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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 10:18

Synthèse de l'assemblée générale de la section de NIORTdes Deux Sèvres - 79

 

 

le 01 juin 2011

Quatre assemblées de sections ont précédées la tenue de l’assemblée générale fédérale.

D’une façon générale, l’ensemble des réunions a montré l’attachement des communistes à privilégier le programme sur le nom du candidat ou de la candidate. L’essentiel des débats a donc porté sur le contenu du programme populaire partagé.

Pour autant des questions de fonds sur le fonctionnement du parti sont posées. En particulier, sur l’exigence que se soient bien les communistes qui effectuent le choix de leur candidat. Et que le bulletin de vote soumis à leur vote porte l’ensemble des noms des camarades qui ont fait acte de candidature.

Le choix qui a été effectué a été de transmettre l’ensemble des réflexions des communistes, qu’elles soient orales ou écrites, sans les soumettre au vote de l’AG.

Paragraphe 1

Sous chapitre « Abolir …. » : Réaffirmer notre volonté d’un retour aux 40 années de cotisations dans un premier temps – Retraite mini au SMIC – Remise en ordre d’une véritable grille des salaires – demande d’une campagne d’explication du parti sur les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

Sous chapitre « Plan d’urgence pour le logement…. » : Abolir les ponctions de l’Etat sur les agences et autres bailleurs sociaux.

Paragraphe 2

Sous chapitre « La laïcité …… » : Réaffecter les moyens détournés vers l’école privé à l’école publique.

Paragraphe 3

Sous chapitre « Agir tout de suite » : Introduction de critères de proportionnalité des revenus dans la fiscalité locale des ménages.

Sous chapitre « L’argent des banques » : Préciser la nationalisation des banques.

Paragraphe 4

Sous chapitre « Agir tout de suite » : Indiquer les grandes lignes de nos propositions constitutionnelles.

Sous chapitre « Une Constitution démocratique.. » : Ajouter la notion de l’acquisition de droits nouveaux pour la fonction publique, équivalents aux droits des CE dans le privé.

Paragraphe 5

Sous chapitre « Agir pour un changement durable » : Besoin d’explications très détaillées sur le rôle de l’argent, de la BCE, et le rôle des services publics pour lutter contre la crise et les injustices de la société.

Enfin, il importe de bien faire le distinguo entre les notions de court et de long terme, entre le programme et le projet. Revenir à un taux obligatoire d’emploi de 10% de handicapés, tant dans le privé que le public.

Trois amendements écrits ont été déposés et discutés, mais eux non plus n’ont pas été soumis au vote des participants.

Proposition de motion à la section de Niort

présentée à la conférence départementale du 21 mai 2011

Sur la base du programme populaire et partagé « Ce que nous voulons »

Depuis bien longtemps, nous, militants communistes, n’avions pas eu entre les mains un programme aussi offensif. Pour autant, ce texte n’expose toujours pas clairement la manière de rompre avec le système capitaliste. Aussi, nous nous proposons de réécrire certains paragraphes sous forme d’amendements, afin de passer de l’offensive à la rupture.

D’autres parties mériteraient d’être amendées. Nous avons pris l’option de nous focaliser sur quatre axes majeurs du PPP.

Amendement 1

1 ) Droits sociaux et partage des richesses

Un pacte pour les services publics, page 3

Suppression de tout le chapitre et de son titre, remplacé par :

« Au fil des années, le service public a été amputé de pans entiers, bradés au secteur privé. Affaibli, morcelé, territorialisé, il ne répond plus aux besoins des citoyens. Nous exigeons le retour d’un service public fort, contrôlé à 100% par les salariés et les usagers eux-mêmes. C’est pourquoi l’éducation, la santé, la protection sociale, la recherche, la Poste, les télécommunications, la Justice mais aussi l’industrie pharmaceutique, l’énergie, l’eau, les transports, les banques et assurances, le logement, l’industrie agroalimentaire et la grande distribution doivent être intégralement arrachés des mains du privé, sans indemnité».

Le chapitre est renommé : « Vers l’appropriation sociale des moyens de production »

Amendement 2

2) Une république solidaire et fraternelle

La laïcité, pilier de la République, page 4

Suppression du paragraphe « La part de financement… jugées nécessaires ».

« Nous récupérerons l’intégralité des fonds publics, aujourd’hui versés aux écoles privées, dans le but de développer et d’améliorer le service public de l’Education nationale. Nous supprimerons le concordat d’Alsace Moselle afin que les principes de laïcité soient respectés sur l’ensemble du territoire ».

Amendement 3

3) Reprendre le pouvoir sur l’argent

L’argent des banques, page 6

Suppression du premier paragraphe, de « Nous créerons… compagnies d’assurances ». Cf. amendement 1

     

    A propos de cette contribution

    le 01 juin 2011

     

     

    Extrait

    Quatre assemblées de sections ont précédées la tenue de l’assemblée générale fédérale.

    D’une façon générale, l’ensemble des réunions a montré l’attachement des communistes à privilégier le programme sur le nom du candidat ou de la candidate. L’essentiel des débats a donc porté sur le contenu du programme populaire partagé.

    Pour autant des questions de fonds sur le fonctionnement du parti sont posées. En particulier, sur l’exigence que se soient bien les communistes qui effectuent le choix de leur candidat. Et que le bulletin de vote soumis à leur vote porte l’ensemble des noms des camarades qui ont fait acte de candidature.

    Le choix qui a été effectué a été de transmettre l’ensemble des réflexions des communistes, qu’elles soient orales ou écrites, sans les soumettre au vote de l’AG.

    Paragraphe 1

    Sous chapitre « Abolir …. » : Réaffirmer notre volonté d’un retour aux 40 années de cotisations dans un premier temps – Retraite mini au SMIC – Remise en ordre d’une véritable grille des salaires – demande d’une campagne d’explication du parti sur les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

    Sous chapitre « Plan d’urgence pour le logement…. » : Abolir les ponctions de l’Etat sur les agences et autres bailleurs sociaux.

    Paragraphe 2

    Sous chapitre « La laïcité …… » : Réaffecter les moyens détournés vers l’école privé à l’école publique.

    Paragraphe 3

    Sous chapitre « Agir tout de suite » : Introduction de critères de proportionnalité des revenus dans la fiscalité locale des ménages.

    Sous chapitre « L’argent des banques » : Préciser la nationalisation des banques.

    Paragraphe 4

    Sous chapitre « Agir tout de suite » : Indiquer les grandes lignes de nos propositions constitutionnelles.

    Sous chapitre « Une Constitution démocratique.. » : Ajouter la notion de l’acquisition de droits nouveaux pour la fonction publique, équivalents aux droits des CE dans le privé.

    Paragraphe 5

    Sous chapitre « Agir pour un changement durable » : Besoin d’explications très détaillées sur le rôle de l’argent, de la BCE, et le rôle des services publics pour lutter contre la crise et les injustices de la société.

    Enfin, il importe de bien faire le distinguo entre les notions de court et de long terme, entre le programme et le projet. Revenir à un taux obligatoire d’emploi de 10% de handicapés, tant dans le privé que le public.

    Trois amendements écrits ont été déposés et discutés, mais eux non plus n’ont pas été soumis au vote des participants.

    Proposition de motion à la section de Niort

    présentée à la conférence départementale du 21 mai 2011

    Sur la base du programme populaire et partagé « Ce que nous voulons »

    Depuis bien longtemps, nous, militants communistes, n’avions pas eu entre les mains un programme aussi offensif. Pour autant, ce texte n’expose toujours pas clairement la manière de rompre avec le système capitaliste. Aussi, nous nous proposons de réécrire certains paragraphes sous forme d’amendements, afin de passer de l’offensive à la rupture.

    D’autres parties mériteraient d’être amendées. Nous avons pris l’option de nous focaliser sur quatre axes majeurs du PPP.

    Amendement 1

    1 ) Droits sociaux et partage des richesses

    Un pacte pour les services publics, page 3

    Suppression de tout le chapitre et de son titre, remplacé par :

    « Au fil des années, le service public a été amputé de pans entiers, bradés au secteur privé. Affaibli, morcelé, territorialisé, il ne répond plus aux besoins des citoyens. Nous exigeons le retour d’un service public fort, contrôlé à 100% par les salariés et les usagers eux-mêmes. C’est pourquoi l’éducation, la santé, la protection sociale, la recherche, la Poste, les télécommunications, la Justice mais aussi l’industrie pharmaceutique, l’énergie, l’eau, les transports, les banques et assurances, le logement, l’industrie agroalimentaire et la grande distribution doivent être intégralement arrachés des mains du privé, sans indemnité».

    Le chapitre est renommé : « Vers l’appropriation sociale des moyens de production »

    Amendement 2

    2) Une république solidaire et fraternelle

    La laïcité, pilier de la République, page 4

    Suppression du paragraphe « La part de financement… jugées nécessaires ».

    « Nous récupérerons l’intégralité des fonds publics, aujourd’hui versés aux écoles privées, dans le but de développer et d’améliorer le service public de l’Education nationale. Nous supprimerons le concordat d’Alsace Moselle afin que les principes de laïcité soient respectés sur l’ensemble du territoire ».

    Amendement 3

    3) Reprendre le pouvoir sur l’argent

    L’argent des banques, page 6

    Suppression du premier paragraphe, de « Nous créerons… compagnies d’assurances ». Cf. amendement 1

     

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    Published by bruno fornaciari - dans PCF 79
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    22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 06:08
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    21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 07:03
    Deux-Sèvres - Niort - Social

    Crédit Agricole : ce soir, mobilisation à Aiffres

    La mobilisation niortaise contre le projet de site unique, dans la banlieue de La Rochelle, de la caisse régionale du Crédit Agricole Charente-Maritime Deux-Sèvres s'organise. Ce soir à 18 h 15, à l'occasion de l'assemblée générale de la caisse locale Niort-Prahecq, à l'espace Tartalin d'Aiffres, l'ensemble des élus du territoire niortais, à l'appel de la présidente de la CAN, Geneviève Gaillard, sont invités à manifester leur opposition au transfert des sites de Niort et Saintes.

    Ils seront rejoints notamment par les militants du PS (qui a adopté samedi une motion au sein de l'Union régionale Poitou-Charentes), de EELV-Les Verts, du Parti Communiste, du Parti Radical de Gauche ainsi que du Parti de Gauche qui qualifié cette opération de « économiquement inepte et socialement coûteux ». Côté salariés, l'intersyndicale sera également présente tandis qu'on annonce la création d'un collectif de sociétaires deux-sévriens hostiles au projet. 

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    Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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    21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 06:53

     

    MÉDIAS

     

    MÉDIAS -  le 19 Février 2013

     

    Ce mardi dans l'Humanité : l'austérité fait débat au sein du gouvernement

     

     

    Alors que de nouvelles mesures de rigueur semblent mûrir dans l’escarcelle du couple exécutif et de Bercy, plusieurs ministres ont fait entendre, hier et ce week-end, une autre voie que celle de l’austérité. Une alternative défendue de longue date par le Front de gauche. Pour Éric Aubin, de la CGT : « Le gouvernement pratique ce qu’il dénonçait chez Sarkozy »

    « Il y a une quinzaine de jours, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, a estimé que la désindexation des retraites complémentaires, voulue par le Medef dans la négociation Agirc-Arrco, pourrait être étendue au régime de base. Cela ferait baisser la revalorisation des retraites, donc les pensions à terme. Pour les retraites complémentaires, près de 5 % de pouvoir d’achat serait perdu. Depuis 1993, les pensions ont diminué de 25 %. L’idée de fiscaliser la majoration de retraite pour les familles de trois enfants, proposée par la Cour des comptes, n’est pas nouvelle. Pour faire des économies, la solution n’est pas de faire baisser les prestations ! Il faut plutôt complètement revoir le système de financement. Le gouvernement actuel pratique ce qu’il dénonçait chez Sarkozy, il prend des décisions sans même se concerter avec les syndicats, il faut laisser travailler le COR (Conseil d’orientation des retraites) et le Haut conseil de financement de la protection sociale. »

    Éric Aubin, secrétaire confédéral CGT, 
en charge du dossier des retraites.

    • Sur le même sujet :

    Ménages, collectivités, services publics : avis de tempête austéritaire
    Zoom sur un département étranglé : 
    la Seine-Maritime
    Entretien avec la coprésidente du Parti de gauche, 
    Martine Billard


    • À lire également dans l'édition de l'Humanité de ce mardi 19 février :

    Sarkozy vu par ses ministres : l'amour vache
    Municipale 2014 : 
    Marseille se voit déjà en campagne
    Économie : G20, l'évasion fiscale dans l'oeil de Moscou
    Le plan de casse chez candia, une abérration économique
    Université : la loi Fioraso, les chercheurs cherchent encore la rupture
    Reportage : au tribunal des réfugiés à Montreuil. L'analyse de l'ancien ministre Anicet Le Pors.
    Equateur : l'éclatante victoire de Rafael Correa
    Rencontre avec Sandy Haïdara, député de Tombouctou
    Culture : autour de cinéma le Mélies à Montreuil, miasmes et enthousiasmes
    Le scandale du jour : des militants sahraouis condamnés à perpétuité pour avoir rêvé de liberté

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    20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:51

     

     

      le 19 Février 2013

     

    Allocations familiales: la piste de l'imposition s'éloigne

     

     

    Jean-Marc Ayrault et Michel Sapin ont paru écarter ce mardi l'idée, suggérée par le Premier président de la Cour des comptes, d'une imposition des allocations familiales pour réduire les déficits publics français.

    Selon le député socialiste Daniel Vaillant, le Premier ministre l'a laissé entendre lors d'une intervention devant le groupe PS de l'Assemblée nationale. "La question, c'est de mieux gérer les dépenses publiques mais de le faire de telle manière qu'un certain nombre de politiques comme celle de la famille, qui donne des résultats, ne soient pas remises en cause", a dit le chef du gouvernement, cité par l'ancien ministre de l'Intérieur.

    Pause dans les hausses d'impôts

    Dans une interview à Paris Match, le ministre du Travail va plus loin encore en estimant que le moment est venu d'une pause dans les hausses d'impôt. "Le gouvernement a légitimement demandé aux Français, notamment aux plus aisés, un effort pour redresser les finances publiques. Il serait bienvenu de respecter une pause avant de penser à une nouvelle hausse, directe ou indirecte, des impôts", affirme Michel Sapin.

    Lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a été plus nuancé et s'est borné à dire que le gouvernement n'avait "pris aucune décision en la matière pour l'instant".

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    Published by bruno fornaciari - dans SYNDICATS - JUSTICE SOCIALE
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    20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:49

     

     

      le 20 Février 2013

     

    Le PDG de Titan insulte les ouvriers de Goodyear dans un courrier à Montebourg

     

     

    Le PDG de Titan International, Maurice M.Taylor Junior, tacle les "soi-disant ouvriers" de l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord menacée de fermeture dans une lettre adressée au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg publiée mercredi parLes Echos.

    "J'ai visité cette usine plusieurs fois", écrit Maurice M.Taylor Junior dans cette lettre en anglais datée du 8 février et publiée en français sur le site des Echos. "Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures." "Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'était comme ça en France", ajoute-t-il.

    Dans sa lettre, le PDG de Titan fait référence à un courrier envoyé par Arnaud Montebourg le 31 janvier dans lequel le ministre du Redressement productif lui aurait demandé d'entamer de nouvelles discussions. "Monsieur, votre lettre fait état du fait que vous voulez que Titan démarre une discussion", écrit-il. "Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français." "Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d'un euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin", ajoute-t-il. "Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens-Nord."

    Titan, qui a repris une partie des activités du producteur de pneumatiques dans le monde, a renoncé en septembre 2012 à reprendre le site d'Amiens-Nord, qui compte près de 1.200 salariés, faute d'accord avec la CGT sur un plan de départs volontaires. Arnaud Montebourg, qui a tenté de relancer les discussions en début d'année avec Titan, a finalement annoncé le 12 février dernier que le groupe américain avait décidé de ne pas reprendre les négociations sur l'avenir du site.

    Une lettre insultante pour la CGT

    "Ce n'est pas une lettre incendiaire, c'est une lettre insultante"a déclaré le délégué CGT de Goodyear à Amiens-Nord, Mickaël Wamen, invité sur Europe 1 mercredi matin. "Elle nous conforte dans le fait que nous avons eu raison d'agir ainsi", a-t-il estimé. "M. Taylor fait aujourd'hui état d'une usine qu'il vantait dans des entretiens il y a quelques semaines." "Titan a du mal à percer en Europe. Ce n'est pas avec des propos comme il a tenu aujourd'hui qu'il pourra percer en Europe", a-t-il ajouté. "Je défendrai tant qu'il le faudra ces salariés qui ont fait la fortune du groupe Goodyear", a-t-il poursuivi. "L'usine d'Amiens produit 23.000 pneus de tourisme et plus de 1.000 pneus agricoles par jour. Ce n'est quand même pas du fait des salariés si l'usine a été réduite de 90%."

    Lors d'une manifestation le 12 février dernier devant le siège de Goodyear près de Paris, Mickaël Wamen avait annoncé son intention de faire condamner Titan pour avoir "soutenu un projet qui n'existait pas" et pour être responsable du co-projet de fermeture du site.

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    20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:49

     

     

      le 20 Février 2013

     

    Le PDG de Titan insulte les ouvriers de Goodyear dans un courrier à Montebourg

     

     

    Le PDG de Titan International, Maurice M.Taylor Junior, tacle les "soi-disant ouvriers" de l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord menacée de fermeture dans une lettre adressée au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg publiée mercredi parLes Echos.

    "J'ai visité cette usine plusieurs fois", écrit Maurice M.Taylor Junior dans cette lettre en anglais datée du 8 février et publiée en français sur le site des Echos. "Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures." "Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'était comme ça en France", ajoute-t-il.

    Dans sa lettre, le PDG de Titan fait référence à un courrier envoyé par Arnaud Montebourg le 31 janvier dans lequel le ministre du Redressement productif lui aurait demandé d'entamer de nouvelles discussions. "Monsieur, votre lettre fait état du fait que vous voulez que Titan démarre une discussion", écrit-il. "Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français." "Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d'un euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin", ajoute-t-il. "Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens-Nord."

    Titan, qui a repris une partie des activités du producteur de pneumatiques dans le monde, a renoncé en septembre 2012 à reprendre le site d'Amiens-Nord, qui compte près de 1.200 salariés, faute d'accord avec la CGT sur un plan de départs volontaires. Arnaud Montebourg, qui a tenté de relancer les discussions en début d'année avec Titan, a finalement annoncé le 12 février dernier que le groupe américain avait décidé de ne pas reprendre les négociations sur l'avenir du site.

    Une lettre insultante pour la CGT

    "Ce n'est pas une lettre incendiaire, c'est une lettre insultante"a déclaré le délégué CGT de Goodyear à Amiens-Nord, Mickaël Wamen, invité sur Europe 1 mercredi matin. "Elle nous conforte dans le fait que nous avons eu raison d'agir ainsi", a-t-il estimé. "M. Taylor fait aujourd'hui état d'une usine qu'il vantait dans des entretiens il y a quelques semaines." "Titan a du mal à percer en Europe. Ce n'est pas avec des propos comme il a tenu aujourd'hui qu'il pourra percer en Europe", a-t-il ajouté. "Je défendrai tant qu'il le faudra ces salariés qui ont fait la fortune du groupe Goodyear", a-t-il poursuivi. "L'usine d'Amiens produit 23.000 pneus de tourisme et plus de 1.000 pneus agricoles par jour. Ce n'est quand même pas du fait des salariés si l'usine a été réduite de 90%."

    Lors d'une manifestation le 12 février dernier devant le siège de Goodyear près de Paris, Mickaël Wamen avait annoncé son intention de faire condamner Titan pour avoir "soutenu un projet qui n'existait pas" et pour être responsable du co-projet de fermeture du site.

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    20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 07:55

     

    II. Points d’appui contre les dominations du dollar

    La baisse du dollar engendre cependant le développement de forces de rappel.

    Elle donne plus de compétitivité-prix aux exportations américaines de marchandises et de services. Pour les dix premiers moins de l'année 2007, le déficit commercial des Etats-Unis s'est chiffré à 587 milliards de dollars, en diminution de 53 milliards par rapport à la même période de 2006.

    Certes, cette amélioration  est due, pour une part, au ralentissement de la demande intérieure freinant les importations Outre-Atlantique, mais aussi à un début de redressement des exportations.  Au troisième trimestre  2007, en effet, les ventes à l'étranger  des Etats-Unis ont fait un bond de 16,2%.

    Aussi, malgré l'augmentation de la facture pétrolière, les Etats-Unis pourraient  bien réduire – certes de façon légère – leur déficit sur l'ensemble de l'année 2007, ce qui serait une première depuis six ans. L'Union européenne, avec un «  euro fort »  qui ne cesse de s'apprécier,  dans ces circonstances,  face au dollar, prend de plein fouet ce surcroît de compétitivité des exportations  américaines, mais aussi des exportations des pays dont la monnaie est indexée sur le dollar US.
    En son sein, la France y est particulièrement exposée. Elle présente une spécialisation par produits proche de celle des Etats-Unis comme l'indiquent,  par exemple, les difficultés  rencontrées par Airbus, face à Boeing et que les dirigeants de l'avionneur européen prétendent  ne pouvoir  régler qu'en envisageant de délocaliser.

    Une autre force de rappel tient au fait que la dépréciation du dollar rend moins onéreuse l'acquisition par des non-résidents d'entreprises localisées aux EtatsUnis et en zone dollar.
    C'est là une puissante incitation dont disposent les Etats-Unis pour attirer  les capitaux du monde entier et faire financer par l'extérieur l'essor de leurs propres capacités de production, de recherche et de qualifications.
    Cet avantage de domination, grâce aux privilèges du dollar, permet aux Etats-Unis de maintenir une forte avance technologique face à leurs concurrents.

    Les rachats d'entreprises américaines par des non-résidents se font d'autant plus volontiers, dans ces conditions, que l'accès au crédit  y est plus facile et les contraintes de débouché moins étroites que dans les pays qui, tels les membres de la zone euro, sont confrontés  à des taux d'intérêt  relativement élevés et à une croissance durablement ralentie du fait des orientations de la BCE, au service de la domination des marchés financiers, et du pacte de stabilité européen. C'est ainsi que, dans un récent rapport,  The Economist Intelligence Unit (EIU) et l'Université de Columbia (5) montrent que les Etats-Unis, en 2005 et 2006, sont ceux qui ont attiré le plus d'investissements directs étrangers (IDE) dans le monde: 183,6 milliards  de dollars, devant la Grande-Bretagne (137,7), la Chine (76,1), la France (72,5)... Ils anticipent  que, toutes choses égales d'ailleurs,  les Etats-Unis devraient continuer  d'être largement la première  destination d'IDE dans le monde sur la période 2007-2011.
    De son côté, la CNUCED (6), indique que l'Union européenne s'affirme comme la source principale  d'IDE dans le monde, pesant pour près de la moitié  des flux sortants, la France arrivant  en tête, devant l'Espagne et le Royaume-Uni.
    La BCE (7), enfin, note que les Etats-Unis représentent, avec 20% du stock fin 2006, le deuxième pays d'accueil des IDE provenant de l'Union européenne.

    Une troisième force de rappel tient aux actifs détenus par les Etats-Unis à l'étranger. Ils sont plus rentables que ceux détenus par les étrangers Outre-Atlantique. Le rendement de ces actifs serait supérieur de 3% aux intérêts  que les Etats-Unis doivent  payer sur leur dette externe. Pour 10 000 milliards  de dollars  de dettes cumulées, les Etats-Unis disposent de 7 000 milliards de dollars d'actifs à travers le monde, libellés en autres devises (8). Quand le cours du dollar est à la baisse, le stock et le rendement de ces actifs tendent à se valoriser pour leurs détenteurs américains. Ce mouvement dans la valorisation des actifs et passifs extérieurs  a conduit,  pour l’heure, à une relative stabilisation à très haut niveau de la position nette des Etats-Unis.

    Enfin, il y a toujours la possibilité pour les Etats-unis de relever les taux d’intérêt  en cas de trop fortes turbulences,  scénario de «guerre monétaire» que tendent  à sous-estimer les promoteurs  d’un euro, conçu, avant tout, comme rival du dollar  pour l’attraction  des capitaux et dont, sans doute, l’Union européenne elle-même pâtirait  beaucoup, une récession mondiale étant alors au rendez-vous.

    Cinq processus et points d'appui pour des transformations

    Certes, les initiatives que vont prendre les Etats-Unis, avec d'autres Etats, pourraient  freiner, puis stopper, voire, un temps, inverser  le mouvement actuel de chute marquée du dollar.

    Cependant, elles n'endigueraient pas les tendances et antagonismes de fond poussant à la dépréciation de cette monnaie avec, au cœur, le déficit des paiements courants et la dette extérieure.
    Pour autant, on peut penser que les fortes turbulences actuelles pourraient être surmontées et, malgré un freinage de la croissance au premier  semestre 2008 qui pourrait être sensible outre-atlantique  le cycle de moyenne période en cours se poursuivrait jusqu'à son terme, vers 2010-2012, sauf accident grave.
    Face au ralentissement  à l’œuvre, la fuite en avant dans la domination  du dollar et des marchés financiers pourrait,  en effet, accompagner une vague d'investissements des groupes dans de nouvelles générations de technologies informationnelles, plus économes en moyens, pour accélérer les gains de productivité, tandis que s’accentuerait  encore le mouvement de «fusions et acquisitions» des multinationales.
    Cela précipiterait vers une nouvelle  récession mondiale, du fait d'un rejet accru des salariés dans le chômage et la précarité, d'une insuffisance criante des dépenses de formation  et de la demande globale, et d'une relance de l'accumulation  financière bien plus rapide encore que la croissance réelle.
    A l’horizon 2010-2012 se produirait, donc, une nouvelle et forte explosion de la suraccumulation de capital matériel et financier aux Etats-Unis, mais aussi dans les pays émergents, à commencer par la Chine, pour l'heure si dépendante de la croissance américaine. Une crise aiguë de la domination  du dollar pourrait alors faire s'exaspérer le besoin de transformations majeures du système monétaire international, sur fond de bras de fer entre les Etats-Unis, la Chine et d’autres pays émergents.
    Dans ces difficultés, l'attitude de l'Union européenne et le choix de ses alliances internationales, en liaison avec ses propres  enjeux sociaux, seraient décisifs. Le système de domination du dollar, dans ce contexte, va se heurter à des limites qui vont le rendre absolument insupportable à toute l'humanité, tandis que les motifs de défiance à son encontre vont prendre une ampleur sans précédent.  Cinq indicateurs  au moins appuient cette hypothèse.

    • Premier processus et point d'appui : l'évolution des flux nets d'investissements directs à l'étranger.

    Certes, les Etats-Unis demeurent la première destination mondiale. Mais, outre qu'ils continuent  d'investir plus à l'étranger qu'ils n'arrivent  à attirer  d'investissements de l'étranger, le financement du déficit de leur compte courant dépend de plus en plus du soutien du dollar par les banques centrales des pays émergents, la Chine principalement(9).

    Selon l'OCDE(10), en effet, les Etats-Unis ont beaucoup accru leur «attractivité» depuis 2003. Cependant, en net des sorties, le solde cumulé entre 2002 et 2006 est négatif (-332,2 milliards).

    Simultanément, la rivalité  d'attraction s'accentue avec l'Union  européenne au prix,  d'ailleurs,  d'un chômage et d'un retard de croissance énorme de ce côté-ci de l'Atlantique. Si, en 2000, celle-ci a investi 251 milliards de dollars aux Etats-Unis au titre des IDE, en 2006, ces derniers ne se sont élevés qu'à 122 milliards de dollars. Et, sur les six premiers mois de l'année 2007, on n'en aurait comptabilisé que 12,1 milliards de dollars. Par contre, les IDE américains vers l'Europe, au cours de ces trois périodes, se seraient élevés, respectivement à 77, puis 127 et 85 milliards de dollars (11).

    • Deuxième processus et point d'appui

    La part du dollar  dans les réserves de change mondiales a continué de baisser au 3ème trimestre 2007 à 63,8% contre  65% au deuxième trimestre  et 66,5% au troisième trimestre 2006, comme l'a indiqué le Fonds Monétaire International (FMI) le 28 décembre dernier. En revanche, la part des réserves en euros n'a pas cessé de croître:  elle atteint  désormais 26,4% contre  25,5% au dernier  trimestre  et 24,4%, un an auparavant.

    Certes, il serait prématuré de dire dans quelle mesure cette tendance est durable. Elle exprime certes les efforts  de diversification de nombreuses banques centrales, asiatiques et moyen-orientales notamment, pour leurs réserves en devises, face à l’affaiblissement du dollar qui leur fait encourir des pertes. Mais cela se fait sur la base d’efforts  de promotion de l’euro, comme monnaie de réserve internationale, rivale du dollar, qui affaiblissent gravement les capacités humaines et la production de richesses réelles dans les pays de l’Union  européenne et, sur cette base, poussent, contradictoirement, aux exportations  de capitaux vers les pays en avance technologique et en croissance soutenue, les Etats-Unis particulièrement. Cela étant, cette diversification  recherchée, par nombre de banques centrales des pays émergents particulièrement, confirme le besoin de coopération monétaire internationale nouvelle, au lieu de l’enfermement dans le système du dollar auquel pousse, en réalité, la rivalité d’attraction développée avec l’euro tel qu’il a été conçu et lancé.

    • Troisième processus et point d'appui : la crise du Fonds monétaire international dominé par le dollar et la tendance à la formation de systèmes monétaires régionaux faisant progresser le besoin d’une monnaie commune mondiale de coopération (12).

    Le FMI et la Banque mondiale, institutions-clef du système monétaire international dominé par le dollar sont confrontés  désormais à une grave crise existentielle.  C’est patent s’agissant du FMI dont Paul Boccara a pu montrer  qu’il  connaît  «une  crise( multiple) d’efficacité,  de  représentativité, de  rejet  et d’illégitimité» (13) L’auteur avance des propositions de réformes radicales alternatives  aux efforts  contradictoires  de replâtrage dans lesquels semble s’engager le social-libéral D. Strauss-Kahn.

    Allant dans ce sens, la création le 9 décembre dernier d’une «Banque du Sud» par l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, l’Equateur, le Paraguay et le Venezuela à Buenos Aires constitue un événement considérable. Selon son document constitutif «l’intégration sud-américaine doit construire, pour les peuples de la région, un espace consacré  à la promotion du développement économique  et social,  à la réduction  des  asymétries, à la réduction  de la pauvreté et de l’exclusion sociale,  et à la convergence et complémentarité des processus d’intégration économique» (14). Depuis la tribune, le président bolivien Evo Morales a déclaré que «cette banque doit être un premier  pas vers la création  d’une monnaie propre  à l’Amérique  du sud». Le président  brésilien Lula a déclaré que «la Banque  du Sud est un pas important pour renforcer l’autonomie financière de l’Amérique du  sud». Rafael Correa, le président  équatorien,  a déclaré, lui, qu’elle «sera au cœur d’un réseau financier pour  le développement, comme alternative au  FMI» et qu’elle «permettra  de mettre fin à (son) horrible politique  financière».  Quant à Hugo Chavez, le président vénézuélien, il a relevé que cette nouvelle institution constitue «l’union de l’effort des pays d’Amérique du sud pour combattre la pauvreté, la misère,  la marginalité,  l’analphabétisme, pour garantir à nos peuples l’éducation,  la santé, le logement et un emploi, (digne). Il s’agit d’un instrument pour la libération»  (15).

    En Asie, les choses avancent aussi de façon ambivalente. En 2000, déjà, après les terribles traumatismes imposés par le FMI en réponse à la crise dite « asiatique » de 1997, les dix nations du Sud-Est asiatique plus la Chine, la Corée et le Japon (l’Asean+3), se sont dotés d’un système bilatéral d’assistance mutuelle contre les crises monétaires : un pays en bute à des spéculations contre sa monnaie peut tirer chez un voisin les réserves de dollars nécessaires à sa défense. En mai 2007, à Kyoto, les mêmes sont convenus d’accepter « à l’unanimité le principe  qu’un système commun de réserves (autogéré) est une forme acceptable d’aide multilatérale ». Ils ont admis que cela constituait « une  étape  importante vers  la mise  en place  d’une  str ucture  progressive de  mécanisme régional de soutien  aux liquidités  » (16).

    C’est l’idée ambivalente de la création  d’un Fonds monétaire asiatique (FMA) qui ainsi reprend de la vigueur. Bien sûr, le débat ne fait que commencer sur le rôle respectif de la Chine et du Japon dans une structure  de ce type et sur ses missions. Certes, un tel Fonds pourrait, comme semblent l’envisager les dirigeants  coréens ou japonais, travailler en collaboration étroite avec le FMI tel qu’il est fondamentalement devenu, lui  servant en quelque sorte de béquille, mais ce peut être aussi une contribution à un changement radical progressif de cette institution si critiquée  dans toute  l’Asie, vers un nouvel ordre monétaire international.

    Par ailleurs, le Conseil de coopération du Golfe, dont font  partie,  notamment,  les grands exportateurs proche-orientaux  d’hydrocarbures, a annoncé son intention  de lancer le « dinar du Golfe », monnaie régionale commune qui pourrait être mise en circulation d’ici à 3 ans. Ce Conseil regroupe, en, plus des Emirats arabes unis, l’Arabie  saoudite, Bahreïn, le Koweït, le Qatar et le sultanat d’Oman.

    Fin novembre 2007, le gouverneur du Dubaï International  Financial Center (DIFC), a déclaré dans une interview au journal Al Bayane que trois pays producteurs de pétrole de la péninsule arabique, au moins, avaient l’intention de renoncer au rattachement  de leur monnaie nationale au dollar US.

    Le gouverneur de la Banque centrale des Emirats arabes Unis a fait savoir, le 15 novembre, que son institution  «étudie  sérieusement le renoncement au rattachement du dirham  au dollar US et le changement de politique  monétaire» suggérant que le dirham  soit rattaché à un panier de monnaies.

    • Quatrième processus  et point d'appui : la tendance croissante à la mise en cause du monopole du dollar dans le commerce mondial des ressources énergétiques.

    Cela concerne, avant tout, les adversaires les plus affirmés de la domination  des Etats-unis : l’Iran et le Venezuela. Le premier, a invité récemment ses partenaires de l’OPEP à renoncer au dollar  pour  le commerce énergétique : «Dans les transactions économiques, commerciales et pétrolières, il faut le remplacer par  une  autre  monnaie, plus  fiable»  (17) a déclaré Mahmud Ahmadinejad son président.

    Certes, l’Arabie Saoudite, féal sujet des Etats-Unis, a bloqué en novembre la proposition de l’Iran et du Venezuela d’examiner la question d’un refus éventuel de l’OPEP de vendre du pétrole en dollars pour passer à un panier de monnaies. Cependant, six pays du Golfe persique devraient étudier de nouveau la possibilité de vendre leur brut contre d’autres devises (18). De même, le vice-président du conseil d’administration de l’entreprise Gazprom, Alexandre Medvedev, a déclaré, le 3 novembre à New-York, que le monopole russe du gaz envisageait de vendre du pétrole et gaz contre des roubles, plutôt que des dollars, et «plus tôt qu’on ne le pense»  (19).

    Tout cela est bien évidemment très ambivalent.

    La question du dépassement du dollar comme monnaie commune mondiale est désormais ouverte en pratique avec la crise de son système de domination désormais flagrante.

    La tentative  engagée par l’Union  européenne avec l’euro  conçu, à la fois, comme une béquille  et une rivale du dollar pour un partage, avec les Etats-Unis, de la domination financière sur le monde confirme à quel point cette façon de faire mène dans l’impasse. Elle pousse à un affaiblissement des potentiels européens en accentuant la pression des marchés financiers et la course à la rentabilité financière avec, notamment, la baisse obsessionnelle des coûts salariaux, l’insuffisance  épouvantable des dépenses de formation,  de recherche et d’investissements matériels efficaces, les exportations  massives de capitaux…surtout vers les Etats-Unis.

    Comme le souligne Denis Durand, «chercher à détrôner le dollar en en rajoutant dans la soumission aux marchés financiers et dans la répression des salaires et de l’emploi  (..) » ne fait « qu’approfondir les impasses de la construction actuelle  et le divorce  entre les politiques menées et les citoyens»  (20).

    De ce point de vue, il est évident que les recherches d’union monétaire régionale ailleurs dans le monde peuvent être facteur d’ accroissement  des antagonismes, poussant à des affrontements  monétaires meurtriers,  s’ils sont conçus dans cette double optique de béquille et de rivalité dans la domination avec le dollar.

    En fait, il faudra que ces constructions comptentbeaucoup plus avec les besoins colossaux de développement social et culturel des populations concernées, compte tenu, tout  simplement, de l’ampleur des masses humaines concernées. L’enjeu du reflux du marché financier et de l’hégémonie du dollar par la conquête d’une nouvelle maîtrise de la monnaie et du crédit pour, plus que tout, sécuriser et promouvoir l’emploi,  la formation,  la retraite, la santé, le logement, la recherche…. devrait  être beaucoup plus mûr et plus puissant que cela ne l’a été pour le lancement de l’euro.

    Le besoin de radicalité  de ces tentatives  nouvelles devrait  prendre une tournure  beaucoup plus aiguë lors de la prochaine  récession mondiale  avec les luttes sociales et altermondialistes qui sont appelées à se développer. Celle-ci pourrait aussi placer les Européens devant l’exigence d’une critique,  elle-même radicale, du type actuel de construction de leur union, non pour reculer sur ce défi, mais pour le traiter en ligne avec les aspirations et les luttes populaires pour sécuriser l’emploi, la formation, tous les moments de la vie de chacun-e.

    C’est à la question même d’un essor sans précédent des services publics et des biens communs à toute l’humanité que doit répondre aujourd’hui le système monétaire international, en liaison avec la nécessité absolue de faire refluer de façon continue le chômage, la précarité, comme avec les enjeux démographiques et écologiques brûlants.  Et on mesure ici combien est décisive la maîtrise du crédit et de la monnaie à considérer,  eux-mêmes, comme des «biens publics» qu’il faut dégager de la tutelle des marchés financiers.
    Bien sûr, cela passe par l’annulation indispensable de la dette des pays pauvres, mais il s’agit, au-delà, de mobiliser les nouveaux financements considérables et dynamiques que de telles perspectives appellent.

    Ce qui est en jeu c’est l’accomplissement  d’une véritable révolution monétaire avec la promotion d’une  monnaie commune mondiale  de coopération, «élémenle  plus  fondamental d’une  refondation du FMI»comme le souligne Paul Boccara. Construite à partir des droits  de tirages spéciaux (DTS), elle«permettrait  une  création  monétaire mondiale en communpour  des  crédits  longs  à taux  très  bas  ou mêmzéro, ou encore des dons (à la façon d’une sorte de  plan  Marshall),  en  fonction  de  l’importance des populationet des  besoins  de  développement, pour un programme de co-développement mondial, de l’alimentation à l’éducation» (21).

    Cela requiert de rompre avec le «bushisme», pour une jonction  entre l’Union  européenne et les pays émergents, pour une nouvelle alliance permettant de s’émanciper  pacifiquement  de la domination commune des Etats-Unis, du dollar  et des marchés financiers.

    • Cinquième processus et points d'appui : La Chine.

    Elle est désormais au tout premier rang des potentiels de mise en cause de la domination du dollar. Mais elle a besoin de coopérer  étroitement  avec d’autres victimes  de cette domination,  l’Union  européenne notamment, pour s’en émanciper (voir l'article sur la Chine).

    ----------------------

    (5) Les Echos du 7 novembre 2007 : «Vers un record d'investissements directs étrangers en 2007».

    (6) CNUCED, rapport 2007 sur l'investissement dans le monde,

    «Sociétés transnationales, industries extractives et développement». (7) Banque centrale européenne.Bulletin mensuel, décembre 2007, p.93.

    (8) Delalande P. : «Déficits américains, excédents chinois: où mènentils ?». Futuribles, 325, décembre 2006.

    (9) Pour une présentation pédagogique de ce phénomène on peut se reporter notamment à Delaunay J.-C. : Le dollar, monnaie mondiale. Fondation Gabriel Péri. 2006. On pourra aussi se reporter utilement à Durand D. : Un autre crédit est possible ! Le Temps des Cerises, coll. ESPERE. Ce livre replace de façon éclairante l’analyse de ces mécanismes dans les enjeux de transformations systémiques du local au mondial.

    (10) OCDE. International Investment Perspectives. 2007 Edition. Table 2-1, p.17.

    (11) R. Hiault : «Pourquoi le dollar baisse» Les Echos du 5 novembre

    2007.

    (12) Idée dont la paternité revient à Paul Boccara. On pourra se reporter, entre autres, aux actes du Congrès Marx International II, «le capitalisme, critiques, résistances, alternatives», Universités de Paris I et Paris X, 30/093/10/1998, Actuel Marx. P. Boccara y expose particulièrement une présentation de ses propositions pour un système de sécurité d’emploi ou de formation, une monnaie commune européenne et une monnaie commune mondiale.

    (13) P. Boccara : «Vers un replâtrage ou vers une refondation du FMI». Economie et Politique, 638-639, septembre-octobre 2007, pp.38-40.

    (14) TeleSur, « La banque du sud est née à Buenos Aires »,

    1er décembre 2007. www.cadtm.org/spip.php?article2983. (15) Ibid.

    (16) Cité par L. Chemineau : «la solidarité, arme anti-crise de l’Asie»,

    La Tribune, juillet 2007.

    (17) Cité par RIA Novosti le 14 décembre 2007. (18) Ibid.

    (19) Ibid.

    (20) Durand D. Op. cit. p. 320. (21) Boccara P. Op. cit. p. 40.

     

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    20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 07:36

     

    Maroc : le verdict de la honte

    Le Parti communiste français exprime sa plus vive indignation devant la condamnation à de très lourdes peines des 24 prisonniers politiques sahraouis. Neuf d'entre eux sont condamnés à perpétuité, les autres à des peines d'emprisonnement de 20 à 35 ans. Ce verdict, digne d'un procès colonial, jette, une fois encore, une lumière crue sur la réalité du régime marocain.

    Son gouvernement veut faire un exemple, en confiant à un tribunal militaire, le soin de condamner des militants politiques sahraouis, qui font valoir leurs droits à l'autodétermination. Le pouvoir marocain compte-t-il ainsi briser l'esprit de résistance qui anime un peuple qui se bat depuis des années pour pouvoir décider librement de son avenir, comme le droit lui a été reconnu à maintes reprises par les Nations Unies.

    Le gouvernement français peut-il continuer encore longtemps à fermer les yeux sur cette réalité et à s'isoler dans un inacceptable silence sur les violations des droits humains du Sahara Occidental occupé ? Le Parti communiste français réaffirme son soutien aux prisonniers politiques sahraouis, dont il demande la libération et réaffirme son engagement auprès du peuple sahraoui et du Polisario pour le respect de son droit à choisir librement son destin.

    Justice pour les sahraouis

    Le consternant procès des 24 prisonniers politiques dits du « groupe de GDEM IZIK » qui se tient actuellement à Rabat est doublement injuste. Il concerne en effet des militants sahraouis venant du Sahara Occidental. Il s'agit d'un territoire sous occupation marocaine. La question posée est donc celle du droit d'un peuple à disposer de lui-même conformément à la Charte des Nations Unies. La répression marocaine est donc illégale.

    Ce procès, ensuite, est mené par un Tribunal militaire, à l'encontre de militants politiques civils détenus depuis 27 mois sans jugement, ce qui constitue un déni de droit choquant. Ce procès vise en fait directement la résistance à l'occupation marocaine. C'est un procès politique. Sans le respect du droit à l'autodétermination des Sahraouis, il n'y aura pas de solution durable et juste. C'est le principe de l'autodétermination qui doit prévaloir, et non la politique de force.

    Le soutien des autorités françaises à l'occupation, le non-respect des résolutions de l'ONU, et le silence sur le procès en cours ne sont pas acceptables. Le Parti communiste français demande la libération des 24 prisonniers politiques, celle de tous les prisonniers politiques sahraouis, et la tenue d'un référendum d'autodétermination. Il exprime son soutien et sa solidarité à la lutte du peuple sahraoui et au Front Polisario.

     

     

    pour Abdellah

     

    • Le Sahara Occidental a été envahi par le Maroc qui a mis la Mauritanie, l'Espagne et l'ONU devant le fait accompli. Dès lors, les groupes armées qui luttaient contre la puissance coloniale espagnole ont poursuivit leur lutte contre l'occupation marocaine.

      Ce procès n'est pas légitime car l'occupation marocaine n'est pas légitime.

      Le Maroc a renié le droit fondamental à la population sahraouie de choisir son État. Les Sahraoui seraient des Marocains? C'est amusant de voir que les concernés ne semblent pas de cet avis. Au delà des querelles entre les pays du Maghreb, ce sont les Nations Unis qui ont donné raison aux Sahraouis en condamnant ouvertement l'occupation.

      En condamnant ce qui doit être condamné, le PCF ne fait donc que suivre les règles élémentaires du droit international. Le Maroc ferait bien d'en faire de même.

      Par Eleogan, le 16 février 2013 à 13:41.

       

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    19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 12:17
    Energie - Facture

    Les tarifs de l'énergie votés au Sénat sans le bonus-malus

    Gaz facture électricité
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    Après avoir fait couler beaucoup d'encre, finalement la loi Brottes sur les tarifs de l'énergie a été adoptée au Sénat jeudi. Néanmoins, la principale mesure, incluant un bonus-malus, a été enlevée du projet. Reste encore le vote à l'Assemblée qui pourrait une nouvelle fois changer la donne.

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    BRUNO FORNACIARI

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