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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 23:44

7 février 1992 : traité de Maastricht, un rappel nécessaire et utile !

Le 7 février 1992, les douze représentants européens des affaires étrangères se retrouvent à Maastricht pour signer un traité d’union économique, monétaire et politique. Le traité de Maastricht, après le traité de Rome est l’acte le plus important de la construction européenne. Ce traité sera rejeté par les Danois au mois de juin. Puis approuvé de justesse par la Français le 20 septembre 1992 avec seulement 51,04% de « Oui ». Il entrera en vigueur le 1er novembre 1993. Il est utile, histoire de rafraîchir la mémoire à certains de rappeler ici qu’elle fut la position du Parti communiste français. Elle est rappelée dans cet appel qu’il lancera le 18 juin 1992 :

Traité de Maastricht : Le Parti communiste s’adresse aux Français (Comité Central du PCF, 18 juin 1992)

Le président de la République a annoncé un référendum sur Maastricht. Telle n’était pas tout d’abord son intention. Il ne souhaitait pas vous consulter. Il a cependant dû modifier sa position. Maastricht prévoit de transférer à des organismes européens le droit de prendre des décisions cruciales pour vous et pour la France dans des domaines aussi essentiels que l’économie, la monnaie - donc votre emploi et votre niveau de vie -, vos droits et libertés, la culture, la politique étrangère et la défense de notre pays. C’est donc au peuple de trancher puisqu’il s’agit de sa souveraineté et de son avenir dans l’Europe. C’est ainsi qu’au Danemark, après avoir pris connaissance du traité les citoyens ont majoritairement choisi de le repousser. Dans notre pays, près de 70% des Français se sont déclarés favorables à un référendum. Un million d’entre eux ont utilisé la pétition nationale lancée par le Parti communiste pour exprimer cette exigence.

Vous voulez pouvoir décider en toute connaissance de cause. Vous avez raison. La démocratie implique que chacun puisse disposer de toutes les informations pour se faire son opinion, qu’il y ait une réelle confrontation des idées, des propositions. Un vrai débat public contradictoire doit avoir lieu, notamment à la télévision. C’est ce que le Parti communiste a proposé, sans obtenir de réponse positive du gouvernement. Dans ces conditions, le journal « l’Humanité » a publié le texte intégral du traité de Maastricht. Partout dans le pays, les militants, les élus communistes tiennent ce texte à votre disposition. Pour vous informer. Pour qu’on puisse en débattre.

Lors du référendum, vous allez pouvoir dire si oui ou non vous approuvez le traité de Maastricht. Le Parti communiste français appelle à dire « NON », pour rejeter Maastricht et les dangers qu’il implique, afin de créer les conditions pour choisir une autre construction européenne de justice, de démocratie, de paix et d’amitié.

Les Français ont raison de ne pas se laisser enfermer dans le piège : « Maastricht ou rien ». 56% d’entre eux estiment « qu’on peut être favorable à la construction de l’Europe et opposé au traité de Maastricht ». Les Français ont raison de ne pas se laisser enfermer dans le piège : « Maastricht ou rien ». C’est notre position.

Les communistes pour l’Europe ? Oui. Avec des millions d’entre vous, nous sommes attachés à la paix, à la solidarité entre les peuples, à la justice, à la démocratie, au progrès social. Nous aimons la France. Nous voulons qu’elle soit libre, souveraine, et toute notre action a pour but qu’on y vive mieux dans la démocratie. Inséparablement, nous refusons catégoriquement que notre pays soit replié sur lui-même, et hostile à ce qui lui est extérieur. Nous ne voulons pas non plus que la France s’enferme dans un petit « club » de pays riches et dominateurs face aux quatre cinquièmes de l’humanité confrontés à la faim et au sous-développement. Pour nous comme pour les peuples, qui manifestent partout de différentes façons leur attachement à leur identité et à leur souveraineté nationales, la nation est loin d’être une notion périmée. Nous en avons une conception moderne, indissociable de la prise en compte de la nécessité des coopérations internationales qu’exige notre époque. Nous considérons depuis longtemps comme une réalité la participation de la France à la Communauté européenne qui s’est établie au cours des dernières décennies à partir du Marché commun. Nous avons depuis longtemps décidé d’agir pour transformer celle-ci afin qu’elle réponde aux aspirations à la démocratie, au progrès social et à la paix des peuples européens. Maastricht vise à aggraver tous les traits négatifs de la construction européenne actuelle pour aller à marche forcée vers une Europe supranationale imposant aux peuples les volontés des multinationales. Nous, nous proposons une autre construction européenne.

Nous voulons une Europe qui aide les nations à valoriser leurs atouts, à élever les droits sociaux et démocratiques, et qui sauvegarde la capacité d’initiative de chacune d’entre elles. Comme beaucoup d’entre vous, nous estimons qu’à notre époque les coopérations sont indispensables, notamment sur notre continent européen. Elles nécessitent des initiatives, des accords politiques et de sécurité, des échanges culturels, des coopérations de services publics, des dispositifs communs, tels que des programmes en matière de technologie, de recherche, de préservation de l’environnement, des coproductions industrielles, une politique commune agricole repensée… Un instrument de coopération monétaire qui ne supplante pas les monnaies nationales, favorise l’indépendance à l’égard du dollar et du mark est nécessaire. Il devrait permettre de financer des projets communs conduisant à des créations d’emplois, au développement de la recherche, de la production, des services. Au plan des institutions, le Parlement national doit pouvoir intervenir et exercer un contrôle effectif sur l’action européenne du gouvernement et que son avis soit déterminant pour tout ce qui concerne les intérêts fondamentaux et la souveraineté nationale. Avec des prérogatives élargies, le Parlement européen doit pouvoir contrôler la Commission de Bruxelles. Les travailleurs et les citoyens doivent avoir un droit réel d’intervention sur les questions européennes et internationales.

C’est pourquoi notre parti - qui continue à préciser et enrichir ses propositions dans ces différents domaines - soumet à votre réflexion et au dialogue l’idée d’un nouveau projet européen. Il est fondé sur la mise en commun, entre nations libres et partenaires, d’atouts complémentaires pour faire avancer le progrès économique, social, technologique. Il s’agit d’une construction européenne moderne, répondant aux exigences de solidarité avec le tiers-monde, et préservant les possibilités de coopération de la France partout où elle a des amitiés et des intérêts. Concernant les coopérations européennes au-delà de la Communauté, le PCF se prononce pour une institution fondée sur les principes initiaux du processus d’Helsinki, et appelant l’intervention des citoyens et des peuples.

Alors que le traité de Maastricht prévoit qu’il ne peut entrer en vigueur que lorsque les douze pays de la Communauté l’auront ratifié, nous considérons que sa non-ratification par le Danemark devrait conduire à le déclarer invalidé et inapplicable et ouvrir la possibilité d’engager en France un vaste débat afin d’aller vers la proposition d’accords européens radicalement nouveaux, émanant cette fois de notre peuple lui-même. Le président de la République s’y refuse. C’est une tout autre voie qu’avec la droite il vous propose d’emprunter : celle de l’acceptation d’une Europe fondée sur la soumission aux multinationales et les abandons de souveraineté.

Maastricht, c’est en effet tout le contraire de l’Europe de justice, de progrès, de démocratie, de solidarité et de paix à laquelle vous aspirez.

Vous voulez une Europe de progrès social, avec une France développant l’emploi, les formations pour tous, et améliorant les conditions d’existence de notre peuple… Maastricht, c’est une monnaie unique privant la France de la possibilité de maîtriser son économie, sa politique sociale. C’est l’organisation d’un contrôle sévère de la politique économique budgétaire, fiscale de notre pays - y compris en ce qui concerne les budgets des collectivités avec de graves conséquences sur la vie quotidienne -, afin qu’elle se plie en tous points aux volontés des grands capitalistes européens : les salaires tirés vers le bas, les acquis sociaux réduits, la mise en cause des institutions locales, nos services publics démantelés, ainsi que les statuts et la Sécurité sociale, la précarité accrue, le travail de nuit pour les femmes, les suppressions d’emplois facilitées, l’élimination de deux exploitations agricoles sur trois.

Vous voulez une Europe démocratique… Selon le président de la Commission européenne, Jacques Delors, avec Maastricht, 80% des décisions les plus importantes concernant la politique de notre pays pourraient être prises par des autorités européennes. Toutes les instances locales ou nationales que vous élisez seraient « court-circuitées ». Tout serait décidé sans vous, loin de vous, et, c’est à craindre, contre vous ! Non seulement des organismes européens non élus pourraient décider contre l’avis des parlementaires que vous élisez, mais des mesures pourraient être imposées à notre pays dès lors qu’elles seraient approuvées par la majorité d’autres Etats de la Communauté.

Vous voulez une Europe des libertés et des droits de l’homme… Avec Maastricht, la France ne pourrait plus avoir sa propre politique en matière de citoyenneté et de droit d’asile. La libération totale des mouvements de capitaux et le démantèlement des douanes, c’est aussi la liberté totale pour « l’argent sale », avec le profit que pourraient en tirer l’empire de la mafia et l’ignoble marché de la drogue. Quant à « l’Europe des polices », ce serait l’alignement des règles judiciaires et policières sur celles de l’Allemagne.

Vous voulez une Europe de la paix et de l’amitié entre les peuples… Maastricht c’est l’Europe totalement livrée à la guerre économique, la mise en concurrence des pays sous la pression des organismes chargés de faire respecter les intérêts des multinationales. Les experts favorables au traité prédisent eux-mêmes des tensions, voire des « explosions », et l’exacerbation des nationalismes. Maastricht, c’est aussi l’application par tous d’une politique étrangère commune, l’armement nucléaire français placé sous contrôle européen, avec le poids croissant de l’Allemagne, dans le cadre d’une défense commune « pilier européen de l’Alliance Atlantique » dominée par les Etats-Unis. C’est le développement des « forces d’intervention » et le risque d’être entraînés dans des aventures décidées par d’autres.

Vous voulez une Europe capable de défendre les intérêts des peuples européens, notamment, en matière économique, face aux Etats-Unis, au Japon… C’est pour préparer la mise en oeuvre de Maastricht que la réforme de la Politique agricole commune veut imposer aux agriculteurs français de réduire leur production, de mettre 15% des terres en friche tandis que les producteurs américains sont autorisés à exporter à plein régime en Europe. C’est encore en prévision de Maastricht que l’accord conclu par la Communauté européenne sur l’automobile supprime des protections du marché européen contre les importations excessives de voitures japonaises.

Vous voulez une Europe généreuse, fraternelle, oeuvrant dans le monde à la solution des grands problèmes de notre temps… Maastricht c’est une Europe égoïste à l’égard des peuples d’Europe de l’Est et du tiers-monde ; une Europe contribuant à imposer dans le monde le nouvel ordre américain aux conséquences dramatiques pour les peuples.

Déjà vous avez pu vérifier la réalité des dangers que représente cette Europe « libérale » dont Maastricht vise à hâter la construction. C’est en son nom que l’on sacrifie notre sidérurgie, nos chantiers navals, notre industrie textile, que des menaces pèsent sur l’industrie aéronautique, les arsenaux, l’automobile, la culture, l’éducation… que l’on sacrifie vos conditions de vie, l’environnement, en considérant notamment l’eau et les déchets comme des marchandises rentables ; que l’on a mutilé durement notre agriculture, abandonné des secteurs de pointe, attaqué nos services publics, que vos droits et vos acquis sont menacés ou mis en cause.

Mais rien n’est joué. Notre peuple a le pouvoir de dire non à Maastricht tout comme à la révision constitutionnelle qui l’accompagne. VOUS avez le pouvoir de dire non.

Parmi les Français qui voteront non au référendum, il y aura des électeurs ne se réclamant pas de la gauche - notamment des hommes et des femmes qui se revendiquent du gaullisme. S’agissant de la France, ce ne sera pas la première fois que nous nous retrouverons côte à côte.

Dans le respect de l’identité de tous ceux qui disent « NON » à une France dominée dans une Europe supranationale à partir de motivations différentes des siennes, le Parti communiste s’adresse naturellement aux millions d’hommes, de femmes, de jeunes, attachés à ces valeurs de gauche que sont la justice, la démocratie, la paix, la solidarité. Nous nous adressons à toutes celles et à tous ceux qui dans la diversité de leurs sensibilités ont exprimé - notamment lors des élections de mars dernier - leur exigence d’un changement de politique conforme à leurs aspirations, aux besoins de notre peuple. Electeurs communistes, socialistes, ou ne se reconnaissant dans aucun parti, militants associatifs, syndicalistes, antiracistes, pacifistes, écologistes, défenseurs des droits de l’homme, croyants sensibles à toutes les solidarités humaines, toutes et tous vous avez de bonnes raisons de dire « NON » à ce traité de Maastricht qui, comme le proclame Giscard d’Estaing « organise une Europe libérale » conforme à ses voeux.

Cette Europe tout entière soumise à la loi des multinationales, ce n’est pas l’Europe que vous voulez. La France subissant une politique toujours plus à droite, conformément aux orientations de Maastricht, ce n’est pas ce que vous voulez. La campagne commune menée par des ministres et des dirigeants du Parti socialiste avec des responsables de la droite pro-Maastricht vous inquiète. Comme nous, vous voyez la droite affirmer ses ambitions. Maastricht ratifié à l’automne, et les partis de droite au pouvoir en mars prochain pour mener la politique d’ultra-droite définie par Maastricht : tel est le scénario envisagé.

Ensemble, nous pouvons déjouer ces calculs.

Dire « NON » ensemble à Maastricht, ce sera repousser le danger qui pèse sur notre peuple et préserver ainsi sa possibilité d’élaborer lui-même la proposition d’accords européens radicalement nouveaux pour une autre construction européenne, de justice, de démocratie, de paix et d’amitié.

Dire « NON » ensemble à Maastricht, ce sera appuyer les forces démocratiques et progressistes européennes qui combattent elles aussi l’Europe de l’argent-roi, ce sera contribuer à faire grandir les forces des peuples pour une autre Europe, et créer des conditions plus favorables pour leur action.

Dire « NON » ensemble à Maastricht, ce sera s’opposer à la droite et aux alliances avec elle, ce sera faire grandir l’opposition de gauche à la politique actuelle, à la droite et à l’extrême droite et contribuer ainsi à ouvrir une issue neuve, à gauche, dans notre pays.

Discutons-en. Echangeons nos idées, nos propositions. Adressons-nous à celles et ceux qui nous entourent et qui comme nous ont tout intérêt à dire « NON » à Maastricht pour choisir une autre construction européenne.

Pour oeuvrer avec vous à ce rassemblement vous pouvez compter sur le Parti communiste français. C’est avec confiance et détermination qu’il engage toutes ses forces dans la campagne pour le « NON » au référendum.

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 14:12

Le coup de force inadmissible et irresponsable de la BCE contre la Grèce

Communiqué 5 février 2015

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé mercredi 4 février qu’elle arrêtait les opérations normales de refinancement des banques grecques. Pour retirer des liquidités auprès de la BCE, les banques ne pourront plus donner comme garantie des obligations d’État grecs. Les banques grecques se voient retirer leur principale source de financement à la BCE.

Attac condamne fermement cette décision de la BCE.

Cette décision est inacceptable car la BCE a outrepassé son mandat. Celle-ci a suspendu le financement des banques grecques sur la simple « présomption » (selon son communiqué) qu’aucun accord ne pourrait être trouvé avec le nouveau gouvernement grec concernant la restructuration de la dette. Comment la BCE, institution qui n’a aucune légitimité démocratique, peut-elle prendre une décision aussi politique alors que les négociations ne font que commencer ?

Cette décision est illégitime, car la BCE s’oppose à l’application du programme politique qui résulte du choix des électeurs grecs. Une fois de plus, la BCE se fait le défenseur des créanciers de la Grèce pour imposer la poursuite d’un programme d’ajustement qui a ruiné le peuple grec et s’est traduit par une hausse de la dette grecque.

La décision de la BCE est irresponsable car elle pourrait engendrer une panique bancaire dont les conséquences pourraient être catastrophiques pour la Grèce et la zone euro dans son ensemble !

Attac demande que la BCE suspende sa décision, et que les propositions du nouveau gouvernement grec soient entendues et appliquées. Seule est acceptable une restructuration rapide de la dette grecque, incluant une remise de dette. Le pouvoir exorbitant de la Troïka et des créanciers doit cesser !

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES EUROPE grece
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 16:09

Intervention à Strasbourg de Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen, directeur de l'Humanité :

Monsieur le Président,

Monsieur le Ministre

Nous saluons le puissant élan de solidarité des peuples européens et du monde entier avec le peuple français en deuil mais debout et déterminé face aux exécutions dont ont été victimes des journalistes, beaucoup de mes amis personnels, des policiers et des citoyens de confession juive.

Hier dans chaque ville et chaque village, le peuple de France uni s’est rassemblé pour dresser un front, un barrage solide contre le fondamentalisme intégriste, contre la barbarie. Et il l’a fait en ayant à l’esprit, conscient, qu’ailleurs dans le monde, de Bagdad à Kaboul, d’Alep à Kobane, la même terreur inonde de sang les rues. Celles et ceux qui ont été assassinés l’ont été pour ce qu’ils représentaient, certains la religion juive, les policiers le service public de la République française et nos amis journalistes parce qu’ils représentaient l’esprit libre et frondeur, le refus de l’esprit de caserne.

Par fidélité aux idéaux de ces amis exécutés, il nous faudra éviter tout récupération politicienne et réfléchir à travailler plus aux moyens d’éviter cela, aux moyens efficaces d’éradiquer le terrorisme. A l’évidence, l’esprit de guerre ne le permet pas.

Quel est le bilan de quinze années de guerre contre le terrorisme ? Il faut s’y prendre autrement et porter un plan de co-développement, de dialogue avec les peuples du Proche et du Moyen-Orient. Le refus de faire droit au mouvement national palestinien depuis si longtemps n’a fait que jeter du sel sur les plaies de l’humiliation.

Le débat va certainement naître aussi entre la dialectique de liberté et celle sur la sécurité. On ne peut sacrifier la liberté sur l’autel de la sécurité. Les deux doivent vivre et progresser de paire.

Nous avons la responsabilité de jeter de nouveaux ponts avec la Méditerranée pour un nouveau type de dialogue et de coopération tout en asséchant le financement des réseaux terroristes.

Enfin, on ne peut laisser comme c’est le cas aujourd’hui tant de quartiers à l’abandon, d’enfants, d’adolescents en souffrance, de jeunes sans avenir, voilà pourquoi il faut sortir des choix d’austérité pour donner des moyens financiers à l’école, à la culture, au sport, à la formation, à la petite enfance, à l’emploi, l’aide aux villes. Ceci doit nous faire réfléchir.

En même temps, il faut absolument sortir des amalgames, des discours de division et de haine qui se répandent depuis des mois.

Au contraire, c’est l’esprit de l’unité populaire qui doit primer, l’esprit du débat, le rejet de l’exclusion pour faire société commune, Europe commune.

La France hier a dit son esprit de fraternité, du vivre ensemble contre la barbarie.

Soyons en dignes !

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 19:03

Grèce : Le tournant anti-austérité ?

Après cinq années des remèdes de cheval austéritaires infligés en pure perte à la Grèce par la coalition PASOK (sociaux démocrates) / Nouvelle Démocratie (droite) sous la direction de la commission européenne et du FMI, le peuple grec pourrait bien dire stop et ouvrir une nouvelle ère. En effet, alors que le Parlement grec vient de confirmer pour la 3e fois son refus d'élire Dimas, le candidat de la coalition gouvernementale à l'élection présidentielle, des élections législatives sont convoquées pour le 25 janvier. Syriza, le Front de gauche grec, donné en tête dans les sondages pourrait conduire le pays sur une nouvelle voix : celle du redressement et de la réponse aux urgences sociales.

Les marchés, l'union européenne et le FMI exercent une pression maximale

Mais rien n'est fait. La Grèce et le désir d'alternative du peuple grec subissent depuis quelque jours un feu nourrit pour l'affaiblir. Celui des marchés (les taux d'intérêts ont bondit de 8,5 % à 9,5 % en quelques jours) et de la bourse. Celui du FMI qui a suspendu son « aide » en attendant le nouveau gouvernement afin de s'assurer que les citoyens grecs votent « comme il faut ». Celui des émissaires politiques de la commission européenne, comme Pierre Moscovici il y a peu, chargé de sermonner les égarés.

Laissons parler les peuples européens

Le peuple grec est adulte. Il doit décider librement de son avenir, comme tous les peuples européens. Nous sommes en effet collectivement à la croisée des chemins. Nous le voyons bien, avec la progression des forces authentiquement de gauche en Espagne, au Portugal, en Irlande et un peu partout en Europe, la perspective d'un changement radical de politique économique mettant fin au règne de la finance et priorisant l'humain, les solidarités et la planète, prend une consistance nouvelle. Les puissances de l'argent l'ont bien compris, redoutant un effet domino à l'échelle européenne.

Un Front européen anti-austérité

A Athènes comme à Paris, ce sont bien ces recettes libérales inutiles et dangereuses qu'il est possible de remettre en question. Ces recettes comme celles contenues dans la triste Loi Macron, inspirées par le MEDEF et qui fait consensus de la direction du PS à nombre d'élus UMP.

Il faut faire du neuf. En France comme en Europe, des forces considérables, politiques, associatives, syndicales et citoyennes se rassemblent pour construire une perspective positive.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 08:30

PCF -

Parti de la Gauche Européenne

Grèce: une nouvelle ère est à portée de main (Pierre Laurent)

Malgré les pressions, le Parlement grec confirme pour la 3e fois son refus d'élire Dimas, le candidat de la coalition gouvernementale, à l'élection présidentielle. C'est une victoire contre l'austérité et une sanction bien méritée pour Nouvelle Démocratie et le Pasok. Les élections législatives sont convoquées pour le 25 janvier.

Une nouvelle ère pour le peuple grec et pour l'Europe est à portée de main. Syriza, dont le programme répond aux urgences sociales et formule des propositions pour redresser le pays, est en tête de tous les sondages. Sa victoire, que je souhaite ardemment, serait non seulement un espoir mais aussi la première pierre d'une solution commune et de progrès pour tous les européens qui souffrent. Dans la gauche européenne réside l'issue positive à la crise en Europe.

Je souhaite un plein succès à mon ami Alexis Tsipras et à Syriza. Jusqu'aux elections, le PCF informera les français et combattra les pressions sur le peuple grec d'où qu'elles viennent. Le peuple grec est adulte et indépendant, il doit décider librement de son avenir.

Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF
Président du PGE

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 16:18
Compte-rendu de la session du Parlement européen du 15 au 18 décembre 2014

Posté le 29 décembre 2014

Parmi les enjeux discutés : La liberté de la presse en Turquie, le fonds d’ajustement à la mondialisation pour Air France, la reconnaissance de l’Etat Palestinien.

Le Parlement européen s’est réuni en session du 15 au 18 décembre à Strasbourg.

Je vous fais ici un résumé des éléments qui ont été discutés et votés lors de cette session.

Lundi 15 décembre. J’ai demandé une modification de l’ordre du jour pour y inscrire les attaques du pouvoir turc contre les journalistes.

A la nouvelle des opérations de la justice turque dimanche 14 décembre contre des journalistes, j’ai aussitôt demandé une modification de l’ordre du jour de la session pour que le sujet soit débattu et que nous envoyons un signal fort aux autorités turques.

Les pressions contre les journalistes en Turquie ne cessent de se renforcer par des modifications du code de procédure pénal. La révision législative du vendredi 12 décembre, promulguée par le Président Erdogan n’a eu pour seul but que d’intimider et de pourchasser 24 journalistes, présentateurs ou directeurs de médias dans 13 villes différentes.

Je suis donc intervenu en ouverture de séance pour l’ajout de ce débat. Voici mon intervention:

« Monsieur le Président, je voudrais tout d’abord vous remercier pour les propos que vous avez tenus en ouverture de séance à propos de la liberté de la presse en Turquie: c’est un acte extrêmement important de la part du représentant de notre institution que vous êtes.

Secondement, ce qui s’est passé hier en Turquie est proprement inadmissible puisque, dans treize villes, des journalistes ont été arrêtés. Désormais, des menaces pèsent – d’ici Noël, selon les informations dont je dispose – sur 150 journalistes en Turquie, dont les principaux journalistes de télévision et de radio ainsi que du plus grand quotidien national.

Par conséquent, il convient que nous adoptions soit une résolution, soit une déclaration de la haute représentante pour arrêter cela le plus rapidement possible. »

Ayant obtenu ce débat je suis alors intervenu lors de celui-ci le mercredi 17 décembre. Voici mon intervention:

« Ce qui s’est passé en Turquie dimanche dernier s’apparente à ce qu’il faut bien appeler une rafle méticuleusement préparée contre des journalistes indépendants et écoutés du grand public. Dans treize villes du pays des journalistes, des directeurs de publications, un président de télévision ont été arrêtés. Leur seul tort est d’enquêter sur la politique du régime, de dire la vérité sur les systèmes de corruption.

Et voici que selon certaines informations cent cinquante journalistes sont menacés d’être arrêtés d’ici la fin de l’année.

Les autorités Européennes doivent être très fermes contre ces atteintes grave à la liberté de l’information et la liberté d’être informé.

Il n’y a pas de démocratie sans elle ! Et Monsieur le ministre, représentant le conseil, vous n’avez pas à accepter les rodomontades de Mr Erdogan. Il est disqualifié pour nous parler sur ce ton !

Maintenant, il faut renforcer les pressions pour obtenir la libération de tous les journalistes inquiétés , gardés à vue ou emprisonnés. Maintenant, il faut faire cesser ces atteintes au droit à la presse. Mettons nos institutions au service des journalistes menacés, rendons leur visite, défendons la liberté d’écrire et de diffuser des informations et dénonçons ces ingérences permanentes des autorités Turques sur la justice.

L’union Européenne doit cesser de placer sa politique commerciale, celle des affaires au-dessus du principe fondamental de la liberté et du droit d’informer, de l’indépendance de la justice et devrait au contraire utiliser le levier des échanges commerciaux comme un outil d’influence pour que les Etats considérés comme nos partenaires respectent avant tout les droits humains et les libertés. Les droits de la personne doivent passer largement au dessus des « lois du marché ».

Mardi 16 décembre :

La Commission ne veut rien changer aux politiques d’austérité.

Le Parlement européen a débattu de la suite à donner aux instruments de gouvernance économique européenne.

Ces instruments regroupés dans plusieurs directives et règlements appelés le 6-pack et le 2-pack, permettent à la Commission de scruter les budgets nationaux avant même leur adoption et d’orienter les dépenses et surtout les coupes dans le sens voulu.

Ce que le jargon européen appelle aussi le « Pacte de stabilité » s’est avéré une suite d’instruments redoutables d’oppression sociale. Car ces outils, dont j’ai dénoncé les logiques dès leur présentation, ont été mis en place avec l’objectif de réduire systématiquement la dépense publique et de défaire les protections sociales. Lorsque la France s’est fait épingler par la Commission il y a un mois avec l’Italie pour son projet de budget, c’était via ces instruments. Et si la Commission, sera encore plus attentive lors de sa prochaine évaluation en mars prochain, c’est toujours via ces instruments adoptés avec le soutien de la droite, des socialistes, mais aussi des verts.

Je tiens à rappeler ici qu’en échange du soutien du Parlement pour ces instruments déjà fort critiqué, il avait été promis une plus grande solidarité, avec une mutualisation de la dette des États via les Eurobonds et une attention renforcée pour les questions sociales. Ce rappel montre à quel point il s’agissait d’un marché de dupes : rien n’a été fait pour renforcer les mécanismes de solidarité ou la dimension sociale de l’Union économique et monétaire, alors que le contrôle sur les budgets et les politiques des États est devenu de plus en plus total.

Par la suite les politiques d’austérité ont tué toute reprise et nous impose le marasme actuel du fait de règles budgétaires qui ne voient l’investissement et la protection sociale que comme des pertes comptables.

Par conséquent, il est grand temps d’inverser cette logique et de donner à l’Union européenne l’impulsion sociale qui lui manque. Cela doit se faire par une relance ambitieuse qui passe par l’investissement financé par la lutte contre la fraude fiscale et le développement de vrais instruments de crédits productifs européens ; ainsi que l’acquisition de nouveaux droits en termes de protection et de formation.

Le débat n’a cependant guère pris ce sens puisqu’il a consacré l’approche dure du Parlement vis-à-vis de la dépense publique. Aux socialistes qui se sont contentés de demander une révision des règles actuelles pour introduire plus de souplesses, les élus de droite et principalement des pays du Nord ont répliqué, demandant au contraire une plus grande rigueur. Pour ces derniers le fait que la France soit passée in extremis à travers les mailles du filet lors de la dernière surveillance de la Commission, et ait ainsi échappé à des sanctions, montre que les règles actuelles doivent être encore plus renforcées.

La position de la Commission fut comme à son habitude plus diplomatique. Mais en se justifiant d’une « expérience limitée » de ces règles budgétaires (les Grecs, Espagnols et Portugais apprécieront), elle sous-entend que celles-ci lui conviennent parfaitement et qu’elle ne compte guère les changer.

Mardi 16 décembre :

Le Parlement débloque 25 millions d’euros pour les anciens salariés d’Air France.

Le Parlement a voté l’une des plus grosses mobilisations du Fonds d’Ajustement à la Mondialisation, le FEM, pour les anciens salariés d’Air France.

Créée dans le but d’atténuer les effets des délocalisations le Fonds d’Ajustement à la Mondialisation, vient aussi aider des salariés de secteurs touchés par la crise en finançant des formations et aides à la reconversion. Ce fonds a cependant vu ses moyens grandement réduits avec le nouveau budget européen puisqu’il est passé de 500 à 150 millions par an.

La demande de mobilisation accordée par le Parlement concernait les anciens salariés d’Air France qui ont perdu leur emploi suite au plan de restructuration « Transform 2015″. Pour les 3886 anciens salariés venant pour l’essentiel du site de Roissy ce sont 25 millions d’euros, soit la plus grosse mobilisation de ce fonds, qui sont débloqués sur un programme mis en place par l’entreprise représentant plus de 50 millions d’euros. Ces fonds sont utilisés pour financer des formations, des aides à la création d’entreprises et des allocations de congés de reclassement qui vont au-delà des obligations légales.

En tant que membre de la Commission affaires sociales, j’avais déjà eu à me prononcer en amont en commission sur chaque demande du FEM, y compris celle-ci. Dans cet examen j’ai contacté des syndicalistes d’Air France pour m’assurer que les fonds avancés par Air France ont bien été touchés par les salariés et qu’ils n’ont pas permis à Air France de se soustraire à ses responsabilités sociales : l’aide européenne doit servir à financer des aides en plus des obligations légales, et à aucun moment l’Union européenne ne doit faciliter les plans sociaux. J’ai également demandé à des responsables de l’entreprise des informations précises sur la portée des programmes mis en œuvre, leurs premiers résultats, le nombre de personnes concernées et leur qualité, avant de me prononcer.

Cette analyse ayant présentée les garanties nécessaires, j’ai voté en faveur de cette aide.

Mardi 16 décembre :

Le Parlement défini une approche trop timorée vis-à-vis des migrations.

Le Parlement a défini ses priorités sur la politique de migration, entre respect des droits des migrants et lutte contre l’immigration illégale.

La politique migratoire européenne a toujours été tiraillée entre les États jaloux de leurs prérogatives et les compétences européennes se développant du fait de l’espace Schengen : comment harmoniser les différents systèmes de gestion des flux migratoires une fois que nous sommes dans un même espace de circulation ? À cette question technique qui porte sur les durées des permis de séjour, les conditions d’accès ou de renvois, s’est ajoutée une urgence humaine : les milliers de migrants morts chaque année aux portes de l’Europe dont plus de 3 000 pour cette seule année 2014.

Il était donc important de rappeler l’importance des missions de sauvetage qui sauvent des milliers de vies chaque année. Celle-ci devant faire l’objet d’une vraie solidarité européenne sans quoi les États en première ligne des flux migratoires peuvent être tentés de réduire ses missions. Ce point est souligné dans cette résolution, ce dont je me félicite, tout comme la mention du respect des droits des migrants et notamment ceux ayant besoin d’une protection.

La résolution propose également des solutions pour lutter contre l’immigration illégale autre que le renforcement des contrôles. Par exemple en développant un régime d’asile européen ou en créant d’autres voies de migrations légales par le travail, la formation.

Cette coopération a trop longtemps porté uniquement sur la gestion des flux migratoires. D’une certaine manière nous sous-traitons à des pays de « transit » comme la Lybie, le Maroc, la Turquie, la gestion des flux humains à destination de l’Europe, alors que ces pays ne sont pas toujours les meilleurs garants, loin de là, des droits des migrants. Cet aspect est malheureusement toujours présent et repris par la droite qui a également ancré dans cette résolution sa foi dans le système de surveillance aux frontières Frontex.

Du fait de ces ajouts et une vision toujours aussi utilitariste des migrations nous avons préféré, avec mon groupe nous abstenir sur ce texte.

Mercredi 17 décembre :

Pour son programme pour 2015 la Commission retire ses textes les plus progressifs.

Le Parlement a eu un échange sur le programme de travail 2015 de la Commission. Ce programme de travail est pour l’instant un programme de désengagement puisque sur les 452 initiatives législatives de la Commission, 83 de ces nouveaux textes ont abandonnées.

Certains textes pouvaient effectivement être des projets superflus qui auraient rajoutés plus de charges bureaucratiques que nécessaire, mais peut-on considérer des textes limitant la production de déchets, régulant la qualité de l’air, ou étendant le congé maternité comme superflus ?

C’est pourtant la décision du Premier vice-Président de la Commission, le néerlandais Franz Timmermans qui montre que Juncker a aussi à cœur de donner des gages à toute la nouvelle tendance libérale réclamant un désengagement de l’Union européenne sur certains dossiers. Pour autant, afin d’éviter un regain de pression sur les affaires des fraudes fiscales favorisées par le Luxembourg, le Président de la Commission Jean-Claude Juncker a annoncé de nouvelles initiatives sur l’harmonisation fiscale.

Lors du débat, ce désengagement a été vu comme une bonne chose par les plus libéraux et populistes alors que la droite et les socialistes ont maintenu leur confiance à la nouvelle Commission. C’est au contraire de plus de textes dont nous avons besoin pour encadrer la finance, redonner aux États les moyens perdus du fait de la concurrence fiscale, renforcer la protection sociale et la formation, et ne pas faire mentir nos belles annonces sur l’environnement.

Cette Commission s’est définie comme celle « de la dernière chance ». Son programme 2015, laisse de gros doute sur sa compréhension de ce qu’une telle ambition représente.

Mercredi 17 décembre :

Une résolution sur l’acier qui critique ouvertement les effets de la politique de concurrence.

Le Parlement a adopté une résolution commune sur le secteur sidérurgique dans l’Union européenne.

Le secteur a été à de nombreuses reprises touché par de multiples restructurations souvent violentes, et pour la plupart pour garder les marges des actionnaires dans un environnement instable.

Dans un rapport en Commission de l’emploi et des affaires sociales j’avais dénoncé le manque d’investissement dans ce secteur d’avenir et la concurrence acharnée que l’on impose à cette industrie pourtant stratégique. Ce rapport que j’ai rédigé demandait en conséquence une révision complète de l’approche de la commission pour cette industrie.

D’abord dans le domaine de la concurrence en cessant d’interdire les aides d’États. Ensuite en permettant de réinvestir dans le secteur avec une approche d’ensemble mêlant recherche, énergie, environnement et politique commerciale. Et enfin en renforçant le dialogue social avec les travailleurs et leurs représentants.

La résolution commune sur l’acier va dans le même sens puisqu’elle appelle à une véritable relance de la politique industrielle européenne. Cette relance est particulièrement importante dans le domaine de l’acier, volontairement oublié depuis la du fin traité CECA. En terme de proposition, cette résolution demande des soutiens et aides à l’investissement dans le secteur, et plus important encore que les règles de la concurrence ne viennent pas « hypothéquer la viabilité économique des divers sites sidérurgiques » comme elle a pu le faire par le passé. Cette mention est importante dans la mesure où c’est cette politique de concurrence qui nous interdit toute aide directe au secteur.

La résolution commune ne reprend pas nos suggestions de mentionner le site de Florange, ou sur le besoin de conserver nos capacités de production. Mais sa remise en cause de la politique de concurrence, son avertissement sur les dangers de dumping via les futurs accords commerciaux, et son appel en faveur d’une plus grande association des travailleurs et de leurs représentants dans les programmes de formation et le cas échéants de restructuration, ne pouvaient qu’être soutenus.

Mercredi 17 décembre :

Le Parlement européen se prononce pour un État palestinien.

À la suite de plusieurs parlements nationaux dans l’Union européenne, le Parlement européen vient de voter (498 votes pour et 88 votes contre), ce mercredi 17 décembre 2014, une résolution dite de « compromis » c’est-à-dire qu’elle est le résultat de discussions entre les différents groupes du Parlement européen.

Dans ces débats, nous n’avons ménagé aucun effort pour obtenir la meilleure résolution possible. L’objectif est d’aider au mieux le peuple palestinien et l’autorité palestinienne dans leur combat pour qu’enfin soient reconnus leur souveraineté et leurs droits.

La résolution adoptée est donc un pas de plus appuyant la reconnaissance de l’Etat palestinien dans les frontières de 1967. Même si nous aurions souhaité un texte plus clair et plus précis, nous l’avons soutenu, dès lors qu’il peut constituer un point d’appui.

Ainsi, à l’article 1, il est écrit : « Le Parlement européen soutient le principe de la reconnaissance d’un Etat palestinien et la solution à deux états et estime que ceci doit aller de pair avec le développement des pourparlers de paix ».

Article 2 : « Soutient les efforts du Président Abbas et du gouvernement de consensus national palestinien, souligne à nouveau l’importance de consolider l’autorité du gouvernement de consensus palestinien et son administration dans le bande de Gaza, demande un soutien constant de l’Union européenne pour le renforcement des capacités institutionnelles palestiniennes ».

Article 5 : « Réaffirme son soutien ferme à la solution à deux Etats sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem comme capitale des deux Etats. Un Etat d’Israël dont la sécurité doit être assurée aux côtés d’un Etat palestinien, indépendant, démocratique, contigu et viable, coexistant dans la paix et la sécurité sur la base du droit à l’autodétermination et le plein respect du droit international ».

Article 6 : « Invite la haute représentante, vice-présidente de la Commission à faciliter une position commune de l’Union européenne sur ce sujet ».

Article 7 : « Décide de lancer une initiative parlementaire pour la Paix, visant à rassembler les différents partis de l’Union européenne, israéliens et le Parlement palestinien pour faire avancer un agenda pour la paix et pour compléter les efforts diplomatiques de l’Union européenne ».

Mercredi 17 et jeudi 18 décembre :

Les accords commerciaux avec l’Équateur, la Moldavie, la Géorgie, les Philippines.

Le Parlement a adopté plusieurs rapports accordant des préférences commerciales pour des pays connaissant des difficultés politiques ou économiques.

Le Premier rapport concerne l’Équateur. Adopté le mercredi 17 décembre il portait sur le système de préférence commerciale appelé GSP+. Ce système dessiné pour les pays en développement permet aux États d’obtenir des accès privilégiés au marché européen sans qu’eux n’aient à changer leurs droits tarifaires. Une asymétrie positive reprise par le rapport de mon ami Helmut Scholz, de Die Linke en Allemagne, qui permet aux productions d’Équateur de rentrer plus facilement sur le territoire européen sans mettre en danger les productions locales d’Équateur et notamment leur agriculture.

Dans le même registre le Parlement a adopté jeudi 18 décembre des préférences tarifaires pour les produits agricoles issus de Moldavie. Ce pays traditionnellement agricole et dont les produits allaient essentiellement vers les pays d’ex-URSS et notamment ses vins en Russie, a été lourdement frappé par un embargo russe. Comme l’Ukraine, la Moldavie est elle aussi victime des luttes d’influences entre Union européenne et Russie, et se voit forcée de choisir son camp.

Je refuse ces logiques de puissance, mais je n’en ai pas moins soutenu cette préférence commerciale. Celle-ci offrira aux produits agricoles moldaves les débouchés qui lui sont fermés depuis l’embargo russe, et offrira ainsi un répit à son économie mal en point. Pour autant je refuse que cette préférence commerciale soit utilisée comme moyen d’influence. C’est aux Moldaves de choisir leur avenir.

Ce refus des logiques d’influence, m’a incité à la prudence avec l’accord de partenariat qui nous a été présenté avec la Géorgie. Là aussi nous sommes malheureusement encore une fois dans un pays qui fait l’objet de sérieuses luttes d’influences ayant débouchées sur le conflit de 2008 entre la Russie et la Géorgie, privant cette dernière des régions d’Abkhazie et d’Ossétie.

La Géorgie essaie désormais de s’arrimer à l’influence occidentale par l’accord d’association qu’il nous a été proposé de voter, en faisant des déclarations sur son intention de rentrer dans l’OTAN. La volonté de la Géorgie de signer cet accord d’association est réelle, aussi je ne suis pas allé à l’encontre de ce texte, mais je reste très sceptique sur ces accords qui de fait arriment un pays à un bloc. C’est pourquoi j’ai préféré m’abstenir plutôt que de rentrer dans ces logiques d’influences dangereuses là où nous devrions au contraire travailler à la coopération avec la Russie et aux rapprochements possibles entre notre zone commerciale et celles en construction entre la Russie et ses voisins.

J’ai également eu à me prononcer sur le prolongement de l’octroi du système préférentiel GSP+ aux Philippines. Contrairement à l’Équateur les Philippines posent des questions sérieuses quant à leur respect des droits de l’Homme qui est une condition de la signature de cet accord. De plus un système préférentiel tarifaire posait problème dans le domaine de la pêche. Les Philippines ne respectant pas les conventions actuelles pour limiter la pêche illégale, il y avait de grande chance pour que du poisson pêché illégalement rentre sur le marché européen. Cela posait un risque pour la conservation de la ressource, mais aussi vis-à-vis des pêcheurs européens soumis à une concurrence encore plus forte et illégale. Pour ces raisons j’ai refusé d’accorder mon soutien au prolongement de la préférence tarifaire pour les Philippines.

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 13:58
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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 17:02

Le laboratoire grec

« Notre solution pour l’Europe »

Le 3 janvier, l’économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) concédait qu’une « erreur » avait conduit l’institution à sous-estimer l’impact négatif des mesures d’austérité qu’elle prône par ailleurs. Ce faisant, il apportait une caution inattendue à l’analyse que présente ici M. Alexis Tsipras, porte-parole de Syriza, la principale force de la gauche grecque.

par Alexis Tsipras, février 2013

Février 1953. La République fédérale d’Allemagne (RFA) croule sous les dettes et menace d’entraîner l’ensemble des pays européens dans la tourmente. Préoccupés par leur propre salut, ses créanciers — dont la Grèce — prennent acte d’un phénomène qui n’a surpris que les libéraux : la politique de « dévaluation interne », c’est-à-dire la réduction des salaires, n’assure pas le remboursement des sommes dues, au contraire.

Réunis à Londres au cours d’un sommet exceptionnel, vingt et un pays décident de réévaluer leurs exigences à l’aune des capacités réelles de leur partenaire à faire face à ses obligations. Ils amputent de 60 % la dette nominale cumulée de la RFA et lui accordent un moratoire de cinq ans (1953-1958), ainsi qu’un délai de trente ans pour rembourser. Ils instaurent également une « clause de développement » autorisant le pays à ne pas consacrer au service de la dette plus d’un vingtième de ses revenus d’exportation. L’Europe vient de prendre le contre-pied du traité de Versailles (1919), jetant les fondations du développement de l’Allemagne de l’Ouest après la guerre.

C’est précisément ce que la Coalition de la gauche radicale grecque (Syriza) propose aujourd’hui : procéder à rebours des petits traités de Versailles qu’imposent la chancelière allemande Angela Merkel et son ministre des finances Wolfgang Schäuble aux pays européens endettés, et nous inspirer de l’un des plus grands moments de clairvoyance qu’ait connus l’Europe d’après-guerre.

Les programmes de « sauvetage » des pays d’Europe du Sud ont échoué, creusant des puits sans fond qu’on invite les contribuables à tenter de remplir. Parvenir à une solution globale, collective et définitive du problème de la dette n’a jamais été aussi urgent. Et l’on comprendrait mal qu’un tel objectif soit escamoté de façon à assurer la réélection de la chancelière allemande.

Dans ces conditions, l’idée avancée par Syriza d’une conférence européenne sur la dette, sur le modèle de celle de Londres sur la dette allemande en 1953, représente, selon nous, la seule solution réaliste et bénéfique pour tous : une réponse globale à la crise du crédit et au constat de l’échec des politiques menées en Europe.

Voici donc ce que nous demandons pour la Grèce :

— une réduction significative de la valeur nominative de sa dette publique cumulée ;

— un moratoire sur le service de la dette, afin que les sommes conservées soient affectées au redressement de l’économie ;

— l’instauration d’une « clause de développement », afin que le remboursement de la dette ne tue pas dans l’œuf le redressement économique ;

— la recapitalisation des banques, sans que les sommes en question soient comptabilisées dans la dette publique du pays.

Ces mesures devront s’adosser à des réformes visant à une plus juste répartition des richesses. En finir avec la crise implique en effet de rompre avec le passé qui a permis de l’engendrer : œuvrer à la justice sociale, à l’égalité des droits, à la transparence politique et fiscale, bref à la démocratie. Un tel projet ne pourra être mis en œuvre que par un parti indépendant de l’oligarchie financière, cette poignée de chefs d’entreprise qui ont pris l’Etat en otage, d’armateurs solidaires entre eux et — jusqu’en 2013 — exemptés d’impôt, de patrons de presse et de banquiers touche-à-tout (et en faillite) qui portent la responsabilité de la crise et s’efforcent de maintenir le statu quo. Le rapport annuel 2012 de l’organisation non gouvernementale (ONG) Transparency International désigne la Grèce comme le pays le plus corrompu d’Europe.

Cette proposition constitue à nos yeux la seule solution, à moins de se satisfaire du gonflement exponentiel de la dette publique en Europe, où elle dépasse déjà, en moyenne, 90 % du produit intérieur brut (PIB). C’est ce qui nous rend optimistes : notre projet ne pourra pas être rejeté, car la crise ronge déjà le noyau dur de la zone euro. La procrastination n’a d’autre conséquence que d’accroître le coût économique et social de la situation actuelle, non seulement pour la Grèce, mais également pour l’Allemagne et pour le reste des pays ayant adopté la monnaie unique.

Pendant douze ans, la zone euro — inspirée des dogmes libéraux — a fonctionné comme une simple union monétaire, sans équivalent politique et social. Les déficits commerciaux des pays du Sud constituaient l’image renversée des excédents enregistrés au Nord. La monnaie unique a par ailleurs servi l’Allemagne, en « refroidissant » son économie après la coûteuse réunification de 1990.

Briser, enfin, la collusion entre milieux
politiques et économiques

Mais la crise de la dette a bouleversé cet équilibre. Berlin a réagi en exportant sa recette de l’austérité, ce qui a aggravé la polarisation sociale au sein des Etats du Sud et les tensions économiques au cœur de la zone euro. Apparaît désormais un axe Nord-créditeurs / Sud-débiteurs, nouvelle division du travail orchestrée par les pays les plus riches. Le Sud se spécialisera dans les produits et les services à forte demande de main-d’œuvre avec des salaires planchers ; le Nord, dans une course à la qualité et à l’innovation, avec, pour certains, des salaires plus élevés.

La proposition de M. Hans-Peter Keitel, président de la Fédération allemande de l’industrie (BDI), dans un entretien accordé au site Internet du Spiegel, visant à transformer la Grèce en « zone économique spéciale » (1) révèle le véritable objectif du mémorandum (2). Les mesures prévues par ce texte, dont la portée s’étend au moins jusqu’en 2020, se soldent par un échec retentissant, que reconnaît désormais le Fonds monétaire international (FMI). Mais, pour ses concepteurs, l’accord a l’avantage d’imposer une tutelle économique à la Grèce, qu’il ramène au rang de colonie financière de la zone euro.

Son annulation constitue donc le préalable à toute sortie de crise : c’est le médicament qui est mortel et non la dose, comme le suggèrent certains.

Il faudra par ailleurs s’interroger sur les autres causes de la crise financière en Grèce. Celles qui conduisent au gaspillage de l’argent public n’ont pas changé : le coût de construction de routes au kilomètre le plus élevé d’Europe, par exemple ; ou encore la privatisation des autoroutes en guise de « prépaiement » de nouveaux axes… dont la construction a été interrompue.

L’extension des inégalités ne saurait être réduite à un effet secondaire de la crise financière. Le système fiscal grec reflète la relation clientéliste qui unit les élites du pays. Telle une passoire, il est criblé d’exemptions et de passe-droits taillés sur mesure pour le cartel oligarchique. Le pacte informel qui, depuis la dictature, soude le patronat et l’hydre à deux têtes du bipartisme — Nouvelle Démocratie et Mouvement socialiste panhellénique (Pasok) — en scelle le maintien. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’Etat renonce aujourd’hui à obtenir les ressources dont il a besoin par l’impôt, lui préférant la réduction continuelle des salaires et des retraites.

Mais l’establishment — qui a survécu de justesse aux élections du 17 juin (3), en semant la peur quant à une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro — vit sous l’assistance respiratoire d’un second poumon artificiel : la corruption. La difficile tâche consistant à briser la collusion entre milieux politiques et économiques — une question qui ne concerne pas que la Grèce — constituera l’une des priorités d’un gouvernement populaire conduit par Syriza.

Nous réclamons donc un moratoire sur le service de la dette pour changer la Grèce. Faute de quoi, toute nouvelle tentative d’assainissement financier fera de nous autant de Sisyphes condamnés à l’échec. A ceci près que, cette fois, le drame ne concerne plus seulement l’antique cité de Corinthe, mais l’Europe dans son ensemble.

Alexis Tsipras

Dirigeant de la Coalition de la gauche radicale grecque (Syriza)

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 13:30

Israël:les chanteuses Noa et Mira Awad signent la lettre pour l'Etat palestinien

Le Parlement européen doit débattre mercredi une motion appelant à la reconnaissance de la "Palestine"

Les chanteuses israéliennes Noa (Achinoam Nini) et Mira Awad ont annoncé qu'elles allaient signer la pétition israélienne appelant à les parlements européens à reconnaître l'Etat palestinien aux côtés d'Israël.

Noa, qui est d'origine yéménite et Mira Awad, arabe israélienne avaient représenté Israël à l'eurovision en 2009 en chantant un duo une chanson à la gloire de la paix : There must be another way

La lettre qui sera envoyée dimanche au parlement européen a été signée par 900 personnalités publiques israéliennes, parmi lesquels les auteurs Amos Oz, A.B. Yehoshua et David Grossman.

Le Parlement européen doit débattre et voter mercredi une motion appelant à la reconnaissance de l'Etat palestinien,

Les signataires de la pétition ont annoncé leur intention de poursuivre leur campagne et d'envoyer des lettres identiques à tous les parlements aux pays amis d'Israël afin de lancer un débat similaire.

"Nous, les citoyens d'Israël qui veulent la sécurité et la paix, sommes préoccupés par l'impasse politique et l'occupation persistante (...) qui a conduit aux conflits avec les Palestiniens et torpillé toute les chances possibles de parvenir à un accord," indique la pétition.

"Il est clair pour nous que les chances de survie d'Israël et de sa sécurité dépendent de la création de l'Etat de Palestine, sur la base des frontières de 1967 ainsi que la reconnaissance par Israël de la Palestine et la Palestine d'Israël.", poursuit le document.

"Votre décision de reconnaître l'Etat de Palestine participera à la promotion des chances de paix et encouragera Israéliens et Palestiniens à résoudre le conflit," conclut la lettre.

Parmi les autres signataires figurent d'anciens Prix Nobel, mais aussi l'ancien ambassadeur Alon Liel, plusieurs universitaires et membres du parti travailliste.

La Suède, la Grande Bretagne, l'Irlande, l'Espagne, la France, et le Portugal ont reconnu dans un vote non-contraignant l'"Etat de Palestine" dans une série de sessions qui a débuté fin octobre.

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL PALESTINE ISRAÊL EUROPE
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 12:43

ANGELA MERKEL ENCAISSE SANS BRONCHER UN DISCOURS CINGLANT AU BUNDESTAG CONTRE SA POLITIQUE QUI ACCEPTE
LA VASSALISATION DE L’EUROPE PAR LES ÉTATS-UNIS.
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Cette vidéo est assurément à voir . Il s'agit du discours, prononcé le 26 novembre dernier, par le Dr Sahra Wagenknecht, députée allemande du parti "Die Linke" ( traduction : "La Gauche"). Ce parti est un peu l'équivalent français du Parti de Gauche, mais avec une position plus oppositionnelle au SPD que celle de M. Mélenchon en France, lequel a contribué à faire élire François Hollande en 2012 sans rien exiger en échange.

Pendant près de 7 minutes,la députée dresse, devant la Chancelière d'Allemagne, un véritable réquisitoire de la politique, guerrière et contraire aux intérêts du peuples et des entreprises allemands, conduite par l'actuel gouvernement de Berlin.

On notera en particulier qu'elle développe exactement certaines des mêmes analyses que celles que je présente, depuis plusieurs années, dans ma conférence "Qui gouverne la France et l'Europe ?".

C'est ce dont témoigne l'extrait ci-après :

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Dr Sahra Wagenknecht, députée allemande s'adressant à Angela Merkel :

« Je peux vous recommander de lire le livre de Zbigniew Brzezinski qui a longtemps été un pionnier de la politique étrangère américaine. Le beau titre de ce livre, écrit en 1997, se présente ainsi : « LE GRAND ÉCHIQUIER, La primauté de l’Amérique et ses impératifs géostratégiques ».

« En ce qui concerne l’Europe, Brzezinski plaide pour un élargissement décisif de l’OTAN vers l’est : d'abord en Europe centrale, puis dans le sud, puis dans les pays baltes et enfin en Ukraine. Parce que, comme l’auteur le justifie de façon convaincante, « chaque étape de l’expansion étend automatiquement la sphère immédiate d’influence des États-Unis ».
[...]

« Au lieu de travailler avec ces voyous [nazis du gouvernement ukrainien], nous avons à nouveau besoin d’une politique étrangère allemande dans laquelle la sécurité et la paix en Europe est plus importante que les instructions de Washington. »
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C'est un discours courageux ; et l'attitude silencieuse et presque penaude avec laquelle la Chancelière d'Allemagne est constitutionnellement obligée de l'écouter fait plaisir à voir.

Pour voir la vidéo avec les sous-titres en français :
https://www.youtube.com/watch?v=UpR_AOYBHu0&app=deskto

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BRUNO FORNACIARI

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