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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 05:22

L'est de l'Ukraine en route vers la guerre civile

De notre envoyé spécial à Slaviansk.

Vendredi, 2 Mai, 2014

Les combats ont déjà fait plusieurs morts de part et d’autre à Slaviansk, municipalité de 100 000 habitants, située à une centaine de kilomètres au nord de Donetsk.

Roquettes contre missiles sol-air. Dans la matinée de vendredi, le gouvernement intérimaire ukrainien a lancé l’assaut contre la ville de Slaviansk, dans l’est du pays. « Nous avons entendu des lourdes détonations aux alentours de 6 heures du matin », témoigne au téléphone, Volodia un habitant de Slaviansk. Un autre Sacha, qui s’occupait habituellement des barricades au sud de la ville, que nous avons réussi à joindre brièvement raconte « Nous nous attendions à une action de leur part. Mais par forcément de cette ampleur. Il y a eu trop de sang versé pour que nous abandonnions ».

Cette opération militaire de grande envergure avait fuité dans la presse, le 1er mai. Car cette ville industrielle, est considérée comme l’épicentre du mouvement de contestation qui a gagné tout l’est de l’Ukraine à l’égard du pouvoir en place depuis fin février.

Les combats ont déjà fait plusieurs morts de part et d’autre dans cette municipalité de 100 000 habitants, située à une centaine de kilomètres au nord de Donetsk. Les forces anti-gouvernementales composées de nombreux vétérans de l’armée, avaient construit des fortifications tout autour du centre-ville, autour des principaux bâtiments publics et des routes principales.

Un hélicoptère de l’armée aurait été abattu alors que ceux-ci auraient eu recours à des roquettes. Le président par intérim Alexandre Tourtchinov a confirmé vendredi soir, que Slaviansk était désormais « encerclée par les forces ukrainiennes », et que « l'opération spéciale allait se poursuivre ». Il a surtout livré un premier bilan, « deux militaires ont trouvé la mort » et annoncé froidement « des pertes importantes » pour les protestataires.

Slaviansk, connue pour ses mines de sel et ses cures thermales avait été prise par les forces anti-gouvernementales le mois dernier qui occupaient jusqu’au 2 mai dont la mairie et le siège de la police. Dans la foulée, le 12 avril, les premières barricades avaient érigées pour contrer tout assaut de l’armée ukrainienne. Déjà deux opérations militaires ont été tenues en échec le 20 et 24 avril. Ces deux tentatives qui se sont soldés par des fusillades, et la mort de 5 jeunes habitants. Un mouvement de soutien populaire pour les forces anti-gouvernementales avait gagné la ville, où sont toujours prisonniers 7 membres de l’OSCE. « Le pouvoir a-t-il définitivement perdu la tête. Il n’a aucune légitimité et prend le risque de nous emmener tout droit à la guerre civile avec des tels actions. Et pourquoi ? Pour restaurer son autorité », s’emporte le député communiste de Donetsk, Vladimir Bidiovka.

Guerre civile ?

La crainte de nombreux Ukrainiens de voir leur pays sombrer dans la guerre civile, semble se confirmer ses derniers jours. L’intervention a provoqué des réactions dans de nombreuses villes du sud et de l’est du pays. En Crimée, la ville touristique d’Odessa, le long de la mer noire, a vu des affrontements éclater entre citoyens pro et anti-gouvernement faisant un mort. « Je ne reconnais plus mon pays. Nous nous battons les uns contre les autres alors que nous avons essuyé tant de difficultés ensemble depuis 23 ans », confie amer, Anatoli aujourd’hui à la retraite, qui habite Odessa.

Dans la capitale du Donbass, ceux qui défendent une « république populaire de Donetsk », et un référendum le 11 mai, multiplient les prises de bâtiments. Après la mairie et le siège du gouvernement régional, ils se sont emparés le 1er mai du siège du Parquet à coups de jets de pierre et de cocktails Molotov et désarmés des dizaines de policiers, sous les vivas de 3000 irréductibles, portant des drapeaux russes. Le 2 mai, ils se sont emparés du poste de contrôle du trafic ferroviaire de Donetsk, pour paralyser le trafic ferroviaire et empêcher toute aide militaire à l’opération en cours à Slaviansk.

Au lieu de calmer, les choses, le pouvoir intérimaire a réintroduit la conscription, le 1er mai, « compte tenu de la dégradation de la situation dans l'Est et dans le Sud » a expliqué le président par intérim, Alexandre Tourtchinov. Le 17 mars, il avait déjà signé un décret autorisant la constitution de groupes de volontaires et créé une garde nationale composée de forces para-militaires composés de vétérans et des militants néofascistes de Pravyi Sektor.

Diplomatie.

Ni l’accord signé le 21 février instaurant un gouvernement d’union nationale, et le désarmement des milices para-militaires entre autre, ni l’accord de Genève, signé le 17 avril par les Etats-Unis, la Russie, l’Union européenne et les dirigeants ukrainiens, n’ont été respectés. Les négociateurs y avaient défini une série de mesures pour sortir de la crise et mettre fin aux violences : désarmer les groupes paramilitaires illégaux, libérer les bâtiments illégalement occupés et de lancer un dialogue national sur la réforme constitutionnelle. La Russie et les Etats-Unis s’accusent mutuellement de ne pas le respecter.

Devant l’ampleur des répercussions depuis l’intervention militaire ukrainienne, la Russie a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. Moscou a également dénoncé une opération « irresponsable » susceptible d'entraîner des conséquences catastrophiques pour l’ensemble du pays. « L’Europe a raté l’occasion de formuler une position autonome et différente des appétits stratégiques états-uniens et de l’Otan. Elle aurait du favoriser un chantier commun avec la Russie pour sortir l’Ukraine de l’impasse sociale et politique », constatait Andreï Gratchev.

Espérons que l’Europe prenne enfin conscience, qu’une guerre est en route à ses portes. Il serait temps.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 15:26

Les élus communistes-Front de Gauche proposent que Paris soit déclarée « hors zone du partenariat transatlantique de commerce et d’investissement».

Le mardi 29 avril 2014, les élus Communistes-Front de Gauche de Paris ont tenu leur assemblée générale de leur association départementale des élus communistes et républicains (ADECR) et ont élu à l’unanimité Adrien Tiberti, adjoint au Maire du 11eme arrondissement, président de l’association.

Il a été décidé d’entamer une mobilisation active pour l’arrêt des négociations concernant le Grand Marché Transatlantique. Un vœu sera proposé aux élus de la majorité de gauche à l’occasion des prochains conseils d’arrondissement pour que Paris soit déclarée « hors zone du partenariat transatlantique de commerce et d’investissement».

Par le biais de ce vœu, les élus Communistes-Front de Gauche prennent position contre ce projet, et appellent l’ensemble des élus de gauche à les rejoindre dans cette initiative.

Ce traité, élaboré dans une opacité générale, manifestant la volonté de ne pas y associer les citoyens, entraînerait une perte de souveraineté des institutions démocratiques de l’union Européenne, États comme collectivités locales. Posant les lois du marché et de la concurrence devant toutes les autres, il organise la possibilité pour les multinationales de contester les décisions prises par les États et collectivités locales et de les poursuivre en justice.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 09:10

Manuel Valls est passé sur l'autre rive en assumant une politique de droite (Olivier Dartigolles)

A la tribune de l'Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu à la fronde de députés socialistes par quelques aménagements cosmétiques mais l'affront à notre pays, aux familles, aux fonctionnaires et aux retraités est assumé crânement.

Pour la première fois sous la V° République, un chef de gouvernement issu d'une majorité parlementaire de gauche défend une politique dont la droite et le patronat avaient rêvé sans jamais espérer aller aussi loin, aussi brutalement.

Un âge d'or pour les entreprises, sans contre-partie, payé sur le dos du monde du travail et des plus fragiles. Une hémorragie de 50 milliards d'euros dans la dépense publique et sociale pour moins de service public, de solidarité et d'égalité de traitement, le dynamitage en règle de la protection sociale et de la démocratie locale.

Il n'y aura pas « d'apaisement » avec une telle orientation comme y invite M.Valls mais une aggravation rapide et dangereuse de la crise politique, sociale et économique. « Ce qui empêche d'installer la confiance », c'est une politique de droite alors que le changement, en 2012, avait été annoncé à gauche. Le premier ministre lui est passé sur l'autre rive en assumant une politique de droite : celle d'une austérité à perpétuité.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:50
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:48
http://youtu.be/_F7TO910mXo
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 13:36

Bruno Fornaciari je pense que le courage politique ne réside pas pas dans la demi-mesure. Se réfugier dans l'abstention, alors qu'il eût été possible de faire échouer le plan Valls/Hollande est tout au plus une lâcheté et tout au moins une complicité. Ce qui revient au même. Lorsqu'on s'engage en politique ou ailleurs il faut faire des choix qui engagent; c'est fait. Il nous faut en tirer les enseignements et ne pas nous bercer d'illusions. Et les dirigeants communistes, ne pas participer, fût-ce en leur nom personnel, à "orienter" les réactions qui polluent la réflexion contradictoire nécessaire des communistes sur l'expérience récente, dans le cadre des organismes du parti. Il paraît que les communistes seront associés à la réflexion d'ensemble ? Tant mieux ! Et pour cela il faudrait aussi que chaque membre du PCF puisse le faire, normalement.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 11:50

La Gauche unitaire en retrait

européennes

Sébastien Crépel

Mercredi, 30 Avril, 2014

S’estimant privée des positions qui lui étaient promises aux européennes, la GU suspend sa participation aux instances du rassemblement.

Ce n’est pas la crise qu’y voient certains médias, mais ce n’en est pas moins une épine dans la campagne du Front de gauche. Hier, la Gauche unitaire (GU) a suspendu sa participation aux instances nationales du Front de gauche jusqu’aux européennes, dans une lettre ouverte publiée par sa direction. Mais elle sera partie prenante, en tant que telle, de la campagne et des listes dans quatre circonscriptions sur sept.

Motif : la GU s’estime lésée après le refus de ses partenaires de lui accorder les places qui lui avaient été initialement attribuées dans l’accord électoral signé le 8 avril, dans le Nord-Ouest (la 2e), en Île-de-France (3e) et dans le Centre. Pour sa direction, cela trahit une « volonté de nier la diversité politique » du Front de gauche, faute pour celui-ci de savoir « surmonter » les désaccords stratégiques qui le traversent. Le porte-parole de la GU, Christian Picquet, y voit pour preuve les déclarations de responsables du PG lui prêtant un soutien appuyé au PS à Paris aux municipales. « On ne peut pas accepter ces méthodes d’un autre âge sans réagir », explique-t-il, y décelant une « tentative brutale d’imposer au Front de gauche un projet contradictoire avec son objectif initial » de « refondation d’ensemble de la gauche sur une nouvelle ligne directrice ».

Mais au-delà du fond du désaccord, la méthode et le moment choisis pour l’exprimer sont jugés inopportuns, voire contre-productifs par ses partenaires. « Si l’on pense que le Front de gauche est l’outil pour faire renaître une gauche de transformation sociale à vocation majoritaire, alors il faut tout faire pour obtenir le meilleur score aux européennes. C’est le moyen pour résoudre les difficultés organisationnelles qui nous lestent, au lieu d’alimenter les turbulences », réagit Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble. Pour le PCF, si Marie-Pierre Vieu dit partager avec Christian Picquet « l’horizon du rassemblement de toute la gauche sur une autre voie », elle « déplore » la décision de la GU de « sortir de la mêlée » à un moment où « d’autres peuvent converger avec nous ». Mais la dirigeante communiste se dit aussi sensible à la nécessité de « faire les gestes pour ne perdre personne au Front de gauche ».

Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, se fait plus tranchant, dénonçant une « mauvaise décision » qui porte un coup médiatique contre le Front de gauche. Pour lui, le problème sous-jacent est celui de « l’insatisfaction de la GU au regard de ce qu’elle pèse réellement aujourd’hui, après le départ des deux tiers de ses effectifs ». Une lecture que dément catégoriquement Christian Picquet, qui insiste : « Nous ne sommes pas dans une logique de règlements de comptes. C’est un signal d’alarme tiré dans l’intérêt global du Front de gauche. »

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  • Comme d'habitude le jugement péremptoire et sûr du PG rejetant l'erreur ou la faute sur d'autres, sans faire l'introspection de sa propre attitude, en question justement dans la décision prise, interroge sur l'autisme duPG qui ne voit que par lui-même. L'avenir n'est sûrement pas de ce côté là.

BF

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 07:39

Le long déclin de la banlieue rouge

Le PCF a connu des pertes électorales importantes dans ses fiefs de la région parisienne, notamment en Seine-Saint-Denis, lors des municipales 2014.

Les élections municipales du mois dernier ont livré un bilan décevant pour la gauche en Seine-Saint-Denis. Pour la première fois, la droite est majoritaire dans le département : 21 villes contre 19. Si le PS a subi les plus grosses pertes au niveau national, le Parti Communiste n’a pas été épargné. Il a résisté dans l’ouest normand, dans le Puy-de-Dôme, mais a continué à s’effriter en Picardie et en Lorraine. Dans le 93, des bastions historiques sont tombés : Saint-Ouen, Bobigny, Drancy, le Blanc-Mesnil…

La surprise est venue d’une composante de la droite que l’on avait peu vue jusque-là. L’UDI a pris cinq villes dont Drancy et Bobigny, où l’opposition grandissait depuis des années. « Le centre-droit a réussi là l’intégration de la diversité, qui avait été malheureuse avec la gauche », avance Roger Martelli. L’historien a analysé les résultats du scrutin à l’occasion du séminaire du Cevipof, mardi 8 avril, consacré aux municipales en Seine-Saint-Denis. « L’usure du pouvoir local a joué, aggravée par la conjoncture nationale », ajoute-t-il avant de retracer l’histoire politique de la Seine-Saint-Denis, qui s’est longtemps confondue avec celle du Parti Communiste français.

Un apogée dans les années 60-70

C’est dans les années 1920 qu’est née la « ceinture rouge ». Les années d’entre-deux-guerres sont celles de la conquête, à mesure qu’augmente le nombre d’ouvriers. A la Libération, fort de son passé de Résistance, le PC enregistre des progrès particulièrement marqués dans de vastes zones, homogènes socialement et politiquement, du nord, de l’est et du sud de la périphérie parisienne.

Les années 1960-70, caractérisées par l’urbanisation, voient l’apogée du communisme municipal. Le PC administre 54 municipalités de la petite couronne en 1977, et un tiers de la population totale de la Région ! Les élections de 1983 annoncent la réversion de cette tendance. « Mais le signal d’alarme », souligne Roger Martelli, « c’est moins 1983 que 1989 », qui voit l’abstention, le vote blanc ou nul et les partis marginaux rogner les marges traditionnelles. Si la banlieue parisienne résiste, Alès et Bègles tombent dès 1989, sans que cela n’alerte les dirigeants. Le repli structurel du PC s’est depuis confirmé à chaque élection. C’est d’abord la droite qui en a profité, puis le PS.

Deux villes de 100 000 habitants

Le PC ne contrôle plus aujourd’hui qu’environ 750 communes en France métropolitaine, moitié moins qu’en 1977. En ce qui concerne les communes de plus de 3500 habitants, le Parti enregistre en 2014 près de 25% de pertes, soit autant - en proportion - qu’entre 1977 et 1983. Les pertes n’ont pas été compensées par de nouvelles victoires, même si l’on peut noter que les communistes ont repris deux grandes communes du 93 : Montreuil et Aubervilliers. Une performance rare rendue possible par le maintien de la compétition au second tour.

A l’inverse, les divisions internes au PC ont offert Bagnolet au PS. (Mais ces derniers ont perdu à leur tour une de leur place forte : Livry-Gargan est passée à l’UMP). Montreuil et Saint-Denis demeurent ainsi les deux dernières villes de plus de 100 000 habitants avec un maire communiste. Ce sont aussi les deux seules villes de cette taille où le FN n’avait pas présenté de liste.

Sébastien Banse

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 23:57

les 100 "frondeurs" socialistes ont fondu comme neige au soleil et 41 d'entre eux se sont réfugié "courageusement" dans l'abstention. Tout de même!

Les 41 socialistes et 3 MRC qui ne sont pas passés à droite et ont considéré qu'ils ne pouvaient approuver le pacte et respecter les engagements sur lesquels ils s'étaient fait élire.

MRC ont voté contre

Marie-Françoise Bechtel (MRC), Christian Hutin (MRC), Jean-Luc Laurent (MRC)

41 abstentions socialites

Pouria Amirshahi
Christian Assaf
Serge Bardy
Delphine Batho
Laurent Baumel
Philippe Baumel
Jean-Pierre Blazy
Kheira Bouziane-Laroussi
Isabelle Bruneau
Fanélie Carrey-Conte
Nathalie Chabanne
Dominique Chauvel
Pascal Cherki
Florence Delaunay

Jean-Pierre Dufau
Henri Emmanuelli
Hervé Féron
Richard Ferrand
Jean-Marc Germain
Jean-Patrick Gille
Daniel Goldberg
Linda Gourjade
Jérôme Guedj
Edith Gueugneau
Mathieu Hanotin
Chaynesse Khirouni
Christophe Léonard
Arnaud Leroy

Kléber Mesquida
Franck Montaugé
Pierre-Alain Muet
Philippe Noguès
Christian Paul
Michel Pouzol
Denys Robiliard
Barbara Romagnan
Gérard Sebaoun
Suzanne Tallard
Stéphane Travert
Catherine Troallic
Paola Zanetti

Aucun socialiste n'a été assez cohérent et courageux politiquement pour voter contre le Pacte de responsabilité alors que les mêmes ne se seraient même pas posés la question si la droite avait présenté le même texte. Ils ont, du coup, laissé passer le pacte à bon compte. Ils n'ont pas permis que soient entrepris une autre orientation plus conforme au message des électeurs délivré aux municipales.

Jusqu'au bout, l'issue du vote est restée incertaine. Les députés ont finalement voté, mardi 29 avril, le programme de stabilité présenté par Manuel Valls, par 265 voix pour et 232 voix contre. Sur les 564 votants, 67 députés ont préféré s'abstenir. La droite a voté contre à une écrasante majorité, de même que les communistes. Le groupe socialiste a majoritairement voté pour, mais une quarantaine de députés PS se sont abstenus.

A l'issue du vote, Manuel Valls a salué "un acte fondateur, important pour la suite du quinquennat du président de la République". "C'était important qu'il y ait un vote qui montre que la majorité, au-delà des débats, approuve ce projet", a-t-il déclaré.

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Published by bruno fornaciari - dans PS
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 19:45

Européennes : Courrier de Gauche unitaire aux organisations membres du Front de Gauche

Vous trouverez ci-dessous le courrier que Gauche Unitaire a fait parvenir à ses partenaires du Front de Gauche sur la question des élections européennes et plus généralement sur l’orientation politique du Front de Gauche.

Gauche unitaire aux organisations membres du Front de gauche

Saint-Ouen, le 28 avril 2014

Chères et Chers Camarades,

Les discussions nationales en vue d’aboutir à un accord équilibré pour la constitution de nos listes aux élections européennes n’auront pas simplement été sources de tensions supplémentaires dont le Front de gauche n’avait vraiment pas besoin. Elles auront ouvert entre nous une fracture posant la question de l’avenir de ce que nous avons construit au fil des cinq dernières années.

Depuis des mois, Gauche unitaire avait dû prendre acte de l’échec de ses propositions visant à reconstituer un cadre de débat où les formations du Front de gauche auraient pu, collectivement et sereinement, traiter de leurs divergences. Le refus d’affronter les problèmes d’orientation rencontrés aura, en conséquence, profondément miné la dynamique grâce à laquelle le Front de gauche avait pu marquer la campagne de l’élection présidentielle. À la violence des attaques que les uns portaient pourtant publiquement sur les intentions supposées des autres, ne répondait généralement qu’un silence lourd de tensions contenues dans les réunions de la coordination.

Chacun peut en faire maintenant le constat : le Front de gauche apparaît de plus en plus comme un bateau ivre que ne rassemblent ni une stratégie cohérente ni un discours audible de la gauche et du peuple. Les intentions de votes dont les sondages nous créditent pour les élections européennes en sont, hélas, une nouvelle traduction après ce qu’on pourrait appeler pudiquement la « contre-performance » des municipales.

Dès lors qu’aucun fonctionnement consensuel ne permet plus de surmonter les problèmes importants que nous affrontons, c’est la logique du coup de force permanent et le recours systématique au chantage qui s’imposent. C’est le souci de faire prévaloir les intérêts des deux plus importantes composantes de notre coalition qui l’emportent sur toute autre considération. Et, surtout, c’est la volonté de modifier radicalement les équilibres politiques au sein de Front de gauche qui prévaut.

Gauche unitaire vient d’en faire les frais, ce qui aboutit à la priver des positions et de la visibilité qu’elle pouvait légitimement revendiquer, en sa qualité de troisième composante fondatrice du Front de gauche et au titre de sa contribution à la vie de celui-ci depuis cinq ans.

Les accords nationaux rendus publics lors de la rencontre de Saint-Denis autour d’Alexis Tsipras ont tout d’abord été bafoués dans le Nord-Ouest, notre camarade Céline Malaisé s’étant vue privée de la deuxième place qui lui avait initialement été attribuée, à la suite de la décision unilatérale des fédérations concernées du Parti communiste français. Puis, Gauche unitaire s’est vue évincer de la liste du Centre sans même que ses représentants départementaux n’aient été conviés à une réunion de concertation. Enfin, l’impasse à laquelle ont abouti les discussions sur la composition de la liste en Ile-de-France sera venue révéler une inacceptable volonté de nier la diversité politique qui avait jusqu’alors fait la force collective du Front de gauche.

Dans ce dernier cas, les arguments de forme ont eu vite fait de s’évanouir. Le fond du problème est apparu dans un message adressé par Alexis Corbières et Clément Sénéchal, au nom du Parti de gauche, à leurs partenaires d’Ile-de-France. S’opposant à la proposition que notre camarade Christian Picquet figure à la troisième place sur la liste conduite par Patrick Le Hyaric, ils auront écrit : « Si Christian Picquet a été l’un des fondateurs du Front de gauche, il a surtout été l’un de ses plus fervents diviseurs par ses choix politiques lors de la dernière échéance électorale, n’hésitant pas à mener une campagne active à Paris en faveur du PS contre les autres composantes du FDG… »

Passons sur la réécriture des raisons qui ont amené à la coupure en deux du Front de gauche sur Paris et dans quelques autres villes. Nous continuons à considérer que la responsabilité n’en incombe pas au tropisme des uns pour la subordination au Parti socialiste – sinon, comment expliquer que notre opposition soit identique à la politique du gouvernement ? –, mais au refus délibéré de certaines organisations de construire des listes proposant une politique pour toute la gauche dans l’objectif de barrer la route des municipalités concernées à la droite et à l’extrême droite. Là gisait le désaccord majeur, que le Front de gauche n’a pas su surmonter. Cela dit, on nous permettra de faire remarquer que, contrairement à d’autres qui n’hésitèrent pas à recourir aux techniques (d’un autre âge…) de l’invective et du procès en « déviationnisme », Gauche unitaire n’a jamais utilisé la moindre formule polémique contre l’un quelconque de ses partenaires durant cette période difficile.

Le plus grave à nos yeux est la détermination, qui vient de s’exprimer, d’éliminer l’une des positions en présence au sein du Front de gauche, en d’autres termes l’objectif de créer au sein de celui un nouvel équilibre politique.

Nous vous le disons franchement : il est pour nous exclu de nous incliner devant cette tentative brutale d’imposer au Front de gauche un projet contradictoire avec son objectif initial : la refondation d’ensemble de la gauche sur une nouvelle ligne directrice.

Nous entendons continuer à défendre, en toute indépendance, l’idée qu’il ne faut en aucun cas se claquemurer dans la radicalité supposée d’une posture incantatoire. Nous considérons qu’il convient, à l’inverse, de porter en direction de toute la gauche une offre de rassemblement sur une politique alternative à celle que conduit le gouvernement. Faute de quoi, la référence qui nous était jusqu’alors commune à une autre majorité pour un autre gouvernement ne sera plus que l’alibi de la funeste théorie des « deux gauches ». C’est-à-dire du renoncement à toute politique d’unité sur une démarche de rupture avec le libéralisme et le productivisme, au profit d’une orientation qui consiste à découper la gauche et à en opposer les deux parties l’une à l’autre. Avec pour seul résultat prévisible de figer la situation, de renoncer à faire bouger les lignes à gauche, de se refuser à saisir les opportunités de construire un front anti-austérité large. Donc de priver ce pays de toute perspective d’espoir.

Comme vous le savez, celles et ceux qui ont fondé Gauche unitaire ont rompu avec le NPA en 2009. Ce n’est pas pour reprendre à présent le discours de cette dernière organisation et d’une extrême gauche se complaisant dans son impuissance.

Dans la situation où nous sommes rendus, nous ne sommes plus en condition de prendre toute notre place dans une bataille électorale dont nous espérions qu’elle sortirait le Front de gauche de sa crise. Nous ne pouvons, par conséquent, ni avaliser la composition des listes dans le Nord-Ouest, le Centre et l’Île-de-France, ni participer aux campagnes dans ces trois circonscriptions. Et c’est, du même coup, l’un des deux partis français restés activement membres du Parti de la gauche européenne qui se trouve mis dans l’incapacité de relayer, comme il l’aurait voulu, la bataille décidée en commun autour de la candidature d’Alexis Tsipras.

Nous le ferons savoir publiquement dans les prochains jours.

Notre inquiétude grandit d’autant sur l’état du Front de gauche, lequel nous apparaît maintenant d’une gravité extrême. Surtout en un moment où les conditions d’une large union à gauche commencent à se réunir sur ce qui pourrait devenir un pacte anti-austérité alternatif aux choix du gouvernement. Les débats secouant le Parti socialiste, venant après le départ des ministres d’Europe écologie ou l’opposition d’une majorité du mouvement syndical au « pacte de responsabilité », sont une chance pour commencer à conjurer le désastre dont ce pays et son peuple se trouvent menacés. Hélas, du fait des divergences le paralysant, le Front de gauche est incapable de formuler les propositions de rassemblement qui lui permettraient de retrouver un élan et d’apparaître à la hauteur d’un défi historique pour la gauche.

Cela nous amène à demander la tenue, au lendemain de la campagne des européennes, d’un séminaire réunissant les directions des diverses composantes du Front de gauche, en présence des premiers responsables de chacune d’entre elles. Ce rendez-vous aurait pour objectif d’effectuer un bilan de l’épisode que nous venons de traverser, d’avoir un échange approfondi sur la situation du pays et de vérifier si nous pouvons ensemble surmonter la crise du Front de gauche.

En l’attente, nous suspendons notre participation aux diverses instances nationales du Front de gauche.

Avec nos salutations militantes.

Le bureau national de Gauche unitaire

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BRUNO FORNACIARI

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