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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 05:46

 

Pierre Gattaz tient la rampe

SOCIAL-ECO -  le 18 Juin 2013

 

Avec Pierre Gattaz, le Medef sera antisocial

 

 

Selon un sondage ce mardi, les chefs d'entreprise attendent du successeur de Laurence Parisot au Medef qu'il soit combatif à l'encontre des contraintes pour le patronat, quitte à ferrailler avec le gouvernement. Le profil type de Pierre Gattaz, assuré de devenir le patron des patrons le 3 juillet prochain.

Pierre Gattaz a de l’appétit. Dans une tirade assimilant le Medef à un rôle de colégislateur, il compte bien «proposer au gouvernement que l’on pilote le projet de loi de finances 2014 ensemble». La taxe à 75% sur les hauts revenus et l’impôt de solidarité sur la fortune, considérés comme des «symboles politiques dogmatiques», devraient, réclame-t-il, être supprimés. Dans la foulée, le candidat à la succession de Laurence Parisot réclame de nouvelles «mesures de 
compétitivité», en plus du crédit d’impôt octroyé par le gouvernement aux entreprises pour un montant annuel de 30 milliards d’euros: ressortant le principe d’une TVA antisociale et appuyant l’idée d’une baisse drastique des dépenses publiques pour l’assurance maladie, en particulier, il propose un transfert de 50 milliards d’euros de « charges » (de cotisations) sur le travail vers la fiscalité pour moitié. "Les 25 autres milliards pourraient être gagnés sur la protection sociale en général, en optimisant la gestion", a-t-il expliqué la semaine dernière au Monde.

Chantage aux reculs sociaux

En matière de « dialogue social », Pierre Gattaz se glisse dans les pas de son père. À l’été 2010, dans la revue Commentaire, Yvon Gattaz, président du CNPF de 1981 à 1986, livrait une pensée diablement antisociale: «De façon sociétale, les syndicats ont été nécessaires au XIXe siècle, utiles puis abusifs au XXe. Inutiles et nuisibles au XXIe, ils doivent disparaître. » Pour le fils, il s’agit, en matière de droit social, de privilégier les accords d’entreprise, au détriment des négociations interprofessionnelles et a fortiori de la loi. Citant l’accord de compétitivité chez Renault, le patron de Radiall, une entreprise moyenne dans le secteur aéronautique, propose d’adopter un «principe de subsidiarité». «A l’avenir, on ne négociera plus au niveau le plus élevé ce qui peut être négocié, avec une plus grande efficacité et de façon plus pertinente, à un niveau plus proche des réalités du terrain», prévient-il. Avec de telles conceptions, le patronat de combat compte bien exercer son chantage aux reculs sociaux dans toutes les entreprises demain.

Défenseur de ses pairs

Les salariés, les chômeurs ou les retraités n'ont rien à attendre de lui. Relever les cotisations de l'assurance chômage est "la ligne jaune à ne pas franchir". Quant au financement du régime des retraites, il devra essentiellement être porté par les Français eux-mêmes, via un allongement brutal de la durée de cotisation de 41 ans à 43 ans dès 2020 et un recul de l'âge légal de départ à la retraite. En revanche, le futur président du Medef se fait le farouche défenseur des intérêts de ses pairs. Lundi, il a trouvé "remarquable" le nouveau code de bonnes pratiques encadrant la rémunération des patrons, qui ne combat qu'à la marge les abus. Et il prévient déjà qu'une pression trop accrue de l'Etat dans le domaine: "Il ne faut pas être plus royaliste que le roi".

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    Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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    31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 04:53

     

    SOCIAL-ECO -  le 30 Mai 2013

     

    Diktats, l'éditorial de Michel Guilloux

     

     

    Une déclaration de guerre, voilà ce à quoi fait penser la lecture des propositions économiques de la Commission européenne à la France. Le texte que soumet le cénacle de dirigeants européens non élus au prochain Conseil européen ressemble plus à une suite de diktats qu’aux « recommandations » de son intitulé. Les retraites sont en première ligne.

    Les pensions ne devraient plus pouvoir être revalorisées en tenant compte a minima de l’inflation. L’âge légal de départ devrait être augmenté, tout comme la durée de cotisation. La Sécurité sociale et les budgets des collectivités territoriales devraient être soumis aux mêmes critères d’austérité que le budget 
de l’État. La concurrence dans le secteur des services doit être renforcée. Dans le secteur ferroviaire, les transports intérieurs doivent être ouverts à la concurrence ; dans celui de l’énergie, et avec le même objectif, il faudrait 
en finir avec les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité pour les entreprises. En matière de fiscalité, il faudrait encore réduire les taux de l’impôt sur les sociétés 
comme sur le revenu mais augmenter les impôts indirects tels les taux réduits de TVA...

    Rarement, en si peu de mots, la logique du néolibéralisme le plus débridé, le plus antisocial, 
le plus inefficace économiquement n’aura cherché 
à s’imposer. La brutalité des mesures s’accompagne de l’ordre aboyé aux dirigeants français de venir rendre compte de leurs « progrès » dans leur mise en œuvre 
« au moins tous les six mois ». Nous n’oublierons pas 
une formule qui revient tel un leitmotiv tout au long : aucune décision ne doit permettre d’augmenter salaires 
et pouvoir d’achat, 
ni imposer aux entreprises de nouvelles règles ou taux de contribution sociaux.

    Que répondent les dirigeants de la France à pareille morgue qui n’avait d’égal que le ton, 
la politique et le programme de Nicolas Sarkozy et de ses alliés de Bruxelles et de Berlin ? 
« Nous ferons les réformes » demandées déclare le premier ministre mais « à notre manière ». Mardi, répondant 
à l’interpellation à l’Assemblée nationale du communiste André Chassaigne, sur l’héritage du programme du Conseil national de la Résistance, l’hôte de Matignon assurait que la ligne suivie aujourd’hui allait dans le sens de la garantie de ses acquis. Dès le lendemain, un démenti est apporté. Comment concilier progrès social et efficacité économique quand on prend le risque de s’engager durablement dans la voie de l’austérité pour tous 
les budgets publics, la diminution des recettes, la remise en cause de services publics hérités du Front populaire 
et du CNR, le transfert via la TVA sur les plus pauvres 
de la charge de l’impôt ?

    La croissance ne peut être au rendez-vous, 
le chômage de masse durable, si. Le président de 
la République aime se référer au modèle Schroeder, pour prouver son engagement socialiste. Au vu du cortège de misère de masse et de contrôle social des chômeurs qu’il 
a entraînés en cogestion avec la droite, cela ressemble plus à un blairisme « présentable » qui trouve sa traduction véritable dans les « recommandations » bruxelloises. Elles ont au moins un mérite : poser noir sur blanc ce qui attend le pays. Les faire connaître, alerter, mettre en débat des solutions alternatives constitue autant de conditions 
à des ripostes populaires éclairées. Déjà les syndicats 
de cheminots appellent à la grève face aux risques pesant sur la SNCF. À l’initiative du PCF et du Front 
de gauche, plus de 28 organisations de toute la gauche se retrouveront le 16 juin pour des Assises du changement. Elles sont nécessaires et il est urgent.

    La Commission européenne se livre à une série d’attaques sans précédent contre 
le modèle hérité 
du CNR.

    Par Michel Guilloux

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    29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 19:08

     

    Nicolas Doze sur BFM-TV réclame une "réforme sur le marché du travail et sa rigidité réforme sur les retraites; réforme de la libéralisation des professions qui sont encore sous numerus clausus"

    MÉDIAS -  le 29 Mai 2013

     

    Le choeur des éditorialistes économiques chante les "réformes structurelles"

     

     

    Comme le démontre une nouvelle fois Acrimed, la grosse artillerie néolibérale est de sortie ces dernières semaines dans les médias audiovisuels pour bourrer le crâne des Français au sujet de ces réformes qui visent à amoindrir les protections sociales.

    L'observatoire des médias a une nouvelle fois mis la main dans le cambouis des "éditos éco" diffusés par les radios et les chaînes télé d'information. Un constat s'impose: c'est fou ce que ces "spécialistes" de la chose économique cognent tous dans le même sens: pousser François Hollande et le gouvernement Ayrault à amoindrir les protections sociales et les dépenses publiques, via les prochaines négociations sociales concernant les retraites et l'emploi.

    Concrètement, cela donne ceci:

    • Nicolas Doze sur BFMTV: "Ce n’est plus possible de reculer sur les trois réformes attendues et exigées par le reste de l’Europe: réforme sur le marché du travail et sa rigidité  réforme sur les retraites; réforme de la libéralisation des professions qui sont encore sous numerus clausus."
    • Éric Le Boucher, sur  Europe 1: "Réforme des retraites, baisse des dépenses de santé, recul des crédits aux collectivités locales et surtout plus de réformes structurelles pour la compétitivité."
    • Dominique Seux, sur France Inter: "Les dépenses publiques, si rien n’est fait, seront en 2014, pour la première fois, les plus élevées des 27 pays européens, au-dessus du Danemark, à plus de 57% du PIB. À ce niveau, ce n’est plus de l’aspirine, c’est de la morphine, c’est-à-dire une drogue."
    • Christian Menanteau, sur RTL: "Il va falloir apprendre à gérer sobrement, reformer les prestations sociales, les retraites, les allocations chômage et ça va être d’autant plus indispensable que la corde de rappel allemande ne va pas disparaître.

    Olli Rhen, maître à penser

    Tous paraphrasent leur maître actuel, le commissaire européen chargé des affaires économiques Olli Rehn. Ce dernier explique tranquillement: "Il est encore plus important que le gouvernement français, le Parlement et les partenaires sociaux se mettent d'accord sur des réformes structurelles du marché du travail, des retraites et qu'il ouvre le marché des services." Dans le colimateur de ses "réformes courageuses": le recul de l'âge de la retraite, l'affaiblissement des protections en faveur des travailleurs et du code du travail, la baisse du Smic et l'ouverture à la concurrence de toutes les professions règlementées, sans oublier la privatisation totale des grands groupes publics.

    "Modèle allemand"

    Comme le montre Acrimed, ce bourrage de crâne fonctionne aussi sur le fameux "modèle allemand" que la France devrait forcément suivre, ainsi que sur la rémunération des grands patrons, dont le gouvernement fait bien de ne pas s'occuper.

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    18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 22:59

     

    POLITIQUE

     

    POLITIQUE -  le 9 Avril 2013

     

    Évasion fiscale : "en quelques années, on pourrait résorber le déficit"

     

     

    Eric Bocquet est sénateur communiste du Nord, rapporteur d'une commission d’enquête sur l’évasion des capitaux et des actifs hors de France et ses incidences fiscales. Commission qui a d'ailleurs rédigé 61 propositions pour lutter contre l'évasion fiscale, jusqu'ici largement ignorées par le gouvernement. Peut-être que l'actualité Cahuzac changera la donne. Entretien vidéo.

    • Première question : quel est l'état de l'évasion fiscale en France ?

    Eric Bocquet : "Dans un monde idéal où on maîtriserait l'évasion fiscale, en quelques années, on aurait résorbé le déficit."

    Ou quel est l'état de l'évasion fiscale en France ?

     

    • Quelles sont les principales propositions de ce rapport pour lutter contre l'évasion fiscale?

    Eric Bocquet détaille trois des 61 propositions du rapport. Toutes ont été votées à l'unanimité par les sénateurs de la commission d'enquête, quelque soit leur bord politique. 

    Ou Quelles sont les principales propositions de ce rapport pour lutter contre l'évasion fiscale?

    • Les projets actuels du gouvernement, de « moralisation » de la vie politique, vous semblent-ils une bonne réponse à l'affaire Cahuzac?

    Eric Bocquet : "La transparence, elle fait partie de nos gênes, de nos pratiques, l'engagement des élus communistes, il est là, aussi. Et puis il ne faut pas se tromper d'adversaire. […] La République Française, c'est plus de 500 000 élus, 90 % d'entre eux sont des bénévoles."

    Ou La « moralisation » de la vie politique : une bonne réponse à l'affaire Cahuzac?

    • Au fond, quelle est la différence entre évasion fiscale et optimisation fiscale?

    Eric Bocquet: "La différence entre optimisation et évasion, elle est dans l'épaisseur du mur d'une prison."

    Ou Au fond, quelle est la différence entre évasion fiscale et optimisation fiscale?

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      15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 14:26

      Le Parti communiste français diffuse sur Internet une parodie des vœux de François Hollande.


      2013, rallumons les étoiles par CN-PCF

      Cette polémique confirme l’existence de deux gauches aux orientations inconciliables.

       

      AVEC CET ARTICLE

       

      La vidéo commence avec une Marseillaise sur fond de drapeau français annonçant les « vœux de Monsieur le président de la République ». Défilent ensuite les engagements de campagne de François Hollande confrontés à la politique finalement conduite. Tout y passe : sanctuarisation du budget de la culture, renégociation du traité budgétaire européen, politique de santé, droit de vote des étrangers, augmentation de la TVA, représentation proportionnelle aux élections législatives, lutte contre le monde de la finance et politique industrielle.

      Réagissant à cette charge, le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a dénoncé dans un communiqué, jeudi 27 décembre, un clip « de mauvaise foi, mensonger et caricatural », qui constitue « une faute contre la gauche ». Le PS estime en effet qu’avec cette vidéo, le PCF, principale composante du Front de gauche, fait « la guerre à la gauche », et lui demande donc de « cesser de se tromper d’adversaire ». 

      LE FRONT DE GAUCHE ENTRE MAJORITÉ ET OPPOSITION

      Dès le soir du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, avait appelé ses électeurs à se mobiliser « sans rien demander en échange pour battre Sarkozy ». Bref, à voter pour François Hollande.

      Le Front de gauche n’appartient pas pour autant à la majorité gouvernementale. D’une part, contrairement à 1981-1984 et 1997-2002, où le PCF avait participé au gouvernement, aucun ministre le représentant ne figure dans l’équipe de Jean-Marc Ayrault.

      D’autre part, depuis les élections législatives, ses parlementaires n’ont jamais émis un vote positif lors des grands scrutins qui déterminent l’appartenance à la majorité ou à l’opposition : ils se sont abstenus en juillet sur la déclaration de politique générale de Jean-Marc Ayrault et se sont aussi abstenus ou ont carrément voté contre les différentes lois de finances.

      DEUX GAUCHES INCONCILIABLES

      La vidéo du PCF révèle en réalité un clivage profond qui traverse la gauche depuis le « tournant de la rigueur » de 1983. D’un côté, une gauche ralliée à une forme de « socialisme libéral » ou, afin d’éviter cet oxymore, de « social-libéralisme ». Cette mutation a été favorisée par le rejet de l’étatisme issu du double héritage du socialisme autogestionnaire et du christianisme social qui étaient mêlés au sein de la « deuxième gauche » rocardienne et deloriste.

      En parlant lors de sa conférence de presse du 13 novembre de « socialisme de l’offre », par opposition à un socialisme de la demande, d’inspiration keynésienne, François Hollande – autrefois proche de Jacques Delors – a clairement assumé ce positionnement. De l’autre, une gauche attachée à l’interventionnisme de l’État à travers notamment des nationalisations, la planification, une politique industrielle volontariste, ainsi éventuellement que des mesures protectionnistes.

      UNE RUPTURE AVEC LE PCF NE PEUT ÊTRE COMPENSÉE

      La lutte idéologique entre ces deux gauches, souvent révélée par le débat européen, est à l’origine des départs successifs du PS de Jean-Pierre Chevènement en 1992 puis de Jean-Luc Mélenchon en 2008. Cette gauche antilibérale existe encore au sein du PS, autour d’Arnaud Montebourg et du courant « Maintenant la gauche » d’Emmanuel Maurel, mais c’est aujourd’hui le Front de gauche qui l’incarne électoralement.

      La polémique entre le PCF et le PS risque de plomber la préparation des élections locales de 2014 et 2015. « Étonnant de voir les mêmes qui tapent à bras raccourcis sur le gouvernement et qui négocient les places aux régionales et municipales », s’est ainsi interrogé sur Twitter le député PS du Cher Yann Galut. « Ces caricatures sont insultantes et dangereuses pour l’unité de la gauche», s’est également alarmé Harlem Désir, convaincu que « la France n’a rien à gagner à la division de la gauche » . 

      Reste à savoir si cette fracture idéologique conduira à des changements d’alliances. Rien n’est moins sûr. Contre Gaston Defferre, partisan d’une alliance avec le centre démocrate-chrétien, les socialistes ont opéré en 1965 le choix de l’union de la gauche, avec le PCF, confirmé en 1971 par François Mitterrand. Un choix que personne ne semble vraiment aujourd’hui vouloir remettre en cause, d’autant plus qu’une rupture définitive avec le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon ne serait sur le papier pas compensée par une alliance avec le MoDem de François Bayrou, en déclin électoral.

       

      LAURENT DE BOISSIEU
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        14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 16:01

         


        Interdiction des licenciements boursiers: les députés PS voteront contre


        Les députés PS voteront contre la proposition de loi du Front de gauche sur l'interdiction des licenciements boursiers, considérant que "la lutte contre les licenciements boursiers est déjà engagée", a annoncé mardi l'un de leurs porte-parole, Thierry Mandon.

         

        Sur cette proposition de loi qui sera débattue jeudi à l'Assemblée nationale dans le cadre d'une journée réservée à des textes de groupes parlementaires ("niche"), "nous avons décidé de voter contre puisque notre politique de lutte contre les licenciements boursiers a déjà été en partie engagée", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse après la réunion du groupe socialiste.

         

        L'administration pourra "examiner les plans sociaux au regard de la situation réelle des entreprises, suite à un amendement socialiste à la transposition de l'accord interprofessionnel sur l'emploi. Cela permettra à l'administration, quand elle sera confrontée à des plans sociaux qui sont ni plus ni moins que des licenciements boursiers, d'être beaucoup plus exigeante vis-à-vis des entreprises concernées", a affirmé M. Mandon.

         

        Le député de l'Essonne a aussi mis en avant comme "deuxième volet de cette lutte contre les licenciements boursiers, la proposition de loi que nous avons présentée le 30 avril sur la reprise des sites rentables, outil principal d'incitation aux entreprises qui veulent fermer pour délocaliser à ne pas le faire".

         

        "C'est un enterrement de première classe, un manque de courage alors que ce texte est attendu par les travailleurs", a réagi André Chassaigne, chef de file des députés Front de Gauche, devant la presse.

        "Là aussi, c'est une capitulation", a-t-il ajouté, se référant au renvoi en commission, souhaité par les députés PS, d'une autre proposition de loi de son groupe sur l'amnistie sociale.

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        11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 03:39

        SOCIAL-ECO -  le 30 Novembre 2012

         

        Florange: "Mittal pille tout ce qu'il peut piller", dit Pierre Laurent

         

         

        Le secrétaire national du PCF a plaidé ce vendredi pour une nationalisation de Florange sans verser d'indemnisation à la famille Mittal, propriétaire du site sidérurgique d'ArcelorMittal, qui s'est "largement servie".

        "Peut-être qu'il y a un accord possible, mais si on négocie un accord avec Mittal, il faut tout mettre sur la table, mettons tous les comptes sur la table (dette, dividendes...) et on verra ce qu'on doit à Mittal." Pour le sénateur de Paris, ArcelorMittal a "pillé" Florange, s'est "servi des dividendes confortables", a "endetté le groupe" et "va partir à un moment donné, alors que nous, nous aurons toujours besoin de continuer de consommer de l'acier".

        Le gouvernement a jusqu'à samedi pour trouver une solution de reprise du site de Florange et se mettre d'accord avec ArcelorMittal, sans quoi ce dernier compte fermer définitivement les hauts fourneaux.

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        9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 05:46

         

        POLITIQUE

         

        POLITIQUE -  le 7 Mai 2013

        privatisations

        Denis Durand : "Utiliser autrement le crédit bancaire"

         

         

        Pour Denis Durand, membre de la section économique du Parti communiste, d’autres moyens existent que la braderie d’actions de l’État pour financer les investissements publics.

        Plutôt que les cessions d’actions 
de l’État, n’y a-t-il pas d’autres méthodes pour financer l’investissement public ?

        Denis Durand. On parle de plus en plus de la Banque européenne d’investissement (BEI), alors, osons l’utiliser franchement ! À l’instar de la Banque publique d’investissement en France, la BEI ne propose que des prêts avec des crédits bonifiés pour les PME ; ce n’est pas négligeable mais cela reste très insuffisant. Il faut amener la BEI à financer les investissements du secteur public. Les 120 milliards d’euros du pacte de croissance signé par François Hollande, on ne sait pas où ils sont passés. Autre problème, cette banque se finance aujourd’hui sur les marchés financiers européens et non par 
un recours aux prêts directs auprès de la Banque centrale européenne, ce qui freine toute initiative. Pour que la BEI soit efficiente dans le cadre de financements publics, deux actions sont à opérer : les prêts doivent être accordés à des taux d’intérêt très bas pour que les États s’endettent dans des proportions raisonnables. Deuxièmement, 
les crédits bancaires qui servent 
à financer la spéculation doivent 
être pénalisés.

         

        Au-delà de la sphère européenne, 
y a-t-il d’autres méthodes pour trouver cet argent en France ?

        Denis Durand. Oui, mais il y a des mesures à prendre d’urgence. 
Comme s’attaquer aux marchés financiers, car ceux-ci ne créent pas de monnaie. Or nous devons trouver le moyen de créer de la monnaie pour des projets de création d’emplois, de recherche et de formation. Il faudrait pouvoir se doter d’outils réels, par exemple, créer un véritable pôle public financier.

         

        Cela demande donc un changement 
de cap radical du gouvernement ?

        Denis Durand. En effet, il faut changer de politique économique ! Celle menée depuis un an étouffe le secteur public. Nous sommes dans la spirale infernale de la déflation et de l’austérité qui ne cessent de créer du chômage. Il faut au contraire créer des richesses – même Ayrault le dit. Pour avoir une fiscalité plus forte permettant d’investir. Mais aujourd’hui, avec une politique qui mine les bases de la croissance, il y a une contradiction fondamentale entre le discours, la méthode et, bien sûr, le résultat. C’est pourquoi les forces progressistes telles que le Front de gauche en France et, plus largement, la Gauche européenne, doivent peser de tout leur poids pour inverser la tendance du point de vue politique.

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          7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 06:22

           

          POLITIQUE

           

          POLITIQUE -  le 6 Mai 2013

           

          "Réduire le périmètre du capital public est une erreur" pour Marie-Noëlle Lienemann

           

           

           

          La réduction de la participation de l'État dans le capital de certaines entreprises publiques pour soutenir l'investissement, évoquée dimanche par Jean-Marc Ayrault, est "une erreur", car le capital public est un "atout économique, social et industriel majeur", selon la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, qui appartient à l'aile gauche du PS.

          "Soutenir l'investissement est indispensable. La méthode choisie réduisant le périmètre du capital public est une erreur. Le capital public est un atout économique, social, et industriel majeur pour l'emploi, les services publics et l'indépendance nationale", écrit la sénatrice dans un communiqué.

          "La présence publique au capital de certaines entreprises est essentielle dans les services publics, les secteurs stratégiques ou pour assurer les entreprises françaises avec des capitaux qui défendent le long terme (...) Plus le capital public est fort, moins les objectifs financiers, la production de cash à court terme, les délocalisations et l'obsession de la valorisation boursière peuvent s'imposer face à l'avenir industriel, le maintien des emplois ou la qualité du service public", poursuit Marie-Noëlle Lienemann, du courant "Maintenant la gauche", l'aile gauche du PS. "Le capital public dans l'industrie est un gage de pérennité et d'avenir et d'indépendance nationale. Dans les entreprises de services publics, c'est une garantie de ne pas sacrifier l'intérêt général aux profits", souligne la sénatrice.

          "Chaque fois que la gauche a accepté de réduire ce périmètre, elle a fait l'amer constat de la fragilisation de l'emploi, de la réduction des capacités productives en France et au passage d'un désamour majeur des français, singulièrement du peuple de gauche qui refuse cette logique néolibérale", relève-t-elle encore. Selon Marie-Noëlle Lienemann, "on aurait pu attendre un signe plus positif en direction de la gauche en cet anniversaire de la victoire de 2012".

          Jean-Marc Ayrault a expliqué dimanche soir sur TF1 que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l'Etat dans le capital "d'un certain nombre d'entreprises publiques" pour consacrer ces sommes à l'investissement. "Pas pour boucher les trous du budget", a-t-il précisé.

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            7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 06:19

             

            POLITIQUE

             

            POLITIQUE -  le 6 Mai 2013

             

            Vente des participations de l’Etat : une absurde stratégie court-termiste

             

             

            Jean-Marc Ayrault a confirmé que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l'Etat dans le capital "d'un certain nombre d'entreprises publiques", pour consacrer ces sommes à l'investissement. C’est accepter de perdre son droit de regard sur certains choix industriels stratégiques, mais aussi sabrer une source de revenu pour l’Etat sur le long terme.

            "Nous envisageons que dans un certain nombre d'entreprises publiques où le taux de participation de l'Etat en tant qu'actionnaire est très important, nous puissions dégager une partie pour financer l'investissement, pas pour boucher les trous du budget", a déclaré le Premier ministre dimanche soir au JT de TF1.
            Et la vente des bijoux de famille a commencé. Rien que le mois dernier, le ministère de l'Economie a annoncé avoir vendu 3,12% du capital de Safran, soit 13 millions d'actions, ce qui lui a rapporté 448,5 millions d'euros. La vente de titres EADS a déjà rapporté près de 1,2 milliard d'euros à l'Etat français, en avril également.

            Une double erreur

            Une somme qui peut paraître importante, mais à comparer aux dividendes, « rente », que ces participations apportent à l’Etat s’élève ces dernières années entre 4 et 5 milliards d’euros annuellement (cf. projets de loi de finances). Un revenu que l’Etat ampute à chaque fois qu’il vend ses participations. Un des plus gros contributeurs au budget de l’Etat est GDF-Suez, 1,4 milliards en 2012. Et le gouvernement envisage d’en vendre une partie. 
            Vision économique à court terme, mais aussi erreur stratégique. Vendre des participations c’est s’enlever du pouvoir de contrôle sur les décisions du groupe. C’est la participation de l’Etat au capital de France Telecom qui a permit d’éviter de brader Dailymotion. C’est aussi ce qui aurait pu lui permettre, avec un peu de volonté politique, d’empêcher la stratégie de délocalisation à tout crin chez Renault…

            Le Premier ministre entend utiliser ces sommes pour investir sur 10 ans, dans les domaines du numérique et nouvelles technologies, de la transition énergétique, de la santé et des grandes infrastructures. Le détail du plan sera dévoilé au cours des prochaines semaines. Privatiser pour investir sur l'avenir, c'est bien la preuve que le gouvernement est toujours dans sa logique d'austérité.
            Cette annonce, le soir même de la grande marche du 5 mai, est aussi un message politique adressé à la gauche. Le signe que le gouvernement, s’il a entendu, n’a pas l’intention d’écouter.

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            Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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