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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 03:43

COMMONSPOLY : L'ANTI-MONOPOLY QUI ENCOURAGE LA COOPÉRATION

Superbe pied de nez à l'individualisme forcené, ce jeu de société nous invite à être forts ensemble et à nous amuser intelligemment. Brillant.

Le Monopoly est LE jeu capitaliste par excellence. Un seul objectif : s’enrichir au maximum et sans état d’âme. Du coup, un collectif a décidé de le revisiter à sa sauce et de le purger de toute idée de compétition. Désormais, seule une victoire collective, fruit d’une franche collaboration, peut vous éviter la défaite ! Coup de projo sur une idée géniale.

À l’origine, le jeu avait été inventé dans le but de dénoncer le pouvoir des monopoles capitalistiques. Malheureusement, racheté, il a vite été détourné de ses ambitions. Aujourd’hui, pour gagner, il faut posséder un maximum de biens, cumuler un maximum d’argent, noyer ses adversaires sous les emprunts et, si besoin, les envoyer en prison…

Dans sa version piratée (baptisée Commonspoly) le Monopoly véhicule des valeurs à l’opposé de celles-ci. Objectif : rappeler la valeur des biens communs. Explications dans cette petite vidéo publiée par Ulyces Editions.

Idéal pour transmettre quelques jolies valeurs à ses enfants autour d’un jeu de société. Et, comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, sachez que le Commonspoly, disponible gratuitement en téléchargement, existe notamment dans une version française. Pour l’obtenir, ça se passe par ici.

 

Si les jeux de société doivent refléter la société, alors celui-ci semble parfait !

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Published by bruno fornaciari - dans DIVERS SOCIETE
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 03:19

Épuisement des ressources : ce qu'il faut dépasser c'est le système financier mondialisé

 

L'ONG Global Footprint Network a établi au 2 août le jour où l'humanité aura épuisé les réserves naturelles planétaires pour l'année. C'est une situation que nous prenons très au sérieux. Certes chaque consommateur doit adopter des attitudes en conformité avec cet enjeu vital, toutefois l'efficacité commande de vite bâtir un nouveau mode de production beaucoup moins prédateur des ressources naturelles. 

Il est urgent d'en finir avec un système qui se fixe comme priorité le seul appât du gain financier pour une minorité. C'est cette pollution financière qui empêche d'avancer vers le changement souhaitable.

Pour en finir avec la surconsommation, il faut d'abord en finir avec l'obsolescence programmée, vecteur de scandaleux profits, et tendre vers l'éco-conception durable pour chaque produit, ainsi développer les filières de recyclage et l'économie circulaire.

Nous proposons pour limiter la prédation des ressources naturelles d'en taxer le prélèvement. On compenserait ce nouvel impôt par l'octroi de crédits bancaires bonifiés à chaque fois que l'entreprise investit dans des process industriels « propres », qu'elle forme ses salarié-e-s et les rémunère à un bon niveau. Augmenter le pouvoir d'achat de chaque salarié-e, c'est permettre à chaque consommateur l’accès à des produits de meilleure qualité.

Pour cela, il est incontournable de décider un autre partage des richesses produites, de lutter contre l'évasion fiscale afin de développer considérablement la recherche, les services publics, et orienter l'argent vers les biens communs, moteurs d'un véritable développement humain durable.

Parti communiste français,
Paris, le 2 août 2017

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Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE pcf
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 03:15
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 11:24
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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL LE SAVIEZ-VOUS
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 07:40

Deux-Sèvres - Thouars -
05/08 2017
Il aura fallu la détermination des animateurs et de leur organisation syndicale, la CGT, qui ont passé la nuit de jeudi à vendredi dans les jardins de la mairie où ils avaient installé leur campement , pour qu'après cinq jours de grève, un accord ait été trouvé entre les animateurs du centre de loisirs Fleury et les élus de Thouars.

Les animateurs reprendront le travail lundi.

A partir de septembre (les délibérations seront votées lors du conseil municipal du 21 septembre), les animateurs permanents en charge du centre de loisirs les mercredis après-midi seront recrutés en CDD et rémunérés à l'heure sur la base du Smic. Pendant les vacances scolaires, l'équipe de permanents sera complétée avec des animateurs professionnels en CDD et rémunérés à l'heure sur la base du Smic. En fonction des besoins, des saisonniers seront recrutés en contrat d'engagement éducatif (CEE), dont le forfait journalier passera de 29 h à 35 h, et seront payés au Smic, soit une hausse de 59 € par jour à 68 €
Les grévistes auront deux jours de grève payés. Ils seront aussi payés un jour de plus en juillet et un de plus en août. « En tant qu'organisation syndicale, on salue leur courage. Un premier mouvement ce n'est pas facile, c'est fatigant, a estimé Vanessa Couturier, secrétaire générale de l'union départementale CGT à l'issue des négociations. Il ne faut pas minimiser ce qu'il en ressort : la prise en compte de l'animation comme un vrai métier, une vocation qu'il faut valoriser ». Vanessa Couturier a pointé l'écho national qu'avait eu la pétition : « Beaucoup d'animateurs se sont exprimés. On espère qu'il y aura une mobilisation nationale contre le CEE », ajoutant : « Nous avons mis en place une caisse de solidarité sur notre page Facebook pour les soutenir ».
Anaïs Pointecouteau, responsable pédagogique du centre, a exprimé « sa grande satisfaction, même si on aurait aimé avoir plus. C'est un soulagement. On a été entendu. On s'est battu pour une cause juste. Faire reconnaître l'animation est une vraie victoire ».
De leurs côtés, Patrice Pineau, maire, et Philippe Cochard, adjoint à l'éducation, ont reconnu une nouvelle fois « la légitimité » des revendications, même s'ils ont regretté les attaques personnelles « difficiles à vivre et à l'encontre de [leurs] convictions ».
« Nous souhaitions réorganiser le centre de loisirs et parallèlement apporter de meilleures rémunérations. Là, ça va aller plus vite », a indiqué Philippe Cochard. Le travail de réflexion et de mise en place va se faire dès septembre. Les nouvelles modalités de recrutement devraient coûter autour de 10.000 €
« Toute la semaine, les enfants ont été accueillis par des personnels titulaires, diplômés et qualifiés », ont insisté les deux élus. Seul le transport n'a pas fonctionné. Il reprendra lundi matin

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES PCF THOUARSAIS
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 19:51

ARTICLE AVN : VENEZUELA : POUR LE PCV, LE NIVEAU DE LA PARTICIPATION ÉLECTORALE EXPRIME LE REJET DES VIOLENCES DE L’OPPOSITION

Le Parti communiste du Venezuela (PCV) estime que l’élection de l’Assemblée nationale constituante (ANC) constitue une victoire marquante pour le peuple vénézuélien. Elle a enregistré un haut niveau de participation. Les électeurs se sont mobilisés pour rejeter le terrorisme et les menaces d’intervention étrangère.

Dans une conférence de presse, lundi [31 juillet 2017], Oscar Figuera, secrétaire général du PCV, a répété que l’ANC  « sera une opportunité de débattre d’une nouvelle société ».

Il a estimé qu’une partie des couches moyennes de la population, qui ne sont pas chavistes, « veulent empêcher une intervention étrangère contre le pays et manifester leur ras-le-bol de la violence fasciste et terroriste ».

Il a ajouté que ces catégories refusent que « les commandos de mercenaires terroristes de l’extrême-droite fasciste, au service de l’impérialisme américain, créent, chaque jour, des situations qui conduisent à la mort de Vénézuéliens par des actes atroces ».

ARTICLE ULTIMA HORA : « PEDRO EUSSE (PCV) : IL EST IMPORTANT QUE LES TRAVAILLEURS NE NOURRISSENT PAS D’ILLUSIONS ». 

La direction du Parti communiste du Venezuela s’est exprimée après l’élection de l’Assemblée nationale constituante. Elle a participé à cet événement électoral, en alliance avec d’autres partis révolutionnaires, même si elle a exprimé son désaccord avec la forme improvisée de son déroulement.

Pedro Eusse, membre du Comité central du PCV, a souligné que, bien que l’on ne dispose pas [à ce moment – le 31 juillet] du taux final de la participation et que l’on ne connaisse pas quels sont les résultats définitifs et s’il y aura des députés communistes à la constituante, « nous devons mettre en avant le soutien apportés par les 8 millions de Vénézuéliens qui sont venus voter ».

« Il est vrai que la participation n’a pas été aussi massive qu’à d’autres échéances électorales, comme nous l’aurions voulu et comme c’était nécessaire, mais il faut garder en tête que l’opposition n’a pas participé au scrutin. Cela explique qu’il faut retrancher un nombre important d’électeurs ne se sont pas déplacés. »

Pour Eusse, d’une façon générale, le niveau de participation est significatif. Et même des électeurs qui ne se s’identifient pas avec le processus bolivarien ont décidé de voter pour contrer les agissements à venir du Président des Etats-Unis et la violence organisée par l’opposition. Et il s’est trouvé bien des gens qui n’ont pas pu sortir de chez eux à cause du blocage des routes par l’opposition.

Pour Eusse : « Le mouvement chaviste, et ceux qui ne sont pas chavistes mais révolutionnaires, comme le PCV, avaient à mettre en échec un ennemi très important, l’impérialisme américain et son principal porte-parole, le Président Donald Trump. Je pense que le message a été clair ».

Eusse était lui-même candidat à l’Assemblée constituante dans le collège ouvrier. Pour lui, l’ANC va être un espace de débat et de lutte idéologique. Mais elle ne va pas, à elle seule, résoudre les problèmes et garantir la paix, parce que la paix ne sera gagné qu’en vainquant le fascisme. Eusse a expliqué « qu’il est important que les travailleurs ne nourrissent pas d’illusions et ne s’accrochent pas à certains bureaucrates des administrations ou des syndicats. Parce que c’est seulement par nos luttes que nous arriverons à des solutions. Nous devons comprendre que la cause fondamentale de nos problèmes réside dans l’existence même du système capitaliste qui continue de dominer notre pays ».

A la fin de son intervention, Eusse a exhorté à unir les forces du « Front national de lutte de la classe ouvrière » et du « Front anti-impérialiste et populaire antifasciste » pour « transcender les luttes et faire de la bataille pour la libération, une bataille pour une véritable émancipation. »

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 10:17
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Published by bruno fornaciari - dans groupe GDR-CRC ACTUALITES PCF
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 08:16

Dépenses publiques. Douche froide pour les communes et les départements

OLIVIER MORIN
JEUDI, 3 AOÛT, 2017
L'HUMANITÉ
Emmanuel Macron, president de la Republique, discours
Emmanuel Macron, president de la Republique, discours
 

Annoncées lors de la conférence nationale des territoires, la baisse de 13 milliards d’euros sur cinq ans et la réforme de la taxe d’habitation mettent en danger tous les domaines de la vie locale.

Depuis sa ville populaire de Stains (Seine-Saint-Denis), Azzédine Taïbi, le maire communiste, fulmine. Les 13 milliards d’euros d’économies prévues par le gouvernement pour les collectivités locales au cours du quinquennat qui commence sont un véritable coup de massue. Ici, comme dans une grande majorité de communes et de départements français, on se demande : « Quand cela va-t-il s’arrêter ? » Car déjà, durant le mandat de François Hollande, les collectivités territoriales ont vu amputer leurs dotations de 11,5 milliards d’euros. À Stains, ce sont 3 millions en moins, entre 2014 et 2017 seulement. « On les a bien sentis ici », se souvient celui qui n’a pas attendu les annonces de la conférence nationale des territoires pour faire front contre la baisse des dotations avec le mouvement des « plumés de l’austérité », dès 2015. 

« Trois millions, c’est l’équivalent d’un conservatoire de musique, c’est le budget de fonctionnement annuel d’un centre de santé ou encore la mise en route d’un groupe scolaire de 6 classes », explique Azzédine Taïbi, inquiet des conséquences pour les services publics locaux. Alors, avec la politique d’austérité qui s’annonce plus violente que prévu puisque Emmanuel Macron annonçait 10 milliards de baisse au cours de sa campagne, Azzédine Taïbi craint pour les habitants des quartiers populaires, qui n’avaient pas besoin de ça.

L’Association des maires ville et banlieue s’est d’ailleurs émue de ce que la question des quartiers populaires prioritaires, des centres anciens dégradés ou ensembles d’habitats sociaux n’apparaisse pas comme une préoccupation particulière du chef de l’État. Même l’annonce de supprimer d’ici à trois ans la taxe d’habitation pour 80 % des ménages n’apportera, toujours selon l’association, « aucun bénéfice à des habitants qui sont pour la plupart déjà exonérés de tout ou partie de la taxe d’habitation ». L’association, qui n’avait d’ailleurs pas été conviée à la conférence nationale des territoires du 17 juillet, juge que l’effort des 13 milliards d’euros « de contribution à la réduction des déficits publics attendu des collectivités » ne peut pas être demandé « de façon identique aux territoires pauvres accueillant des pauvres et aux sites plus aisés ».

Une injustice de plus pour les collectivités

Du côté des maires ruraux de France, on déplore aussi une péréquation bancale. À travers leur association (AMRF), ceux-ci rappellent que la dotation globale de fonctionnement par habitant dans leurs communes représente la moitié de celle par habitant des grandes villes. Et comme si les 13 milliards d’euros d’économies imposées ne suffisaient pas, l’AMRF vient de découvrir une annulation de crédits de près de 300 millions d’euros faite « en catimini estivale » par la publication d’un décret du 20 juillet. « La mobilisation des crédits des dotations d’équipements des territoires ruraux ou du fonds de soutien à l’investissement local se voit aujourd’hui remise en cause et amputée », réagit l’AMRF dans un communiqué paru le 26 juillet. « Cela pose un sérieux doute sur la sincérité des engagements gouvernementaux énoncés lors de la conférence nationale des territoires par le président de la République », s’insurge son président, Vanik Berberian, pour qui la perte de confiance des élus locaux envers le pouvoir exécutif et la haute administration est grandissante.

Une injustice de plus pour des collectivités qui réalisent des efforts budgétaires depuis longtemps. Au-delà du fait que celles-ci sont tenues d’équilibrer leur budget annuel, elles ont déjà contribué à hauteur de 34 % à l’effort de réduction des dépenses publiques durant le mandat de François Hollande, alors que leur part dans la dette publique représente à peine 10 %. Même dans les communes dirigées par des maires de droite, la situation n’est plus tenable. À Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent (UDI) s’interroge sur ce qu’il devra encore faire. Sans surprise, il valide la baisse des dépenses publiques mais réprouve que celles liées à l’activité des collectivités soient comptabilisées sous cette même dénomination. L’élu, également secrétaire général de l’Association des maires de France, craint aussi que des retards soient pris dans les investissements de sa commune. Enfouissement des réseaux, entretien d’assainissement, etc.

Un horizon qui s’obscurcit de plus en plus

« Des adductions d’eau non entretenues, ce sont parfois des fuites d’eau de plusieurs mètres cubes », explique-t-il, précisant que pour sa ville, considérée comme huppée, la dotation de l’État est passée de 7,5 millions d’euros en 2013 à 2 millions en 2017. De ces sommes retranchées des budgets des collectivités, départements compris, ce sont autant de commandes publiques qui sont mises en danger et avec elles les emplois concernés. En effet, avec 70 % des investissements publics réalisés en France par les collectivités, ce sont des secteurs entiers de l’économie qui risquent de se retrouver avec un carnet de commandes aux pages blanches, notamment dans le BTP (bâtiment et travaux publics).

Les 13 milliards de ponction sur les collectivités, ce sont aussi les politiques de solidarité qui risquent d’en pâtir et avec eux leurs bénéficiaires, souvent déjà accablés par le chômage et la précarité. Mounire Lyame, conseiller départemental Front de gauche dans le Cher, voit un horizon qui s’obscurcit de plus en plus. « Au sein de notre conseil départemental dirigé par la droite, ce sont les aides sociales aux plus modestes qui sont remises en cause et particulièrement le RSA. » Accroissement des contrôles, suspicions de fraude, autant de mesures prises pour faire reposer les économies imposées par l’État sur les plus faibles. « C’est ainsi qu’un couple à qui leur fils versait un peu d’argent s’est vu diminuer le montant de leur RSA pour ce motif… et réclamer le “trop-perçu” depuis le jour où leur enfant a commencé à les aider financièrement », explique-t-il. Pourtant, « il y a d’autres solutions », assure Christian Favier, président du conseil départemental du Val-de-Marne. « D’autres pistes d’économies sont possibles. Je pense par exemple que l’État devrait s’attaquer à l’évasion fiscale. »

Dans les pas de Hollande et de Sarkozy avant lui, Emmanuel Macron s’empresse de répondre au dogme de la réduction à tout prix des dépenses publiques. Laissant pour compte élus et citoyens.

 
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 07:43

Leopoldo Lopez, un délinquant de première, soutenu par Washington

PIERRE BARBANCEY
MARDI, 1 AOÛT, 2017
L'HUMANITÉ
AFP

C’est l’une des figures de l’opposition et l’homme clé de la stratégie américaine. Son parcours : violence, détournement et tentative de coup d’État.

Caracas (Venezuela), envoyé spécial.

À la veille du scrutin vénézuélien, le vice-président américain, Mike Pence, s’est fendu d’un appel téléphonique à Leopoldo Lopez, l’une des figures de l’opposition, pour le féliciter de « son courage et sa défense de la démocratie vénézuélienne ». Mais qui est Lopez ? Une gueule de Brad Pitt latino ou un Delon aux traits gras, comme on voudra, genre voyou beau gosse. Ce qu’il semble effectivement être, son CV comportant des accusations de corruption, de coups, d’incitation à la violence, et même de tentative de coup d’État. Déclaré coupable par la procureure générale de l’époque, Luisa Ortega, en 2014, il a écopé, en 2015, d’une condamnation à treize ans et neuf mois de détention, et se trouve actuellement en résidence surveillée, extrait de sa prison récemment pour raisons de santé. Il a reçu le soutien de « démocrates » aussi célèbres que le Mexicain Felipe Calderon, dont la guerre de la drogue a fait 100 000 morts, ou le milliardaire chilien proche de Pinochet, Sebastian Pinera.

De droite, Leopoldo Lopez l’a toujours été. Et il aime l’argent. Né en 1971, diplômé aux États-Unis, il est rentré au Venezuela pour travailler, de 1996 à 1999, dans la compagnie pétrolière PDVSA, où il va se faire remarquer : une enquête conclut que Lopez a « volé de l’argent et a pratiqué le trafic d’influence », ce qui lui a permis de détourner de l’argent pour financer son mouvement. Il sera suspendu, mais peu lui importe. Il est vrai que sa position et ses idées politiques lui ont permis de rencontrer beaucoup de monde. Évidemment, avec l’élection de Chavez, il va s’affirmer comme l’un des fers de lance de l’opposition. À partir de 2002, il se rend souvent à Washington, où il rencontre la famille Bush et visite l’International Républican Institute (IRI), qui fait partie du National Endowment for Democracy (NED, dotation nationale pour la démocratie), qui va injecter des dizaines de millions de dollars dans les groupes d’opposition au Venezuela, dont celui de Lopez, Justice First (la justice d’abord, sic). En 2002 toujours, Leopoldo Lopez fait partie de la marche de l’opposition venue s’affronter avec les partisans d’Hugo Chavez qui manifestaient devant le palais présidentiel de Miraflores. Une expédition punitive, préméditée, qui se soldera par la mort de douzaines de personnes. Le but était de justifier le coup d’État et le kidnapping de Chavez. On ne s’étonnera donc pas de savoir que, de 2000 à 2008, Lopez a été le maire du riche quartier de Caracas, Chacao. L’un des quartiers les plus violents ces derniers jours pour s’opposer à l’élection de la Constituante. 

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 20:03

Casse du Code du travail: les députés de gauche vont déposer un recours collectif devant le Conseil constitutionnel

JEUDI, 3 AOÛT, 2017
HUMANITE.FR
A gauche de l'Hémicycle, le projet de nouvelle réforme du Code du Travail fait l'unanimité contre lui. (Photo AFP)
A gauche de l'Hémicycle, le projet de nouvelle réforme du Code du Travail fait l'unanimité contre lui. (Photo AFP)

Les députés Insoumis, communistes et socialistes, associés à deux non inscrits, vont déposer cette semaine un recours au Conseil constitutionnel sur le projet de loi habilitant le gouvernement à réformer par ordonnances le Code du travail, ont-ils annoncé jeudi dans un communiqué commun.

Le recours annoncé par les députés insoumis, communistes et socialistes auprès du Conseil constitutionnel pour tenter d'empêcher une nouvelle casse du Code du travail porte "principalement sur l'imprécision du mandat confié au gouvernement par les ordonnances, et sur le droit à la réparation intégrale du préjudice en cas de licenciement abusif", précisent les présidents Olivier Faure (Nouvelle Gauche), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et André Chassaigne (communistes). Deux des trois députés nationalistes corses y sont associés, selon un élu LFI.

Et il pourrait y avoir d'autres actions communes du même genre

Notant que "cette initiative commune est la seule qui permette à nos groupes d'opposition de saisir le Conseil constitutionnel pour s'assurer de la conformité des projets de loi votés par la majorité", car il faut au moins 60 députés pour une saisine, ils se disent prêts à la réitérer "chaque fois" qu'ils le jugeront nécessaire.

A leurs yeux, le projet de loi porté par la ministre du Travail Muriel Pénicaud contrevient à plusieurs principes et libertés constitutionnels.

Sur la forme, "la procédure d'adoption de cette loi a été marquée par des délais et conditions matérielles ayant empêché le Parlement d'exercer son rôle constitutionnel, et méconnaît notamment l'exigence de clarté et de sincérité du débat parlementaire", plaident notamment les trois présidents de groupe. Sur le fond, ils estiment que cette loi "méconnaît l'exigence de précision des finalités de l'habilitation qui découle de l'article 38 de la Constitution".

"En entretenant le vague sur les mesures à venir, la loi (...) laisse toute latitude au gouvernement pour modifier à sa guise le code du travail, sans garantie du respect des droits fondamentaux des salariés", déplorent Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon et André Chassaigne.

un "fait majeur"

Et "ce recours, qui est un fait majeur, est une manière de dire qu'on n'est pas dupes d'une session extraordinaire qui a servi à une loi de destruction massive du Code du travail, une loi ordinaire qui porte bien son nom sur la confiance (...) et qui fragilise le Parlement, une politique d'austérité sans équivalent", a déclaré Eric Coquerel lors d'une conférence de presse des seuls Insoumis.

(Avec AFP)

Communiqué de Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône

Dès le début de l'examen du  projet de loi d’habilitation visant à réformer par ordonnances le code du travail, le groupe GDR a envisagé la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel. Nous avons très rapidement pris des contacts en vue de faciliter cette saisine qui nécessitait la signature de 60 députés. Les deux autres groupes de gauche de l’Assemblée ayant chacun conçu le même projet de leur côté, nous nous sommes retrouvés pour faire échec à ce texte malgré son adoption le mercredi 2 août par le Parlement.

Nous nous félicitons qu'une telle convergence ait pu se concrétiser face à un projet d'une gravité extrême pour le monde du travail, portant atteinte aux fondements de notre pacte républicain. L’état d’esprit qui a animé cette démarche sera celui des députés communistes tout au long de cette législature. Nous voulons travailler à la construction d’une gauche combative face au libéralisme et ses déclinaisons modernes, et rechercher des convergences avec d'autres dans le respect des sensibilités et de l’histoire de chacun.

Nous escomptons l’aboutissement de ce recours afin de faire reculer la majorité et d’alimenter les mobilisations à venir."

je suis bien d'accord avec la démarche de rassembler "au-delà de nous-mêmes" mais reste une question lancinante : "à quel jeu joue la "nouvelle gauche" ex PS, qui ont soutenu la loi El Khomri, la loi précurseur de celle qui nous serait imposée. Le député Pierre Dhareville aurait dû pointer, à mon avis, cette contradiction, pour la clarté e l'explication.. 

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BRUNO FORNACIARI

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