000 enfants par an depuis l’an 2000.

17 : Il y a un « pic » de retraités entre aujourd’hui et 2036. Ensuite ça retombera jusqu’en 2060 où cela remontera. Il suffit d’ajuster le taux des cotisations en fonction des variations année par année.

18 : L’ajustement des cotisations sociales retraites peut se faire en temps réel, d’un an sur l’autre, selon les variations démographiques, directement de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite. Pas besoin de « placer » de l’argent en courant tous les risques dans des fonds de pension aléatoires que les spéculateurs dilapideront dans les îles Caïman.

 

La durée de cotisation réelle moyenne devrait être la référence

19. Pourquoi avoir réduit la durée du travail sur la semaine si c’est pour l’allonger sur la vie ?

20. Celui qui prétend allonger la durée de cotisations est impuissant à agir sur le réel : actuellement elle recule depuis 10 ans en pratique vers 36 et vers 35 annuités. Aucune des promesses patronales d’aller à l’inverse pour les « seniors »  n’est entrée en pratique.

21. Prétendre imposer – sur le papier – 41 ou 42 annuités, le SEUL résultat, puisque la moyenne des salariés ne peut cotiser que 36 ou 35 annuités, c’est 6 ou 7 ans de décote. Comment admettre d’allonger des annuités qui ne seront jamais effectuées et donc baisser les plus petites retraites ?

22. Reculer l’âge de départ en retraite à pour seul effet pratique de baisser le niveau des retraites réintroduisant la misère chez les vieux.

23. Il faut prendre comme référence le nombre d’années réellement cotisées dans la vie réelle et non pas l’allongement aléatoire de l’espérance de vie.

24. Par exemple, si la moyenne réelle des annuités cotisées dans la vie réelle des salariés est de 35 annuités, la référence retenue pour une retraite à taux plein doit être de 35, si elle est de 36 cela doit être 36, si elle monte à 37, cela doit être 37…

25. Mais mettre un objectif inatteignable à 41 ou 42 annuités, c’est faire sauter les gens à la perche sans perche, le seul résultat actuel est qu’ils ont une retraite plus basse et non pas qu’ils travaillent plus.

26. Depuis 8 ans AUCUNE raison « nouvelle » de repousser l’âge réel de la retraite. Aucun effet d’entraînement dans l’emploi des seniors. Les salariés cotisent MOINS longtemps en moyenne ! 36 annuités seulement ! Pour sortir de la crise, il ne faut pas baisser salaires et retraites mais les augmenter !

27. Raison de plus pour ne pas prendre l’espérance de vie comme référence, c’est trop aléatoire : l’espérance de vie régresse aux Etats-Unis depuis plusieurs années, elle régresse aussi depuis trois ans en Allemagne. Travailler plus longtemps vous mourrez plus tôt.

Des conditions bien plus dures que dans le reste de l’Europe

28. En Allemagne, en Italie, en Espagne, c’est 35 annuités pourquoi 41 ou 42 ici ? Sarkozy a fait la pire réforme contre le droit à la retraite de toute l’Europe.

29. En Allemagne, la droite veut fixer les départs à 67 ans, mais en 2029… c’est remis en cause par les syndicats qui l’avaient, hélas, signé parce qu’actuellement, la moyenne des départs est autour de 58 ans…

30. En Grande-Bretagne, ils annoncent 68 ans… en 2048 ! Ici, en France, Sarkozy a imposé 67 ans pour le taux plein en 2018, c’est-à-dire demain ! Il faut abroger la loi Sarkozy-Woerth.

31. En Allemagne, ce n’est pas du tout pareil qu’en France, parce que nous, on vit un « boom » démographique depuis l’an 2000, 2,04 enfants par femme, en Allemagne c’est 1,4 enfant par femme.

 

Un projet politique pour tous

32. 60 ans c’est un DROIT ce n’est pas une obligation ! Mais encore faut-il que ce DROIT soit pour tous ! « d’ordre public social ».60 ans c’est une référence pour tous, un objectif réaliste, contrôlable, clair TOUS ENSEMBLE.

33. 100 000 hommes et 50 000 femmes meurent entre 60 et 62 ans, Avec 41 ou 42 annuités, ils mourront sans un seul jour, une seule semaine, un seul mois de retraite après avoir cotisé toute leur vie.
34. La « retraite à la carte » c’est le slogan du Medef : pour complexifier le système et le rendre illisible, pour qu’il n’y ait plus d’ordre public social, que les salariés ne soient plus solidaires. C’est comme la durée du travail « a la carte », le SMIC à la carte… La règle ne sera plus fixée en raison des besoins humains mais en raison des exigences de la productivité.

35. 60 ans c’est déjà trop. On doit exiger la retraite à 55 ans dans le bâtiment et dans tous les métiers très pénibles.

36. Il ne faut vivre pas moins bien que nos parents : retraites à 60 ans, 35 annuités, à 75 % du salaire calculé sur 10 meilleures années, indexées sur les salaires (ce que proposait encore Lionel Jospin en juin 1997)

37. Sinon on subit la double facture : travailler plus longtemps après 60 ans et gagner moins, une majorité de gauche ne peut aller dans ce sens = austérité = récession = crise aggravée = chômage.

 

Respecter la démocratie à tous les niveaux

38. Démocratie ! Le seul vote de congrès – unanime – du PS qui a eu lieu c’était à Dijon 2003 pour le droit a la retraite à 60 ans à taux plein. Respectons-le.

39. C’est François Hollande qui avait fait voter le congrès du PS unanime de mai 2003 pour la retraite à 60 ans à taux plein !

40. Démocratie, débat dans le PS et dans toute la gauche, tous les syndicats : branle-bas de combat pour la défense des retraites à 60 ans pour tous. 60 ans c’est majoritaire et dans la gauche politique et dans les syndicats : pour qui on dirige ? Pour le peuple ou pour le AAA ?

41. De toute façon, il y a un risque de ne pas gagner si c’est se trouver en porte-à-faux avec 75 % de l’opinion et les 8 millions de manifestants de 2010 (rien ne s’oublie) qui veulent abroger la loi scélérate Sarkozy-Woerth de pillage de nos retraites : il va falloir s’en rendre compte.

42. Oui, il faut écouter les 8 millions de manifestants et 75 % de l’opinion, il faut que François défende la retraite à 60 ans.

43. On votera François Hollande ( déclaration bizarre au vu de ce qui précède et de ce qui suit, car ce serait donner quitus à Hollande, quoi qu'il fasse? NDLR), mais nous luttons pour exiger qu’il respecte le rétablissement de l’âge légal de départ à 60 ans.

 

Des richesses, il y en a !

44. La « dette » a bon dos pour justifier qu’on ne peut payer les retraites ni hausser les salaires. Elle est la conséquence de choix réalisés par Sarkozy qui veut nous la faire payer. En France, on n’a pas un problème de dette mais de recettes.

45. Ne pas céder au chantage des officines de droite qui s’auto intitulent « agences de notation ». Ils ne proposent jamais d faire payer les riches mais de baisser les salaires et retraites des plus modestes

46. Ne pas céder au chantage des fonds de pension qui veulent siphonner les retraites. Ne jamais les croire, ne jamais leur confier un seul sou de nos retraites : ils vous prendront tout et ils vous voleront tout, le dilapideront dans les caves à « subprimes » et autres paradis fiscaux des Bahamas.

47. La France a 87 % de dette/PIB à cause de Sarkozy qui a vidé la « cagnotte publique » de Lionel Jospin, et remplit les « cagnottes privées » en faisant 24 points de dettes en plus en cinq ans (de 63 à 87/PIB). Mais la France avait 290 % de dette/PIB en 1945 et pourtant elle a mis en place la Sécu et les retraites à ce moment-là.
48. La France est 2,5 fois plus riche qu’en 1982 quand la retraite à 60 ans a enfin été mise en place.

49. Salaires et cotisations sociales sont trop bas depuis + de 20 ans, la France n’a jamais été aussi riche, elle peut payer les retraites à 60 ans.

50. Le COR l’a expliqué et démontré : avec 0,35 % seulement d’augmentation des cotisations sociales par an d’ici 2036, les retraites à 60 ans (35 annuités, 75 %, 10 ans, > au Smic, indexées sur salaires) sont garanties et payées.

 

Conclusion :

Convainquons, battons-nous, nous sommes la majorité non seulement de la gauche, du salariat, mais du pays tout entier. Qu’on n’ait pas convaincu Sarkozy ce n’est pas une surprise, hélas, vu le personnage et sa politique 100 % réactionnaire, mais ce n’est pas tolérable, il n’a pas écouté le peuple. Lui, il est pour la retratie à 70 ans et 45 h sans gain de salaire.

Mais François Hollande est candidat et socialiste, lui, il peut et doit entendre davantage(1)


(1) Hélas, il réitère ces propositions de recul de l'âge de la retraite à 61 voir 62 aans, et plus encore pour après. Je préfère voter Front de gauche directement, Mélenchon au 1er tour des Présidentielles et le candidat du Front de gauche aux législatives, qu'il soit PCF, PG ou GU ou autre composante du Front, car eux se prononcent pour la retraite à 60 ans à taux plein avec 37,5 ans de cotisations comme avant 2003, et financent la mesure. C'est plus sûr!

PS : La gauche socialiste toute entière combat pour le respect du droit à la retraite à 60 ans :
- En mai 2003 nous avions fait voter la retraite à 60 ans à taux plein,
- En juillet 2006 nous avions fait écarter « la retraite à la carte »,
- en janvier 2010 fait ré affirmer la retraite à 60 ans.
Depuis nous avons empêché que soient votées les 41,5 annuités, elles ne le sont toujours pas officiellement, certains dirigeants pratiquent par coups de force tellement il y a de résistances dans la base du parti ! Alors c’est « renvoyé à la négociation avec les syndicats » :

Donc s’il vous plait faites tous et toutes le boulot, argumentez, argumentez, argumentez comme en 2010, dans TOUS les syndicats aussi pour que la position finale soit correcte !

Cet article a été écrit par Gérard Filoche, publié le 15 décembre 2011 à 17:39, classé sous

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 09:33

Où est passé l'engagement du PS de rétablir la retraite à 60 ans ?


Lundi 14 décembre sur RTL, François Hollande a précisé la réforme des retraites qu'il entend mettre en œuvre s’il était élu Président de la République.

 

Ceux qui ont commencé à "travailler à 18 ans" et qui cumulent "41 ou 42 années de cotisations" pourront partir en retraite à 60 ans.

 

C’est un peu court. Où est passé l'engagement du projet socialiste de rétablir l'âge légal de départ en retraite à 60 ans ?

 

François Hollande recule aussi sur la pénibilité. Alors que l'accord EELV-PS stipule que le droit de partir à 60 ans sera rétabli pour ceux ayant commencé à travailler tôt et ayant exercé des métiers pénibles, le candidat socialiste a confirmé qu'un départ anticipé à 60 ans ne sera pas automatique mais que les conditions seraient renvoyées à une négociation entre partenaires sociaux.

 

Quelle audace !

 

Pour rassembler, pour répondre aux enjeux de la période, la gauche a besoin d'une orientation différente, en rupture avec les politiques régressives des dernières années. Il s'agit donc de rétablir la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions donnant droit à des départs anticipés. Aucun salarié ne devra toucher de retraite inférieur au Smic. Le financement des retraites peut et doit être assuré, notamment par un cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires.

 

Olivier Dartigolles
directeur adjoint de campagne de Jean-Luc Mélenchon

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:21

FH.jpgOn avance, on avance... Invité ce matin de Jean-Michel Aphatie sur RTL, François Hollande a précisé les contours des changements à la réforme des retraites qu'il entend mettre en œuvre si jamais il était élu président de la République dans cinq mois. Le candidat socialiste a promis de permettre aux salariés ayant commencé à "travailler à 18 ans" et qui cumulent "41 ou 42 années de cotisations" de partir en retraite à 60 ans. Soit, ni plus ni moins, que de rajouter une étape au dispositif des "carrières longues", institué en 2003 pour les salariés aux carrières complètes ayant commencé à travailler à 14 ans et étendu en 2007 à ceux ayant débuté à 17 ans. Dans la réforme Fillon de l'année dernière, tous ceux qui ont commencé à travailler avant 17 ans (inclus) peuvent prétendre à partir à 60 ans s'ils ont une carrière complète.

 

Outre le flou sur la durée de cotisations nécessaires (41 ou 42 ans), on est donc très loin de la promesse socialiste de revenir sur la réforme Fillon de report à 62 ans de l'âge de départ, d'autant que les effectifs concernés se font de plus en plus rares : pas évident, en effet, d'avoir pu se constituer une carrière complète quand on a commencé à 18 ans. Le chômage et la crise ont morcelé les carrières ces dernières décennies et l'extension du dispositif des carrières longues aux 18 ans devrait donc concerner peu de monde...

Pis, François Hollande recule surtout sur la pénibilité. Alors que l'accord EELV-PS stipule que le droit de partir à 60 ans sera rétabli pour ceux ayant commencé à travailler tôt et ayant exercé des métiers pénibles. Gêné aux entournures, le candidat socialiste a confirmé qu'un départ anticipé à 60 ans ne sera pas automatique mais que les conditions seraient renvoyées à une négociation entre partenaires sociaux. Vu la difficulté qu'ont eu syndicats et patronat à s'entendre sur la question de 2003 à 2008, on peut craindre le pire... De là à dire que le candidat socialiste renvoie aux calendes grecques la prise en compte de la pénibilité au travail en matière de retraite, il n'y a qu'un pas que l'on peut aisément franchir.

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 23:26

Social-Eco - le 8 Novembre 2011

Retraites : "le mépris à l'égard des partenaires sociaux" selon la Cnav

Le nouveau président de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), Gérard Rivière a déploré mardi "la méthode brutale et cavalière" du gouvernement qui a décidé d'accélérer l'application de la réforme des retraites, ajoutant qu'il n'avait été "ni consulté, ni informé" en amont.


"Ils n'ont sans doute pas mon numéro de téléphone portable", a ironisé, Gérard Rivière (FO), élu le 4 novembre dernier à la place de Danièle Karniewicz (CFE-CGC) à la présidence de la Cnav. Il a regretté "le mépris affiché à l'égard des partenaires sociaux et du conseil d'administration" de la Cnav, qui gère le régime général des retraites. Gérard Rivière a observé que la loi repoussant progressivement à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite aurait "un an demain". Et on n'a même pas mis une année à remettre en question un calendrier de montée en charge", a-t-il regretté, en affirmant que c'était "la première fois".

 

Le nouveau président de la Cnav a par ailleurs également jugé "parfaitement injuste d'avoir désindexé les prestations familiales". "Lorsqu'on enlève 1 point ou 1,2 de revalorisation des prestations familiales, on est dans le dur de la consommation parce que les prestations familiales n'alimentent pas le livret A, que je sache, et encore moins l'assurance-vie", a estimé Gérard Rivière.

 

Il a indiqué que le conseil d'administration de la Cnav se réunirait le 17 novembre pour étudier le projet de loi rectificatif de financement de la sécu.

 

Selon le plan de rigueur présenté lundi par le gouvernement, le recul de l'âge de la retraite de 60 à 62 ans va arriver plus vite pour les salariés nés entre 1952 et 1955, qui devront rester au travail de un à quatre mois de plus que ce que prévoyait la réforme de novembre 2010.

 

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BRUNO FORNACIARI

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