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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 05:45

Il y a quelque chose que je ne comprend pas. J'ai l'impression que les présidentielles continuent. Sur les affiches des candidats en bonne place souvent, la photo du candidat des présidentielles, est accolée à celle des candidats aux législatives. Comme si nous rejouions la partie perdue. Pourtant, il ne s'agit pas d'élire Mélenchon dans chaque circonscription ! Alors pour ce "Kim Il Mélenchon" ? Que nous ayons mené campagne pour lui, cela se sait, cela s'est vu. Nos tracts et affiches, notre présence un peu partout n'est pas passée inaperçue. Les paroles prononcées les discussions, les écrits, tout cela reste. C'est même cela qui a permis en partie le score électoral. Aussi, plutôt que de présenter Mélenchon dans toutes les circonscriptions, dont l'attitude sectaire ne lui a pas permis de passer le 1er tour, nous devrions peut-être, en tirer les conséquences et valoriser sur tout le territoire les candidats unitaires que sont les personnes que soutien le PCF. Il est incontestable que Mélenchon et une partie des "insoumis" se croient "appelés" et "parvenus". Ils croient, cela est inquiétant, que le joli score réalisé ne tient qu'a eux. Leur conception hégémonique, méprisante et imbécile finalement, des rapports de forces supposés leur confère des attitudes arrogantes et d'exclusion à l'égard notamment de ceux (élus et militants communistes) qui on permis sa candidature et le résultat. Cette position destructrice invalide et contredit complètement "L'avenir en commun" qui s'avère n'être qu'un slogan. Car quel est le commun dans l'affaire ? Refus de discuter du programme, d'une candidature commune aux présidentielles, refus de concevoir des candidatures uniques aux législatives préservant et amplifiant le rassemblement, volonté de s'accaparer la totalité des voix qui se sont portées sur le candidat Mélenchon, sans s'apercevoir que c'est cette attitude qui n'a pas permis de franchir le 2e tour et hypothéqué tous les espoirs mis en lui. Et il faudrait recommencer ? J'en perd mon latin. Je suis dégoûté. Et sur les réseaux sociaux les "insoumis" se lâchent et s'expriment, faut voir comme. C'est à pleurer...de rage. Bref ! Je reprends mon souffle, je respire et me calme. Que fait-on pour les législatives, là où nous présentons des candidats puisque les discussions ont échouées ? Je crois qu'il faut poursuivre jusqu'au bout, là encore, avec nos candidats, la recherche de candidatures communes ou uniques, partout ou cela est possible, avec les "insoumis", "Ensemble" ou d'autres démocrates de gauche qui en exprime ou acceptent l'idée. Notre bataille pour le rassemblement se poursuit dans des conditions nouvelles et difficiles. La stratégie isolationniste et hégémonique des "insoumis" est dangereuse pour toute la gauche de transformation, pour aujourd'hui, et pour demain. La situation est grave de danger d'une domination sans partage du pouvoir de la droite, de la l'extrême droite et du libéralisme, et le crime prépare.

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 05:05

 

 

Verbatim Conférence de presse - Pierre Laurent - Mardi 9 mai 2017

 

 

48 heures après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, la bataille des élections législatives bat déjà son plein.


Jeudi 11 mai, à 19 heures, au gymnase Japy à Paris, je lancerai en présence de nombreux candidats soutenus par le Parti communiste la campagne nationale des communistes. Nos ambitions sont claires :
- concrétiser l'espoir ouvert par les 7,5 millions de voix recueillis le 23 avril par le vote Jean-Luc Mélenchon. Nous voulons donner à cette force nouvelle une représentation maximale dansl'Assemblée nationale, pour faire entendre l'exigence d'un nouveau progrès


social et écologique pour le pays et refuser les projets libéraux d'Emmanuel Macron ;


- élire le maximum de députés qui refuseront de signer un chèque en blanc au Président pour légiférer dès cet été par ordonnances contre la casse du Code du Travail ;
- après la défaite infligée à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, à laquelle nous sommes fiers d'avoir contribué avec clarté, barrer maintenant la route à une entrée massive du Front national à l'Assemblée ;


- renouveler en profondeur l'Assemblée nationale en faisant entrer des députés représentant vraiment le peuple, c'est-à-dire des ouvriers, des infirmières, des cheminots, des professeurs des écoles, des employés, des chômeurs, des étudiants, des jeunes travailleurs dans la précarité, etc., des salariés, femmes et hommes à parité, de toutes conditions et de tous métiers, que ni En Marche, ni la droite, ni le FN ne présenteront. Nos candidats, dont près de 70 % n'ont aucun mandat électif, sont à l'image de cette France du travail.

Pour concrétiser ces objectifs, je renouvelle avec gravité et colère mon appel à la France insoumise pour que nous allions, non dans quelques circonscriptions, mais le plus largement et nationalement possible à la bataille sous une bannière commune, qui puisse rassembler France insoumise, le Parti communiste, Ensemble !, les forces citoyennes du Front de gauche, et toutes les forces de gauche et écologistes qui pourraient alors souhaiter se joindre à nous pour mener ensemble les combats qui s'annoncent.


Que cherche-t-on ? La défense d'intérêts de recomposition partisane ou une victoire du peuple qui rebatte les cartes après la présidentielle et redonne une chance à notre peuple de peser sur son avenir? Sans accord national, nous diviserons les électeurs de Jean-Luc Mélenchon du 23 avril, alors qu'ils nous demandent une seule candidature, la plus à même de gagner, dans le maximum de circonscriptions. C'est la condition de l'élection du maximum de députés et de la mise en échec des tentatives de main mise sur la représentation nationale d'En Marche, de la droite et de l'extrême droite, qui, on le sait, peuvent être facilitées par la logique institutionnelle des mécanismes de la Vème République, contre la volonté de millions et de millions de nos concitoyens.


A ce jour, et alors que la bataille s'engage, cet accord fait toujours défaut. C'est pour nous incompréhensible. J'alerte sur le gâchis qui se prépare. Les discussions entre deux formations n'ont pu porter encore hier soir, malgré nos demandes, que sur un échange de retraits réciproques de candidatures portant sur moins de quinze circonscriptions pour chaque formation sur 577. Nous poursuivons nos échanges, mais les électeurs et électrices de Jean-Luc Mélenchon, de toute la gauche, la jeunesse, le monde du travail, les quartiers populaires ne comprendraient pas que nous en restions là. Il reste quelques heures pour élargir le périmètre de la discussion et lui redonner l'ambitionattendue. L'incompréhension est grande dans le pays et je la partage. Nous sommes prêts nationalement à tout moment pour avancer et nous avons fait des propositions pour le permettre. Et je demande à tous nos candidats, dans tous les départements, d'entrer en campagne la main tendue, ouverte à tout accord qui puisse débloquer cette situation.
Face aux candidats, à la droite, au FN qui travaillent tous à élargir le rassemblement opéré autour de leur candidat présidentiel, nous ne pouvons offrir à nos électeurs le terrible dilemne de la division.
Je veux lancer un second appel. Si nous avons battu Marine Le Pen au second tour. Le combat continue. Dans 45 circonscriptions où Marine Le Pen a réuni plus de 50 % des voix le 7 mai, j'invite à la mobilisation et à la convergence de toutes les forces démocratiques pour empêcher l'entrée massive du Front national à l'Assemblée nationale. Dans nombre de ces circonscriptions, il est possible de ne pas laisser les électeurs prisonniers d'un second tour droite ou En Marche face au FN.


Nous sommes prêts à la discussion pour créer les conditions d'un rassemblement maximum pour qualifier, dans ces circonscriptions, une candidature porteuse d'un projet de justice, de démocratie et d'égalité.
Enfin, je veux dire que derrière l'énorme opération de com' lancée par le Président de la République sur le thème du renouvellement et de l'audace, se cache de vieux projets du Medef et des méthodes anti-démocratiques archaïques. Le recours aux ordonnances pour légiférer contre le Code du Travail en contournant la négociation avec les syndicats n'est pas une fatalité. Le Président de la République n'a pas le pouvoir d'enclencher à lui seul cette mécanique. Une loi d'habilitation des ordonnances doit être votée au Parlement.


Nous appelons à la mobilisation sans attendre et nous disons : élisons le maximum de députés quirefuseront une telle loi habilitant les ordonnances et organisons le débat législatif en direct et sous le contrôle du monde salarié, dans le dialogue avec les organisations syndicales. Nos députés, s'ils sont élus, seront porteurs de propositions pour un Code du Travail du 21e siècle et des droits nouveaux de sécurité d'emploi et de formation pour tous. Nous avons déjà déposé despropositions de loi en ce sens. Nous les verserons au débat de la campagne des électionslégislatives. C'est ce grand débat national et démocratique que nous voulons, pas un blitzkrieg antisocial durant l'été.


Nous ferons de cette question un enjeu majeur et premier de la campagne législative qui s'annonce.

 

 
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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS PCF
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 16:42

«Un monde en commun»: Propositions spécifiques complémentaires au programme La France en commun

 

Le quinquennat de François Hollande, reniant ses engagements de campagne et accélérant les politiques de flexibilité et d'austérité imposées par les tenants d'une Union européenne ultralibérale, ajouté à la politique destructrice de Nicolas Sarkozy au cours des cinq années précédentes a enfoncé notre pays dans une crise aux multiples dimensions qui, à présent, fait le lit de l'extrême droite.

En janvier 2016, le PCF le soulignait : « Au fil de cette dernière décennie, la crise économique systémique, et son pic de 2008, et la crise politique et démocratique ne sont plus devenues qu'une seule et même impasse en France comme en Europe. C'est l'impasse sur l'emploi et les salaires, sur le développement industriel, l'impasse sur les services publics et la réponse aux besoins sociaux, l'impasse sur les droits sociaux collectifs, sur le type de croissance. C'est l'impasse en matière d'écologie malgré les contrats et les prises de conscience de la COP21. C'est l'impasse démocratique comme on l'a vu avec la Grèce. »

Le PCF a mis toute son énergie à empêcher que ne se referme sur notre peuple le piège dramatique vécu à l'échelle régionale en décembre 2015 d'une disparition ou marginalisation des forces de gauche en même temps qu'une montée de l'extrême droite et d'une droite de plus en plus conservatrice sur le plan sociétal, et libérale sur le plan économique.

Du printemps à l'automne 2016, les militants communistes sont allés à la rencontre de 400 000 personnes dans le pays, près de 65 000 d'entre elles ont activement participé à la Grande consultation citoyenne Que demande le peuple (http://www.lagrandeconsultationcitoyenne.fr/) pour dessiner ensemble les grandes priorités et orientations d'une politique de gauche en France.

Les résultats de cette campagne ont mis en évidence les convergences fortes chez des millions de femmes et d'hommes de notre pays que l'introduction des propositions du PCF, La France en commun, rappelle en quelques mots : « Les résultats de cette enquête dessinent un visage de la France qu'on ne voit pas dans les médias. Les priorités sont claires : de meilleurs revenus, une action forte pour l'environnement, la fin des discriminations, de meilleurs services publics et un meilleur vivre-ensemble. Et les solutions envisagées concernent de grandes transformations : limiter le pouvoir des actionnaires, arrêter les privatisations, changer la République, promouvoir l'égalité femme-homme, renégocier les traités européens. »

Avec La France en commun (http://2017.pcf.fr/notre_engagement), et à partir de cette grande consultation citoyenne et de ses propres propositions pour le pays, le PCF propose sept axes d'action pour un pacte d'engagements communs pour la France pour les échéances présidentielle et législatives de 2017 :

1. Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses
2. De la nouvelle République au renouveau de la politique
3. Investir pour demain
4. L'égalité Femmes Hommes maintenant !
5. Une France protectrice et solidaire
6. Produire autrement et protéger la planète
7. A l'offensive pour changer l'Europe.

Au cours de ces derniers mois, tout a été fait, ainsi que nous l'avions souligné, pour priver les Français-es d'un véritable choix, et les enfermer dans un scénario présidentiel piégé pour que perdurent les dominations libérales.

Tout a été fait pour réduire les citoyens au rôle de spectateurs quand au contraire l'aspiration à être pleinement acteur des décisions politiques et l'exigence d'issues progressistes et citoyennes n'ont jamais été aussi fortes.

Nous sommes une majorité à vouloir le progrès social, écologique et démocratique.

Nous voulons une politique qui relève la France, qui rende à chacun l'espoir du progrès et d'une vie meilleure. La solution c'est une nouvelle politique qui change vraiment nos conditions de vie, de travail, d'études, qui améliore notre pouvoir d'achat, en mettant fin au pillage des richesses. C'est en renouant avec de grands objectifs de transformation sociale que la gauche redeviendra utile.

Nos objectifs politiques sont clairs :

  • Nous voulons battre la droite et l'extrême droite à l’élection présidentielle en rassemblant toutes les forces de gauche et écologiste en soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon tout en travaillant à ce que ce rassemblement grandisse au maximum et qualifie la gauche pour le 2e tour de l'élection présidentielle ;
     
  • Nous voulons envoyer à l'Assemblée nationale le plus de députés communistes, Front de gauche, France insoumise, écologistes ou socialistes qui refusent les politiques d'austérité et sont engagés pour une profonde transformation et émancipation sociale qui mèneront, avec les citoyen-ne-s de notre pays, les batailles pour la justice sociale, les libertés, la République pour tous face à une droite et une extrême droite plus violentes que jamais ;
     
  • Nous présentons et soutenons dans chaque circonscription des candidat-e-s qui sont des militant-e-s citoyen-ne-s engagé-e-s dans les luttes sociales, les mouvements citoyens, des élu-e-s de terrain attaché-e-s au développement de liens de proximité avec la population, les salarié-e-s, travailleurs indépendants, les femmes et les hommes de toute génération pour faire entendre leurs voix, leurs colères, leurs espoirs et exigences  au sein de l'hémicycle. Des élu-e-s garants et militant-e-s d'une République pour tous, de la démocratie sociale et citoyenne, de la lutte contre les institutions et marchés financiers ; des élu-e-s militant-e-s d'une Europe progressiste, solidaire et fraternelle, un monde de paix et de sécurité humaine collective.

 

 

1- Les Français-e-s établis hors de France, citoyens à part entière

Notre éloignement de la France ne peut non plus conduire à nous exclure des grands choix politiques auxquels notre peuple et notre pays aspirent pour sortir par des issues progressistes de la crise aux multiples facettes que connaît la France.

Que nous vivions sur le territoire national ou ailleurs dans le monde, nous demeurons et voulons demeurer des citoyen-ne-s à part entière. Les député-e-s que nous élirons auront à élaborer et se prononcer sur des projets et propositions de lois. La question, posée à toutes et tous, est de savoir de quel-le député-e nous avons besoin pour ces lois servent les intérêts et exigences de celles et ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre, plutôt que les intérêts des marchés financiers et actionnaires du CAC40.

De quel-le député-e aurons-nous besoin pour de nouvelles conquêtes sociales et démocratiques, lancer le pays sur le chemin de nouveaux modes de production et développement alliant progrès social et économique avec relance industrielle et transition écologique…

De quel-le député-e aurons-nous besoin pour défendre l'égalité, lutter contre toutes les formes de racismes, l'antisémitisme et la xénophobie ? Pour construire une France en commun où les discriminations de genre, d'origine ou de religion n'auront pas leur place. Des député-e-s dont l'action se fonde sur l'humain d'abord, et l'exigence d'une République pour tous.

Bilan de mandat et rapport d'activités 2012-2017 des député-e-s communistes et Front de gauche (http://www.communistes-republicains-partidegauche.assemblee-nationale.fr/expressions/rapport-dactivit%C3%A9-2012-2016)

Demeurant « fidèles à nos engagements, ceux d’une gauche mue par des valeurs de justice sociale, le développement durable et la solidarité internationale » rappellent ceux qui ont combattu dans l'hémicycle une « série de lois régressives sur le plan des libertés comme sur le plan économique et social » en liaison étroite avec le mouvement social et citoyen mobilisé contre les lois Macron, El Khomri, contre le projet de réforme constitutionnelle  et d'introduction de la déchéance de nationalité, contre l'usage abusif du 49,3 à l'Assemblée nationale, contre la prolongation de l’État d'urgence, contre les projets de loi de financement de la Sécurité sociale inscrits dans le prolongement de la politique de Nicolas Sarkozy, la casse du service public de la santé, le Pacte de « compétitivité » et le CICE offrant 40 milliards aux firmes du CAC40 sans qu'aucune création d'emploi ne soit réalisée, ou encore la ratification du Pacte européen dit de stabilité qui a arrimé la France aux rails de l'austérité et au chantage à la dette publique.

Inversement, le groupe PCF-Front de gauche a été de tous les combats « allant dans le sens de l’intérêt général, de l’égalité et du progrès » : loi Alur, loi relative à l’économie sociale et solidaire, loi pour une République numérique, pour la COP21, pour les emplois d’avenir, pour le statut des stagiaires, contre le harcèlement sexuel, pour le mariage pour tous, pour la transparence de la vie publique, contre le cumul des mandats, pour la refondation de l’école, pour l’égalité et la citoyenneté, contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière, ou encore la loi de modernisation de la justice, celle de reconnaissance par le Parlement de l’État palestinien…

A l'initiative des député-e-s PCF-Front de gauche, l'Assemblée nationale s'est prononcée en février 2017 pour la tenue, avant tout ratification définitive, d'un référendum populaire sur le CETA (accord de libre-échange UE-Canada) ; elle a adopté à l'unanimité la revalorisation des retraites agricoles, et voté pour la tenue d'une conférence onusienne des parties (COP) de la finance mondiale pour « l'harmonisation et la justice fiscales » et contre l'évasion et l'optimisation fiscales.

L'annulation in extremis du dispositif de vote électronique que nous avons condamnée (http://fe.pcf.fr/97473) va compliquer la participation au scrutin de dizaines de milliers de nos concitoyen-ne-s. Nous appelons les électrices et électeurs à développer la solidarité (procurations, co-voiturages, etc.) pour faciliter le vote aux scrutins présidentiel et législatifs.

Engagements de nos candidats :

- Nous prendrons l'initiative au cours de leur mandat de travailler conjointement avec les conseillers consulaires pour travailler à une proposition de loi garantissant l'égalité citoyenne aux Français-es établis hors de France : information électorale, bureaux de vote, vote électronique

- Elu-e-s député-e-s nous apporterons notre soutien aux conseillers consulaires et la mobilisation des services consulaires pour l'organisation de leurs permanences dans leur circonscription

2- Les Français-e-s établis hors de France, égaux entre eux

De plus en plus nombreux sont les Françaises et Français qui résident hors de France : étudiants (boursiers ou non), salariés expatriés de l'Administration française ou d'entreprises françaises, mais nous sommes aussi de plus en plus à nous expatrier à titre individuel : salariés en contrat local du privé (entreprises du pays de résidence, ou internationales ou encore d'organismes français publics), petits entrepreneurs et artisans, ou retraités.

Un « expatrié-e-s » sur cinq déclare  ne  pas  bénéficier de couverture sociale du fait d'un désengagement progressif des employeurs et faute de revenus qui  lui permettent  de cotiser à la Caisse des Français de l'étranger ; le taux  d' « expatrié -e-s » français-e-s couvert-e-s pour leur santé est passé, depuis 2013, de 83 à 78 % ; de 33 à 29 % pour l'assistance rapatriement ; de 46 à 39 % pour la prévoyance ; et seulement de 37 à 39 % pour la retraite.

L'égal accès à la protection sociale, à l'éducation, la formation tout au long de sa vie professionnelle, à une retraite à taux plein ne peuvent « être sacrifiés » par celles et ceux qui choisissent ou sont conduits à s'établir hors du pays.

Propositions PCF

→ Revenir sur la casse des services consulaires et reconstruire le service public à l’étranger

La mise en œuvre en 2007 de la Politique de révision générale des politiques publiques (RGPP), devenue depuis 2012 politique dite de Modernisation de l'action publique (MAP) a fortement affaibli le service public français sur le territoire national comme à l’étranger.

En effet, les coupures budgétaires et les très nombreuses suppressions de postes ont eu pour conséquence la baisse de qualité et l’abandon des missions de service public, et la fermeture de services entiers dans les chancelleries, les réseaux consulaires, culturels et éducatifs au prétexte d'une « rationalisation » des représentations diplomatiques et des effectifs qui, à présent, porte préjudice à notre diplomatie et aux conditions de travail des personnels de nos représentations à l'étranger.

Engagements de nos candidats :

- Dans le cadre d'un plan de relance des services publics, nous agirons pour la rupture avec les politiques d'austérité – abandon du pacte budgétaire et arrêt de la MAP – et plan d'investissement massif et de création d'emplois et de titularisation des personnels précaires afin de combler le retard pris par les suppressions de poste et garantir à nouveau un service public consulaire de qualité.

- Nous proposerons un plan de reconstruction du maillage du dispositif diplomatique français afin de refaire de notre réseau diplomatique l'un des premiers dans le monde au service d'une grande politique de paix.

- Nous défendrons les propositions d'augmentation des budgets des services consulaires et une meilleure gestion de long terme des contrats locaux avec de vraies perspectives professionnelles pour les personnels concernés

- Comme dans l'ensemble de la Fonction publique, nous agirons pour l'égalité salariale femmes-hommes, contre les temps partiels ou contrats locaux subis, l'augmentation des retraites ; mais aussi contre les violences faites aux femmes et toutes les formes de discriminations, mais aussi pour garantir l'accès aux contraceptifs d'urgence comme au suivi psycho-médical en cas de violences.

→ Protection sociale, allocations, retraites et transférabilité des droits

A l’étranger, les Français-es sont confrontés aux mêmes risques de la vie que leurs compatriotes établis en métropole.

Ils sont cependant les premiers à subir les logiques capitalistes et libérales qui marchandisent la sécurité sociale. Seuls ceux qui en ont les moyens peuvent accéder à une sécurité sociale de meilleure qualité. Ainsi, la Caisse des Français de l’étranger (CFE) devient de plus en plus une assurance privée. Les complexes procédures de coordination des systèmes de sécurité sociale, même entre pays membres de l'UE, sont illisibles pour les personnes concernées.

L’accessibilité et la transférabilité des droits sont remises en question par des législations différenciées entre les pays et par des mesures discriminatoires appliquées par certains pays. Cette problématique est encore plus prégnante pour les travailleurs frontaliers et pour les personnes souhaitant changer de pays ou rentrer dans leur pays d’origine. Ainsi l’accès aux allocations qu’elles soient familiales, les bourses d’études, les droits au chômage ou à la retraite sont souvent longues et difficiles à obtenir. 

Engagements de nos candidats :

  • Nous voulons mettre un terme à la logique libérale qui prévaut actuellement dans le fonctionnement de la Caisse des Français de l’étranger (CFE) en en faisant un organisme de sécurité sociale à part entière, et en réformant le fonctionnement afin de permettre que l’accès à la couverture sociale se fera aux mêmes conditions qu’en France.
     
  • Nous défendrons une véritable transférabilité des droits en demandant un accès simplifié à la couverture sociale en France pour les Français expatriés et leur famille qui souhaitent se réinstaller sur le territoire national, une reconstitution de carrières avec la prise en compte des cotisations et points de retraites accumulés durant le parcours professionnel à l’étranger, ainsi que la prise en compte de la carrière réalisée avant l’expatriation.
     
  • Concernant les travailleurs frontaliers et ceux sous contrats nationaux dans les pays de travail/résidence, nous développerons les conventions avec les autres pays et leur application effective afin de permettre un véritable accès aux allocations, à la sécurité sociale et aux droits du chômage.
     
  • Nous demanderons un renforcement de l'action sociale consulaire, particulièrement dans les pays où la protection sociale est faible.
     
  • Concernant les pays européens, nous exigerons que la directive européenne sur la mobilité1 ne soit pas instrumentalisée par des « contrôles » systématiques visant à expulser ou à priver de leurs droits des européens sous prétexte d' « une charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale de l’Etat membre d’accueil ».
     
  • Nous demanderons que des effectifs supplémentaires soient mis en place et des coopérations plus fortes avec les autres consulats et ambassades, notamment dans les pays à risque ou en guerre, afin de garantir un service de qualité en cas de crise et permettre le cas échéant la sécurité et le rapatriement des personnes concernées.

→ Lutter contre l’évasion fiscale et garantir un impôt juste pour les Français-es de l’étranger

L'optimisation et la fraude fiscale coûtent chaque année entre 60 et 100 milliards d’euros à la France et plus de 1 000 milliards d'euros en Europe.

Malgré les 126 conventions fiscales internationales passées entre la France et des pays tiers, l’exil fiscal des grandes fortunes et des entreprises est en expansion comme le confirment les différents scandales tels que SwissLeaks, LuxLeaks, BelLeaks, Panama Papers…

Cependant, loin du cliché des exilés fiscaux, les Français-es établis à l’étranger subissent les mesures d’austérité décidées par le gouvernement des pays dans lesquels ils sont installés.

C’est pour mettre fin aux politiques douces pour les plus riches et dures pour les autres que nous comptons développer ces conventions bilatérales afin de garantir le principe d’égalité devant l’impôt et faire de la justice fiscale, et de la lutte contre l’évasion fiscale et optimisation fiscale des entreprises et des grandes fortunes notre priorité.

Engagements de nos candidats :

  • Si la contribution commune des citoyens est nécessaire pour le maintien d’un service public français à l’étranger de qualité, l’imposition est souvent disproportionnée selon les revenus et notamment pour les salaires faibles ou moyens.

Nous entendons augmenter l’impôt sur les sociétés et les grandes fortunes, nous voulons garantir les échanges d’informations sur les comptes des non-résidents, en particulier entre Etats européens et non Européens afin de mettre fin à l’exil fiscal.

A l’inverse, nous voulons baisser le prix des accès aux services publics (enseignement, cotisations sociales et de retraites, etc.) pour les revenus les plus faibles.

  • Nous soutiendrons la lutte contre le dumping social en travaillant à des conventions internationales et des accords bilatéraux pour l’extension des droits des travailleurs détachés dans un autre pays.
     
  • Nous souhaitons développer davantage la réglementation internationale et renforcer la lutte contre les paradis fiscaux, et l’exil fiscal pour ce faire nous construirons la tenue, telle que votée par l’Assemblée nationale, d’une COP fiscale mondiale.
     
  • Nous souhaitons donc renforcer les conventions fiscales et les accords entre les Etats afin de lutter contre l’exil fiscal des sociétés et hauts revenus et garantir la justice fiscale pour les revenus moyens et modestes.
     
  • Nous agirons pour la protection internationale effective des lanceurs d’alertes en travaillant à la mise en place d’un cadre juridique européen et international.

→ Renforcer le réseau éducatif et culturel français, rompre avec les logiques de privatisation

Nous voulons renforcer et transformer le service public d'éducation nationale, pour transmettre à tous les jeunes la culture de haut niveau nécessaire à leur avenir. Dans les écoles françaises à l'étranger aussi, il est temps de rompre avec les logiques de privatisation et de relancer une politique publique d'éducation.

- L'école de l'égalité, à l'étranger aussi ! Tous les enfants de familles françaises doivent pouvoir accéder à un établissement français.

Nous développerons le réseau d'établissements gérés par l'AEFE pour en finir avec le recours forcé aux établissements privés.

Nous agirons pour que la scolarité dans les établissements de l'AEFE ne coûte rien aux familles qui souhaitent y inscrire leurs enfants, par un gel immédiat des frais de scolarité, en développant les accords internationaux permettant la gratuité et les bourses.

- Sécuriser les enseignants, pour une éducation de qualité

Nous engagerons un plan de création de postes d'enseignants titulaires détachés pour répondre aux besoins; nous faciliterons la titularisation des enseignants sous contrat local en les dispensant des deux années d'enseignement en France après le passage du concours; nous rendrons le renouvellement des détachements automatique pour tous les enseignants en poste qui le souhaitent.

La revalorisation des salaires des personnels de l'éducation s'accompagnera d'une revalorisation de l'indemnité spécifique de vie locale.

- Rompre avec les logiques de privatisation et de délégation, reconstruire une politique publique nationale pour l'enseignement français à l'étranger

Il faut en finir avec les délégations au secteur privé: l'État doit jouer pleinement son rôle pour la scolarisation des Français hors de France et les échanges culturels.

Nous augmenterons le budget de l'AEFE pour lui donner les moyens de faire face à l'augmentation du nombre d'élèves et lui rendre une place centrale dans le développement de l'enseignement français hors de France.

Nous obtiendrons l'intervention du Ministère de l'éducation nationale dans le financement et la dotation en postes du réseau, afin de permettre à l'AEFE d'assurer ses missions de service public à l'étranger.

- Préserver et développer le réseau de coopération linguistique et culturelle dans le monde

Ce réseau facilite les rencontres entre les publics et les artistes à travers le monde et reste le vecteur central d'une politique de coopération internationale enviée par de nombreux pays, dans le domaine de la francophonie, du livre, des échanges artistiques, du débat d'idées et du cinéma. Nous nous engageons à en redéfinir les objectifs, en concertation avec l'ensemble des acteurs, pour en finir avec les politiques de promotion de la « marque France » et substituer partout la coopération à la concurrence. Nous donnerons à ce réseau les moyens d'une politique culturelle ambitieuse par l'augmentation des dotations et la création de postes.

Parallèlement au réseau AEFE, nous voulons développer là où les autorités éducatives y sont intéressées des filières bilingues dans les établissements scolaires locaux, pour les enfants de langue maternelle française, de la maternelle au bac. Certaines initiatives ont déjà vu le jour, et il faut les soutenir.

- Favoriser la circulation et le partage des savoirs, dans le monde entier

Nous romprons avec les logiques de concurrence de « l'économie des savoirs la plus compétitive du monde » et avec la volonté de mettre la recherche et la formation au service de la guerre économique pour mettre au cœur de notre politique la coopération et le partage des savoirs.

Nous élargirons le champ de la coopération internationale scientifique et technologique au-delà de l'Europe, vers les pays du Sud.

Nous favoriserons la mobilité internationale des étudiants et des chercheurs par des financements spécifiques et par le développement d'accords internationaux.

La mobilité internationale doit être un choix ! Nous créerons un statut protecteur pour tous les jeunes de 18 à 25 ans leur garantissant un revenu et l’accès à la protection sociale et nous favoriserons leur mobilité par des bourses spécifiques.

Pour que les jeunes diplômés ne soient plus contraints de quitter le pays pour exercer leur métier, nous engagerons un plan de recrutement dans l'enseignement supérieur et la recherche et garantirons la reconnaissance du doctorat dans l'ensemble des conventions collectives. Pour en finir avec le pillage des cerveaux dans les pays du Sud, nous prendrons des dispositions statutaires afin de favoriser le retour des scientifiques dans leur pays d'origine.

3- Une France en commun à l'offensive pour changer l'Europe

Des centaines de milliers de Français vivent aujourd'hui dans un autre pays européen.

De part leur histoire familiale, leur parcours personnel, parce qu'ils y étudient ou y travaillent, ils font l'Europe des peuples et sont attachés à l'idée d'union, à la libre circulation des personnes. Nous aussi. Mais ces idées sont menacées à la fois par une construction européenne qui met les peuples en concurrence et applique des politiques d'austérité, et par la montée des forces xénophobes et nationalistes.

De notre point de vue, l'UE doit être refondée pour devenir une Union de peuples et de nations libres, souverains et associés, investissant dans le développement commun, la garantie des droits humains élémentaires, et agissant pour changer le cours de la mondialisation.

La France, grand pays européen, a un rôle à jouer en ce sens ; et elle doit le faire si nous voulons conduire notre pays vers le progrès. Cela implique une rupture avec les logiques des traités et une offensive politique, de nouvelles alliances et des initiatives de la France.

Propositions PCF : 4 grandes priorités pour une nouvelle majorité au Parlement

* Stopper l'austérité au profit du développement : restructuration des dettes des pays membres, abrogation du traité budgétaire, construction d'un fonds de développement social européen qui pourrait être abondé par la Banque centrale européenne pour un plan d'investissement dans les services publics et la transition écologique.

* Remettre l'humain au cœur de l'Europe via le développement des droits sociaux et de la protection sociale : harmonisation des droits et des revenus par le haut. Les secteurs qui répondent à des besoins humains élémentaires, comme la santé, le logement, les transports, doivent être préservés des règles de la concurrence.

* Construire une Union démocratique. Les souverainetés populaires doivent être respectées en toute circonstance et le peuple français consulté par référendum quand des changements majeurs sont à l'agenda européen.

* Faire de l'Europe un moteur du changement mondial et de la paix. L'UE doit porter à l'échelle internationale des objectifs de paix et de désarmement tout comme la rupture avec la logique de libre échange et le développement d'une politique d'hospitalité à l'égard des réfugiés.

Engagements de nos candidats

Nous proposerons des résolutions parlementaires pour que la France organise 5 sommets européens, associant les pays, les syndicats et les ONG qui le souhaitent, afin de mener une bataille politique de réorientation de l'UE

- une Conférence pour la restructuration des dettes
- une Conférence pour la paix et le désarmement
- un Sommet social pour définir une méthode d'harmonisation des droits et des revenus par le haut
- la mise en œuvre de la COP fiscale adoptée sur proposition des parlementaires communistes et Front de gauche
- un Sommet pour la révision de la politique économique et monétaire

Nous refuserons de voter :

- de nouvelles libéralisations du marché du travail (comme la Loi El Khomri) et des secteurs économiques stratégiques
- de nouvelles coupes budgétaires dans les services publics
- les accords CETA, TAFTA et TISA

Nous revendiquerons un rôle plus grand du Parlement national

- lancement d'une consultation nationale d'un an pour l'écriture d'un nouveau traité, qui sera ensuite soumis à référendum et constituera un mandat pour le gouvernement et dont le Parlement sera garant
- obligation pour les ministres et le chef de l’État de faire voter au Parlement leurs mandats pour les sommets européens, en particulier le Conseil européen et l'Eurogroupe.

4- Une France en commun pour transformer la mondialisation

Nos propositions et notre action de refondation de l'Union européenne – Union des nations et peuples libres, souverains et associés – constituera le levier d'une action internationale de notre pays pour extraire la mondialisation des logiques de prédations et de dominations qui entravent le développement des sociétés, l'émancipation des peuples et hypothèquent l'avenir de la planète.

Les guerres qui se déroulent sous nos yeux en Syrie, au Yémen, ou en Irak, et la violence des organisations fondamentalistes qui sèment la terreur et la mort en Irak, Syrie, Turquie, Afghanistan, Pakistan, Nigeria, en Europe comme encore à Londres ce 22 mars ou à Paris, le 20 avril dernier, mais aussi en Afrique de l'ouest, comme au Mali, ou en Amérique du Nord sont le fruit d'échecs politiques, les manifestations de compétition de puissances et d'une guerre économique portée à son comble.

Le « chaos du monde »n'a pourtant rien d'inéluctable.

Construire une sécurité humaine collective appelle des réponses politiques et économiques globales, coopératives, avec pour objectif de s'en prendre aux causes et aux instruments de diffusion des conflits, guerres et violences politiques, et appelle des politiques nationales de justice sociale, de progrès et de développement.

Les politiques d'austérité ou d'ajustement structurel sont non seulement incompatibles avec une politique de paix et de sécurité globale mais elles en sont les obstacles majeurs : appauvrir les économies nationales et les peuples, affaiblir les puissances publiques et mettre en concurrence les individus mène à l'instabilité de longue durée.

Quand la guerre est devenue un commerce, la paix doit être un projet politique prioritaire

Nous voulons que la France renoue avec une vision et une action internationales de grande ambition pour notre peuple, pour l'Europe, pour le monde entier, et ouvre un nouveau chapitre des relations internationales : Pour un monde de développement humain social et écologique partagé, de coopération et de solidarité autrement dit, Pour un monde de paix et de progrès.

Pour y parvenir, nous entendons :

 

→ inscrire la politique internationale et européenne de la France dans une perspective de lutte pour la sécurité humaine collective telle que définie par le PNUD en sept dimensions : économique, alimentaire, sanitaire, environnementale, sécurité personnelle, des groupes sociaux, et  politique (hdr.undp.org/sites/default/files/hdr_1994_fr_complet_nostats.pdf) ;

→ libérer la politique extérieure de notre pays et sa politique de Défense nationale des alliances actuelles – OTAN et UE – qui alimente les logiques de puissances et de domination, et l'inscrire au contraire dans une dynamique de construction, sous égide de l'ONU (et, en Europe, d'une UE refondée) dans des cadres communs régionaux de coopération et de sécurité collective inclusifs et multilatéraux ;

→ refaire du réseau diplomatique français l'un des plus importants au monde, rouvrir des représentations françaises dans les pays avec lesquels nous entretenons des relations diplomatiques, déployer l'action de coopération économique, d'aide au développement et consolider l'action culturelle et linguistique ;

→ renforcer l'action de la France pour consolider les institutions multilatérales – ONU et ses opérateurs, mais aussi la Francophonie – fondée sur le respect du droit international, la déclaration universelle des droits de l'homme et la Charte des Nations unies dont les priorités de justice

→ travailler, en lieu et place des accords de libre-échange, à de nouveaux traités internationaux de maîtrise des échanges pour le développement notamment de biens communs partagés ; traités de développement économiques mutuellement bénéfiques entre États membres de l'UE, et entre l'UE et son voisinage est-européen ainsi qu'avec les pays d'Afrique, du Maghreb et du Proche-Orient.

Engagements de nos candidat-e-s

- Nous prendrons l'initiative d'un processus d'élaboration des grandes orientations et priorités de politique internationale et européenne de la France à l'occasion d'une conférence nationale pour la paix et le progrès regroupant parlementaires, élus locaux, associations, syndicats et partis politiques avant présentation et débat à l'Assemblée nationale et au Sénat, qui aura vocation à servir de cadre politique à l'élaboration, par le même processus, d'un nouveau Livre blanc de la Défense nationale et de la sécurité humaine collective

- Nous proposerons que la France porte au conseil de sécurité de l'ONU et à l'Assemblée générale de septembre 2017 la proposition adoptée à l'Assemblée nationale en février 2017 de l'organisation de la première Conférence des parties ou « COP de la finance mondiale, de l'harmonisation et de la justice fiscales » ;

- Nous agirons pour mettre fin aux ventes d'armes aux pays belligérants ou participant à une montée des tensions et pour que la France porte à l'ONU la proposition du PNUD de la création d’un Fonds abondé notamment par la baisse des dépenses d’armement et l’augmentation des budgets d’aide publique au développement pour financier les actions et politiques de sécurité humaine collective.

- Nous agirons pour que la France participe activement à l'élaboration, puis ratifie et applique le Traité de désarmement et d'interdiction des armes nucléaires de la Conférence internationale dont l'ONU a engagé les négociations le 27 mars 2017

- Nous agirons pour que la France appuie l'organisation par l'ONU d'une Conférence régionale pour la paix et le développement du Proche et Moyen-Orient, conférence inclusive et multilatérale, avec pour ordre du jour la résolution et prévention des conflits de la région, sa dénucléarisation, son désarmement, la mise en place d'une exploitation concertée et déprivatisée des ressources pétrolifères et gazières prenant compte de la transition énergétique et du droit à l'énergie pour les peuples de la région, la protection des ressources en eau comme bien commun universel...

- Nous agirons pour que le nouveau président reconnaisse dans les jours qui suivent l'installation de la nouvelle Assemblée nationale l'Etat palestinien, et apporte son soutien aux organisations progressistes et démocratiques engagées pour les droits politiques et culturels des kurdes partout où ils vivent 

- Nous agirons pour que la France agisse pour le renforcement démocratique des institutions multilatérales et pour l'augmentation des cotisations des États-membres à l'ONU et ses opérateurs : FAO, HCR, PNUD et Unesco ; ainsi que pour la mise en œuvre des Accords de Paris sur le réchauffement climatique et, dans le cadre d'une réforme de l'ONU, agisse pour la mise sous contrôle des instances de l'ONU des Institutions monétaires et financières internationales (IFI), enfin pour la création d'une monnaie commune mondiale fondée sur les DTS du FMI.

- Nous interviendrons pour que la France propose l'organisation d'une Conférence mondiale pour la paix et le progrès sous égide de l'ONU impulsant la création de cadres régionaux communs de coopération et de sécurité collective sous son égide, renforçant le poids et la capacité d'initiative de l'OIT (droit du travail, salaire minimum, droit de grève, protection sociale et retraite), garantissant l'application de la Convention de Genève et proposer son extension aux réfugiés climatiques et exilés économiques.

Nous prendrons position pour une révision du budget de la Défense nationale et l'organisation d'une consultation nationale pour la rédaction d'un nouveau livre blanc de la défense nationale et de la sécurité humaine collective

Nous agirons pour une refonte des politiques de visa en respect des conventions et du droit international, de la Convention de Genève, et pour la levée de l’interdiction de travailler des demandeurs d’asile et la régularisation des sans-papiers

Nous déposerons une proposition de loi de refonte de la politique d'aide publique au développement pour la monter à 1 % réel du PIB et appuyer les projets de coopérations décentralisées menées par les collectivités territoriales, ONG et associations citoyennes.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 08:12
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 13:02
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 10:59

Il ne faudrait pas que Mélenchon; Garrido, Corbière et les "insoumis" refusent la main tendue par les communistes, les verts, les Ensemble, les Hamonistes, et soient accueillies par une gifle et des insultes en retour. au risque de paraitre pour des diviseurs. Il serait dommageable de persister dans la seule offre de ralliement ou de soumission, qui pourrait être considérée comme du sectarisme et une volonté hégémonique à l'esprit totalitaire. Il serait dommageable que la déception et la visée dominatrice accélère les comportements politiciens éloignés de l'attente des forces populaires progressistes. Il serait dommageable que les ambitions électorales à tout pris contredisent l'insoumission supposée et fasse passer "la France en Commun" pour une imposture.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 22:37

Sondage : 43% des électeurs de Macron ont voté en opposition à Le Pen

D’après l’étude réalisée par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde pour comprendre le vote des Français, le choix d’Emmanuel Macron serait principalement un vote contre Marine Le Pen et la forte abstention serait, elle, plutôt motivée par le rejet des candidats, qu’il s’agisse de leur programme ou de leur personnalité.

Par Alice Bardo
3mn

D’après l’étude réalisée par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde pour comprendre le vote des Français, le choix d’Emmanuel Macron serait principalement un vote contre Marine Le Pen et la forte abstention serait, elle, plutôt motivée par le rejet des candidats, qu’il s’agisse de leur programme ou de leur personnalité.

43% des Français interrogés par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde ont confié vouloir voter pour Emmanuel Macron afin de faire barrage à Marine Le Pen.  La grande majorité des électeurs du leader d’En Marche (84%) ont confié ne pas être convaincus par son programme, et encore moins par sa personnalité, qui a motivé le vote de seulement 8% d’entre eux.  

Marine Le Pen a plus rassemblé sur son programme que son rival puisqu’elle a convaincu 30% de ses électeurs. Mais à l’image de celle du leader d’En Marche, sa personnalité a motivé le vote de seulement 7% d’entre eux. 41% de ses électeurs ont fait le choix de la candidate FN pour le renouvellement politique qu’elle représente, contre 33% de ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron. Enfin, 22% des électeurs frontistes ont glissé un bulletin « Marine Le Pen » dans l’urne par opposition à Emmanuel Macron.

L’abstention et le vote blanc, résultats d’un rejet des candidats

L’autre grand enseignement de cette étude est que l’abstention, particulièrement élevée cette année (25,3%), est le résultat d’un rejet des candidats, aussi bien de Marine Le Pen que d’Emmanuel Macron. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont ceux qui représentent le plus cette tendance car la moitié d’entre eux ont refusé de voter pour cette raison. Ceux qui avaient choisi Benoît Hamon au premier  tour et qui se sont abstenus au second ont quant à eux justifié leur vote blanc aussi bien par la distorsion qui existe entre leurs convictions et les idées portées par les candidats (39%) que par le rejet de ceux-ci (37%).

Le vote blanc ou nul est lui aussi le fruit d’un rejet des deux candidats, et même encore plus que l’abstention (51%). Là encore, ce sont les électeurs du leader de La France insoumise qui ont le plus exprimé ce rejet (68% d’entre eux), suivi des électeurs de François Fillon (52%) et de ceux du candidat socialiste déchu (49%).

L’étude s’est aussi attachée à savoir comment les Français avaient perçu les candidats pendant la campagne d’entre-deux-tours, notamment marquée par les visites d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen à l’usine Whirlpool d’Amiens, mais aussi par un face-à-face particulièrement offensif lors du débat de mercredi dernier.

Marine Le Pen a inquiété les électeurs pendant la campagne d’entre-deux-tours

Concernant la campagne dans son ensemble, 58% des électeurs sondés disent ne pas avoir été surpris par l’attitude du leader d’En Marche. Les électeurs de Marine Le Pen sont, sans surprise, les plus nombreux à avoir été « surpris en mal » par le candidat (47%), suivi par ceux de Nicolas-Dupont-Aignan (27%) et ceux de Jean-Luc Mélenchon (23%).  Les électeurs de Benoît Hamon sont, à l’inverse, ceux qui ont été les plus « surpris en bien » par la campagne d’Emmanuel Macron » (27% d’entre eux). C’est évidemment moins que ceux qui avaient voté pour le candidat d’En Marche dès le premier tour (56%), mais bien plus que ceux qui avaient glissé leur bulletin dans l’urne pour François Fillon, Jean-Luc Mélenchon ou encore Nicolas Dupont-Aignan au premier tour.

Si Emmanuel Macron a « surpris en mal » 21% des sondés, ils sont 35% à l’avoir été par sa rivale. La plupart est issue de l’électorat d’Emmanuel Macron, mais ils sont également nombreux à avoir voté Benoît Hamon au premier tour.

Le comportement de Marine le Pen pendant le débat d’entre-deux-tours a inquiété une majorité d’électeurs (56% d’entre eux). La candidate du Front national s’était montrée particulièrement offensive à l’égard de son adversaire, multipliant les invectives à son encontre. Emmanuel Macron avait gardé son calme mais cela ne lui a pas permis de rassurer une majorité d’électeurs puisque seulement 28% d’entre eux l’ont été, contre 33% qui ont dit, au contraire, que son attitude les avait inquiétés.

Les électeurs veulent un Premier ministre issu de la société civile

Il y a deux jours, Emmanuel Macron avait annoncé avoir choisi son Premier ministre mais n’a pas souhaité divulguer son nom. Si on s’en tient à l’étude réalisée par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde, les électeurs sont favorables à la nomination d’un chef de gouvernement issu de la société civile (43%), à commencer par les électeurs d’Emmanuel Macron (55% d’entre eux contre 34% des électeurs de Marine Le Pen), qui a fait du renouveau politique un argument phare de sa campagne. Les opinions favorables (24%) à la nomination d’un Premier ministre issu de la droite modérée sont quasiment aussi nombreuses que celles favorables à la nomination d’un chef de gouvernement d’une gauche modérée (20%).

Pas de majorité à l'Assemblée nationale souhaitée

Les 11 et 18 juin prochains se tiendront les élections législatives. Emmanuel Macron saura s’il devra composer avec une majorité absolue ou hétéroclite à l’Assemblée nationale. Mais d’après l’étude, 61% des électeurs sondés ne souhaitent pas qu’il dispose d’une majorité absolue.

Sondage réalisé par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde entre les 4 et 6 mai derniers auprès 4838 personnes inscrites sur les listes électorales.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 21:38

Election présidentielle 2nd tour: Déclaration de Pierre Laurent

 

Ce soir, la candidate du Front national n'est pas élue. C'est un soulagement ! Une large majorité d’électrices et d’électeurs n’a pas voulu porter à la tête de l’Etat ses idées de haine et de division, son projet raciste et xénophobe, sa politique violemment discriminatoire, libérale et guerrière.

 

Nous, communistes, sommes fiers d'avoir oeuvré avec clarté à cette défaite, car nous savons qu'elle continue à menacer la République et son unité.

Nous n'en voulons à aucun prix, ni aujourd'hui, ni demain.

 

Mais ce soir, notre coeur n'est pas à la fête. Notre pays vit des heures graves. Ce second tour est, à nouveau, une très sérieuse alerte pour toutes celles et ceux qui sont attachés à la démocratie et à l'égalité. Marine Le Pen, avec … % , obtient x millions de voix supplémentaires par rapport au premier tour. C’est le résultat de la banalisation des idées d’extrême droite que nous sommes plus que jamais décidés à combattre. C'est aussi le résultat de décennies d’alternances politiques défavorables aux intérêts populaires, de trahisons et de renoncements des gouvernements successifs. Nous partageons ce soir la profonde colère des millions de personnes qui se sont senties piégées par ce second tour. Piège orchestré par les mécanismes de la Ve République usée et perverse. A l'avenir, nous ne voulons plus être obligés de voter par défaut pour battre l'extrême droite. Nous ne voulons plus la voir aussi haut. Pour cela, il faut construire la victoire d'un vrai changement de politique qui libère la France de la tutelle des marchés financiers, qui proclame « l'humain d'abord » et s'attaque à la domination de la finance en conquérant de nouveaux pouvoirs à tous les niveaux, qui ouvre le chemin d'une nouvelle société de bonheur, de solidarité, de justice, d'écologie, de paix et d’égalité.

 

Ces choix politiques de progrès, ce n'est pas Emmanuel Macron, candidat des milieux financiers, élu ce soir Président de la République qui les fera. Il veut tout marchandiser dans la société. Son élection est fragile. Les millions d’électeurs qui ont voté Macron ont d'abord voulu barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen. Déjà au premier tour, ils et elles étaient nombreux à voter pour lui par défaut pour éviter un duel entre Fillon et Le Pen. Son projet, très néo-libéral et porteur de graves régressions sociales et démocratiques, est minoritaire dans le pays. Ce qui reste à l'ordre du jour, c'est la construction d'une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique à sa politique, et celle d'une nouvelle majorité de gauche pour la porter. Dès demain, et tout au long du quinquennat, les communistes seront mobilisés pour avancer dans cette voie avec toutes celles et ceux qui seront disponibles.

 

 

 

A la casse du Code du Travail qui affaiblirait les droits des travailleurs, nous opposerons une sécurité de l'emploi et de la formation pour éradiquer le chômage et la précarité, en créant de nouveaux pouvoirs dans les entreprises et sur les banques face aux marchés financiers. Au recul du droit à la retraite et à la privatisation de la Sécurité sociale facilitée par la suppression annoncée de cotisations sociales, nous opposerons un plan de défense et de développement de la Sécurité sociale. A la baisse de 60 milliards d’euros des dépenses publiques et à la suppression de 120 000 fonctionnaires, nous opposerons un plan de relance des services publics de proximité dans tous les domaines. Au recours aux ordonnances pour gouverner autoritairement, nous opposerons le respect de la démocratie. Nous serons de tous les combats contre les projets anti-sociaux de Macron, contre les projets ultra-réactionnaires de la droite et de l'extrême-droite.

 

C'est dans cet esprit que nous voulons conduire les élections législatives des 11 et 18 juin. Le PCF y engage dès ce soir toutes ses forces. Aucune majorité parlementaire n'est acquise pour personne. Notre peuple a une nouvelle chance pour décider de son présent et de son avenir.

 

Fort du vote de millions de citoyens pour Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, avec toutes les forces qui ont soutenu sa candidature et toutes celles qui peuvent se joindre à nous, nous pouvons aller très haut ensemble pour élire à l'Assemblée nationale une forte représentation nationale. Unis, nous pouvons gagner dans de très nombreuses circonscriptions. Désunis, les gains seront limités et cela laisserait la place à des députés « En Marche ! », de droite ou d'extrême droite. Nous avons une grande responsabilité commune devant tous les électeurs de gauche et écologistes. Ils et elles nous demandent de nous unir.

 

Pour cela, un accord national large, équitable et représentatif, sous une bannière commune qui nous rassemble tous, France insoumise, Parti communiste, Ensemble !, citoyens du Front de gauche est nécessaire. Cela correspond à l'attente et à l'espoir de la majorité des électeurs qui ont porté leurs suffrages le 23 avril sur Jean-Luc Mélenchon. Le Parti communiste est prêt à un tel accord.

 

Dans tous les cas, ensemble nous pouvons agir pour barrer la route au Front national dans de nombreuses circonscriptions où il peut s'ancrer durablement. Nous pouvons choisir dans chaque circonscription le candidat qui nous donnera les chances maximales de gagner. Nous lançons à nouveau ce soir un appel solennel aux dirigeants politiques de la France insoumise : il n'est pas trop tard pour aboutir à un tel accord national. Et nous restons prêts, si cette ambition n'est pas partagée, à un accord même plus limité. Nous en appelons au dialogue sur tout le territoire dans les heures qui viennent.

 

Notre parti est engagé dans ces élections avec une ambition : « Faire entrer le peuple à l’Assemblée ». Les candidat-e-s communistes - Front de gauche que nous soutenons dessinent le visage de la France du monde du travail, du privé comme du public, travaillant dans tous les métiers, syndicalistes, citoyen-ne-s engagé-e-s dans leurs territoires, aux diverses origines, jeunes candidatures porteuses d’un renouveau politique ainsi que des femmes et des hommes d’expérience, forts de leur responsabilité d'élu-e local-e.

Avec eux, ce jeudi 11 mai à 19h, Pierre Laurent lancera notre campagne nationale lors d’un grand meeting au gymnase Japy, à Paris.

 

Soyons forts et unis dès demain pour poursuivre le combat contre l'extrême droite et faire reculer les idées de repli, pour engager dès maintenant la résistance et les projets alternatifs à la politique de casse sociale et d'aggravation de la crise et des inégalités que le nouveau Président compte mettre en œuvre.

 

Concrétisons ainsi la promesse d'une gauche nouvelle, née dans les urnes le 23 avril.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 17:14
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 11:10
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BRUNO FORNACIARI

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